DEUXIÈME PARTIE
(Siv.) la mémoire; des faits dignes de mémoire (Mark.)) d'une mémoire éternelle ou immortelle (▲CAD.); la v^émoirû de ses grandes actions ne mourra jamais (Id.). < Onel touvenir que celui du jour de votre départ l Ytn solennise souvent la mémoire. » Sév. « Ne croyez point que le souvenir de Turenne soit déjà fini dans ce pays-ci ; ce fleuve, qui entraîne tout, n'entraîne pas sitôt une telle mémoire , et elle est consacrée à Timmortalité. > lo. « Rapportez tout au dernier moment , où la mémoire des faits les plus éclatants ne vaudra pas le souvenir d'un verre d*eau présenté à celui qui a soif. * DinsROT.
D'autre part, la mémoire est le souvenir de tout un ordre de faits, ou un souvenir d'une longue durée, prolongé, continué, perpétué; au lieii que le souvenir est partiel ou d'un moment. Aussi mémoire ne s'emploie point au pluriel comme «ouvert tV; et on dit de préférence la mémoire d'un homme et le souvenir d'une action particulière. « Le souvenir des extrémités où je fus réduit à Lyon ne contribua pas à m'en rappeler agréablement la mémoire, » J. J. « En mourant, cet évêque laissa à ses diocésains le souvenir de ses vertus, à l'Eglise la mémoire de ' son zèle , et à la littérature celle de ses talents. » D'Al. c Ministres saints, faites entrer dans le récit des merveilles de Dieu le souMnir de ma délivrance : que de nouveaux cantiques en conservent la mémoire aux siècles les plus reculés. > Ma88. « Vous cherchez à vous tourmenter vousmême par ces souvenirs rappelés de personnes , dont la mémoire vous fait du bien. > Boss.
Il y a plus ; mémoire s'entend plutôt en bonne . et souvenir en mauvaise part, l'un rappelant des choses utiles , précieuses ou agréables , l'autre des choses nuisibles, tristes ou de peu de valeur. « La mémoire de saint François dé Paule est toujours vivante; mais qu'importe aux saints que leurs noms soient ici gravés dans le souvenir des hommesT » Bonan. « La mémoire de Mme de Sevigne me sera toujours très-précieuse.... Je donne beaucoup de moments au triste souvsnir de notre illustre amie. » Codlanoes. « Le lion garde le souvenir des ni^uvais traitements , et parait en méditer la vengeance, comme il conserve aussi la mémoire et la reconnaissance des bienfaits, s
BUFV.
2* X^tnticence , ressouvenir.
Réminiscence et ressouvenir sont des mots rares en comparaison des deux autres. Ils annoncent , par leur particule initiale re , quelque chose d'éloigné, qui revient de loin , qui a été oublié, depuis longtemps , et dont il n'y a que de légères traces dans le cerveau.
Mais r^tnûcenee reproduit le latin remtntfeentia , et ressouvenir a été formé du français souvenir. C'est pourquoi réminiscence appartient au langage de la philosophie et des arts libéraux, tandis que ressouvenir est du langage ordinaire. « Platon prétendait que les connaissances que nous acquérons sont moins de ' nouvelles connaissances que des r^iniscences de ce que nous avons su autrefois. » F An. a Nous n'employons dans la plupart de nos raisonnements que des r^mtntfcencee. > Yàuv.
c Racine fils ne voit dans le style d'Œd^e qu'un plagiat éternel; il y a en effet des rénv niseences assez fréquentes pour faire Toir qo» l'auteur était plein de la lecture de nos poêles et surtout de Racine. • Lah. « On n^a jafi trouvé dans ma musique la moindre réminiscener d'aucune autre. > J. J. — Dans la langue coamune, réminiscence indique le plus faible, k plus imparfait des souventre , celui qu'on ne re^ connaît pas même pour une idée qu'on a d^à eue. Nos songes ne sont qu*nne faible réminiscence de nos idées de b veille , quoique la corre^wQdance nous échappe (Volt.). Le restotiremir est plus net et plus distinct; on sait au moins, on a la conviction que ce n'est pas une idée nouvelle, c J'avais encore , dit Philoctète, je ne sais queUe aversion pour le sage Ulysse , par le ressovrenir de mes maux. » Fer. « J'introduisis au nùtieu de la terreur de ce chef-d'œuvre de Fantâquitè {OEdipe), non pas une intrigue d'amour, miis au moins le ressouvenir d'une passion éteints. > Volt. Les vieillards vivent de resstmmiin (Barth.).
