‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 363 sur 426 · SÎ · texte numérisé non relu

SÎ

Dfiuxitu pAarn :

indigna de l'iDOme proititQfiM da lauéeM (1 HuxcUw. » S. S. • nof «idîyiitf de cette faMsesse qu'affecté par mon propre incérêt, je rejetai hautement sa proposition. « J. I. « A peine leur libelle a paru, qa^néigné de cette infamie, je broche ma première réponie. « Bsimi. « Kene étions indignét , an met Bnfer (dane VBncféhpédie), de lire que...: nne fausseté si éridente révolte. » Volt, c On ert tonjonn imèigni ici de Tabsurde et abominable jugement de Tonlonee.* In. « Ce que tous faites est si criminel , qne f en suis indigné, » Lbs. « Il ne Ini dit pas nn seul mot, tant il était indigné de sa lâcheté. » In. c Les Français, indignét d*Qne si notre perfidie. » Boss. « Le parlement , tndtgn^ de l'insolence des huguenots et de leurs sacrilèges. » In. « htâigné d'une injustice si criante. » RoLt. Inéipné de cette ingratitude (In.), de cette snpereherietlB.), de cette mauTaise foi (In.), etc.

OUYEAGB, FRODDCnOlf. Ce qvi rémlte ftn trarail.

Vouvnge résulte d*nn travail des mains, suivant le sens du latin qpeni, d*où vient 9W9fûffe, La fToducUony du latin prodKMfv, mettre en avant, au dehors, an jovr, engendrer, donner naissance, tirer de soi, résulte d'un trraH d'émission ou d'enfantement L'overoi^e suppose un mivrier qui fkçonne vne matière; et la fmiébtolion, un principe prodvef^i générateur on fécond, d'où elle émane, d'où elle tke sen être ou sa substance même. Vfmwûgê est vn objet d'art, et la pfodudion un fruit; aussi dit-on proprement les mnragtt de Finduslrie et les frffduetioni de la terre. Dieu, le suprême artisan, fût des ûuvraget ; la nature , du sein de laquelle sortent tant de ohooes, donne des iwediccfioni. < De tentes les- parties de rmirers, aussi bien que de toutes les |KediMiMfit de la nature, la sagesse de Dieu sait former un oavrn^ tmique , et composer un tout peifutemetft fége- Tier. > BoLL. — c FallalH-il décorer une place, un édifice public? Plusieun artistes tnitaiemt le même sujet : ils exposaient leurs ew;reyBi en leurs pfons. • Bartb. « On tirsst des entres satrapies des troupeaux, de la laine, de l'éiiène, des dents d'éléphsnto, et dîffdtenites sortes de ^T^âiactiofii. « Id.

Que si vwvrage se dit quelquefois de ce qui provient de la nature, et pitMlneffon de ce qui est dû à l'art eu aux arts, c'est que , dHm cêté , fai nature est considérée dans ce cas comme ouvrière, comme industrieuse, comme se bornant à composer ou à traneformer , et que , de l'antre , Fart se présente dans ce cas comme créateur. Les matières calcaires sont Fouora^e de Tean (BupF.); une machine ingéniease est nne b^e ^Todudion de fart.

Pour ce qui coneerae les résidtats de IVctivité de rhomme en particulier, cette distinction est d'une exactitude rigoureuse. Ce sont des ouvrages j s'ils sont formés par une opération mnnuelle , et des produclton^, s'ils naissent de la fécondité de Tesprit. « On juge des preducfÛMu de l'esprit comme des ouvraget mécaniques. » Yaov, -— Ou bien on appelle ouvraper ceux auxquels le coDur a part, et produeltoM cenx que

l'esprit enSnite; l'esprit, à U d resseiid>le à une teite pft» en BWÎDS fiitite, éem la nsteire est de défàoppersa piiismiin etée porter des fhdte. « félo^MM n'est ment une ffroêmHên de Fesprit, c'est en a d« csBur. »D*âe. « Je n^i «ye'i voue wmm9jmi cet efice admirable que saint Tboems d'iqsm a ooBBposé pour Fadorable sncfement de BesaiBlrii. Ce n'est prtnl Ici une pw^émcHmn de Ft^t; c'est Fenvnsye du eoeor seul , et fl*vn eaures^ brasé d*smovr. » Mass. -^ On bien, en psrissl spécialement de ce qui est ftât par Fkjpiil, esvrvgt regarde la ferme , et procbuf îoe h maSèn ou sa mise bon de Fesprit : en sorte qs'SD en mieux les oueroi^ d'un écrivniD , et les preteftORS d'un auteur ; les eunw^es d'an eomjitatear, d'un éradit, et les preducftCMs d'un bemaeée génie on à imagination paissante. LlieBBs ^ compose en un genre quelconque doit cerri^ ses ouce^eff, et ne pas avoir pour ses predÉdèa l'inéulgsnoe dNm pèse eros^glé pur son swsr. « Yiifile reteudmit ees ewiraysi aeee m soâei une ezaelitude qv'sn a peine à ceooeieir. fumd le premier fsn de la composition éfaif pas», il revoyait ses ^odiaeiiùns , non plus arec h eoBplaisance d'un auteur ou d*un pèie , sbs me la sévérité inexocable d'un censau-. > Bou^L'esvragt est remarquable par Fèlocution on ksi^, la producttoii par l'invention.

OUVMSl. ARTISAN. Ce soot les aomsdBpm qui travaillent des mains.

Le mot d'ouTfter a plus d^étendœ : ks ertiiCOM sont parmi les ijwBriers ceux tpà eiereent « art mécanique. L'ouerier £nt un genre qaelm> que dNravrage; Forfûan a un métier. On boBoe qui, par plaisir, en amateur, s'occupe à fhire de la tepisserie ou de la menuiserie , peut êbe dû bon omrriefy s'il travaille bien; mais il n'en pss oftûtm. Les tnvaux de la canapagne ne dnudant pas dTart , ou ceux qiK en deBmndenl Vengeant pas Temploi de machines proprement éâles, l'agriculture a des ouvriers , mais peint #sre»tam. < La moisson est grande , mais il y a psa d'ovurierr. » Boss. « C'est ainsi que vous mènerez le salaire que le père de famille doime as outTrierr qui ont traraiUé dans sa vigne.* Basis- « Vous savez qu'on fait les foins ; je n*av8ii pss d'ouerten (pour nettoyer mes allées);' feaieie dans la prairie prendre tous ceox qoi tnnillaient, pour venir nettoyer ici. » Siv. « Les haki* tants de laBétique sont presque tous b«gers es laboureurs; on voit en ce pays peu d'areâmes.* Pin. « Les laboureurs, les pasteurs, les ortiMHL fermaient les trois conditions du bas élage et Egypte. > RoiL.

OwTfîer a rapport à faction d*o«rfer, i sa ■>nière on à son résuhit; «rftMn exprime Félit es la condition. A IVenvre on connaît Femner;! lliabit on reconnaît Varfisan. On qualité Feeurier , comme Fectevr , eu égard au mérite de 9l main-d'oNivre : un onerter habile, adreit, atf , ou mauvais , lent, ete. « La plus befle statue A l^tncienne Egypte n'approche pas de celle ds pies médiocre de nos oucn'ers. » Volt. On éxm A Farfison, comme an comédien ^ des èpîAètB qvd ne sont point 4u tout rdatives i son i *

SYNOMYIES À BADICAUX DIVERS.

.rie : un honnSte afttMti. « D« tontes les condîlioifcs , la plus indépendante de la fortune et des bLommes est celle de YarfUan. » J. J. Dans tel pays les ouvriers sont plQs laborieux qu'en tel a.ixire> et les artisans y jouissent d'un plus grand bien-être. Un bon ouvfier est un bon faiseur, cela «st du bon ouvrier ou d*un bon ouvrier; on bon €ÂrÈisan est un excellent homme de la classe des <irtisans. J. J. Rousseau, qui atait été apprenti gra^wur , regrette de ne s'en être pas tenu à cette profession; il croit qu'il y serait deyenu un bon ouvrier, et qu'il aurait yécu lieureux dans Fétat tranquille et obscur d%in bon orfisan.— Ouvrier représente à l'œuvre, pendant qu'on opère, qu*on est à M^orer : « Toute la cOte où était située 8alente retentissait des cris des ouvriers et des coups de marteau. > Fin. Artisan désigne la personne , même alors qu'elle n'agit pas et qu'on considère ce qu'elle est plutôt que ce qu'elle fait : « Un honneur dont on exclurait les simples gentilshommes, pour le réserver aux seuls princes, ezduraît à plus forte raison les artisans et les laboureurs. « Fin. — Ouvrier emportant nécessairement l'idée d'ouvrer, de pratiquer, montrant le sujet à l'œuvre , on détermine très-bien avec ce mot la sorte dlndustrie exercée par le sujet : ouvrier en linge , en soie, en dentelles, ilrtijafi , au contraire, est une dénomination générale dont on se sert sans pouvoir spécifier de quel art il est question.

