DEUXIÈME PARTIE
de la chaire les matilr9$ sont grandes, mais usées et trÎTiales.... Il y entre' des sujets qui sont sublimes ; mais qui peut traiter le sublime ?» L4Ba.
Condillac propose une distinction analogue à la précédente. La moHère^ suifant lui, est plus étendue que le sujet: outre ce qu'on a principalement en Yue de traiter, de faire connatire, elle comprend toutes les cboses subordonnées ou voisines qu'on ne touche que pour dételopper le sujet. Le sujet d*un éloge est le personnage qu'on entreprend de célébrer; la matière d'un éloge, c'est aussi ce qu'on y Joint, ce qu'on dit accessoirement pour reloTer le sujet»
Simonide STalt entrepris
L'éloge d'an athlète; et, la chose essayée,
n trouva son sujet plein de rédts tout nos.
Les parents de ralÙèle étaient gens Ineonnos ;
Son père, un bon bourgeob ; lui, sans antre mérite : Matière infertile et petite. Lat.
Enfin matière^ k la différence de eujet^ fait considérer la chose dont il s'agit comme éloignée, comme n'étant pas présentement en œuvre ou sous la main de l'oumer, ou comme quelque chose i quoi il tient peu, qui l'attache peu. •J'aurais bien d'autres choses à dire sur e» sujet; mais comme J'ai déjà traité de cette moitié dans ma IX* satire, il est bon d'y renvoyer le lecteur. » BoiL. « Il semble que , pour nous rendre inexcusables, le caprice du sort ait pris plaisir i nous offrir les matUres les plus ilhistres et des sujets véritablement dignes de la plus sublime éloquence. » D'Ao. c En rentrant Je vis que la conversation avait continué sur le même sujets mais d'un autre ton, et conmie sur une matière indifférente. » J. J. « Je suis déjà trop loin de ces sortes de Inaltérés (littéraires) pour pouvoir en parler avec justesse.... J'aime à rêver, mais librement, en laissant errer ma tête, et sans m'asservir à aucun sujet, » In.
2* Chapitre^ article, pcùU.
Le chapitre est proprement la division d'un livre, il est plus ou moins long. Vartide est la division d'un compte ou d'un traité , il est plus ou moins important. Chapitre a rapport an discours, i l'action de dire; article, aux choses dites, à ce qui est contenu dans le discours. On cause , on passe légèrement ou on ne tarit pas sur certains chapitres; on a tort ou raison, on est d'accord avec les autres ou on ne plaisante pas sur certains articles, c Si je te disais le nom de tontes celles qu'il a épousées en divers lieux, ce serait un ehaptfrs à durer Jusqu'au soir. » Mol. « L'irréligion était le seul crime auquel Louis XIV ne pardonnait point; tout était sérieux pour lui sur cet article. » Mass. Molière parlant à sa muse , lui recommande de louer Louis ZIV , et ajoute :
Sur ce ehaptre on n'est Jamak à sec.
Mais dans amphitryon , Cléanthis menace Sosie d'user de la liberté qu'il lui a donnée d'être Infidèle , et à cela Sosie répond :
Ah! pour cet orfiei^U J*ai tort Je m*en dédis.
Nous reviendrons sur ce chapitre^ fl n'est pas
épuisé; nous reviendrons sur cet arf£ele, il es essentiel.
Le point ressemble à l'article : il regarde, bk pas les paroles, les propos, le fait de pari? des choses , mais les choses mêmes , lear vétts leur importance. Seulement il n'est pas %b arrêté, comme l'article; aussi dit-on plutôt e article de foi, et un fioiiit de théologie à dâ» ter. c Est-ce une hérésie de douter si JansÔK soutient cela? Est-ce un article de M qu'il bLâ croire sur peine de damnation? Bt n'est-ce pe un point de foit pour lequel il serait ridieuk et prétendre qu'il y eût des hérétiques -daas ïlgliseT • Pa8c. Quand les deux mots se disent de choses encore incertaines, proUématîques et débattues , le point diffère de fêrtiek en ce qull est moins étendu, réduit à une simple q[ues^lMO. « C^ndé était savant dans nos mystères, mais surtout pour la discussion des points et des articles que les hérétiques nous eontestaienL > Boau>.
