DEUX1£HE PARTIE
Vient d'irrlfer en poile Ici conf ert de entu : Le bon est qu*en courant il a perdu «a botte.
BlGff,
Passant, Aiyei de la Botte
Le séjour trop ennuyeux....
liais sans pain, sans vin, lans feo»
Dans un pajs plein de crofte,
L*Amour n'a pas trop beau Jeu. lo. .
Aux sons de ton sifflet Tois rouler dans la crotte
Sabalier sur Qément, PaloolUet sur Nonotte.
Volt.
0 rage! 6 désespoir I 6 perruque ma mte!
N'as -tu donc tant réeu que pour cette infamie !..
Précipice éleré qui te Jette en U troitet...
Fantril de ton Tieux poil voir triompher La Serre,
Et le mettre crottée ou te laisser i tercet Bon.. La reine prit ses habiu coorls; Car avec une longue cotte On fait trop grand amas de crotte. Sc^aa. Je passe les bardes mouillées, Les robes de crotte souillées.... Id.
LIQUIDE, FLUIDE. Ils se disent tous deux des corps qui ne sont pas solides, qui sont coulants , iaute d'une liaison assez étroite entre leurs molécules.
. Mais liquide, latin liquida , d'où 2tqii«feer«, se fondre, se dissoudre, s'amollir, indique seulement que les corps n'ont pas de consistance, cèdent à la moindre pression , et que leurs parties constituantes tendent sans cesse A couler de tous côtés et à se séparer, c Rendre l'âme souple et comme liquide pour prendre toutes les formes qu'il plaît à Dieu. » tis. Fluide, de fluere , couûr , d'où fiuvius , fleuve, c'est ce qui coule en avant ou s'écoule. < Je vois par des pensées courtes et fluides l'infini qui ne s'écoule jamais.» FâR. Ce qui est liquide n'est pas pris (Roll.) , ferme (Id.) , glacé (Buff.) , sec (In.) , dur (In.) , concret (Id.), n'a pas de rigidité (Id.). Ce qui est fluide est mobile (Fén.) , insinuant (Id.) , pénétrant (Buff.), propre à échapper et à s'enfuir (FÉN.)- Un même corps, l'eau, par exemple, ou le mercure, peut être dit liquide ou flt^ûù, suivant qu'on le considère sous l'un ou l'autre as pect. L'eau de la mer est liquide, on ne peut marcher dessus , elle gèle rarement; les poètes ont appelé la mer la plaine liquide. L'eau des fleuves est fluide, elle se meut, échappe, fuit et entraîne les fardeaux qu'on lui fait porter (Fén.). Virgile a dit liquor fluidut , pour désigner la sanie, une humeur ou un liquide qui est fluide^ qui s'écoule.
Le corps liquide peut n'avoir que de la mollesse; il peut être encore épais et visqueux, comme sont les confitures liquides (Acad.) , une boue liquide (Buff.), le liquide pierreux qui forme les stalactites (Id.), le bitume et l'asphalte liquides (Id.) , la poix de montagne et le pétrole (lo.), la résine (Acad.)i etc. Les molécules du fluide sont plus mobiles, plus glissantes, plus subtiles , dans un état de plus grande division et moins tenaces; en sorte que la liquidité n'est souvent qu'une demi- fluidité. « La lave est un verre impur en liquéfaction et dont la matière tenace et visqueuse n'a qu'une demi-/Zutdtr/. » Buff. Ce n'est qu'au fond de la mer que doit se trouver l'ambre gris dans son état de fraîcheur, et il parait qu'on l'y trouve liquide ou demi- I
fluide y à canse duToisinage des feux souterrain (Id.). L'air , les différents gaz, le Ceu (Bopr.) skt fluides et des fluides. On dit aussi fluides ^ comoi courants , électrique et magnétique.
« L'eau. est liquide^ et, se laissant diviser 9J^ facilité , elle résiste peu au mouYement dn uvire. Ainsi la terre est aisément portée au milxi de la matière céleste, qui est infi aiment pl2« fluide que l'eau. » Fort. « Les oiseaux et ki poissons, dit Fénelon. voguent dans deux éléments liquides dont Tun est an peu plus épais que l'autre. » Le plus épais est l'eau , type des liquides proprement dits; le motos épais est l'air, auquel on donne ordinaiTcment le nom de fluide, i cause de sa grande (iquidit^.