L'ouvrir a pour qualité essentiefUe d'ouvrsr; nais il se peut que Vartisan ne mette pas luimême la main & l'œuvre, que ce soit un chef, un maître , ayant sous lui et faisant travailler des euvrtert, des compagnons, des gens à gages*.

TJn artisan occupe plus ou moins d'ouuriefs* Vartisan doit proportionner au profit qu'il fait sur le public le salaire qu'il paye à ses ouvriers, < Cinquante orfèvres vinrent s'étabfir à Constance , avec leurs ouvriers pendant la tenue du condie. « Volt. Le ezar Pierre emmena dTEurope en Russie des officiers, des ingénieurs, des mathématiciens et des artisans de toutes sortes; lui-même avait travaillé comme simple ouvrier dans les chantiers de la Hollande (Gonn.).

La terminaison d'ouvrier est commune, vulgaire, et on n'aperçoit pas d'abord que ce mot dérive du latin oj»era. Mais, outre que la terminaison d^artisan n'a rien de bas , il est évident pour tous que ce mot vient du latin ars , atiis. C'est pourquoi ouvrier est moins noble qu'4»rh'san; d'autant plus que l'ouvrier travaille quelquefois sous les ordres de l'arfisaii. « Corneille , un officier romain , vient se jeter aux pieds da prince des apAtres ; il le trouve logé chez un oU' vrier de la lie du peuple. » If ass. « Jésus-Chrbt passait pour le fils d'un artisan,» Boonn.— jirfi- San est seul usité au figuré : être Vartisan de sa fortune, de sa grandeur, de son malheur, de sa perte, de:6es disgrftces; artisan de chimères, d'impostures, de calomnies. Ouvrier s'est dit quelqnefoâs en ce sens , mais dans le style familier de la comé(fîe , ou en parlant de gens pour lesquels on veut témoigner du mépris, c Je puis dire, sans vanité, qu'on n'a guère vu d'homme qui fût plus habile ouvrier de ressorts et d'intrigues, qui ait acquis plus de gloire que moi dans le noble métier de fouibe. » (Seapin). Mol. « Bsprits f ebeHes , qui avez suivi Satan , yous avez été les omriirt de votre malheur. • Boss.

PACACE, - TATORAGE, FATIS , FÂTimE.

Lieux où les bestiaux mangent rhed>e sur place et sur racine.

Tous ces mots viennent du verbe latin pascere^ faire ou mener paître. Cependant pacage, pascage , de pascere agere (ou peat-ltre de ad pascua agere^ mener au p&turage) est plus relatif à la cause ;pd/urape, pâtis et pâture, qui dérivent proprement du passif p<w(us, repu, qui a été

4. Le manttuvFô ou le manouprUr est encore plus snbalterne que Vouvrier : c'est un idde, un valet, un joomiKer, un homme de peine, c J*ai du regret ée voir des hommes faits poor élofer des nrammenls se contenter de porter des matériaux, et^ d'architectes, ee fiùxt mmuBiwrêt, » J* J. « fiofffsjei à Racine le mummm^ qui avait si enieUemeot sMitilé une tragédie {Iphigètùe) poir la meUre é la taille de l*opéra. » L&s. Quant au travailleur^ il se considère CormcIIement y et non matériellement, par rapport au déploietnent de ies forces, et non par rapport à IToaTrage qui ^(tn de tes raaiBa : un bon travmMemr ue s*épergBe pes, JiU beaueeup en pen de «ea^M; m hemmàvner ftdt Mao. « iuseus renvoya ée la viUe lo«s les gens •iaifs; et il ranima dans toales les campagnes l'ardeur et la vigilance par les Louanges qull donnait aux bom travailleurs, » RoLL.

I nourri dlerbe, se rapportent plutôt & l'elfet. I Tacager^ c'est mener pâturer. Un homme a ! droit de pacage sur un certain terrain , et il 1 paye tant pour le pâturage de ses bœufs qui ont I fait du dégât dans un pré appartenant à autrui. I En général , le pacage paraît être un lieu de i choix où on mène paître les bestiaux avec une j intention particulière ou dans des circonstances particulières. Avec une intention particulière, c'est-à-dire , selon Tancienne définition de l'Académie, pour les engraisser, et non pas pour les nourrir seulement : c'est le sens précis que Buffon donne à ce mot dans l'endroit de son article Srebis où il parle de Fengraissenaent de cet animal. Et, d'autre part, le droit de pacage (fiffère du droit de pdluraj^e en ce qu'il est limité, en ce qu'on ne peut en user qu'après la fauchaison ou la moisson, nu bien , suivant certains auteurs, dans les bois et avec exclusion des moutons et des chèvres, dont la dent est considérée comme funeste aux Jeunes arbres.

Ce qu'il y a de bien certain , c'est que pacage , par rapport i ses synonymes, désigne quelque chose de particulier, et qu^aujourd'huî on l'emploie beaucoup plus rarement.

DEUXIËUE PARTIS :

Pâturage ^ pâtis %X pâivtrt ont été distingués dans la I^ partie, p. 181 et 193.

PAISIBLE, PACIFIQUE. Doux, qui se dit remarquer par la paix.

Faistble a une terminaison passive : il exprime une manière d*ètre. Pacifique y paci ficus (de pacem facere^ faire la paix). Indique une manière d'agir , un genre de conduite. L'homme painble est ou demeure en paix, Jouit de la paix, et l'homme pacifique c aime la paix et la procure. » Boss. «Dans tous ses combats, on vit Condé résolu, paisible, » Id. Par cela seul qu'il faisait la guerre il n'était point pacifique. « Jésus-Christ sera jiaùtbZe possesseur de notre &me; ce sera un roi pacifique qui y rétablira la paix. » Mass. « Il parut 'aux Romains qu*il était à propos de profiter du caractère pacifique d'Asdrubal pour faire un nouveau traité jusqu'à ce qu'ils se fussent débarrassés des Gaulois, dont il fallait qu'ils affaiblissent la puissance pour demeurer paisibles daos leur propre ville.» Roll. Avec une humeur paisible on se tient en paix ou en repos-, avec une humeur pacifique on cherche à établir la paix , à l'affermir , à la faire fleurir et régner (BouRD.), à finir les querelles, à prévenir les inimitiés, à réconcilier oeux qui sont divisés (Boss.), à calmer les dissensions, à concilier les cœurs aigris , à faire pardonner les injures (Mass.). Il ne faut pas troubler les &mes paisibles (J. J.) , ni traverser les desseins des esprits pacifiques.

D'autre part , paisible étant formé du mot français paû, a la même étendue de signification ; au lieu que pacifique venant du latin pax , ne s'entend que de la paix en opposition à la guerre et aux querelles. De là la distinction des deux mots quand ils se prennent l'un et l'autre dans le sens passif ou actif. Un règne paisible n'est agité par aucun trouble : telle a été la régence du duc d'Orléans sous Louis XV , laquelle est effectivement qualifiée de paisible par Massillon et par Voltaire. « La régence du duc d'Orléans , que ses ennemis secrets et le bouleversement général des finances devaient rendre la plus orageuse des régences , avait été la plus paisible et la plus fortunée. » Volt. Un règne pacifique n'a été marqué par aucune guerre. « Les motifs trop ordinaires de gloire n'auraient jamais lait entreprendre cette guerre à un jeune monarque, dont la sagesse et la modération ne se proposaient que de rendre ses sujets heureux par un règne doux et pacifique. > Mass. Il en est de même d'une vie paisible par rapport à une vie pacifique.

Dans le sens actif, des enfants, des citoyens paisibles ne sont point turbulents. « Louis XIV fit d'une nation jusque-là turbulente un peuple paisible qui ne fut dangereux qu'aux ennemis. « Volt. « Nous sommes aussi paisibles , aussi soumis que les chrétiens sont turbulents et factieux. » Id. Un animal ou un ÛeMYe paisible n'est pas emporté, agité, fougueux. Mais pacifique est l'opposé de guerrier ou de querelleur. « Louis XIV ni pacifique ni guerrier. » Mon* TESQ. a Les vertus pacifiques et les vertus militaires. > Mass. « Abandonner tous les arts

pacifiques pour ut m réserver que oelai de h

guerre. » Fia.

