DEUXIEME PARTIE
ne loua point Darid pour aroir ramassé six cents vagabonds perdus de dettes et de crimes; pour aToir pillé ses compatriotes à la tète de ses ban* dits- 9 lo. « Népotien, proclamé Auguste par une troupe de bandits ramassés de toutes parts , se rendit maître de Rome , et livra cette Tille au pillage. » CoRU. « Ce Clodius était du moins un brave scélérat , marchant & la tête de }Hi,ndiU déterminés comme luL... Clodius salariait de vieux soldats devenus brigands. < Lah.
La nuit passée , un nombre d« èanJiu N*a laissé que les murs dans le prochain logis.
Rboii.
Le Itbtrtin pèche contre les bonnes mœurs, il est dominé par la passion ou Tamour du plaisir; le vagabond pèche contre la société civile, il n'a ni feu ni lieu , il court le pays comme les aventuriers , les mendiants , les gueux , les fainéants et autres gens dangereux que surveille la police; le bandit est socialement bien plus répréhensible encore que le vagabond y c'est un malfaiteur, il s'empare du bien d'autrui à main armée.
LIBRE . INDÉPENDAlfT. Une certaine idée d'affranchissement est commune à ces deux mots.
Mais le premier dit moins que le second. Pour être Ubre il suffit de n*ètre pas dans les fers , dans les entraves » sous les rerrous ou violenté ; pour être indépendant, il faut n'être dans la 4épendanu de qui que ce soit et de quoi que ce 4oit. Vous êtes libre par cela seul que vous n'êtes pas captif ou prisonnier; vous seriez tnd^pendani si vous ne teniez à rien ni à povonne par un lien de sujétion. Un homme qui n'est pas marié ou qui n'a pas contracté quelque autre engagement de cette espèce , en vertu duquel on est astreint A certaines actions, est libres mais il n'est pas indépendant , parce qu'il a nécessairement des entours, des relations sociales et domestiques qui, bien que n'étant pas contraignantes ou astreignantes, ne laissent pas que d'agir quelque peu sur ses volontés. La liberté exclut seulement l'esdavage et la contrainte; rind^endafics exclut toute subordination, toute soumission , toute influence subie , si faible qu'elle soit.
Moralement considéré, l'homme est libre, mais non pas indépendant. Il e<it libre ; car, dans ses déterminations, s'il obéit A des moti&, c'est librement, par choix, de son plein gré, et non de force. Il n'est pas indépendant, car il n'agit pas sans motifs ou comme il lui platt , il est dans la dépend4mee du devoir, quoiqu'il ait le pouvoir de ne s'y pas conformer.
Quelle étrange société
Formerait entre nous l'erreur et l'injoslioe ,
Si Thomme indéjtendant n^sTait que son caprice Pour conduire sa Tolonlél Lav.
En sorte qu'on pourrait appeler la liberté une ûidépendanu relative, et Vindépendanee une liberté absolue. La liberté est une servitude raisonnable, et Yindépendanu l'exemption de toute servitude. Bans toutes les conditions, même les plus dépendantes, sous ^utes les dominations, même les plus dures, nous restons libres tout le temps que nous les acceptons de bon gré ; nous ne saurions être indépendants sous un joug quelconque , fûtil très-léger ou de notre choix, volontaire.
