‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 351 sur 426 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

se (kider n*est pas, je TaTOue, parler contre sa pensée; c'est chercher à imposer aux yeux, et vouloir paraître, selon Textérieur, contre la Tenté, c'est une espèce de menterie, » Iz>. « ITas-tu pas de honte, disait Solon au poëte tragique Thespis , de mentir devant tant de monde ? Il n'y a point de mat, répondit Thespis, car ce n'est que pour rire. Oui , répliqua Solon, mais si on approuve de telles mentêriei en riant , nous ne tarderons guère à les trouver dans nos actes publics. » FÂN. « La pièce du Menteur ne se soutient que par le comique des menteries de Dorante^ » Volt. « Dans Le Trissin, la femme de l'empereur Justinien va le trouver assis sur im gazon ; elle lui fait une menterie avec beaucoup d'agaceries.* ID. « Sanchtf dit i Don Quichotte : Il vaut mieux que je dise des choses véritables que de dire que j'ai tué des géants, et toutes ces autres nunteries que les chevaliers lâchent dans leurs harangues.» Lu.

Quiconque aime, aimera,

Et quiconque a jooé, toujours joue et Jouera.

Certain docteur l'a dit, ce n'est point meniene.

L'Académie ne mettait d'abord aucune difTé renoe entre mentonge et menterie. Mais, après avoir remarqué, dans l'édition de 1762, que menlme est plus du style funilier que mensonge, elle complète la distinction, en 1835, en disant que mefUerie s'applique k des choses moins graves.

MENTEUR. HÂBLEUR. FANFARON ; - GASœN .

CRAQOEUR. Noms donnés k des hommes qui ni sont pas véridiques , qui font croire ce qui n'esi pas.

Une seule considération suffit pour Hure mettre bon de question gaeeon et eraquewr. Ils n'appartiennent pas au langage ordinaire. Gaeeon est familier et ne se dit qu'eu plaisantant; craqueur est populaire , et par conséquent plus éloigné encore de l'usage général. Il n'est donc besoin de distinction que pour les trois premiers mots , qui conviennent également dans le style de la conversation moyenne.

Menteur vient du latin meattri, mentir, et signifie qui ment. Eàblewr a été pris de l'espagnol hahlar^ parler, tiré lui-même du latin Jabulari, parler , Caire des contes ; le hâbleur parle beaucoup , aime à raconter, à amplifier, à broder. Le fanfaron est un sonneur de fanfares^ il embouche la trompette comme un vainqueur ou conmie pour célébrer ses exploits; il vante sa valeur.

Le meniew vous trompe à dessein; le hâbleur, par intempérance de langue et par habitude; le fanfaron, par amour-propre.

Le menteur est un imposteur; il fait odieusement des mensonges. Le hâbleur est un babillard qui se laisse aller à débiter des mensonges, qui se plait à tout augmenter. Le fanfaron est un bravache, un matamore, un vantard, qui veut se fsire valoir par des mensonges ou en se donnant des airs d'olibrius.

Le Menteur de Corneille et le Don Juan de Molière font concevoir ce que c'est que le menteur. « La nature humaine est partout orgueilleuse, partout menteuse , et veut toujours en imposer. »

I Volt. • Il est impossible que les eabatoderia- 1 nent indociles, méchants, menXem, aTub quand on n'aura pas semé dans kunaeiusis vices qui les rendent tels. > J. j.

L'idée du hâbleur est exactement eipsk dans les phrases suivantes de Yoluire : « ;;• m'avez- vous pas pris pour un hdMew qui isa faisait un portrait exagéré de ses futteuiB tribulations ?» — « Il y a dans le cœor honais un sentiment profond qui noas inspira IiTcrsion d'être trompés. Qu'un Toyageor ne a- G()nte des choses merveilleuses et intérosaates, il me fait grand plaisir pour on loameDl; vient-on me faire savoir que tost ce q^'il m'a dit est faux, je suis Indigné coiitRkitfUntr.s — « Flavius Josèphe, ce traosfHgejuf, oehdbltur épargné par Yespasien, dit que Salomm composa trois mille volumes de pailla, b

