DEUXIEME PARTIE
épaisses ténèbres de la nuit , tanâi» quê les Juifs jouissaient du plus beau soleil dans la petite contrée de Gessen. » Volt. « Assujetti i la frugalité et à la modestie de sa république , Jean de Witt n'avait qu'un laquais et une serrante, et allait à pied dans la Haye, tandis que, dans les négociations de l'Europe , son nom était compté avec les noms des plus puissants rois. > In.
PÉNÉTRABUE, PERMBAIILB. Adjectifs qualifieatifii d'une chose dans laquelle une autre peut entrer.
La chose pënétrable , de penflrare , fait de peniîui , au fond, ou de pandere, ourrir , en admet une autre dans son sein : une forêt est pénétrahle, quand elle n'est pas trop épaisse, et une éponge est Je sa nature pénétrabU à l'eau. La chose perméable^ du latin perlneort , traverser, en laisse une autre non-seulement s'introduire en elle, mais encore aller au delà; c'est comme un crible : l'eau est perméable à la lumière , la toile non cirée Test i l'eau. Dans le sanctuaire impénétrable (J. B. Roues.) on n'est point reçu; à travers une chaussure imperméable (Acin.) l'eau et l'humidité ne passent point.
En physique, la pénétrabUité est une propriété imaginaire qui consisterait en ce qu'un corps pourrait céder la place qu'il occupe à un autre sans cesser de l'occuper lui-même; ce qui est visiblement contradictoire et oblige à considérer tous les corps comme impénétràblee. Vais la perméabilité est une qualité réelle, conséquence de la porosité , et en vertu de laquelle tous les corps permettent une entrée on un passage plus ou moins libre, sinon aux liquides et aux gax, au moins à la chaleur ou i la lumière.
fPBNSÈB8,RiFtBXI0IIB. GONSIDiRAnORS; — 2* OBSERVATIONS, REMARQUES, NOTES.
Ces mots sont pris ici dans leur acception littéraire , c'est-à-dire en tant qu'ils signifient tous des fruits du travail de l'esprit, déposés dans des outrages qui en tirent quelquefois leurs titres. Les Pensées de Pascal, les Peneéee d'Epictète et de ICarc-Aurèle ; les Béflemions et Maaimes de Larochefouoauld, de Vauvenargues; les Coneidératwns eur les mœurs de Duolos, les ConsidéraHone de Saint-Evremond sur les Romains , les ConeidéraUans de Hontesquieu sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence ; nous avons de If me de Staël des Réftegians sur la pats intérieure et des CansidéraHons sur la RévoUÊ/Hon française. — D'autre part, Voltaire, dans sa correspondance, appelle tantôt o^teroatfOiM , tantôt remarques et tantôt notes ce qu'il a écrit dans ses Commentairu sur Corneille ; rarement un traducteur peut faire entendre un texte sans oftservoliofit , sansfemorgitef et sans ttofes ; l'Académie a donné des observasions sur quelques odes de Malherbe (Fitii.) , des rema/rques sur le Cid (Id.) , et ses noies sur les CornmenUkires de Voltaire ont été très-utiles à celuici (Volt.) ; il y a de bonnes ohservoliofw dans les Rmatques de Vaugelas sur la langue française, auxquelles Thomas Corneille a ajouté des noies (MAaif.).
Le partage de ces mots en deux classes est indiqué , sinon justifié , par l'Académie , qui définit
l'un par l'autre , d'un côté , pensées , rtffleapûMi,
considérations, de l'autre, o&eercoUoiM , reaurquu et notes. Im pensées^ les réfiesBÙms et ks considéffatiùns sont les productions d'un esprâ occupé en lui-même, méditant, raisonnant , « rendant compte des causes et des «flaU : eSk% sont graves, sensées, profondes. « Quelle pensit pour un riche au milieu de l'abondanoe que cette réflexion : Il faut mourir I... Quel souTenîr pour ce mondain que cette sombre et déeolaate amsidération : Il faut mourir t » Boes. Les observotions , les remarques et les notes sont le résnJtat des études de l'esprit appliqué à un objet , dont il cherche à prendre et à donner CMinaissaoee : elles sont exactes , justes , fines , instructives. Les pensées, les réfleaions et les coiisid^ralieiis ont pour auteurs des philosophes, c'esl-à-dire des penseurs, des hommes qui ne sont m vrréfiéthis, ni îfieonstd^^; un critique, un oommentalcnr, gens habiles à saisir et à relever les qualités ou le sens des choses, font des observafÛMU, dei rewuirques ou des iiolef .
