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DfitIXIËMË PARTIE :
Il ftoi Tou mR^lvi à l'enAroil de Tcraiile !
Je etttlt qu'aiiiftl que Toat pleine d'eoMtgfMmeau Aiiane prêcluiil, faisant la tkatumiu, La*.
ranBNT , SNVimiillT. Qui ftouft*», éprouve ou stippofte le -mal sreo doveeur.
1* On est patient à f égard de totit mal , quel ^ti'il ioit ; on n'est «ndtirofit que relativement à UA certain mal, à eelui qui est oausé rolont&irement par les autres hommes, tin bon malade , ou un homme qui «ait attendre les éréttements sans te tourmeUter et im dépiter , est padikM, « Il est fort pofienf dans la douleur. • Acad. < Madame, tf étant trouvée mal. ee plaignaft toujours et avait les larmes aux yeux ; j^sn fus élonnëe et attendrie, «ar Je la oonnStesafs poor la personne du monde la ]^lu8)»aft'eiife. » Dilat. « Il me aérait bien diffieile d'attendre après la digestion 4e mon souper, si
Îs me trouvais à la première nuit de mes nooes. e ne suis pas assez 'ptUienî pour observer tant de formalités. » Rac. « Nous étions fbroés de reposer, en attendant qu'il vint quelque taisseau ffibustier reMleher au petit Ooa:ve. C'était une nécessité bien triste pour un homme aussi peu pa- HmU que moi. » Lus. « La cupidité n'est pas ttoins paKeiite pour soufteuir les firtigues (d'une exploitation) quMngénieuse pour trouver des res> sources.sRoLL. Buffon qualifie de poltenfo le héron et l'âne, animaux accoutumés aux privations et aux SDUfifrances. — Vais un homme peu sensible aux dureMi , aux mauvais procédés , aux persécutioito, aux injures, aux contradictions, est endu^ ftml. « Pour parvenir, il Aiut être mûiÊftant et tueensible aux outragés. ^ Lah. « Saint Térôme était peu tfidufa^t et prodigue d'injures quand il était contredit. » Volt. « Je suis bon et doux à l'exeis pour supposer les torts involontaires, fier et peu endurant pour des offenses préméditées. » J. J. « Si^onilboe TIII était hautain, Phi. lippe le Bel n'était pas endurant. » Boss. c Nous nous piquons de n'être pas endwanit; nous nous faisons un honneur d'être délicats..., sensibles au moindre mot, et oflSeBsés à l'eitréHÛté si on ne nous ménage av«o précaution. • In.
Le pa/tient se soumel 4 Tordre ou au coutfs naturel des choses; l'endurant ne S'irrite pas de 1% conduite blessante qu'on tient envers lui.
2* Lorsque pAtMtil, qui exprime le genre, se pnnd dans le sens paHicutier d'éndtinmt , il est plus reUrtif au stQSit qu'il caruotérise : Thomme pûiknt ne s'émeut paâ, garde son sat)ig-fh>id; l'homme endtvrftfil ne menace pas , ne s'emporte pas , ne se venge pas. — D'ailleurs , on est pottent par pottenctf, c'est^à^dfre en vertu de cette qua- Uté, dont le nom a servi à fermer le mot de poftonl. « Je dis à la duègne : vous vous -préparez sans doute à me 'bien &ire souffrir; mais je ne suis pas f(#t paiieniê, » Las. c Le généreux fils d'Aimon, peu p«lieiit de «on naturel, ne pouvait entendre leurs discours (railleurs) sans en être enflammé de colère. » In. « Quand les Gaulois eurent eppris que les violateurs du droit des gens , au lieu de la punition qu'ils méritaient (et I qu'avaient demandée les Gaulois ) , avaient été élevés AUX premières charges de r£tat, ils entreront m fureur; car cette nation, remarque l'his-
torien , n'est pas pM&me. > Boll. Vmîs on pie être MidKfoftf de fait, «un îaeliiiatloQ, sais q» le caractère y porte, par crainte, par liebese. par calcul ou par tout autre motif. «M. de Tedôme apprit qu'il ne servirait point et qu'il ne lirait plus payé comme général d'armée. Le camoi. flet fut violent, il le sentit en entier; mais il svi^ la pilule de boime ^rftoe , parce qu'il en ciaign de plus amères. C'est ce qui le rendit pour h première fbis de sa vie si endmmu. •S, S. m Je la laissai dire^omme on souflhe fesfons. De chez moi elle monta chea mamèie qui ne Art pas si éfttftfrunls. » In.'« On se ftSt mi peint de oobdttke et de sagesse de n'être pas si bon ni si endimmi; en n'aime ^int i pasKr pour une personne que l'on puisse aisément attaquer , et qui ne sache pas se défendre. > Booid. La ^aitté (Macs.) et l'ttiitié (J.4.) «mt ^pttHeniea , «featâdire calmes au fond de rflme, lorsqu'on ks offense; la lUblesse, la poltronnerie et la politèque sent miéitmntei, c'es^Mire qu'elles n'etreprennent ni ne disent rien pour tirer raisci d'un affront, quoique peut-être inténesreBmî agitées de colère et de ressentimenu
PAtWonnas , wnsm. sentiment dosl nœ sommes anteés en Ihrveitr du pea{de dont noK faisons partie.
