DEUXIÈME PARTIE
manqué d'entendre la messe , êxeêpU quand il a été malade. » âcad. « Tout homme qui pose des maximes générales entend qu'elles obligent tout le monde excepté lui. > J. J. Bore, dehors, marque exclusion et restreint quelque cbose de général , j une classe , en posant des individus qui n'y rentrent pas ou n'y appartiennent pas. « Esprits inquiets et turi}ulents , capables de tout soutenir hort le repos. » Mass. « Ce que Montaigne a de mauvais (j'entends hors les mœurs) eût pu être corrigé en un moment. » Pasc. « Hors le Grand Turc, tout le continent de TEurope veut alors accabler à la fois les Vénitiens. » Volt. —A quelque chose de général excepté et hors opposent quelque chose de particuÙer, savoir : excepté des cas ou des choses à quoi ne s'applique point la loi dont il s*agit, et hors des choses ou des personnes exclues de la collection ou du genre dont il s'agit. Quand je dis : Tout vieillit, epuiepté la terre (Fér.), j'énonce une loi et je signale une chose qui n'y est pas conforme ; mais quand je dis : Tous les ouvrages de Platon, hors ses lettres , sont en forme de dialogues (FÉir.) , il n'est pas question de loi ni de non-conformité à une loi, il est question d'une certaine espèce d'objets erde ce qui n'y est pas compris. ^D'ailleurs , excepté ayant été emprunté et se trouvant encore convenir surtout au langage des légistes et du barreau, est bien plus prosaïque, bien moins propre à la poésie que le mot métaphorique hors,
ExcepH et d Vexeeption ne diffèrent pas Ton de l'autre , si ce n'est en ce que d Veascsfption de sert à indiquer une exception, une exemption de la règle, remarquable, importante, qui consiste en quelque chose d'unique, c Elle entend tous ses intérêts, à Vexeeption d'un seul; elle parle toujours et n'a point d'esprit. » Labb.
Entre hors et hormis la différence n'est guère plus grande. Hors annonce une exclusion produite par le hasard ou par la nature, et hormis (mis hors) une exclusion volontaire , opérée par les hommes , plus formelle par conséquent et plus digne d'attention.
Tâches dans ce dessein de l'affermir (Polynlce) vous-même (Éléocle),
Et lui promettez tout hormis le diadème. Rac.
« Tout est bien venu chez vous , hormis les anciens Pères. » PAsq, « Voici mon aventure dont je ne déguiserai rien, hormis des noms que je dois taire. » Marm. ^
Hormis UA, tout chez toi rencontre un doux accueil.
Bon..
Sauf est usité principalement, sinon uniquement, en style de pratique. «Il lui a oédé tout son bien, sauf ses rentes. 9 Acad. c Quand chacun se réglera sur le mémoire, il s'ensuit que tout le monde agira toujours de concert, sauf ce qui pourrait être ignoré des uns ou des autres. » J. J. Beaumarchais dit dans ses Mémoires^ au sujet d'un libelliste : c Sauf tous les affronts qui poursuivent son vil emploi , il est heureux dans son grenier. 9
A la réserve de exprime, comme hormis y une séparation expresse, mais, avec cette idée accessoire de plus , qu'on a soin de mettre à part pour
réserver^ pour garder, en empêchant uns chose de s'en aller, de passer ailleurs ou de périr avec d'autres. •À la réserve du chftteau et du parc que j*ai conservés pour mon usage, mes plaisirs et mes besoins, j'ai tout loué. • Sét. «Jérusalem fut renversée de fond en comble , et , d la résene de quelques tours que Tite laissa pour servir de monuments à la postérité, il n'y demeura pas pierre sur pierre. » Boas. « Dieu résolut de détruire tous les hommes, à la réserve dO'Noé et de sa famille , par laquelle il répara tout le genre humain. » lo. < La Poméranie fut cédée aux Suédois par le traité de V^estphalie, d la réserve de l'évêché de Gamin. » Volt, c S^îon abandonna le pillage de Carthage aux soldsts pendant quel-, ques jours , à la réserve de l'or , de l'argent , des statues et des autres of&andes qui aetrouTeraieni dans les temples. 9 Roll. «Je raivoyai sans rançon tout le reste des captifs, d la réserve d'une demi-douzaine de femmes que je gardai pour avoir soin de mon petit troupeau. » Les.
