DEUXIÈME PARTIE
son ami. * Vbat. Euménides, au contraire, est resté un nom propre dont la première lettre est toujours une majuscule, et qui est théorique, qui exprime le titre plutôt que la fonction actuelle, oc Au lieu de diables , les Grecs eurent Até , Erynnis, les Euménides, » Volt, c Les Phalaris, les Busiris se moquaient avec raison des fables de Cerbère et des Euménides. » Id. « Les Euménides sont la troisième pièce que la famille des Atrides ait fournie à Eschyle.» Lab. < Siède philosophe^ appliqué au xvui* siècle , est une espèce de sobriquet, une sorte de contre-vérité, comme le nom des Euménides , qui par lui-même désigne la douceur et la bonté, et que les Grecs, peuple frivole et railleur , avaient imaginé pour les furies, 9 In. — « Le chien Cerbère, qui aboie de ses trois gueules, les trois Parques, les trois Euménides sont des imaginations ridicules des Grecs. Dieu ne m*a point apparu : il ne m'a point montré Alexandre fouetté par trois furies de l'enfer pour avoir fait mourir si injustement Gallisthène. » Volt.
Les Euménides sont les furies de l'enfer , on dit les furies infernales (Fân.); au lieu que les furies sont d'ordinaira appliquées sur la terre à poursuivre, à punir les crimes, ou bien ce sont des personnages furieux qui ressemblent i des furies. Tant il est vrai que le mot furies s'est fondu dans notre langue où il est tout à fait usuel et se dit particulièrement bien en prose , pendant que celui d'Euménides a gardé avec un air étranger sa signification mythologique rigoureuse , et s'emploie plus volontiers en poésie
Euménides, venez ; soyez ici mes dieai ;
Accourez de l'enfer en ces horribles lieox....
Ah ! le barbare approche ; ii vient ; ses pas impies
Sont i mes yeux vengeurs entourés des furies..,. (Éîeclrc.) Volt.
« Pompée s'endort. Alors l'image de Ji^ie, perçant la terre , se présente à lui comme une furie , sur un tombeau qui vomit des feux : On me traîne , dit- elle , de l'Elysée dans le Tartare. J'ai vu les Euménides s'armer de torches empoisonnées.... » M ARM.
« IL mit le mari en fureur. Voilà don Anastasio qui perd le jugement : il semble que les furies Tagitent. » Les. « Que prétend cette furie (une femme furibonde)? que la jalousie est affreuse I » Volt. « Cette furie de Théodora fut déclarée sainte, et on a longtemps célébré sa fête dans l'Eglise grecque. » Id. « Ce forcené Clodius , cette furie , ne cessait de répéter dans ses harangues que tout ce qu'il faisait contre Gicéron , c'était de l'aveu de Pompée. » Lah. « Sur le théâtre grec, Oreste, poursuivi par les furies^ devait tomber dans les convulsions. » If arm.
Dans la Pharsale , Lucain fait dire par le tribun Métellus à César, qui va piller le trésor du temple de Saturne : « Tu n'ouvriras ces portes qu'après m'avoir percé le sein, et tu n'emporteras les dépouilles du temple que souillé du sang d'un tribun; tu sais si les dieux laissent violer impunément cette dignité sainte , et si les Euménides l'ont vengée de l'impiété de Crassus.» Mark.
Enfers, qui m'ttteodex, EumémtUs, Taxiare,
Je ne vous craindrai point.
(Sop]u>nisbe). Volt.
Ifinislrei, conQdents, domestiques perfides
T lassent (aux enfers) sous les fouets les 1ms ds§ Euménides, L&f.
Et si les p&les Euménides Pour réveiller nos parricides Toutes trois ne sortent d'enfer, Le repos du siècle où nous sommes Va faire à la moitié des ] Ignorer que c'est que le Cer.
FURIEUX , MANUQUE , LUNATIQUE. Oui ne se possède pas, qui parle ou agit de manière à ïàire voir qu'il n*a pas Tusage plein et r^olier de ses facultés.
