‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 366 sur 426 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

laisyr périr de calamités et de besoins? • Bodrd. < Abraham prenait pour son partage le soin et Tobligation de servir les nécessiteux, » Boss. c L*homme est , de sa nature , indigent et nécessiteux; la société n'est autre chose qu'un cercle de besoins et qu'un échange de secours. > Maric<

PAUVRETÉ, DISETTE, INDIGENCE, KISÈRB, BESOIN, NÉCESSITÉ, DÉNÛIOÎNT. État d'une personne qui est sans biens.

La pauvreté consiste à en avoir peu. Pauvret, pampertaSj de paulum et de parum, un peu, est l'expression ordinaire , la moins déterminée et la moins forte de toutes. Le pauvre n'est pas riche, est malaisé ou insuffisamment pourvu; et peut-être Tentend-on relativement à sa condition ou aux mœurs du pays, en sorte que ce qui est pauvreté ici serait richesse ailleurs et qu'on appelle pauvre un homme possédant un bien qui ferait la richesse d'un autre. < L'ftme regarde comme un néant tout ce qui doit retourner dans le néant, les biens, la, pauvreté y la disgrâce, la prospérité.... » Pasg. < Les Cyrénaîques disaient que la liberté ni l'esclavage, les richesses ni la pauvreté ne faisaient rien pour le plaisir. » Fiir. • /'ai épuisé ma fortune , dit Nérestan :

Une pamneié noble est tout ce qui me reste.

Volt.

La disette est une espèce à l'égard de la pauvreté : elle consiste dans un manque de vivres, et n'a aucun rapport à la richesse proprement dite. Elle résulte presque toujours d'un accident, d'un défaut d'approvisionnement ou d'une mauvaise récolte. «Mériter de trouver, au lieu de l'allégresse et de l'abondance, la ûdm, la soif et la nudité , et une extrême disette, > Boss. « Louis XIV avait donné du pain au peuple dans la disette. » Volt, c La crainte de retomber dans la disette ferma nos ports à l'exportation du blé. » Id. «Quand l'figypte éprouva la disette , Pharaon aurait dû ouvrir ses greniers gratis. » In.

Vindigehce {indigentia, A'egere^ éprouver le besoin) est la pauvreté qui se fait sentir, dont on souffre, qui consiste en une privation. « Les riches vivent dans l'abondance, tandis qu'une multitude presque innombrable dHndigtnis ressentent toutes les rigueurs de la pauvreté et de la disette, » Bonan. « Cette tendresse de charité et cette disposition sans réserve à secourir les indigenJts et ceux qui étaient dans la souffrance. » Id. c Sachez que Vindigence est moins dure , moins cruelle à supporter que la réputation littéraire. » J. J.

'Ces trois premiers mots se disent au figuré, et ils y 'gardent les mêmes rapports d'opposition : pauvreté d'idées, disette d'idées, indigenu d'idées. Fauvreté marque le peu ; disette , le manque-, indigence y l'état pitoyable de la chose par suite du défaut dont il s'agit.

La misère est une extrême indigence, c Jésus- Christ cherche ces forts et ces courageux qui ne rougissent pas d'être compagnons de son tndtgence et de sa misère,* Boss. On ne souffre pas seulement de la misère , on en meurt. Si Vindigence nous touche , la misère nous fait saigner le cœur. On dit les peines de Vindigence (J. J.), et les horreurs de la misère (In.). < Je connais Vindigence

et son poids, mais jamais elle n*a suffi s^ pour déterminer un homme de bon sens à s*dtff la vie.... Il est pourtant des cas où la misère ei terrible, insupportable....» In.

