‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 300 sur 426 · OLT · texte numérisé non relu

OLT

I>éférenee a son idée propre parfaitement déterilnée : il ne se dit qu'en matière d'avis oud*opiions ; c'est une sorte de complaisance ou de soumission par laquelle nous cédons aux lumières es autres, à leurs desseins, à leurs Tolontés. I Celui qui demande des conseils parait avoir une léférence respectueuse pour les sentiments de son Lmî. » Labocb. « Si le maître se laissait tromper îomme le disciple, il perdrait le droit d'en exiger ie la déférence et de lui donner des leçons.» J.J. B Saint Pierre reçoit la correction de saint Paul ivec une déférence qui ne sera jamais assez louée. 3» Boss. « Croire sans évidence des opinions Eaussee par une déférence indiscrète et par une basse soumission d*esprit. » Mal. « Pour assurer que quelque chose était vrai, les disciples de Pythagore avaient coutume de s'exprimer ainsi : Le vnaître Va dit. C'était porter trop loin la déférence et la docilité que de renoncer ainsi à tout examen et de faire le sacrifice absolu de sa raison et de ses lumières. * Roll.

Enfin y ma fllle, il faut payer d'obéissance , Et montrer pour mon choix entière dé/érence. Mol. Respect exprime un sentiment grava que nous èpTOuyons pour quelque chose de sacré , ou tout au moins pour quelque chose qui est placé bien an-dessus de nous, comme nos parents , les vieillards, les magistrats, et devant quoi la morale nous prescrit de nous prosterner, pour ainsi dire. Le respect est une sorte de culte , et suppose une grande distance entre celui qui le rend et celui qui le reçoit.

l'exige des égards, et non pu des respects , dit un mari à sa femme dans Destouches. « L'Ë-' glise a pour chacun des bemmes un saint respect qui les Jui rend tous vénérables comme rachetés d'un prix infini. » Pasg. « Stre touché d'un r e«pecl religieux et d'nne profonde vénération pour le sacrement de l'Eucharistie. » Bourd. « Il y a une grande différence entre les sentiments de respect que les mahométans ont pour leur iilcoran, et ceux des chrétiens pour l'ficriture.» Volt. «Je serai attaché à jamais à Votre Majesté avec le plus profond respect ti]n. plus tendre vénération.» Id. c Un magistrat, dont la vieillesse vénérable impose le respect à tout un peuple. » Pasc. Le respect des choses saintes; avoir du reepeet pour les choses sacrées, porter honneur et respecta

râffe (AÇAD.).

BLAGCSE, ÉMONDER. Dégarnir OU éclaircir un arbre en lui étant des branches.

Éiaguer, quelle qu'en soit l'étymologie', veut dire retrancher, au figuré comme au propre; émonder, qui n'est usité qu'au propre, signifie primitivement nettoyer, latin emundare. En élor gwuU un arbre, on le décharge , on en retranche le superflu, on arrête le luxe de sa végétation; c'est le ramoe compesce fluentet de Virgile. En imofidant un arbre, on le débarrasse de tout ce qui le gâte ou le défigure, c'est-à-dire des chicots, des branches mortes, stériles ou nuisibles, et on le rend plus fertile ou plus élégant.

Élaguer est un terme d'agriculture , et il se dit proprement des grands arbres, de ceux q}ii for-

ment des bois, des parcs, des allées» des avenues, de ceux qui bordent les chemins eu les canaux, et qui ne sont propres qu'à donner du bois et de l'ombre. — « J'ai trouvé ces bois d'une beauté et d'une tristesse extraordinaires: tous les arbres que vous avez vus petits sont devenus grands et droits , et beaux en perfection ? ils sont élagués et font une ombre agréable; ils ont quarante ou cinquante pieds de hauteur. » Sir. « Quelle religion que celle qui ne s'est jamais soutenue que par des troubles civils ou par des bourreaux I Ces temps ne sont plus ; mais gardons qu'ils ne reviennent. Cet arbre de mort, tant élagué dans ses branches, n'est point encore coupé dans sa racine. » Volt. Dans une note de la Nouvelle HéloUe, J. J. Rousseau se plaint « du mauvais goût d'élaguer ridiculement les arbres, pour ]£s élancer dans les nues, en leur ôtant leurs belles têtes, leurs ombrages, en épuisant leur sève. » c En France , ajoute-t-il , les parcs ne sont plantés que de longues perches; ce sont des forêts de mâts ou de mais , et l'on s'y promène au milieu des bois sans trouver d'ombre, b Ailleurs il rapporte que « les arbres de la route (de Paris à yincennes), toujours élaguée à la mode du pays, ne donnaient presque aucune ombre. *

Emonder est un terme de jardinage : il s'applique à de petits arbres, particulièrement aux arbres fruitiers et aux arbres d'ornement , à ceux qui demandent qu'on les taille aveo discernement, de manière à en favoriser la fertilité ou à en perfectionner la forme. — Le FhUosophe ecgike de Lafontaine trouva un sage Qui , la serpe à la main.

De ses arbres i fruit reiranchait rinulfle,

Ébranchait, émondait, ôlaitceci, cela.

Corrigeant partout la nature.

Excessive à payer ses soins avec usure.

« Comparer le naturel inculte et brut à l'arbre qu'il faut tailler, ^monder, diriger, cultiver enfin, pour le rendre plus beau, plus fécond, plus utile.» Ma^k. «Que de temps, que de réflexions n'a-t-il pas fallu pour épier et connaître les besoins , les écarts et les ressources de la nature , pour la rendre docile, et varier et corriger ses productions! Je fus surpris, à mon arrivée en Grèce, de voir fumer et émonder les arbres ; mais ma surprise fut extrême lorsque je vis des fruits dont on avait trouvé le secret de diminuer le noyau pour augmenter le volume de la chair, et des arbres chargés de fruits de difl'érentes espèces. »Bartu. L'heureux culUvateur des présenU de Pomone, l>es filles du printemps , des trésors de l'automne , Maître de son terrain, ménage aux arbrisseaux Les secours du soleil , de la terre et des eaux ; Par de légers appuis soutient leurs bras débiles. Arrache impunément les plantes inutiles.