Si on s'en rapportait à Tétymologie, furieux et maniaque seraient tout i fait synonymes; car furor en latin signifie exactement la même chose que (uevia en grec, une grande colère, liais manie i dans notre Ungue commune, n'a pas gardé sa valeur originelle. Au lieu que le furieus ne peut pas maîtriser ses mouvements , se contenir, le mamaqtieest incapable de diiiger son intelligence , et extravague. La TÎolence est k caractère de l'un , on se met en garde contre ses entreprises; la déraison est celui de l'autre, on le plaint ou on en rit. « La chaleur d'un écrivain qui extravague est le jeu d'un bateleur qui fait le maniaque pour assembler la foule. > Marm. a Nous faudra-t-il consacrer des ognons et des chats , et adorer ce que nous mangeons , parce que les Egyptiens ont été assez maniaques pour en user ainsi? » Volt. « Le moyen de diminuer le nombre des maniaques est d'abandonner cette maladie de l'esprit au régime de la raison qui éclaire. » In.
Le lunatique i lunaticus^ qui subit les influences de la lune, est un mamaque à accès périodiques , qui tantdt est privé et tantôt jouit de son bon sens , im maniaque capricieux , fan> tasque. Le maniaque peut l'être sans interruplion ,, et il ne passe pas alternativemeat , à des intervalles presque égaux, d'un état à un autre. Du reste , {unaftque ne se dit plus guère , même familièrement , depuis que l'astrologie est totalement décréditée
FUTUR, A VENIR. Cet expreftsions serrent à qualifier ce qui n'est pas encore , ce qui arrivera après le temps présent. La vie future, la vie à venir.
Futur ^ latin futurus^ qui sera, aune grande force d'affirmation et désigne une chose qui sera infailliblement. A venir ^ au contraire, suppose de l'incertitude; car il signifie ce qui est d rfiitr ou & arriver, chose qui, comme ce qui est i faire ou à savoir, peut-être sera et peut-être ne sera pas. On dira donc la vie future^ et une vie à venir ; le dogme de la vie future , et l'idée oa l'espérance d'une vie à venir, — « Moïse n^ jamais parlé d'une vie d venir. S'il connaissait la vie future, pourquoi n'a-t-il pas expressément étalé ce dogme 7 » Volt. — « La foi des peines et des récompenses futures,» Mass. « Le remède de la pénitence prévient le mal à venir. • Boss. Le mal à veniTt c'est-à-dire ici le mal qui aurait pu venir ou arriver, mais qui n'est point Tenu ou arrivé , grftce à la pénitence.
SYNONYMES Â KADIGAUX DIVERS.
S'agit-il de prédictions, et de prédictions vraies 7U regardées comme telles, futur est le seul mot i employer. Jésus-Christ annonce les mystères ^uturs (Mass.); par certains avertissements, il aisait voir aux Juifii leur perte future (Boss.); au ardin des Oliviers il découvrait dans sa pensée Les maux futurs de son Eglise (Mass.). «Voilà ce Iu*l1 nous a révélé de notre gloire /nticre. » Boui^D. Siméon annonce à Marie la destinée fulure^ la grandeur future de son fils (Mass.); les prophètes prédisaient aux Juifs leurs malheurs futurs (Boss.). — • Mais s'il est question d'espérances ou de projets dont la réalisation soit dou- Leuse, à venir convient seul à son tour. Un pécheur préfère Tespérance incertaine d'une ^râce à venir au salut présent qui s*offre & lui [Mass.) ; il fonde là«dessus une vaine espérance de conversion d oentr (In.) ; il se promet toujours un changement à venir (In.). < Nous sommes plus sensibles aux besoins présent;^ que flattés dea avantages à venir ^ et toujours incertains par là même. » Volt. «Le Dauphin ne formait p^de rirojets à venir, si ordinaires aux hommes et si inévitables à l'imagination. » Boubd. « Tous ces biens à venir semblant autant de chansons. » Mol. « Pour un bien à venir et incertain , les novateurs ont bien tousjours des spécieux et plausibles tiltres. » Charr.