A telle chose près a rapport 4 la quantité, et s'emploie en parlant de quelque chose de'presque complet, accompli ou achevé, qui serait complet, accompli ou achevé s'il n'y man<iuait teUe chose. A peu près, à peu de chose près^ à beaucoup pris, c Ce capitaine avait sa compagnie complète à deux hommes |M*éf. » Acad. « En six jours mon drame fut écrit, à quelques vers près, > J.l. • Gela (une pièce de Voltaire) est charmant, d deux ou trois mots près. > D'Al. « D'où vient que la Bérénice de Racine se fait lire avec tant de plaisir, à quelques fadeurs près? 9 Volt. « Le seul défaut de V Avare de Molière est de finir par un roman postiche..*. Mais, à cette faute prés, quoi de mieux conçu que V Avare? 9 Lah. — Du reste, quoiqu'on dise à beaucoup près^ 4 telle chose près marque plutôt un manque regardé comme peu considérable. « La Merceret était peu vive, fort raisonnable, à quelques petites humeurs près y qui se passaient à pleurer. > S. J. «A la religion prés, dit-on, cet homme est un fort honnête homme. Quelle exception , à la religion près? 9 BoDRn.
EXaTEE, INCJTER, PROVOQUER, AIGUILLON- NER, STIMULER, AMIHER, ENCOURAGER. Mettre quelqu'un en disposition de ùûre quelque chose en l'échaufCant.
Exciter et inciter, formés du latin ciere, mouvoir, ébranler, soulever, faire naître, exciter, ont été distingués l'un de l'autre dans la I"* partie, page 146.
Provoquer, provocare^ de voeare pro, appeler au dehors, suppose un but extérieur. On vous excite ou on vous indte à haïr quelqu'un; on vous provoque à boire ou & vous battre. On excite la fureur , oa provoque la furie. On excite différents sentiments! on provoque des représailles. — D'autre part, l'action de provoquer consiste proprement A appeler, et non pas à pousser comme celle d'exciter ou d*inciter. On est provoqué au combat par celui même avec lequel on doit se battre; mais on est excité au combat ou à la révolte par d'autres personnes que celles contre lesquelles on doit se battre ou se réyolter. La provocation est un défi , rescits^'t»
SYNONYMES A RADICAUX DIVERS
soulèvement. Qui fiiit une chose parce qu'il [ le duc portait lui-même la' hotte et animait les isi excité ou incité suit une impulsion; qui fait ; soldats et les habitants, s Boss. « Les FUilipt chose, parce qu^il y est provoqua, répond à { piquet de Cicéron ont été ainsi appelées par lui,
appel ou à une attaque. parce qu'elles ont pour objet d'antmer les Ro-
Aiguillonner y presser de VaiguUlan^ c'est solli- ! mains contre Antoine , comme Démosthène ani- :er par quelque chose qui pique au yif , qui pro- 1 mait les Athéniens contre Philippe. » Lah. « C'est lit , dans un ordre de choses ordinairement un indolent que rien ne peut animer. •» Acad.
tit, le plus haut degré à* excitation.
Les doux propos, libres sans indécence.
Aiguillonnaient leur TÎTe impatience. Volt.
>mme on dit piquer la curiosité , on dit Vaiguilnner (Lab.). — D'ailleurs, outre que ce mot Il absolu , ne s'emploie point avec d, comme ses fnonymes , il en diffère encore en ce qu'il se dit lécialement de la paresse , ou quand il est queson de travail. « AiguiUonnex un peu la paresse a'il a d'écrire. » Volt, c Vous daigneriez aittt'Nonner un peu ma paresse. » J. J. c Ces pretières ouvertures (en géométrie) aiçuillonneni esprit du jeune homme. » Volt. La concurrence IguiXionne ( Mark. ) , ainsi que l'émulation »'Al.).
