DEUXIÈME PARTIE
être à la mêrei des bétet féroces et des êtres dépourvus de sentiment, tels que les flots, les Tents, les tempôtes. Et quand miséricorde et merci se rapportent également à des hommes, on est à la miséricorde de celui de la pitié duquel on dépend , et à la merci de celui du pouvoir ou de la volonté duquel on dépend. Les six bourgeois de Calais , qui se dévouèrent pour le salut de leurs concitoyens , s'abandonnèrent à la miséricorde du roi Edouard lU d Angleterre; Vendredi s'abandonna à la merci de Robinson.
MODE, VOGUE. Une chose est à la mode ou en vogue, on la met à la mode ou en «ogtie, quand elle obtient ou qu'on lui fait avoir du succès dans le monde.
Hais mode annonce un succès de goût ou de caprice; et vogue ^ un succès d'estime et de préférence. Ce qui est A la mode , c'est ce qui platt aujourd'hui ; ce qui est en vogue, c'est ce qui est en réputation. La fsntaisie fait la mode; l'opinion, la vogue. La chose à la mode est courue ou recherchée arbitrairement et passagèrement ; la chose en vogue Test par son mérite réel ou supposé. Une coififure. un ajustement , une romance , un remède , est à la mode , c'est le goût du Jour ; un médecin, un avocat, un ouvrier, un livre, une doctrine, est en vogue, on en fait un grand cas.
c Une personne A la mode ressemble A une fleur bleue qui croit de soi-même dans les sillons où elle étouffe les épis, diminue la moisson et tient la plaoe de quelque chose de meilleur, qui n'a de prix et de beauté que ce qu'elle emprunte d'un caprice léger, qui ndt et qui tombe presque dans le même instant : aujourd'hui elle est courue, les femmes s'en parent; demain elle est négligée et rendue au peuple. Une personne de mérite au contraire est une de ces choses qui embellissent le monde , qui est de tous les temps et d'une vogue ancienne et populaire, que nos pères ont estimées , et que nous estimons après nos pères... : un lis, une rose. » LABa. « Le livre d'Helvétius obtint une grande vogue, malgré le sérieux du sujet et le poids du format. Déjà dans ce monde frivole le nom de philosophie, qui commençait A être de mode^ avait introduit les gros livres. » Lab. « La vogue de l'Opéra-Comique a résisté A toutes les variations de la mode. > Id.
On dira plutôt de la poésie qu'elle est A la mode, c'est une chose d'agrément; et d'un art, qu'il est en vogue, c'est une chose dont on apprécie l'utilité.
Un poète à la cour ftit Jadis à la mode,' Mais des fous aujourd'hui c'est le plus incommode. Quittons donc pour Jamais une ville importune..., Où )e seul art en vogue est l'art de bien voler.
Bou..
Une actrice qui jouit dans le moment de la (kveur publique, est A la mode\ un chirurgien de renom est en vogue.
c Cette grammaire diminuerait les changements capricieux par lesquels la mode règne sur les termes comme sur les habits. » Feu. « Je soupçonnne qu'il y a souvent de l'illusion , de la mode^ du caprice dans les jugements des hom-
mes. » Volt. « Le kema ou fc<^mac qu*Abrsld fit lui-même, était une espèce de frcmiage iâ crème dont la mode a été chez les màhométasif | In. — « Le temps de sa plus grande roçue 'M Cratès) était vers la cent trazièDoe olymp<aiK| c'était pour lors qu'il florissait A Thèbes , et qili eflaçait tous les autres cyniques de ce temp<^« FÉR. « On est dans un temps auquel la scieaa des opinions anciennes est encore en voffue. i Mal. « Un vieux chirurgien gascon «Tait un s^ cifique qui emportait toutes sortes dn Serres a moins de trois jours, de sorte qu'il s'étnit p^r^^ mis en vogue. » Lis.
MODÈLE, COPIE. Ces mots se rapportent i l'exécution d'un ouvrage d'après un autre , qd lui sert d'exemplaire ou de patron.
. Dans la langue commune nulle difficulté : me^ dèle signifie toujours le patron mfeme oa l'original, et copie ce qui est fait d'après le wuxùle. < Les copies, quoique fausses, supposent un sisdèle. > BouBO. « La vertu est un modèle qui ne peut être si bien contrefait, qu'il ne se distiagse toujours de ses copies. * In.