Et des arbres toafltis, dans son clos renfermés, Êmonde les rameaux de la sève aOîsmés.

Volt.

ÉLÉGANCE, ÉLOQUENCE. Qualités du discours qui le rendent propre à produire de l'eflet sur les esprits.

Élégance^ elegantia, d'eligere^ élire ^ ehobir, marque le soin qu'on met à choisir les mots et les tours, d'où résultent la pureté et la justesse jointes à la grâce et à rharmonie. Éloquence,

BBVSlfilffifMtnB:

•toqfMMlûi, #tfofii<, éMScor, «poser par 1» parôli», feh peBMP it la piiissafi0e qu^ Pertfteuv de saisir, d'aaiuwr et d'eatrafteer les bottmes. VWi^atm dépend d* l'art et dugeM ; IVIbgMiMS , de 1» Datore et du génie. VeHaire appelle Boesuet «le seul homme iioqtmii entre tant d'écnraius

a DO sont qu^élégamii. » « VéUg€MC9 s'appliqua à la beauté des mots el & l'Vifrangement do Jâr phrase; Vaoq%êne& sUitlaoike plus» à la foreo do» tennos et à Iford)^ des idées. I.a premièi>e, contente de plaire, ne oherehe que tes grAoes éê Féloeution; la seconde, voulant persmadop, met du Téhémont et du vMSme dans le d!iscottF& £'Qiie Mi les beaui parleart, et Pantffo let gnnds orateurs. » G».

« Saint Jérôme a enooro ses défiMts pour )o stylo; maïs ses expreesiens sont m&Ies et grandes, n n'est pas régulier; mais il est bien plus éUh quenP que la plupart des gens qui se piquent de Pétre. Ce semit juger en petit grammairien <rue de B^aminer les Pfoes que par la langue et la style. Vous serez bien qull ne faut pas confbndre l'rfk>quenee arec Vétéganœ et la puretés de la diotion. 9 FÉN. « Un juge équitable se plaindre de ne trourer dan» phis d*un raoreesu très^bien écrites Racine qu'une ^{^anoe qui lui platt,. et non pas un torrent û*éhquence' qui Pentmtne ; il seralliBhé de n'éprourer qu'une fluble émolioa. et de se contenter d'approuver quand il roudnùt que son esprit fftt étonné et sOn cœur déchiré. » ToLT. « Un pett dtmagi nation et de mémoire, un esprit facile , suffisent pour parler avee ë^gance; mais que de choses entrent dans l'éloquence fie raisonnement et le sentiment, le naïf et le pathétique , l'ordre et le désordrci la force et la grftœ , la douceur et la réhémence, etc. » Vauv. « Je n'admire pas l'élégance^ lorsqu'elle ne présente que des pensées fkibles, et qu'elle n'est pas animée par r^qusnce du coeur et des images. » Td.

'tLTTl!, PIEUR. Ce qu'il y a d'excellent, de plus distingué entre des perscmnos ou des choees de la même espèce.

ÉHte^ dVWrc , choisie, exprime ce qu'il y a de plus choisi, de préférable, de meilleur; /^r indique ce qu'il y a de plus brillant et de plus agréable.

On dit plutôt YéHfe dee troupes, c'est-à-dire les soldats les plus bravos , les plue aguerris, ceux sur lesquels on^eut le plus compter. « David se retira dans un lieu caché du désert avec r^Wts des troupes. » Boss. « Le duc de Guise avait l'^ite de la milice de France. » In. « lU firent leur retraite par un fossé qu'ils avaient JK)rdé de Vélite de leurs arquebusiers. » In. Il entreprit do faire une sortie considérable avec l'^itte de soninûtnterie. » Las.

Patrocle, et quelques ehefe qui mtrchent i me suite^

De mes niessatiens vous sraèDeot Véiiée.

(Achille i Iphigénie.) Râg.

« Au lieu de ces levées faites à la hâte , nous aurions (dans l'armée) Véliie du peuple. » Marm. « Gyrus avait treize mille Grecs , qui faisaient YéliteeX la principale force de son armée. »Roll. « Ces braves Lacédémoniens (les trois cents) cru- *rent qu'il convenait à r^tfe du premier peuple de la Grèce de se dévouer à une mort certaine.... s

Kk --^ Mate opdi»»MiwBc lit fjwr éelfcjcwmosju,

c'estrà-dire les jeunes gens les plusremarqueèjis par leur beauté, par laurnaiMaBoe, pav^levrpo- Ktisse, ou bien encore eeuK. qm pronaetteat d» d<i venir l'^tieou les moilisaie , conn^las fiewn promettent les fruits. « Gee cent jeuaca Grétoêf étaient la ftêur de la Jeune noblesse qu^Bionénée avait emmenéa de Crète. > PAm . • Me qfo'aa peuple allié aure «ne guerre, il #urt y enroyer fia fiew de votre jeunosoe. » le. c^teèoD- voÀt exiger des otages do toutes les Tîliee.... Ce projet allait mettre entre les mains d'ut oniei toate U fleur de la jeunesse dentsiis. » Roli. «t Brattts eoramença par s'attacher toute cette fleur dia bt j'eunesae romaine qui était à Athèneapour puiser à la source des belles connaissances. » Bk « Itans le court dénombrement que j'ai fsii des atatnâpos anciens, je n'ai choisi que la Ikwt des plue renommés. » In. « Ils pouvaient passer pour le fleur des galants. » Lss. c Nous avons vu la fliur des jolies femmes.. .. « Marv. « 6e petit troopeas, qu'on appelle la bonne compagnie, est riofae, bien élevé , instruit , poli , et oomms la /Imrda genre human^. »Volt.

Voyez- vous pas ces jeunes étuyers, Bl CfilwJiiÊur de loyaux obevelieie? 1».