Stimuler t latin ttimulare, de td'muit», aiguiU on, signifie exactement la même chose qu'atvtUonii«r , dont il tend à prendre la place. Il ne e trbuye dans le Dictionnaire de l'Académie que lepuis 1835. On disait aiguilUmner au zvii* siè- Xty et surtout au zvm*; au xix!, nous disons tttmvier. U n'y a & cela aucune raison tirée du lens des deux mots. Tout ce qu'on peut dire , c'est que fh'muier, venant du latin, a quelque chose de moins commun ou de plus recherché.
Animer et encourager ont tous deux cela de distinclif , par rapport aux mots précédents , qu'ils ngnifient, non pas réreiller ou mettre en action les forcés ou l'activité de quelqu'un , mais lui en donner. La personne excitée , incitée , provoquée , aiguillonnée ou stimulée^ a été mise en branle , entrain, en verve, à même de réagir; la personne animée ou encouragée a reçu un renfort sans lequel elle n'aurait pu conmiencer , ni surtont poursuivre. C'est toujours à entrer en action qu'on porte celui qu'on excite , qu'on incite , qu'on provoqua, qu'on at(^mUonne ou q\i* on stimule; c'est plus particulièrement à continuer, à se soutenir pendant l'action qu'on aide celai qu'on cni'meou qu'on encourage. « Est-ce une doctrine qui me dispose à travailler pour Dieu , qui m'y ^S^e, qui m'y excite ^ qui m'en fasse naître le désir, qui me soutienne et qui m'antme dans les résolutions que j'en ai formées? » Bourd. Un prince exdU d'abord ses sujets à se livrer au commerce; ensuite il encourage leur commerce, il les encourage dans leurs entreprises commerciales ou à étendre leurs relations commerciales.
Animer et encourager ne sont pourtant pas *<ÏUiTalents, Animer, c'est donner de Vàme, ani- ««,de la vie, de l'ardeur; encourager, c'est donner du courage, de l'assurance, de la fermeté. Oq anime la froideur ou l'apathie ; on encourage » timidité , la crainte , la faiblesse.
Oni se reiftche, qui n'a pas assez de zèle ou d'ardeur, a besoin d'être animé.
Un poignard à U main l'implacable Alhalie
Au carnage animait ses barimres soldats. Rac.
< On travaillait sans relâche aux fortifications;
Qui a peur , qui se rebute , qui n'a pas assez de fermeté ou de hardiesse , a besoin d'être encou^ ragé. « Nous encourager et nous aff^ermir contre les répugnances et les révoltes de la nature. » BouRD. «Nous étions trop timides et trop lâches, et Jésus-Christ a voulu nous encouro^fer. > In. « Il faut encourager la faiblesse , de peur que notre nature n'osât pas même s'approcher de Dieu. » Boss. On nous propose de grands exemples pour nous animer i les suivre (Mass.); Jésus- Christ, par son exemple, nous a encoura^ gés â souffrir (In.). Animer â souffrir ne se dirait pas; car animer n'implique pas, au moins d'une manière sensible, comme encourager, l'idée de mal, de péril, de difficulté, et par conséquent de lutte.
EXC08B, PABDON. Ces deux mots s'emploient pour exprimer qu'on réclame l'indulgence au sujet d'une faute conunise.