Le &esotn et la nécessité^ au lieu d'être salie»tift comme l'tndt^ence et la misère^ soDt an c» traire objectifs, c'est-à-dire relatifs anx seeaon qu'on attend, au soulagement ou au remèàe dont il est hesoin , qui est n/eessatre , qu'on durche et qui doit venir du dehors ou des antres: subvenir à des betotnf , à des néeessiiée. Seulement le hesoin^ moins urgent que la nécessiU, constitue aussi un état moins complet et moins durable , ce qui est prouvé par cda seul qne le mot })esoin s'emploie de préférence an ^uriel. c La nécessité de ces pauvres nouyelkmiâxX convertis est très-pressante, et si l'on ne pooiroltl leurs besoins y il est évident qu'ils doirent bientôt tomber dans l'extrême misère.» Bonu. cla nature instruit les animaux à mesure qne la nécessité les presse, mais cette science fragile » perd avec les besoins qu'ils en ont. » Pasc Li besoin peut aller tout au plus jusqu'à être preisant : un pressant besoin (Boss., Volt-, J.J.). L'épithète d'urgente s'applique plutôt à la méceh site : une nécessité urgente (Volt. , Mol. , SL S,).

Le dénûment a cela de particulier, qa'Ù suppose un état antérieur d'où on est déckm : c'est un dépouillement « Un philosophe jeta àass la mer tout ce qu'il avait amassé d'or et d'argent, et se réduisit dans le dénûment le plus réel et le plus parfait de toutes choses. • Bodbb. « Le d^ nâmenf que Dieu vous demande (à une religkeuK) est quelque chose d'inconnu.... On profite infiniment en se dépouillant de plus en plus de l'attachement à ce que l'on est et i ce que l'oB a. s Boss. c Lorsque Jugurtha eut été dépouillé d'argent, d'honunes et d'armes, il taoîl» dans un trouble affreux.... Reprendre les annes dans le dénûment général où il se trouvait lui paiaiaaah de tous les partis le moins soutenable. » lUiix.

PAVER, ACQUITTEE. On paye et on ocgnàle une dette , c'est-à-dire qu'on donne ce qa'û îsat pour la faire cesser.

Payer ^ c'est satbfaire ou apaiser, paeare, le créancier, ou remettre ce qui a été oonveâu, quod pactum esU Acquitter ^ rendre quitte ou tranquille , quietus^ c'est libérer ou déUvrer d'un fardeau, ce qui revient au latin sokere, délier, affranchir. On paye une dette en payant ust somme d'argent, le prix de la chose, lapersanne à qui on doit , en lui donnant tant en retour de ce qu'on a reçu ; on acquitte une dette en s'eequittant y ou en oequittant un devoir» une obligation. Payef vos dettes, vous aurez donné ce qu'il fallait, on n'aura plus rien à vous réclama-; acquittez tos dettes, vous serez libre, ▼ous n'anrez plus de souci à cet égard. Le payeweiil arrête les poursuites commencées ou possibles, contente le créancier, opère la remise de ce dont on est d'accord-, Vacqumement opère la décharge dn débiteur, l'acquit ^e sa conscience. La dette pay/e est éteinte; la dette oc^uttl/e tous dégage. Il faut payer d'abord les dettes qui Tont toujoois grossissant d'année en année et celles qu'os a faites avec des gens peu aisés; oc doit o^itter

SYNONYMES k RADICAUX DIVERS.

L'abord les dettes dlioBiieiir et celles qni pisent e plus. On paye la dette de la nature , on acquitte a dette de la reconnaissance : l'une est forcée et son pas & notre charge; l'autre dépend de la rolontè et constitue un devoir.

Gondé se retranchait pour payer ses dettes , ne roulant pea soutenir sa condition aux dépens i'autrui (Bourd.). < On ne dit pas que ce jeu a smpdché de payer ses dettes. » lo. < Il se peut Taire que les ftmes du purgatoire n'ayant pas a.cheT6 de payer à Dieu ce qu'elles doivent i sa (uslice , souffrent au milieu des flammes qui les purifient. » In. — Qui acquitte ses dettes se soulage d'un poids plus ou moins grand. «Mes dettes de Venise , dettes d'honneur , si Jamais il en fut , me pesaient sur le cœur. Je saisis le moyen qui ae présentait de les acquitter. » 1. 1.