Mais en termes d'imprimerie copte se dit pour modèle, car il désigne l'écrit ou rimpiimè d'après lequel on compose. Exception oni^e et foctle à reconnaître par conséquent.
Girard prétend de plus que , de son cdcé. ssodite a quelquefois , dans les arts, le sens de copie, d'ouvrage fait d'après un autre; et il doime pour exemple les modèles de l'antique qui soot au Louvre. Mais , outve que les dictionnaires n^ mentionnent pas cette acception de modèU, dams l'exemple cité il signifie toujours chose A imiter plutôt qu'ouvrage qui en reproduit un autre exécuté ailleurs et antérieurement.
MODÈLE, TYPE. Ce d'après quoi quelque chose est fait , figure originale.
ModUe a été formé du lalin modus, mesure, manière , méthode, règle; Ifpe est le grec x-Jm;, empreinte, moule, figure , esquisi«.
Modèle appartient A la langue commune , mais non pas lype. Buflfon parle comme tout le mon^ quand il dit : « Le cochon domestique a ki oreilles beaucoup moins roides, beaucoup /Ijs longues et plus inclinées que le sanglier. qu'oL doit regarder comme le modtte de Tespèce. » Et ailleurs : « Dans tout notre bétail domestique, la figure, la grandeur, la position, lad'trectioa et même le nombre des cornes varie si fort, qu'il serait impossible de prononcer quel est pojr cette partie le vrai modèle de la nature. » Mais c'est en savant , en naturaliste , qu'il s'expnm^ dans les phrases suivantes. « Le mile iuCue beaucoup plus que la femelle sur la forme er.érieure du produit, et le mâle est le principal type des races dans chaque espèce. » < L'homme s'est trouvé le même dans les deux mondes...; la peau, les cheveux, les traits , la. taille oat varié sans que la forme intérieure ait changé : le type en est général et commun. »
Modèle se rapporte A la réalité et A la pratique; type A l'idéal et A la théorie. On travaille et ce se conduit d'après un modèle; selon les platoniciens , les idées de Dieu sont les fypes de toutes les choses créées. L'enfant qui commence A écrira
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
dessiner suit le modèle placé sous ses yeux; : «Tons dans L'esprit des types de beautés et ertus. c Dans tous ses oumges la nature ente le sceau de rËtemel : cette empreinte le. ffrototype inaltérable des existences, est odèie sur lequel elle opère. » Buff.
1 reste, le sens des deux mots n'est pas exacmt le mânie. Le modèle est quelque chose n imite , le type quelque chose d'où on tire empreintes ou des calques. Bn se conformant nodèle on fait des actions ou on produit des res qui approchent plus ou moins de la peron ; le type donne des images fidèles. C'est iffèrence qu'il y a entre une figure exécutée un artiste d'après un modèle et un portrait au daguerréotype. Le sculpteur et le peintre liUent sur ou d'après des mod^lef ; Timprir ou le typographe tire des espèces de copies ype par impression. Modèle ^ tout relatif à la îque , exprime les efforts à Caire pour atteinà UQ original; au lieu que type , mot essenement théorique , annonce seulement la yé-
arec laquelle est rendu ou reproduit un inal.
3DÉRER, TEMPÉRER, ADOUCIR, MITIGER, IFIER. Corriger quelque chose qui pèche par
1 modère ce qui est trop grand ; on tempère ui est trop fort ; on adoiuit ce qui est trop pour la sensibilité et par conséquent désiable; on mitigé ce qui est trop sévère; et on ifie ce qui est trop absolu.
e tous ces verbes qui sont opposés au trop It xpriment le retranchement , modérer est le . géaèral : il peut presque toujours se substi- ' aux autres , quand on ne yeut pas parler î une entière précision. Il vient du latin mo- , mesure , et signifie réduire dans de certaines les , ramener à une juste mesure.
impérer est une espèce relativement à modé- 11 ne se dit que de la force et en désigne ublissement; au lieu que modérer se rape aussi à la quantité , et en marque la réduc- : on modère la dépense et les impôts; on ne tempère pas. « Le dictateur reconnut qu'il it mod^er la hauteur de son caractère. » L. « Il fallut que Moïse mit des bornes à leurs X empressements et modérât l'excès de leurs esses. » Mass. On modère l'excès en quelque e que ce soit ; on tempère l'excès d'activité , olence. Tempérer a pour racine tepor , tié- : y état d'une chose qui n'est ni trop chaude *op froide. -^ Ensuite , modérer a plutôt un moral : on modère ce qui va trop loin , l'ex* [ui n'est pas juste ou convenable. Modérer assions , se modérer (Acab.). « Son courage ussait au hasard , et la sagesse ne mod^ait UL valeur. » Fén. « Il est bien plus aisé de er absolument le jeu que de le modérer, » j>. c Que messieurs de la religion prétendue mée , voyant que l'aversion qu'ils ont contre e les porte à des excès si visibles, tâchent de ydérer. » Boss. « Vous dites que j'aurais dû rer mon emportement contre un homme qui ■éellement servi. » J. J. *
shons à modérer notre rcssenUment.