MÉNAGEMENT, GIRœNSPBCTIOll. Ces n^ ont rapport à la manière de traiter les gens qu'oa craint de blesser ou d'oflenser. Agir envers quelqu'un avec ménagement ou cîreonspectûm , c'est se conduire à son égard sans rigueur, aiec modération , en l'épargnant.
Une première difl'érence indiquée par Girard, c'est qu'on use de ménagement ou de wnénastments dans la conduite , et de circonspection surtout dans le discours. « Cette disposition des enfants à l'emportement, au dépit, à la colère, demande des ménagements excessif. 9 J. J. « Sophie ne parle des absents qu'avec la plus grande ctrconspeefton. » In. Mais les deux mots s'emploient bien , et par rapport i la manière d'agir, et par rapport à la manière de parler. Cette d^tinction est donc insuffisante.
Le m^nai^emenl consiste à fiënager , à ne pas blesser; et la circonspection à prendre garde que peut-être on ne blesse. Circompedûm vient de cireum^tcere , regarder autour de soi arec défiance, et exprime qu'on observe tout et qu'on s'observe de peur de rien dire ou de rien faire de mauvais ou d'offensant. Parler d'une personne avec ménagement, c'est ne la pas maltraiter de paroles , n'en pas médire ; en parler avec ciramspection , c'est en parler avec retenue et avec la crainte de lui nuire. Dans le premier cas , le mal qu'on évite à la personne est certain ; dans le second , il est seulement possible , ce n*est qu'un soupçon. Avec ménagement signifie donc avec douceur , et avec circonspection revient i avec prudence. On doit avoir des ménagewkents pour les foibles , les malades , les gens susceptibles, et de la circonspection quand il s'agit de choses ou de personnes qu'on ne connaît pas.
Ensuite, ménagement se disant ]dutdt au pluriel, et circonspection toujours au singulier, ménagement désigne proprement un procédé, et circonspection une qualité. On a des viénagê' ments par circonspection. Avec des ménagemenU, on ménage , on traite de telle façon ; avec de la circonspection f on est circonspect , doué de telle
lisposition louable ou blâmable. « Je donne ici ;e nom (de précautions oratoires) à de certains nénagemenis que Torateur doit prendre pour ne >oint blesser la délicatesse de ceux devant qui ou le qui il parle. » Roll. « La démangeaison de varier emporte le fou; la etr^on^ectton mesure X)utes les ])aroles du sage. » Boss.
I» MENÉES, PRATIQUES, MACHINATIONS; — S'HANOSUVRES, MANEGES; — 3* INTRIGUES, ftRIGUES; — 4<* MANIGANCE , MICMAC Tous ces mots se prennent en mauraise part et signifient des moyens détournés auxquels on a recours par Snesse ou par artifice , au lieu de chercher à réussir en suivant franchement, ouvertement la Iroite voie.
1? Menées, pratiques, machinations.
Le caractère commun qui rend synonymes tous les mots de cette classe se trouve à un degré plus remarquable dans les trois premiers. Menées, pratiques et machinations expriment quelque chose d'essentiellement mauvais , nuisible et odieux, quelque chose qui tient du complot. Ils sont moins susceptibles que tous les •autres mots d*étre employés dans un sens favorable.