C'est pour aroir confondu Vindépendamee ca l'anarchie avec la Wferté qu'on a tant dédasé contre l'état social dont Teffet est d'assurer l'exercice de la liberté en restreignant Tindépndance naturelle. Pour que nous puiaâoas être Hbres, dit Cicéron, il faut que nous soyens txs esclaves des lois, c La liberté ne peut coosîsfeer qu'à vouloir faire ce que l'on doit yonloir, et à n'être point contraint de fSûre ce que Ton ne dc^ pas vouloir. Il faut se mettre dans l'esprît ce q» c'est que rtnd^^endafice , et ce que c'est qae la liberté. La Ubefié est le drnt de faire ce qae les lois permettent. » Mohtbsq. « La Uberté rentable, c'est d'être soumis aux bis..., de dépendre de Dieu.... Si Dieu nous a, ditTectallîeii, comme émancipés en nous donnant notre liberté , et la. disposition de notre choix, ce n'est pas pour nous rendre indipendamU , mais afin que notre soumission lût volontaire. » Bosa. « La Vbgrié de l'homme est une ISberté; mais ce n'est pas une indépendance : c'est une liberté; mais elle ne l'exempte pas de la siJÛêtion qui est essentielle à la créature. » In. « Aucun homme sage n'a jamais pu ni dû étendre ce terme de liberté jusqnes à l'indépenilasice. » Taor. « II ne serait pas possible d'établir l'ordre et la paix, st les hoomifis voulaient tous être tnéLépemâants^ et s'ils ne se soumettaient à une autorité qui leur ôtàt ont partie de leur liberté pour leur consener le reste. • Roll. « Par le contrat social^ les particuliers n'ont fkit qu'un échange avantageux de l'indépendance naturelle contre la lifterez. » J. J.
Une assemblée n'est pas Itère quand U force armée exerce sur elle une aorte de pression, lui fait vouloir teUe chose plutôt que telle antre -, elle n'est pas t nd^endante quand de simples considérations étrangères influent sur ses dâibératiens. Un peuple libre est gouvemé, non pas despotiquement, mais conformémeut à des lois qu'il s'est données et qui ne peuvent être changées sans le concours de tous; un peuple indépendoiU , à la rigueur, ne serait soumis à aucune loi, mab d'ordinaire indépendant se dit d'un peuple qui, dans ses conseils, n'est point soUicilé par des rapports extérieurs à avoir égard aux tnléréu d'un autre peuple.
Un esprit libre n'est pas tyrannisé, un esprit indépendant, influencé, par l'opimoa des autres. Celui-là ne se soumet pas en esclave; celui-ci ne se soumet point, ne reconnaît point d'autorité.
Une âme libre ne peut être asservie par rien; un caractère «nd^pendanl ne peut s'assujettir ou être assujetti à rien.
LIBIS, CHAINES, PAS. Ce sont, an propre, des choses qui servent à attacher et i retenir, et, au figuré, diflîèrentes sortes d'engagonents, de restrictions ou d'atteintes à la liberté.
Au propre, les Item dîilèrent des chaînée en ce qu'ils consbtent en un seul corps allongé, continu et souple, au lieu que les chaînes sont ccmposées d'une suite d'anneaux engagés les uns dans les autres; et ils se distinguent des fers, , comme des chaînes en ce qu'ils peuvent n'être pas de métal, mais d'osier, de. paille, de chanvre ou de soie, par exemple. Les liens servent à , mille usages pour lesquels il n'est pas besoin
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
6 déployer une grande force, pour attacher la igné aux échalas, pour réunir les javelles en erbes, etc. Les chaînes et les fers étant d'une latière plus solide s'emploient pour des choses lus difficiles à retenir , savoir , les chaînes pour irerses choses, et les fers seulement pour des Tisonniers. On fixe un vaisseau au rivage par ne chaîne ou par des chaînes, on peut tenir un nimal A la chaîne; mais il n'y a qu*un homme ui puisse être mis aux fers.
Quand chaînes et feirs désignent également des astruments destinés à faire rester en prison !s hommes qu*on y a mis, chaînes n'a rapport u'à la privation de la liberté, et fers fait songer u poids qu'on supporte. Dans les chaînes on est nchaînéy on ne peut pas se sauver-, dans les ?rs on gémit sous le fardeau; le fer est un métal esant , et on comprend dans les fers non-seu- :ment les chaînes , mais les autres ferrements , omme les menottes, qui accablent le malheueux. On dit proprement briser les chaînes, et harger de fers.
Au figuré , mêmes différences.