MAUVAIS, —DAIIGBEDX, lICISnLE, «• mCISUX, VALFAISAirr. Epithèthes débvoiabieL dont on se sert pour imputer un défaut.
JTattvais est le contraire de bon; £1 en atoote la généralité. Ce qui est mauvais pèche ou hsB i désirer sous quelque rapport que ce soit ti mattoait livre , par exemple , aéra ainsi qualifié, quoique innocent du reste, parée qu'il s'y trouvera des foutes de style ou de gofit. Dengereiis, nuisible , pernicieux et mol/atsaiil ont une âgâfication plus restreinte, ils indiquent queiqae chose de mauvais ^ c'est-à-dire de flcheux. de propre à causer un tort, une perte, tue raine. Un homme a-t-il de mauvais sentiments, c'est un homme à blâmer ou à plaindre; mais m homme dangereux , nuiiiNe , pernicieux ou m«^ faisant est un homme à craindre. Bossuet dis avec beaucoup de justesse que le péché est contraire à Dieu comme mauvais, comme opposé au bien, à la Justice, et qu'il est coutnire i l'homme comme nuisible ^ comme prèîudiciahle i notre bonheur. — Que si maurai* se preci aussi dans l'acception particulière à ses synonymes , il en diffère en ce qu'il représente Viàte commune sans aucun accessoire.
Dangereux implique l'idée d'un doote. La chose danyereiue n'est pas positivement ma«iMiife, elle peut l'être, elle court risque de l'être. Une position dangereuse est délicate . un pes plus que suspecte ; on y est menacé de quelçae malheur : il faut s'y conduire avec circonspection. Dans le danger on est exposé, on court une chance, mais rien de plus ; on peut s'oi tirer, à la rigueur.
Nuisible et pernicieux annoncent des qnaiitéï décidément mauvaisu, qui doivent inspirer phis que de la défiance. « Sans cet examen , nos vertus mêmes nous deviennent nuisibles, on ds moins dangereuses. » Fin, c Fuir le monde et ce que vous savez être dans le commerce do monde ou pernicieux ou seulement même dangereux. ■ BouaD.
Mais si nutiihle et pernicieux disent plus qse don^ereiw, parce qu'ils supposent un mai certaai, p«rn ictetix, à son tour, renchérit sur nuistVe
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
Tle degré, parce qu'il exprime un mal plus faisanti le remède à leurs blessures
and. En effet, ce qui est nuisible est propre à
n're, désayantageux, capable de causer des
convénients , des désagréments , des contrarié-
s, de susciter des embarras; ce qui est pemi-
PU*, du latin pemicies, ruine, destruction,
t propre à fkîre périr, c'est quelque chose de
ortel, de délétèse ou une source féconde de
aux. c Bpictète, en combattant la paresse,
ëne à l'orgueil , et pourrait être nuiiihle à ceux
li ne sont pas persuadés de la corruption de
'U te justice qui ne yient pas de la foi. Hontai-
le est absolument pernicieux , de son c6té, à
lux qui ont quelque pente à l'impiété et aux
ccs.rf- Pasc. « Il y a bien de la différence entre
1 livre qui contient des erreurs nuisibles et un
Tte pemieieu*. » J. J. Une trop forte conten-
m d'esprit est nuisible à la santé : c Amusez-
>us un peu par les livres, sans application
utsible à la santé. » Fâii . Mais les plantes véné-
euses sont pernicieuses pour la santé : J. J.
ousseau dît quelque part au sujet des terribles
fets du napel : « Cette plante a souvent causé
!s accidents i des enfants et à d'autres gens
li ignoraient sa pernicieuse vertu. » — Ensuite ,
lisibie, comme utile son contraire, s'emploie
! préférence pour ce qui regarde le corps et les
aires; au lieu que pernicieux, comme salu-
ire auquel il est opposé , convient tout aussi
en pour le moins quand il est question de l'âme
de ce qui s'y rapporte. Le vin est nuisible à rtaine» personnes (Labr.) ; on dit un exemple : un écrit pernicieux , une maxime pernicieuse. Ils croient qu'on manquerait de charité si on ! leur découvrait pas les choses nuisibles i leur Dté et à leur vie.... Qu'ils considèrent combien
morale que vos casuistes répandent de toutes rts est honteuse et pernicieuse à l'Église. * se.