LISTE , CATALOGUE , BÔLE , flOSEEKOAirVE . DéffOMBRElIBFnr, ÉTAT, KÔlOmK, UlYESt- TAIRE , RÉPERTODUE. C'est une suite de choses inscrites sur un papier , un cahier , un registre ou quoi que ce soit de semblable, ou bien c*er. ce sur quoi elles sont inscrites.
La liste, de l'allemand leiste , bande , est sans détails, sans explications. C'est conune uns benJe d'écriture présentant simplement les choses placées les unes au-dessous des autres , rien de plus. « Sire , votre parlement de Paris invita Uarchevèque à donner tme liste des mauvais livres. > Boss. « Enfin, pour achever la liste de tous les péchés de Boileau, il n'a point nommé Lafontatne. » Lab. « Sylla fit dresser et afficher dans la place publique une liste de quatre-vingts noms. > RoLL. Au contraire , le catalogue , du grec xzti- } oYoc , exposition comparée , développée , contient une distribution, des éclaircissements, deâdis< cours employés pour caractériser les choses. s Vous me demandez un petit catalogue des plantes les plut connues avec des mangues pour les reconnaître. » J. J. «Il lui montre sa bibliothèque, et lui en fait le détail circonstancié comme un eatalogue de Ubiairie. » Lab.
On dresse une liste , on compose un catalogue. La liste est plus ou moins longue , comme le sont des litanies , par exemple ; le catalogue est un livre bien ou mal fait, suivant que les détails qu'il donne sont ou ne sont pas justes, suffisants, très-instructifs. Il y a une liste des saints dans le calendrier; le catalogue des saints ajoute à leurs noms les titres et les preuves de leur sainteté. Il en est de même d'une liste de rois, de papes, de livres, relativement à un catalogue de rois, de papes , de livres. La liste fait voir quelles choses ou quelles personnes sont comprises dans une classe; le catalogue en décrit les qualités, les mérites, toutes les circonstances partîcul.ëres. En tète du Siècle de Louis IIY par Voltaire, s; trouvent deux séries de notices biographiques sur divers personnages contemporains du gras! roi ; l'ime a pour titre : Liste raisonnée ; l'autre : Catalogue : liste raisonnée des enfants de Louis XIY; eatalogue de la plupart des écrivains français qui ont paru dans le siècle de Louis XIT. Voilà le mot : le cakUoyue-est une liste raisonnée. I
Le rôle (autrefois roole, derottilus, rouleau), | ce qui rou^, ce qui revient à tour de rôle, est une liste qui marque le tour ou la part de cha-
STOONYMES À RADICAUX DIVERS.
D OU de chaque chose. On dit le rôle des conbutions, le rôle des causes à plaider. « Ce ne •ent pas les Francs qui déchirèrent les rôles ces taxes. •» Montesq. « Les calvinistes saisisit les receveurs de la capitation et'les pendent ec leurs rôles au cou. » Volt. « Le rôle où îient écrits les noms des juges qui devaient iur pendant le cours d'une année s'appelait d/cu- 1. » RoLL. S* enrôler, c'est s'engager dans une »ndiiion, se mettre dans un état qui impose tel 'le ou tels devoirs particuliers. A Amsterdam , czar Pierre !«' se fit inscrire dans le rôle des larpentiers de l'amirauté des Indes (Volt., JXD.}. <c Antoine et Cléopâtre formèrent un initut (une société de plaisir) dont l'annonce était 1 engagement à mourir ensemble. Leurs amis inscrivaient sur un rôle , comme résolus à mour avec eux.»R0LL. Le rôle des ciloyens(RoLL. , ERT.) , le rôle des sénateurs (Vert.) , le rôle des levaliers (In.) annoncent difTérents genres de onctions ou d'offices , de choses à faire , tu bien uelquefois d'impôts à payer. En un mot, l'idée ropredu rôle est celle d'obligation ou de dette. La nomenclature est une liste de noms, et non as de choses proprement dites ou de personnes. omenclature est un mot dont on se sert surtout 1 parlant des dictionnaires, et plus encore uaiid il est question de sciences où il s'agit de [asber les choses, de les dénommer ou de retenir }s noms qui leur ont été donnés. « Les dictionaires des Etienne ne sont qu'une courte nomen- ^ature pour Tintelligence des anciens auteurs. » olt. < Bayle fut plus à son aise que jamais dans )n Dictionnaire y rien n'étant plus commode our se passer de plan et de suite qu'une nomenfa/ure alphabétique. » Lah. « Actuellement, la otanique elle-même est plus aisée à apprendre ue la