Et quant au fanfaron, il est assabiea dé^ peint dans les passages qui suivent, ciatenpi de Corneille , les fanfaronMda de tous le capi* tans de comédie étaient portées à on ezeèi de ridicule si outré, que le comte de Gormaz,»»! fanfaron qu'il est, parait modeste encoo^aais.n. » Volt, c Villeroi n'avait porté dusses liaisons avec le parlement qu'une jactiste et fanfaron.» Màrm. « Vous ressemblez i ces /dii^rofw qui ne menacent que les gens qui ne feulent point se battre. » Dest. « Ce poèie disait tantôt d'un air fanfaron, dans un caië. eopaïkt d'un homme qui n'y était pas : C'est ao ^qurni qui je veux donner cent coups de Mioa. i Les.

MÉPRISE, QUIPROQUO. Erreur qu'on cosuKt par inadvertance , et qui consiste i nui preodu Its choses, à les prendre autrement qu'elles u <ont, ou bien, dans un sens plus étroit, ipreolire une chose au lieu d'une antre qu'on défait prendre, à se mal tirer inteilectaelkneot d'une option ou d'une alternative.

Qutproquo , emprunté du latin qui pfo q^o ^ oo tel pour un tel , ou telle chose pour telle antre, a exactement la même signification que méfritt. Il s'est dit d'abord , à l'époque où les médecus parlaient encore UUn, de la nèpri» don apothicaire qui donne un médicament en place d m autre. Outre cette acception qu'il a encore asjourd'hui, quiproquo s'emploie dans le langage famiUer pour désigner une m^w conaque. w mot se trouve plusieurs fois dans le D^wf^ dans les Ménechmes de Regnard. Laharpe dit as sujet d'une méprise qu'U critique dios oflopeft- « Ces sortes de quiproquo sont trop près ûej comédie, et plus faits pour exciter le nreîitfi^ terreur et la piUé. . A en croire Lesage, ieswteUers en Espagne se rendent souvent coupai^ du quiproquo qui consiste à servir aux rW«f du chat pour du lapin. Garo prétend quoa^ rait dû attacher la citrouiUeau chêne elifi«»* à la tige de la citrouille :

Dieu s'est mépris (dit-») : P»« i«,^!f^

Ces fruils ainsi placés , pins il semble t W Que l'on a fait un quiprofvo, '

MÉRITER , ÊTRE DïGNB. iTOir droit 4 ^m^ chose. , .^ ^„, g«« jc-

Mériter est un wrb« : on «** P« **

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

ions, par 8ft conduite, c Que pnis-je faire pour lériter tant de bontés ? > 7Èv, Être digne est ne locution adjective : on est digne par ses quatés, par sa nature, c Tout le peuple s'écria : ristodème est tel que vous le dites; c'est lui qui ft digne de ré^er. » Fin. Un signalé fripon \érite un châtiment; un insigne fripon est digne e châtiment. On mérite une place par ses servies ou par la manière dont on s'est montré dans n concours; on est digne d'une place par sa aissance, par sa capacité, par des dispositions iipérieures. Un homme de mérite a fait ses reuyes; un dt^ne homme est un modèle. Un oramr mérite des éloges pour la manière dont il a arlé, pour avoir pris la défense d'un innocent; lais son discours, ou en général un ouvrage, est-à-dire ma objet, et non pas un agent, est igné d'éloges à cause de ce qui s'y trouve de on. « Quels exemples, et que le barreau se rend îspectable ! M. de Crosne et M. de Baquencourt Qt mérité les éloges et les remerclments de la rance dans le rapport qu'ils ont fait du pro- H des Calas.... Je viens de lire le Mémoire de :, Cassen, avocat au conseil; cet ouvrage est igné de paraître même après le vdtre. » Volt. Wter s'emploiera plutôt au passé et être digne 11 présent , puisque le premier se rapporte à une Btion faite , à une conduite tenue , et le second ce qu'on est ; vous ne l'avez pas mérité; .vous 'en êtes pas digne.