Malfaisant^ qui fait tnal ou le mal^ se distgue par l'idée d'action. L'être malfaisant ne ntient pas un principe mauvais, comme l'objet isible ou pemicietLX, il agit, il se comporte me manière mauvaise. Aussi ce mot se dit-il ^prement de l'homme et de ses dispositions,
son humeur, de son caractère, de ses pas- >ns, ainsi que de certains autres agents oTun Ire supérieur ou inférieur à l'espèce humaine. )inme ou naturel malfaisant (Acad.), activité tlfaisante (J. J.)i divinités mal/at>an(ef (Fân., )LL.), animaux malfaisants (Laf., Bdff.). satan , cet esprit malfaisant , se remue contilellement avec ses complices pour persécuter > fidèles. :» Boss. « Charopus étant d'un carace brouillon et malfaisant attaquait et harcet sans cesse les chefs de la nation. » Roll. Non^ je hais tous les hommes :
Les ans, parce qu'ils sont méchants et mal/aisanUf Ktles autres, pour être aux méchants complaisants.
Mol.
ToHaire n'a jamais cru qu'au diable , puisque \ Dieu prétendu n'est qu'un être malfaisant i selon lui ne prend de plaisir qu'à nuire. » 7. « La prévoyance étemelle a placé à côté de rerses plantes nuisibles des simples salutaires, dans la substance de plusieurs animaux maU STH. franc.
» In. — Sans doute l'épithète de nuisible se donne quelquefois à un genre d'animaux, aussi bien que celle de malfaisant; mais ce n'est pas dans le même cas ni dans le même sens exactement. L'animal nuisible est capable de nuire, sans nuire effectivement dans le moment où on .parle, ou son action de nuire est faible , peu apparente. • Il n'est pas à présumer que ces loups et ces ours (de la Grande-Bretagne) y soient venus à la nage, ni que les hommes aient transporté ces animaux nuisibles. » ^uff. On dit des insecte? nuisibles (Buff.) plutôt que des insectes malfaisants. L'animal malfaisant exerce présentement sa rage, sa cruauté, ou le mal qu'il foit est frappant , remarquable , immédiat. « En Egypte les hommes ont lutté très-longtçmps contre les espèces malfaisantes. » Buff.
Et mon esprit enfin n'est pas plus offensé De voir un homme fourbe , injuste , intéressé, Que de voir des vautours affamés de carnage , Des singes mal/aisantt et des loups pleins de rage.
Mol.
Et si, de son côté, malfaisa/Ait s'applique aussi abusivement aux choses , c'est à celles qu'on considère comme actives, comme produisant sur la santé des effets sensiblement mauvais. « Dans ces malachites le cuivre conserve encore quelquesunes de ses qualités malfaisantes. » Buff. « L'estomac s'irrite et se soulève contre ce qui lui est pénible ou malfaisant. > Mark.
1«. MAUVAIS, MÉCHANT; — 2« MALICIEUX, MALIN. Qui n'est pas moralement bon.
Mauvais et méchant ont rapport à l'effet : un homme maïuvais ou méchant est à craindre ; une chose mauvaise ou méchante est telle, qu'on n'ea ■ peut faire ussge. Malicieux et mùlin ont rapport à la cause : un homme maUcieux ou malin est fin, mordant, enclin et habile à se divertir aux dépens des autres; une chose maligne a une vertu, une influence, une action nuisible. — Ensuite, le mauvais et \t méchant font le mal d'une manière ouverte et directe, en ennemis déclarés; au lieu que le malicieiax et le malin emploient la finesse, la ruse, et non pas la force. Néron a été le plus mauvais ou le plus méchant des hommes; le démon, pour séduire nos premiers parents, se servit d'artifices, de ruses malicieuses, et, dans V Écriture y il est appelé le Malin^
1* Mauvais , méchant.
