DEUXIEME PARTIE
mettre à la postérité le soiiTemr des hommes ou des choses , ou sur des édifices pour en amioncer la destination ou quelque chose de relatif k la personne qui les a b&tis ou qui les habite ; au lieu que Vépigraphe , qui est d'ordinaire unelsentence ou une citation érudite, se met en tète d*un ouvrage d'esprit pour donner une idée de son eontenu. Une inscripticn est plus ou mo'ns importante pour l'histoire et l'archéologie; une épigraphe est grecque, latine ou française, en ▼ers ou en prose, obscure ou aisée à entendre, bien, ou mal choisie, bien ou mal adaptée au sujet.
c Vinseriptiim d'une fontaine. * Acio. « Ce monument porte plusieurs inscriptiont, » Id. c Le temple de Delphes avait pour inseripiion : GonnAis-TOi TOi-vÊMB. » Id. « Platon fit mettre cette inscription au-dessus du vestibule de l'Académie : Qub pbrsoiinb n'BNTRs ici, s'il
N'BST VBBSÂ dans Là OÂOMÂTRIB. » YÈJS, c On
trouvait les inscriptiom des statues du roi arrachées. 9 S. S. c II vous est beaucoup plus aisé de faire un beau monument qu'à moi de faire une inscription; la langue française n'entend rien au style lapidaire. x> Volt. — « En citant le passage de Lucrèce que j'ai mis au titre de mon livre, l'observateur copie la faute que j'ai faite .par inattention.... Il explique cette épigraphe dans un sens, auquel , dit-il , je n'ai pas pensé. x> J. X. c J'ai reçu le Pjlre de famille; mais je voulais l'édition avec Vépigraphe grecque. » Volt. « Voltaire ne se doutait pas que, bientôt après , Helvétius ferait un gros livre dont ee.vers pourrait être Vépigraphe, » Lab. « Les journaux sont un vil amas d'écrits accumulés depuis' un demisiècle, et dont Vépigraphe devait être ce que Virgile a dit des harpies : »
CorUactuqué omnia/œdami» a Maim.
ÉCMTUKE. Main. Deux mots qui servent à marquer comment une personne écrit sous le rapport de la forme des lettres , comment elle peint en maniant la plume.
La différence saute aux yeux. Écriture , en vertu de sa terminaison, indique un effet, quelque chose qui résulte de l'action d'écrire; au lieu que main désigne évidemment une cause, ce qui fait l'action d'écrire. Un billet est mon écriture, mon œuvre, un des produits de mon activité; il est de ma main y il émane de moi comme cause.
DOIT oiacn.
Ce billet démenti pour n'avoir point de seing.*..
DOKK XLTIBK.
Pourquoi le démentir, puisqu'il est de ma mmm?
DOIT OABCUI.
Encore est-ce beaucoup que, de franchise pure, Vous demeuriei d'accord que c'est votre écriture.
Mol.
• c II répondit qu'il avait écrit les premiers mots (de ce billet) et non les autres.— Cependant, lui répliqua l'of&cier de justice, tout paraît de la même main, — J'en demeure d'accord, repartit le banquier, et toutefois ce n'est point là mon écriture. » Les.
V écriture et la tnatn, quand les deux mots sont le plus étroitement synonymes, se rappor-
tent proprement, la première à la façon , la seconde à la manière : s'agit-il de louer les choses écrites par une personne, son ouvrage, vous dites qu'elle a une belle écriUtre; mais vous dites qu'elle a une belle main si vous vouiez appeler l'attention sur la personne même, sur son talent. La perfection de Vécriture n'est pas à dédaigner dans un manuscrit, ci la perfection de la main dans un secrétaire. Votre écriture ne sera bien lisible qu'autant que votre main aura été soigneusement formée.
