‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 368 sur 426 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

Celui qal met on trelli à la tarear def Boto (!».)• — Maïs ctreonlocuftofi est plutdt on tonne de grammaire , et la eircotdocution un moyen de faciliter l'intelligence, une expression substituée à l'expression ordinaire, moins par art et arec une intention oratoire ou poétique que par nécessité , pour la commodité, l'utilité; quelquefois c'est un défaut de diction prorenant de l'ignorance du mot propre. « On trouve un grand nombre de mots qui ne peuTcnt désigner suffisamment un objet, à moins qu'on n'y ajoute un second mot : de là Tient le fréquent usage des eireonlocufioiu » Vin. « Il a été désappointé s il n'y a que ce mot. Seryez-Tous-en dooc , tous qui roulez qu'on tous entende Tite; tous sarez que les eirconUKmiUmt •ont la marque d'une langue pauvre. » Volt. « Combien de fois deux mots latins, artistement liés, TOUS ont demandé pour les rendre une dr- €onU)cutiont* Hàric. c Si tous négligez les régies de la grammaire, j'aurai souvent de la peine à pénétrer Totre pensée. Employer des moto amphibologiques ou des etreonlociatdfif inutiles; confondre le pluriel arec le singulier... : tous ces déiauto concourent également à Tobscurité du style. » BjLRTB. — En traduisant le lirre où Longin fait une description de la périphnëe^ Boileau se sert de eircoHhciUiont pour rendre les moto grecs qui n'ont pas en f^angato d'éqoiTalento ezacto (Boil.).

f PERMIS, UCnS, LOBBUK; — t* Utol- TIME , LÉGAL. Qu'on a la liberté ou la faculté de Diire.

C'est exactement ce qu'expriment permû. lieitê et lotttbie. LégiUwu et légal disent plus. Mon-seulement ce qui est légitimé et légal n'est pas défendu, est toléré ou souffert, mais encore il est approuvé, recommandé, et on se rend coupable quand on s'en écarto. On est mettre d*user ou d^ n'user pas des plaisirs permit ou Ueiteg; on n'est pas maître de faire ou de ne pu ftire ce qui est légitiwiê ou l^fol^ on doit le Caire , OQ doit s^y conformer. La chose permûe, licite oo^ifiMe est arbitraire, laissée à la Tolonté de chacun , indifférento ; la chose légitimé ou légale est respectable par son rapport avec la loi (le», legit) , c'est l'objet d'un devoir en même tempe que d'un droit. Il n'y a rien à dire contre celui qui suit des voies permifei ou liâtes ^ il ne pècbe»pas; il y a des éloges à donner à celui qui suit les Toies légitimes ou l^i^lee, il a le mérite positif de se soumettre à la loi , de pratiquer le justo , d'obéir à la raison.

1* Permis, licite, loisible. Qu'on peut toire, si bon semble.

De ces trois moto, permis est le seul qui soit communément usité; lietle est un terme dogmatique de morale ; et loteiUe une expression qui a vieilli ou dont on ne se sert que dans le style familier.

D'ailleurs , à la différence de licite et de loisible , permis annonce l'effet de l'action de permettre , suppose une autorisation donnée par quelque supérieur que ce soit, qui fait une dérogation ou une exception i une défense établie : la chasse est permise dans un département à toile époque de l'année , en vertu d'un arrêté préfec-

toral. Mais on dira en morale, sans avoir égalai une défense antérieure, corrigée on tmsptaàm par la décuion expresse d'une pniasaiioe quelcosque, que toiles ou telles choses sont hâta « Accorder la vertu avec les plaisirs lîcsta.i Duc. c Et sans parler que des gains IteiCei , « paye à Touvrier son temps et son ouvrage. > Lim. « Si les plaisirs même lietCer n'ètaieot pa aux mondains des dispositions prochaiDes asi illicites.... » Bounn. c Qae m'en resie-f-îl, dci plaisirs lieHés? un souvenir ioatfle; des illicites? un regret. * Boss. « David se tait une oéeessité de ne se défendre que par les moyens Heùer. > ID. « Il n'est pas défendu de trouver dn plaisir dans les choses licdes comme dans le bnre et le manger, a In. c L'ambition fait tnraver licite et honnèu tout ce qui avance notre âèvaHon. » Id. — L'usage de la viande est permis pendant le carême à ceux qui sont diqi«nsés de rabstiDcn» par l'autorité de TEgUse; en soi, moralesBeat, abstraction faite des réglemente proliîliiti6 da religions, l'usage de la viande est Itcile.

£oiftM« est ou temilier ou un mot aneiaaement consacré en termes de contrato, d'èdils. d'ordonnances ou d'antres choses eemWaWin « Pourquoi leîsiMe, nuance fine et délicate ds psrmis , n'est-ll plus du haut style f » Uamm. Dans le Jrisanlfcrope, Célimène diti Alceste :

Hé bien! ailes, sortes, il vous est tsodL lûmUt.