Les liens expriment un simple assujettisselent; les chaînes et les fers^ une servitude, n esclavage. « Sensible à l'amitié , Thomas la ultivait avec soin ; mais il la voulait modérée : . en chérissait les liens y il en aurait redouté i chaîne. » Marm. c Par le mariage elle va ^rmer de nouvelles chaînes qui rel&cheront is doux liens de Tamitié* » J. J. c Ce rare t précieux bonheur qui fait du mariage un len céleste et sans lequel il n'est qu'une haine de misère. » In. Et comme liens ^ par apport à chaînes et & fers, atténue, il se dit lu tôt au figuré, c Cette loi de charité n'a-t-elle as changé les chaînes en des liens d'honneur? moin un saint Paul. » Bourd. « J'ai promis au 3leil , dit llndien , de rester soumis à ses loisa parole , ma foi sont pour moi des liens plus \Tis que ne seraient des chaîne*. » Karm. « Les tiilosophes disûent que le sage était libre entre dans les fers. Ils auraient pu dire de même l'il était libre dans les liens de la fatalité. » Id. Ensuite , c?ialnes est & l'égard de fers , comme ms à l'égard de tous les deux, c'est-à-dire oins rigoureux et moins fort : il tient le milieu itre les liens et les fers. C'est une servitude le ce mot représente , et non l'esclavage ou ae oppression absolue, par la raison qu'il ne .ppelle pas, comme fers, l'idée d'un des méux les plus durs. Les chaîne* peuvent avoir ïcore quelque chose de doux, quelque chose i moins dont on ne s'afflige pas. «c Cléopfttre ,
p2ur qu'Antoine ne lui échappât, ne le périt jamais de vue , toujours occupée à le diver-
et à le retenir dans ses chaîne*. » Roll. Vous trouvez que je suis trop poli avec ma trie : il n'y avait pas moyen de reprocher des •s à des esclaves si gais qui dansent avec leurs aines. » Volt. Les chaîne* de l'amour (Les.) >nt rien de pénible ; un amant se plaît dans ses aines (Acad.). — Chaîne* se prend aussi plutôt figuré , et fers au propre. « Je veux bien qu'on i jette dans les prisons , et qu'on charge mes iins de fers; je regarderai ma captivité comme
une image glorieuse de ces chaînes intérieures par lesquelles j'ai lié ma volonté. » Boss. c Saint Paul était alors dans les fers pour le nom du Sauveur. Une vierge qui se consacre i Dieu peut dire, aussi bien que saint Paul, qu'elle est dans les chaînes pour le Seigneur. » Bouan. — D'ailleurs, il faut transporter au figuré la différence indiquée au propre : on met dans les chaîne*, on charge de fers; on délie , on rompt , on traîne des chaînes, on porte des fers, on gémit sous le poids des fers, c Des époux gémissent en secret de l'esclavage où ils se trouvent réduits. Qui les a chargés de ces fers dont la pesanteur les accable? Comment diraient-ils à Dieu : brisez ma chaîne? » In.
LIER , ATTACHER. C'est avec des instruments propres à cet usage . comme des courroies , des cordes, des chaînes, retenir une chose ou une personne ; au figuré , c'est assijyettir.
It'er a un sens solitaire ou absolu; attacher» un sens relatif. On lie ensemble les parties d'une chose; on attache ime chose à une autre. On lie les pieds et les mains à un criminel; on l'attache à un poteau. On lie un fagot, une gerbe de blé, une botte de foin avec une hart ou toute autre chose semblable, propre à entourer et à serrer; on attache une chose à la muraille avec un clou, de la colle, ou toute autre chose propre à fixer un objet à un autre ou contre un autre, «c Les chaînes impures dont je suis lié^ m*aUachent par tant de nœuds à la profondeur du gouffre, que je demeure toujours immobile. » Mass.