D'une part, des prédictions hasardées, des présages vagues , de simples conjectures font connaître les choses à venir , et non les choses futures : Tastronomie prédit des choses futures , savoir des éclipses, des conjonctions, des retours, choses qui certainement arriveront; mais la philosophie de l'histoire cherche à prévoir des choses à venir, des révolutions , des événements, des guerres, qui pourront bien avoir lieu ou arriver. D'autre part, quand les biens qu'on tîspère sont assurés , ce sont proprement des biens futurs : « Nous ne pouvons être heureux que par une foi vive , et par une forte espérance qui nous fasse jouir par avance des biens futurs.» Mal.
Futur signifie non-seulement quelque chose de plus certain, mais aussi quelque chose de moins étendu et de moins éloigné; c'est pourquoi on dit, en parlant de gens qui vont bientôt se varier, les futurs époux , et l«ur postérité â.vent>. Gendre futur y le futur régent, le futur roi :c Prusse (Volt.).
Futur est aussi un terme plus synthétique et .1:3 abstrait. On dira plutôt le siècle futur ^ et
les aèdes à venir. Siècle futur désigne d'un seul coup ce qvs siècles à venir développe et déroule à nos yeux. « Cette union parfaite nous sera donnée au siècle futur. » Boas. « La peine des damnés s*étendrà jusque dans l'immensité des siècles à venir. » Bourb.
Kt ce nom respectable , Ce nom dont l'univers aime à s^entretenir, Passe de bouche en bouche aux siècles à t^Ur. C'est ainsi qu'on dira, ehez la tSice future, Yoi»t. .
Ces deux expressions , fuhir et à venir, consi* dérées jusqu'ici comme adjectives l'une et rantre, sont plus ordméirement , la première adjectfve j la seconde substantive et écrite d'un seul mot , avenir. « Attaquer la vérité d'un aivenir , et l'éternité des peines futures. » Mass. « Non-seulement le bœuf Apia prédisait YemerUr par l'appétit ou le dégoût qu'il témoignait en mangeant son foin , mais, il beugUit les choses futures avee une grande éloquence. » Volt.
Mais, de même qu'on dit adjectivement, les cho* • ses à vernir^ auquel cas il y a synonymie entre d venir et futur j ainsi qu'on l'a vu au commencement de cet article, de même futur , de son côté, se prend bien aussi dans la signification substantive, le fufvr, et alors les deux mots sont de nouveau synonymes : le futur, l'avenir.
Ils diffèrent toujours de la même manière.
Le futur, c'est ce qui sera sûrement; V avenir, c'est ce qui pourra bien être et ce qui , comme tel , donne lien à nos conjectures et à nos espérances. « C'est un instinct naturel à tous ceux qui souffrent de chercher dans l'avenir la coiiso* lation et le remède du présent. Nous nous faisons un charme ùfi notre espérance, quoique souvent il n'y ait rien dans le futur qui nous doive 'être favorable. L'incertitude même de Yavenir nous est utile. » Boubd. La grammaire dit futur parce qu elle considère l'ordre idéal et nécessaire des temps; la morale dit avenir, parce qu'elle considère surtout l'ordre effectif et incertain des événements.
D'ailleurs, le substantif futur, presque exclusivement usité dans le dogmatique , parait pure*ment formel et relatif au temps dont il maDque une division; avenir est matériel, c'est-à-dire ^u'il regarde les choses et les événements qui auront lieu dans cette portion de la- durée. On dit, dans le futur (Boss. , Bouan.) ; «Dieu viat-U le futur comme futur ou comme pfésent?» Volt. Mais on dit, un bel, un brillant, un heureux avenir. .
G.VGER, PARIEE. Convenir avec quelqu'un, (ans une contestation, que celui des deux qui e. trouvera démenti par le fait, payera à l'autre me somme ou quelque autre chose.
Une première différence a été proposée par Ondiilao dans les termes suivants : .
« La gageure porte plus sur la chose qu'on résume devoir être ou devoir arriver, et le pan
STH. FRANC*
sur la somme qu'on hasarde. 'Que ga(;e;r^voii8? quelle est votre (/ageurei signifie quelle est la proposition, que vous avanoeay et ;pûuniiaqueile vous.baaardes ou vous èles. disposé à (hMu^dar une. somme 1! Que portàs^Tous? .queliicsti votne pari? signifie combien « quelle somma- hasaréex» vous, pour soutenir la proposition que vous afvei avancée? Ces deux mots réveUient donc les mè*
tM
IMS ièèM, mm tou> rim ridée principale «l la fihoM qu'on affiime, et dans Vw^ 6^«t 1* ficamne qu'on risqae. Voilà pouwïuoi «» /dit *tt iau^pofier et pon. et iattais w^mm^M^.
