DEUXIÈME PARTIE
levas regardi, » Lbs. U bmîùî d'avoir les yeux ou* ▼erts, pour que la douceur de Vœil doux, c'està-dire calme et serein, se manifeste ; mais on ne peut être dit avoir le regard doux, e*est-à-dire insinuant, caressant, alTable, plein d'aménité, qu'autant et dans le moment qu'on porte exprès les yeux sur quelqu'un.
Vmlladê est aussi une action Tolontaire et Ikite à dessein; c'est donc un regard^ mais un regard accompagné de circonstances , de mines , de gestes, de mouvements de tète qui le rendent concret en quelque sorte , expressif, comme le sont, par exemple, Vembrauade et la rebuffade, mots de même terminaison et aussi peu nobles que celui dont il s'agiL Le regard est fort, il pénètre ou frappe; Vaillade est démonstrative et souvent afTeclée : généralement elle témoigne des sentiments de tendresse , afin de plaire'. « On entre dans une assemblée : on regarde, on choisit entre toutes les dames celle qui revient davantage : on lui jette de tendres œiUadesy on lui fait des mines , on cherche à lui plaire , on lui parle.... » Dest. « Je trouvai ma voisine si belle, que j 'en fus d'abord enchanté, le le lui marquai aussitôt par des Mlades si vives qu'il n'y avait pas à s'y méprendre. Mais elle n'était pas fille à répondre à mes minauderies. » Lia. « La dame m'agaça longtemps par des regards où son amour était peint, mais je ne répondis pas d'abord à ses œiUades,9 In. « Il lui lançait des regards passionnés toutes les fois qu'il passait devant sa maison. Ses oriUadei étaient quelquefois remarquées. »Id. Une femme agace les hommes par des œillades coquettes (In.); des mUades agaçantes (In.) , séduisantes (lo.) , douces (ID.) , amoureuses (Acad.). Si quelque antre, affelée en sa douce malice , GouTeme son œillade aveeq* de rarliflce , J'ayme sa genlillesse. Regries.
Loin ces éludes i^aUladet^ Ces eaux, ces blancs» ces pommades....
(Maximes lues psr Amolphe à Agnès dans V École des femmes). Moi».
Un mari fort amoureux, Bien qu'il (ût Jouissant, se trouvail malheureux.
Jamais œillaJe delà dame,
Propos flatteur et gracieux ,
Mot d'amiilé, ni doux sourire,
D^iflant le pauvre sire , ITavaient fait soupçonner qu'il fût vraiment chéri.
Laf.
La pauvre reine (Didqn), embéguinée
Des rares qualités d'Énée,
Sur lui de grabat i grabat
Décoche quantité à*œilUuleê
Propres i faire des malades. Scasr.
Le coup d^œil est un regacd prompt, instantané, fugitif, sommaire, c Ces autorités despotiques se font obéir d'un coup d'œil, » Lxs. « Calypso craignait que cette rêverie ne lui eût dérobé quelque signe ou quelque coup d'ail de Télémaque à Eu. charif .» Fén. « Je ne puis ouvrir les yeux sans admirer l'art qui éclate dans toute la nature : le moindre coup d'œil suffît pour apercevoir la main qui &it tout. » ID. « Je la voyais jeter sur le jeune homme un coup d'œil à la dérobée. » J. J. c Après un assez léger coup d'œtt sur cette demifoule , j'entrai dans le cabinet du eonselL » S. S. c S'agit-il des affaires du monde, il n'y a point
d'étude, point de contention d'esprit ((&'«« fasse pour les examiner & fond; nus t'tgitHli la conscience, on se persuade avoir sitiilait^ dessus i son devoir , en jetant un coap (f aani conduite qu'on a tenue. » Bouan. > Pou nia: il ne s'agit que de s'énoncer, ou même, u à faut de la voix, un geste, un signe, «nc^ d'csti suffit, et dans un moment ûitcoocns: tout ce que la bouche pourrait exprimer. • Id.
!• OFFENSE, INJUEB; — ^ AFFKOITT.Q.