1* Pensées , réflexions , contid^raltons.
Les pensées sont destinées à faire pciuer, à suppléer à la stérilité de certains esprits; ks ré- /lesîdtis, à guider; les coiuid^raf tom , à rendre raison ou compte.
Les pensées sont des créationa et «ne ressource pour les gens peu inventifs, peuféconàs par euxHnêmes; les réflexions sont des enseignements , des règles, elles apprennent à se biea conduire; les considérations sont des dissertations , elles apprennent à bien juger.
L'originalité convient aux pensées; au réflexions^ la sagesse; wax considérations ^ la science et la logique.
Un homme de génie donnera des pensées; on moraliste ou un artiste expérimenté et capable de tirer du passé des inductions pour la conduite à venir , des réflexions; un historien philosophe, des eofitid^^tiofw.
Tout cela est conforme au sens fondamental de ces mots : le penseur trouve et produit des idées nouvelles; l'homme réfléchi n'agit pas étourdiment, rentre en lui-même, sait profiter de l'expérience, prévoir, être prudent; eoiimi^er, c'est examiner, rechercher les cannes et les effets, le pourquoi et le comment des choies.
2* Observations , remarques , notes.
Le mot notes ne présente pas de difBcnUés. Les noies servent à éclaircir ou à expliquer un texte; elles doivent être claires, précises et courtes, comme les notices et les notions. Cela peut être entendu sans notes (L&r.). « Voilà qai est clair; il n'y faut point de notes ni de commentaire. » Boss. « Je n'ai point chargé les Caractères de Théophraste de longues et curieuses observations et de doctes commentaires, qui rendissent un compte exact de l'antiquité ; je me suis contenté de mettre de petites noter à côté de certains endroits, afin qu'on ne pût douter du sens, 9 Lab. .
Quant aux obsereaftoas et aux remarques, les unes sont plus savantes, plus curieuses et plus recherchées que les autres; car on observe ce qu'on étudie, et on remor^fue ce qui frappe.
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
Encore que mes remarqiui , qui consistent en es faits constants , ne souffrent point de répUaes , je les fortifierai par d'autres obtervatiom Qcore plus couTaincantes. « Boss. Ainsi , dans n autre genre , on dit les odseroolions d'un hysicien , et les remarques d'un Toyageur : « Je uis ajouter à ces obtervaHom (des géologues) ne revMrque faite par la plupart des Toyageurs, *est que.... » Buff.
Les observations sont aussi plus subjectiFes, titts personnelles, plus particulières : de bonnes \bservaiions sont d*un habile homme, de bonnes 'emarques sont utiles ou solides ; de malignes ob" ervations (J. J.), des remarques intéressantes Volt.). Un maître qui explique un auteur est ibre jusqu'à un certain point dans ses observaions. 11 y peut mettre du sien , et parler suivant >es inspirations propres. Il est assujetti, dans ses remarques f à des règles plus strictes, à celles qui concernent, par exemple, la syntaxe et la propriété des mots.
PENSER , SONGER , — RÂVEIt. Occuper son esprit à quelque chose.
Béver, étant bien distinct des deux autres, doit en être séparé d'abord. Ce verbe marque l'action d'un esprit abstrait ou préoccupé, qui se retire au dedans de lui-même , et qu'une idée absorbe. On rive profondément et vaguement, et dans cet état on ne dirige pas les mouvements de son esprit; c'est un courant auquel on s'abandonne. Aussi ne dit-on point , rêvex à telle chose , comme on dit , penser ou sonçex à telle chose. < On r^re dans l'église à Dieu et à ses ailaires. » Labb. «Dans cette solitude on rêve à Dieu et à sa providence. » SÉv. c Comme nous n'irons pas si vite que la diligence , nous pourrons rêver aux personnes que nous aimons. » In.