On dit bien aussi relativement , {ter une chose à une autre. Kais c'est l'y unir, faire en sorte qu'elle ne soit qu'un avec elle : on lie étroitement (BoDRn.) , inséparablement (Boss.). Ce qui attache , au contraire, ne tient pas de si court. Un homme lié à un arbre ou à un mftt est appliqué contre; un animal qu'on attache k un arbre pour qu'il paisse à l'entour, peut s'en éloigner à une certaine distance : où la. chèvre est attachée^ il faut qu'elle broute.
Au figuré, h'er, c'est lier les pieds et les mains de manière qu'on ne peut plus ni bouger ni agir; attacher, c'est simplement mettre dans un état de dépendance. Ce qui lie oblige {obliger et lier ont la même racine , ligare) ; ce qui attache engage. La nécessité, l'autorité, le devoir lient; l'intérêt et l'affection attachent. Lié, vous n'êtes plus libre; attaché, vous n'êtes plus indifférent. Le mariage lie les époux ; le sentiment attache les amants l'un à l'autre. Quand on s'attache imprudemment à un parti , on finit par s'y trouver lié. c Le prince de Conti disait que la naissance n'approche les princes de plus près du trône que pour les lier plus inséparablement au souverain.... Les vertus du roi Yaitachaient à sa personne , autant que U royauté le soumettait à ses ordres. » Mass.
Du reste, la différence des deux mots au propre reparaît quelquefois au figuré d'une manière très -sensible. Vous êtes lié avec une personne qui réciproquement est liée avec vous; ensemble veus ne faites qu'un. Mais vous êtes attaché à une personne à laquelle vous te*
BEtr&ttn" fkKTaï ;
n£z, maiir qttf, dte soff ctHé, veste libm, dî»' tîncte, et peut-être mfime ignore ft eeat&aent que vous éprouY^x pour efle.
UtB, KNDKOrr, PLACB. Portfon dffl'espace.
lieu est absola et rague ; endroit est nâttif et déferminè. On peut prier Dieu en tout Ueu; nuis le temple est rendrvft^oà il se rend plus propice (ÎTass.). « C faut Toir si la figure conrfent KL lieu; si, par exemple, U synecdoclie peut être placée en œt endtoit de saint Ambroise. » BbsB. Un éclaireur , qui a la connaissance des Ueus , sait les endroiti pat où FemieBii peut s'introduire ou s'échapper (Roll.). On dit d^lne manière générale, un lieu écarté; et d^ne manière particulière, Tendroif le plus écarté de la forêt. On prouTS qutne mktfme vient de bon Ueu en indiquant un excellent Ifrre dans leqpel on Fa puisée; si on ireut êtra plus préds, on marque l'endrotr du lîrre où elle se troure. — Le {teu se conçoit enîui-mêkne comme un tout à part; Vendroit se considère par rapport I d^utrea endrotto , ce qui sert à lé distinguer, ft le spécifier : Paris est un Ueu charmant, surtout dans les endroiU les plus fréquentés» les tuileries et les houleyards.
ta place est un lieu ou un endSroft en tant que occupé ou devant être occupé par une chose ou par une personne , et cela d'ordfnaire selon va certain ordre étab ou convenable. Pans cet univers chaque être a sa place , c'est-À-dire le lieu ou^ Tendroit qull doit avoir pour être bien.
Enfin Malherbe vint, et, le premier en France,^
Fit MDtir dans les vers une joste cadence,.
D'un mot misr en sa plaee' enseigaa; le-pouvoir.
lent.
Laploee d'une personne à TéglTse,, au théâtre, dans une assemblée,, i un banqaef. Les premières f lacet na sont pas toujours les. plus corn-
Anciennemenf , à Rome, le Ueu pour cendre la justice n'était point déterminé et dépendait du préteur; mais en quelque endroit que le préteur eût fixé ses séances,, sa place était dans une chaise curule au-dessus des juges., qui étaient assis plus bas> sur des bancs (Roll.}.
c Cet imposteur parcourut toute la Dalecarlie sous la nom de Nils Sténon; il ne paraissait que dans les lieuœ les plus écartés; fl restait peu dans un mèma enduit;, il publiait que Gustave- Adolphe ne pouvait le souffrir, parce qu'il semblait lui reprocher la place q^ll occupait et qu'il avait enlevée. » Vbbt.