Le mauvais l'est par instinct ou par nature : un mauvais fond, un mauvais cœur, un mauvais caractère, c C'était un grand seigneur dont le fond n'était pas mauvais. > Volt. • Les pécheurs ne baissent Dieu que parce qu'ils jugent librement et faussement qu'il est mauvais. » Mal. « Les juges de l'inquisition présument toujours l'accusé coupable, apparemment parce qu'ils croient les hommes mauvais. » Mowtesq. Mais le méchant commet des méchancetés , nuit de fait , avec réflexion et parce qu'il le veut. « Lépidus était le plus méchant citoyen qui fût dans la république, toujours le premier à commencer les troubles , formant sans cesse des projets funestes. » Montbsq.
BEUXl&W PARTIS
Ohl q|i*ilt nt WBKonk ^m si mitkawU 91'IU la àUmU Moi..
a L'homme a'est èoM 990 pA. «ompw. P«ucquoi pluauun mqMIs donc* Uxi&s^. da cetta pette dft la méthmtùfêé^ C'«ft ^^ c«ux. <)ni $oat à leur téie étant prie 4« la maladm, U commi»niqwDt au rest» dea i>omq»w>»^ U j a. dea aationa entièrtt qui ne sent point «UcAonlc»; les Pliiladelpbien9.« lea BaoiaM,. a'oDt jamais tué peraoBM^ » Vqlv. « On toulut trouver dans le JrflflolM» lM«elogM«'poiil«ci4a de Spioosa les senenoM de son atàiiarae, par la voèm^ raison qa'<» tceuve ttuiour» la pJbiysioiMmie mawÊadse k na hewme qui &fiaiiwift mdd^tmUi aotioo, 9 1»*
VJfaIttfieiMP, «M^tiK.
te wuUfUimtx » 4» Ui moKctr <^ 1& finesse, une sorte d» dUiuâ peiLodisoie ; U. mal» a de la maZt^mV^, du Tenior^ une envia de nuire constante et profonde, et non pas accidentelle et légère. Voy. Ifoiios. eV ««ii«piilitf., l** partie , p. 226.
■AUTAIB , nÈCBMft , CHÉVIF. Ces «eâs ae disent des choses qui ne sont pas bonnes.
Les déCauta, ksYïoea, rsBdflintuiie «hpee maw' roiss ou méehàmU; )opei»(l» isalenur «1 Vinaufllsanee la rend oMitMu La cbaa» wmmekm ou m^ehante n'esl riea maia» %m boima; la chose ehétiw n'est pas asst Bhonno,Jiaftne à désivsv. De la mautMitfs momai» e»t teisao;, ]ê soi^ est une «Mftvs monnaie da euiTr»(V«j:.T.>. l^u^mêmmte nourriture est contnira à \h santé ^ un* ihdit«« nourpHur» (TER.) estmatlpoeH pa« «isea abondante. Un homme* «HNHMHa e« méch(uiâ fait des actions nuisibles;: mie êhétém oséatun est (aiWe , impuissanle, imparfaile» JTmmxns et méekat^ * impliquent l'idée positiwè» mal , snaonoeat un démérite essentiel : une action mtMwUt» 00 fléchants; un écrit mâMWiù ou méehamà. Chétif marque seulement une qualitâ infémeure ou une quantité médiocre : sh^ttes aiunâne(Boss4> <^h0twe durée (Pasg.), MHfr geges {SoLi,}^,çhéUw ressource ^. X.)i sh^patrimQino(lD.), ehéHves pommes (Ito.>, ch^iwst baies. (Bvtr.). Uaviouvoû (AcAD.) , un iii^eh«fil (Vols.) méiier eat honteuJE ou dangereui; un ckéHf emploi (Bmm.) est peu élevé ott pcv lécrctif. Un espiit oritiquo trouve tout tiuMMMHf ou méohanA; «a esgdt difficile trouve tout chétif, €tt reprend» en sensur e, on fuit ee qui est msuimUs en mé9ha»if Oa ikit.peu de cas de ce qui est chéléf.