SULTB, OUTRAGE, IIVDIGNITÈ; - r AYXSH INCARTADE , ALGARADE. Procédé hkssuit.
Offense et injure se distiognent l'on et l'aotn des mots suivants «n ce qu'Us tout simples, tb* straits , sans rapport à quoi qne ce soit d'effectif, signifiant la chose, en génénîl, comme miuTûie, au point de vue du droit et de \a morale : U peiai doit être proportionnée i Voffeiiu onàVti^m; le pardon des offenses ou des tajuret est mdmandé par la religion. Les autres motsdecett famille expriment des espèces d'o/Jimieoudajure commises de telle ou telle manière, dm telle ou telle circonstance, et ils coniiiuai mieux dans ie récit des faits.
1* Offense, injure.
On peut offenser sans le savoir ni le mues, comme l'indique l'étymologie olfenàere, tmn: en son chemin, heurter, toucher. L'w/ifre. de n jus, contre le droit, est une violation didrâi. soc action injuste et par conséquent tonjosn iaitea dessein. Dans tous les cas, rojfesie n*a puli gravité de Vinjuire : on dira plutôt nneofeme légère (Laf., Ma88.), fatUe (Mu.), ias^.
(Pasc.), l'ombre d'une o/reR<e(MoL);etnnetsj'ure sanglante, atroce, etc. (Aon.). • Selon li morale de Jésus-Christ, c'est une béatitude qa d'endurer les injures et de les pardonner; et, » Ion la morale du monde, c'est une Jicbeté <js de supporter la moindre eftnu. > Bouas. C ti faire une offense à son ami (joe de le soupçooK de peu de zèle , et une tiijws que de le suppoNr capable de trahison. « Que vient demandent juge un solliciteur r de l'attention? ce senitiK offense ; de la faveur T ce serait une tsjtfv* ' Marm.
2* Affront , insuU» , outnge , vHéignli.
V affront est une offense ou une isjswfiites présence , en face de témoins (à leur frost); o&j est d'autant plus sensible qu'on tient danoUgei l'estime des personnes qui 8ontl&.cAb!ispi^' tlnente que vous êtes, vous me venez Uirc^ afftofOs devant tout le monde. > (H. Jovdià* Mme Jourdain dans le Boarj^soû gentUkSÊm]. Mol. « Vulcain fit à Vénui un cruel ajM<^ les dieux, s H ortbsq.
Achille déplairait moins bouillant et moini pnaj|i
J'aime i lui voir verser des pleois ponr vaijjr»-
Bon.
« Les Spartiates bannirent Arohiloque de Iod murs. L'assemblée des jeux olympique 1< ^ sola de cet affhml . Il y reçut des appliw»*: ments et une couronne. » Bartb. « Fâtes^ vos excuses dans la maison où j'ai reçu ïw^ et' devant les gens qui en ont été lestémoi^' J. J. L'o/lVom. étant public, amène d'ordiDiJ*» sa suite ce qu'on tppelle une aiEûn d'boao^-
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
rai reçu un soufflet; do{»-je me battre pour me «ger de cet affront ? » Mol. « César enyoya-t-il 1 cartel à Gaton , ou Pompée à César, pour tant affronts réciproques? » J, J.
Vinsultê est une offensé ou plutôt une injure li consiste à mettre à ses pieds, à fouler aux eds (de in salire^ sauter dessus), à traiter inlemment, du haut de sa grandeur, avec méis. Elle se fait avec dérision et moquerie , par- ' sulièrement du grand au petit : il ne faut pas ire d'insulte aux malheureux. « Aristippe tourlit en raillerie toutes les insultes et les infamies le lui faisaient les rois et les grands seigneurs.» j im, « Le peuple obtint des magistrats de son ' )rps pour le défendre contre les insultes et les justices. » MoRTBSQ. « Il &ut que les rois soient Ltrémement retenus sur la raillerie..., encore loins doivent-ils faire , à un de leurs sujets , une \suUe marquée. > In. « Aux pécheurs insolents >t réservé dans le jugement dernier cette dérion , cette moquerie, cette juste et inévitable indte d'un Dieu outragé. » Boss. « On accabla les lédois d'impAts, et on remplit le royaume de ■oupes qui pillaient impunément les provinces : !S soldats danois ajoutaient la raillerie et Vinilie aux violences. > Vert.