D'ailleurs on est plutôt pAÛtble de fait : «Kbb est un législateur paisible. » Volt. On est plnlà pacifique dans les vues , dans les intentions ^ pir caractère. Pact/ique par inclination (Rou..); pacifiqucy sans goût pour la guerre (I]>.). Frédéiû- Guillaume, depuis peu roi de Prusse, paraissaà avoir autant d'inclination à la guerre que soi père avait été pad^ue. « Volt.

U PÂLE, BLAFARD; - 2* LIYII«, HÂTS, BLÉVE. De couleur affaiblie ou efbcée.

Pâle et blafarâ ont une signification plus étendue : ils se disent des choses aussi bien que des personnes; livide, hâoe et Uéeie servent à qualifier des personnes seulement, B'uUears, chacun de ces mots, relativement à ses synonymes , a un caractère qui lui est propre.

!• PàU, blafard.

Pâle est le latin palUâMSf an trouve dans Mîcot pâlir écrit paUtr, tiré évidemment de prière. C'est le terme général, le plus usité des cinq, et le seul qui s'emploie au figuré. Ea outre , il a cela de propre par rapport à hlapir€, avec lequel il semble plus facile à confondre, mais dont la terminaison est dépréciative, qa'û n'exprime rien d'absolument défectueux on désagréable. Une personne pâle peut être belle mî intéressante à cause de sa pâleur même, c La reine d'Angleterre est maigre , et des yeux qui ont pleuré , mais beaux et noirs 1 un beau teint un peu pâU. » Sis. Mais on a appelé blafards les nègres blancs, les albinos, parce qu'ils sont d'un blanc mat, inanimé et fade (BoFF);Hamilton, racontant le mariage d'un homme et d'une femme d'un blon^fade, dit : « Le sort fit ce mariage pour voir ce que produirait une union si blafarde. • Une lumière pâle est s^na force ou sans vivacité, rien de plus; une lumière blafarde est morne et fait sur nous une légère impression de peine :

La bh/arde CjnLhie (la lune), aux dépens de son frère,

De sa triste lueur éclairait l'hémisphère. J. J.

2* Livide, hâve^ blême.

Livide, latin lividus^ s'applique uniquemsil aux personnes, aux différentes parties de leur corps. Mais il dit plus que pâle; aussi se met-fl très-bien après. « On vit son visage (du roi François II) , naturellement pâle et livide , couvert de rougeurs. » Boss. « Une transpiration trop forte et continuelle donne aux habitants de Carthagène la couleur pâle et livide des malades.* Bu FF. « Vous avex un homme pâle et livide (k prince d'Orange) qui n'a pas sur soi dix onces de chair. » Labiu

La sombre Jalousie, au teint péU et livide. Yaa. Ce qui est pâle est en quelque sorte incolore, d'un blanc sans éclat; ce qui est livide a one qualité plus positive, est bleuâtre ou noirâtre, de couleur pldmbée. « Ce visage meurtri de soufflets et tout livide. » Bounn. < L'on voit certains animaux farouches , répandus par la campagne, noirs, livides^ et tout brûlés du soleil, attachés à La terre qu'ils fouillent. » Labr. « Ses joues tremblantes (de Calypso) étaient couvertes de ta-

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

noires et litid$$. » Fin. « La pâlenr de la a couYert ses Joues , les violettes livides \X chassé les roses. » J. J. c En entrant, je } assise dans un fauteuil , défaite et pâle , lutdt livide i les yeux plombés et presque ts. » ID. *

ve et blême sont des épithètes qui convienseulement , dans les personnes , au TÎsage , r, au teint

te a du rapport avec havir^ c'est-à-dire rôtir de la viande à un grand feu qui la che et la brûle par -dessus , du grec , dessécher. Une personne hâM est pdie 1 même temps maigre, décharnée, défiguratatinée. c II parcourut des yeux mes cades, dont le teint hdve et la maigreur Aient la vérité de mes plaintes. » J. J. « Les } jaunes du Tibre, des marais empestés, habitants hdves^ décharnés et rares, coude manteaux troués qui laissaient voir leur sèche et tannée.... » Yolt. « Tallard était re, hdve, qui représentait Tambition, l'en- !t l'avarice. » S. S. « On peut juger de la re (des campagnes) au teint hdve des habi-

. » COHO.

heure que Je parle , un Jeune Égyptien,

n'est pas noir pourtant^ et sent assez son bien, ive accompagné d'une vieille fort hdve. Mol. Ime a yieilli -, c'est tout ce qu'il est néces-

d'en savoir. Marmontel le cite parmi les

qu'on a abandonnés à tort. A tort ou à Q, on a cessé peu à peu de s'en servir, et, le il arrive aux mots de cette espèce , il n'a

eu place que dans le langage familier et

lot , ainsi que dans la poésie badine.

s, prés , fontaines, fleurs, qui veyei mon teint

roos ne le savez, Je vous apprends que J'aime. Pbilis est l'objet charmant Qai lient mon cœur à l'attache, '

El Je devins son amant , La voyant traire une vache.

(Moron, plaisant de la princesse dans

la Princesse d'Élide). IfoL.

Pins défait et plus hléms n'est un pénitent sur la fin du carême. Bon., dévot aux jeux creux , et d'abstinence hUme,

olre malade avait la face blême OUI justement comme un saint de carême. Laf. PaliDurus, la face blême y Prii en main son bonnet pointu. Scark, L-il sur son comptoir, l'œil trouble et le teint

bUnUj quer du nécessaire auprès d'un coflTre-fori? {La Femme qui a raiso^^ comédie). Volt. •s an petit Juif, au long nez , au teint bUtnê, rrt: , mais satisfait, pensif et retiré» it aoblil et creux (^Spinosa}... . Id.

aItRE, SEMBLER; — AVOIR L'AIR. Une oïl une persOàine para<f, temthle, ou parait emhle être, bonne , belle « raisonnable ; elle ou elle a Vair d'être bonne, belle, raison- : c'est-à-dire qu'il y a quelque lieu de la er comme telle.

ir Vair doit éire écarté d'abord : c'est une s ion familière , usitée seulement dans la -sation et dans les lettres. « Qui est heu-

reux , au bout du compte 7 On dit que c'est M. Necker; il a Vair en effet d'avoir attrapé le gros lot à la loterie de ce monde. » Volt. « J. J. Rousseau eût été pendu, dites-vous? Il a Vair d'un si bon homme ! » J. J. « Cette viande a Vair d'être fraîche. » Acau. Outre cela, avoir Vair ne s'emploie pas d'une manière impersonnelle au commencement d'une assertion comme paraître et sembler : il parait^ il semhle que l'homme est destiné à souffrir.

Mais , entre paraitre et sembler, la différence est plus essentielle et plus délicate. Elle revient à celle de l'objectif et du subjectif. Paraître exprime le résultat de l'apparence ou de l'aspect des choses; sembler marque le résultat de la vue des choses , de la manière dont nous les voyons. La raison pour laquelle une chose nous parait telle ou telle se tire de cette chose même ; la raison pour laquelle elle nous semble telle ou telle se tire de nous-mêmes, de nos dispositions ou de nos réflexions. cLes choses paraissent vraies ou fausses , selon la face par où on les regarde. « Pasc. Les choses semblent vraies ou fausses, suivant la manière dont on les regarde , avec ou sans prévention , avec 'OU sans esprit de système , par exemple. Un discours équivoque parait étrange , venant d'un dévot :

Je sais qu'un tel discours de moi parait étrange. (TarUife). Mol.

Un discours équivoque semble étrange i un dévot ou quand on a des principes de dévotion d'après lesquels on en juge. Telle chose me parait belle exprime l'effet que cette chose fait sur moi ; telle chose me senibù belle exprime mon avis , ce que J'en pense après examen. Paraître signifie une manifestation des choses; sembler implique un travail de l'esprit, et désigne un jugement qui en provient : aussi dit-on, ce me semble, et, que vous en semble ? mais non, ce me parait, et, que vous en parait ? Ce qui parait bon se montre bon; ce qui semble bon , on le trouve bon. A ceux qui n'ont pas étudié l'astronomie la lune semble aussi petite qu'elle le parait , le soleil semble se lever ^ ou il semble que le soleil se lève tous les jours, comme cela parait aux yeux. A ceux qui souffrent et qui ont l'esprit appliqué sans cesse & leurs maux le temps semble plus long qu'il ne parait d'ordinaire. Si l'objet, qui vous paraît tel, ne l'est pas, les apparences vous ont trompé , c'est une illusion ; si l'objet qui vous semble tel ne l'est pas, vous vous êtes trompé , c'est une méprise, un mécompte, un paralogisme. « Nous avons un penchant presque invincible à croire que les choses sont telles qu'elles nous paraissent être d'abord ; et avec cette préoccupation, il arrive assez naturellement qu'elles nous semblent être telles que nous désirons qu'elles soient. »

ROUB.