Mou De même, dans Fiffourdi, MascariOe à Lélieqvi fait semblant de vouloir se tuer :

Soit , il vous est loiâhU, 1i».

D'autre part, Bossuet, dans un statut contre les prêtres qui s'éloignent trop longtemps de leurs diocèses, décUre qu'il ne sera pas loisible aux réfractaires d'administrer les sacremenls. Iditoire, dans une pétition des étoto de Gex ac roi : « Les étoto de Gex se flattent que m c» quatre mille cinq cento quintoux de sel lie venaient point, il sera loisible auxdito ètaU dest pourvoir , en vertu de l'article 3 de Fëdit de Totre Majesté. » Et ailleurs, dans une lettre i Mme Dudefljuid : < Yotre petite mère daigne proposer la paix entra Labletterie et moi. Je demande pour premier article qu'il me peimette de rivre encore deux ans , et que pendant ces deui années il me soit loisible de faire une é^gramme contre lui tous les six mois. »

2* I^ime, légcX, qu'(m peut fkire, confarmémeot à U loi, se trouvent distingués Fun de l'autre dans la I"* partie , p. 273.

PEBSOMRAGB, K&LB. U partie d'an aeteer dans une pièce de théâtre, ce qu'il joue , ce qu'ii a, ce qui lui est donné à jouer; figurément. U part de chacun de nous dans le monde ou dans une affaire, la manièro dont nous y sommes ou dont nous nous y montrons.

D'abord peneimaye est plus relatif i U prrsorkne qui est mise en action et à ses qualités, et râle l'est davantage à l'apteur et à son exécation : un personnage est noble ou bas, grand oe petit; un ràU est aisé ou difficile, bien on mal rendu.

Mais ensuite personnage et rMe se preasat

STNOliTMES À RADICAUX DIVERS.

issi Tun et Tautre ea égard à la per$ùnne ame- &e sur la scène et à Tacteur qui s'y montre >ur elle. Dans telle tragédie, le personnage ou râlé d*Oreste est admirable; un acteur joue le frsomuigi ou le rôle d'Oreste.

Alors pereonnage indique la manière d'être , et }le la manière d'agir. Dans le Misanthrope , Alceste est un homme droit, sincère, estimale , un véritable homme de bien, et Molière lui 3nne un personnage ridicule. » J. 1. Un person- %ge^ c'est4-dire évidemment un caractère. Les charges étrangères que Molière a données

I rôle d'Alceste l'ont forcé d'adoucir ce qui était isentiel au caractère. » In. Ici le rôU , opposé

II caractère, signifie la conduite, la luite ou ensemble des actions.

Bien jouer le personnage de Phèdre , c'est faire )nnaitre Phèdre telle que le poète l'a conçue ; ien >ouer le rdie de Phèdre , c'est faire et dire anune il faut ce que Phèdre est supposée faire et ire. L'acteur qui joue un personnage imite un lodèle, le représente, le dépeint, en prend le laintien, le ton et les gestes, donne l'idée de e qu'il est; l'acteur qui joue un rôle donne l'idée e ce que fait la personne dont il tient la place . . en reproduit devant vous les démarches , les itrigues et les discours. '

On soutient un peri onno^e, et c'est rester fidèle u caractère, à l'idée qu'on a entrepris de déelopper; on remplit un rôle, on s'en acquitte, onmie on remplit une tAche, une mission, ou onune on s'en acquitte. On fait plutdt un perimnape, comme on fait l'important, le fier, le lalade, c'est-à-dire qu'on se présente, qu'on se lontre tel ou tel; et on joue plutôt un rôle. omme on joue une partie , un tour d'adresse , 'est-à-dire qu'on fait telle action. « Nos promelades sont changées en comédies publiques, où hacun, acteur et spectateur tout à la fois, vient iire son personnage et jouer son rôle. » Bouan. [me de Sèvigné avait obtenu une grâce. Elle crit à sa fille à ce sujet : « Que n'a point faii ussi mon cher comte (de Grignan) I II a joué son tle divinement. Enfin vous avez fait tous trois 05 personnages en perfection. » c Ce qui fâchait ayavedra, c'est que je ne lui donnais aucun rôle jouer dans cette comédie, n s'en plaignit à moi t jûB demanda s'il n'y ferait qu'un personnage met. » Lbs. « Vous, vous faites le même perynnage que dans la Critique (de VÉcole des femlef).... Pour vous, vous représentez une de ces ersonnes qui prêtent doucement des charités à mt'le monde. Je crois que vous ne vous acquitirez pa& mal de ce rôle. » Uol.

Au figuré, cette différence est palpable : permnage exprime ce qu'on est ou ce qu'on lait mbbnt d'être, le rang, la qualité; et rôle^ ce (l'on fait, la conduite, la part ou la sorte d'acon. Un haut dignitaire joue un grand p«riofiâge ; un homme ou un peuple qui se distingue ir des actions éclatantes et importantes, joue un rasd rôU, On joue un beau personnage dans ne ville où on occupe une place honorable ; on >ue un beau rôle dans une affaire où on agit en omme d'honneur.