nomenclature qui n'en est que la langue.» UFF. kNous trouvons trois espèces bien distincts dans la famille des bergeronnettes.... Nous is indiquerons par les déncminations de bergemnette grise, bergeronnette de printemps et Brgeronnette jaune , pour ne pas contredire les omenclatures reçues. » Id. a Nous donnons nos oms français à tous les pays où nous abordons, t c'est de là que vient l'obscurité de la nomenature géographique de notre langue. » lo. Le dénombrement est une liste numérale , où on nombre , une liste qui a moins pour objet de ire connaître quelles sont les choses ou les ersonnes d'une classe, que d'apprendre combien y en a. C'est une statistique ou comme une aiislique. « Voyons, dit Mentor à Idoménée, )mbiea vous avez d'hommes et dans la ville et ins la campagne voisine; faisons- en le dénomement. » Fén. « Suite affreuse de péchés dont int Paul fait aux Romains le dénombrement. » 3URD. oc Quelle multitude d'abîmes ce seul abîme attire- t-il pas? Qui pourrait en faire le dé nom- j ement ? » Id. « Là se trouve la condamnation I cet hérésiarque et le dénombrement de ses i reurs. » Boss. « Le dénombrement des maux de i tte vie. » J. J. « Le dernier cens donna dans ' )me quatre cent mille citoyens portant armes , ' le dernier dénombrement de Tempire plus de latre millions de citoyens. » Id. « Aristote fait 1
BTR. FRAKÇ.
le dénombrement de toutes les vertus. » Volt. « Le dénombrement des crimes quL... » Id.
Vétat est une liste fidèle , une liste qui représente les choses au vrai, dans leur état, telles qu'elles sont en réalité , qui fait voir où elles en sont. Ce sont des états qu'on demande et qu'on fournit en fait de comptes et en matière de finan* ces. « Il eût été à désirer que chaque intendant eût donné par colonnes un état du nombre des habitants de chaque élection, des nobles, des citoyens, des laboureurs, des artisans, des manœuvres , des bestiaux de toute espèce , des bonnes, des médiocres et des mauvaises terres, de tout le clergé régulier et séculier, de leurs revenus , de ceux des villes , de ceux des communautés. » Volt. « Je trouve , par un état des finances de l'empire russe en 1725, que.... > Id. « On a envoyé i MM. Desmarets et Voysin un état ample et exact des blés que je donnai l'année passée, avec le prix des marchés de ce temps-là. > FéN. a Savez-vous quelles sont les forces de notre république? en avez-vousun état par écrit ?»Roll. c Le lieutenant de Pompée apporta à César ce qu'il avait d'argent et un état exact de ses provisions et de ses vaisseaux. » Id. c Jusqu'alors^ toutes les fonctions des consuls avaiei/t été renfermées à tenir un état exact des noms, des biens , de l'âge , des conditions de tous les chefs de famille. » Vert. « Les comédiens de Grenade (|)our m'attirer dans leur troupe) m'envoyèrent un élat de leurs frais journaliers et de leurs abonnements. » Lbs. c J'allais forcer leur comptable (des comédiens français) de me remettre un état en règle de mes droits contestés. » Bbàux. Employer la plume d'Horace
A liquider on compte, i dresser des états,
J. B. Rovsft.
Le mémoire est une liste de choses mémorables, ou dont on rappelle la mémoire, dont on fait souvenir. On appelle mémoire un écrit historique ou didactique sur quelque chose qui mérite que la mémoire en soit gardée , et ensuite , la note de ce qui est dû à quelqu'un , note remise afin qu'on ne Toublie pas , ou plus généralement un mémento , un avertissement , une instruction, a Louis XIV ordonna que chaque intendant fît une description détaillée de sa province.... Si on avait rempli les vues du roi dans chaque province, ce recueil de mémoires eût été un des plus beaux monuments du siècle. » Volt. « Tacite dit qu'Auguste avait un mémoire écrit de sa main , qui contenait les revenus de l'empire , les flottes, les royaumes tributaires. » Id. « L'accusateur de Messaline faisait lire à Claude le mémoire des débauches de sa femme. » D'Al. < Le roi donna ordre au connétable de faire arrêter ceux (des protestants) dont il lui mit la liste en main. Gilles Le Maître, premier président, ea avait présenté le mémoire au roi. » Boss. « J'envoie à un ami un mémoire assez considérable de plusieurs emplettes à faire à Paris. » J. J.