Flnr se joint aussi particuiiéremeBt bitoa- ft noblesse. « La fleur de la noblesse', atCiréei Arir par le cardinal de Rioheliett, formait taoonrdliir aoi jeune , heureux , galant, magnifique. •Hiur. c II était d'usage", dans ces solennité, de leadte hommage aux dieux par des danses publiques. £a fleur de la jeune noblesse s'y distîngfUHt par s» magnificence. > lo. « Vous défendez Ift lûtertè^ disait Pompée à ses troupes-; vousturee pourvoos les lois y le sénat, la fleur de Fordre des ebenliera. > Roll.

Toutefois, ott^ d!t également Véii9t et Ift fleuré» la noblesse , de l'armée, delà cour (-Mass:, Yoit*, &. 8.). L'éitCe, c'est toujours ce qu*fl y m de plus important , de plus considérable et de ie pins grande valeur; et la fleur ^ ce qu'Ira y « de pios marquant , de plus illustre ou de plus élégant. Ainsi, Véiite de Jfarmée, c'est IVAtVe des troupes; et la fleur de l'armée , ce-sont les ofBeiersi *M.^ Savoie étant au milieu de tous les généraux et do la fl/eur de l'armée , ouvrit sa tabatière en causant. » 9. S. La fleur de la noblesse est rexpses» sion naturelle et ordinaire ; Vélite de le noblesse signifie, non plus les plus nobles, mais les plus braves parmi les nobles. « Raoul de Néelle ^vança svec ârois cents chevaux qui étaient VMe de la noblesse de France. > Dosa. « François dbc de Guise défendait Metz avec F^tlr du la noMesse française. > Volt, s Le eomte de Coligny mena avec lui (en Hongrie, au secours de remperem) r^tte de la noblesse de Franco^ »Ii>.

Une seconde difTérence, c'est qu'^MTe suppose toujours des individus entre lesquels on eboisir; au lieu que fleur donne quelquefois Ffdëe d^e seule chose ayant des parties dont en prend la plus belle ou les plus belles : /tour ée farina. Mme de Sèrigné assure à sa fille qu^ayanl beaucoup de lettres à écrire, c'est toujours pareils qu'elle commence : « Je vous donne , lui dil-efle, le dessus de tons Isa paniers, c'ast-ârdiro la ^fsr

SYNONYMES À RÂMCAIX DIVERS.

9fH

d» 1—1 wjWH, éttnu iâtB,é».mmymact, d«ma piase, dtdwséoniiirft^ei fndBiBimivfa emme UpvaÉu 9 UtàK mttn WÊÊÊm 48t fidèir, ct.Miii InM ei» péfrie D6 J» yfaft iM>s«p dt . kbgalialtoii». Bm»w EkLfioh tfiilt 86 dit toujonrfidc plosiwi* hommnoonaidérés p&o rappoK à d'iutrw ; /four peut se dire dfvn m«1. « Gel iUunrê IRutor-, tat /Ifur dt UnobkssaB de Uumsàle,» Bbw. «Stint Ambmiae ét»t fai fleur dei écriraoi latins. > In. La /Imt des soraiera ^bbt.) , ■& très^gvaad foroier. ÂLOamW, DiCTlOlf, SITLB. Gamoto nefanient I«s.qiialité8'da discoon oo lea diilèraïUs minières desendre 80» penBéhs.

Élœuiim du latin ato^wi, pvler^ et dfefiMi, du latin dwere, diw, ont nppert à la maniCBstatian dea penaèes par la pasote. Styie^ da lalin sî^hu^ gnc vc^Qç, poinçoa dont les aDciavae serraient pow éerirs, désigne ^ au eomnim, la manière éa s'exprinsr pas écrit» Qaand ronleur a bemeoup de leetore et d'étude,, il n?ost guère embarrassé de VHoeutiim (BtouL.), la éMon ne iHi ooùtB presque ôen (In.). Ghacpie éenirain a im Hffiê à Im'.

Mais cette différenoe esl imMoent observée dans Kuaage. Bn pnlant dbs diaeonindfun eratenc, surtout quand' ils sont impiôméei et qu'ils le liseat, tout oemine en paidant des* csuvres d'un poète, par eiempie y on dit* bien qu'on y remarque'un» éhcutiem , une* dicfioii' eu: un âêgle de tiUa ou telle sorte ^ qui^ prèsente-talks quaiités ou teb défauts. En éloquenoa et eo' poésie, il imperle beauGOiip de ne pas négliger FéAisaliOR , la dicéiois e^ le Hyfe.. Lee. charmes. de.V^tee»tton , de la diclioiiiet dttffpisL

ÉlêcuH9» rappellft toujours bloquai» ^ dont le radiaai est le même, riàquL G' est lé titmde la partie de la rbétoriqne qui apprend- à l!onteur à faire raloir ses pensées psc rexpiession^ èâ kur doDoer de Téekt. Aussi «e mut ne^ s'<empkne proprement que par mpport à rélequenee et à la poésie, et il emporte ku^ovrauner. idée d'ornement et de beauté. -» « Les omemeott» , les fleurs de Véloeuiion. ». Boss. « La beai^ de IViosMltef» lait le gmnd mérite des poUesi. » Volt. « Une él^ewUon édatante. « Bqll. • Paire un Tain étalage dV^ecuImn. » Id» « L'omteur Curion avait une élocuHon abondante et ornée. » Id. «Le genre d'éloquence qu'on appelle le genre tempiré admet toute la parure et. tous les ornements de l'art., il emploie: les grfteen briUantes de VéhûHêioi^ et la beauté éclatante des pensées. » In. c Platon veut que Vélaeutioru d'un orateur soit quelquefois celle même d'un poêle.» Volt. «Boseuet, un bomme dont VélooiMon est ordinairement si élevée. » Lan. « Badne éteit né arec le sentiment le plus rif et le plu» délicat derharaoonie et de Téléganoe, are» la plus< heureuse fiEicililé dM2osvleof»,.quaUtés les plus essentielles à toute poésie. > In. « La beauté et l'éclat de certains' «oûiroits des Beritures ne viennent point d'une ^loeulton recherchée et étudiée, msis du fond même des oboses qui sont par ellesiBémes si grandes et si élevées qu'elles entraînent nécessairement la magnifieenee du sêyle. » Roll. « Chaque langue a ses phrases , et reseraoe-, la

riehesM et \» ImaUt àè toutos le» bn^te^et^de VéloeuUm eonsMntti priacipatenuRiii àf se'serfir de ees pbrases^lài w Yxjm. « Du o«tt derl*M^M. n'en', 1» talent de l'omteer et cetni du'polte-te «vucèenU ^IIanlP. « L'^oenitof» de Ptenm , fit QtuîBtiUen, est d'rnie beauté* divine- et cempamble è^eelie d'Homère. »' Id. « Cieéron kfsse'à rélwquenoe- des sophistes lé luxe* de i'i(Iee«llen et le soîn^giRieuM de plaire. » lo.