Outrage et indignité représentent le plus haut egré ou le comble de l'injure. Ce sont les super- Ltifs de cette classe de mots.
Mais outrage a rapport à Teflet , et marque Texès du tort ou du dommage ; indignité a rapport
la Cause et au sentiment qu'elle excite. L'idée *<iutrage est celle dHiD grand mal causé par quoi ue ce soit, même par les choses : les outrages u temps (AcAD.) , les coups et les outrages de \ fortune (Moutesq.). L'idée de VindigAité est elle d'un traitement qui indigne , qui soulève , u les rapports de l'offenseur et de l'offensé , ou e que mérite l'offensé. Voutrage est une injure ans ménagement qui , par exemple , perd d'honeur une femme (Rac. , Mass.) , ou un mari (Rac. , .AF.) ; Vindignité est une injure qui excite Vindination, comme furent celles qu'essuya Jésushrist de la part des Juifs avant de mourir BouRn., Boss., Mass.), et celle avec laquelle réron se déchaînait contre Voltaire (d'Al.). ^outrage est violent, cruel, il va outre, au delà e toute borne, rien ne l'arrête; Vindignité est èvoltante, odieuse, abominable.
3* Avanie , incartade , algarade.
Avatiie, incartade et algarade veulent une lace à part : ce sont des mots familiers, d'un sage et d'une origine vulgaires.
Avanie vient d'un mot grec barbare, à^a, ou du turc avan, ou de l'arabe havdn. Il se it d'abord et proprement des vexations exercées ir les Turcs contre ceux d'une autre religion Dur eo arracher de l'argent, et puis des extorons du même genre dans quelque pays que ce )it, et de quelque peuple qu'il s'agisse. « Pontbartrain mit tous ces pays en proie aux avanies i aux vexations des gardes-côtes. a> S. S. « Faius , propréteur d'Espagne , ayant extorqué des illes de son gouvernement du blé qu'elles ne svaient point, C. Gracchus décréta qu'il lui selit fait une sévère réprimande pour avoir, par
de pareilles avanies , exposé sa république aux plaintes et aux mécontentements de ses sujets et de ses alliés. » Vert. « Il n'est point d'avanies ni de vexations que Verres ne fît souffrir aux infortunés laboureurs. » Roll. — Mais d'ordinaire ce mot signifie un a/)Vont en pleine rue , qui expose aux huées , aux moqueries des gens du peuple ou des gens peu considérables qui se trouvent là. « La marquise de Gharlus était toujours faite comme une crieuse de vieux chapeaux , ce qui lui fit essuyer maintes avanies, parce qu'on ne la connaissait pas. > S. S. « Si la charrette du pauvre verse, loin d'être aidé par personne, je le tiens heureux s'il évite en passant les avanies des gens lestes d'un jeune duc. > J. J. a Ils sont comme cela deux ou trois dans l'orchestre qui s'avisent de blâmer vos cabales ; mais nous comptons les faire bientôt déguerpir à force d'avanies. a> In. « Il n'y eut sorte d'outrage ni d'avanie que Socrate n'eût à essuyer de la part de Xantippé. Elle en venait quelquefois jusqu'à cet excès de colère, que de lui arracher son manteau en pleine rue. » Roll.
KADAm LA RI8S017BCX.
Quand vous résoudrez-roas à me payer ma somme?
u MAAQUU.
Pour me la demander tous prenez bien le temps.
MADAKS LA RESSOURCE.
Je veux, aux yeux de tous, vous en faire avanie^ A toute heure , en tous lieux. Régit.