Vinventaire (à'invenire , trouver) , et le répertoire {de reperire , trouver) sont l'un et l'autre une liste de choses trouvées ou qu'on trouve.
Mais Vinventaire est une liste de choses qui ont été trouvées après la mort d'une personne, et
BEUXlfilE PAITIE
par eitonaioa la liste des biens , des effets , des meubles , des papiers , des titres qui sont dans les mains ou au pouvoir de quelqu'un. « L'occupation unique de Caton fut de dresser V inventaire des trésors du roi (Ptolémée, décédé) et de vendre les meubles et les bijoux du palais. » Roll. « Après la mort de Mitbridate , on compta (parmi les richesses qu'il avait laissées) jusqu'A deux mille coupes d'onyx, avec une si prodigieuse quantité de vaisselle de toute espèce , de meubles et d'équipages de guerre , qu'il fallut au questeur trente jours entiers pour en faire Yinventaire, » In. « On fit un inventaire, une prisée de tous les effets mobiliers(de Monseigneur , décédé) , et trois lots.... » S. S. « Ne devais-je pas craindre qiH ce prélat vint à mourir, et que ces écrits impies ne parussent, après sa mort, au public par son inventaire? 9 Tis» «Alibée dut faire, dans quinze jours, un inwntaire exact de tous les meubles précieux dont il était chargé. > In. «Les commis firent à la tôte de Vinventaire de cette malle un magnifique procès-veital. i» J. J. «Quand on décrète un hoinme de prise de corps, rueage est de saisir ses papiers, de mettre le scellé sur ses effets et d*en faire Vinventaire» • In. « Vinventaire des effets vraiment curieux qu'Harpagon veut taire prendre pour de l'argent comptant. » Lâm,
Le Téperioire est une lifte , non pas de choses qui ont été trouvées, mais qu'on trouve, une liste de choses spéculatives, curieuses, intéres- ' satttes . à la disposition des amateurs qui les recherchent. Un réperêoire d'anecdotes(Voi.T.). « La collection dts mémoires de l'Académie des belles-lettres est un très-bon répertoire de science. » Lah. « Le faible pour la divination , qui est celui de Platon, a fait de ses ouvrages le premier répertoire des iUuminés. » In. « Les gens qui savent beaucoup parlent peu.... Un homme instruit n'ouvre pas aisément son répertoire...; il se tait.» J. J. « Gaumartin savait infiniment d'histoire, de généalogie, d'aaciene événements de la cour.... Point conteur , mais très-amnsaat, et, quand on voulait «n répertoire, le plus instructif et le plus agréable. » S. S. — Le aeoa de répertoire est aussi nettement distinct, quand il vaut dire une table, quelque chose à l'aide de quoi on trouve ce qui est écrit ailleurs ^
IXM3IQIJE, DIALBCnQUB. Cette partie de la philosophie qui enseigne à bien raisonner, à bien «eer de sa raison; et, dans une acception dérivée, talent qui eensiste à raisonner juste, à
4 . Girard a eu tort é*iiid{qacr tahh eonme eyno* njme de liste et de tatatogue. Car tahU est «alqeement bibliogrtplilqiie, «e lieu qu'on dil, p«r eiempie, une iùtê de oonierés , un catalogue dé pluies. De plus, la tahU Mippose un autre écrit auquel elle renvoie et dont elle est comme un appendice, an lieu que la liste et le catalogue fournissent directement des connaissances et ne se bornent pas à marquer où on en trouvera. Le mot table vessemMe davaatage i celui de répertoire pris dans fme de ses acceptions. Seulement table est le terme prapro en parlant d'écriu imprimés, de linws, et répertoire ne s'emploie que quand il est quesUen d'écnU proprement dits, de psiuen « de registres.
penser comme il faut, <f une manière saine . C3> séquente , méthodique.