Du Gange dérive menées de mina , d'où vient évidemment notre mot mine , et Malherbe dit lans une de ses lettres : < Je vous envoie la harangue de M. le garde des sceaux : j'y loue tout, mais j'y admire cette comparaison des fnines et des mâiées des factieux. » Il doit donc y avoir de l'analogie entre les menées et les mines que les assiégeants pratiquent sous des remparts ou des forteresses. Les menées , en effet , ont pour caractère distinctif d'être secrètes ou cachées. De secrètes menées (Boss., Bourd., Roll.); de sourdes menées (J. J. , Roll,)- « L'envie ne va que par des menées secrètes. Ainsi le médisant; il se cache. » Boss. « Le duc de Bourgogne voyant toutes ces menées découvertes, se retira en Flan dre. s Id. « Malgré les soins extrêmes que Tambi- Lieux apporte à tenir cachés tant de mystères d'iniquités, on arrive à connaître toutes ses melées^ et à percer le voile qui les couvrait. » 300RD. « Au dernier jour sera tiré des ombres ;oat ce qu'il y aura eu de plus lâche dans leurs léguisements. dans leurs menées et leurs fourbe- •ies. » iD.
Pratiques s'est ditd'aborddes intelligences qu'on entretient avec ceux du parti contraire , avec les «nnemis. Mais ensuite, et par extension , on Tappli- [ue à toutes sortes d'opérations coupables, déloyaesy qui sentent la trahison. En sorte que les pratilues sont proprement criminelles ou moralemen* épréhensibles. « Des pratiquer odieuses. » Marm. i élevez- vous par les voies de la vertu, et non •ar des pratiques basses et honteuses. » Boss.
Un honmie droit dans toutes ses voies est bien loigné de mettre en œuvre de criminelles praîques dont il voit toute l'imposture et toute la onte. 9 BouRn. « Si nos amis quittent les voies roites et permises, ne nous rendons pas complies de leurs mauvaises pratiques et de leurs inistes desseins. » In. « Un voleur pubb'c et un achanteur pourraient tenir le même langage, u.and on les presse de renoncer à leurs infâmes ratiques, s In. « J'admirais comment d'aussi
nobles motifs pouvaient dicter des pratiques aussi basses. * J. J. « Les PP. Tellier et Doucin firent tant de pratiques si dangereuses et si hautement, que le régent fut obligé de les chasser. 9 S. S.
Machination , action de rassembler des machines. Or, les machines servaient anciennement à renverser des remparts. Les machinations don* nent donc l'idée d'un vaste complot , d'une conspiration où on combine des ressorts et des moyens cachés pour démolir, en quelque sorte, pour produire un effet terrible , pour frapper un grand coup , détrôner un souverain ou bouleverser un Etat. Vengeance, haine implacable, noirceur profonde , longue préméditation, haute capacité pour le mal, toutes ces idées semblent réunies dans celle de la machination. Machination infernale, diabolique; tout ce que l'enfer peut former de machinations, « On faisait craindre â Néhémias de secrètes machinations contre sa vie, pour l'obliger à prendre la fuite. » Boss. Dans les troubles de ht minorité de Louis XIV, lorsque Condé était à la tète des rebelles, «Michel Le Tellier découvrait les entreprises les plus ca* ^ chées et les plus sourdes machinations, » Boss. " « On voit un grand crime , une grande tromperie , une machination pleine d'artifices : on no veut pas que ce meurtre, que ce vol soit impuni.» In. c Minerve dit à Télémaque : Laissez là les complots et les machinations des amants insensés de votre mère. » Fi5. « Quelles sont donc ces pratiques et machinations dont on m'accuse?» J. J. « Lorsque, entrant ensuite dans le détail des manœuvres systématiques dont ce malheureux homme est l'objet, vous m'avez développé le plan de conduite à son égard... , la force de vos preuves l'emportait sur tous les soupçons que ces machinations pouvaient m'inspirer. vin. « Les complots du duc de Noailles, ses pratiques sous terre, ses noires impostures et ses infernales machinations étaient ses armes véritablement à redouter. 9 S. S.
2*' Manœuvres, manèges.
Ces mots ne se prennent pas toujours et nécessairement en mauvaise part, comme les précédents. Ce qui les distingue , ce ntost pas l'odieux; on dit bien de petites vfiancmvres (Dest.) et de petits manèges (J. J.) ; c'est l'art ou l'adresse. En effet, manœuvre et manège ont la même racine, manuSy main, et marquent l'un et l'autre de l'habileté dans l'exécution , une certaine habileté de main. «
Les manœuvres diffèrent cependant des manèges.