Vincartade (action d'entrer en cartes hors de son rang) est, dans le style de la conversation ou de la comédie, une offense ou une injure brusque, faite tout à coup, inattendue, une boutade. Un jour le duc de Villeroi, gouverneur de Louis XV, se rendit chez le cardinal Dubois pour entrer avec lui en commerce plus intime ; mais, au lieu de se répandre en compliments , il se laissa aller à dire au fameux ministre les vérités les plus offensantes et à lui faire les plus sanglants reproches. C'était une incartade (S. S., Marm.).
Mon importun et lui , courant à l'embrassade , Ont surpris les passants de leur brusque incartade.
Mol.
Votre sincérité, dont vous faites parade , N'est jamais que l'effet d'une brusque incartade,
Dest.
« Dans le* Philosoplie marié de Destouches , on voit les incartades et les brusqueries d'un traitant, qui.... » D'Al. c Dans le Misanthrope, Alceste, avec ses brusqueries et ses incartades, ne laisse pas d'intéresser et de plaire. » J. J. « On me fit un soir , à table, une incartade dont je me tirai mal, parce <]ue je suis bête, sans aucune présence d'esprit. » In.
Algarade^ espagnol algarada^ incursion de gens d'Alger, qui venaient sans sujet infester l'Espagne, est le nom d'une petite offense ou d'une offense plaisante faite hors de propos, d'une taquinerie. Dans les conseils de la régence , Saint-Simon se plaisait à tourmenter le duc de Noailles par des chicanes, par mille petites difficultés, il le désolait par ses algarades (S. S.), « M. Dorât m'a galvaudé deux fois , sans que je lui en aie donné le moindre sujet ; s'il me fait une troisième algarade ^ je lui pardonnerai pour
DEUXIÈME. PAftTiB.
la troisième fois. » Volt. « Qu'alUez-ymis faire dans C€s jolis soupers ? me^ dit d'Alembert. liais je TOUS groode, reprit-il. Pardon; rerenez dans trois jours, et oubliez mon algarade. » ILiaK.
OFFRANDE, OBLATION. LMdée commune à ces deux mots est celle d'offrir,, de présenter^ afin qu'on agrée.
V offrande ^ offérenda (res)^ est la chose à> offrir-, et ensuite la chose offerte. VobUuUmy latin oblaiio, du supin obUftim d'o/ferre, est l'action d'offrir. Différence qui saute aux yeux et qui semble dispenser de toute comparaison ulté • rieure. On voyait dans les cérémonies de Sparte des bandes de filles des premiers citoyens portant des corbeilles, des rases, des offrandes (J. S.) ; dans l'antiquité on rapportait à Dieu la gloire des succès par Yohlation des plus précieuses dépouilles (Roll.). Lorsqu'on sacrifiait à Dieu, VolJtandê était la victime, Voblation l'action d'en faire don ou de l'immoler. Jésus- Christ, dans le sacrifice de la messe, est la. divine offrande, dont Voblation nous rend Dieu plus propice (Boss.). Le jour de la Purification , la sainte Vierge eut honte de la médiocrité de son offrande (deux colombes) , et' elle fit oblalion de son fils (M ass:).
Mais il arrive que les deux mots prennent la signification l'un de l'autre, qoU>fprande veut dire quelquefois action d'offrir , et oÛtUion chose offerte*
Ce qui les distingue alors, c'est qo,*offrande rappelant visiblement le verbe français offrir, est plus vulgaire ou moins noble qu'obJation, pris du latin, resté latin et sans rapport évident aveo aucun mot de notre langue commune.