D'un autre côté, quoiqu'il puisse y avoir er* reur aussi bien quand les choses paraissent que quand elles semblent telles ou telles, Terreur cependant est plutôt à présumer dans le second cas que dans le premier : sembler est plus dubitatif, plus conjectural que paraître, précisément parce ' qu'étant subjectif, il suppose que nous mettons du nôtre dans notre croyance. C'est pourquoi

DGUXiËlE PARTIE:

êmblcr seul veut an ratijonctif le Yerbe qui le suH : il ffinèfe que tous m'ayez rendu ierrice (AcAfi.), que TOUS soyez un prince, qu'on ne pubse mieux employer son tempe quil méditer (■al.)- On te sert sourent de teuiMer par exagération , tachant très-bien que la chose n*est pas tout à fait comme on le dit : ces peintures .sent- Ment respirer (Mohtisq.), on dirait presque qu'elles respirent. Dans le Mariage forcée le docteur Marphurius apprend à Sganardle c qu*il fint parler de tout avec incertitude et qu'on ne doit pas dire, je suis venu, mais il me MêmbU que je suis venu. » Il me pomfleût été encore trop afBrmatif. En effet, paraître indique parfois une certitude entière. « I/oà il parott que les défiiHtions sont très-libres. • Pâsc. « II me parait trèscertain que la volonté des esprits n'est pas capable de mouToir le plus petit corps; car il est érident qu'il B*y a point de liaison nécessaire entre la volonté et le mouvement d'un de nos organes. » Val. « II me parait donc o«iain qu'Adam M sentait point de plaisirs prévenants dans son devoir; mais il me mmble qu'il n'est pas tout à Mt certain qu'il sentit de la joie, quoique je le suppose ici, à cause que je le crois très-pn>b^^. » I». On dira plutôt il me semMatt que..., mais l'événement m'a détrompé (Bouio.); et il m'a toujours poru, et il me parait encore (lo.) que c'est là, pour arriver è tel but, l'un des moyens les plus sûrs.

PARASITE y ÉGORTfIFLEUR. Piqueun de tables ou d'assiettes , écumeurs de tables ou de marmites, chercheurs de franches lippées, gens qui ▼ont manger à la table d'autmi.

Regnard fait dire à Strabon, dans DAnoertie .* • NoQi someies , dans ces lieui , à Tabri des visites Des scii étarmJUmrs el des froids parmsitm. Et il parait qu'il ne met pas entre les deux mots la moindre différence. Cependant ils ne sont point absolument synonymes.

Pairatite, paraxitus , icapémn^ , est de tous les styles et signifie celui qui prend sa nourriture (oTwç) auprès ou chez (napà) quelqu'un. ÉoomifkMT est familier : Vécomifleitr rmrfle ou flaire quelque chose à écorner , un morceau à enlever d'un tout. Donc, pour rordinaire et dans le gK»« sérieux , on dira paratite^ réservant le mot éeornifleur pour la conversation , pour le genre badin ou plaisant. Dans sa lettre sur les ûccupatione de l Académie y Fénelon dit de Térence qu'il se borne « à représenter des vieillards avares et ombrageux..., des porusfleff bas et flatteurs.... % Hais, dans V Enéide trorettie, Scarron appelle les Harpies « de franches ecorn^eiifes. 9

De plus , parasite ne se prend pas en si mauvaise part : le pantsUe peut être un commensal qu'oc souffre , qui plalt même , pacce qu'A paye sa commensalité en complaisances , en flatteries , en bons mots. •

Tu les as vus chez moi toajonrs admis , A mes soupers délicsts ptirjuius.

Vantant mes goUis d'un esprit complaisant.

Vtsr.

« Bien ne faisait tant de plaisir à mon maître que de voir d'honnêtes gens à sa table ; il y souffrait même volontiers des parasites, pourvu qu'ils

payaient leur écot pu ^sâiiott boDs lub Lts. Au rapport d'Athènèe,SoloaiDstitui poronlef , pour consominer aTeck jiilb comme leurs asseaseois, ks chaindaiictii immolées. Vmistres do calte , les pni avaient l'inteniiance des bUs saerâ et ri de certains sacrifices. De sorte que priiniiTa ce mot ne signifiait rien d'odieux. Mais r^ flmr est une espèce d'euroe ob (fâsea proie , cherdiant î sorpradre des le^mï quels a tombe avidement.

TotKieadncrtauHl^' (Test un fripon d'eifèce teoto Mc, CSelani, avuc, éBmfkvâiim, Crusl do l'amenl qa'fi rin. Tu.

Bans «ne de ses lettrei, la fflêDeknniââi parlant des plagiaires :< La cuâlk ^âai est ce que Je oomuis de plus alijeet àaa monde; Psuteur dn Pssvn 1>M & nisai dire qall Mt plus de cas d'où nooDeor&à minées, qui exerce un niélienttile.gie EU ces petits éeamifleun dn PirD»e.>i Piisd aventuriers que le ftunet àivAncmn m ou legts , il en venait un çDisnrTiaïaà toal autres en eflronterie....Kcaittintdé&tti de( écomi/Umr^.9 Lu. •niWÊXàahàusA des parasites à l'heoie da dh». Uns srî les (fistinguer des honnêtes g». Rob âip fort stteBtil^ à servir ceni-d; mbfQolBû aiflèwrs, dont la plupart itventdaitalsofl nous le«r en deaniens de tonte la f^ok'!

Enfin , paraeiXe iadîqaeiDeliabittdi.ad lier, au fien que par sa termioiisaD ënn^ peut mirquer tin fiait, qaeiqve chose tfieciia Lafontatne appelie en général bancbeopi siée aU4; Bai»dans IVmasieapafticBSèiteta rats , sur le point de manger un stf. ^>| nir à eux un renard, celaki npàdusa circonstance le nom d'écomt/Iwr:

Vécornifieur éUDt a dcmi-liaie- J

PARDON , — jyMOUÏlIO», -Oi^^ TT^n.ltmMflinTT Acted'ouUl^av^ i' quittement, en Éfveurdeqnëqu'iisqiii|S| supposé avoir des terts , qui a ou «$t s^ avoir commis une mauvaise actia. '

Le pordl^it s'applique i un offenser:. W tton, à un accusé; la grâce, l'aboW**^ mission, à un coupable. Lepard»eaf*^j fenseur d'être poursuivi, d'être un #;«* geance; ra&soliOiofi cmpèclie l'aco»^ désormais peur coupable; la F^^rH la rémission empêchent le coupable tfdrî^

Le iMrdMeat m m$e wani'.^^ par la personne même qui a eo i »vnf ^ j juie, et il a pour effet d'étouftr«B^* sentunent. « La morale des phaoaophes iH le pardon des offenses au nombre titf ^^ Miss. « S'a y a un côté t»V^^^^^^ dans notre reUgioa , c'est le pardon ^u^ Volt. « Je serai, quand Voltaire le TWi:!-jours prêt à tout oublier; car, d«W«^.*fj tus chrétiennes, il n'y en a pomt ^« =: j moins que le pardon des inju'®-.'''L pardm des ennemis est commande pii J ^ gile. » ACAU. Dans le MituUhr^» ^^^ parlant d'Oronte :

SYNONYttES À RABfCAOX BIVERS.

gt7

ftixiafs de soii tœar je n^mî Ae pardon , r n*aTetrpaB trocnri que son teimetrAtbon.lfaE.. ^solution est un «cte jnridîqnc : ette est ncée psr le juge civil oa par te ttimtftre iastique; elle létathHt la personne ffyi en

bjet dans les droits de fiiniocenee. « Vingt 5 tribus jugèrent Coriolan , neuf ppononoèson a^f olictîon , et dotize, sa cofndamna-

» Volt, c L'orateur qui plaidait pour lé osa lui arracher le Toile , et Phrynê obon absolution, » Maxk. k Xanios AquîIRus, i été accusé de conoussioD , obtint une a&io- 1 <iui ne répara pas son honneur, mais qui >nora ses juges, i^ Rolx. « TJn accusateur ndait que Pompelui Strabo s*ètaît rendu àble de péculat.... Le préteur Anttstîns préi aa jugement. Lorsqifîl prononça la sen- ! d'absolution.... * Jd. Bans les défenses do sson pour Fouquet, « on admire f adresse èresser sans cesse la gloire du roi kVaXftoht-

de l'accusé. « Lab. « Les ministres de I1S- ; , dans le tribunal de la pénitence, pronon-