LE coms.

Ce que je méritais vous Tavex emporté.

DON DÙaui.

Qui Va gagné sur vous l'avait mieux mérité,

IM. GOllTS.

Qui peut mieux l'exercer en ê*t bien le plus digne. (Le Cid), CoEN.

Mériter se dit toujours dans l'ordre des faits : re digne convient mieux dans l'ordre des idées, el écrivain excelle ou a excellé dans la peinture >8 mœurs : il mérite notre admiration. Un écriun ou récrivain qui excelle dans la peinture des œurs est digne d'admiration. En racontant la induite des personnages dont il écrit la vie, 2istorien fera remarquer les actions qui ont mété et qui méritent la louange ou le blâme , l'aour ou la haine , l'estime ou le mépris des conmporains ou de la postérité. « Athalie fut arralée de l'endos du temple et reçut le traitement le ses crimes méritaient, » Boss. « Clovis ne érita guère ces faveurs (du ciel) en faisant asssiner les princes ses voisins. » Volt. Dans les aités de morale et dans les codes, on détermine i actions qui, par elles-mêmes et sans qu'on nsidère si jamais on les a réalisées , sont dies de louange ou de blâme , de récompense ou punition, c Celui qui appelle son frère d'un rme de mépris est digne d'une punition éterlle. » Mass. « Un homme qui meurt pour sa trie est digne de nos éloges, s Volt.

Or, comme mériter exprime un fait, et être gne une qualité, le premier annonce dans le jet une valeur moins essentielle. Celui qui ille le plus dans un concours mérite le mieux place ou le prix; mais il se peut qu'au fond il en soit paa le plus digne* Tel mérite dans l'armée

d'être élevé aux plus hauts grades, parce que la • fortune ou la faveur le met à portée de déployer des talents qui peuvent n'être pas supérieurs ; et • tel autre en est digne de toutes manières qui n'y parviendra jamais, faute d'occasion où il puisse les mériter, c'est-à-dire s'en montrer digne. Jf^riter, c'est se montrer digne, et dans cette mani- ' festation toujours passagère, et nécessairement incomplète, on peut être favorisé de quelque manière.

c Encore que votre âme ne soit pas actuellement séparée de votre corps à l'instant même du péché, néanmoins, à cet instant, elle mérite de l'être : nous devenons mortels ; nous sommes dignes de mort. • Boss. « Il n'y a que le salut qui soit digne de notre estime , et qui mérite absolument nos soins. > Bourd. Être digne ^ c'est mériter absolument; comme mériter^ c'est se montrer digne, c'est-à-dire être digne dans certaines limites et à quelque égard.

Être digne est donc absolu , et mériter relatif. Une chose est digne d'attention de toutes les manières et pour tout le monde ; elle mérite attention sous tel rapport, ou elle méHte votre attention , l'attention des connaisseurs. Tout coupable est digne de châtiment ; tel coupable mérite el châtiment. |

Enfin, par cela même encore que mériter marque un fait , il compiorte mieux qu'être digne les déterminations qui expliquent comment et par quoi on est arrivé à avoir droit à quelque chose. « Comme enfants d'Adam , nous ne méritons plus de vivre. » Mass. « On mérite par l'amour de posséder Dieu davantage. > Boss. « Contentonsnous de mériter, si nous pouvons, le paradis céleste par la justice, par la tolérance, par la bienfaisance. » Volt.

METTRE, PLACER, POSER. Faire en sorte qu'une chose soit dans un certain lieu , ici ou là.