Patience, mofa cœnr, doneemem, doocemenL
Modères vos fUreors, et saches aujourd'hui, plus humble en vos chagrins, respecter mon ennui. (Glytemnestre i Vectra dans Oresie). Yolt.
Mais on tempère l'excès qui pourrait nuire et de peur qu'il ne nuise. « Former divers tribunaux qui se tempèrent. » Mohtkso. « Temperer l'éclat du trône par l'affabilité. » Mass. « Dieu ne lève pas les Toilea qui tempèrent l'éclat de sa majesté. » Roll. < Si la colère contre le péché était sortie immédiatement du sein de Dieu pour passer en nous, elle aurait été trop ardente et trop allumée , et nous n'au* rions pu la supporter; mais, pour la tempérer. Dieu l'a fait passer premièrement dans le cœur de son fils, où elle a presque amorti tout son feu. » BouRD. « Cette membrane leur sert aussi (aux oiseaux) i tempérer l'excès de la lumière. > Buff. « Les vents purifient l'air, attiédissent les saisons brûlantes , tempèrent la rigueur des hivers. » FiN. « Une fraîcheur étemelle y tempère les chaleurs du tropique dont ce climat n'est pas éloigné. » Volt. — Enfin , femp^i'er n'est pas seulement attiédir ou affaiblir, mais c'est le faire par un mélange avec quelque autre chose qui a des qualités contraires; c'est ainsi qu'on tempère l'eau bouillante en y versant de l'eau froide , et le vin en le mêlant avec de l'eau : aussi dit- on absolument que l'eau femp^e. « Hérille cite toujours : il fait dire à Platon que le vin enivre , eti l'orateur romain , que l'eau tempère. » Labr. Le verbe latin femperare signifie d'abord mélanger, composer un breuvage. «Les vices entrent dans la composition des vertus , comme les poisons entrent dans la composition des remèdes ; la prudence les assemble et les tempère. » Laroch. c Télémaque admirait le feu qui sortait àh ses yeux , et la douceur qui tempérait cette vivacité. » Fék. Tempérer la crainte avec l'espérance (Pasc. , MoHTBSQ.) , la sévérité par l'indulgence (Volt.). « Le misanthrope de théâtre, ayant à parler de ce qu'il voit, doit virre dans le monde, et par conséquent temp^er sa droiture et ses manières par quelques-uns de ces égards de mensonge et de fausseté qui composent la politesse. » J. J. « Il semble que l'avertissement de Fabius aurait bien mieux convenu à Néron , dont le caractère était vif et bouillant, qu'à son collègue, qu'on avait choisi exprès pour tempérer la vivacité de l'autre. * Roll. « L'auteur est ici d'une médiocrité qui ne permet aucune observation, parce qu'on ne pourrait tempérer la critique par aucune louange. « Lab. « La justice de Dieu n'a point d'action qui ne soit tempérée par sa miséricorde. » BouRD. c Se sentait-on embarrassé ou gêné du respect qu'on avait pour sa personne Condé}? Quel soin n'avait-il pas de le tempérer par tout ce qu'il y a d'obligeant? > In. « Qu'il est rare de trouver des génies assez supérieurs pour tempérer par leur modestie l'éclat de la supériorité de leurs lumières. » D'Ag.