Faire ou jouer le personnage d'homme de bien,

, c'est s'en donner le caractère; jouer le rôle d'un débteur, c'est en faire l'action.

« L'intérêt joue toutes sortes de personnages, même celui de désintéressé. » Larocb. « C'est un beau rôle que celui de prendre en main la défense d'un homme innocent. » Volt.

Charles- Quint se fit religieux , « oubliant absolument le théâtre où il«vait joué un si grand perjornio^e. » Volt. « C'est son fils , Philippe II lui-même , qui força les peuples des Provinces- Unies à jouer un si grand rôù. » Id.

« Non, grâce au ciel, repartit le ministre, ma mémoire n'est plus occupée du personnage que j'ai fait à la cour, et j'ai pour jamais oublié les honneurs qu'on m'y a rendus. » Las. • On ne soutient pas longtemps un personnage feint et simulé, et l'on revient bientôt à son naturel.» RoLL. -- c Je ferai voir quel était le rôle , ou plutôt le ministère du poète lyrique, dans les conseils, dans les armées , dans les jeux solennels et à la cour des rois. » Màric. < Carbon , que nous verrons dans la suite jouer un grand rôle dans tous ces troubles. » Roll. « Cet ambassadeur a bien joué son rôle dans la négociation dont on l'avait chargé. » Acad.

PERSONNEL, ÉGOlSTE. Deux mots de la fin du xviu* siècle, qui servent à qualifier un homme trop attaehé à ce qui le regarde, à ses intérêts, à son bien propre. En 1778, il parut de l'auteur dramatique Barthe une comédie intitulée V Somme personnel ou VÉgoûte, « A Sparte, le larcin était le châtiment de ce qu'on appelle le personnel^ Végoisme, On voulait qu'un enfant pût dérober ce qu'un Spartiate s'appropriait. » Volt.

L'homme personnel est moins odieux que i* égoïste. Il aime sa personne, sa petite perxoftfie, il tient à ses avantages personnels, mais sans se comparer aux autres, sans entrer en concurrence avec eux et leur nuire. « Maurepas, naturellement faible, indolent, personnel, aimant ses aises et son repos..., évitant tout ce qui pouvait attrister ses soupers on inquiéter son sommeil..., fut un homme aimable, occupé de lui-même, et un ministre courtisan. » Marm.

VigoUte n'est jamais aimable. Il ne songe qu'au mot (en latin ego). Or , moi est opposé à toi, à lut, aux autres; et de là vient que le moi est haïssable, selon Pascal : il est injuste , incommode aux autres , le principe de toutes les préférences exclusives. On ne saurait voir dans la persofinaitf^ qu'un amour de soi déraisonnable; mais Végoxsme est le comble de Tamour-propre.. J. J. Rousseau dit en parlant de lui-même à la troisième personne : « Il n'y a point de constita- ^ tion plus éloignée que la sienne de la méchan- ' ceté; car son vice dominant est de s'occuper de lui plus que des autres; et celui des méchants, au contraire, est de s'occuper plus des autres que d'eux; et c'est précisément pour cela qu'à prendre le mot d'égoisme dans son vrai sens, ils sont tous égoUtês, et qu'il ne l'est point, parce qu'il ne se met ni à côté, ni au-dessus, ni audessous de personne. »

Dans un Avertissement, placé à la tête de ses Éléments de philosophie, d'Alembert témoigne la crainte de s'être montré personnel , en ^treti

MOXfËlfE PARTflB :

nanttrop longtampt ma tocUa» de ce qni le regarde. Ailleurs il parle « d*un riche éffiMe et fttan qui, ayant ramassé beaucoup de to. lames, Toulait qu'ils fussent anssi inutiles aux antres qu'à lui , et amt écrit au-dessus de sa yaste bibliothèque : lU ad «aiutoiOes, allez à ceux qui en rendent »

Per lofifiei est peu usité en comparaison dV- ^otîrte. Lorsque nous imputons à quelqu'un le Tice exprimé par ces deux mots, nous pnnons tout de suite le plus fort sans considérer quHl y en a un autre plus propre peut-être à vendre exactement notre idée dans le cas dont il iTagtt.

FBftâNT, liOURD. Qui n'est pas léger, c'est-àdire qui a beaucoup de poids, ou qui ee meut avec peine. Au figuré, ils se disent d*an esprit lent, sans facilité, sans Tivacité , sans pénétration.