Mettre y du latin mittere, faire aller, pousser, envoyer, exprime le fait ou l'idée en général, sans aucun accessoire ; il a rapport au lieu seul. On met une garnison dans une ville qui en manquait (Montesq.) , des tableaux dans une église où il n'y en avait pas (Roll.). « Les barbares qui inondèrent l'empire romain mirent partout l'ignorance et le mauvais goût. » Vèjh,

Placer y donner place ou une place, c'est^rdire un rang, a rapport à un certain arrangement, à un certain ordre. Placer des tableaux dans une église. (Volt.), c'est les y mettre avec symétrie, d'une façon bien ordonnée , suivant certaines convenances. Tel fait historique doit être placé à telle époque (Boss., Buff.). L'éléphant et la fourmi, deux espèces placées aux deux extrémités du genre aninuil (Lab.). Examiner attentivement en quel endroit du discours il faut placer chaque chose pour la rendre plus propre à faire impression (FéN.). — «Je ne sais qui m'a mis au monde... , ni pourquoi je suis plutôt placé en ce lieu qu'en un autre. » Pasc.

Poser, mettre en repos ou au repos, de ponere, établir , a rapport à un état antérieur de mouvement qu'on fait cesser ou. à l'état ultérieur qu'on assure , qu'on rend stable. On pose les armes ou répée (ÂCAD. , Rac. , J. J.) en les laissant là, en

TW

UJBVÊm, t^AKftt:

«•conliMnal pat à Ih porttr ot A «^n Mnrir; («t fiofir éf fondements [Èon». , Bimii. , Fàk.) , •Aei IWtM ira 4b» temM( Vou.)^ «npiti&cipe, p*iir pnaatf (Ou posr maxii» < Aaii».) , lêùt looa- ^MWrir q«ii<iiu ctMM dt i»rm«^ de >fii«, d'inansJdfl. — « làft kaard , vépoBdnût «m pUlOM- |Am^ aiihnré lis muM ds o«(te amîMn, «ssonUé •tipoU tat charpente^ ^aroé k» fenétm, plM^ r«iealtter. > Fin. ^n homme fiJaMT a «a rang, «n emploi dans une hiérarchie ; un homme pué-nl 'AMUMyiRlle.

OniMtvMépiUpliB fur un tombiaie. XJn^- «èral doit aanroir pèmcêr «es dMrento corpa «de tnvpes. Bn entrant daie eertainslien, les mili- «aiRM f^mnt l'épée, et, dans utt «utreeem, l'ob* J«t ^-OQ pose, on le met de maaaMre <;pi*il ne tombe pas, solidement, eu avec atfrasia et pié-

lOnmel dee colonnes à hi édhiea. On lespfaKf avec plus ou moins de goût ^ de preportien , 'de flégiiUiité. On les pesé plus ou aeiie ittéhnftia- Memetft» ssr un iesid eu uM l>ese plus au, meîns

nUTAlKE, WBMUU, BBLUÇfaODX TIML. Tenues TSlatifs à la eenrière eu i la {nrelèssHm des «rases, età'oeoKqin laauivuK.

Militaire vient de miles ^ militit^ soldait. Les trais entres mots ont vappeit «eitemsiil à la fuene : cerner esc formé dis fuem^ MHqmn^ tire son «rigme da latin h$llum^ ^ ngntfie goerrei et morltel, e'eet ce qui e rappoit t ■ars» aie dieu de la guerte.

Eneonséqvenoe, l'idée de miSHairê esl bien fflus étendue que celle des trois derniers nets, nie emibrasse tout ce qui ooncerM les soldMs et les mrmèes bors de la guerre : eseretces^ pas , habit, vie, grade, service, titre, disoiplnM, liomieurs, éloquence, gouveraement, administration, juatioe, récompense, p«ai(ion «uji- $aim. a Seipiea régla 'la qualité des TianAes que lesTiTandiers pourraient apporter, ^et n'^en venin t fnint d'autres que de snoples métimiUuUrês. » ftes.L«« Gyrus Itt acceutumé dés sen eniknee à "ttneTÎe sobre et eitUlasre. » Boss. « La vie d'àârien, quoique dans la pan, était toite miU- Ha/ire. «• Cown. « Les filles de Aperte e'^eer^aient , comme les garçens, aua jeac mMiUkims^ non pour ÈAkn à fat fpuerre, maîa ponr porter en |our des 'enfanta capablea d'en Soutenir ïm ftui- •gues^ J. S.'^^MiliUt^e est «ppesé à osacl , -et ses ivott spionymes le soatà^o7i^rus.cUaBUltts eoviiit aui vaincus l'entrée à tous les eaaplois •Civils et wnMaim. » fioix. « Saint Louis a ité •tottt àla iabun roi f uaraer «t un soi padAqne.»