Adoucir^ rendre doux ou moins fâcheux, donner de la douceur , se distingue nettement de tous ses synonymes en ce qu'il est subjectif ou relatif à l'impression produite sur l'âme. Ce qui est mo*
BEUXXfilHPAAVar
ce ^i est adouci ne cause plus de douleur, ne choque pins, B'oi»M*pbis. OttûdoueU l'aaiertunn (Gimr.)S ^ nidM8»(Boii.. ^ M ftk>^ Fûgreuï (BocniD., llAas-, T«t.), le EWirtÉri on Thumear (fions., Toi.z.)> I<^ V^^ ^ let peines (BooBD., Fin., MAB.),le8. affliction* (UiR^., les isquiétudes (MoiO^ ^9* inlbctiinea (I. I.)i 1^ soviThinces ^abg«). « Ces exarctcea si propres à laite des gens ducs eit langages aiaient besein d'êtra têmpér4i pas d'autres qui pusaeni adoucir les mesura. » Mosmai^ « Un homme dont il ne fallait que tempérer la Ttoloic* «t «Amctr l'hu- BMiir pour «i ftii» un très-bon mark » HAaM . « &e premier soin da Numa devait 4lra de travailler à adettftr et à apprinoiser les esprits. » RotL. « N'appréhendai paaman joug, iLesl doux ; ni mon fordun ^ il est léger.. Le saint amcsir qne j'inspire adMeiC tout; il rend tout agréable et aisé. » Basa.
Bu DieQ qui mm ciéa la eKneima hdUile, I^w adcuàr lea manadfrcfllto csuite Tie^ A plaoé'parBiLttous dem êtres bienfaisants^. : &^Baeetiedovx SomiMil» et l'antaa est TBapémnee.
TOLT
JMh'fir sembla éqwvalair à adoucir, car il nisBt d» msfti, doiu, eomme adottar de duleit , doni. Kaia, an liea que ddeit veut dire doux, agféable, mslia se prûad pour dooi^ mou» tendre, flexible. C'est, pourquoi adoucir lesia seul anbjeetif , et mtttger sa dit, dans une acception trèarnstrainte, pour awoupUr una règle ou «ne loi. X7iM loi adouéé est moins, rude;, una loi miti§i9 Mt moins loido, moina inflexible;, alla est nfclohée. ^D-aiUaurs^mttigfr, mtCi|^e, n'est pas du langaga oammun : U annonça une diminution da riguaort qui a'est pas Veflat de la bonté, de la tolérance ou de la facilité d'un supérieur, «omma pourrait être un simple odoucisf em^iU , mais raflét d'un ohangemant opéré régulièrement par l'autorité compétentes « On appelle ordres, wiUgét ceux dont la règle primiftiTe a étéi a^inicir par une règle nanveUo. » Ronn.. Ua socinian ou rigide ou mitigé (Boaa.)^ ^^s ré^Ucaina ngidaa, des républicains mtlig^a ( Volt.^ «. Ces. hérétiques ae- m»tog#o»cn(. qaelqueloia i l'égard da marisge : on le permettait i. ua garçon qali fusait une filla. » Bosa^ % Lea mMigfUiotu* da Xélancbton avaient mené peu &. peu laa luthériens daa excès da Luther contre le libre acbitra à ceux dea demi-pélagiens qui i'outraknk »« ID. c Qu'on renda k la. discipline soa austédié,. sa vigueur; que la laveur na se mèle.poixU d'eni miti^ÊT les lois aévères.» Uark. • U est vraisemblable quele pouvoir de CharLemagna dana Rome était fort »«l»ptf pour ne pas trop choquer lest Bomains. » Volv. « Q était permia d'appeler à: César pour mitigw una peine , mais non pour l'aggraver. » Id. « Cette sentence fut mitigé et changée en un axil perpétuel* » Boll. « Ayant una eollection considérabla d'estampeadont las droits, exigés à la rigueur, auraient passé mes lessouroes, je las priai datâchae de faite miMger k droit. »J.J.
Modifier a udc sigiificatiou tonte aussi spédala. Il ne a'anqtlaie qu'en pariant des axi^raa-
siona, et c'est lea resfireiiite, aa disoianv •. sens , le rendre moûis étendu. On «UMli^ pn^ ment une proposition. Selon ITAcadéniie, oac aussi mtltgtr unei pr(^»aettlan. Uaaas n'en znt jamais traosé d'exemple. Du reste , qoand ota cela se dirait, ce neaefaittcRijoazB qu'en pssk de doctrines mmalea d'une aostérilé outrée, s: liea que modi/Ur est aussi d'uaaga quand Ht question. da toute autra chose. « Le plénipotaitiairaest vif et gisjid padeur, pour dins plosieis choses iodiflEéreutea qui as modifieui ou qui s détruisent lea unes les auizea. » Labw, « Onasd Dieu veutaeulement menacer, il afpnte toivomi à ses menaces des conditions qui en suspandeot l'effet et qui fin mod^/lenl. » Bqosd. « TertuIbeB se trompait, dans la prenvère proposition , ne b prenant pas sn sens orthodoxe q[ai la modifie, i In. a IL aurait dû modifier son assertion. > Bcvr. « La harangue du. premier président se teimisait par demander que l'édit des monnaies fttt envoyé au parlement pour le wiotUfier^ * Xasu «Voua commencez, pour rendre ma propositia plus dure , par supprimer charitablement k nst fou/our», qui non-seulement la modifie, maisqo lui donna un autie aana. » JL 1. « Modifier Je clauses d'un traité. » Acad. -^ Mitiger une k. ou une peine regarde la loi ou la peine elfennêoe qu'on mnd moins sévère ;. la modifier se rapporte plutôt aux termes qui Pexprinaenl.