Fêtant sert à qualifier quelque chose de uatuvel, et Umrd quelque chose de fait ou d'institué par les hommes; un corps (Acad.), un minera 0D.), pêêarU; une arme (J. J.), une machine (Boss.), kmrde. On a les mains peiofifer (Mol.), on marche A pas pesand (Laf.); autrefois les robes des grandes dames se terminaient par de lourde queues XLabr.)) un panier de fruits est si lourd qu'on a de la peine à le porter (J. J.). On dit les ptianteg chaînes de la néceftité (J. J.), et les lourdes chaînes dont les pédants ont chargé le génie (Vaiiii.). On a la marche petanêe (Acad.). et des gestes Io«rdf (Volt.). « Ifames d'or et d'argent, monnaies pasanfet, signes lourdi. > BuvF. —Ensuite, on considère dans l'objet peront son être, sa nature*, et, dans l'objet lourd, sa manière d'être , son air ou l'impression qu'il Tait sur nous. « Ce jeune rhinocéros sautait arec une prodigieuse rltesse , malgré sa masse pesante et son air lourd. » Buff. Une pierre p^sonl» est telle en soi sans aucun rapport â nous; une pierre Umrâe est telle relatiTement à nous , elle nous pèse ou nous embarrasse. « J'en suis toujours à trouyer certaines choses fort mal arran gées parmi les éténements de notre vie; ce sont de grosses pierres dans le chemin, trop lovrdef pour être déplacées. » Sif. L'Ane est un animal petani (Volt.); dans la fable du Lùm s'en aUant en guerre,

RenTeyea, dit quelqu'un , les Inès qui sont lourds.

Ltf.

Quant an mourement des animaux, pesant en marque la nature, la lenteur ; et Umrd, la manière , la mauvaise grâce. « A l'exception de quelques oiseaux pefonlf ou Sédentaires, il est A croire que les autres peuvent passer d'un continent à Feutre. • Buff. « Les kakatoès n'ont pas la démarche lourde et désagréable des autres perroquets : Ils sont au contraire très-agiles et marchent de bonne grftce. » in. ^ Voilà ce qui Tend les en&nts pesants on dispos, adroits ou lourds «» l-J.

An figuré, on est peiimt en -soi et pour soi; et lourd dans sa manière, relativement aux autres : r esprit pesanf trouve et conçoit avec peine; Tesprit lourd se présente ou s'exprime maladroitement, sans grAces, grossièrement. « Supposons dans l'esprit du sauvage autant d'intelligence et \

de lumières qu^ doit «voir de pesBalasr e t

stupidité. » 7. J.« La lourdeur est la guute» de celui qui croit être léger. • IIabm. - cCj! 8è)e avait l^esprit peeasd et psitissiit puà hébété. » FAm. < €ette lettre est hurdeeiv, adroite.» 7. J.-*«BaBs FfiiOe et dans ii Bée les esprits sont pesoftCt.» Bac. cBoileaa disaii Dacier : il fuit les GrAoes et les Grieei le fnk I Quel ma&eur pour Horaee d'arnr es penr la^ \ ducteur le plus Imird de nsséeminsf » Iak i — On dit une érudition petmtt (d'Az.J, et m \ lourde plaisanterie (Acad.), id kari titific! I

(GORH.).

Dans tous tes cas , pcMMl se ngriSe psB quelque chose d'aussi essentièBosat floérenx ou défectueux. Ce mot vient de poUs (jpeiier, peier"^. lourd dérive du grec XopSdc, couAè en ans (sous le faix), lourdaud, imbécile. Les soldUi pesammertt aimés n'étaient pis incomBodés psr leurs armes. «V. de Ghauhiei paria Itien, uc pea pesammefft, mais cela n'était pas malion gosvemeur. > dAv. «Xénocnte snit f esprit in. appliqué ,'mais pesant : Thton disait ^il mit besoin d'éperons, * FAk. « On dioisit les zcbdu les plus yfts et les plus légen ponr ooiirîr is traîneau , et Iq^ plus pesants poarvoftirer i pas lents les provisions et les bagages. >Bimp. '.

PESjtNTSDE , TOIBS , — GlAVUL Propriété des corps , en vertu de hgaalle îis teuAmt ven le centre de la terre.

Par son genre et sa tenxmaison pesasOter marque une qualité ehstnlte et vigM, an hec que potdf exprime quelque chose de concret, de particulier ou de précis. On dit qnW chose a de la peranlsur, et que c'est m poids: cLi croix de Jésus-Christ est d*onepawilhir extraordinaire.... Tous ses itfflbrts ne saffisent pas au potdr qui l'accable. » Bono. Ûd dit d'us: manière générale, la pe8BSffr,et,e&parlar d'un certain objet , lepoidf éeoeeofps.On£: absolument et dans un sens iodèfim, qu'oK chose a de la pesanteur; et Tdafifcment, d'uv manière déterminée, qu'elle est d'an télpotiA. de tant de livres, par exem^e. «Uyadei Ratières susceptibles d'augmenter depôaatesrdcs les premiesB instants de l'SBjipficatiaidafM...