Les manœuvres rappellent des évolutions militaires on navales ; et les manèges, l'adresse à conduire un cheval. En conséquence , le mot manœuvre fait concevoir une disposition , un arrangement de plusieurs moyens, un concert, une tactique ; on concerte une manosuvre, < Le monde vous applaudit , et canonise toute la manœuvre que vous avez concertée, toute l'intrigue que vous avez fait jouer. » Boss. « J'oserais me persuader du succès, si j'avais concerté mes manœuvres avec l'aimable Frontin. » Dest.. « Le Tellier, voulant commettre le cardinal de Noailles avec
tn
DEbXffcXE PAUTIB
le ffat», fit compoMr fmt tet émiiwiret ém BMMideBiBntiODntre lui, qa'il fit fligaer|Ar quatre èvâqves. Oes mmœvivra amtmsA élè piimes^sns les triSranaiiX. -» Tolt. « Sotrer tels les flêufis des manœuvres subtiles et compliquées far lesquelles la plupait des ttats régissent leunlnanees. « Coud. JTanéJ^re, «u coutnSre, exprime quiftque chose de simple'; il reprèseirte via homme seul , qtn -mareihe tant&t d'un côté , tantôt d*un autre , qui \a et Tient « qui tounie, qui rdltige. t>n ne concerte pas un manège; ce mx exclut ridée de complication. «Le |j|énipotentiure , par un adroit manég$, fait sentir aux autres leurs «yantages particuliers. bLastr. « Btte ftiisah tout le man4gB d'une vieflle coquette. » Les. t Une coquette excelle dans Tait d'amuser plusieurs soupirants. Le manège de U coquetterie exige un disceinement fia. » J. J. c Tous demandez pouTTiuoi Ahrahum donna deaxfbis sa femme pour sa sœur , et œ {|ifil gagna «n Juste i ce mtmëge. » Volt.
De ph», an lieu de -signifier iiaiqvement, comme manœuvre , un fait, un tnit, desurti- •floes qtiVm m dreseés, ynanége s'emploie Mea su sinq^dlier pour désigner Fart et le tulent qui lend propre i en dresser. « Afoir du mon^e.» ACàO.c Vn courtisan pletn de mxmêge et €Vt.» ItaT. Le mnnige de rsdulBtiaii {Haas.), le nmnige 4e lliypocrine (n*AL.V -^Manœuvre rappelle teTert)e mimosiiefer , ^fA Ibme , il eSloarnftif ou historique: «u lieu que manège, comme adnme^ par exemple, aanonee um qualité dans un sujet ou déTcAoppée par im sujet, il est qualiflcatif . Vos mhfionivrsi fféttsrisseflft eu échouent , fos manège* tous font connaître pour adroit, pour fin.
r InfrtsriMt, hriguie$.
Ce qui caractérise les «ifrî^iiss «t les %rigues , ce n'est ni TodieuTui Fadreise , quoiqu^iffles n'excluent ni l*un ni Tautre, maïs c'est leur hut partîciâier , qui est de gagner les personnes, de se les rendre faTorables, et de les faire agir pour soi dans une affaire ou dans une entreprise. Elles supposent de la soupHesse «l de l'ambition dans eeux qui les emploient , et eonsistent à prier > à soliciter, à intéresser en sa foTeur, à catialer, à fbnner des partb ou des coalitions , au lieu de m borner à faîne Taloir son seul mérite. Aussi ces deux mots, à la différence de tous ceux qui les accompagnent ici y sont synonymes de parti et de cabaZe. « S'efforcer par toutes sortes de Toies , dHntrigues, de sollicitations,' de parvenir aux places, s Mass. « On voit, i l'exclusion du mérite, remuer tous les ressorts de Yintrigue, de la cabale , de Fintercession , de la fsTeur. » Boord. — c Ce sont leurs brigues qui les otft élerés aux dignités saintes, leurs eollicrtations, leur nom, leur créffit, les présents qu'ils ont employés pour se rendre les hommes faTorables. » Hass. « Un ami inteirte xm procès mal à propos. Combien de IjrigueSy de prières, 4e sollicitatiens et d'interoessioas pour appuyer son prétendu droit?» BouRD. c Combien de procès mal fondés, néanmoins hautement gagnés, Tutrce que les sollicitations, la cabale et les brigues ont préTaltt ! » In.