Dieiim rappelle dieitonna^, o« neenell de dfoft'onr. Mslieii se prenait autreibie pour Uk* pressions mot : « £es synonymes sont des êhtUms qui signifient m» même chose. » Bavb. £a diaim eonoerae les mot» eoasidéeés matériellement : elle consiste à ne se servir que âè eonz qui sont autorisés par louage, et , dans lirar ormngement, à se conformer aux règle» dér la gnmmain. Ses qualités principales sont 1» p«neté, la propriété, la darté, et par suite, l'éKganoe , k sioqiiicité et le imtuiel. -• « Ses discours'oû la âie^n est pure, eerreotë, inlilligible. V BoLL. e L'esprit du spectatenr retooidi a la libenté d'emmâner la dictmt^, l'ineeneenanœ, l!irrégularité des phrases, kes: eeftlMB* mes; • Volt. « L'on doit avoir une^déeKoivpta», et user de* tonnes propres. » Lan*. • DlAiif^eBseau était esclave, de: 1» plus ezaeto pureté* de deetàmE. > S..S. • Une éieiion pnre^ claire, peéeises simple, dégagée.,, sans équivoqim s Tout. « La liicfibfft dépemi déliai grammaipe..» €bi«. • La» oiortéretlo} correiftiont grammatéoales appartiennent à. la dislton'. » D'iu.. « Gen sertes de fautes' font pâ«» ée mal. que. toutte oeUesi de gcammoise et de* dtelsen* » Lim •> La dMon philosepbiqBe sstaA>anohie de la senvitade'das nombre»; Cioéron la oompare à une: vierge modeste et neiim qui néglige de se* pavsr. » Msak. « Lsakasté-, le naturel doivent être le» premièms qualités de ladKcitefs. w Vout. « Dans l'eapesitien detAvaxsè, Irlectenr s^aperçoit à peine<que les vesK sont rimes , tant la. didian' est pure.et !»• cîla.»lb. Chaque langue a> sa dicisoi» pastinn* lière, comme son dictionnaire et sa^grammsire. a liai fallu, traduira Thdophraete selon le sens de la diicftof» grecque* » Laen. « Je ne svds fias assea foirt dans la langue italienne peur juger^de la. dtcfte» (d« celU épiti» dédioatoica); » MmI' tasQ.

V'éioaulian embellit; la- dtdtoA. signîftev fo compreodre; le aityh exprime. « Le style n'est qne l'eipression décidées et des sentiments* » Lab. « Saa» l'accord soutenu de la. pensée et de l'eipsessian , il nfy apeint de 9Êyle* y Id« «'Lucien ventrque le style et Is/ chose , oomme le cavalier et le cheval , ne fossent qu'un et sv nmn* vent ensemble. » Marm. LVIocutton et la dtofton regardent plutôt la foime, elles revêtent la pensée. Le.slyie, it proprement parier, exprinm la pensée, c'esU^nlire la fait oonnaître dan» son rapport avec l'esprit quii l'a conçue et ai«ec l'espèce,, les nuanœs et toute» les variationa du snjeU II n?est pa» i:rflo«tf<n.; car celle-clest essentiellemsnt ornée, et ne se dit que de i'éiaquence, et, par estension, de la poésie, sans compter que la beauté qui résulte de r^ettM'on, sent un peu Tapprét, et tient moins que oeUe'du

JM»

DEUXIÈME PAATIB :

ttylf, att génie de Toratear ou à la nature du lîijet II n*est pas la.dûltdii; car celle-ci ne comprend que quelques qualités générales qui sont indispensables dans quelque ouvrage que ce puisse être : au lieu que le style change suivant les esprits des écrivains dont la variété est infinie et suivant mille circonstances attachées au svget. « La variété du $tyU d'Homère. » Roll. « Au siècle d'Auguste, une foule d'auteurs porta la pureté et Télégance de la diction à son dernier période par des écrits entièrement dilTérents pour le style et pour la matière. > In. « Ce qui lait la différence des styles, » In. c Corneille n'a point changé de style en changeant de genre. » Volt. « Le style varie en quelque sorte à rinfini. » Cond. « Quand l'ficriture parle de Salomon, elle relève son style. » Boss. -^ Le style se considère aussi relativement à l'impression qu'il produit : il est fort ou faible. « Le caractère de l'écrivain se communique aussi à ses écrits : ses pensées en sont imbues , son expression en est teinte , et l'énergie ou la faiblesse, la hardiesse ou la timidité, la langueur ou la véhémence du style dépendent plus des qualités de r&me que des facultés de l'esprit. » Marm. « On a reproché à Daniel que sa dtcKofi n*est pas toujours pure , que son style est trop faible , ^'il n'intéresse pas. > Volt. « U y a beaucoup de foutes de diaion dans ces vers de r^^^silof , et le style en est faible. » lo. Style froid (In.) , etyle languissant (AcAn.). -^ Style a encore cela de particulier qu'il est très-propre à marquer le plus ou moins de soin qu'on met à corriger, à polir. Le style des anciens, qui a été remplacé par la plume , avait un bout aplati dont on se servait pour effacer l'écriture, quand on voulait corriger ou supprimer, c La diction toujours élégante de Racine , son style toujours ch&tié. » Volt, a Racine, par la pureté de sa dicHon, par un style aussi soigné que naturel , ennoblit un peu ce petit genre. » lo. « On affecta un sfyle peigné et fleuri , et une élocution éclatante, qui n'a que du son. » Roll.