On paye ses dettes sans les acquitter , s'il en reste quelque partie dont on soit encore chargé, et par conséquent acquitter veut dire payer entièrement. < Mon fils trouve l'invention de dépenser sans paraître , de perdre sans jouer , et de payer sans s'acquitter. » Siv. « Voilà une dette bien établie (celle de la charité) , mais il ne suffit pas de la payer une fob , et elle ne peut être ctequittée que par un^ affection constante. » Boss. « La dette de la charité fraternelle a cela de propre, que, quelque soin que nous prenions de la bien payer, nous ne pouvons jamais en être quittés, 9 In. c Une loi de Seztius touchant les dettes portait qu'on déduirait sur la somme principale les intérêts que les débiteurs auraient déjà payés, et que le reste serait acquitté en trois années. » Cord. c Cette loi regardait les dettes , et partait qu'on retrancherait du total et du principal de la dette ce qui en aurait été payé en arrérages, et qu'on aurait trois ans pour acquitter le reste en trois payements égaux. » Roll. < Commençons par payer les dettes de mon fils , dit-il. Toutes furent acquittées dès le lendemain matin, s Volt.

L'ttlilète avait promis d*e& pajrer un talent (de son éloge folt par Simonide) :

Mais, quand il le vit, le galant I^en donna que le tiers ; et dit fort franchement Que Caitor et Pollm aequittasteni le Teste< Lav.

PATS , COIITBÉB , BÉ6I0N. Ces mots servent à désigner les grandes divisions de la terre.

Pays est le plus général des trois et peut toujoars se dire à la place des deux autres , quand on ne tient pas à s'exprimer avec une entière exactitude : heau pays , pays fertile ; pays élevé , chaud ou froid. Mais il a aussi une acception propre et distlhctive. Gomme il vient de pagus^ village, il se rapporte aux hommes du lieu qu'il signifie, à leurs relations, à leurs mœurs, à leurs institutions, à leur manière de vivre et de se gouverner : pays civilisé, pays libre; pays catholique ou protestant; les vœux, l'esprit du fNiys, c'est-à-dire de la patrie ou de la nation; avoir la maladie du payf , nul n'est prophète en son pays. « Notre foi est de tous les temps , de tous les payf , de toutes les nations du monde. » BouRD. c Les pays même les plus dissemblables pour l'humeur et les manières ont produit des saints qui se sont tous ressemblés. » MjLfs,

Ctm^ée.Ae eonJtra^ contre, vis-à-vis, en face, comme Tallemand gegend, de gegen, équivalent du latin confra , signifie un pays relativement à son aspect. < Lorsque Holse voulut établir Bléazar grand prêtre à la place d'Àaron , il le conduisit sur une haute montagne, d'où l'on découvrait tout le pays du Jourdain , l'abondance et les délices de cette terre sainte qui devait un jour être son partage , et ce fut à la vue du lait et du miel qui coulaient dans cette contrée heureuse , qu'il le revêtit des ornements sacrés. » Mass. « Loth leva les yeux , vit à Tentour une contrée fertile, douce, aimable, riante, et se détermina là- dessus pour le pays de Sodome , sans examiner s'il y avait de la sûreté pour lui. » In. «Vous avez préféré à toute autre contrée les rives de l'Euphrate pour y élever un superbe édifice. » Labr. < Voyez ces plages désertes , ces tristes contrées où l'homme n'a jamais résidé, couvertes ou plutôt hérissées de bois épais et noirs. » Buff. < L'aigle, planant au-dessus des différentes contrées , peut s'en former un tableau dont l'homme ne peut avoir d*idée. » In. c Le jour suivant, dés le matin, le consul se trouva au haut du mont Ciminien. Contemplant de là les riches contrées de l'âtrurie , il fait descendre ses soldats pour aller piller le pays. » Roll. < Marcius avait eu la précaution de s'emparer d'une hauteur , d'où l'on découvrait tout le pays des environs de Dium et de Phila; ce qui anima beaucoup les soldats, qui avaient sous leurs yeux des contrées si opulentes où ils espéraient s'enrichir. » In. — Une seconde nuance de contrée tient à sa tenninaison : ce mot se dit d'un pays considéré matériellement, eu égard à ce qui le compose ou à ce qu'il contient, à ce qui I en sort. < Ces couches de pierres calcaires com- ^ posent nos collines, et s'étendent sur de grandes contrées dans toutes les parties de la terre. » BoFF. « Les Açores, les Canaries, etc., paraissent être les restes des anciens continents qui réunissaient nos contrées à l'Amérique. » In. Le même écriTain dit à chaque instant : ce minéral ou cet animal se trouve dans telle contée. « L'es* pèce primitive et principale de la poule sultane est originaire des contrées du midi de notre continent. » Id. c La contrée de l'Afrique la plus riche, ou du moins la plus ancieunement célèbre par son or , est celle de Sofala et du Monomotapa. » Id. < L'Amérique , surtout dans les contrées méridionales, est assez abondante en sel marin. » In. « Les peuples de la Macédoine étaient très; propres à la guerre; et il fallait bien qu'ils tinssent cette qualité du climat, puisque encore aujourd'hui les hommes de ces contrées sont les meilleurs soldats de l'empire des Turcs. » Mon- TBSQ. « Les peuplades de l'Asie Mineure ont trouvé dans ces contrées (la Thrace et la Grèce des montagnes et des bois , des plaiaes plus pe- ' tites que celles de leur patrie. » Cond. « On ne parle plus d'hommes dans vos contrées , mais ' seulement de renards et de loups-cerviertf. > Labr. Une contrée riche, fertile, abondante, ou le contraire. « Les fleuves arrosent la terre et répandent dans les diverses contrées la fertilité et l'abondance. » Labr.