Leur seurde anAifteii ^des prttnss') "wf'^t&n peis
Iw hrittuttT Seoesntflos d'mnpKf^mTfiaiatàakammàÊtm^
jM»« ¥otx.
LestriflNwe aoit «loese |flas pHtisofiëess. Oa emplme les tiNmyaaspeur parrenir à qwi iqoe ce soit par le crédit «C l*interoe8slou des puraoaaas: Imifrigaes sont des tnfrtyiMr fbrmées pcpur parier un «ndidïl à une plaoe «âaputée , «t ^qai ioil 6treikHmée4«éhfi qui «Mènera la phaaKièêsi suffrages. Les Uurêgues de la covr (Acsd. , Wom^ TasQ.y On fcit des Wigum powrmutaiu friq u'nn de râcadèmie (Volt.), peur éliit un im (Bmb. , Volt.), «■ paqp« , im piéiat.
Un prélat par la hrigue aux honaean j
'BoBUito., rtiNrîgae est plus «adiie,^ «e mot a pHos d'andogîe aToc menées, « H exceAsit en meiiëis'et en ^Un^u^t. > S. S. « A foroe 4timtri' guew «t de inntëcr «eerètes. » Bonm. » Dîea peree les tnfnyiier les plus cachées. » Boas. < Ces intrigues se mèfnent parmi les tfealfaRs.» In. V Ils «oonmieneèrenft à mener leurs iMHguss seurdemeiit. • RolTm tsSihrigwe , connm nutieim chec les Ronmns , quand il s^agtsssSt Aok étoctien , se montre et opire au grand jour.
ISdAu, tefrqTue, û*intria»re ^ enftamsKr, embrouiller, marque phis de comphcatiai, et par coufi&quent plus d>adresse : esprit fiatrî^ue. On noue, on démile, on oonduît ime îMngwt; on enTeloppe ses ennenris ou ses ceDonresb dans uae intrigue (Boss.). TTne Ijrigus ue suppose pas oe jeu de ressorts; elle est seulement plus on moins puissante. cLa loi Cncia cA nie de la Iroence des orateurs; la loi 7ùlia, de k brigue des ca&didats.v D'Aï. Ce qui frappe dans Vinirtgwe , ce aont les moyens ; et dans 2a br^me^ c'est le but. « VvUrigue^ dit Gondiflan, a les moyens pour objet, et la brigns, la fin. »
4* JTaetiraiioe , mtcmoc.
Ces deux tannes sont iamîtieca.
JTiM^aiicexesaeasble bea«co«4> à mastége poar la ferme et paur k eena. Il Tient pent-èane de meatflmr,que l'ignonnce aura -dit poar mander. Quoi qa*U eu soit, la eiga^swee est ua jaausais petit man^ir^, un manège bas, de valet, qw mérite fibi» de mépris que de haioa. Ainsi, dans L'àoMrdâ de Ketièse, Tnifaldia, soupçonaant que Maecarille eliiéUe pourraleat bleo s'eaiendie pour hii Jouer un mauTais toor , dit :
f *iÉ oraiale iei desaoes de qoslqee i— w^wMe. « Dans le Dépit omoareus, Vascaiïle, pour échapper aux coups qui le menacent quand IH>lydene apprendra le mariage secret de son A Talère , prend le parti de découvrir à son vieux patron « toute la manigance, -» St dans Ceorga Daniin, Xubin , pariant des projets de galanterie d'Angélique , dît : « Cela sera drôle , car le mari ne se doutera peiot de ht mant^onos. » VoUme emfflfore ce mot à propos d'ane édition de sei oeuvres, faite non-seulement sans lui , mais malgré lui, à Genève, par Gabriel Cramer, et dont Panckouke s'était chargé : « Je n^i -su cette manigance , dit-il , que quand elle a été faite. » Dans Crispai rtvo] de ton mulfrr, de Lesage , à propos
SYNONMKS 31 RAMCAtnt DIVERS.