MOLLESSB^ KOMCHALAlfCB. Dé^t qui wasisteàagic d'une manière Iftcbe, laoguissaole^ peu on point animée.
• La «loUease est objective, relatÎTe à reflétai ài Taction, et non à l'agent; la wwchoJoacv art subjective f relative au sujet on à Tageni dont elle constitue una qualité mauvaise. On lait uûc moUe résistance; on a l'humeur nwffrhalamtr (k dit un nonchalant, c'eat une sorte de caractère: par la raison contraire^ on ne dit pas de cette leçon absolue un mau^ Se battre mollement y e'e; y aJlar demain morte ; ae battrenoncliatamwieBC c'est y mettre du laisser aller, de Vahandon.
H n*y a dans la mollesse que de la liaiblesK. qa'un manque de fermeté eu de Tireur, c Z/issoupissemant de. la moUecm. > D*Ag. • Agir ay« vigueur, parce qne c'est l'ordre de Bîea tpt'os: na fuse nen meilsmenti. » Boas. « La moiletse et Le rel&chement d'un côté , et de ranlre le &natisma, sont Les effets de cette illusion. » In. cLs «loXlsôe est une langueur de T&me qui l'engourdit et qui lui ôte toute vie pour le bien.... Il 6a «ne foi mile et vigoureuse qui gonemande ceti£ moUesM.... L'hoaune mou na saurait s'assojèttii de- suite au travail ni se contraindre ionglemps. ni s'appliquer courageusement à ae oocriger. C'est le paresseux de l'Écriture^ qui veut et» vent pas , i qui les mains tombent de langaesu dès qu'il re^^rde la travail de près« » Fis. « n règne encore dans vos lettres un ton de imlfarrr et de langyieur. a J. J. « La moUesee et finotilUc des.tentaiives pour défendre Capoue pendant <p? les Romains l'attaquaient avec une Tigaenr in* ^croyabUi » Bjûll. « Par là (dea délices coniimiellés} Tesprit et le corps contractent une Èùblesse, une molleese qui les rend incapables àt tout effort. » in. ^ Kais dans la m>ef/Éa/enar il
SYNONYKS À. EADICAUX DIVERS.
7tt
L da plas qii« duii U inolUu» un peu d« oé« gpnctt, ne m «Aakiir da ri«i cjant «gpifié. anmneznent qa so «oaâtf^ oo^ Oft s*inquiét6r de fflL « MoÊuhàlamwMnt est un Weua sot pour [Mlott dU fuf^Ziffctiuncai^ptascâciiauaMMnU » kUG. «. Il laisse ae& affaires en d6socdre par non^ aUmeê. b Acaik. « Si: tevte note préToyjuoce ne ut rendre notre Tie heureme* combien moins ire tumehêlanut » Taut. « KUmaTQulait que B citoyens n'assistassent pas au serrice divin aux prière» pebliqjaes négligemment et avec mdiaianùt etdistraotion, mais q^u'ils abandon- M«nt toutes leurs occupations pour ^uquer à Ue-là avec une ^plication entière. » Eqlu
Un floldei Men réeampenaéi
Ltt gandeil (ee niort);Mee lignée.
IL éuk dit par erdennanM Qae si d'autres toleuni ^ un parent» un ami » L'enleraient , 1s soldat, mandudamty e^dormt,
ITeoip&rait aussitet sa plkee. Lj9.