MUXlftMB MHirift:

MigiMh l«li& riffftOr d« tegtn^ diriger, mar» qu« d'âboid la- direction !oa représente un payr quanii.ea sitoatioa haute ou bûse, méridionale ou septentrionale, orientale ou occidentale, et par suite quant à m température. C'est un terne, non plus concret et pittoresque, conune le pré*cédent, mais abstrait, un terme de géogr^^hie physique, qui n'est relatif qu'an degré , au degré d'^Tatioa ou. de chaleur; et cette idée acfes<soira-ae ntoouTe même au figuré : lès moyennes r^^ioM da la soienfia^(AGAD.>;

Lse hamea régimu- de la philnenphie. Mol. « Le lama et le paco habitent les régiom les plus élegpées du globe terrestre et semblent avoir besoin de respirer un air plus vif. » Borr. « Les élans et learennes auront d'abord abandonné le plat pays, et se seront retirés dans la région des neiges, sur les hautes montagnes. » Id. < Le feu de TEtna n'agit plus aTM violence au sommet, et toutes- les éruptions modernes se sont faites dans les rëgtom plus basses de la montagne. 9 In. c Les régions qui sont sous la zone tocride. » In. « Le magnétisme vient des émanations de la chaleur piopre du globe, lesquelles, partant de l'équateur et des régions a<Uacantes , se portent en se oourbant «t se plongeant sur les régions polaires, oA eUas tombent, dans des directions d'autant plus approchantes de la> pei<> . pendicnlaire, que la chaleur est moindre. » In. * c Ob peut se servir de cette direction de Taiguille aimantée pour connaître les régions du monde, et pour savoir par quel rumh de vent on doit naviguer. » Rolu Les mines où on tra^ vaille à extraire les métauK aont des régions sottiBiTitoes (Rioii.). D'antre part, oa dit les r^fîOM4Ustaiea on boréales; des régions glacées ou glaciales, tempérées, brûlantes, etc*

L'£gypte et l'Asie Mineure étaient des pags gouvernés par deareis; c'est de ces contrées que la Grèce tira presque toutes ses colonies; et c'est danaces réffions, loin des incommodités causées par l'excès du chaud et du froid,, que l'esprit hmain s'est développé d'aboid (Goirn.)*

La Chine, ce ppigs très-anciennement policé , est peut-être une contre qui abonde en mines d'or intactes et riches; car l'or qui circule à la Chine vieqt du dehors , et c'est une r^^ton qui a joui à Torigine, comme toutes les autres, d'une chaleur suffisante pour donner naissance à ce métal (Buvr.)*

PÉKATBS, LAlKi» Dieni domastiqiws dea ao* cie» palena.