V écriture se considère a^ posteriori , après coup, comme quelque chose de fait ou dans quelque chose de fait; la siaûi, au contraire, se considère a priori, avant toute opération, comme quelque chose de capable de faire, comme une puissance ou une faculté. « Le partisan n'eut pas sitôt vu de mon écriture qu'il m'arrêta pour travailler sous lui , en me disant qu'il voulait me former l'esprit et la main, t» Lbs. Gil Blas, secrétaire de l'archevêque de Grenade, veut lui faire prendre pour sous-secrétaire le licencié Garcîas; et le prélat, après avoir examiné des choses écrites par l'aspirant, répond i Gil Blas : « Je suis satisfait de ton écriture; mais je t'avoue que je ne serais pas fiché d'avoir de cette mainrM une copie de mes ouvrages. * Lbs. On reconnaît Vécriture de quelqu'un; oo recommande quelqu'un pour un emploi en assurant qu'il a une bonne tnatn.
D'ailleurs main , dans cette acception, étant un terme figuré, convient mieux en poésie. Imiter l'écriture de quelqu'un (Féa.), est Tezpression ordinaire; mais dans VAstrée^ tragédie lyrique, Lafontaine a dit en parlant de Céladon:
Quelque ennemi secret vient d'imiter sa mai». De même, dans le langage commun, nous emploierions écriture là où Corneille (dans Eéraclius) se sert de main :
Kadame, dois-Je croire un billet de Maurice? Vof es si c'est sa main, ou s'il est contrefait. Vous eonnaisseï sa maiti, madame; et c'est i vooi Que je remets le sort d'un frère et d'un époux. Voyex ce qu'en mourant me laissa votre mère.
fiCRIVAIN . AUTEUR. Homme qui a publié un livre ou des livres de sa composition.
Vécrivain se considère par rapport à la manière d* écrire, à l'expression, à la forme. «Je lui crois des égaux (à BulTon) parmi ses contem* porains en qualité de penseur et de philosophe; mais en qualité d'^cruMitfi je ne lui en connais point : c'est la plus belle plume de son siècle.» J. J. c Certes est réclamé par la poésie, et notre langue doit beaucoup aux écrivains qui le disent i en prose. » Labb. Boileau dit de MalheriM : j
1^ ee sage écrivain la langue réparée i
N'offrit plus rien de rude A l'oreille épurée. I
« Dans Sénèque le penseur ne vaut pas Dneux j que Vécrivain; les mauvais raisonnements smA : aussi fréquents que les mauvaises phrases. « Lab. ~ Hais ce qu'on regarde dans l'oiilfiir, ^ I sont les pensées, c'est le fond. « Saint Augustin | parle d'une ordonnance que firent les Césars et i les magistrats de ce temps-là contre certains I atOeurr, dont les poésies satiriques et remplie» | de médisance déchiraient la réputation des plus <
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
onétes gens. » Bourd. « Otx doit accoutumer . jeunes gens, quand on leur fait lire ces rtes hauteurs qui ont plus cherché le merreil- IX que le vrai dans leur récit , à faire le dismement du yrai et du faux. » Roll. « Saint tgustin dit que toutes les Térités qui se trount dans les auteurs païens nous appartienînt. » ID. Auteur orthodoxe, approuvé, original lCadO • — « Nous parlerons ailleurs de ce qui igarde le choix des auteurs par rapport aux lœurs. Pour le style il faut faire lire aux jeunes ens, et d'abord et toujours, les meilleurs zrivaint. » Roll.
Un bon écrivain a de la correction et du goût; n bon auteur a du génie. Des écrivains qui* ne eralent qu*élégants et corrects le cèdent à des utewrs de génie (Ducl.). c Les auteurs du siècle l'Auguste sont fort supérieurs comme écrivains k cause de la pureté de leur goût) à ceux du iècle suivant, qui le sont peut-être, à leur our , comme penseurs et philosophes. » D*Al. Un écrivain est babile; un auteur^ profond, orignal. Boileau et Lafontaine , qui ont emprunté la plupart de leurs sujets , sont néanmoins d'excellents éeritains; Corneille et Descartes sont d'excellents auteurs. Halebranche est tout à la fois un grand écrivain et un auteur éminent. La France brille plus par ses écrivains que par ses auteurs; F Allemagne, au contraire. Le mauvais écrivain a des imperfections de style qui le rendent fastidieux; le mauvais auteur choque par la sottise ou la déraison.