. Si on considère ces mots quant à leur étendue de signification , le style est le genre , l'^locutton et la diction sont plutôt des espèces. Vélœution «est le style dans l'une des branches de la littérature, savoir l'éloquence, et par suite, une espèce de style ^ le style orné, relevé, ou, comme dit RoUin , la magnificence du ttyle, La diction est la partie du style qui se rapporte au choix et à l'arrangement des mots , et par suite une espèce de style ^ le style naturel, simple, élégant.

1* ÉLOGB, LOUANGE; — 2* APPLAUD1SS&- ■ENT. Témoignage d'estime.

1* Éloge , louange.

Éloge est un substantif pur, et louange un substantif verbal : à l'un ne correspond aucun verbe dans notre langue, tandis que louange rapnelle louer. De là une grande différence.

Éloge signifie plutôt un objet, et louange une action : éU>ge a plutôt rapport aux choses dites et au sens; et louange^ au fait de les dire et à l'expression. « Il est un petit nombre d'hommes que les éloges font rougir, que la louange déconcerte, s Bupr. « Tel se donne naïvement un

éloge, qui ne le recevrait pas d'un antre mêoûm rougir ou sans embarras. Les hommes véritalilemeot louables sont sensibles à l'estime et déconcertés par les louanges. » DacL. « L'esprit do Dieu sait renfermer en deux mots les plus grand» éloges, Quand il lui plaît d'honorer quelqu'un d'une louants, il la rend courte, simple» majestueuse. 9 Fin. Donner, recevoir, mériter des éloges^ appelle toute l'attention sur le sens, sm le contenu des paroles ou des discours, c U mérita de recevoir cet éloge du. Sauveur : tous n'êtes pas loin du royaune de Dieu. » Boss. « Il lui refuse Véloge d'an homme sévère el laborieux. » Labh. Mais donner, recevoir, mériter des louanges ne réveille d'autre idée que celle du bruit, de la renommée, du discours luimême indépendamment du fond. Aussi, dit-on bien, la louange^ simplement et sans ancune détermination : être sensible à la louange.

Msdmine, i bout portant vous lires la loêiamgÊ, Rfcv. La louange est un genre d'oef toi» ou d'effet qui se comprend de lui-même et abstraction fisite des choses qui peuvent s'y trouver mêlées. — Sa deux mots, éloge est matériel et reUlif; et louange , formel et absolu.

Éloge se prend plutôt pssstvement et annonce une personne qui est l'objet d'une action : louange^ au contraire, a plutôt le sens actif et fait concevoir une personne qui agit. A proprement parler, on reçoit des éloges y et on donne des louanges. Vos éloges signifie , les éloges qu'on vous donne : c Ha lettre est pleine des éloges do M. Hume. • J. J. C'est^-dire des élogu que M. Hume reçoit de moi. Vos louamget signifie, les touon^es que vous donnez : «Bien loin de me plaindre de votre louange^ je vous en remercie. » J. J. Un mauvais éloge est plus propre à Caire mépriser celui qui en est l'objet qu'à lui attirer l'estime; une mauvaise louange est mal tournée, mal présentée, et prouve la malhabileté de celui qui loue. Un faux éloge attribue à la personne qui en est l'objet un mérite qu'elle n'a pas ; une fausse louange est d'an fiatteur. Un grand éloge donne une grande idée du héros; une grande louange ou de grandes Umangee représente de grands efforts, un grand appareil et une grande pompe de langage. « L'^lo^^e fait plutôt briller le personnage qui est loué, et la louange l'orateur ou le poète qui loue. » RouB. — Bt pour tout dire en deux mots, Véloge se qualifie toujours eu égard à celui qui en est l'objet, et la louange eu égard i celui qui la donne : l'^lo^ doit être vrsi, la louange véritable.

L'étymologie confirme cette distinction et y ijoute encore. Éloge vient du latin elo^tmii, qui signifie épitaphe, inscription, titre. Véloge est un titre : des titres et des éloges (Mass.). c Que j'examine l'épitaphe du tombeau d'un grand, je n*y vois quVJoyet, que titres spécieux, que qualités avantageuses , qu'emplois honorables. » Bonan. Par extension, Véloge est l'examen et l'établissement des titres de quelqu'un à l'estime ou à L'admiration. Louange vient de louer t qui est synonyme de vanter, exalter, prôner; en sorte qu'il n'indiqae pas seulement une ac-

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

tion> m&îfl nae action iclitante, une manifestation l une célébration , une glorification. On dit bien 'que telle chose fût Y éloge ^ mais non pas qa'elie fait la Umange de quelqu'un : elle le caractérise aTantageusement, elle fonde , elle constitue son titre, son mérite, encore qu'elle ne le ferait pas connaître; mais elle ne le vante pas, ne le préconise pas, n'y ayant que les personnes qui soient capables de cette action. Un homme, par naïveté, comme le dit Duclos, ou dans telle position malheureuse, peut se donner des éloget, mais jamais il ne peut se donner des louanges* — On fait Y éloge d'une personne; on ne dit pas faire sa louange : on Ikit son éloge, comme on (ait son histoire, son apologie, le compte ou le relevé de ses qualités ou de ses défauU , l'inventeire de ses biens. On ne fait pas sa louange , parce que ce n'est proprement que Texpression des sentiments des autres pour eUe.

On dit, les louangee de Dieu, chanter les

louanyer de Dieu, et non pas Yéloge on les éloge* de Dieu. C'est que dans les honmiages que nous rendons à Dieu, crqui est à considérer, ce qui importe , ce n'est pas le sens des paroles (car BOUS bénissons Dieu , nous le glorifions en laûn , c'est-à-dire dans une langue inintelligible pour la plupart) , ni la détermination des titres ou des mérites de Dieu (car ils sont évidents et incontestables), mais uniquement le fait, l'expression, la profession. Au contraire, ce sont des éloges et non pas des loiMnges , que demande l'Académie, quand elle propose pour sijget de prix r^ge d'un grand écrivam.