Les pénaus , de psmus provision, comestibles , richesses, ou depeiutiia, bien avant, au fond, étaient les dieux pourvoyeurs du ménaget ou les dieux intérieufs, ceux, qu'on honorait dans la partie la plus retisée dSe la maison. Les iarei , du notr étrusque lofs y qui signie un chef miU-» tain k un seigneur , et peut avoir du rapport avec l'angUis lord et l'écossaiaioiird, élaisoties dieux détoseurs ou gardiens.

Les pénsOêSy d'une origine divine, veillaient secrètement à' l'abondance, à la prospérité du dedans, à l'acquisition et à l'accroissement des richesses; leslorsf , qjû le plus souvent aveient me origine humaine, n'étant pas autre chose

qne las mânes des héros, des* aneètcea en, dt» justes, devenus génies tutélaires dea iRvanla. veillaient à la sdrelé, à celle des peraenaeaevtout , écartaient les^périls dn dehors*

« Avertie qu'on allait venir A.etta-(poax règoi^ ger) , cette infortnnée prin6esse.(Héraclée , £amme de Zûî{^) s'était ré&igiée avec saa deux fillss dans le lieu le plus retiré de sa maison, Ters es» dieux pénaUet, » Roll. « Les dévotes (ronuxoes] avaient parmi leurs pénaU» le dieu de la chaise percée, éenm stereuttinn. » Yolx. « Le pseux Ënée , en fuyant de Tïroie an milieu des ffsmmrgf ne manque pas d'emportor ses pémte^ ses pecita dieux. » Ii>« — c Chaque citoyen, dit Horaœ à Auguste, vous mrite comme un dieu tniè* laire.«. , et il voua rend le même cnhe qu'L ses. dieux Iwres, comme la Grèce raconnûssaoBle a. divinisé Castor et le grand Hercule. » Eou^ cQa appelait les âmes (des déftmts) de noms qtà signifiaient ombres, m^s, génies, déoMQs, . spectres, Zerer, larves, fkrfkdets, esprits, etc.» VoLT.c Demandex à «s sots (Tes jinif niitsi] ilT rie se croient pas les dieux, de la. Tnnee , ses dieux tutélairea, ses dieux vengeurs, ace dieux lares 9 surtout depuis qu'il» ont chassiles dieux Urss des jésuites? » Iw

m Les deux rois ^omulos et Tafîtis) se jendfrent à Lavînium au si]ûet dTnn saczâce qolOs devaient offrir en personne aux &as. de leurs pères, c'est-â-dire aux dieux p^aotes dea IVoyens, pour le bien de FStat. » Roll. Loi»* qu'il s'agissait, non pas du iuen de l'fitxt, mais de sadéfense^ c'est aux dieux lêrss «pfoaadrttsait sea prières; ce sont les dieux toar quIoiiK qiia Décius.(Bou.. , Coiin.) au moment deise^dévouer pour procurer la victoire asa HoBBaina. Ijes. Romain» abandonnent leurs mnns pour courir à Pharsale. « Ancun d'eux n'est ntemi ni par les gémissaneots d'un père, ni par les larmes d'un» épouse , ni par sealsm ({uTîLeBfebrasse et qu'il appelle au secours de te». jQVxa menacés. > Marm.

PénaUsrmt dievena/an-nom eomunm pcnir exprimer la maisoa de q\ielqa'a& et même ses tteubieaisevAtr ses; p ^îiatea, emporter sesptfw fiaresw m Vous veiUena l'un sur feutre, es. asrte que vous vous rendiex. tou» deux A vos j^aeles, sains et saufs. » X, J. larsa est resté un. terme de mythologie; un seul exemple de r^fantai^^ : 0nrat,

Des àares patenels un. jpor se tSDU«a eofil, n'autorise pas à.dtre d'une manière gènérafe «vee l'Académie (t83&) qu'en poésie en emploie aossî lores pour désigner la maison» la demeure.

PSOriUlIT, DOBABT. Ces deux prépositions marquent simultanéité entxe un événement et un autre, ou entre un événement et une certaim portion du temps : telle chose est arrivée i^eMbat ou diifunl votre voyag», pendant ou durant Diiver.