VabtoltOion au nom de Jésus-Christ »

i grâce , TabdKHon et la réninim sont des 5 d'autorité ou de sonveraineté : elles dépen-

d\ui maître , d'un prince , et elles arrêtent >Iication de la peme , rezéoutiou de la jus-

Elles diflirent entre elles de U manière soi- ;e.

i grâce est gratuite , TaboVit ton enâère , et !a issUm ou n'est pas gratuite ou n*est pas en-

a grâce est un acte de clémence auquel le sui*a nul drdt , qui est f efEet du gré , du bon sir , île la ftiveur. < Ifne grâce est un bien au- 1 celui qui le reçoit n'aTait aucun droit. > X. « La grâce dirine se montre grâce en ce îlle n^est attirée par aucuns mérites. » Boss. lire des gr&ces, répandre des grâces y est le s bel apanage de la souverdneté; iC'est faire bien , c'est plus que justice. » Volt. « 7'étals tre jour en un lieu où l*Dn taillait en plein D sur les grâces que le public attendait de la té du roi. » SÂr. « Lorsque les juges rendent [istice aux parties y ce.n*est qu'une dette dont l'acquittent, et non une grâce quils leur aclent. » RoLL. « Le consul Vinucius dit que , i ne voulaient point absoudre Coriolan comme 3cent, ils accordassent au moins la grâce 1 seul coupable à un si grand nombre d'illussuppliants. sId.

'abolition est un acte de démence absolu, abolit, détruit^ shpprîme, efface, ne laisse an vestige. On dit une abolition parfaite ou ère. « Souvenez-vous de cette bonté souvele qui vous promet une prompte et entière Htion dès que vous voudrez revenir. » Bourd. 9US avez le bonheur de traiter maintenant idant le jubQé) avec un Dieu qui vous remet l et qui demande si peu pour une obolttton si (iaite. a Id. Et non-seuleinent Vabolition l'emte en plénitude sur la ^dee^ mais encore elle diffère en ^e que ht grâce, n'intervenant iprës la sentence prononcée, n'a pour effet t de faire remise de la peine, au h'eu que Va-

F bolition soustrait le coupable mdme aux pour- I suites de la jurtice , ou les anéantit si déjà elles sont commencées. « Comme Bomilcar était poursuivi crîmineJlement pour le meurtre de Hassiva, MéteihB lui promit que , s'il livrait jugurtha , le sénat loi accorderait YeMHion de scm erime. »

ROLL

La rimistibn est un acte de clémence miérité ou partiel. Mérité, c^est-à«dire foodè sur des circonstances atténuantes ou suroertaines coedi. fions remplies par le strjet. « La reine étant tombée le pied pris dans son étrier, don Alonzo Maurique dégagea le pied de la reine.... Vais,, en Espagne , toucher au pied de la reine est un crime digne de mort. On peut juger que la rémission lui Alt bientôt accordée. * S. S. « Dans les trois premiers siècles , il fallait subir une pénitence publique pour obtenir la rémission des crimes commis après avoir été baptisé. » Cohb. « L'^andon eivtier à la divine bonté est un moyen encore plus sûr et plus général d'obtemr la rémission des péchés, que Yabsohaion.9 Bos& « Dieu remei la peine temporelle en vertu de rindulgence et du jubilé. » Bodrb. « La rémie^ sûm est la gr&ce que le prince fait à un crimin^, en hii remettant la peine de mort <7u'il a ezH courue suivant les lois , lorsque les circonstanoes de Tactiott la rendent digne de pardon. » Acad. — Dlm autre cOté , la rémksion est partielle , et par eoasèquent avec VoboliHon dans une opposition manifeste : e&e consiste & modéirer on à diminuer ou à commuer la peine plutM qu'à en ezen^ter totalement. Aussi dit-on bien , par manière de gradation, rémiseion et abolition. « Oa donnait la mert à Jésus-Christ; et lui, en mourant, il nous rendait la vie par la rémission et YaiboHtion éetous nos péchés. » Bourd. c Quaad le souverajin accorde une gréUe et une rémissiim, ou il r^âohe toute la peine, ou il la commue; et le Sauveur se sert de oes deux manières dans la r^iRtscvon de nos crimes. Par la grftce du saint baptême, il donne une entière àbeUtion..,. Mais quand nous avons violé ce pacte....* Boss.

1* FABESSE. IMDOIfiNCE; — 2*R0N(aAU(NGB, RiGLMiKNCB. Défauts du caractère ou de la conduite gui consistent i ne point user de son activité comme on devrait.

Hais 09 est paresseux ou indohnt à agir , nonehalant ou fiigiigent en agissant. La paresse et ïHnâolence empêchent d'agir, d'entrer en action; la nonchalance et la né0i§enee empêchent de bien agir, d'aocompfir une action comme il faudrait. Par rapport à Tactien , la pefresse et l'ti»dolence se considèrenl avant, la nonehalance et la négligence pendant. On ne dit point agir paresseusement ou tnâoUmmenit y mais bien agir nonàialammeni ou négligtmmcffit. D'autre part, il serait sensiblement irape^ble de substituer paresse ou indolence à nonchalance et à négh^ gence dans des phrases telles que les suivantes, a Elle affecte une nonchalance dans son parler et ses actions... , mais elle a grftceà tout cela, w MiL. « tJne aisance naturelle et une sorte de né^ gligence dans ses discours et dans ses actions donnaient à Pétrone l'air et les grftces de la i ' plidté. » D'At.

BEinUËME PARTIE :

1* Pa/rase , indoUnu.

ha. paresse, de icapc^i;, relAchement, langueur, âtODÎe, est proprement un défaut relatif à la tolODté ', et l'indolence, de in dolere , ne pas souffrir , ne pas éprouver d'émotion , un défaut relatif à la sensibilité. Le paresuux ne troure pas en lui-même assez d'énergie, il n'a pas le courage de sortir de son repos, c'est la spontanéité qui lui manque; l'tndolenl n'est pas susceptible de yiyes impressions , rien ne peut le tirer de son repos , il manque d'excitabilité et de mobilité. Le paresseux est incapable d'effort; il n'est pas fticile de piquer l'tndoIerU.

La paresse est faible, lâche, pusillanime. « Nul ne mérite d'être loué de sa bonté , s'il n'a la'force d'être méchant; toute autre bonté n'est souyent que paresse ou impuissance de la volonté. 9 Labogh. t La modération est la langueur et la paresse de Tême , comme l'ambition en est l'activité et Tardeur. » In. « Nous voulons nous persuader que nous faisons par modération ce que nous faisons par paresse, » Boss. < Effrayé des grands et rapides efforts qu'il aurait fallu faire pour m'évertuer , je têchais de flatter ma paresse. » J. J. « C'est par paresse que Je suis attaché à l'argent que j'ai , crainte de la peine d'en chercher quand je n'en ai plus. » Id. c La paresse vient de Ucheté , il faut la combattre. » Boss. «n faut faire effort, il fkut se faire violence : point de paresse ni de langueur dans la voie du salut. » In. « Une vaine et l&che parexte.» Volt. « La piété véritable n'est pas une profession de pusillanimité et de paresse* » Mass. — L'tndolenee a beaucoup de rapport avec l'apathie , l'indifférence et l'insensibilité. « Ce fonds &*%ndoUnce et d'insensibilité pour toutes les choses les plus augustes de la religion et les plus capables de réveiller notre foi. » Mass. < Le beau loisir , la belle indolence et la bienheureuse insouciance dont Epicure gratifiait ses dieux, qui ne devaient se mêler de rien, s'offenser de rien, s'intéresser à rieni » Lab. « Son indolence, sa froideur , son insensibilité allaient à un point incroyable; il était également impossible de lui plaire et de la f&cher. » J. J. « On n'a aucune prise sur les naturels indolents,,. \ on ne peut les toucher jusqu'au vif; ils écoutent tout et ne sentent rien. » Feu. « Vindolence des grands va jusqu'à les rendre froids et indifférents sur cet article ( l'existence de Dieu ) si capital. » Labr. ft Démosthéne ne cessait de crier contre l'tndo- Unce des Athéniens , que rien n'était capable de tirer de leur sommeil léthargique. » Roll. « Pour piquer la stupide indolence où nous demourons sur ce sujet.*.. » In. « L'air morne de l'unauet de l'aï, leur regard pesant, leur résistance tndoZenle aux coups qu'ils reçoivent sans s'émouvoir, annoncent leur insensibilité. >

BOFP.