On dit la moi/erse d'une tentative (Itou.} ^ «t là onchaZoacc du salut (Pmcl)* On segrette pour \ succès d'une entreprise qu'une personne ait de i molUsu; en lui reproche dîaroir de laiumcAir mu. « U faut ayoir oublié aea péchés, ses obli- LtioQs,.., pour faire nenelialamm^f et arec «)U<sfs et indifférenca une action ,ansai impori:i\te. ' Bossi. Voilà le mot : la nonfihaknce comrend la. noZZesfc et l'indiiîécence. L'homme mo« i t incapable d'eflbrt}, la mmchéàémi^ d'effort et esoio.
AassifieiicftaZafiee.se met-il bien après moi- 2» « comme j ajoutant quelque chose , ily ajoute ne idée d'insouciance, «Le saint ne se &it point rec molkm et nonc/ioZoAce. ' Boss. • Démostiène r^tû sur la moïleie des Athéniens et sur îur noncAoIoace la oauaa de. leur» désastres. » lOLx. « èntoine » pu moUsrse elpat noncAoIoiice , e M h&ta pas; d'entceo «a action. »>Idw « Après être assuré de la moU^sse, da la furncboioiice , a la timidité de la elassa aisée: et paisible^ ce arti cessa de dissimuler. » HaumA 1U)«EOT, INSTANT. Noms q^*oa dame anz lus petites parties dn temps.
Hais sa TnomenI ^ quoique cturt ^ Test encore totiis qu*ua taitant. « Voua épouser l qu*è cela s ^eima, dans ce «Mment, dans TtrutaiU ;, j[e e demande pas mieux, je tous jure ; et je courais déjà que. cela fiU fait. » Vqlt. Elx un mo- «lal, c'estrà-dîre en peu. da tem^; ea un ^sr-ofli» c'esl-à-dire en unaUn d'œil.
Ue mameni se représente comme un espace de aelque étendue ; on y cqqqoU une succession , ai vaut Tétymologie du auH^ momenittm pour uHTtnwndoii, mouvement: dans un moment de isette (Vert.)» c'est*à-dlre durant une (Caette. .'ifiatofià,. ee qpû. est. Msranà» snspesdai. aorées- QS, ce qui pcessô ou mansfie ^ est. au. contraire,
\. Girard a oomparé ensemble mo» et indoUnt^ ni se ressemblent beaucoup moins que mou et nonhalant. En effet la mollette y eorame la nenehahuwe, e rapporte à la Tolonté» et eonsiste dans en déftrat e nerf, Au» nae^ certiiB» ineapaellé^ d'eAMt*; an iea (pie VimàohÊmm m mpperte à ht aenaiktiilé et onsiste à n'èire paa aeceisihia ans impresaiaDS, osQepttbW d'ètve émni
qvelqxie chase d'inétendu , et répond an latin pundum.,. un point,, qui se disait dans le même sens. « Notre existence est un point,, notca durée un. %n$iani ^ notre globe un atome. » Volt. >
L'benwd'un rendes -toqs d'ordiaaine s'étend,.
El n'est pas resserrée aux bornes d'un iattant^
Mou
Jfoment se prend quelquefois dans le sens gé« néral de temps» abstraction fhite de toute idée de brièveté : au mùment que, c'est-à-dire lorsque; bien employer ses moments, c'est-à-dire ses loi.sirs ou les différentes parties de sa vie \ avoir de bons movMnU^ c'est être bon par intervalles , sans que la longueur de ces intervalles soit dé.^ terminée. Au contraire y instant emporte toi^ours l'idée d'un temps extrêmement court
La campagne avec vous ma semblera cîanta;
LesjfDiira m'j parallronl.BeQlemenLdea ùuttmtu
DCST.
« Tous les temps ne sont qu'un instant ^ comparés à la durée de Dieu , qui est étemêUe. » LifR^ < Il ne faut pas compter les années du monde; le nombre des grains de sable de la mer ne leur est pas plus comparable qu'un instant. » Mon tbsq. « On peut tai^oura concevoir nn temps plus grand sans dernier, et un moindre «*»« arriver à un infant et à un pur néant de durée. » Paso. « L'indivisible est un zéro d'étendue. On trouvera uq pareil rapport entre le repos et le mouvement, et entra un «istoat et le ten^«, car touteaeas ohoies sont hétérogènes à leurs grandeurs. » lo.
c J'ai senti palpiter mon cosur à chaque papier que j'Otais (de deissus ton portrait] , et je me suis bientôt trouvé teUement oppressé, que j*ai été forcé de respirer un moment sur la dernière enveloppe.... G nu Julie, qu'il est prompt, le magique effet de ces. traits chéris 1 Non ^ il ne faut poànt, un- quart d'heure pour le sentir; une minute t un tiKtant suffit pour arracher da mon sein milla ardents soupira. » J. J. & 0 délices-, vous avez dispara comme un éclair. Cette éternité de bonheur ne fut qu'un tnafonf de ma vie. Le temps &r^s sa lenteur dans les momento de miui désespoir, et l'ennui mesure par longues années le reste in&irtuné de* mes iours. > In.