Mais pendant exprime une simnltantilé vague , une rencontre en un seul point qui n'est pas déterminé, une époquer Telle personne est morte penéêM votre voyage,.peiulafit l'hiver. Sn Orient, on se baigne pendant le jour, et sur le soir cd. se lave les pieds (Boas.), c jpenda«l les trois WBoées

SYNOimiBS h RADICAUX DIVERS.

e sa prédication, Jésiu-Ghrist appalle à sa )mpagnie et choisît pour sas apdtres des gens IBS science, sans étude, sans crédit. » Paic. Lonis XIY a bien (ait parler des gens pendant i Tie; tout le monde s'est tu à sa mort. » MoniSQ. — Durant indique une simultanéité contile, une coïncidence exacte, une rencontre en us les points, en sorte qji'il signifie tout penmt. J'ai toujours habité la campagne durant ytreyoyage ou durant Thiver* Attacher les spectenrs durant cinq actes (Eac.)* « L'eselayage oii

crainte de la mort m*a tenu durant tout le mps de ma yie. » Boss. « Xa déclinaison da liguiUe aimantée s'est trouvée constante àQuéîc durant une. période de trente-sept ans. » Tsrr. « On jeta , pendant la marche , beaucoup argent au peuple , et, durant trois jours, on fit B grandes réjouissances. » Lbs.

Une seconde di/ïérence consiste eaceque du* mt arrête l'esprit sur tous las points du temps a du second événement, et le lui fait sentir 3mme durant^ comme étant d'una lon^euc in** [ipportable.

... .Oh ! que j'ai aouflTerttiwraff^celentKeUenl Uoiu 'est-à-dire, j'ai souffert pendant oat entretien , et

a été bien long I « Durant ces journées et ces uits, où, séparés de toute société et de tAUt >mmerce, les prisonniers n*ont, dans Thorreur 3s ténèbres, qu'eux-mêmes avec qui raisonner.]» ouRD. « Les homicides étaient soumi» à. la péni- Dce durant toute leur vie. » Pasg. < Est-ce U >ut ce qu'on a pu faire durant si longtemps? » >. c Corruption soufferte durant trop longîinps. 9 iD. flt Elle a contrecarré, une heure urant, les choses que je veux faire, » Hol. Cj&tte ptitude même du mot durant à se mettre après ! nom qu'il régit prouve qu'il est propre è> faite lillir, à grossir la chose désignée par ce nombril dira, au contraire, avec pendant :

pondant cet heareux temps (ceh4 d* «on mainte, passé comme un éclair.

Je me couchais sans feu dans le fort de l'hiver.

Mol.

Qtxand même les preuves de Pieu métaphysiles serviraient à quelques-uns , ce ne aérait que mdant l'instant qu'ils voient cette démonstrar 3n. » Pàsc. « Pendant le peu de séjour qua j» isaîs près da. mon père, c'était. 4 qui me fêteit. 3» J. J. — « Cyrus passait tcois mois à SLuse, mdant le printemps; et deux mois à Ecbatane, êrant les. grandes chaleurs de l'été. » Roiu jPendanr ces jours, durant ces tristes scènes^ Que raisiez-vouB dans vos cloîtres déserts,, Chastes Iris du couvent de Ne vers? GaassET. V^ESXDAm QUE, TANDI& QUE. Ces adverbes priment tous deux qu'une action a lieu dans b Ime temps qu'une autre.. Fendant que ou ton* s q^te Jésus-Christ vécut panni les hommes, U 9 instruisit. Mais Use trouve, entre evXi deux GTérences.

D'abord, pendant surmarque aimultanéitÂ, «t ndis que , simultanéité complète , entière coûxt lence de deux, événements^ Pendant gua, îst-à-dire durant le temps que; tandU qve, îst'à-dire durant tout le temps que. TandU que t le tamdiu de» Latins, lequel signifia tant qm.

autmit que,. aussi )en(yleiiipi çiie. « Wmt eel un$

conjonction, dit Voltaire, quand il signifia ttmdiê que : elle sera aimée tant qu'elle sera joUe ; o'ea^ à-dire tandie qu'elle sera jolie. » Les eionpisa. qui suivent aerviront k écjaircir et à juitifiet catta distinction.