4. OeisilUae a Joint A^esdeas mets fMisMisi/, L*<d4et massif est psamu mt kmsdàYeâ»hm Juser fieria vue ; Il peali, il se BûBtre épiii, Moé. compacte, d'oA en eonelot qa*U cal mai on («»• c Le casoar, sans Aire ansti stand m ntaenaB gros que raatmche , parait plus massif ns ]«& * parce qu'avec un corps dkm vofaine preMpe épi, tl a le cou et les pleda moias loegsethcùceapfte gros A propoHion. » Bun. « Ge petit boef •td'ou Osure egréaUe, quelque mauim eliin peu tnp ctfrée. » Id. «- Aia Affiré, nmtsif, qui aipdfie BSlRidf qui marque une craade quantité de natière mu m petit volime, .enchérit turfcsmu et anr kni.^Ot' tellar eut une attaque d'apoplexie, qoi d'un hoese gai, léger en fit un homme trisCe» ptsuft 'fV^ être /atM«i et nMM^. » 8. 6.

Il «aenive (des ABoam>et de fianaedA-

Et d'UUie et^ neid d'AOeantae,

Geoz-Iâ peUu, mais alertes et vift; Cenz-ci ploa giands^ mais Içmrdtf froidi eie» si/s. J. B. Rose.

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

pierres calcaires perdent au feu près de la iié de leur poids. » Buff. «Autant les m^ s de la pesanteur de la matière en général i paraissent indifférentes, autant les mesures poids de ses formes doivent nous paraître is : chaque forme de la matière a aon poids ifique qui la caractérise. » In. « Tous les s descendent, si aucun obstacle ne les ar-

Or, cette direction est ce qu'on nomme Rieur.... Nous entendons par poids la quande force arec laquelle un corps descend. » >. «E Les corps ont delaperanleur, marque

particulièrement la qualité par Iiuiuelle ils ent en nas; on dira, au contraire, tout s a un pMsy et jamais du potdf , parce D Teut faire entendre que tout corps a une line quantité de cette qualité. Le poids de orps est d'une livre , me paraît mieux que, la nteur de ce corps est d*une livre. Quand on idère la puanteur en général, on ne peut substituer poids : on dit les lois de la pesan- ', et jamab les lois du poids. C'est qu'alors agit seulement de cette qualité et point du de sa quantité. De même, quand il s'agit de jantité , on ne substituera pas pesanteur à s : je dirai;, savez^vous le poids de ce corps , m pas, en savez-vous la pesanteur? On a dé> 'ert ÏBL pesanteur de l'air, c'est-à-4ire qu'il , on en a même découvert le poids , c'est-àcomblen il pèse. > In.

L pesanteur est plutôt une propriété intime béorique ; et le poids , une qualité extérieure,' ible, pratique, qui produit. des eflels, me est celle des objets qu'en pèse avec des Is. c Cette perte de poids (dulèrxhavffé) est sionnée par une espèce de «dessèchement ou aldnation intérieure qui diminue la |>efafi-

des parties constituantes du >fer.« Buff. u à peu les matières molles dont les émi-, :es sous-marines étaient dtahord composéesr teront dnroies par leur .pcopre poids.*,; les is des productions marines s'.y trouvent en^ dance et à. peu près suivant le rapportée: pesanteur. » Buff. « Depuis que la fameuse line pneumatique a été inventée, on a été'

à portée de connaîtra la pcfotileKr des (.... Dans cette machine pnvée d'air, les I ahalidonnés à la force qui les précipite obstadea tomhsQt selon 4ottt leur poids. »*

suite, pesanteur,, A la différenoeuie poidf ,! :tlf : on dit la petamteur 4'un coup, et le ' d'un fudeau. La pesonleiir d'un oiseau p.) est sa lenteur i se mouvoir; -son poids »t le nombre de livite qu'il pèse. De même, uré, lApesanUwr est un défaut d'activité , racité, de légèreté, let le poids quelque de difficile à souffinri à supporter; ou le mot posdf , au lieu 4e signifier une nad'agir, indique combien une «hose ou une ane pèse pariapport^aiu aotna, son d^gré ortaaoa : hoassam im '«hose td'un gnad

wité^ latîD ifraeiiae, «tt la nom.sBÎe»tiflque pesanteur j ou le nom de la pesanteur unile , de la pesanteur considérée en grand,

dans toute la terre et dans tous les autres grands corps de la nature, le nom de celle force qui, en tant qu'agissante , s'appelle gravitation, c Les matières terrestres n'ont acquis de la solidité que par l'action continuée de la gravité et des autres forces qui rapprochent et réunissent les particules de la matière. » Buff. « C'est la force de la gravité qui retient les planètes dans leurs orbites. » In. «L'effet des forces centrifuges diminue la ^rainl^ primitive sous l'équateur. » Volt. « La force centripète n'est autre chose que la graoité même. > Gond. « La granit continue de prévaloir sur la force centrifuge. » In. « Kepler a pensé sur la graoité comme Copernic. Il a môme été plus loin : car il a dit que les actions combinées de la terre et du soleil sont la cause des irrégularités de la luoe. » Id. « Platon avait en mathématiques des connaissances très-distinguées, à en juger par quelques aperçus fort heureux, entre autres, par celui de la gravilé^ qui attire les corps célestes vers un centre , en même temps qu'un .mouvement de rotation les en éloigne. » Lab.