ScAPXR {à pariai
« Le voilà (Ârgante) qui rumine. »
Jtfaut, à Argante :
c Vous rêvex à l'affaire de votre fils.* Mol. « Un jour rêvant à ce triste sujet (de l'enfer), je m'exerçais machinalement à lancer des pierres contre les troncs des arbres. » J. J. « j'ai des journées délicieuses , errant sans souci , sans projet, sans affaires, rêvant toujours et ne pensant point. > Id. < La fatigue même de penser me devient chaque jour plus pénible. J'aime à rêver, mais librement , en laissant errer ma tète et sans m'asservir à aucun sujet. » In.
Penser est le terme général et philosophique. Il signifie appliquer sa pensée ou son esprit à quelque chose, y faire attention, y réfléchir, le considérer, l'examiner ou s'en souvenir. Il est tout intellectuel et ne donne d'autre idée que celle de connaissance et d'instruction. Hais songer donne l'idée de soin , de souci , d'inquiétude ; si bien que songer à une chose , c'est s'en mettre en peine , s'en soucier, s'en inquiéter. Pensex à ce )ue vous faites , est une invitation à ne pas se laisser distraire, et regarde la spéculation ; songex i ce que vous faites , est une invitation à n'être pas négligent, et se rapporte aux affaires et à la M>nduite.
Songer est le latiu curare, avoir soin, soit )arce que songer a la même étymologie que soin.
soigner^ soit parce que nous ne songeons , e'est4dire nous ne pensons en dormant qu'aux choses dont nous avons soin*, dont nous nous soucions, qui nous tiennent au cœur ou nous inquiètent.
Penser à soi, c'est se prendre pour objet de ses pensées, de son attention, de ses réflexions. « C'est à l'homme une peine insupportable de vivre avec soi et de penser à soi ; il ne s'occupe que de choses qui l'empêchent d'y penser; il se répand au dehors.... Il recherche le tracas qui le détourne de penser à sa malheureuse conditioii. » Pa8C. — Songer à soi , c'est songer à son salut, prendre garde à soi. Dans un grand péril chacun songe à soi.
BiOsset vent périr ; seigneur, wnges à vous. lUc. Cette charmante mère , avant sa destinée, lie disait une fois, sur le bord durPénée : Ma fille, somgê i toi ; rameur aux Jeunes cœurs Se présente toujours entouré de doueeurs. Mol.
< Cette solitude n'est-elle pas bien convenable à une personne qui doit songer à soi , et qui est ou veut être chrétienne »(Siv.). Le psychologue pense continuellement à soi ; l'égoïste ne songe qu'à soi.
Dans cette phrase : Si je veux penser à une figure de mille angles.... (P. R.), mettez songer à la place de penser^ l'impropriété sera frappante. Elle ne le serait guère moins si on tentait cette substitution dans les passages suivants :
Oh! je n'y pensais pas , J'ai Jeté Tun pour l'autre (la montre pour le labac).
(Le Distrait), Riav.
Des paroles nous échappent (P. R.), nous jetons des cris (Mol.) , sans y penser. « Un arbre n'appartient point à celui qui en aurait jeté la semence sans y penser et sans la connaître* » Pasc. « L'homme est né pour penser; aussi n'est-il pas un moment sans le faire. » In. < C'est par un effort de mémoire que vous pensex à moi. » Siv. « Des cœurs dissipés par les plaisirs du siècle viennent à l'église sans penser même à Dieu. » Mass.
Les à.ng\ÙB pensent profondément; Leur esprit, en eela, soit leur tempérament; Creusant dans les sujets, et forts d'expériences. Ils étendent partout Tempire des sciences. Laf.