KO eËt le8.Jotteirai.iie sont ««snpéi de oe qui arrivera que parce qu'ils sont OAOup* pin» P»ticulièrement de ce qui est à perdre et à gagner. Il me semble donc ^ne eagw et ftffatNW son* préférable», lowqtfon veut, sans rien risquer, ibspiiw de la <»nfia«te pwtr oe qu'on prôwme ; et qu'au coiatewrt fKinef et poti ton4 àfl>rwé*ar, IwBM'tl y a gain ou perte i faire. Paocalia At : j^ejpotfl<*Mter.«i*e iWe» •it,'«'tw« pajer jtt?*[ n*»t }>«;*•»» denc «u^tl Mit «w* W^efar. ll«» certain que iflMigtfr ue ^eMit pM ai bien, p«» qu'il B*exprime pa de mômetout ce qu?on r»-. que de perdra.» «-^(Uû autre passage de l'atoal confiime encore mieux le eene attribué ioi kgager. « n «stijonam que ûieu est ou .qu'il n'est pas. De quel côté pencfaewais-iiousî que ga^sr^youo? fSir raieon., vdtis ne pouvez esaurerou nier ni Vm ni l'autre. »Bt gua»t,à ptunmr, «a ditil y a groa, U ya losU àjpaitter que; ai*air Viuûni à p«rMr que (J. J.) \ dan» lee Lattr» ptfPttMie*, un noutelliste, qui s'est imné on laaris, ôorit à un homme : « le vous {«ie iâ« me Caire le plaisir de me prêter trente pi*totes; car.je vous a;TOue que ces ports m'-ooct £ért jiàrangé. »
Mais voijcâ iine luire difféDenoe plus importante , et nea moias sèeUa.
Mous Qitgeom y A{UXBà nous noua m§agêons^quand nou3 prenons Vengaffemeut de foire certaines liboses , «omptaïKt sur notre fbroe ou notre ha- . bileté.Nous parions^ quand de devz^^piénemenls qui peuvent pa/ntilUinent fttra, entrç lesquels il y «/OU il paraît y avoir parité, nous nous déclarons pour celui-ci ou pour oelu^Ui, comptant sur oertaines probabilités ou sur la chance. Celui qui gage est acteur, en jeu lui^ondoie, il e'«flbrce de gagner : on gage de venir à bout d'une chose , c'est un défi. Les beiigers de Virgile gagent é qui l'emportera dans l'art de chanter ou de jouer de la ilûte; dans X^fontaitie la tortue gage avec le lièvre qu'elle atteindra le but avant lui , et FMbus dit à Borée :
Sh bien! gageons"nom deux, ▲>qni plus tOtauRdôgarni ks^paolet i)Qii!avaUer que nous voyons, a Caume -disait UA jour Urne de La&yette, on n'a pai gagé d'^eparfaite. » Sâv. « Je reviens à nouiedures; dest^sans pr^udice de Cléùpdtre que j'ai <;oge d'achever.» Id.« La courtisane Phryné avait gagé qu'elle viendrait à bout de Xénocrate. Elle ne réussit pas. Les jeunes gens contre qui elle avait gagé se moquèrent d'elle , et la pressèlrent de payer ; elle leur répondit en riant : J'ai gagé que je pourrais bien corrompre un homme, mais non pas une statue, v FiN. Celui qui parte , au contraire, n'est que «simple apectatwr^ «t fait partia de la galerie. ou de rassiatauoe; il préjuge de iaitB'^ontil nepeutcépoudMpersottneUeBient, quinedépeodentpas de lui, «itis4u hasa^d^ou de causa» étmngères. C^est ainsi qu^au jéii 0a furie pour leLou tel oôéé ; c'eat'ainsi qufon purisÀ T'OOcaaioBd'wDucognbatde«aq8iou4l'QBO<oour9*da cb^ vauXr que iselui-ci ou oelui-làsscavainqueurk II
DBDUSIE PiRTB :
7 a des iM«iireni9tes((uluoQ«eftDeut7ar desf»f is leurs prédictions sur les événements psblics (MoMTUSO.). < Ji 7 «i tout à parier que la cetir de Torin^ dans 4a guerre piésenta, fera eaoae commune avec \cÀe de tienne. • Ii^. « 7s vas gonwruer ks> enfers; je «paKeratr pour toî : Pluloa te fera OBirer dans «on ooaseâ , et s'en trouvura mti. » Jfmnire -é Ate&fiade, FéN. « le proposai é Cani de patriêr quatre pistides qu'il n'5 aurait point du comtet. Groid hrmt d'un prepositâon si létnnge.... Je dîs qne je ne «faangeais point. d'avis, et que le soutenais â fanglaise. » £.£. -^ G'estaouvQitpir ameiu^pTOpne ou' piésomption quVm grays; ce perA 6tre par amusemcoit ou ^our su créer un imèrCl, ou par oonfianse dans oertaines oenjectates qa^on pam. Ces coaBWfums'^opeiil; des legsréams parient.