Qes deux mots sonrtout modernes :paaNelùMP ne «e trouvait pas dans notre diotiomam À y a cent ans, et cloiieie date de la révolution.
Le poiKoliiiiie est l'amour de la peirie; h cMime^ de êivi$, citoyen, est l'amonr desôtoyetie «ados'oonéitofsns. Le po«r<0f«m# nous inspire de l'intérêt pour tout ce qui regaidela prospérité, la considémtion , la gloire de notre pa^v ; le 9i9kme nous remplît de sèie pour tout ce qui touche les droits , le bien oa Je caJut de ceux qui nous sont unis par tes liens de la communauté de gouvernement. Que, dansnne diecussion eu dans un livee , on se montre grand partisan de sa nation, (^est un efiet an pntmtieme , et non du eivieme; mais qu'on ftese des démarcbes, qu'on s'impose des sacrifiées pour le bien de ceux de sa cité, ee sont des netes de eiokfMf et non de petrMEtme. Tout le mande connaît le "pafrîolfime de notre poète Béra^ger; Charlotte <2ofday s'est temoftalisée par «on eir «time. Avec du pefrfOfiniM on prélèfe sa natioa à toute autre, on ne dit, en ne eeuifte rien qai la puisse nbaisser; avec du oietime on préfiR ses eoneitoyens à soi, on ae comporte à leor égard d'une manière désintéressée. Toltaire dit que le Siètte de Louie JCir, dont il e^ l'kuteiir. respire l'amour de la patrie, mais que cet espnl de fiatriolfiNne n'y a rien dérobé i la vérité. D'autre part, Beaumarchais, qui avait acheté des fusils en Hollande pour les ««vendre é la France à bas prix, obtint des mimatres deséioges surson oieëfiM et son désintéressemeat.
Le poiriof «raie Oit plus général, plus veipe et moins agissant que le etvifiie/ ^^tet plntdt une simple dieperition relative à tont ce qui oonceiae le pays, son paseâ, eonavenir, son rang, ses in stitutions, qu*uae sorte de conduite, une application de la bienftisance ou de la fratemàé envers les hommes qui rimnt aatneUement s«s
STNONYSES X RADICAUX DIVERS.
les mêmes lois que nous. U suffit d'un certain esprit ou d'un certain orgueil national pour avoir du patriotisme : le civisme exige de la génôrofiité, le zèle du bien public.
rAUYRB , GUEUX , KENPIANT » INBICOSNT, fli- CESSITEUX. Qui n'a pas de biens.
Pauvre est le terme le plus général, le plus usité , le mot de tous les styles. C'est aussi celui qui signifie le moins : le pauiore, latin pauper (de pavUum et de porutn, un peu)» a peu, est mal partagé ou malaisé. « Ulysse , rudement frappa àrépaule par Antinous, conjura les dieux protecteurs des pawores de punir ce jeune em* porté.... Pénélope pria Apollon de punir Aette impiété; car c'en était une A ses yeux que de maltraiter un pawûre, » FAv. « Le riche prépare ses greniers pour engloutir la nourriture du pauiTe. » Boss. « Que le fidèle songe que les pauvref , dans le christianisme, sont en quelque façon ses supérieurs. * In. c L'empereur Héra* dius déposa la pourpre et se revêtit d'un habit de pauvre , pour porter la croix de Jésus. * In. aie gouvernement municipal de chaque Tille doit avoir le soin de ses paworte, » Yqjlt.
Le /Mui^ne en sa cabane, où le chaume le couvre*...
;(7i4ettaP, quelle qii*en. soit l'étymologie, et elle est probablement vulgaire, appartient au style lamUier. C'est le mût dont se servent d'ordinaire dans leurs comédies Molière, Voltaire et Regard. De phis, 11 emporte presque toi^ours une idée de mépris, et c'est pourquoi on en a formé Les substantif .^ttetuord et QueusoXlU : le gueux est un homme Ttl, sale, couvert de guenilles, oa un vaurien , un fainéant , un vagabond . « AntinoQs fit des reproches à Bumée d'avoir amené Ulysse. N'avons-nous pas ici assez de gueux et de vagabonds , lui dit-il d'un air méprisant , pour affamer nos tâ)les? » Roll. c Croyez-vous dégrader un ^pauvre de sa qualité d'homme en lui donnant le nom méprisant de gueux! » J. J.. oc Les habitants de Montpellier sont tous également gueux par leur manière de vivre , la plus vile et la plus crasseuse qu'on puisse imaginer. * IB. « Cela irritait beaucoup d'autres philosophes du temps de Platon, qui affectaient d'être gueux et sales , comme Diogène. » Fétv. « Quatre cents geatiUhommes hollandais vinrent présenter une requête contre l'inquisition à la i^ouvemante Marguerite, duchesse de Parme. Les seigneurs ijui l'accompagnaient avaient dit par mépris que ze n'étaient que desjgueux, » Boss.