D'autre part, le caractère de songer se reconnaît sans peine dans les exemples qui suivent. « Sans cela comment trouveriez-vous des disciples? Il y faudra songer, me dit-il , cela n'est pas à négliger. » Pasc. « Des hommes refusèrent de se rendre au festin du roi. Occupés des soins du monde , Us allaient et venaient sans songer à rien qu'à leurs affaires. » Boss. « Aimons les pauvres et prenons-en tant de soin , qu'on ait sujet de penser que nous songeons tougours à eux.» In. « Pensez-vous être seule en peine d'une santé? Je songe fort à la vôtre. » Sév. « Il peut arriver des occasions où vous ne serez pas f&ché de vous adresser à ces ecclésiastiques pour les choses qui regardent votre salut, quand vous serez assez heureux pour y songer sérieusement. » Rag. La locution si fréquente, ne songer qu'à une chose» signifie n'avoir souci que de cette chose et laisser tout le reste. « Il est vrai que j'ai négligé l'agriculture; je n'ai songé qu'à faire une ville magnifique. » (Idoménée à Mentor). Fis. Songer à se
SiA
DBUXIfiU. FARTIB :
pourroir de quelque. chOM (Boil.)^ «Miger aux bienséances. (Hoi.)*
Voici enfla des phraaeei où les deux mots se trouYent wec laurs niuaoM diatiactifee^ « Lea complaisants mnnlwmt aeidenuot une mine attantiT», pendant qu'on ?oit dans leuca ytux. qu'ils pnuent à toute autre chose qu'à ce qa'on leur dit, et qu'ils ne s^ngant' pas i nous. répondre. » KàL. «Les Juifs s'ajorétant au sens UtUral, ne pemant pas seulement qu'il y en ait unaiitK et. ne sonfeom pas à le charcber. » Pasg» « Cette dilférence provient de la misère du peaple dans cette année 177t; le graift était au -doubla et demi de sa yaleur, et les pauvres , a» lieu, de penser à se marier, ne songeaient qu'aux moyens de leur propre subsistance. » Buff. « U lnut que ces grands génies aient bien, de l'esprit de pouvoir fMfieer comme ga tout seula à quelque eboae. J'ai beau finira, moi, dèe.queie «us smigeP à penser , Je m'emteoutilo, et l'enfio.da. dormir me prend tout de suite* » Bkaotu
ûa pente au passé et aaipsésâUL
Je lift leveqiie Je jmsm à ce q«L s'est paai. Baev. On songe- k l'aveair. « Nous ne freMone. point au seul tempa q/oi nous appartient, et ocms smhimim à eaux q^i no sont point.... Is seul avenir est notre objet. « Paso. ^^Sanger koe qui dent nous arriver. » In» « JSeNfir à.L'aTeBir. > Sir«
PSNSECa, FEN8IV, MÈDITiLXIF , EftVSia.
Ces mots servent i qualifiée un i^naimm quant à la manière deat ii occupe ou exerce son esprit.
Peneeiir et pemsif ont été distinguée dans la P« partie, pw 28flw IU.diakrent do mééimifot^ rêveur oonmor la vorte penaer des Tacbest«Mdsr ter et réaer.
Or, peiner est le- temo général s Wdâfr» o^est peaffer profondément, et rà^er, o'eot pmeev w guenent. • J*ai pensé qaalquefoia asasa piofoj»* dément, mais larementayecidaisîf.... Quelquefois mes rêeêriee finissent par la médilUUson,, mais plus souvent mes méditatUms finissent pai la rêverie i et durant ces égarements mon âme erre et plane daoa.ruBmisisurlesAUeai4*li'JAaginatioa. »J. J.