De leur côté , mauvais on métkanà diflOninti en ce que mammis se> dit de toutes sorlesi de choses, particulièrement^ de^ohosesi naluoeUeB, ^ m^ chanf seulement dae choses humaines zwmm»s air, mautttk temps, mowass teiisin^MMttaire eau ; méekanU preuve (Boss.)(, méotanfettnoupiss (lD.)i méàham^ prose (Volt.)t mé^antt vers (BoK..) , m^^bhéMit manteau {l, I.). Ou hiea même, tandis qnemafiMN>s^ppHque à tout , «lestoitse réduit à qual4iler se qui est moralement mmmoii^ « Ces épigrasHBos joignent au malheur d'Atie m^hanfef la maladrane d*étse mAueaîMt.» &'Aft. Ou bien enfin mauecis expeime «aer disposition à Dure dvt mal conitanUe et vapui, «t wérhasH une méchanceté préois») exoroè» dtna tti> qbii pacli* culier* .
«ÉCJBAJfGETB, KAUGRRÈ, «AUCL Qiaii-
tion à Auice , i £dra du. mià.
« La, m^cAoncet^ supposa an çriU Uû!t h mai V la «iaZig«ti<^ uiuunècfaiacesi c«fihtt.sïA Et La mali9t ioupUqiui pins iiidemmol «uns que la m«Ut||^nit/ L'emploi de lanus^dains^ subtils et arlificieux. U mitkuyaAi i^ idemvert , d'uuft manière lioleate ctbnmlc;laa«^ ^nil^et la malice, aacûDtcaireflQDtliuiQsgi en secret^ 4 la sourdine. la fi^dunoi^ de cetsina chiens les porte k se jeler sor lesgeii3.i les attaquer ; la malig/niii des astas, di sort, ii Tair se fait sentir ou «st ceiuée m &ire eitir par une influence. OQculte. Les médoMb ^m\Jai lea bons ; le malin » autniDent dit kdiibfa ,lnr tend dtm sntbûches^ Un t][Tuieil wdmtcil oe j craint pas de commeUre ouTertaBol de \x^ ticea et des meurtres. « Qutt» pi^H^ms» périrent dana des supplices recbenbéi ps 's vengsaocea de ce Louis U, li diiàiRiI4dflT& lent ^ si barbare et si tiiaidèEBS&tjqj)tatiUiS>a étoupdiet siproCûndémeatnâhBitODaoitâs au. tompa des Phaiaiia. » ^oii. tP.SaijiiciBsêaii ua hosuna à qjai pecsonoanefosuà itn test paré pour l'axcèade lam^chsw<L.aB&vBnit en lui cnuttté.. audace » sn&ili isatiabie; et cela sans, remorday sans pntenH^^^ attention, i sauver au moimlesiiKn.*^^' Veuvia ou la jfilousie est sia2<>tnwl^^^ c'est une passion honteuse , qui joH sa coi{» dans Tombre.. « La charité est dow, dit s*! point de iiaouBÎe, elle n'tel point »«fip«° malidtmi dans, les jugemenls* • Boss. < Ces epriu lumineux (les angesj derôtreil^* ténèbres :.ils n'eurent phtf de IvffiièRs^^^ tournassent ea ruses maMcievaa^'^^^ e&vie jtfit en eux la plaos de U chsnti • ^
D'wv autre côté., la vnéehiuutUtfii^^:
verse, plus impitoyable, et, quant lacoaç quences „ plu» gjcave, BUa aime le b»1 F i
mat; au lîeu«qua la^9iai&a»«I^ e^^*^*^!?