Ces deux mets n'ont pas tou^urs rapport aux èrénemenfes Murs. On dit bien je gage et je parie cfue telle ehuse est ou a eu lieu: mais je gage suppose qu^on-sefait fort de confirmer son dire: je pur^annonce^me assertion , sinon tout à fait gratuite, au moins dont on ne s'engage pas à donner la preuve. Aussi dit-on plutôt je gage et je parisrats ; c'est , d'une paol une opinion qu'on avance et qu'on est prêt à soutenir; c'est, de Tautre , un simple soupçon qu'un iiascrde.
nSETTS.
On-vonsironve rèvcnr, et je gage ma lèle Que quelque aimable objet a Cait votre conquête
Ka toi, tu gi«Bsrals; «ur jesuiamuieweax. Dtsr. a Je fatiereris ran, tête que tout cela ne Tei:i: rien dire de précis, et que M. de Hesux est inexcvsable 4e vous avoir donné comme une doctrine de Mme Ouyon, ce qui n'est quVin song-e ou quelque expression figurée.-» Tiy. * Je parierais tout au monde que «a lettre n'a pas été rendue . ou qu'elle avait été décachetée. « J. 3.
V GAI, ENIOUÉ, RÉJOUISSANT; — 5* BAW\, FôlAnyS; — 8« JOVIAL, GAILLARD. Qui n'engendre point de mélancolie , qui mène avec soi, comme autrefois la déesse des plaisirs, les Jeux, lesTis et les divertissements de toutes sortes.
!• Gai, enjoué, réjouissant.
On est gai par caractère , et enjoué volontairement. <c La gaieté que Lafontaine goûta dans Rabelais éveilla dans lui cet enjoitement si vrai qui règne dans tout ce qu'il a écrit. » Las. «Véritable caméléon , il ne lui en coûtait rien (à Alcibiade) de prendre toutes sortes de couleurs et de formes pour se concilier ceux avec qui il avait à virre..-. Avec les uns» il avait toutes les grâces et tout Yenjouement de la jeunesse la plus gaie; avec d'autves, tout le sérieux de l'âge le plus grave. » Roll. L'homme gai n'a pas de penchant à la tristesse, est naturellement de belle humeur; l'homme enjoué prend ou se donne une manière d'être riante, agréable. «Les femmes de Perse sont plas tendres et plus modestes , nais ceDes de France sont plus ^es et plus ert/auéer. 9 Vos- TE6Q. QaiH représenta le- naturels dus Praoçaises, ^£omme tendres -ofim des Tursanes , et ei^ov^ indique les fiiçotts etf applictflîon derpremiéres, «omaM moMUt ee&es des dernières. Use fesnss
^NONYMSS k KAtnCAX» DIVERS.