.Savez-vouB
' Quel jQgemeEt on fait du eheiz capriefeoi
Qhi ptfur Iteane, difc-en, vom désigne en -ees 'litoz
On nbot d»rÉgrpte, weilUe eoureiiie, ,iSH ^ie.Belie eniploi niest qa'nn oéiisr de
J^en ai rougi pour vous. Mou
..Le «letuitaal mendie, demande l'aumOne, ond la main, sollicite la charité de ceux & qui L s'adresse. « Ulysse entre sous la figure d'un sendtant.*.* Minerve le poussa à aller demander aumône aux poursuivants. * Fin. « Un vieux tendiaut vint me demander l'aumône. » Las. Pourquoi ne récompenserais-je pas Téloquence
de ce mendiatU qui me lemne le cœur et me porte à le secourir, comme je paye un comédien qui me fait verser quelques lannes stériles 7 » J. J. C'est bien aussi le plus souvent l'occupation du guetUD^ mais non pas toujours : « Les philosophes cyniques n'étaient i proprement p^ler que des gueux, A la vérité Us ne demandaient pas l'aumône comme nos mendtanto, mais Us grondaient quand on ne lenr donnait rien. ^Lkb. Au surplus, quand même le gwux aurait j>onr caractère essentiel de mendia, tout commcle mendiant ^ il différerait néanmoms de celui-ci par sa bassesse, sa lAoheté, par l'infamie de son métier ou le hideux aspect de sa personne.
c Une chose sur laquelle j'avais peine à. tomber d'accord avec elle était l'assistance des mendiante. Comme c'est ici une grande route , il en passe beaueoup, et l'on ne zeiuse l'aumône à aucun. Je lui représentai que ce n'était pas senlemeat un bien dont on privait ainsi le vrai pa%^ ors, mais que cet usage contribuait i multiplier letguâux et les vagabonds qui se plaisent À ce lAohe métier. » J. 1. « Xln paMvre, que j'avais déjà renvoyé deux fob sans le regarder, vint pour la troisième me demander l'aumûne. le m'impatientai, et donnant assez rudement de mon gant sur le visage de ce mendiatU importun : Vilain gueux , lui dis^jet jae veux'*tu pas jne laisser en r^pos? » Lbs.
L'tadigenl souffre, est dans un état de peine. Indigent est le iatin indigens* qui vient d'e^ene , éprovfver un besoin, êtrefurivé, d'où s^eaCof, privation,, misère, c Us ne voudraient voir daas i'fglise de Jéaus-Christ que. ceux qui portent sa marque, que des jianvrss, ,q«e des indigmtty que des afiligés» que des misérables. » Boss. « Le pau/vre endune toutes les misères de Vinàigence.» BooBDkc Maman devait éprouver toutes les peines de l'tndtfenc^ et du mal-être, .après avoir passé sa vie dans l'abondance. »J. J.
Par le seeevra de caUe iateUigeoee^ Riches sans bieoa , pauvres sans indt^mce^ Ils (les mortels) Tivaient tous également heuxeez. J. B. Rouas.
Le nicessiUu» a besoin et grand besoin de secours. Ce mot A rapport. Jion pas, comme le pnecédent, à la position triste et malheureuse du pauvre , mais à ce qu'elle réclame , aux moyens de prompt .soulagement qu'elle appelle. Si l'inrdigent pâtit, le nécessiteux est pressé d'argent, ou d'assistance; l'tndi^enl montre plus ou moins de constance, le nécessiteux a recours à telle chose ou A telle personne. < M. de Larocheibueauld, toujours nécessiteux et piteux au milieu des richesses et en proie à ses valets, obtint, sa vie durant seulement, quarante-deux mille livres de rente.... 9 S. S. « Le duc de Guiche, homme avide et nécessiteux y comme tous les dissipa ^ teurs. 9 Mark. « Permettre (pendant le carême) l'usage de la vhmxle aux DamUles nécessiteuses qui auront un pressant besoin de se sustenter par tous les aliments qu'elles «pourront trouver. » Fj^. c Sans cehi (l'obligation d'assister les pauvres) que feraient tant de misérables et de nécessiteux? A qui auraient-ils recours? Dieu leur a-t-il donné l'être et la vie pour les