PETIT , liENC , MINGR, SilXÉ , TÉNU , SDBTa , EXIGU , FIN^ ORAle. Médiocre quant à l'étendue , à la dimension, à Uhauteur, .au volume, à la quantité, au degré.

C'est ce qu'exprime dans toute' sa généralité et sans aucun accessoire le mot petite qui est pio-^ prement opposé à grand. Du petit an grand. « Nous ne connaissons point de dimensions absolues, et rien n'est petit on grand que relativement è l'œil qui le regarde.* J. J.

Menu et ^inee ont été longuement disthignés l'un de l'autre dans la I** partie , p. 276. Ifenu est opposé à gros , et signifie petit quant au volume ou à la circonférence; mtnce est opposé à épais, 'n'a rapport qu^à une seule dimension, l'épaisseur, et signifie qui en a peu , qui est petit en ce sens : hacher menu; mince comme une feuille, mince et transparent.

Délié donne l'idée d'un petit lien, d'un petit fil; aussi dit-on particulièrement bien un fil déUé (AcAD^ KoLL.) «t des £lets déliés. « Cette neige était fort subtile et composée de^lets fort déliés.^ Dbsc. « Le sel sédatif du borax s'élève et s'attache au liant des vaisseaux, en .filets déliés ou en lames minces. « Buff. « Le .mésentère est attaché aux intestins par des filets.très-d^»/«. » Volt. Ensuite ce mot s'applique spécialement aux choses faites de .petits fils, i des tissus, à des toiles, à des étofies. c Onuphre ' porte des chemises très-d^liées. » Labr. « L'art, a-t-il pu inventer des étoffes aussi déliéu? » Eûlu c On vit alors bien à nu la gaze d4Uée de ce manteau de religion.* S. S. Mais il s'étend aussi à tout ce qui est effilé , c'està-dire long et menu. Fénelon parle des canaux déliés par lesquels circule la sève. Bt Buffon a dit du cheval, qu'il doit avoir la tête menue, les paupières misyces et les cueilles déliées. Snfin délié iKtik qualifier un corps dont les éléments soot imperceptibles comme. les fils d'une étoflé ou d'une gaze déliée. Dans tous ^as temps on a considéré lime comme étant une matière ou une substance d^}t/e(Bo68.,VoLT., Mahm.). « Tous ces

DEUXIÈME PARTIS

ressorts sont si Mié$ qallf éehtpptnl à ma tim

faible et grossière. » Volt.

Ténu^ latin, tenuig^ Teut dire également trèspetit, très-menu. Mais, outre qu'il n'est guère usité que dans le didactique, il parait convenir principalement en parlant des liquides et des fluides. cD'où le mouvement viendra-t-il au feu? Sera-ce de quelque autre matière plus ténue, plus fluide encore 7» Volt. « Lorsque ees vapeurs sont plus ténues^ elles deviennent salutaires. > In. « Les sucs arrives par les conduits latéraux entre l'écorce et le corps ligneux y doivent perdre beaucoup de leur mouvement et de leur ténuité, t

MORTBSQ.

Subtil, de tubirêy aller dessous, se glisser, s'insinuer , implique toujours l'idée de mouvement. Un trait subtil. Suivant Ëpicure , < le sentiment ne peut être répandu dans tout le corps que par une matière extrêmement fu5(tle et rapide. » Volt. « Imaginez un rayon de soleil cent fois plus subtil et plus rapide. » In. c Par les pores s'échappent et s'évaporent les matières les plus légères et les plus subtiles , par un mouvement qu'on appelle transpiration. » Boss. < Le.^ esprits et les nerfo, et les filets dont on dit que le cerveau est composé, pour être déliés n'en sont pas moins corps , et leur mouvement si vite, si délicat et A subtil qu'on se l'imagine ^ n'est après tout qu'un simple changement de place. » lD« « Quelque vites et quelque «ubfo'it qu'on Ussi ces corps....» lo. On réduit un corps en poudre menue; il n'y a pas de matière plus tvbtik que celle du feu, elle pénètre partout.

B»igu, latin e«tyuM, de U préposition es, et du verbe egere, manquer, avoir besoin, être pauvre, a pour caraatère particulier d'indiquer rinsuffisance. Ce mot est opposé à ample; ce qui estest^ est trop petit ou en trop petite quantité , et par conséquent cbétif ou mesquin. Un loge ment exi^u n'est pas assez spacieux; un repas exigu est un maigre repas; une recette exiguin'est pas assez abondante. Qu'upe ville soit ps- Itte, cela n'a point de rapport à l'usage de l:> chose, et n'annonce point qu'elle soit défectueuse à cet égard : une jolie petite ville. Mais on dira qu'une ville a une enceinte ern^në^, c'est-A-dire trop petite ou trop étroite. < Tout le stoïcisme étaitr esserré dans une suite de formule sexiguês, d'argumentations abstraites qui dessèchent et exténuent tellement la morale, qu'elle est comme réduite en squelette.» Lab.