Quelle iitdoletuse , et qad air de froideur t Vous me glacez. Volt,

Ensuite, la paresse est plus odieuse que l'indolence; c'est décidément un vice, un des sfpt péchés capitaux, une espèce de langueur avilissante dans laquelle on croupit faute d'avoir ce qui est la condition de toute vertu, de l'empire

sur soi-même, c Un pMl«ar, encore en «fis travailler, peut-il croire avoir acquis par travaux le privilège de croupir désonnah ; une indigne paresse? » Mass. « Si je Toulâiii ger mes vices en vertus, f appeUeiâis ma pn une indolence philosophique. » Lbs. « Sl i vait que quelque enfant ts^doieni eût de ] chant à croupir dans la paresse^.. » J. J.« animaux (les hérissons) n'ont pas les mojens I attaquer d'autres; ila sont natoreUement « lents et même paresseux. » Buff.

2* NonehalanUf niçUçence.

Le nonchalant , de noHcAaMr, n'eroir pu chaleur ou d'ardeur, manque de zèle; il n'a cœur à l'ouvrage; il agit avec loilear et x lesse; il n'a pas plus de farce, d'ênetsie, p exécuter promptement que le poveneuz n'^ pour se mettre à l'ouvrage ou pour entreprea.^ c Travaux que nous subissons, non avec \ nonchalance molle et paresseuse , mais arec courage ferme et une noble contention. > B^ c Efforcez-vous : le salut ne se &it poiiil q mollesse et nonchalance. « In. « Une p<^ et des œuvres satisfactoires pratiquées avec m\ lesse' , avec nonchalanee , sans compeactiâ^ sans courage. « Id. c Si quelquefois aa hu \ parlait devant moi, je disais nonehalammeiii faiblement quelque mot qui signifiait le maj qu'il m'était possible. » S. S. « Un pistear {{ ne travaille qu'avec nonckaîanee et plus ;| bienséance que par véritable Mt à — > Uij c Les soldats combattirent d*un côté avec i:^ et vigueur, et de l'autre avec mollesse et ncmà lance. « Holl. c Les centurions dirent i Om que les soldats avaient pris les armes soickj lammentf qu'ils étaient sortis du camp a^ peine et lenteur. » In. |

La négligence y de negligere, mec légère y pas choisir, est proprement on dé&ut de de vigilance, d'attention. Au lieu que la chalance , comme la jMnreise , a sa source dans faiUesse de la volonté, la n^^It^ence a la dans l'inapplication de l'esprit. Le négligaU, dissipation, par légèreté, par étourderie, échapper l'occasion, ou bien laisse prendre égarer les choses, ou omet de les faire, ou ^ les fait que trop tard, à demi, impadaitecieJ « Jésus-Christ n'est plus écouté , ou il et é:t^ si négligemment qu'on donnerait plus d'au<^ tion aux discours les plus inutiles. > Boa^ «Semblables à des hommes qui attendent. p^ conséquent très-attentifs. Et qui attendest-ûs] leur oîaltre, celui qui les peut punir, pcarp^ qu'il les trouve négligents. » In. « Le boa se.-yii teur devient encore plus soigneux et plos âuj gent par l'exemple d'une si sévère punition ^ la négligence. » Id. « Un moment d^attentioi: :é^ parera une longue négligence. » D'As. < Ces ment un acte aussi important était-il ég^j La cour romaine est-elle si négligenU? > Vo:?^ c Les Bavarois, qui avaient mal gardé le Rlùii^ réparaient leur négligence par leur valear. • Id. c Un bon général doit bien se donner âf garde de rel&cher ses soins et sa vigiUi^ dans les bons succès, la moindre néglijfii'^ étant capable de tout ruiner. » Roll« •Olu^

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

18 en p«ine de le garder exactement. Il pro- ! la négligence de ses gardes et s'échappa me. ■» iD. « Je fus jusqu'à la fin dn plus ordre et de la plus grande exactitude en e qui regardait mon dcToir essentiel. Pern'eut jamais à me reprocher une seule ence dans aucune de mes fonctions; ce qui Qoter pour un homme aussi négligmu et étourdi que moi ; mais je manquais parfois moire et de soin dans les affaires particu- . » Bu^.

lESSE, FAnVËAlITISB. Défaut d'un homme e lui-même ne se porte pas à agir, qui y :ne.

a fainéantise est un plus grand yice que la se , 9 dit TAcadémie.

effet la parente peut consister uniquement mer pas à se mouvoir, & être sédentaire, i liant. «Si ma femme était plus allante; elle est d'une paretie incroyable & sortir de lambre. » J. J. < A*t-on jamais vu un ne , né avec de l'aversion pour danser, se er du goût pour la danse , un homme sédenet paresseux rechercher le mouvement 7 » . Mais la fainéantise est toujours de Taverpour le travail, et pour le travail utile, a accoutumerait au travail mille indignes anU qui ne fondent actuellement leur misét vie que sur le métier iol&me et punist de mendiants. » Volt. < Les orfèvres , les mrs, les doreurs, les brodeurs ne sont, à ivls , que des fainéants qui s'amusent à des parfaitement inutiles. > J. J. « La quantité fêtes était pour le peuple, selon l'abbé de t- Pierre, l'aliment de la fainéantise et du . » D'Al. c Ce que les Perses trouvaient le . Iftche, après le mensonge , était de vivre iprunt. Une telle vie leur paraissait /aille , honteuse , servile , et d'autant plus mé- Bible qu'elle portait à mentir. »Boss. En ce , le paresseux est immobile , et le fainéant X rien moins que laborieux, autre part, la paresse se eonsidère plutôt livement au sujet, et le flftit voir dans un état langueur et d'impuissance sur lui-même, l s*agisse de l'action de l'esprit ou de celle orps; au lieu que la fainéantin appelle l'ation sur le résultat de l'action du corps seu- (Dt , et en montre la nuUité ou l'inutilité. Le sseux ne peut surmonter son penchant; le iant ne fait rien de bon , c'est dans la so- ! un être méprisable. < Marivaux fit à un diant la question que les fainéants aisés font auvent aux fainéants qui mendient : Pourne travaillez-vous pas?-* Hélas 1 monsieur, Qdit le jeune homme, si voua saviez comje suis pares«eu«/ » D'Al.

ifia , il y a dans la pareue une sorte d*enlement fatal, de nécessité de tempérament uelque sorte excusable; le paresseux n*a pas rce d'entreprendre. « Tous les hommes ten- . à la paresse. » Buff. « C. Antonius était iiomme naturellement paresseux. » Ybet:

) la fainéantise il y a la volonté décidée de ien faire; le fainéant a pris le parti et choisi étier honteux de vivre aux dépens d'autrui.

« Le partage de ceux qui se consacrent à l'figlise, on le regarde comme le parti des lâches et des fainéants, • Mass. « Saint François crut

Qu-un vrai chrétien doit gneaser dans la rue , Et voulut que ses flii, Tohutles fainéants ^ Fissent serment à Dieu de vivre à nos dépens.

YOLT.

« J'ai conçu une certaine horreur pour cette vie fainéante de moines. » Rac.

Sans sortir de leurs lits, plus doux que leurs hermines, Ces pieux JainéanU (les chanoines] disaient chanter matines. fion-

PARFAIT, ACCOMPLI, (GOHSOMMi). A quoi il ne manque rien.

Parfait a une signification plus étendue : parfaite maturité (Acad.), le vide parfait (In.), une obscurité paffatto(Io.), parfait équilibre (Pasg.)» faire de grandes avances pour rendre les marchandises parfaites (Fén.). Accompli ne s'emploie qu'en parlant de l'homme, de ses qualités et de ses proiductions.