En conséquence , non - seulement offrande est du langage ordinaire, tandis que oblalion est plutôt un terme consacré en religion , mais encore offrande s'emploie pour exprimer quelque chose de moins considérable ou d'un moindre prix. Dans la loi, ceux qui ne pouvaient pas offrir la sacrifice d'un agneau , on leur demandait Vôffrande de deux colombes (Mass.); les Juifs répandirent le sang du Sauveur, et Dieu père reçut VobUUion de ce sang précieux (Boss.). La sainte Vierge , sa présentant a» temple le jour de la Purification , eut honte de sa pauvreté et de la médiocrité de son offrande (Mass.); Ptolémée offrit dans le temple de Jérusalem des saorifices au Dieu dlsraël , et y fit des oblaiions et des dons considérables (Roll.). « Pourquoi le Seigneur avait-il ordonné que les premiers* nés des hommes et des animaux lui fussent offerts, comme pour racheter par cette offrande la vie et la servitude de tous les autres?... C'est parce que Jésus-Christ devait être présenté dans le temple, et par cetta o(kUto«s sanctifier toute la nature. » Mass. « Les Juifs apportaient à Dieu des offrandes terrestres- et corporelles : on chargeait ses autels d'agneaux et de bœufs, d'encens et de parfums. Mais comme nous offrons dans un temple plus excellent, sur un autel plus divin, aussi faisons-nous à Dieu de plus saimtes obla~ tUmt, Nous venons aveo des vosux pieuz^, et des prières respectueuses , et de sincères actions de gr&ces* » BoM. A la messe» les fidèles font à.
Dieo ro/fWmtfi-da lesn^cœun (KaMi.)^ e^fth tent an prôtre des offraméM quand ils vont \iàm la patène ; mais le'^rètre rensiaTelIe l'odlrtteaA la croix (Mass.) , ou iait tMmUom^ noa wêb^^êêi^ dupAÎn et4du vin (BoeSb) es inâDfeoÎBe d« YtUkliofi- volontaire ei.sangUi^' àm iimm4SknA m le.Oalvaice (Id.),.
Vofjirande peut sa fnro. aux UnBan»%.Vté^ ftofi ne se fait guèra. qt^^ Hima^ ei iomUaitplaà Aees ministret;
OMBRASfin, MÂHtADS, Sem>ÇOiaaDIl !■' clin à craindra, qpsliiiia chose d* ia fttrt de»a^ très hommes..
Ce qui distfaig!!* netteuMBt VnKèngmm , c'esf laeuseeptibiliDi, la facilité atee laqoeUa il 9f«Cfray« : tout lui fait penr, jasqu'à son. oMbre, tant est délieal ohes Ini-l'aniaw de lai ou. Fiastinct de cooservaitioB. « Il était quiâquelhii ombroffmup- et ftoile à offenser. » J% J. c Ja ae sms point un dévot owbrofetMvet'CKiieàsoadaliser. » Féir*- « Ne vous t«neE> point ofieBSd d-'une raillerie : un amouiwpn^re pointUleax, une vanitéomèrogeiiae rendent inenppertaiièi. > Mmk. «Nous sommas ua peu. mmkngemei^ as fiUe-: une posta retardée, uae lettre trop enm, tout nous fait peur. » Sév. « Elaton trsila ds matières qui n'étaient pas sana danger cbesim peuple aussi ombmsbsiMP-qua. calni d'AlMoeasor tout ce qui touchait. à la religion. »- Lab. «Je n'ai mis. tant do redites dans le livre des Mosines (fue pour lever touta équivoqua dans me matière s» délicate et où. Ton est si ombrm^nz.» PéN« « Le désir ^ devenu passion, se tsansfoiiK en foraor ou en une fantaisie ombnaggim et chagrine appelée jalousie» » J. J. s-lCaves-nos point remarqué que les hommes si ambmfms et si prompts à provoqimr. les aotMs sont»- pov la plupart, de malhonnêtes gensf »Ixi.
Mais le tn^ia et lasoiiypowiises la sa&t-phir tôt par réflexion que par tempérament, et ctt mots expriment moins la-£acilitè des impressioa» que leur profondeur et leui gnvité. L^amoai^ propre est ombrageMP (J. J.) , comaae il estobstouilleux et irritable; la tyramie est méfteUi (CoaD.) et soupfOtNiewe (Fia^, Bou»), ceaae elle est soucieuse et sombre. Ua oœur sensiUs est omdraysiw relativement à robjet da s» amour (J.J.vBusqr., Marm.); les vieillardassitt méfiants et souppomiew» (Marh.).