Le. lieu est presque aussi abstrait et général que l'espace ou le tempe: l'unité de temps et de lieu» Le mot endrotl est aussi précis par opposi^ tion que celui de partie : dans tel efMirott de la maison, de la montagne , dw livre; le plus bel endroit' de sa vie; attaquer quelqu'un* par son endroit sensible ou faible. Le mot p^oce ressemble aux mots position et rang : il emporte l'idée d'bceupation et a souvent rapport à un arrangement ou À une hiérarchie : prendre place , avoir place; place remplie ou vide, assez grande ou toop petite; la' dernière place y la p2acft d'honneur , etc.
V LllUON, BOURBE; — 2^ BOUE, FANGE,
CROTTB. Tma imbBMe d^te, néisnge de itm
et d'eau.
Le îimm et te dnHm m tmoeat aa se in«vent danr Yeaa : eeii Unmnêu^e , eeiz btmftetm. La doue. Is fan{i0 et fit erofis m tbiment ou ss trouvent sur Ik tme, prbeipalemeiir dtas ks lieux que fiiêquentsnf ke bomniBS et les animaux r. dia^aÊ Boiewr^ /b^feior, plsnis de crotte,
1* Lîmon, hoMirbe.
Liv/um désigne use ter» aniDe qtt*îep|raBiept les eaux eourantiss. « Roua plautlmee de petSis bouts de Bois minces et A cIiiÎRfr>voie qui, fSÙsant une espèce de grfiluge^jetéiiaientle Umtm et les pierres sans boucher le passage à reae. » Y. J. « Ce torrent charriaft avee bruif da Ueion, Au s»blé et des pierMs. »Id. «Le timon du Ifil. » Volt. « Auguste prit un aeiii particolier dv lît et des canaux de ce fleuve bienfhisant, qui ^"êtaît' peu i peu rempff de Umon par la négligence des rois (ffigypte. » ROlL. « Quelques-uns ont dit que le limon que le TknaXs avait apporté evaft formé une espèce de croûte sur le Bc^phon côBmérien , sur laquelle I» barbares avaient pesé.» IfORTlOQ. «LéStemJbtfde là proymes di là rivière Jkune ee dé lALouâdsne ne se aontlbaiés que par le ïimon des iteueee.» Buv». tLeîisnubéy le mi et tbus hn grands ifeiti«, ^mt entralhé beaucoup de tenraikui, ont plisiebis bouches dont Tes intèrvtilee ne sont remplis que des sables ou dU Itnum qu'As ont eharrfés.>lD. c On peut fbuiller jusqu'à cmquaute pieds dans l'épaisseur du limon déposé pit les faondations du. Nif. » Id. « Ce llux et le reflux avtaient éfevé peu à peu les parties do r^qjutenr, en f amenant successivement les Ketour, leatene^, les coqaîTlages^.. » In.
Kais la bourbe est la vase qui s'aGcUmuIe am fond des eaux stagnantes , dés pièces d*eau , des masais, dea lacs» des étangs. « Tèfêmaque TOft les tristes bords d^ fleuve marécageux dont les eaux bourbeiisss et dormantes- ne font qjiie tournoyer. » Fin. « Le bon abbé remercie V. du Plessis de Phoqueur qu^ a fait à son canal (en manquant de s'y noyer); cela Iiû parait on coup de partie' poui eette pièce d'eau.... Après ce<te espèee de naufrage, la bourbe , les grenomUes feront toutes qu'il Inir plaira^, nous serons toujours un canal o& X* du Plessia a pensé se noyer. « SAv. «OhL nous assum que pendant l'hiver las hirondelles se mettaient en> pebtons et s'enfonçaient dans la botlicbe qui est au fond du lacs.» Rson^ clTarius, poursuivi, Ait obligé, pour éviter les gens de^SyJla^ de se jeter dans un marais, où il pwsa toute la nuit,, enseveli et enfoncé dans la bourbe jiusqu'au cou. » Yxbt. « Vtsei bourbeux^ (lioL.) , citerne bourbeuse (Fén.) , étang bourbeueÇAiCii}.).
c U y a dee endroits du ibndde la mer couverts de bourbe et de vase à une grande épaisseur; c'est probablement dans ces «adroits que se dé* pose le limon des fleuves, s Buff.