QtiAïkâptrtin trou de 1a luiiiUlte Le chvfaA i la flefae Uiifle Cinlm a«M S^Mie « niMt p«ttin
fiMM fldaliè»e » 4|«i J^a dU\
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fior une tour fit uoa daiiM.
Vteiww, *vcim >peut-èlre «a gcèo t^Cr^uva, je «B6te, nalgré sen^mmotère â« fttnffisrilé , âe tri- '^^iiMft mtaaê, ^t «sbqc TOi^A d^'rtlft91ie. HaiB '«^•M «De jMtite lifiVNsfne MUeisant -embrouillée., im ^ripotftge ifi MDf i», ^ti*OB i^^ qperà , qu^ ii*y aMapr«Dd ^ios Ti*^* I>eAB iA ecmédie du JouAir. de "RfligaBtfl , Yalère «w «etlre en gage le portrait «te«oa«Datile, J^dliqu«, iiflfi de ragagner au 9eo â« qmi vMirer le poftraitut 'pmirwAc i une ibule 4e avrils «t éè 'éettea. Hemor, een viilet,
^<t»»f ni0D«KiaeBl iB:iA'le<Bfleii en dtfrmite. A iMii ifaeiie JMtoMiB ne «mt «lea4aH le lofifl. *Ce «Ml» tpè»»r«» «du triffte , «e trowre au» i dans rf «/bfHyrfoJi^tte aeVôltaim :
ffiendMre ^MlMla dene CroopUlao (Qii «DHliDmcai till ee auni^l mUmaeP
«flmsmc» (VKR ON), nums un wa^mm,
Ibiluire e& «rrevr, tremper, ^ar quelque chose -tte e0ntr«ii«'& lai^èrHé ouifc^ qui estt.
^re m» menions , li'est l'expiimer. c Tilémaque •larrait taipe un «ecrat sans erre «ueun fMnswi^e, f> Fin. f'atre ttn tnenven^e /c%«t le 'composer ou le fsrger. « Si te poëte Iragique ^'aviee dei&e faire une ode au lieu d'une scène, il sort du^^enre, Il fMl vn memowgB, » Lab.
«Cependant , comme le mefisonge est cliose -Aéstînée à 4tte dhe eu ^yroAuite -yn ht parole,, *f(rire'wirMiu(mge signifie aosâ presque toujouiB ftTsncer im mensonge; mais c'est 'avancer un 'mensonge dont on tHi Pauteur. On ait quelque^ fois éM mensonges sans mentir, sans le savoir iH 9e vouloir. « Les grammaii^nt font difinSfrcooce ei>> tre ilire jnewnmge et mentir , 'et disent "que dire memonçe c'eM liife o^ose fitisse., mars qri'on a -piiae poor 'vraie. i» Koittiaiov. « L'amant qiji ione en nmts des perféetions que nons nVtToos ipasiss voit en tfffet telles -qu*^ les i^ésente : 11 ne ment pomt en 'disunt des mensonges.^ J. Jf. 'Mais cehii qui fait un inensenge le îkH délibéré^ ment et à dessein , f 1 paille 'contns sa pensée , il 'en impose, il ment, «e ^e yotis aurais fait un xMmonge si mon imentbn «tait érté de tous' tromper* » HUrnc. ^ Marca iU vn men^on^e de dessein 'formé «pour tihatouiller les oreiHes du pape. « Kac. « Heste à voir si c^t une fmtaetd que Dangean ait /M(e -exprès. » S. S. tJn nourel- Uste mAl informé tsH tin 'm^ntonge ; un 'homme 'qui Teut se tirer d^afOiire fùH un mensonge.
Bn géoérsA, ion met moins du sien dans le mensonge qu'on tKt que dans le mensonge qd'on fait. Le mensonge qu'on tNf peut tTonsiater dans «n «oui on dans vtt 'non. « «(luand je tous demande ai vims Hea Vautenr de ces lettres, pourquoi donc élndea-vouB ma question? — Pour -oela même que je ne yeux pas dire tm mensonge, » J. J. Le mensonge qu'on fait est moins aim|de, il dematnde plus d^ntention «t d*arran-
; gemem. * Figaro irfVnfit^it qpetous vous trouâtes mal..., -^ Oet homme MBeieui vous a fait «noore tm w.ens(mge. » BfeAOu.