Fin est opposé à grossier ^ et a pour accessoires le fini et la délicatesse , comme Voltaire l'a judicieusement remarqué. « La délicatesse des parties (dans le corps de l'homme), quoiqu'elle aille à une finesse inconcevable , s'accorde avec la force et avec la solidité. • Boss. Une écriture fine est soignée et jolie, en même temps que menue. Une étoffé peut très-bien être mtfice ou déliée sans être fine. Voulez-vous simplement exprimer la petitesse du fil de l'araignée, vous direz qu'il est délié. Hais si vous voulez Caire sentir combien est admirable le travail du ver à soie, vous pourrez répéter ces paroles de RoUin : « Les plus habiles ouvriers ont-ils pu jusqu'ici imiter le travail des vers A soie? On-tils trouvé

le secret de fiMmeruilll n (bmt teme, s&cgk. si brillant, si continu? »

Grêle , en latin gradlis , menu, maigre , a atde propre , qu'il s'applique uniquement aux ètr? vivants, aux animaux, aux hommes , et à c^ rentes parties de leur corps, qu'il reprêse:. comme faibles. Jambes grêles (AckD.)% bec^»"' (BuFF.). c Cet oiseau a encore le cou plus gn^ (que le précédent) et plus allongé. » lo. «La. ^.i de cette plante est fort grêle.* Acâo.

PEU, GUÉKB. Adverbes qui s^'fient le castraire de beaucoup.

Peu,* du latin pauau^ pea nombreux, en petite quantité, ne prend jamais la négative; el yuére, de l'allemand yor, bien, fort, très, beav coup , ne s'emploie qu'avec elle : il «si peu ricbe , sa richesse est petite; il n'est guère riche , c'eslà-dire il ne l'est pas beaucoup. De U toute !a diiférence.

Peu est positif, guère négatif. Prèlaidre qu'ose personne est peu sage, c'est la censurer hkz plus catégoriquement que si on prétendait qa'eCs n'est guhe sage. Voulez-vous faire estccdre d'une manière adoucie et avec ménagemeol. qu'une femme est laide, vous direz, nm ps qu'elle est peu jolie, ce serait trop affinaalif, mais qu'elle n'est guère jolie. On déclare d^ia ton tranchant qu'il y a pe» d'amis réritâMss; ca avance en hésitant, comme n'en étant pas bieo certain, ou comme pour éviter de dioqaer qui que ce soit, qu'il n'y en a guère.

Peu est précb, guère vague. Peu eonr'mA quand il est question de choses rigouretuemesi appréciables sous le rapport du nombre, de Ii quantité, du degré; guère dans tons les autres cas. Une personne est peu âgée, et elle n'est guère aimable, n y avait peu de monde à cette fête, on ne s'y amusa guère. Oooiqne cette marchandise coûte peu , on ne la demande guère. Les choses qui durent peu ne nous contentent çuèrt Les gens qui mangent peu m se soucienl guèn de prolonger les repas. Mme de Sévigné parje d'une femme «qui voyait peu son fils , » c'est-àdire qui le voyait un petit nombre de fois pir mois ou par semaine, « et qui n'aimait guère i la rencontrer , » un plaisir n'est pas chose qui se compte, s'évalue ou se mesure avec exactitude. Il s'en faut de peu que ce vase ne soh pleia (Acan.)) suppose qu'on connaît la quantité qô manque , qu'on serait capable de l'assigner; il nt s'en Ikut de guère que ce vase ne soit pfeii (ACAD.), est une assertion fondée sur oneestîiiation purement approximative. Cet homme est oa peu plus riche que son frère, voilà un jugeoeot décisif porté en parfûte connaissance de caase; cet homme n'est guère plus riche que son frère, est un sentiment qui implique du doute et de l'indétermination. « La Savoie a toujours été pauvre, et le sera. La Suisse n'est guère plus ricbe : elle a peu de froment; il y a des cantons qui es manquent absolument. > Volt.

Peu est absolu, guère relatif. H y a peu dlKiQmes discrets; il n'y a guère d'hommes dtscreis qui sachent se taire jusqu'à la mort On observera en général qu'il y a peu de vin cette ansëe; vous remarquerez d'une manière particulièiegal

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

'y en a guère dans un canton où vous ne croyez as qu'il y en ait suffisamment ou pour le besoin, quelqu'un qui vous offre d'un plat, vous dites: PU. Mais s'il ne vous en sert pas assez, vous ouverez qu'il n'y en a guère , ou qu'il y en a m pour vous , relativement à votre appétit. PIGEON, COLOMBE. L'oiseau domestique qui oucoule.

Pigeon vient-il , comme le veulent les étymo- Dgistes , du latin pipio , pigeonneau , c'est pos- Ible, mais non pas évident; au lieu que dans olomhe il n'est personne qui ne reconnaisse au >remier coup d'oeil le latin columba ou columbut. )e là toute la différence à mettre entre les deux nots.