Quelqjuefois cependant Umon^ latin Umue, le seul de tous ces mots qui soit évidemment et directement emprunté d'une langue savante, n'a rien de particulier, si ce D'est qu'il' exprime
SYNONTMO? À tUmCÂUr DIVERS.
[que cho&6 jie ndbfo oa qa'îl se dît dans ta B noble, dans le style sûuteBtt,.et particulier ant en poésie, c Paodore ne Ait faite par Tul- . qae pour se venger de Pcométhée^ qui arait un homme avec de la 5o«e.» Volt. «Horace, t une ode, dît que Prométhée ayant pétri mme de limon y tat oblig<&. à'j ^'outer les. \hés des autres animaux. » In.
sec la pofitease. un homme de ftwCnae st mille fois yius gfand qi^'îm grtnd Ifinftfors
*Vm Sma» préclem M-pvêsttaittfif Ibnné;».. Dfeer; epeodeat . à^ le Toir mm lui» d'mdgMKe< aater le fÎMa édilAs n^faMi» MAmaeey n dirait qsele eiel esèemm^ à s^lefr, i ^» Die» V9U pétii àftutn'iimim qMmoL Boa. peine da limum «4 le viee- m'engage artaclie mi pied timide et son en m'sg^t, «le faotre m'y reporte et s'^embouriie- àt rinsumC.
bntaâre appeB« poétiquement les grcnouiles filles du limon , lai reines dev étangs : les lUTes an Gmon tiraient da roi des astres
Assistance et protection....
es reinee des étangs, grenonilles' teovje dfw.... ^ son cdté, bouriw ne se 'prend pas toi^onrs s sa signification rigoureuse; mais lors mfttne il s'en éloigne le plus, il gsrde ndée d^épaisr, de quelque chose de proibnd, dans quoi s*am&oiir6e. « Au temps d« Brunefaaut, à ae pou7ait-on aller à chentl sur les anciennes es, qui ultaient plus que des ahknev de 5eur5e remèlée de pierres. * VotT. « le me flatte que re ami, M. &eta ClalotaiiB, sorcTra brillant ame un cygne de h frouri^ où on Ta rrè. » Id.
!• J?o«e, fimge, crotte,
jB, bvuB est de la iterre- détrempée, «e-Bfeu ma le corps arec êé la Vo«e, c'est-Inli^aTec i terre détrempée ; nmis* f âmrn'at pfUs ni de ;erre ni de l'ton, s! le mélSuige âa sec et de imtde. » Bôss. Toutefois , la houe est pIus' parilièrenrent la terrer qui est détrempée par la ie et qui courre les chemins et les rues. « Je orrais suiTrela Toiture à pied; mais la ^oue, }lme, la: neige me retarderont beaucoup dans te saison. « J. J. «r Bans les rfiles où les rues t pavées de grés, les Boiiar sont toujours res et très-grasses. » Fojf.
Ole d^àolour de Chaque rone lé maiheareox mortier, eette maudite Bene
Qui jusqn'i Fesslea les enduic Eat.