La pensée peut avoir tMtes' earle» d* eanetèies. La vnééUtaSsûn est eaMnléeUement paoCende et sérieuse, amie de la aolitudê at dn siionoe; ella appliqua fortement L'esprit, el à das sujets d'une haute importance, aaia plutftt spéculatiis que pratiques. La «#Mffva est fimtaBtJqoa, eapricieuse et vaine ; l'esprit yflotta uns foMoat sans direction, et n'y estato que fivtiliiés, ahinèrw ou extravagance». — Le j^enseiir et. la ptneif pensent ; 1» médiMif est abeorbé dana sea. panaéea; et le rêveur est le je«al da^saa pensées^
On est penaeiir et méditaUf coMtaminamt „ yr caracièfe. Vais un jwnaeur est «nr pbiloaopfae, un méditatif est ua pbileeopha aJb«trait* viiant en lui-même , enfooaà dans aaa spéculations. « Quoique Platon fit natureUananil. mélancolie que et d'un génie fait mééitotit^ tt avait ce^aa* dant de la douceur at uAe sorte d'afljouamant. » Fén. ^ On est petisàf et révent par accident, dans une circonstance. Vais petmU on s'occupe. du pawé, «l,.da»s la passé, da ^aelquo idmsada pràcia.
Je voua veialoiitfiflBi^,
« Je le laissai fbrt penetf et fbrt repentant d^iae si lourde fiante. > S. S. Mâvewr^ on s'occupe ée l'avenir, l'avanie éunt le domaine de VinoagÊation, et, dans ravanii, de quelqaa cboee éi vagua. «Lj^étais inquiet, i^oaur; je plaocaîs, je soupiraia, je désicaia un bonheur dont ja n'av» pas dldée, et dont je sentaia poortant la. privation» » J. J. La sauvanic nnd passif,- riaqu» tuda, rêvÊWf.
PBB«AIIT, PÉKfcnuinR. On pava i. travers, qui entiaoa a^iosiane: uns laaiéiay 00 voix , une vue perfonte ou fadsflpanfcs m ôsid» on esprit, dasyf«XidasTtgMspeBBeiitaou.péa^irvuts^
Au propre, perçant se diidrui obj^t on <f un instrument pointu., xveo lequel on petfisre ou oa fait un. trou ; et pénétroint, d'une liqueur o« chose semblable, quise répand da toutes parta.daas ua corps qu'elle imprègne ou imbibe. — La dîflerence est analogue au figuré. Ce qui est petven entre vivement, droit, tout d'un ooop; ee qui oit pénâtroml s'étend de tous leacAtéa at v% jqsqniaa fond. Aussi péndVrwU se met très-bieii après peii^oat, comme maïquant la oonlinaalioa et l'aocoBifilissemant de L'action, signifiée par oeder> nier.c Ari8tota.dit9io ThéapànaÉaand Tasprit vif, pvrçtml^ p^nàrasU. m Lasa. « La colère dlvina produisit sur Jésus^an. Calvaire, soa dernier efiet, en pssçant et pénéttmit jusqu'au fond d* r&me. » Bass. • La vrai temps d'eipier ses péchés et.da goûter la gdae du. pardon est celui da lai maladie, pendant qs» cette épîM nous pêne et noua pénàtte , que U aaîa de Diem est sur noua». 9 In. <— Perçeia vAMpmupaa de vif. < Esprit vif, actif, per^ml.» &. SL « Bayou vifetper^fif. » Baoaa. Ménitnmâ est opposé i vif. « Mes afTectiona aouit p}namea^ te tiennes sont plus p^a^fraalea. » J: J.
Le géniO' est plutdt perdant Q.*vw, s^*AL.)^il agit soudaenament, comme um txaît; Uesprit, surtout celai dTua homoe. qjû. réfléchit et approft>«iit» est nlutôt pénétmnt (Goen.V BosneC ditdeJfiahel Latellier qja'il avait un génie per* faet, atque «tout cédait aux Imuéees de son esprit, aussi pévdttaM et aussi net qg£ïl était grare.et sérieux. » Un trait est jgevgml^ parce qu'il est aigu atqa'il fait.ii'abocd une ouvotme dana la peau; U y a des armes péa^iivRees, celiaa qui blaasent gjeièTament, piofoodànsot « La vérité est dans la main de BémosthèDe un XxjùX perçant qu'il manie arec autant d'agûttlé que de force. Jamais homme n'a donné, i ia ni- 100. dea armes plus pénétrantes^ » Lab. Un raim est p»çatst (Boonn.), une InmiAre j^iuffiuaM (ID.). Une voix perçante est aigué, etoatts épithète conrient propremei:^ à un cri; une voii p^ntffranle est sonore : « Charpentier aiaitone voix p^B^tranle etaoaore. » D*Al. Un froid perfOfU est trèa-pifuant; un froid pénétrant engoardit tout le corps. Ce qui peree le coeur causa une douleur sensâile; ce qui le pénètre cause une peine ou une souffrance vaste, pour ainsi dirs^ et profonde.