Ensuite , on appelle plutôt auteurs les écrivains autorisés ou qui font autorité , qui ont du poids , et spécialement ceux de l'antiquité relativement à ceux de nos jours. « Voilà ce qui nous pénètre d'une juste admiration pour les grands écrivains , pour les auteurs devenus classiques. 9 Lae. « Il ne serait pas raisonnable que , uniquement occupés de l'étude des auteurs grecs et latins , et peu curieux de faire connaissance avec les écrivains de leur pays , les jeunes gens demeurassent toujours étrangers dans leur propr^ patrie. » Roll. Auteur classique ; écrivain d'une gazette (d'Al.).
EFFACaSR, RATURER, RATER, BIFFER. Passer mi trait de plume sur ce qui est écrit.
Cest ce que le verbe effacer signifie simplement et tans aucune idée accessoire. Raturer veut dire effacer en composant, ôter des fautes et mettre mieux à la place. Rayer et biffer n'oqt point ce caractère littéraire : ib n'emportent point l'idée de correction, mais celle d'abolition ou de retranchement : on raye et on hiffe pour faire disparaître.
Hoturer, feire des raturée exprime l'action d'un écrivain qui travaille à perfectionner son OQvrage en le châtiant. « A force de raisonner, Reparler, de dicter, de reprendre, de corriger, « reiurer , de changer , de refondre , tout s'évapore. » S. S. « Les présidents du sénat et des académies commencèrent à composer, étudier, Jjhirer et feuilleter leur Yaumorière et leur ^osthène , pour apprendre & parler à un emwyon. » J. j. « Vous exigez toujours de promptes ïiponaes; cela fait que je ne puis vous écrire
ITH. FRANC.
que des billets fort mal digérés et fort raturés. » In. « Aussitôt il prit papier, plume et encre; et voilà mon jeune homme qui se met à raturer , à corriger, à refaire. » Volt. — L'expression générale effacer y dans cette acception, a plus de rapport à la suppression de ce qu'on trouve mauvais, et raturer en a davantage aux ratures , aux marques laissées et qui restent sur le papier : on efface des mots , on rature un manuscrit.
Ainsi , recommençant un ouvrage vingt fois,
Si j'écris quatre mots, j'en effacerai trois. BoiL. c Mes manuscrits raturée , barbouillés , mêlés , indéchiffrables , attestent la peine qu'ils m'ont coûtée. » J. J. -* Il semble aussi qu'e/facer est plus noble, précisément parce qu'il ne rappelle pas comme roXuret^ des raturts^ des traces matérielles de l'action.
Vingt fois sur le métier remettes votre ouvrage;
PoHssea-le sans cesse et le repolissez;
Ajoutes quelquefois, et souvent effacez. BctL.
Rayer et biffer diffèrent du moins au plus. Un homme privé peut rayer, et cela doucement, avec calme.
Moi, votre ami! rayez cela de vos papiers. Mol. c Je ne crois pas mériter ce reproche , et il faut que TOUS raytejK cet article sur le mémoire de mes défauts. » SÂv. c II fallait rayer Luther, Bucer et Mélanchton du rang des grands hommes, b Boss. Mais biffer^ c'est rayer d'autorité ou avec colère. < Le- roi cassa cet arrêt et ordonna que la minute serait biffée et lacérée, b Volt. « Le chancelier d'Aguesseau réprimanda les membres du parlement au nom du roi , et leur ordonna de biffer sur les registres tout ce qu'ils avaient arrêté au sujet des disputes présentes. » In. c Boufflers devint furieux.... Villars épouvanté envoya lui-même ses lettres de pairie à Boufflers qui y biffa tout ce qu'il voulut, et ce qu'il biffa demeura supprimé dans l'expédition qu'en fit Pontchartrain. » S. S. — Très-souvent biffer se trouve placé après rayer sur lequel il enchérit. « J'ai ray^ et biffé ce traître du registre de mes amis. » Les. « Le jugement des commissaires contre Du Faur fut ray^ et biffé à la pluralité des voix. » Volt. « Madame la Dauphine ayant su que cette jolie personne avait signé partout Sophie de Bavière s'est transportée d'une telle colère, que le roi fut trois fois chez elle pour l'apaiser. Enfin tout a été effacé, rayé, biffé. » Sév.