Que ei parfais miHtaife iapliqve aussi l'idée daguene, il •eapnaoe ptutôt la théorie que la pratique : an «u «cienoe mAteire, tabnt tnektaire; ou il a rapvert en même teoqpw à autre choee ^'À la gaerre; les vertus tmliiairm peuvent être tout à fait Àrangères à la guerre , et y préparer 'sevlement , eu Jiien , outre la bravoure , outre les qualités dèreloppées sur le champ de balBille, elles eomprennei^, k la difiërencede la verte «u des vertus $uirrièft$9, «elles qui •s'eiereent 4aii8 le camp, Tamour de la disoi-

pUee, Nxactftiide 4 tiliaerwi il i«|;laMeBm. )

fhigftlité,'laaubedtinalien, le oenrege à lop^ terleatatigâesmUaTigueerB des snaone. fi 4 est 4e oiÉBM des «^oita, dee tiwaa et dj Jeus «BtiKtaim à l^égwd des «t|ftoili, «n tx^ vwx etdeaJeaK^iian'<ers:leemisBengnTM pas proprement la "guerre^ on ne vagenieuti^ uniquaoaentila gveire, eamne las eutaaa. Jm m t^ifê sippaftieat à telle ctaBe4e la aoclété: i porte lluilérffie ou Vèfêt; il feieit %a gnene, M besoin ; mais «I ne Ta peat<étre jataeîs ftâte et a la ftffe peutdtie jamala. Le ^«errMr Ait on i bit 4a gnem^ dt ftifast comidÉré fde eoss « pdLatdevat.

IMAnife e« tasii le tenu taeMqna,le tenn^ le maina peéiiqee , le «neini »Ua , pkRe qm'il nppeneplutAtlas aoMats(fliîliies\i(aetcsc)ie&, ot qu'il ne signffie paa proptemeA l^eocupaliK^ répiilée la plas ifieatfa let la plus ^oi&enas de eetle prafcaeiotk.

IPucrrfef, enwinaêqteaoa'de « (voy. I*« ^^îe, p. fis, 399 indiqne le la^rartlque, Hea habituttea fie la gucne; ai ësb que tell«9«ews et «wrfûil mnqaent «slesLa: des dispoaiiioas i la fgnwn^. 9ne lépdMiK guerrièn (I. J.)\ des travaux jneryéera (Bess.) un peuple ttout gmrrvet ^B.h gmàrfigr ete«quéfBDt ^GeNsO; nstievB piud «eomemnies qac <niem1fet '(In.); Bébera» la proiÉAtâse fver- Tière (Volt.).

Et ne suis-Je blan^dens Jes travaux guenien

Que p^ srair en enjeur Aéiririwi de iMBiM?

Goex.

« Ce nM tPbiHppe) tout tvlranaaK •^nsrrlsr et exercé dans U» combats qu'An iochus. » Kou» c Ouand on considère cbet les Romains la discipline militaire et le courage guerrier port^ I un petet-qui^urpraid....» A>. -^ Oi peuple cq va roi 'guerrier fait la gavie, vit ^ceatnmelUmenteaganm; la fuene est ««m 6tat^ «on occupation pfinaipaie. « Gardiage îjA toift essemble nuerrUn et maroltande. » Hess. Tr peaple <mi un roi beJUquns eat plan Û^êmm: pour la guerre ; d^esit son caimetèie , een bumear. « Ceux qui Otft Inea conan lliuoeiir de I^n^ ont reoemra qu'elle n>était 'pas ^eUiquemMe. > floss. « La nation euédoise est née bêBÎfuemn. > Volt.

Le osr eteUe eu hfln lettr fastlnct hM^Mms.

Vei«.