Mais la faute pour laquelle on fait excuse , est de celles qu'on excuse ^ en faveur desquelles il y a ou on allègue des circonstances atténuantes ou justifiantes , c'est un tort léger, involontaire ou apparent. «Saint Paul a été obligé de rendre compte à l'Ëglise de ce qu'il avait souffert; il en a fait excuse aux fidèles , il les a priés de supporter en cela son imprudence. » Bourd. < Il me reste à faire excuse d'avance aux auteurs que je pourrais maltraiter â tort , et au public de tous les éloges injustes que je pourrais donner aux ouvrages qu'on lui présente; et ce ae sera jamais volontairement que je commettrai de pareilles erreurs. (Programme d'un critique.) » J. J. « Voilà, ma très-chère, bien des questions; je vous en fais des excuses. » SÉv. « Le baron de Goôrtz sortit de prison , sans que le roi de Suède eût daigné faire la moindre excuse au roi d'Angleterre, ni montrer le plus léger mécontentement de la conduite de son ministre. » Volt. <— Au contraire , la faute pour laquelle on demande pardon est de celles qui sont punissables, qui crient vengeance , qu'on ne peut diminuer par au-, cune raison, mais seulement par son repentir. Le czar Pierre demanda pardon à son favori Lefort d'avoir tiré l'épée contre lui ((ans un repas (Volt.). Dans Ui tragédie de Saurin , qui a pour titre Spartacus, Spartacus «demande pardon à Noricus de quelques paroles outrageantes qu'il lui avait dites dans le combat > Lab. A la fin de VÉcole des maris , Isabelle dit â Léonore :
Ma sœur, je vous demande un généreux pardon ,
Si de mes libertés J'ai Uché votre nom. Mol.
On fait excuse à une personne qui entend raison , espérant qu'elle aura égard à la situation , à la nécessité où on s'est trouvé , à l'ignorance , à rillusion , â la faiblesse , à la timidité. On demande pardon à une personne qui a bon cœur , parce qu'on compte sur sa générosité ou sa clémence. Boileau, répondant à une lettre de vieille
KUXIÈMB MRTIft :
date dt son ami Brossette, lui déclare qu'tl ne lui demandera pas pardon de sa négligence, mais il lui fait etcute ou des excustt en lui disant, d*après Horace : Tons svez acheté en moi par vos bontés un serviteur très- imparfait , et il le faut garder tel qu'il est. Dîtns nn cas semblable, J. J, Bousseau, au lieu de ftiire excuâe, demande pardon; c'est qu'il considère sa faute comme bien plus grave, comme ayant besoin d'une grande indulgence. « Daignerez-vons bien encore me recevoir en grâce, après une aussi indigne négligence que la mienne? J'en sens toute la turpitude , et je vous en demande pardon de tout mon cœur.... J'aime mieux devoir uniquement mon pardon à votre bonté, que de chercher à m'excuser par de mauvais subterfuges ■. »
EXEMPLE, HOBÉLE, KÉGLS. Ces mots désignent des principes d'action ou de conduite, quelque chose qui détermine à agir d'une certaine manière. La vie de Jésus-Christ est notre exemple (Fen.), notre modeVe (Boss. , Uass.) et notre règle (Boss.).
Il y a d'abord une ditTérence entre Vexemple et le modèle , d'une part , et la règle , de l'autre. Vexemple et le modèle montrent comme ayant déjà été fait ce qui est à faire ; la règle prescrit ce qui est à faire. L'histoire nous propose des exemples et des modé^^; la morale nous impose des règles. Nous pouvons puiser des exempies et des modèles dans les discours des grands orateurs et dans les oeuvres des grands artistes ; les règles de l'éloquence se trouvent dans les livres des rhéteurs, et celles des beaux- arts dans les traités sur le gotlt , lesquels portent aujourd'hui le titre d'Esthétique. Dans un endroit de son Discours de réception à l'Académie française , Buffon dit : « Ici l'application ferait plus que la règle ^ les exemples instruiraient mieux que les préceptes ; mais , comme il ne m'est pas permis de citer les morceaux sublimes qui m'ont si souvent transporté en lisant vos ouvrages , je suis contraint de me borner à des réflexions. »
Vexemple et le modèle font plus d'impression sur les esprits imitateurs qui sont accoutumés et qui aiment à suivre les autres-, les règles agissent plus efficacement sur les esprits purement raisonnables, a Vexemple est la voie abrégée de la persuasion : les hommes mêmes ne vivent la plupart que d'imitation; il leur faut des modèles. t> Mass. « Heureux les enfants que leur père conduit à la peitection , bien moins par la voie longue et difficile des préceptes , que par le chemin tourt et facile des exemples I » D'âg.