rent soavenX qa'i se satisfaire aux ^ ^ trui, a est vrai , mais sans qu'il ea wmff autrui beaucoup de dommage» ^^^ se propoaenA la docomage pûur bot- ^ '^ est m/ichaate ; la. satire n'est que waiipf^ ^ Ucieuêe. Ce que lait le michant, Ule«f F^ qjue c«la nuit; Q» que font le wà» ^ * cieux^ ils le font souvent qjuoiqM «a ?3i» nuire. * Touales honnâtesgens q«iP®^'^ eriti4{ues ; les malins sont satiriques; la p^ -. font des.lihellea, et ceua qui onlûit./'*.^ le TempU d» polU, ne sont ni ««^ * ■. chants. « Volx, « FontensUe preteodiii !3^^ pieux auteuï mjstker étsit beaucfflJfl F "^ chani ,. tfest la terme dont il se unaïUf *; leau. Dea^éaux pensait i peu près de bw^^ employant A Uvéâté une expressicttooi^^ Racine, disaitf4L^ est. hssiiooup pl^*f?^. moi. » D'Al. « Je n'ai pas vu fort sourent^ ▼yn; j|e le trou]M sfise& ainahte; il ^^' mais je ne la oroia ws «t^ctaïU. » ^^La MuUgniU. 9k malict ont été distingues ff» r- partie, i,2a6. ^^
d'un^bilA noire.1 ^mi» par «Ole du» «^
SYNONYHfi^ A RAIKICAIQX DIVERS.
de tristesse pnif(md» et conct ntrée qui approche plus OOL moias d« la folie. Ua bonune wiélaneo^ laque, on homme- atrafttkMr«; un. mëlaucf^itpiA, m atrmbilaite; esprit, tempérameul, banane ^Kbélanaohquû ou otrabtloMrtt..
jraofMottqfiwv dafree iiikK» Boîr , «tx^Xii ,^ile, «rt airaht^otrtf» da laiin atra hUi$y hUW noire,, semlilent avoir exactement le mémù. asos^ étymologique. Cependant \WkcK, en grec n'a pas la. même ibree que oter en latin : (Uilac signifie simplement noir, sombra, cenune le latin fu^rer; maisater, d'où a é\à fonné oAros, atroce, se prend sauTent, Qomme celuiHîi) peur iaroucba, affreux. ^cnial..
Sn conséquence,, le v^lcmoh^e a'esl que triste et languissant^ il est porté i. la méditatimi et recherche la selttude. « (Hioique Platon fût natureUefoent mélansoUque , et d'un g^aie. ton méditatif, il avait cependant de la douoeoc et une sofrte d^enjouement. » Fis; a Le prinae d'Orange s'était retiré à IiOÔ., Ueu solitaire eonforrae à.son humeur sombre elmélaneeUqueu. » Raa «I*e déplorable Jean Mesher, cetlHMBSie tortueux, à la vérité , et très-charitable , mais sombre et mélancolique^ » ¥qlx. « Les Ëgyptien^sent trèa^paressenz , ai tristes et si mélancoliques ^ q^!ila ont besoin de plus de fêtes qu'aucua autre peupla. » Hun. c Homme fn^iansaUque et vaporeux. » Marm. « Molière était habiiaeUement.iiWZaiicQligue, cet homme qui a écrit si gaiement. »'L«a.
Un lierre en son gîte songeait; 0BBSQD profond enanitto lièvre se ploagesit:: Cetaeianl est. triate,. et le onânta 1a mefis^.*
Le mélaneoliqu& animali Entend' un léger bruit. . . • LàP.
Le m^lonsoUque peut êtremémesdoui etiatétes* sant. « L'amant doit toî» an temple la personne dont il devient amoureux, el sortir de. Uk tout rêveur et méianùoUfpte, ». BfoL. «> Pal sa tendre amitié , par sa douce, philosophie , par je ne sais quelle suave odeur de vertu naise et modeste . par je ne sais qum de m^torMott^ue et d'attendrissant dans son langage et d«ia son cuaotère , il m^attaehait inthnement. » Marh^ — Maia Va^ fndnkdTe est colère, méahaat, incemmodAr^" lent.
H veos sied bien d*ètre ea coléiei Fil le vilain, le Irisla carnawl!
Eat-ce donc ea gjrondant que tu prétends mt plaire !
Va, Je renonce i ftarioD; Bl i'ai mauvaise opinien D'an carnaval atrM,aini.
(U Polie an Ganuural). Baeir.