Une autre différence assez considérable résulte de ce qui précède. Véloge est d'ordinaire plus significatif, suppose plus de titres et de droits pour être loué; car le mot éloge lui-même désigne un titre et se rapporte à la raison qui taxi louer. louange, au contraire, qui est propre à marquer l'expression, souvent ne marque pas autre chose : en sorte que la Umange est un éloge tout en paroles, un vain son. Ce mot j en conséquence , s'emploie surtout au pluriel pour représenter un des effets de l'adulation : donner des lovangeij c'est, pour ainsi dire, donner un tas d'éloges, « Idoménée était accoutumé à des loiianget, à des empressements et i des complaisances. » FÉN. « L'artiffce des louanges. » Uàss. c Le courtisan a une profusion, des tonents de louanges pour l'homme qui est en faveur. > Labr. < Vient-on de placer quelqu'un d»n^ un nouveau poste, c'est un débordement de louanges en sa faveur. > In. « Qu'est-ce que la plupart des louanges? des mensonges obligeants, des exagérations officieuses, des témoignages outrés d'une estime apparente. » Bourd. « Une fausseté fort en usage , ce sont les louanges. 9 DuGL. — « Les uns faisaient du nouveau cardinal ou affectaient d'en Caire de grands éloges^ et les autres ne lui donnaient que des louanges ironiques. » Les. «Les livres saints, qui ont consacré par des éloges la foi et le courage de tous ces anciens justes (Ëléazar et les Macchabées) n'ont donc fait que rehausser par das louanges magnifiques im scrupule vain et puéril? » Mass. « Assurée de nos cœurs, elle ne

cherchait pas nos louanges; vraie, franche, naturelle, la fadeur des éloges lui était i charge. > Id. « Le caractère de cette sorte de poésie ' (le bouquet) est la délicatesse ou la gaieté. La fadeur en est le défaut le plus ordinaire, oomme de toute espèce de louange. » Harm. — L'^oge loue mieux; la louange loue plus, et souvent trop ou sans fondement. Véloge est fort de choses; la louange est forte en paroles et souvent n'est forte qu'en paroles. Aimer les éloges indique plus de solidité d'esprit; aimer les louanges ne témoigne que de la vanité.

2* Applaudissement.

Applaudissement se distingue à la fois d*éloge et de louange par les mêmes nuances.

D'abord il a une étendue de signification plus restreinte. Car les objets de Yéloge et de la louange peuvent être très-divers : ce sont , par exemple, les qualités des personnes, aussi bien que leurs actions. Les appkiudtjsemente ne s'accordent qu'aux actions et aux discours. Et lors même que les éloges et les louanges se rapportent, comme les applaudissements , à la conduite, à ce qu'on fait ou à ce qu'on dit, ils en difidrent encore en ce qu'on les donne dans toutes les circonstances, et, par exemple, en l'absence on après la mort des personne qui les obtiennent et bien longtemps après les faits ; au lieu que les applaudissements se produisent plutôt devant ceux qui agissent ou parlent, et au moment même où ils le font.

Ensuite, l'éloge et la louange s'expriment toujours par U parole et sont supposés avoir leur source dans la réflexion et le discernement de l'esprit; les applaudissements se réduisent quelquefois à des acclamations et à des battements de mains, et ils sont provoqués et pour ainsi dire enlevés par un mouvement subit de plaisir.

Enfin, un caractère distinctif très -important, surtout quand le mot applaudissement est pris au figuré, c'est que les applaudissements ne signifient pas autant ni la même chose que les éloges et les louanges! Ce qui est applaudi est approuvé, et rien de plus. « On voit des opinions nouvelles en théologie re^^ues avec applaudissement. » Pasg.' Ce qui est loué ou reçu avec éloge est vanté, célébré, glorifié, c Des docteurs approuvèrent cet écrit avec éloge. » Rag. Avec applaudissement formerait un pléonasme manifeste. Par Y applaudissement ou les applaudissements nous donnons notre suffrage, nous témoignons notre satisfaction et nous encourageons & continuer. « Ce que la multitude approuve, nous l'approuvons; ce que l'eiemple commun autorise, nous y donnons nos applaudissements et nos suffrages. » Mass. Nos éloges et nos Umanges sont plutôt une récompense, un tribut d'estime, de reconnaissance et d'admiration que nous payons après coup au' mérite, quel qu'il soit. Des applaudissements et des éloges (Bourd. , Labr. , Volt.). « La gloire est le partage des inventeurs dans les beauxarts ; les imitateurs n'ont que des applaudissements. > Volt.

ÉLOGE, PANÉGniQIJB. Discours public ou

DHcman pirthi :

pièce d'éloquenee i ïêf knsa^ éê ffaeUtp^nsL Faire, donner, entreprendre, prononcer, tatendre^ un ëlogt bu un panégyriqHie.

Le premier de ces mots^ est lalin , Ik saoMid grec. Cett est Msez pour mett» entre enz une notable différence. Éloge appartient an. langage oemmun ; panégyrique est plus mbie et paviiou* lièrement usité en tenues de rhétorique.