EFFARÉ, EFFAROUCHÉ. Troublé, mis en émoi, comme un animal rendu farouche par l'épouvante qu'on lui cause.
Effaré exprime toujours un trouble visible , et comme hagard auquel il ressemble fort , il ne se dit guère que de l'air du visage, c II avait l'air tout effaré. • S. S. « yous veniez nous offrir votre air effaré pour nous faire rire. » J. J. « Quand Octave entra dans la chambre de Gléopfttre, elle se leva promptement, et alla se jeter à ses genoux, horriblement défigurée, les cheveux en désordre, le visage effaré et sanglant, la voix tremblante. » Roll. « Statira mourante, sa fille à ses pieds, et Cassandre effaré, quatrième tableau. » Volt.
Tu parais sans haleine, el l«s veux êffarh. Ti>. '
DEUXIKHE MRTIE
Wt^ttL de tes grot7«B uia cmiBidttrér
(Mveum à^^npbiirfoii. ) Un.
c Qa^lHW éouo que yo«8 me regardez tout tffch^ ré^i.9 fLareomteMe.dlfisaarbagDais à sa domesliqu«^lD««^ Sff^ouM, «u contraire, annonoe un «ÉfonMe qoi peut ne paa se manifeeter au ddB>i8. « Une imagination effarouchée, » F^. , J. J. « Quand «a a affaire à des esprits a/farouches et «nqniets, on s'expose à voir les démarches lies plus simples et les plus honndtes prodttiBB Jes 0oufM|ûns les plus «ajustes, b Volt. c Qmz foi ne jugent d'un «ovrage qne par le nam .de l'aolMV aoroufc un peu effarimhés tles libertés ique j'ai prises. » In. « ^ tous cberohea un lantre eiaminateur, jo'vous supplie d'éviter les personnes trop effarouchées^ »F^. «Je fus si efforomhé que je n'eus pas le mot & jdir a pour détourner ces beaux propos. » S. S.
Ensuite , comme le verbe effa/rer ; à la diflKràoe 41sffm'0«cfcer, ne s'emploie g«^ qu'au panlîcipe , ^aré marque parfois on état de trouble absolu sans rapport à une cause qui Tait pre-' duit* ùn peut avoir l'air effm^ naturellement, par baftitude on par Aistraction. On n'est pas effà/roÊuM sans Tètre par quelque pbosa. C'est toiVQaaa le résultat d'une impression reoaa. On est «f Are ûmplemeot., et eflar9uché par telle ou taUe ohose. Bvffen dh d'une huppe que , quand elle^tait^Ar^e, elle se réfugiait sur on oieLde lit, etifu'un jour, aidant été effairoiuchëe par i'afpafiiion de quelque objet nouveau , elle s'envola.
Vafla, quoique les deux mots aient on fend la mAme-raoîne, le latin ferut^ hmnoke j^effarmehé, «ui rappelle si évidemment faroutke, reproduit seul esaotement Tidée du jnidxcal commun. EflMré est tout paasif. Il désigne purement un état, état dans lequel en est presque stupide , on a yardnia trameotane, comme dit Mme de Sévigné an amployant «e mot. Mffarouehé exprime qu'on ast irrité par la cause qui effarouche, excité à la repousser ou àia fuir, et qu'on garde assaa de présence d'esprit peur an checcber les mofens. « Prévenir les oi^ections des docteurs effarouehét. » Fén. « Un pays mécontent et effor roikehé de U domination de Ferdinand. • Volt.