La vue per^oiite découvre d» loin* i lIostaBt
SYNONYMES k RADICAUX mVERS.
1 un momaal 1& décMveit». de tout un Miys. » B»9]m. UiTiitiii^bMflrMtfpMnnent aparo^HToir, jusqu'jia ohost»tkB ptos p<r i le& 9faM c«ofaéML. « Iia.T«ftdft tfhamoie ias |i«r;4uilA<]ua c«lU da ton» 1er oiseaux i», et moiiia p^fi^«til» quft catte de teus ect«9 a«xi|iMla H «tidiainède noir un «sir Mk petit qui noM% Mappa. » Voliu. Da , Tc^irit parçont a. de la., portée, s'avanaa ila li^aa, pBc eiBmpla,daiiarnFaiiir,,«D.
laiU saaa laataur et aaas peiaa lai Toilee QbBtadaa,^ l'aogrit fMrmi n'a. paa aaiu »& d'aolioQi Biaià il sa diaftiogua par luatfitDuaaaiia, la ooapiatailik.pHifaii.-
V&s àiBn, ANGtaua. Caas. do noAia qui éjmX M. aTant noua ^, ai da^. fpi. bqris idona laaa être Qiéeisénaiit. da.la.aêMA s.
ime, dwa la aana rigoaiaor, FatM oa:la -pèia^aalMtécleur au pètê^ de mémar dans \s étanda o4 caa bmC» lant pda kL, nos ont prMd& aas pém. N^tca litela, dit a, D* vaut paa4saUu da «aof ^Mf, 4iai avait égénâréi de ealui da mb oisafl^ La aoblaosa, é Lahrvy^By asi « ma diapositioa da it d'aapnt qai paaea des akum par laa pdrea » descendants. » « L!liomme a commencé ca?oir de ses pères les connaissances qai raient été transmises par ses aùux^ Boft. si s'effacent ces règles antiques qoa nos svaient reçues de nos aieus, » D'Ag. « Nos ont ra renaître les lettres et les arts { l'fige ( pèreM a admira leur éclat. > In.
anc^frer, à leur tour, ont yéea même les aièur; car anetfem équiraotâ oiieiefis. c&anaon a toujpun été en TOgve parmi depuis ncita, qui dlsaife da nos* aneétm : Isnis iffforhmice sim solùntur,.^ Tout le i sait que les fiibtlaur fUrent Ift première
de nos aieu», » Lab. On fit use longue d'aneétm (Usa., Kilr.}^ et i oa mot, i à celui d'antiquité» aMsiaîiaL, ft raison >îgiiemcDt, lidéa d'une certaine vénérae respect des Chinois pour leurs anUfret sz eux une espèce de religion (Tolt.).
lombre des dibur laisa car pénstea, diez xnaias, étaient lès dîrinités da premier les héros et tous les aneétng dont on res*
la mémoire. »*CbviH ««Le teepeof pour bler est une aorte d'hommage qa*OB' se bhgé de rendre à' la mémoire dateurs an- » ROLL. Daas fe Bmtf êm' 9$ê§9imrâe e, le baim dit à. MlUbarhi «a paiterde t:
C'est une iofention ^m fiorentaponries gem d*OD gnnd'nom.