A l'égard de l'homme et de ce qui s'y rapporte, parfait se prend quelquefois en mauvaise part, accompli, jamais. « Cet homme enfant serait un parfait imbécile, un automate. » J. J.

n l'épouse, et bientôt son hôtesse nouvelle Le prêchant lai fit Toir qa'il était , au prix d'elle, Un vrai dissipateur, un parfait débauché. Bou.. Fant-il d'un eox par/ait montrer l'original? Id. Le coquin parie en prince » et n*est qu'un gueux par/ait. La»»

Quand les deux mots représentent dans l'homme ou comme venant de l'homme quelque chose d'excellent et d'estimable, parfait emporte une idée d'unité et de simplicité , accompli une idée de multiplicité et d'assemblage : un musicien parfait est aussi bon que possible; un homme accompli réunit en lui différentes sortes ou toutes sortes de mérites. C'est pourquoi, comme on le voit par ce double exemple, parfait convient mieux qu'oc^omph' avec un nom qui indique dans les personnes une spécialité, une qualité particulière ou unique : musicien , danseur, cuisinier, censeur, courtisan parfait. Une beauté parfaite a la qualité beauté à un degré très-haut, elle peut ne briller que sous un point de vue , sous celui de la figure , par exem^ pie; une beauté accomplie réunit plusieurs per^ fections, plusieurs qualités éminentes. * Mme Mazarin était une des plus parfaites beautés de la cour, n ne lui manquait que de l'esprit pour être occomphe, et pour lui donner la vivacité qu'elle n'avait pas. » Delaf. Un ami est plutôt parfait, et un époux accompli, parce que l'un est envisagé sous moins de rapports que l'autre : « Je réunis en ma possession l'ami le plus parfait et l'époux le plus accompli. » Mark. En disant parfait orateur , parfait modèle , vous parlez d'une manière absolue et synthétique; en disant orateur accompli^ modèle accompli, vous vous servez d'une expression analytique , qui suppose ou £ait attendre une énumération, un détail. « 0 ciel 1 que ma maltresse est digne de l'amour que j'ai pour ellel On ne peut rien trouver qui soit comparable à sa beauté. Elle est accomplie.*.. Sa

MO

DSUXlfiVE PARTIE :

taille, jft n*cn veu rina dirtt car J« a» {wis trouyer de paroles qui en paiasenft dûiuer une juste idée. Tout enfin , jnequ'à aea pieds, eet digne d'admiration. I«a natnra a pris plaÎBix à la former toute jporfatle. » Lu. « Kenm adopta Trajan, prince le pins oêcmnpU dont rhietoire ait jamais parlé , grand homme d'fitat , grand capitaine, ayant un ccaur bon qui le portait au bien , un esprit éclairé fui lui nontimii le meilleur, une âme noble, grande, belle; avec toutes les vertus , n'étant extrême sur aucune. » Moic- XBso. < Cet bomae est un Hgct «cMifIs, un abrégé de toutes les Tertus. » Lml On dit aeeompli en tout geDC»! eft tentée ehoesat ea 4m de tout point.

Comment préioidBe-voos fue soit lUt votre gendnf •

M XDAKS OKOOaikC.

je prétends qa*it soit ftit comaM en n'en traonre

point; Qa'l soit posé, dlMret, mmmfU de t Qu'il ait t svec da bien , noe honnês» Qu'U ne Ihsse pebii Toir ces Iffsàts de pétnlance... ; Qu*il ail auprès da sene un pea de politesse^ Qu'il mêle à ses discours wrttdn air de sagesse..,.

Biov.

Parfait va bien surtout ayee les noms des choses abstraites, parce qu'elles sont sans parties et représentatives d'une seule qualité., d*un seul point de vue : piurfoùe conformité, patr^ite ooncorde , parfaite soumissioB , désâotéseseement parfaU. « Cette année, les vine peninrent au plus poffaU degré de Maturité et de boaté. »

BjOU-

Vais un esprit soUime en vain venta'éleeer ▲ ce degré par/ait qu'il tâche de trouver. Bobl. Accompli, au contraire et par la saison contraire, s'applique de préférence aux cheses cencrètes, c'est-À-dire ici aux personnes» < Xénophoa, dans la, Cyrep^dte y donne le modèle d'un prince où' eompli et l'idée d'un gouvernement jjorfail. » RoATr « PUton a tracé le plan d'une république acotmplié et d'un gouvernement parfait, » D'Ac Bnfin., à U différence d'accompit, poarfait est un véritable a4}ectif et ne rappelle peint raction d'un verbe. La chose parfaite peut être idéale, pucement conçue ou d pnorî ; an lieu que la chose 4iccom|»2ie a été accomplie, réalisée, a existé réellement. Dans le Télémaquey Fénelon trace l'image d'un prince parfait ; et dans le Panégyrique de 2Vïija», Pline le jeune lût l'éloge d'un prince aca>mp2s. On a souvent propesé pour modèle d'un prince pa/rfùH l'exemple d'un prince occenipit. Bosauet écrit à Louis XIT : « Si Henri IV avait ôté de sa vie la tache que Votve Majesté vient d'effacer, sa gloire serait eccoesplie^ et on pourrait le proposer comme le modèle d'un roi parfait K »

4 . Coattimmé ressemble i forfnt en ce qu'il se dit bie-D aassi quand il est qaestien d'an délkut » de quelque chose de bl&mable : prude consommée (Mol.), scélérat ctmsommè (Lab.], Thiipiireté consommée rBosB.). Mais H en diflhre connne mceompK, par l'idée de multiplicité ou dlaeamelatfon. Et il dtllftre ensuite d'aoea«p6' en ce qu'il désigne, non pu réuoioa de pluticuiB qualités dtfMrenleSy mais redoublement

PAIFAIT, iOnti, vm. lifl&èta «Cl

qualifier un onmgB du ptat innd BéritL Parfait caradéiiae la dise es eil*^ elle est aooonfiUe, îocprâeDstUe, tioÉ Achevé tifmhkmX mâàkmkttit] main-d'snivrt : roumge seho^ oq |iii tS] bien exécuté qu'on n'y a rieo laissé î Isa C qui peut être nisaxa'eit pu pff|ttt;ttij l'enteur ou l'artisti peat sjoater ocm auj aehoeé ou /hi « Lu oimgB de Cicesj l'éloquence sont des che(s4'œiiTB^«b.

règne l'urbanité roDaias, c'e^.i « iit!

avait de phis atheei pwirkipaHées.poe^ expressions , pour 1« toon. > Bou. Oaûd t dites que la langue «t Is plnspetstdaiosi ments de musique (FÉB.),fittitfBiseii^ qualités qu'elle a à oa dep éeineiA.Tiiisi vez point égard à l'aUntiaB et n \i^\^^ fallu pour les loi danir, a dites une harangas sdM (Féi), achevée (BoaOt wt i»âBe(UH.) (ÂCAn.) fini. — PorfÛt est tMiicoop pi rai que les deux aoUa mots : o'éuot pl^ n comme eux an tranildtrffimer,iliii3]| pas nécessairement cûmeeumoufngei « La loi avait Jésu^ChmlcoMiiiiB u d imparfait; mais elle n'iuitvurafige H de même que la pciitiiRitInéie&celf néamenis impar&its , ainsi U bente ferfuj l'jgvangile efface rii]ipeifectiQadek'i.>| La conversion sincère d'oû pêckwr est u yn9edeT^mkparfait(ltiM.hAm^tt

ou/insL

Achevé a rapport i U qamtité.t fs, façon. L'ouvrage acheté est ai coaplM mené d cfcef, on y a Bis le cK, a sra n'y manque plus aucuns partit' 1^1 un scélérat a€hevé,mH,aaP^^^ honneur, w" qui preod le v0f^^^^^ vertus.» BoLL. L'oumge^îi^M' /lu, a été corrigé et poU, en «rteq^û» rait être travaillé awc pladesoffi»!^ vrages de la main panaient peir^tR^ vaiUés, phis /(nû, en Pe» f^^^ Volt. — La peinture eOefià S^^^ (LâF.) a tel» les traili qae <i«t "«!'*". tu»; Veltaim dit da femfit àif^ travaillé avec soin 1» noiadiesots^' croie que vous treuTeres cet oatnffÇ plus fiai qae leutce que j'ai *;»•»'--■ ne peut être trop adb«ii,c'esUHiiR«2 maie fl peut être trop M», "î*,^ comme oVdit, léché, et il toi*» ^* niera.

et abondance d'une seule H^.'J- 'Jîî quaHté qui a cela de PWP'*»J^*Ï^ pni vement acquise et qu'dle i«w ^\I-tf,

tleaee eomemmte [iv .

enfertos(F«.),-^ aflhires et fermés par un ^H^f^ médecins consommés en w«nçe e^ " 'J (Boas.), m caralier «««"rJïJbirt

ll»0, .e conduis .mSH^îff/cidu général le plus consomme (^> -j^ du ^oier eoup d'eal se s'ae|oiete.a»»par une pralifae vmuimM i *»**

acquis une expérience laids

SYNONYME» À BAMCAUX DIVERS.

:hevé se dit plutôt du tout , de renstinUe , et , des détails; on bien odieotf, d'un ouwage posé , complexe, considéraUe, et fini y d'ua *age petit ou de peu d'éteodae. ■ Les cantates [. B. Rousseau sont des morceaux acluvét.,^ ait choisir ses sujets, les dlversîfler et les plir ; ce sont des morceans peu étendus, mais î, 9 Lah.