D'autre part, méfiant- aanono» me ^apmtm de l'âme, et soupçonneux une di^josition ée l'esprit. Le méfUmU n'est pas confiant^ paalisst. pas expansif, mais réseiVé, retiié, sarsssg»des^ le âo^spfonnmm est ingénieux à doRBcr, à présumer le: mal, &. faire des suppooitieas.iBdii' crêtes. La méfiemcê est« uae sorte de^ mdsdie, qui a pour cause un exeès de prodenee; et ie soupçon d}h soupçomtemn- est* une témérité ds coniecture- provenant de la. lieenee de l'esiisii Le tourment du fiu^KS vient de ce qu'il vdoiie ses sontiments au dedans de Ini-mèiBe; oM àm soupponeeier, de ce <pi'il entrevoit- partoot ds dangers et des piégea. — Ensuite , le méfiai doute des personnes et s'en éloigne , évite um commeroe aveo- elles ; le soupçonÊieum n'en doeH paaseulement) xlcroit é on aoiDin«iGenmt«i»
STNONTIlEa K RAAICA^X DIV£KS«
lltfâ>ilité, à! dea projeta v. i? àê», efibsta. poui ire, à. des eiabûches^ et,, au lieu, dietfiiir, il. ursuil. Le. méfiaat est«& plaindre ,. c!est. on santhrope, un. sauTage : Mannontal déplara méfiance dt. J. J. Eousseau^, laqueU» lo rexw . insocial>Ie et. r.emp£cba.de< goûter lea douars de ramitié; Louis. XIV,. i^rsuadé. de EQpoisoniiement du dauphin, aurait mené, la, i la plus douloureuse et la plus méfiante (S.S.)«. soupçonneux est à craindre : c'est un homne i s'imagine être menacé , et qui veut préyenir coup da son ennemi. <:Narbied.ne souffre-tTil. int quelque cruel.traitement.du 8(mj^nneux.et. rbare Pygmalion?» FéK« & séjan. jetait dana xne da Tibère, natorellemant soupfonneuai, s haines qui devaient donner bientôt un libre urs à sa cruauté* » Gûbd. «. Un censeur Apre , {oureux, soupfonneua et implacable. » ÊiM. ^ quoi tient la fortune des pXus.fid^es sujets iprès. d'un prince soupçonneux, et. crédule ï p
ONDES, FLOT^, VAfiUBS. Eaux de la mer, ou is ileuves soulevées etiigitéeab Onde est un terme pittoresque qui repré- Dte ces eaux par rapport. à. leur courbure, la forme arrondie qu'elles prennent en s'éleiQt et en s'abaissant successivement. Quand endette de France, allé de Henri IV, se rendit L Angleterre pour y épouser Charles. P', « Elle )yait pour ainsi dire les. ondes se courber. sous le. » Boss..
Gclta obsonra clarté qui tombe des étoiles Enfin avec le flux. nous fit voir irenie voiles; L'onde s'enfle dessous. . Gaan,
3 mot donne ridée d'un mouvement ordinaire . sans violence. «Xes rameur» fendent les ondes lisibles. > VÉa. <c. La lumièra tramblante de la me répandue sur la face des- ondes. 9J0. Souvent tême le mot ondes s'emploie poétiquement pour gnifier les eaux, qu'elles soient ou ne soient is agitées. « Les ondec. jaunes ;du» Tibre se pré.mtèrent ànos yaux^. » Yoxt. «.Se baigner dans s ondes d'un fleuv=e. »• Fén. «Neptune tient empire des ondes. a> In. « Le solail sa couche ms le sein des ondes, » In. «Je crus^que Uentor rait perdu, la vie et passé les ondes, du Styzi » ). a Quoique le navire soit au miiieuL dès ondes., incre l'établit sur la terre. » Boss.