^ |Wifo«(rt Bîsée'ft vhre, point nmtrsssde, poîQt ^ actttfttre. Vae femme tfiiouée ^efforce de plaire. e^ladM à |^re , et est bien près de la eoquettene. • L'enjouemefit d'Anne ^ Beulen ressem- Mail «eeeE k la eoqveiteHe. » Gond. « Des aire '^ étertfouemeM peu Tégtriiers et trop lîbres , des af- "* teotatiene de plaire et ée passer pour agréable. > Bom». — Les ahrîmaax peuvent avoir de k gmiété, «On élôT« quelquefois en cage cette fauvette pour la foie^ de son ebant . . .. Elle est tonjours fow» alerte, vive.... I5n prend volontiers la peine d'élever ses petite pour le plaisir que douia leur familiarité^, leur petit ramage et leur 9Q4eîé. » Binv. c Storsqoe ce perroquet vofyait doossr, il saotait «ussi : cTétait là sa plus graoïde gmitlé..,. On arraît ddjà remasqué, du temps de Pline, lee accès ûe -gaieté que étonnent aux per^ roqiiets les lumôes du vin. » Id.
Pégase est^â» de sa nstore , MifHQt, dilioat d'embofoehure, £t ce n'est pu .ohoe* iM^p aOio Qned*ym9nierii'aveiMHre. Ur»
Mûi»'U»-9akimaK nei)euyent avoir ^enjouement. C'est que Vmjfmem^nt , «lu lieu de tenir ^u tem* pérament, résu^ do Toctioa oippeeso et atlen. tive d'un esprit. — La f/tnieté peut s'exprimer par
. des mottvemttnta, et par des mouv^neiMs brusques , impétueux T d^s sauts , ëes gaesbades, dos cris, a Les saturnales^, sao fôte n. unùreioelle , si 9ate..«*Si les ICies ^nnaelies dos anciens commeneent ^ des^laméautioas ^ oUes ftiiese nt par danser , rire et Itoire.... On cilébraàk avec gmeèé
, la mort du serpent iPylàou^^ Cotte joie n'était que trop. cB\portéoBU|E iètos do j^ochus-B Yûvr, Mais.roRJousiMBt se montire 4>lutôt daps les dis^ cours , et, dafts ious les cas ,. il a. plus de mosuDO , do âouceuret do grâoo-«.lA candeur ci iavé^ rite négiifiientdauo ites sage& discours, «voc l'-onpmewMni et les 'grices. » Vauv. « QooiquB >iBiérlanooliquo et méditaitif!, Piéton avait ooponéfat do la douceur «t uaoi sorte d'a^Miemeitf , et il se piaosait à faire -de/ polîtes .ratUerios. innopentBs.^» FÂH. ■* Luoien asattoapé , dans ses JHoiiojwe» 4ef YorU.'Oettio aixiIpLicilèfinfi oicet tn/o^emsttl.nsDf, qui oont si jiropres i. o^ igevo d'Àrije. » Boll. c Après tant de poèiMs graves., on m'a demandé (uno^omèdie) quelque chose do plus emiiMé» » Coaii. «f-4)n £3Lht quoique ohoso avec gaieté; oa met do Xmiemement dans sa conversation on dans soiasiyla. m Mous bous <m!me8 à table avec autant d'appétit que de gaie^. Le refias fut ossaiacmné ^de mille discours agréables. Fabrice^ s«rtout» qui savait do&Dor de Tsiv'ofiemofK i la convorsation, divertit fiurt ia.«o|npapiie. » Las. ^ n /aut.èteo gai aans tumulte^ .ok eaiaué sans affectation^ -r âons la vjscvo do la ga4$të (Maaic) et los ^^lâces de Veniitmwimt <J. l*)rm. no peut réussit dana le ^snro^&aovéontiquo,
R^ouûsant est un wyerlalif : à1 signifie très* gai oa trèsro«|j«iM^. 4.J0 te promets pow oonvi- Too doogisoiesisup^iears et dosplus amusants*... Costa qui.Joaaucai dinar, tant ils sont rëj&m»^ saiiis..» Lso..« Peu d'ouvrages sont aussi nfJotMosamU ^'Ampbitrjon.. » Ucsi* « On ja eu ainsi tout lo dkvoirtissoipeat de ia. convomation la jdus spilùHoUfo ot ^a^^us féimmm^ ».fiaB^iL»*i>'aiir
tre part, on est quelquefois f^tmistoBttt , mais non pas gai ou enjoué , -uniquement pour lés autres, sans avoir aucune part ï(U plaishr qu'on procure. Dans un dialogue do Boileau contre les poètes latins modernes , Qorace va leur ouvrir une des portes , et CstlKope dit : « Leur figure sera refjouùsante , ils nous donneront la comédie.» Un spectacle réffooifranl 'tLso.).peut dtro donné par des personnes qu!f ne sont tn ^iriés iii enjimées, qui sont très-^rîeuses ou occupées de choses très^sérieusoB : une quer^te -njbttmoii/e (J. 7.).^Bnfin , fi(fMnkJonl est propre i marquer un eotrecljf , ^^el^uotltDso qui z^piore "un excès , le déftuit d^tmo-clraso ou d'ano poreonne qui a besoin d'^tvo éga^^éo. « ^Par quelques saillies réjoniêsantm qui m'éobappèront , ]e leur fis perdre leur fausse gravité. • Lie. « Ils l&oliaiont'd'adoii* cir la rigueur du obeEiiB par dos disœurs ré- /ofjifsontt. > In. « i'é^yaîs'ooe levons de morale psT des dfie«0UPS'iq^)cmivff«fi(i. « lo.