4 . Quoique Mme de Sévigné, Lafontaioe, Regoard, y J. Routsean et Laharpe aienl dit, demander «vcat^, an lieu de faire exaue^ c'est néanmoinfi une façon de parler jtisiemeoi réppouvée par les grammairiens : on ne demande que co qui peut èlre accordé, un pardon , par exemple ; mais on ne demande pas une ' excuse , parce qu'on n'accorde pas une exotue. Dam le Médecin malgré lui, Valère témoigne à Sgaoarelte le regret de l'aToir battu pour loi arracher l'avea de : sa science : a Je vous demande pardon de leule mon ; âme. » Mais Lucas , paysan grossier^ qui ne soit em- ; ployer que des locuLione vicieuses, ajoute : a Je vous demandons exmse de la liberté que j'avons prise, s ;
En général , «t poar tons les esprits , l'oopè
et le modèle n'taoBreeotpD le màBegeoTe fa»
flttenoe qae la rigk. La vè^Ie éclaire: elle ^
•■ connaître ce qui doit se£Bire,eeéaQtsa3eJâ
^ pas s'éoartcr «a agissanL Maii cll« estfnè;
: elle ne frappe ni n'émeut Vesmfk et k luâ
! persuadent^ aninent et eotnlaent. Dm d%
on obéit à l'idée , à la eomielidD ftt oe ^t.h
faire est bien ; de l'antre, on cède iuoewtGrri
Entre Vexemple et le «iddèfrla diféreocec.^' siste en oe qu'on suit Veamfk, d^'oo imitii^ modèle. Or, suivre un eampk, t'est ftire sfà un autre ; et imiter un mofUif , c'est iaire d aprèj un antre. Ce qoe vous tàto i ïatwfk d'tug autre , vous le fiùtes aassi;€e ^w \nts i^ sur le modèle d*un antre, von kfaiteâeiBfaaei Dans le premier cas , vous imita a oe sens qa| vous n'êtes pas le premier i fan ce (|pe lôij faites; dans le second, vous imitez aictesoL vous vous conformez de tort point à ce çïii déjà été fait. «Saint Loais a élè ïanfkkm peuples, et le modèle des rois. >ïi5s. |
De pins tfi en conséqueaos, c'est le M fiai considère dans Vexemple et la pofcctiofi âans te inodèîe. (^and voue avez on ôw^, ^ « ^ fait ce qtie vous allez faire; sTwrmiwi^J c'est avoir sous les yeux quelque èittd'eicel-| lent à imiter. On cite ou on allègue» ffwpîej on propose un modèle. On doone «i «wj pour modèle. • Nous avons le md(k ée \î^
sagesse dans Vexemple des mages.
, feal
a Donner pomr modèle un ismfif qm est w| vais. » Boss. « Adam nnisHioi ^<'"*^^ un père qni les engendre, et non itiattaia un modèle dont Vexemple les iu^i'àî i fl faire. » In. « Les eaemplis de JkE^ri^ si mon modèfie. » Mass. J
On est un eajetnple par ses «tiODs.etœiiJ dèle par ses qualités. Exemple «^^P''^^ en fait de conduite, etmodè/€eûïfl^«*'^^.?^ culation, d'art et de goût.