Uestirrai qu'en Espagne, où vous fégvezien maître,
l0 «ain de coBUMHr un .peuple €ff''*ro»chè ,
La gloire, l'inlérét, sciuioeur, vous ont beuehé. In. — L'air effaré est le contraire de l'air calme , tranquille. L!air effarouché est le contraire de l'air XamiUar, connant, soumis , le contraire de celui qu'ont les animaux privés, apprivoisés ou domestiquas.
M^VOmcm (S'), IÂGHER. Travailler à faire queique chose qui est peu en proportion avec nos moy-ens»
S'MQttrcer se dit bien d'une maniÂee absolim, sans indication de la ohose à &ire^ au heu que Idchir s'emploie toujours avec nilation au but qu'il a'agit d'attaindre. STelfùroêr arrèle l^esprit sur U peine que se donne le sujet; i4cher est inséparabie de ridée 4& la.tdc^,4e l'objet qu'on se propose et qu'en pourauit. « U prinoipai exercice de la perfection consiste à s'immcer, à t*^orc«r » à sa «umonter et à se vainoie.... Saint
Paul disait aux PhUippieas : Je sais encore bèea loin 'du terme; mais je marche toujours pour tâcher d^tteindre où le Baigneur ièns uf^ prédestiné. » BOUBD.
De pins, en ^effonù de faire «e qui p«it être fait par /bras* l>es troupes «Vfltoroenf de roaqm un pont, d'emporter «ne ptece, de débusquer l'esmemi-; veue vous •fforem de soulever un ftrdean, de bander un arc; dans la fable de Lnta* taine, la ^snouitle et le lat, la grenouille
S'e/fort* 4e tirer son hOle au fond de l'eau. Mais en iàche par d*autre8 moyens que la force, par des soins, de l'attention, deia persévéRaBoe, de la douceur ou de l'habileté. « La loi coamtoHe veut que nous iéchwms de conserver notre vîo le plus longtemps qu'il nous est posslbla. » laAF. « Que ne tSdkms-nous à les nonenerà leur bon. sens par la patienoe et par la dovioeurî « Boes. •c fééhei surtout de dormir et d' éloigner ûba le soir toutes les pensées qui vous réveillent. » Mv. -^ Ainsi , WÊL lutteur s*efforce de renverser son adversaire , et tâéhe de le surprendre. EffàrteMvous d'être veplueuz , il font pour cela èisre /M, avoir beaucoup d'empire snr 8oi-mkQe:McAsjr d'^éohapper aux tentations , cela demande une vigilance oontinuelle et beaucoup d'adres». On s'efforc» de découvrir quelque chose à forte de reganler, en regardant de tout son pouvoir; on tàtfhe d'entendre nn discours en se mettant i portée. « Pendant que tous les alliés enieHns de SakoAe se jetaient en foale les -uns sur les antres pour les voir de plus près, et pour tâcher d'entendre ^re sages discours, Idoménée et tons les slsns e^fforça/ienti de découvrir, par leurs regards avides et empressés, ce que signifiaient leurs gestes et Tair de leurs visages. « Vbh.
BnOn , s*éff&teeT marque une action phis énergique ou ^us positive. On s'efforce de bire , on tdcbe d'éviter; on tf efforce de vaincre, on fdche de parer le -coup ; en s^efforce de surmonter ses passions, on I2td^ de n'y paa céder ou de leuf donner le •changé; on feffone deparvenfr , on tâdke d*«npécber ou de retarder sa mine. — Par conséquent, ^efforcer est propre à enchérir anr tâcher, c Saint Augustin voulait dire sealemeot que dans Toccaston on doit toujours tâcher^ toujours s'efforcer J toujours s'exciter soi-même, canari, • Bdss. « La fière Sophie tdcfce de -supporter aifeodigniité le coup imprévu qui la frappe. 'Elle s'efferee d*y paraître insensible. > J. 3. « Les am- I bassadeurs de Mesinissa remercièrent le sénat de ce qu'il avait lait à leur maître des présents magnifiques , dozrt œ prince avait d^ tdch^ de se rendre digne, et qu'H s*effwrcerait de mente encore davantage. » Roll.
teil«^ PLAIlf , PLAT, «NT, RAS. Tous ces mots se disent d'une chose qui s'étend exactement en ligne droite suivant deux dimensions seulement, looffusur et Isrgeur.