On peut UdT9 V éloge de toutes sortes dn per^ sennes, même dés plue humbles; on ne peut flûne le poMégyriqme que des personnages illustres , des rois , des princes>, des saints. « La TÎe du père Bourgoing , dont je dois pnmonoer 1*^loge^ a» été telle que je ne rougirai point de la célébrer en présence des saints autels* Je plains les prédicateurs, lorsqu'ils font les- panég^^ues funèbres des prinees et des grands du monde. » Bqss. — Véloge peut être simple , san» orne* ment , et plus remarquable par tes choses et par les idées que par la forme et le ton : le pan^* riqvm est toujours pompeux et {dein^ d'art : « H a. principalement pour objet Téclat et la parade.» RoLL. c Laissons aux orateurs d« monde la pompe et la majesté du ityW panégyrique : ils ne se mettent point en peine que Ton» les^ entende, pourvu qu'ils reconnaissent qv» l'on les admire. Pour nous , ornons notre disoonrs de là simplicité de rSvangtte. » Boas. « Je laisse les dons et les mystères, qui pourraient relever le panégyrique de saint Joseph. Je mus taine tout ce qui éclate , pour faire Véloge d'un saint, dont U principale grandeur est d^awotr été à Dieu sans éclat.» In. ffarmontel dit que dans Véloge de Caton , Cicéron avait mis de la prudence. Il airait écrit quelques lignes plus haut : • Cicéron donna les modèles les plus parfaits de Tart de louer grandement : il fît presque en même temps Ispan^^rigue de Caton et la féiioitation à César, pro Marcello. » — Véloge est plus substantiel et plus instructif; le panégyrique réside davantage dans la forme, est plus vide, et ne tend qu'à faire admirer le héros qu'il célèbre. «Tel est l'abrégé de Véloge de saint Jean-Baptiste : éloge qne vous ne devez pas considérer comme un. simple panégyrique de ce saint, mais comme un discours fondamental sur un des points capitaux de notre religion» » Boubo. « Ce caractère de notre saint fera le sujet, non-eeulement do son panégyrique , mais de votre instruction et de la mienne ; oar à Dieu ne plaise que je prétende louer ce saint éyéque, uniquement pour le louer et pour l'élever; son ^ge doit être notro édification, et tout ensemble notre oonfosion. » In.

Il suffît qu'il y ait dans Véloge de Fintérôt; le panégyrique' demande de la chaleur, de l'enthousiasme, en même temps que de la magnificenoe»

Véloge le cède encore en nobles» au panigyrique, en ce qu'il n'est pas, comme ce dernier, entièrement laudalîf : il comporte le biftme sur certains points. Aânsi, faire Véloge de quelqu'un, c^est tenir un discours à son avantage, et faire Bon panégyrique, c'est, suivant l'expression très- Juste de Voltaire , chanter ses louanges. « Il n'y aurait donc qu'en France qu'il ne me serait pas permis de faire paraître TjSloge de Louis XIV et

dn là VranDftt et o^ pascc q^e4aii!Ai eu m l fiasaésae^t û ^ sottisade défiguser oet étage pa de homtenasa rétieencea et par de lâohes dégû aaments* » Volt* * L'histoire ne doiu point An un fjBdë pemégyréque.. » Id. Le centxsaire de f^loge est la eritiqtte; et. U contraire du pon^^nfMe, la satins. Par ùOJia&qaeùly panégyrique st met hsen> apoès éhge^ comme propre à* enchérir sur lui. « M. lieu de» iii«ectii«a et des injores. qu'il» avenent. tanjenra vomses conlre lui , a n'était plus qu'^ever et pemégyriqptes, » Aoll.

Comme^.d'un oêtê ylÊàpae^égyrique n'admet que le style noble et pompeux, et que, de i'autre, il hiae sans vestmction, ce not se prend' aasex souvent en mauwise pari et implique une idée d'affactan'on et d'exagération : Panégyriques guindés (FÉir.)^ panégyrique» de ooUège (Bosst). « On fait anjoutd'hut des ^métyriquâê. oii on entreprendi de canoniser les- morts : panégyriques où les pttis l&chee sans discernement sont transffguréa en héros , leis plus petits espnts en rares génies. » Bouro. s Si CoiyiLeille eût £ut attention que tons les paa^î^yri^uef étaient iraids, ii en auvait trouvé la cause en ce que.-. » Tjiinr»

Bnfin, c'est sous le titre de poa/gyriqiict que la rhétorique considère les élogee comme sujets d'éloquence. • Il y a un genre d'éloquence qui est uniquement ponr l'ostentation, et qui nï d'autre but que le plaisir de l'auditeur, comme les discours académiques., certains poa/gf riqitfs et d'autres pièces semblables.^ On. trouve pour oe genre de grands modèles dans les oraisons funèbres et dans les dieoouiB afjdémiqnes des modernas» » Roll.

ÉMilIGirSR (»'), SB LICKVGim. Sortit des bomes^du- devoir, de la bienséance oa de la modestie (AcAD.) ; se donner beaucoup ou tn^ de liberté.

STëmaneipeVy s'aArsachir, manqnar i ^obse^ vation de certaines lois ou de certaines règles, ou bien à la soumission , su respect qu'on doit i quelqu'un ; se Uceneier,. user de licence, prendre des licences , se permettoe ce qui n'eat pas permis. S^émaneiper eiprima une idée purement négative , celle de se soustraire â>une ohljgatioB, à une dépendance , de seçoasr un joug ; se Ueeneier signifie plutôt quelque choie de positif, une entrepriscj un attentat.

S'émanciper, c'est simplement se dic^rger, at dispenser de quelque cfaose. On dit très-bien, «^^manetper de l'obéissanoe qu'on doit à une ki ou à quelqu'un (Bdom).)^ des ioia ou. des sàgtis prescrites (In.) , des obligations onéreuses j^s-J, d*une observraoe (Id.) , d'une certaine dêpeadanoe (In.) , et dans ces locutions se Ueemci^ ne conviendrait pas. c Cette facilité des pcèlaU à dispenser (à accorder de» dispenses) augmentait de plus en plus l'inclination violente qu'ont les honmiee^ à ^étnaneiper. » Bonan. « Au lieu que i Taifrandiissement des lois humaines passe ponr un privilège, le grand privilège de la g4oe est j d'être incapable de «'^monctper de. la loi du Seigneur. 9 In. « Quelques-uns do nos meiUeais écrivains ne prennent point garda à cette règk^- ' Vais si chacun /émaneipatt de aon e6té, fes.«&f à n'être pae^ A encta en «ftainea ckoseer ^

STNOmriB» A BADKAQX BIVERS.

litres en d'aotrea, nai» ténias bitatAt ntomler Dotce lazigu» dan3 soa aiuÛQime barh&cie* >