La vie de Jésus-Christ est notre ewiprH
notre modèle , c'est-à-dire que, d'une p^-^ devons faire ce qu'il a feit, et, de l'autre, aj tout ce qu'il a fait, et comme il l'a &it.D£'8^" forcer de lui ressembler en twt fij« ^ T règle, c'est-à-dire qu'elle est m ?sm en pfl tirer une mesure générale d« « qua cooriq de faire où de ne pas faire, mèoe poat » ^ où Jésus -Christ n'a point agi. ^
EXERIPLES {IMVmti LES), 9X^ ^^ PLES . S'y con fo rmer . ^^^
A la rigueur, on suit les e«m^"^ ,^ les modèles. « Quoi ! ce sont U le^.^^ qu'on nous donne à suivre ^ les ««*■ "^ ] nous offre à imiter!'» J. J. • »« jsiJ
On ne dort donc se servir A'fmter <î«n les exemfples sont comme des modèles w on s'efforce de ressembler. « Mélésicii»^^^ gea qu'à imiter dans la guerre les <wn ses ancêtres. » Fén. € Annibal sraït at»^^ perdu l'wpérance de faire subsister «^ M dans le pays où il était, si les consuls «'3 suivante imitaient Vexemple de «"*f vjl a Les Pères de l'Église ne craignaient FJJ ni les objections ni k grand jour. Plus»»' |
SYNONYMES À RABICACX BIYERS.
^ ains de nos jours , dignes de marcher après dans une si noble carrière , ont imité lesr pie. » D'Al.
Prêtres, et grands, et peuple, adoucisses tos
^ Vous trouvez le iBOTen
Afint si pea, de Csire eneor du biea.
I Ricbes et grands que le monde contemple , I Imiiez donc xm Bï ioucbaxki exemple» Vocr. [ « Quand je t'aurais fait tuer, j'aurais suivi Serres Dieu âésormtis dans un plus digne lempto; ^«»«'»P^« de mauvaise foi que tu m'avais donné Et que U Grèce instruite imite votre cxempU, : ^ trompant Tarpéia. » (Romulus i Tatius). Yen.
Volt. | < Courage, sacrilège, dit le pape à Guillaume de Au contraire , on suit parfois des exemples qu'on ! Nogaret , frappe le pontife , suis Vexemple de tes ne s'est point proposés, par laisser-aller, par en- ^cotres les Albigeois. » Boss. « Comme si l'on
devait jamais se piquer de suivre un mauvais eatem^, » RolÇ.
Mais Érope est coupable en suivant votre exemple.
traînement ou par force. « Galérius força Diodétien de quitter Tempire. Il fallut que Maximien suivit Sun earetiiple.* Boss. c L'esprit de Jésus est dans les élus ; il les rend semblables à lui , et leur fait wuivre ses exemples, » In. « Par où pourrezr-vous vous défendre de swivre un exemple si puissant et si présent?» Bourd. a Voyez les enfants qu'on abandonne à eux-mêmes ; ils contractent bientôt tous les défauts dont l'exemple frappe leurs yeux, parce que cet exemple est commode à suivre. » J. J.
Vexemple qu'on imite est tout un genre de conduite ou de vie.
Eofin Tenx-tu dtner n'ayant phis de nnrmits, Imite mon exemple y et fais-toi parasite. Vour. c Que ce prince se souvienne qu'il est sorti de saint Louis, non pour se glorifier de sa nais» sance , mais pour imiter Vexemple de sa sainte Tie. B Boss. « Cette pieuse commémoration (des saints) nous enflamme à imiter Vexemple de leur bonne vie. » In. « Saint Thomas fut le plus grand docteur de son siècle , il fut aussi le plus saint religieux de son ordre. Quel exemple ! et qu'il est peu imité! » Mass. — Mais Vexemple qu'on suit est un fait , un trait particulier, c La Rochelle se rendit. La Guienne , épouvantée , fut prête à suivre cet exemple. » Boss. « La procédure faite contre Jean Morelli n'était point un exemple à suivre à mon égard. » J. J. « Hérode méprise Jésus- Christ, et toute sa cour suit «on exemple.^ Mass. a Le prince, chef de la révolte (contre saint Louis) , demande la paix ; les grands fuirent «on exemple. » Id.