'i'^Badin^folâtrie.
Jtodm oft '/bidtrs désignent des qualités d*un degré 4nlépieuros,'qoi senileat l'enfontilhige ot la poéiilité ,>qui oxolueat , non pas le- sérieux seulemoiA, mai» la raison. « Gaimlle se prête égale* ment au sérieux ot è Toit/oiMmefif . Si vou^voulec, èUo pensera, «ensèmonti si vous voulex, elle bofdmen» comme leo Grâces*. » Montssq. Des philosophes, tels que 'Platon et Zenon, ont été quelquefois ^ois H elii^iauiê-(SÈM.}] ils a'ont jamais été badiue m /Mtrto. ha laàinoge oV la fo- Idtrerie no conviennent qu'aux enfants, aux fem- . mes et aux geno frivoles. « Votre gaieté naturelle dériderait le front de mon sérieux, qui , à son tour, empêcherait peut-être votre enjouémeta de dégénérer en foldirerie. » P. A. c Sophie a naturellement do la gaiatë , elle était même fo- UUpe dans -son enfanoo; waio sa mère a pi'is soiu do<tépriiDor 8es^airs .évaporés. » J. J. Pensez-Tous qu'ébhmide vos vaines paroles , JUgpBove^u)<iii«ffettotts ces diMoor^ frivoles jNe sent qa'«ft^<7dnpfryQa«kDpke|«u d'esprit J[>:giL4ensfler.i(lai)S»le fOfBd nui/flitn et qairit?
BttIL.
Mais ensuite^ baéin eVf&UUw sont entre eux cosme «M^ou^ot gai : on a l'esprit badin, et l'humeur ifoldtre. Baéin qualifie par rapport aux oeuvres de Tosprit, et foWre relativement aux mouvements du >coTpB.'On dit «dos. pensées' &adtneê (Lbs.), des preuves et des questions haéines , (Ual.)^ mot badst» (J.i.) .» diœours i^adm (Mabs.) , épStica badt«e (Agiud.). Maison dit une gadeOéf»îdtte {ÀfihJLt J. J'>, des jeux fémpee (âcao., MoarasQ^, dos .mani^w folMres^AoMi.). >POur savoir être baàin ou badiner , il âMtdela/fiAoOBe, do la malioe ,. de • la grâoo ot de < la feoilité. duns l'art de-JAv plaisanterie .:c JRour badinoro^c grftco et renooutrer bovreusement' sur los «plus petits sujets , illatttitrop âdmanièros , Vmp do politesse ,' et mémo tsop do fécondité : c'est cvéer . que de raHlor ainsi.» Labb. Pour pouvoir être folâtre ou folâtrer y il faut être dans la force de i'àge , vif et pétulant. «îl uL'ost avis que 00 panivro peuple (français) est sorti de son élémont, qui était la gaialé. Pour moi , il ootTini qno j» suis anssi déroitfo,qttal«jiationc;4Da«i jo sBio/fieiKy (