Efol et fiait» s'appliquent & une étendue placée honaentalementet dont les parties ne sont ni plus hautes ni plus basses les unes que les autres. Hais égal suppose «le fUlus petite étendue, étendue travettlée ou dispûée par la main des hommes, eoamewM aire, «n» allée, un chemin , et U est plus rigoureux que pêain, phis mathématique,
STNONTIES A lUDIGAOX IHYERS.
^kl
pour ainsi dire : tm thettAn ^vm é^al «t déni* yettii , ne s'élèr e ou a^inoliiM point en tout id «n là. Platft fTemploie on parlant d*ane étendue pins Taste y étendue non' modifiée par rhemme , et il ne nie ^e le» grandes inégalités, les énnnences on 1^ <)é)[»reMion8 oonsidérables. « La Beance est
Plot convient à une étendue placée en qnelcpie sens qne ce soit, et, par eiemplé, à la toile d'an taMean, an lisage ou au dos d'une personne, à une planche dans quelque position qu^elle sdit, ottdieMfeu eu coucAiée. (Test, non plus un terme de géométrie comme égal, ou de géographie conmie pM«i , mais tm terme de phj^sique ou un mot dn langage oonmran. Un objet pîat n'est ni cenvexe ni concave, n*airi sailUe ni enfoncement. «Sar nne superficie tonte flou les peintres nous représentent des corps diyersement reievés et enfbnnés. » Dbsc.
Vni ywkX dire non nboteux , sans aspérité , et par conséquent, en parlant d^ chemin, doux, facde. ITiit* comme une glace (Les., KoLt.)* « Tons voyez un miroir vni ; il est démontré que c'est nne suifaee trés-raboteuse. » Volt. « Au lieu de griller et de rendre la peau rode, cette ean la rend douce et unie. » Sév. « On fait rouler nne 'boule dans nn lieu uni, » FéN.
Itiu, qui aie poU coupé ou fort coutt, signifie ici sur quoi Q n*y a rien , ni dios^ données par la nature, comme des arbres et des plantes, m choses fiâtes par les hommes , comme des places foites « Le trahre Ariamne mena Crassus au travers de la plaine par un cbemin d'abord uni et facile , inai& qui dermt ensuite très-diffleile par les sables profonds où l'armée se trouva engagée an mfffen d'une vaste campagne toute rase et d'une affreuse aridité. » Koll. « Annibal voyait que ie peste qu'il occupait dans une plaine ra«e et découverte était tout ce qu'il pouvait choisir de plus avantage\ix pour tkire.agir sa nombreuse cavalerïe et ses éléphants. » In.
ÉGAnnS^ VÈNAGIBtfENTS, AtTSMTfOlfS. ttanifer» d'agir réfléchies et mesurées, tendant à té^ moîgner des sentiments favorables. Avoir pour qtielqu>un des égara», des ménagements et des atttrttfofay c*est se conduire envers lui de façon, non^seutement à ne pas lui déplaire, mais encore à contribuer ft sa satisfaction, c L*esprit du monde n*est qu^n commerce de souplesse, d'tf-. gards, de complaisa&ce^ d^aftamoni, de mena-, gemgnts, b Vass.