FiNBi^oH. V c Pendant que Mentor pariait ainsi avec Nestor, Idoménéa et Télémaqua les Vi9v^ daient du haut des mura da Salante. » 2* < Ûu*ad le vaisseau fut parti, nous ne cessions de noua, regarder, tandis que nous pûmes nous voiff.». c Tandis, que les Cretois conserveront ces passagea, noua croirons toujours qu'ils. Teuienlusur^ per nos terres. » -^ MovTBSQUJBir. l*c Pendant que Thémira était occupée au cuit* de la déesse, j'entrai dans un boia solitaire. « c Darius avait laissé l'Egypte dégarnie de troupea, pendant qu'il assemblait des armées dana un autre univers. « 2<> « Le sénat avait refusé k Pyrrhus da ftiro aiH cuQ acoomioodeiftent, toiutts qu.'il serait en Itan lie. » « Tandis que la peupla da iUuna ne lÉi. corrompu que par sas tribuna, le> sénat put aiaé% ment se défendra* «^Bouwaj^ovk. l* « Madelaîaa* se dévoua à l'homma-Dieu, pêndatU gufil vécut sur la terre» Ella s'aitaahait i éeottter Jésua- Christ» pendaeit que ICartàe a'empieflflait à le eer* vir. » 2* « Nous aimons la médisance, i^n^ie qu'elle s'attaqua aux autres. »• T^n4ù que oetta compagnie (le parlement) subsiatera, il (Ijuwî* goon) y sera eu vénération. » « La mystèradis la descentsdu $aintofispnt.Habsiatiffa^ tmKlieqii'il y aura des fidèles en Àat d'y partjeiper. 9 -^ ¥ol> TAïaa. 1* c Fendtmi q^ CharleaXU s'éloigna^, les Rttssea saisirent, son artUleria dajta k OMotp^ devant Pultawa, son bagage, sa oaiasa aulâ" taira. » %""' Dans le Triumvirat , Julie dtmaedo la mort à Oelava et ajouta ; Tandis quM j(i vivrait tes jours sep^ en danger*. Dans las.pa«iagea citéaki, où. sa trouve taii4ia qy^, pendant que sarait i«apfopra : il n'indiqu»r rait pas qua la fmoièd/e action est exaotemenrt d» la méma daréevqua*]» pisemitee, qWil y atooeri»pondaufia- parfaites entee l'una- et l'autre sona la. raiHpori du tampa^^ «t a'eat un« pcéoiaioB eaaai^ tiaUa d»j» 6» axampleet

En second liea,.p#ndati(qii^déaiflpa unaatp multanéité entra^ deux acti^ona quelcoAquci,. et tandis que^ conviani metm, peiur luafquar uqa iIt multanéité enire dea aatwna. ojppaaéaa» .fsû c#9r tiaatent L'une «vaa. l'aMa; G'esk aa^maVieQreix4* qai , pendtmt- qae j'énls^ ||'4i«4iiurraasareflKit-deaes.inpflrtiBaic«s. lioia TjtmUs ^fte éa>vousiVQiQ je.flniitai d'taipalience» Youswtéfoaigiias* vqaMauii» Um^ riadifféreiief).

bu Ce même caBaotéca distinotif da tOÊ^dk. qtu^ a» mnntra dans les paasa^ea suivants* « ttana Isa geuvememants despotiques, il n'y a qu'un homme exoirbitammaot fav4Nrisê dala fortUDa4 tandif qua tout la raaUaq^eaft ou«i»9é.^lCQHTsaQ. « Laa V4^ nitiaos protestaiout da lawr fidélité é observer la neuicaUté^ tandis. qu'iJa fawniaaaiefli puhlidp»^meut des oiuni^<»i^ a^x, troupea autnchiannÉa»*» J. J. « On ne peut entrer dans les intérêts duiypoi* chain» tandiaqu'ea est raïuF^i des siens proprea.» Bouao. « Les Sgyptiem étaient plongea dans Ja*

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