Le moment se considère bien d'une manière concrète^ en rapport avec les événements qui s'y passent : un beaa (Volt., J» J.)« un heureux (ACA».) , un délicieux (J. J.) moment; un auteur a deamonunJc admirables (Ar.àn.); moment seul signifie una bonne occasion v un temps opportun ou favorable. Lfûiftan^ se considère d'une manière ahstnita, et na reçoit des (aita aucune qnalificatioaL On arrive en un vmtaat an trisie moment de 1a mort « Rappelez ce wment tenible (de la mûri). Vous y viendrez ; et, quelque loin qn'Ù puisse être , ea sera demain , et voua y arciveres en un tastanl. a Mass. « Quelqua saga et quelque heureux qu'on soit, on a toujours quelque àcheux moment qu'on ne saurait prévoir; il ne faut souvent qu'un iaistaiU pour changer la face entière de& choses qu*on croyait le mieux établies. ^ Gir.
MONDE, UNIVERS. L'assemblage des êtres; le ciel y^ la terre et ca qui y est contenu.
DEUXIÈME PAETIE :
L'Académie définit arec raison Yunivers, le monde entier. Monde est relatif, et signifié un ensemble, un système, un arrangement, conformément à la double acception de mundus en latin , et de x6<riJL0c en grec , savoir monde et arrangement , ordre , parure ; univers , du latin univertut , universel , tout entier, tous ensemble , est absolu et signifie le tout , t6 tcâv , le tout sans exception et sans comparaison avec un autre, car il n'y en a qu'un. Jfond^ s'emploie bien au pluriel ou avec d'autres mots qui le déterminent, la pluralité des mondes, l'ancien et le nouveau monde, notre monde , le monde physique , le beau monde; univers ne se dit qu'au singulier et sans addition d'aucun mot propre à le particulariser.
La discorde a toujours régné dansrwufvr#/ Notre monde tn roamit mille exemples divers. Laf. c De quoi jouissais- je enfin quand j'étais seul? De moi , de Vunivers entier , de tout ce qui est , de tout ce qui peut être, de tout ce qu'a de beau le monde sensible et d'imaginable le monde intellectuel. » J. J. < Us se détachent du reste de Vunivers, et créant entre eux un petit monde différent du nôtre , ils y forment un spectacle véritablement nouveau. » In.
Cet univers^ dont l'immense grandeur Eaferme loul en sa yaste rondeur:
Ces éléments de la sphère du mondé, Le feu léger, l'air, et la terre et l'onde....
J. B. Bons.
Suivant Êpicure , les atomes , par leur concours fortuit , ont composé une infinité de mondes, dont chacun périt au bout d'un certain temps; mais Vunivers est infini ; il n'a ni milieu , ni extrémités, et, outre les mondes, il comprend ce qui est entre, au delà et à l'entour, le vide (Féir., Boll.}. a Je crois que Vunivers peut avoir été fait de sorte qu'il s'y formera de temps en temps des soleils nouveaux. Pourquoi la matière propre à faire un soleil ne pourra- 1- elle pas se ramasser & la longue eo un certain lieu, et y jeter les fondements d'un nouveau monde? » Foht.
Le monde est une partie de Vunivers, et assex souvent la partie la plus importante , les hommes et ce qui s'y rapporte. Vunivers , remarquable surtout par son étendue, est plutôt considéré comme un local, comme quelque chose qui contient et embrasse. « Le divin esprit remplit tout Vunivers de ses lumières et sanctifia le monde par sa venue. » Bourd. « Tout Vunivers est aujourd'hui rempli de l'esprit du monde. » Id. « Les disciples sont persuadés (à la mort de Jésus-Christ] que le monde ne saurait survivre à la mort de son auteur, que l'attentat commis contre sa personne ne doit être expié que dans la ruine entière de Vunivers, » Uass. « Le duc d'Orléans naquit du plus illustre rang du monde, à côté du premier trône de Vumvers, » J. J.