«Tfaury était iK>ir, médiaat, cynique, oJUrabi* laire, avec beaucoup d'esprit, insolent et dangereux. » S. 3. « Le ahevalier de Goislin était un hooame fort extfaordinaire, lort elra&iiatre, et fort inoommode. » In. « La.pSame«lra&ttosre du poète satirique Hipponaz n'épei^gna pas même ceux à qui il dewdt la vie».» Bi>aB. «LetkOiMnioos violentes et fanatiques dimt une théologie atambilaire a mêlé sa. doctrine. » Mabiii. «La. maladie qui emporta Charles IX est trèa^rare;; aoa ssag coulait par tous, les pores: cet accidcBÉ^estU suite ou d'une crainte excessive, ou d'une pnsatoa furieuse, ou d'nn tempérament violent et oêrMlaire, » Volt. «Pô£aécutflursie£reM«Krafv.»lD.
Fuis les emportements d'un zèle atrahihire. In. L'autre est foiitbe^ perfide, ingrat, atraàiUûref Dur, méchant.... fc;
Ii'hnmme le plus m^ncori^u^ne l'est foujours que. pour Iui*même , et non contre les autres ; il estsauva^ plutôt que fairouche : tel était le mélancolique Oreste (Volt.)» Sa maladie peut aQer jusqu'au spleen et le mener au suicide (Volt.). Tout au plus e&t-il par rapport aux autres flegmatique et rebutant.. — Hais Vatrahilaire l'est toujours contre- les autres; sa folie n'est point innocente y mais presque toujours portée j,usq^'i la fureur, à la rage , à la férocité. « Les fureurs otfa- Mlatrea des misanthropes ,, ennemis mortela du genre humain. » J. J. « Les haines de Lysander étaient implacables „ ses vengeances terribles; et quand Tftge eut aigri son humeur atrabilaire , la moindre résistance le rendait fêroce. ?> Bartb. c Les fous furieux , les atrabilaires sont plus remarqués dans notre nation que dans toute autre. » Volt. « Rien ne fiit plus atrabilaire et plus féroce que les huguenots. j> In. < La féro^ cité atrabilaire de ces factieux. » In.
Lorsqa*tte dévol 4ttaiilak4t
Mourrif de sufeniitiony
A, par cette afflreuse chimère «
Corrompu ta religion,
Le vofliK atupfde et ftiroucbe;
Le flel découle' de sa beuohe.
Le fanaiisoie arme eon* beat :
Bt, dans m piété protonde.
Sa rager immelefait le monde
A son. Dieu qu'il nai connaît pas, le^
Stces vautours, de ]a> société „ Qui comme L'ean,. boivent l'iniquité.
Et dont le coeur, farouche , atmhilaire^ immole tnnt au plalafr de mal faire.
J. B. Roesa;
!• MÊKOmE, SODVEIVIR ; — 2» RÉMINISCENCE, RESSOUVENIR. Idée précédemment acquise ou «perçue , et qui se présente encore à l'esprit.
!• Mémoire ,. souoetUr.
Jf^motre, latin fnemorta, de mens, fime, esprit,, pensée. (Romand meinen, penser], exprime pcopcemant. la faculté. Souvenir , venii" en sousonire,. après y auccéder^ ne désigne qpe Tacte ou ridée. La. mifinoire ,. dit l'Àcadéinie,. est la faculté par laquelle rame coneerve et réveille en eUemême des souvenirs, « Ma mémoire ne me fournissait que des asuvenirs imparfaits. » l.J, a Les chosesqui noua ont frappés se gravent profondément, dans lam4buHre,,etle souvenir s'en retrace souvent. » Conn. < Votre souvenir ne peut pas demeurer daua ma.m^mntfe chargée de tous les Incidents qui ont aceompagpé ce mariage. » S&v..
Mais m^otre se prend bien.aussi par extension pous Veffet eu l'actioa de la faculté , et léeiproquement soutenir se dit qjuelquefois pour U &culte elle-même.. U resta alors néanmoiikades difttcenees antreces deux moits.
MémOîMe signifie quelque chosftde plus grand , c'est-àrdiie de plus noble ou de plus étendu; de plus noble ,. parce ({ue c'eat ua mot latin ; de plus étendu, de plas long, de plus compréhensif, parce, (yae c'est primitivement le nom de la faoultèv •— X^moire est d'un style plus relevé : aussi dit-on célébrer (Boubp.) ou solenniser