Flots j de fiuere, couler, d'où vient aussi fleuve, } dit proprement dea eaux, courantes, a Nous, assemblons tous ài des eaux courantes :- nos anàes se poussent successivement comme: des [>lf. » Boss. Mais, ensuite, il signifie plus parculièrement les eaux de la mer fortement nues par les vents et les tempêtes. Les flots mt des ondes irritées qui s'agitent avec violence ; courent avec rapidité , avec fureur. « Les ois irrités. « Boss., F^n. « Les /lots de la mer ritéû»» FéN. o^Lfi bruit des flots en courroux, p. }. « Battu par les- vents et par les flùts. 9.. Boss* Livré à la violence dea flots. «Mass. « Les/7oCs une mer agitée par une horrible tempête. » AXRku Dieu tient en bride , calme , quand il li plaît, les flots de la mer (Boss.). «Les Tyens furent les premiers qui domptèrent les o(s. a FÉK*.
Celui qui met un frein àJa. fureur ôesjloii Sait aussl.des méchants.arréter les complots. Rie. Comme, on. voit ^e la mer, quand l'orage s'accroît , Tient à se courroucer,. le vent souffle et ravage, Udsjhtts -contre ItBjhtt fimt un- remu>>ménage Bèirièle. Ifoo..
Les vagues sont' proprement^ lès ondes de la mer qui viennent battre lés rochers où elles se brisent en s'élevant à; une plus ou moins grande hauteur. « Télémaque voyait les vagues qui venaient battre le pied de là tour où il était prisonnier. » FÂN; « Les cailloux du rivage battus ;et polis par les vagues de la mer. « in. « Les côtes de. la mer sont battues continuellement des vagues» » Buff. « Richelieu fit faire , à la HocheUe, une digue en état tle résister aux vents et aux vagues. * Volt. « Lichas fut lancé dans les flots de la mer où il fut changé en un rocher qui est toujours battu par les vagues ir* ritées. » FËn. « Qu^y a-t-il de plus commun que rair aux vivants , la |terre aux morts , la mer à ceux qui sont sur les flots , le rivage à ceux qui sont poussés par les vagues? -o^oll. •— Quand les va jjTjtes sont, comme les flots ^ produites par les vents et les orages , ce n'est pas , comme eux, par la violence , mais par la masse et Télévation* qu'elles se distinguent. De grandes (àcad.) , de grosses vagues (SÉv.). t Des vagues hautes, comme des montagnes. > Buff. < La mer élevait «ses vagues comme des montagnes. » FéN. « Nous montions sur le dôs des vagues enflées. » In. < Ulysse, soulevé par une vague ^ découvraitla terre assez près de lui. > In. « Ce lac- paraissait une mer agitée , tant les vagues étaient hautes, m- Regn. ^ Une autre différence entre les flots et les vapues, c'est que les flots agitent entons sens, ballottent, et finissent par engloutir ; on y périt , ou on en échappe : au lieu que les vagues tendent à ébranler et à renverser; on est entraîné par elles ou on y résiste. «Les efibrts des vagues. rt Fén. a L'éfl'ôrt dé la vague qui avait précipité Ulysse. ». ID. « Ils avaient nagé avec efibrt pour résister aux vagjnes. » In. « Neptune soulève une vague pesante, terrible, et 1& lance de toute sa force contre Ulysse. » In. « Ulysse tomba dans la mer et les vagues le poussèrent contre le rivage. » In. « Ces cavaliers hasardëreot de passer le fleuve à la nage. Leur troupe bien serrée résistait au courant, et rompait les vagues, » Volt.
ON nrSAUlUIT.,, ON.NIt FJSQT. Il n'y a pas moyeade.
Un. ne satiroitnie qu'on ait la savoir ^ le tar lent, l'habileté : c'estune etpression subjective; qui marqua proprement Kimpuissence où on est. On ne peiU nie qu'on ait le pouvoir , et comme lOt pouvoir dépend em partie du. dehors, des fiacilitéa ou des obstacles qu'on y rencontre, c'estiimeeisprewionobjeetif«dontridéo essentielle est.oeU^i de l'impossibilité de la oltose en elle-même. Vmei ne sauriez contester une chose, tant voua eni êtes certain., persuadé ; vous ne^pouvex conteatee une chose , tant elle est oertaine, évidente. Onnei saurait s'empêcher de craindre le péril; on ne* peut changer le oomrs des saisons. Nous ne saihrions faire, œ que nous^tâoteriona vainement * oe