ioi^tque vient du grec X^roç , discours , pensée, raison; dialectique, du grec StaXrr«ff^. s'entretenir, discourir, converser. D'où résalie cette différence remarquable , que la logique nées instruit du bon usage de la raison en tact tpe celle-ci recherche solitairement^ la vérité, a lieu que la dialectique apprend à bien diriger sa raison dans la dispute , dans les entretiens , da:i< la transmission de la vérité. Un profond penseur, comme Descartes ou tfalebraoche , est n^. bonlo^cten; un habile controversisf e , tels que Bayle ou le grand Arnaud , est un bon dialeeticten. Qui manque de togique^raisonne faux; qui ne sait pas manier l'arme de h diatectiqme . succombe sous les arguments de ses adveTsaires. — II y a dans tous les hommes, même les plu5 grossiers, une logique qui se développe avec l'Age , et leur suggère les idées les plus importantes , celle de Dieu, par exemple {Volt.)- « Aristote fit voir dans sa Rhétorique que la diélectique est le fondement de l'art de persuader. et qu'être éloquent, c'est savoir prouver. • In. •— « Il y a une logique naturelle dont il ne &at jamais s'écarter dans quelque sQjet que ce soit . à plus forte raison dans des stances morales. * Lab. « Une des armes de Beaumarchais, et qui lui a serri à tout, c'est sa dialeeti^u^,. c*esi Ja logique oratoire , celle de Démosthène. b In. — Voilà le mot propre touvé : la d»al<cliq«e est particulièrement la logique oratoire.
La dialectique est aussi la logique des écoles du moyen ftge , de La scolastique , parce que tons nos moyens d'arriver à la vérité y étaient réduits à un seul , la dispute. Aussi les grands réformateurs modernes qui combattireot cette philosophie d'argumentateuR, la critiqué neot socj le nom de dialectique comme impuissante à découvrir quoi que ce soit, et lui opposèrent b logique. Témoin Descaries. « D faut aussi , dît-£, étudier la logique, non pas celle de Técole. tar elle n'est, à proprement parler, qu'une duUw- (ique qui enseigne les moyens de faire entradre à autrui les choses qu'on sait, ou même aussi de dire sans jugement plusieurs parcrfes tooehast celles qu'on ne sait pas , et ainsi éÙt eorrompt k bon sens plutôt qu'elle ne l'augmente; mats eellf qui apprend A bien conduire sa raison po^ découvrir les vérités qu'on ignore. » Même dans U langue ordinaire, le mot dialectique^ à la diflèrence de sou synonyme, rappelle les défauts bien connus de la scolastique. « La logique b plus exacte , conduite et dirigée par un esprit , naturellement géomètre, est l'àflie de tousks ouvrages de M. Arnaud, mais ce n'est pas uxiel diaXeetique sèche et décharnée, qui ne prèseatsj que comme un squelette de raisonnenaent. > D'As.
D'autre part, comme la logique s'occupe de J recherche , et la dùtlecftque de la dénaonstratica de la vérité, comme l'une tend à guider la peaaie individuelle indépendamment de toute expr^sion , l'autre à faire triompher dans les disccssions , à faire prévaloir par la parole nne thèst ou une cause, la logique est plus reàatrre aa fond , la dtahclique à fa forme, la première aoe
SYNONYMES A. lUMCAUX DIVERS.
lées , la seconde à la manière de les présenter. n bon logicien pense et raisonne Juste; mais, LUte d'art et d'adresse, ee peut être un détesible dialecHeien. Et réciproquement, sans loifuef sans rectitude d'esprit, en raisonnant de -arers» on peut 6tre» comme autrefois les solistes, assez bon dicUeetieien pour donner au LUX les apparences du vrai. Prendre et poser es erreurs pour majeures, pour vérités fondalentales, c'est TefiTet d'une mauvaise logique; avoir en tirer des conclusions captieuses , propres à en imposer, à vaincre un adversaire ou es contradicteurs, c'est l'œuvre d'une subtile ialectique. C'est dans ce sens qu'on a dit de . J. Bousseau ; «f Si l'on n'a pas soin de l'arrêter u premier pas, bientôt sa dialectique y aussi ubtile que sa logique est mauvaise, tous enraine avec lui dans le torrent des conséquences.»