«Ce qee tout le monde «ah de lloetiaet MHqimt€ des chevaux. » Vark. « Les fit^ssi n'aiaasMnt que la goene. Les âdhéees, mes Mltçaetae.... ■ Goro. « Votre Mafesté qnleiiaei dans eette|daine im tournoi-; le jeutne Hegcres manquera pas d'Dbserrer ce divettieBementeaklafre, et son bumeur heVUiimeme le porieiai venir y prendre part. » Las. « fiiaat -nafarâe ment beUtqaeuap, Ninms.... » Holl. « Ainsi ^ les fruictset les animaux naisaent div«n se!» ib diverses comrées, ftussi les brommes nsi»e» plus ou moins èeUéfveti*. » CBjkaa. — Oa devis: guerrier, -et «'est rhistoire q«i «oua app»: qu'on l'a été ; on nsch MîtçvMW, et «'est par b connaissance da caraotére que nous aaprottsqoto l'est. « Croit-on ^u'il soit teajoui» nÉcasaaiw et

SYNONYMES \ RABICAUX DIVERS.

bftttre chez soi pour devenir guerrier? » J. J. -On appellera les smazones des femmes guerres (BuïT. , RorL.) ^i *on a ^gard à -ce qu'elles Baient habitiiellemedt , par piolession , et des EBDes hélliqueufes \LesJ) qataoA 'on considérera tr inclination ou leur goÎAt'nstturel. La musique mimerire «st telle Aes cnnèsa en Iz ou «n guerre, ées véghneiïts; la musique m-ière anime au combat (î. î. , lUc.); la mune helliqveute «st propre à inspirer la guerre : )es trompettes Tooi^issaiieût l'air d'un "son belvexix. 9 FÉifT.

(Guerrier diffère de martial tomme de («IKmx , t'est-à-dire qtf il-désigne le Tait ou l'effet , manife^tflioQ, -«tmaffint la qualHé qui j disse. Aussi J. J. Ttousseau emploie^- fl avec une mirable justesse dans la même page tes ^etpres- )ns , valeur guerrière et val&ance martiale. On tiibuera à des combattants une fureur guer- Ire y et ime fureur martkûie aides gsns qu'on indra comme capables de bien canflsattre. B^ste à réparer helHqwu» «t martta'l.

Bell queux sert à qualifier les princes et les ittples qui ont l'amour t)a le goût de la guerre ; martial nt VarpfAique cfuH ce qui annonce des lalités qui rendent propre ft la foire. On ne dit is un prince ou un peuple martifA , mais un air arttot , une f ai«nr, une ardeur , des înclinaons martiale», « Il sortit du pré avec une connance fière ^ vwrixal^ » L'Ks. « Les Oaulois raient quelque icfhose de "martial dans la pfayonomie. » Rm.L. « Les yieux soldats eroyafient >irreYiTre, dans Anmbal, Aunloar levr «ncâen ^néral : ils remanquaient les mêmes traits , la Lême Tigueur maf^le tians l^r du visage. ^ 3. a Une seule parole sortie de la bouche d'Afxandre ranimnit sur-te^hacip ses sdldats, et jur inspirait cette gaîeté et cette ardeur marale qui paraissait toujours sur son visage. » 1d. - Que si heltiqueut s'emploie aussi en parlant es choses et des mêmes ohoses que martial , il tarque la pténitude et fat fbttse du sentiment ou e la passion de la guerre., tandis que maniai idique seulement l'apparence qu'on y est prope. Condé répand dans les rangs de nos soldats m esprit heUttfueux (BaiL.); « Tout respirait i ans les fêtes de Lacédémone un certain esprit lortioi convenable à des hommes libres. • 3, J. Tec l%nmeur belHqueun on est porté à la jerre ; avec trae fumeur martial , il semble l'on se distinguerait à la guerre, qu'on s'y gnalerait par des exploits , qu'on s'y •montrerait 1 héros. « Nul mandarin d'épée n'a l'air phis (ÊTHal et plus héroïque. » Yolt. — Ma/rlial siii:fiant un rapport plus «éloigné à la gaerre , à l point qu'il se dit même des grftoes du corps is grâces martiales ût la noblesse française , )i.T.), et une disposition à ee couvrir de gloire, ressembler au dieu ITars ; ise prend très-bien aniquement. Mme de Sévigné, après îrvoir parlé 1 courage que témoigne sa fille du coin de son 0., ajoute : c C'est d'être avec H. le chevalier ae vous vient cette humeur vnorfrole. > « Bacrtin Itri résigna Tépée et l'arme i feu , qu'il mil eur le corps d'une fagon toute tmrrUale. >

MCLBQUm.