Ji fange est une ho«e presque Bqufdb , une te de bouillie cUiré. « Avant Tarquin TAn- 1, les eaoi des pluies et des fontaines inonsut les rues de Rome et les places situées dans bas lieux , et incommodaient fort les habits par les loues et lia fange qu'elles y for- ;ent. » Roll. On marche dans la houe; on se tre, ou mieux, on se roule dans la fange. iLue ne se vautre pas, comme le cheval, dans 'ange et dans Téau; il craint même de se liller les pieds , et se détdurne pour éviter la ;«. » BuFP. «Les rhinocéros sont, comme le bon , très-enclins à se vautrer dans la houe et i rouler dans la fange. • m.— En second lieu, i-seulement la fange salit, comme la botie,
mais elle infecte, c^ëst une sortir de fhmier (fange r de fimue, fumier, disent les étymologistes), ime boue dans. laqueUa <»it csoupi et fermenté des matière» eo peilréfMtMBi. e £es premiers chféitféMs esthwi ifl mMs qne 4» la fange toute la pompe dti monde : gj(siàiww»eésirt stareora : Je l'ai regardée comme dti ftusler. > Boss. c Pendant Ilté, cette terren^est qn*tme houe fangeuse sur laquelle il se forme une petite croûte de cinq oa six ppuces d'épaisseur., composée d'herbes piutAl que de tem, et sous lesquelles on trouve um» g nande épniasenr d'eau cnupissanrle et fdrt tsiitti* » Bimr. mQ^lienon faingem^ fermentant siras le» «PdenrMistMpiqQev dot multiplier à l'infini tevtae m» géaéeailions impures,, informes, qui n'ont cédé la terre à des habitants plus nobles que quand elle ^est épurée. » Id. « Les paysans des bordir dv Iffl ont cru voir des rats moitié fange moitié animés , qui n'étaient cependant qpé dn nts crottés.... Spicure s cru que les hommes venaient origtnairemeBt de poor» riture, comme les rats dlBgypte. »TotT.
Au figuré , fange renchérit naturellement sur botis : trabiar (bras la fmge dit plue que traîner dans la domr, et ftoie de fattge dit plus qu'âme dedouv.— « Je demande pardon à la belle âme de H. le chevalfep; f^voue que ce dfseours fait plaisir à mon âme de 5o«w; vSâr. « Les hommes ont trouvé l'art de mie faire sooAHr une longue mort en me tenant enterré tout idf. S'ils trouvent ce traitement doux, fl (Hut qu'ils aient des âmes de fange. » X<. J. — Bourmarque la bassesse, le peu de ^eur et k peu de cas : Ke fiiire pas ptos de cas d'une chose que de la bevedeses souliers. «Ceux qui lèvent les tributs sont méprisés comme de 1a hwe^ pendant qu'ibi sent pauvres;
Îuand ils sont ridies, on les estime asset. » [oirrsso> «Tous les bourgeois voudront marcher sur les traces des taanciers, qu'ils ont vus sortir de la Oeve. > FAn. Vais fange exprime tout ce qu'il y a de plus vil, de plus impur, de plus corrompu, <fune part,, et, de ITautre, un souverain mépris. « G*'est surtout (Sans la canaille de la littératuns et dans la fange de la théologie que la Jalousie éclate apfec le plus de rage.» Yolt. c Plongé , tn^é par vous dans la fange de l'opprobre et de la difTamatios, je me vois charger d'indignités inouïes. »J.T. «cGicéron terrasse son adversaire, le couvre d'opprobre, et, après l'avoir foulé aux pieds et traîné dans la fange y il rabaur donne avec mépris à l'indignation publique. » ICikHX. Croupir dans la fiinge du vice(AcAn.).
La crottr est hi boue qui , s'attachant à la chaussure et aux vêtements par petites parties , les tache, les salit, les gâte, ou c'est la boue considérée comme pouvant produire cet effet. Du reste , ce mot ne se dit guère que itoilièrcment. « Dans la chevelure de ces sauvages s'amasse tant de poussière et d'ordure, que les cheveux se collant à la longue les uns aux autres, 3s ressemblent à la toison d'un mouton noir remplie de crotte. » BtJïF. « Il éteit crotté jusqu'aux genoux, et sentait que, pour peu qu'il piït encore» Fair dans ce jardin y la gelée mettrait toute celte crof te à sec. » Hah.
Léandre, ce rOveur, cet hosomesi fisutdt,