Jadis de Médicis Tandace CTirieuse Chercha de ces secrets la science odieuse y Approfondit longtemps cet art surnaturel. Si souvent chimérique, et toujours criminel. Tout siUvit son exemple. Volt.
De ce qu'on suit proprement les exemples et qu'où imite les modèles, il résulte encore que les exemples qu'on imite sont en générai bons et jouables, au lieu que ceux qu'on suit peuvent être mauvais , répréhensibles ou fâcheux, a Nous vous proposons d'imiter l'exemple de ceux qui se sont retirés des plaisirs et des dissipations du monde. » Mass. « Par votre confonnité à ce modèle (la sainte Vierge) , et par le soin que vous aurez d'imifer cet exemple , votre conduite sera irrépréhensible. » Boord. « Les exemples à fuir frappent souvent davantage que les exemples à imiter. » P. R. o César imitsk Vexemple de modération que Sylla lui avait doublé. » Roll. « Je ne suis pas un ange, il est vrai; mais j'habiterai lear demeure, j'imiterai Uwrs exemples. » J, J. «J'imite autant que je puis l'exemple si bon à mvre de Votre Majesté. » D'Al.
n suit d'Elisabeth les dangereux exemples. Id. L'âme du grand Argide en vain du haut des cieux Implorera pour vous la démence des dieux ; Bs suivant votre exemple ; ils seront sans clémenee.
lo.
EXPÉDIENT, BSSSODRCE. Ce à quoi on a recours dans une position critique, difficile, embarrassante.
Expédient y guod expedit, ce qui met le pied hors de , ce qui le dégage , ce qui débarrasse des empêchements, ttnpedimento. Ressource, source contre, source destinée à restaurer, à rétablir. La ressource tire d'un plus mauvais pas que V expédient^ car elle relève d'une perte ou d'une chute. L'expédient ne suppose qu'un simple inconvénient ou un obstacle à vaincre pour parvenir à un but ; la ressource suppose un mal à répsrer. VcxpédierU fecilite le succès ; la ressource remédie au mal. Sans expédient, on ae trouverait court; sans ressource^ on serait perdu, ruiné : aussi dit-on perdu ou ruiné sans ressourcerai non sans expédient ; des ressources de sidut (Mass., Buff.), et non des expédierais de salut. — La ressource agit plus en grand. Dans les affaires courantes de la vie , nous avons sans cesse besoin d'expédients; dans les calamités, dans les guerres , il faut des ressources. Vexpédient n'est souvent qu'un trait d'adresse , une ruse, un stratagème; la ressource est plus grave. Avec de l'habileté et de l'industrie, on*ne manque janmis d'eapp^dtenf ; pour ne manquer jamais de rensources, j\ faut de grandes lumières et une âme ferme.
oc Les courtisans n'emploient pas ce qu'ils ont d'esprit , d'adresse et de finesse pour trouver les expédients d'obliger leurs amis. a> Labr. «c A présent, on appelle un grand ministre celui qui est homme d'industrie et qui trouve ce qu'on appelle des expédients. » Montesq. « Nous trouverons des expédients pour nous parer de cet incouTé-
j nient. • Rvgn. « Fabrice me ât connaître le stratagème qu'il prétendait employer pour moi (pour ravoir une bague volée) , et je lui témoignai que j'approuvais fort Vexpédient qu'il avait imaginé.»
'■ Les. — a On a regardé Condé comme un homme incapable de plier sous les obstacles, comme une âme du premier ordre, pleine de ressowces et de
< lumières. » Labr. « Il y a des maux effroyables et d'horribles malheurs où l'on n'ose penser, et dont U seule vue fait frémir : s'il arrive que l'on y tombe , l'on se trouve des ressources que l'on ne se connaissait point. » lo. « On publiait que
^ le parti huguenot était abattu ; mais ceux qui