; Tois-to bien, aearefeli ittaméireê' aBMUdgOBDt a'étateal rsadai» Isa miMasai aoe «Mn«y r^gnajknisor nos hameaax..
siècle denwfÉR» ateeabèraanêtov* nos ics ont davaaeéa^ etnoa atwitvm lent les ouiés de noua. 9 ^in^ c Nnusi sommes laa de nos pères, les neveux de nos aietua, et )nté de nés emcÙMâ^ » Bbaus.
PiMPnuSB, OSCaiaOCCnON. Ctreult de parales, ta ur dont on se sert pour dire en piua. de mots ce qu'on aurait pu dire en moins».
Bénpbgfue eai grec, icsf(9p«aH; et drconla»* cution^ latin, cirewiiloâUto;.ils signifient exactement. lamêma:Qho6a,. une action de nadei par délov.
Kaia péf^hfosê est théorique , lUtéraira , cala» tifseuiament Alsi fonne du discoure; an lieu qpA dreofdseuUw. aat pratique, usUà dans la. langue commune et se rapportant au sens, aux idées; : op dirait Uèa4»ien ies périphrases de ramplifircatisii; Mànnontel a dit laa drconlùOitwns da doute. On se sert de périphrases poux embeUirr le diaceara, et de eûtùonioeuiians pour adoucir ce qui blesserait ou pour écarter des idées désagréablea, basses ou peu honaêtas. Longin, dans. 80» Traéié éiàsuUimêy Eollin, dans son Traiié des étudee^ CoadlUac, dans son TraiU de Vort d'étrûre^ ont parié da la^ dripArosa earhéteuis^ aui point da vue de l'art, dal& littérature. Mais. un mosahsla et un aaafessaar Facomnumderont dra'uaer d'aaaone eèvenloeiUseti pour cachersae pensées* • SU tous laut dàcouTÛr votre péché A un ceofeaaavr, diiea : Gala ast^ cela, n'est pas^ sans cbaeoher de vaines exciMos A votre làete, ni de langues etreon^oailiena pour l'envelopper, b Boss. « La. cardinal Dubois ne s'expliquait à Grimaldo que par contours et circonlociUiom.^ Ce bégayemant par écrit sentait fort le- gainaatias d'un bomme qui n'avait nulle envie de me sev* vir. » S. S. « Denys d'Halicamasse porte de Po* lybe un jugement qui doit le rendre bien suspect lui*indme an matière da critique : il dit netr tement et sana eireonloctUiûn qu'il n*y a point de patience à l'épteaie delà lecture de Pol^he^ »
ROLL
ToBêefoie eireoniecHliott s'emploie bien aasai, comme j^^jHbroat, dans le sens didactique poi» eiprimer la manière dont on- parle ou dontoa* écrit 9 sana égard à ce qu'on dit ou à ce qu'on, écrit. llaiealofB il regarde la. diction piutAt.que rétocntÛNit. »
f^ir%>fteaaa est prepramoit mt terme de rbéto^ riqne, et la péripiwaÊe. un moyen d'eoaohlir le discours» de î'ocner, de le rendre plus ficappantat plus pittoresque, c Leraque par des idées accessoires oaveiit ralevar« ennoblir une idée comr mune^ au lieu de son eqtressiaoDi single et hahituelle , on a raison d'y employer l'artifice de la. p^pAraaa ou de la métaphore. » Muui. & U n'y a personne qui puisse, douter que- la périphrase ne soit dfun graiid usage dans le sublime. » Bon,, •e L& périphrase, tournant autour du mot propre, forme soavent^ par nppari avec lui, une cousonnanoe et une harmonie fort belle dans le discours. » In. • Je suis channé quand je lis eeamota : Oti'i'l taeitrdt; mais le ne puis souffrir In vars.qua la rime amène aussitôt :
Oeqii^n basa désespoir aiora le saeoairtt». Les pMphroMf outrées de nos Ten n'enê xtea de naturel. » Fiv. Bossoet, dana ses eraiaooa ftioè* bras , et Boikeau ^ dans sas diverses poésies , usent souvent dap^rtpAfXMaa(CoiiD.). On connaît la pé^ riphtas9 par laquelle Racine remplace la mot de Dieu,