}1 iBUit 'de ift que le mensonge iqu'on dit isuppose Une phis ftrible xîulpabimé. « laisset votre fils dans -son enfonce prendre tout ce qil'il tmuvera tous «a main, àquinrenns il volera sut le grand Cheminj louez-le d'avdir dit un mensoftge, il deviendra ftiut témoin. » Volt. Mai» toutes les fois qu'ft ^agit d'un mensonge grave , gui témoigne 'beaucoup d'artiftce ou de perrerslté, faire un mensonge etft Terptession detiguetif. i, 3, Rofasseau s'accuse d'avoir faCt, dans ton enTance, im ualr mensonge, un men^ sotifge affreutt, êm soutenant qu^une jetrae domeiftique lui avait donné un ruban, ^ue hiimôme avait volé ^ans la maison. « Au Japon, on «punit de mort les 'mensonges qdi se font devant les magistrats. •» Montesq. ^ Loin d'ici lés chiens, les empoisonneurs, les impudiques, et quiconque alMe 9i faUêê mmitonge. » Boss. — -On ne ddit pt» Horaire à celui qni idit des mensongvs;raéi on doit détester teioi qui fait des mensonges y c'est d'ordinaire un fourbe, ou un fawt téocu^n , ou un odlomniateur»
IHENBeiKft, HBNTâRlE. 'Bisoouis tMmtttiW à la vérHé.
La terttdDalson de "m^nion^e ne ^panfft avoir aucune sigsificaftioci particufîère. Celle de «lenleriè «est en même temps dimimitive €i ttaniUère. Aussi , outre que mensonge s'emploie dans tous les 'Styles, m^Ème «dans \e plus 4Ievé , pour exprimer, par -exemple , ies fictions -de^ peMie ou les iUvsions'Ae oe monde;, le iMMonge est gfave , important i c'est une fausseté, udo imposture; le di^oA est le père du menstmge, La -mmOefie , au eantrâire,'eift légère, sans •oumséqaeooe ou badine : «''eat une bourde , «ne oelle , une ciOembredaine. V'Ons aoousez quelqn'unil'avotr feit un men«0ii9e,'<rt c'est une imputatien sérieuse idont on s' offense justement; vous lui Tepro(5hez en plaisantant d'avoir dit une menteriê, et il n*en est pas blessé. Levnenaofi§fedoH'étre déteaté; la ami»terie parfois est moins condamneMe qoerisible.
>€ L'flflMSB >des véPMs doit être entant puni que rimrodueiicm •dainstuen^. • Pmbg. « Que peuton voir de plue iieble que l^erresr qu'ils -«raient pour >le menimtge , ^ui ^ssa parmi eiRx pour un iviee honteux et bas'?» Boss. « 9olen disait que le menevnge doit être en faerreur à tout le monde. » Mn. «Celte «pièee est pleine d'hovrtuars et de mePieongee, » I. J. «e On f(H xm>li^ à ^itfuis XIV que loue -les 'huguenets-étaiem cotffertis , i)e qtfi^tait. utte •imposture , eu qu'ils avaieBFt tous obandotmé la France, ce qui était «un meneongt, » Cond.
Le Mensonge sttbtil, qui conduit ses discourt (de
la fNyliliqué), De la ¥érlié même «npniDlaiit 'le secours , Ba soeau da ,Dleu vivant 'eeipreiM «es fmpqsluves, Btiftût sflDVlr .le oiel i venger aes it^ores. ¥eLT.
« H TaTme d'avoir voulu vous plaire en voua disant qu'il m'a vue : cette petite m^nferi'tf vient d'un fends admirable. » S^. « On demande et on obtient, OAis, dit-en, sans l'avoir demandé : 'Vieux style , mmiterie innocente et qui ne trompe personne. » lAmi.K Chez les femmes, se parer et