« Et comment vous appelez-TDUsT

inGAumirBT.

tlhtl^phe mgsudinet , à votre service.

ARLVÛUXK.

Diaîblel -voilà un nom bien martial. »

{La Foire Saint-Germain). Régit.

Ah! messieurs, sa folie ft chaque instant augmente; Un transport martial à présent la tourmente. 1>elt'babU, 'dont>dis elle coorail au bal, Bile s'eatmiu en tiomme. Eu cet accès fttal, BIèe -a fm i«uaBltAl un .atticafl de guerre ,> Ua bonnet de dragen , ua lasge cimeterw , fille ne jjttile plus que de sang, -de combats. lo. MISÉRICORDE, MERCI. Comme nous disons ^iamander, côer mieéricwFde y «'est-à dire grâce, pardon, ou lisait autrefois et on pourrait dire ancovt demander, orier vmrti, Batalius ^'écrie dans V.Ènéiàetra^mtie^

âi.J'jivaia ma Jei^e vigaaor.

Ce fanfaron qui fait le rogne,.. ,

De mille coups de poings tàrci«

Sersit vu me crier merci. Sckaa.

On lit dans une ode de Malherbe au roi Henri lY:

Il n*est orgueil endurci-,

Qoe, brisé comme du verre,

X tes pieds elle (la Fortuné) u'atArOy

S'il n'implore ta merci.

Le sens des deux mo^s li'est pas esactement le même. On crie mitéricord» quand on a besoin de pitié, pour de grandes fautes nu dans de Vives alarmes. On crie merci quand on a besoin d'intérêt, de con^laisance , pour les fautes 'les plus légères, dnnt le pardon vaut ouiattire de simples remerchnents . ou tlans tine idtuation seulement embarrassée. Dans -une ville prise d'assaut, le peuplle , craignant d'être passé au fil de Fépée , cne mitériGorde; si quelqu'un vous excède de quelque manière , vous «riez mffrci,

'On implore la mitiri^ofràe de Dieu , celle du prirnce , celle de tout homme qui peut punir et pardonner, perdre et sauver; on demande merci à rhommre auquel on est soumis , i la discrétion duquel on est , et Tfui ^ah trop sentir sa supériorité. Le criminel ou le coupable implore la misériûorSk; le faible ^demande tnerct. « L*état où je me veroais (coupable d'un soupçon mal fondé) , prosterné , fbulé sous vos pieds , criant mtséncorde et faisant tout pour l'obtenir, publiant à haute '▼oix men indignité, seraât pour mon «ceur unéttft d'épanouiasemenrt fft Ae joie. » J. ï. « Mon triste état, ta rigueur de kt saison, l'abandon général où je nfe trouvais, tout leur fensant croire , à Grimm et i Mme d'^pinay , qu'en me peuesunt à la denriè[re<eitréi&ité,il8 me réduiraient à crier m«rct, et à m*afilir a.ux dernières bassesses, pour être laissé dans Tasile dont l'honneur m^)rdonnait de sortir. » In.

Ces deux mots sont encore synonymes dans une HUtre aseeptiun. On est, on se remet, on s'abandonne à la miséricorde , à la merd de quelquHin, 6'eiA-i-dire ft sa discrétion.

Viséricorûe implique alors l'idée d'un sentiment de compassion, étrangère à merci. Vous êtes à la miséricoT&e d'un homme, d'tm être venstUe , capiâtte de «ommisératicm ; tous pouvez

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