Éjgardi est de la rnSme f^Aitle que tegardy Ttgardef, garde, garder, prendre garde, les é^iU consistent à voir, à envisager les personnes sous certains aspects , et ft prendre garde à ce qui leur est dû sous ces rapports , i y avoir 4g»aj & ne pas y manquer : ils consistent dam Tobseryation des convenances sociales; ils loM inspirés par le sentiment du devoir et par le respect des bienséances. « La soumiteion cou. ttote du dauphin pour Louis XIV n'éuit pas lealétnent une venu de raison : il n( donnait Tiâft aux igatdM et à U bienséance ; il ne vivait que lé mouvement da son coeur. » Mass. « La politesse est uatur^isée ft la cour, un homme neesiAfettent graud rené tant tbà autrui pititk.
De là les ëffcêrdt que fon doit ft tout le monde; de Ift natt la politesse. » VofrrssQ. « Les bienséances ne sont que des égardt, » Mark, c II gardait toujours en apparence les mêmes égardt et les mêmes mesures d^bonnéteté. > Vbet. «Notre commerce se renroidit ft vue d^œil, et nous n'eûmes plus l'un pour Tautre que des égards de bienséance et d'honnêteté. » Las. « L'honnêteté , les égards et la politesse des personnes avancées en ftge de Tun ei de l'autre sexe, me donnent bonne opinion de ce qu'on appelle le vieux temps. « Labr. ^ On a des égards pour ceux qu'on considère , et c'est pourquoi ^i^ar ds et cotm'd^ra^oa sont synonymes entre eux, et avec déférence et rlfspedt (voy. Particle suivant), « Cet orgueil nous fsh croire qu'on ne nous rend pas ce qui nous est dû, qu'on n'a pas pour nous assez d^égnsrds, qu'on ne nous considère pas autant que nous le méritons. » Bourd. « Christîem était sans c(msidération pour la dignité des personnes, et sans égards pour les lois ni pour les privilèges du pays, s Vbrt.
L'idée propre de ménagements est défaire moins (minus agere) qu'on ne pourrait, répargner, d'en user avec modération. Nous traitons les personnes avec m^aa^emenl, comme nous manions avec ménagement des objets fragiles ou dangereux pour ne pas leur nuire ou pour ne pas nous nuire. Ils consistent ft diminuer la rigueur, ft traiter avec quelque bonté, ft éviter de choquer, de fkire de la pefne. On doit avoir des ménagements pour les faibles, pour les puissants, pour les personnes susceptibles , ombrageuses , d'une humeur difficile. « On pourrait bien nous reprocher trop de ménagement , trop de douceur, trop de condescendance. » Boss. « IL laisse cela sans réplique, quoique ce fût le lieu de marquer la douceur, les ménagements y la longue attente, la cbarité du concile et de saint Cyrille envers Nestorîus. » m. «On nomme précautions oratoires certains ménagements que Torateur doit prendre pour ne point blesser la délicatesse de ceux de-" vant qui ou de qui il parle. > Holl. « Coriolan manquait de douceur et de condescendance.... 11 ne connaissait point ces ménagements et cette sage flexibilité qui se plie au besoin des affaires et ft la diversité des caractères de ceux avec qui Ton a ft traiter. > In. « L'aflkire est délicate , et demande ft être traitée avec tous les ménagements possibles. » Volt. * La Hollande ne pouvait concevoir la modération de Louis XV. On regardait toutes ses démarches pacifiques et tous ses ménagements y tantôt comme des preuves de faiblesse , tantôt comme des pièges. > la. < Tib. Oracchus ne proposa la loi Licinia qu'avec tous les ménagements qui pouvaient adoucir les usurpateurs des terres publiques. » Vbbt. c Le père Tellier ne connaissait ni monde , ni mesures , m degrés, ni ménagements, » S. S. « Cette disposition des enfants ft Temportement, au dépit, ft la colère, demande deâ ménagsments excessifs. » J.J.
La différence des égards et des ménager/ients eA parfaitement exprimée dans ce passage de Saint-Simon : c Après la bataille d^fiochstedt , le dttd de Sarïborough traita les offioien Isa plus