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Dans l'état actuel de la philosophie , la logique ^st une science qui comprend la dialectique : la lialectique est la partie de la logique que la scoastique a eu le tort de cultiver exclusivement , ;elle qui demande seule à être connue de l'oraeur parce que c'est la seule qui traite de la ommunication ou de Texposition de la vérité, lelle qui concerne le raisonnement quant à ses liiîéreotes formes et qu'on appelle d'un seul mot a syllogistique ou l'argumentation.
LOI, BRCEET. Déterminations émanées d'une lutorité et en vertu desquelles certaines choses lont commandées ou défendues.
La loi, latin lex , est générale ; le décret , latin îecretum , de decemere , décider , juger , est particulier. On dit la loi naturelle , et un décret de prise de corps. On dit les décrets d'uoe loi : Vos ordres sont pour moi
Les détrtts respectés d'uoe rapréiae hi, Esgn. }n fait une lot relativement à une classe d'homnés , un décret pour ou contre un certain lomme , un seul individu. « On cassa le décret jui donnait à Marins le commandement de Tarnée contre Mitbridate, et on annuia la let de ^Ipicius par laquelle lee nouveaux citoyens traient été distribués dans les anciennes tribus.» :osD. « Les iotf , les aetas publies étaient anloncés en musique.... On sait que Philippe, iprès la victoire de Cbéronée , insulta aux vaincus en chantant le décret d'Athènes feit contre lui. > Volt. « Ce qu'un homme , qud qu'il puisse 3tre , ordonne de son chef n'est point une loi ; ce qu'ordonne même le eouverain eur un objet particulier, n'eet pas nea plus une ^t, mais un iécrei. • 1. J. — NoD-seuleiMBl U loi et le déret soat, Tune générale, r«aire particulier, m égard aux objets ou aux pessonnes qu'ils concernent, ils le sont auasi eu égard à leur source : a loi exprime ou est supposée exprimer la voonté générale; au lieu que le décret dérive de la rolonté d'un seul homme on de quelques hommes seulement. « Si la volonté est générale, cette rolonté déclarée est un acte de souvemineté et :ait loi; si elle ne l'est pas, ce n'eet qu'une voonté particulière ou un acte de magistrature; :'est un décret tout au plus. »!.!.« Parce que tous les citoyens se trouvaient à ces aseemblées
(comices par centuries) , on y fut d'itbord trompé, et on en regarda les décrète comme loie émanées du peuple entier, p Coan,
D'autre part , la loi est essentiellement obligatoire; mais quelquefois le décret ne le devient que quand il a reçu force de loi par le consentement d'une assemblée supérieure ou par l'acceptation du souverain. « Jamais on n'avait douté de la nécessité de la sanction royale pour donner aux ^^er^rs des députés du peuple la forme et la force des lois, » Marv. Selon la constitution de l'an m (1795) le Conseil des Cinq-Cents ne rendait que des décrets; c'était le Conseil des Anciens qui leur donnait par son approbation le caractère de Uns, Sous le régime constitutionnel, les projets de lois adoptés par la Chambre des députés ne sont proprement que des décrets qui ont besoin , pour passer à l'état de lois , d'être approuvés par la Chambre des pairs et sanctionnés par le roi. Chez les Romains, les plébiscites ou décrets du peuple avaient par euxmêmes force de lois; mais les décrets du sé^ nat ) au bout d'un an , perdaient leur valeur de lois y s'ils n'étaient confirmés par la volonté du peuple.
L0N6TE1VS, LONGUEMENT, AU LONG. Ces mots donnent l'idée de quelque chose qui ne finit pas bientôt ou tout de suite.
Longtemps est abstrait et relatif à la durée : Il a érté longtemps malheureux (Acad.). Longuement est subjectif ou relatif à la manière d'agir d'une personne : Parler longuement (Acad.). Au long est objectif ou relatif à un sujet traité , à une chose exposée dans toute son étendue, c Rapporter au long les décisions des conciles. » Boss. «c Les maximes de l'économie tyrannique sont inscrites nu long dans les archives de l'histoire et dans les satires de Machiavel. » J. J. a J*en traite ailleurs plus au long. » Idu
Parler longtemps est purement formel, et sans rapport au sujet , ou du Eaoins à ses efforts et à l'eSOTet que produisent ses paroles : c'est n'être pas bref, p'est parler pendant une heure., deux heures, tout le jour. « Pourquoi le laissiezvous palier si longtemps? Que ne lui imposiez-TOUs silence ? d Boil. « Un pauvre malade avec «ne Histoire générale sur les bras , et trente ouvriers qui lui rompent la tête, n'est guère en état de parler longtemps à ses amis. » Volt. « J'attends M. Dupuits avec impatience, dans l'espérance qu'il me parlera longtemps de vous.» ID. « Votre préface me paraît trop courte. Quand on a si visiblement raison, je voudrais qu'on me parlât pUis longtemps, » In. « Le peuple appelle éloquence la facilité que quelques-uns ont de parler seuls et longtemps , jointe à l'emportement du geste , à l'éclat de la voix et ^ la force des poumons. > Labe.
Pour foéiu , Je sais fort bien Qu'il parlait longtemps sur un rien , Tant sa langue était biep pendue. Scabr. Parler longu^ent montre le sujet, non pas seulement comme ayant le talent ou comxne étant en état de parler pendant un long espace ■ de temps , mais comme étant long , c'est-à-dire ' appliqué à parler autant qu'il faut, et c'est pour