Mais te licencier^ c'est précisénuent faire des ctes de licence , de grande* liberté , ou de iberté immûdérée , se permettre une grande Ardiesse. « Mous ne perdons la connaissance de lOtre pécbé (de Timpureté) qu'autant que nous lous licencions i \ê commettre. » Bouiu>. « Luher conressa qui! était allé plus loin qu'il ne îoiilait; c'est que le caractère de l'esprit de lioinme est de se liesmier toujours , quand il a >rîs une fois Tessor. » In. Pendant que Moïse était ur la montagne* les Hébreux se lieencièrsnâ et se irent des idoles Pd«). « Yaudemont avait pris à farly une cbaise i dos; ^aad il y eut accouune le monde , qui en France trouve tout bon , i condition que ce soient des entreprises ^ il se icencia de la. garder les soirs pendant le jeu.» >. S. « Je me Ueencioi i bien cepirésenter à. De&narets les obligations qu'il avait à Cbamîilart, ît je ne le marchandai pas. > In» « De peur que e peuple, revéïtt d'un si grand pouvoir, ne rienne lui-même kse licencier, pour réprimer son insolence et le réduire k son devoir , on créerait an dictateur. » Boiju. Herciue dit éL 3oaIe dans Amphitryon :

Qaoil tSibouebe se Ueenck k le donner encore un nom que ]e défends! Mol. Et, dans Psy^H^, Vénus se plaint de sa jeune rivale , en disant :

On ne belaoce point entre nos dons mérites^ A quitter mon parti tout s'est licencié, I».

Cependant s*émaneiper se prend aussi parfois dans le sens positif. Mais alors , il est moins fort que se licencier, si ce n'est ea ce qu'il exprime toujours une infsa^ion mosale mcùns giwre , au moins ea oe qu'il marque moins d!aadace , un moindre excès, on moindre emportement. C'est pour cela qu'on dit, s*éma*ciper un peu (Volt.), s'évuœijter trop (Mqa.), ud peu trop (ln«), tandis que se Huncier est absolu et ne comporte pas de degrés. Un ambassadeur qui outre^passe ses pouvoirs s'émancipe (S. S.) , mais il ne va pas josqu'à se ïtcencter. Une femme ne doit pas permettre, qu'on i^imancipe (Las,) ni à. plus forte raison q/n'on se Ivcends avec elle^ « Notre volonté, ennemie de la sujétion, ne cbeccbe qu'à s'^manoipcr et 1 se ttcencter. > Boaan. « Plus ces âmes tièdes, volages, dissipées» cbercberont i s'éman-. Giper et A sa lisencter, pins elles seront exposées aux mécontemements et aux. ennuis. > In.

SMURTOSI, FOETUS. La même idée se trouve exprimée en grec pat efn})rytm , i(USpuov , et en latio par fcslus^ C'est selle de l'animal dans le Min de sa mère. C'est aussi le sens que ces deux QOts ont conservé en français.

Vais fiKHqMe, empruntés de langues savantes, ils soient l'un et l'autre des termes tecbniques ttsiié» seulement dans certainesr sciences , l'bis* toice naiHielle et l'anatomie, eeibryon, à cause ie son oiigine grecque, est encore pUis éloigné 4a langage commun que son synonyme fcetus. C'est pourquoi senL il sert à formée d'autres ter* mes purement scientifiques, embryoloiiite^ «M-

De là suûrent les différences qu'on peut mettre entre ces deux mots.

Fœtus convient mieux pour désigner le IHiit de la femme ou Tenfont , parce que de teu» les petits non encore nés des animaux , e^est celui dont il est le plus souvent et le pltis nstureflement question dans nos discours ordinaires. Par la raison opposée, embryon se dît pletlt en parlant des autres animaux , et surtout de ceux qui ressemblent le moins à lliomne.vDaaB les vivipares , et en particulier dans le /brtiit bn* main , les yeux ne sont pas à beaucoup près aussi gros, à proportion, qu'ils le sont dans les em^ hryons des ovipares. » Buvp. — Toutes les Mb qu'on dit d'une manière absolue , le fiifur, on entend parler de l'enfant dans le ventre de Da femme. Et ,. d'autre part, embryon étant le tenne spécial des savants s'emploie pour exprimer des choses qui ne sont pas l'objet des idées ni des discours du vulgaire, comme, par exemple, en botanique, le germe et la semence, en tant qu^ls sont l'ébauche du fruit ou de la plante , ébauoHe confVise et qui ne peut être saisie que par* l'œil subtil de la science.

Cependant cette première difTërence est rarement observée. L'usage permet qu'on se serve de fceius et d'embryon pour signifier tous les petits des animaux avant qu'ils voient le jour.

Mais fœius les représente tels que le commun des hommes les aperçoit et les cite dans ses discours , c'est-à-dire tout ibnnés , et embryon les £ait concevoir tels qu'ils sont immédiatement après la conception, c'est-à-dire informes, à rétàt rudimentaire , et ne pouvant attirer d'autre attention que celle des savants qui en font l'objet de leurs recherches. On dit pltitôt la formation de Vemhryon, et la nourriture du fœius (BuPF.). — Par extension, embryon, mais non pas ftzi%u, marque quelt[ue chose de petit, et,, par exemple, un avorton, un très-petit homme, ou quelque chose d'incomplet, d'inachevé, c Je joindrai à cette édition un issai sur la poésie épique, qui ne sera point la traduction d'un embryon anglais mai formé , mais un ouvrage complet. » Volt. « V embryon de la religion chrétienne, fbrmé chez les Juifs sous l'empire de Tibère, fut ignoré des Romains pendant plus de deux siècles. » In. « Dans Milton , le froid et le sec avec le chaud et l'humide, devenus quatre braves généraux d'armée , conduisent en bataille des embryons d'atomes armé.s à la légère. » In. Voltaire appelle aussi embryon de tragédie une ébauche de tragédie, c'est-A-dire sa tragédie d'Jréne, qui n'était d'abord qu'en trois actes.

La plupart des médecins admettent cette différence, mais sans tomber d'accord sur l'époque précise où les parties de l'animal sont assez développées et assez apparentes pour que l'embryon mérite le nom de fœtus. La formation de l'embryon se produit instantanément au moment de la fécondation ; celle du fœtus s'opère lentement et peut s'observer A mesure que le petit animal prend- de la nourriture et de Taccroissement. L'embryon du poulet est dans Tôeuf, quand l'œuf est pondu et même avant ; le fœtus du poulet ne

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