A&OLE, MOT. Ce à l'aide de ^oi case fait mdre, on manifeste ses sentiments et ses

a pareZe est la ftculté; le «et est la moyen rélément ^u'on emplois pour Vexercer. omiae a leçs la parole, et il en use en se ;ant des sio^s. Le piésideort d'une assemblée ine la parcie à un membre, et à peine celui* i-t-il proDOOcé piques meta qu'il la lui re- {. La parole distingue lliomme des bâtes; les ts des différents idiomes distingueit les nais les unes des autres. La jNiroZe est natiueUe ; uol est établi ou d'institstioju 'outefois , parole se prend aussi dans Kaeeep* ^ restreinte de wuiU Mais alors il signifie quelr chose de moins bref. Les paro2et d'ua epéra iQeat un tout assez long; le sioi d'une devise très-court. Quand tous yeulez couper court, ^ dites en un mot y et non pas en une parole, ^ea bommes ne sauraient d'ordinaire expliquer ^^ndescboses qu'en beaucoup de poroJM^..

est digne de l'esprit de Dieu de parler peu et dire beaucoup. Il sait renfermer en deux mots . plus grands élo|;es. » Véxi^ c Ceux qui lir<mt vgéme sentiioot souvent <pie Tauteur a réflécbi 25 qu'on ne le croit lorsqu'il a pMfèré de dire ts en peu deMiots çie mieux en beaucoup de ro2ef .» BeiuiiL. «Dire les »oto et les porekt. » ;ad. < Obeerier ses mets, see paroles, » Du-

IFF»

A cela doit âtre ajoutée uns wtre différence sentieUe. La parole est parUi». «Après avoir dit

s porolet , Henter » Fés. « ITestor répondit

cesjMrekff.» lo. c Le roi Henri JI d'Angleterre icria : Personne ne me délirres»-t-il d'un sujet ii...7 BecAetfut assassiné. Le roi se reprocha vement une parok échappée par iixq>rudence. 9 ïsj>. c Psammitiqua fit enfermsr deux enâmts rec défense de prononcer jamais devant eux auine parole. » Roll. « Il est bien f&cheux que 3tre histoire ait laissé périr une infinité de dies actions et de belles paroles auxqueUea Fan- |uité eût bien su donnner du relief. » Id. Mais mot peut être écrit. « C'est un beau mot de ertuUien dans le Uvre de la- pénitence. » Boae. U me souvient en ce liea de ce beau mot de acite, 4pii, parlant des ensès de Demitiea.... » k c Celui qui a dit dans ce même livre ce beau 4>l si connu : Les grandes pensées viennent du Bor. » Lah. « Différentes espèces d'usures que uelques-uns font valoir coma» des productions e leur esprit et de leur subtilité , selon le mût de Écriture : Jfs/ti qiêosi mveuUonem mstimmnt 9fms* » BouRD. On prononce une psfole , on Tace un mot. On tous arrache les paroles de k bouche, ou on vous les fût rentrer dans la entre; l'arrangement des mets in^xirte ccmsidé* ihlsmeot àla beauté da style .cQaelques-uns ont

cru trouver de ht conformité entre des paroles caraïbes et des mots Ikébreux. » Volt. « Cicéroii remarque qu'il n'échappa jamais à Cyrus , pendant tout le temps de son gouvernement, une seule parole de colère et d'emportement. Ce petit fliot est un grand éloge pour un prince. » bIoll. — Un prédicateur cite les psrolex de l'ange A la eainte Vierge, desparoZes de Jésus^hrist ou de saint Jean-Baptiste; et des mots de l'Ëcriture, des Père9| de saint Augustin, de saint Grégoirede Nazianzé. Une belle parole a été dite par telle personne dans telle circonstance ; un beau mot se trouve dans tel écrivain.

Enfin, la parok est subjective, relative au sujet qui perle, à ses idées, à ses seutimenls, à ses intentions; le siot est objectif, considéré par rapport sa didtîoonnaire , comme ayant dans la langue telles ou telles signifteations. « lésus- Chf ist soumet à un jugement rigoureux , non pas les paroles mauvaises, mais les paroles inutiles.... Pour la vertu d'Attrap^Jû que saint Thomas a prise d'Aristote, les Pères ne l'ont guère connue. Les traducteurs oat tourné ce moi grec , enfrep^ lie, arbeaiAé, politesse, wbanitas. » Boss. De mauvaises paroles ne sont pas rassurantes; de maums siotf ne sont pas du bon usage. L'abon.daaee dres porefet ne vient pas toujours de U fécondité ^ de l'étendue de l'esprit; l'abondance des swfi ne fait U richesse de la langue <pi'aatant qu'ils sont précis.

PART, PARTIE, PORTION. Chose qui jointe à d'autres semblables forme un tout.

Perl exprime quelque chose de métaphysique ou d'abstrait; parfit, quelque chose de pèy* sique ou de concret. La pe^ est ce qui doit re^ venir à une personne dans un partage ; la portîe est un fragment ou un morceau. On fait les paru ta. attribimat à chacua seloa son droit; on ne fait pas les parties^ elies existent da soi dans les choses. Dans la répartition de l'impôt on règle la port de chaque contribuable; toutT>bjet naturel a des parties qui le constituent. Voy. Port, partie , dans la l** partie , p. 206.

Porttoa se prend d'abord dans le sens abstrait de psrt et implique, comme lui, une distributioB entre des personnes.

Mais Y au lieu de marquer , comme part , qjoelque chose qui est A faire, qui doit se faire ou qui se fait d'ordinaire, il indique quelque chose qui s'est fait, qui a eu lieu eff'ectivement, dans un cas particulier. Ua part d'héritage, c'est ce que j'ai le droit de réclamer dans une succession i venir; ma portion, c'est ce que j'ai reçu d'une succession maintenant échue ou effectuée, c devis se ligua avec Théodoric le Grand contre Goadebaud. Le traité p<Htait que celui (pu ne se trouverait pas à la oonquète aurait néanmoins la port qui devait lui revenir. Théodoric laissa les Français combattre et vaincre seuls. Clovis tint sa parole. Mais bientôt il se repentit , rendit A Gondebaad la porlton de la Bourgogne qui bii était échoe , et persuada à Théodoric de rendre aussi celle qu'il lui avait livrée.» Cokd. — Sasttite, part eet absolu f portion, relatif. La part d'une personae f e considère en elle-même . sa a ou on prend port à une chose , et il n'y a riea,

DEUXIËMe PARTIE :

dans de pareilles looutions^ qui fasse penser à ce que d'autres obtiennent. Mais la portion d'une personne est telle ou telle par rapport à celle de ses copartageants. «Soivant Ëpicure, les hommes partagèrent les terres, mais inégalement; les gens qui se trouvèrent avoir plus de force ou plus d'adresse eurent les meilleures portifmt. » Fér.

Porlto» a aussi le sens objectif et concret de partie. Mais partie désigne quelque chose de naturel, et porttofi, quelque chose de factice. « La durée infinie , inséparable et sans pairtiei peut être conçue en plusieurs partions, • Tolt. « Ni lui ni tant de braves soldats qui , aux dépens de leur sang , avaient acquis à la république la meilleure partie de son territoire , n'en possé* daient pas la moindre portton. > Vbht. « Dftnt les pierres de Florence (sorte de inarbre) la partie qui représente des ruines contient une porttofi considérable de teire schisteuse. » Buft. Il n'y a qu'une petite portion des aliments qui serve à la nourriture intime des parties du corps (In.). — Quelquefois portion signifie une partie détachée, ou distincte et remarquable. On a dit que Time humaine était une portion de la substance divine (Pasc., Labb.) , une poîrfiofi de la lumière céleste ^. B.). « Le conir est la plus délicate portion de nous-mêmes. » Boubd. c Le corpa de l'homme, c'est-à-dire une certaine ponton de oiatière qui loi est propre. • Pasc. « La nation firançaise est encore la portion la plus florissante de l'Âgtise, » Mass. « Les cultivateurs sont la portion U plus utile du genre humain. » Volt.

!• PAHtlGiPER, AVOIR PART; — 2* PARTA- GER , PRENDRE PAET. N'être pu étranger à une chose; se trouver, par rapport à cette chose, en société avec une autre personne ou avec d'autres personnes.

Participer et avoir part vont ensemble : « Les corps ont part au péché ; il est donc juste qu'ils participent à l'expiation et à la réparation du péché. 9 BocBD. Et, d'un autre côté, la ressemblance est très-grande entre partager et prendre part : « Les soldats n'estiment pas autant les commandants qui leur font part de la gloire que ceux qui ne craignent point de prendre part avec eux aux fatigues; et c'est une voie plus sûre, pour gagner leur affection, de pafto^sr leur travail que de leur permettre de ne rien faire. »

Page 1