Le mot univers se restreint aussi , quoique plus rarement; mais c'est alors une expression sensiblement hyperbolique et emphatique. Ainsi , dans le sens particulier de terre , quand on dit qu'un animal se rencontre dans les cinq parties du monde, ou qu'un homme a fait le tour du monde, cela doit «'entendre à la lettre; au lieu que
c'est une exagération manifeste de prêtée qu'un héros remplit l'univerf de sa g^xre,ftt son nom vole par tout Vunivers , etc.
HONDB (le GKAND), le BKAD MOHDB. Bk:
expressions peu synonymes auxquelles Rooba^. | a néanmoins consacré un article , paice cv- Trévoux les avaient définies d'une manièieiL exacte. Elles signifient l'une et Fautre, *i^ partie choisie ou la partie la plus distinguée à la société.
Ce qui fait la grandeur pannî les hommes , c'er. le rang qu'y donnent les richesses, les dignités, la qualuté et la naissance ; en sorte que le çratid monde est la première classe ou la classe la plus élevée de la société. Autrefois on entendait uniquement par là les gens de la ^onr , ei ce qui revenait à peu près au même , les gens de haute qualité. « U y a des pénitents îus<iae dans k grand monde, jusques à la conr. » Boubs. « 0* croyait la vie intérieure trop sauvage pour paraître à la cour et dans le f/rand monde. » Bœs. « Toute son étude fut celle du grand monde, à ^ il plut, et il fut mêlé dans les meillenres compegnies de la cour et les plus gaillardes. * S. S > Vicherley, amant déclaré de la duchesse de Gléveland , maltresse du roi , passait sa vie dans le plus grand monde, et en peignait les ridicules et les faiblesses. » Volt. « C'est-i-dxre que le docteur Sangrado t'abandonne le sang du peuple, et se réserve celui des personnes de qualité. Jeté rélicite de ton partage; il vaut mieux avoir affaire à la populace qu'au grand mande. « Le. X Je passai huit jours à Talence dans le grand monde, vivant comme les «mites et les marquis.» In. A présent le grand monde comprend les gens de condition, les riches , les notables, les autorités et tous les persomiages haut placés. Un homme du grand monde et de condltîoa |
Vouloir aimer sa femme! ùki quelle vislonl Dest. Le beau monde est toute autre chose : c'est k partie de la société qui brille le plus par son urbanité dans les manières et dans le langage. | ainsi que par l'esprit et le goût. « Les bains attf- J raient à Pouzzoles beaucoup de beau monde. > ! RoLL. c Les pensées du beau momie et de la galanterie ont fait place à celles de Mars. » Set. « Stre sans cesse à étudier de bons mots pou: avoir l'applaudissement du bea» monde. » Boss. c C'est un grand jour pour le boan monde oi^f de Paris qu'une première représentation. » Volt. Aujourd'hui le beau monde n'est plus guère que le monde qui se fait remarquer par la beauté 6e l'habillement et 4a la toilette, et tout au plus par l'élégance des manières.
Mais ptiisque nous voici dedans les Tafleftea , Le pays du beau monds et des galanteries. Dis -moi, me trouves-tu bien lut en cavalier ? Coas. Le ^road monde est plutôt formé et .fréquenté par les hommes , par ceux qui ont une fortune établie ou qui cherchent à s'en faire une. « Qui ne se fiaçonne point à cette souplesse, c'est bl esprit qui n'est propre ni pour la fortune ni pour le yrond monde. » Boss. c Ces reproches soex insupportables aux hommes généreux, nourns dans la cour et dans le yrand monde, qui peevent espérer d'y faire une si belle fortune. » l»^
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
. Ce sont les femmes surtout qui composent le (au monde ^ parce que sans elles il n'y a guère i compagnie agréable et polie , et parce qu'elles mt en possession de juger de la mode, du ton , e I*air, des manière^, de rajustement, et m6me 1 certains temps, des ouvrages d'esprit. Les réeiewes ridicules de Molière viennent à Paris 3ur être du beau monde, « Le rendez-vous du îau monde est les ^oirs chez la maréchale d'Es- 'ées. > SÊT. « Le titre de divinités se prodigue )us les jours à ces idoles (les femmes) , avec applaudissement de tout le ieau mondé. » Boss. C'est bien à votre âge qu'on s*ensevelit auprès es femmes! Le Cirque, le Pirée, voilà vos M>les, et non pas ce cercle frivole qu'on* appelle i beaumonde, » Maric.