Pigeon est le nom ordinaire de l'oiseau; eoomle est un terme distingué dont on se sert lon-seulement dans le style soutenu , mais enore quand on parle le langage de l'antiquité, ou elui de l'Écriture sainte, ou celui du sentiment t de la morale.

Vous élevez des pigeons; vous avez la simpliité de la colombe. Autrefois on faisait porter par os pigeons les nouvelles qui demandaient à être ommuniquées très-promptement (Volt). « Nous '^mmes (la plupart, suivant les pessimistes) des nîombes dispersées qui fuyons en tremblant la rifTe du vautour, dégoûtante du sang de nos ompagnes. » Id. « Il est constant que les tourtecolles et les pigeons sont (dans la loi de Moïse] la i ctime des pauvres.... Pour moi, disait Origène , estime ces tourterelles et ces colombes, heueuses d'être offertes pour leur Sauveur.... Mouons comme des tourterelles et des colombes , en gémissant dans la solitude et dans la retraite. Soyons simples comme la colombe. » Boss. Dans a fable de Lafontaine , intitulée la Colombe et a Fourmi, l'oiseau, qui fait là une œuvre de charité, est appelé colombe; mais à la fin, le ïonsldérant comme bon à manger, comme un nets qp\ échappe à la poursuite du croquant, le abuliste emploie le mot pigeon :

Point de pigeon pour une obole.

« La gorge d'un pigeon paraît de différentes ■ouleurs, selon les différents côtés dont on le egarde. « Fân. Dans le Télémaque on voit que 'iiiloctète , abandonné par les Grecs dans llle de .emnos.c passait son temps à percer des colombes le ses flèches.» Id.

« Peu de Moscovites osaient manger du pigeon, >arce que le Saint-Esprit est peint en forme de oiombe. » Volt.

PILOTE, IfAtTONlER, NOCHER. Celui qui ou Terne, qui conduit un bâtiment quelconque ervant à transporter par eau.

J^ilote, formé de piU, mot qui , dans la langue ulpçaire, a signifié un vaisseau, un navire, est 3 naot commun. « Si le pilote s'endort au milieu es rochers où il se trouve engagé, il est forfà raindre que par sa négligence le vaisseau ne hérisse. » Bourd. « Un pilote génois donne un mixers à l'Espagne. » Volt. Nautonier et nocher m naucher , dérivés évidemment du latin et du çrec nauta, matelot, vovç, navire, sont d'un ityle plus relevé. Dans un premier panégyrique ie saint François de Paule composé par Bossuet

sur un ton assez simple , on lit : « Domptant la fureur de ce détroit de Sicile, fameux par tant de naufrages , il a trouvé sur son manteau la sûreté que les plus adroits pilotes ont peine à trouver dans leurs grands vaisseaux. » Mais dans un second panégyrique du même saint , où l'orateur a évidemment dessein d'agrandir son expression, il rapporte ainsi le même miracle : « Domptant la fureur de ce terrible détroit de Sicile, fameux par tant de naufrages , il a trouvé sur son seul manteau l'assurance que les plus adroits nautoniers ne pouvaient trouver dans leurs grands navires. » — Outre cela , le pilote guide un grand bâtiment sans mettre lui-même la main à l'œuvre , ou au moins sans faire autre chose que tenir le gouvernail ; au lieu que le nautonier et le nocher peuvent ne mener qu'une simple barque, ou bien travailler à la manœuvre, ramer, sous la direction du pilote. Charon est appelé en poésie le nautonier et le nocher, c'est- à dire , vulgairement , le batelier des morts , et sur un vaisseau on distingue le pilote et les nautoniers ou les nochers , c'est-à-dire en termes ordinaires, le pilote et les matelots. « Le poltron étant sur mer, s'il vient à remarquer que le pilote fait une nouvelle manœuvre, ou semble se détourner comme pour éviter un écucil, il rinterroge avec inquiétude.... Ensuite, ses frayeurs venant à croître , il prie les nautoniers de le mettre à terre. » Labr. « Quand on entend les mftts gémissants se briser sous Teffort des voiles, le pilote et le nocher (magister, naittoqtte) s'élancent dans les flots. » (Traduction de la Pharsale). Marm. « Que le nocher ploie la voile et l'attache aux antennes , sa prévoyance est inutile : les antennes mêmes se brisent.... Le plus grand nombre des vaisseaux , guidés par de sages pilotes , et sûrs de leur route avec des matelots à qui ce rivage est connu , vont aborder au m> rais de Triton. »Id.

Nautonier est rare et du style soutenu, t Dans les horreurs de l'orage , le nautonier effrayé dit un adieu éternel aux flots « Boss. « Au delà j'aperçois ces vattes plaines (de la mer) toujours calmes et tranquilles, où les vents n'ont jamais exercé leur empire, où l'art du nautonier devient inutile, où il faut rester et périr. » Bupf.

Nocher est très-rare et réservé exclusivement à la poésie, à la poésie badine surtout. Déjà prôs de mon lit !a Murt inexorable Avait levé sur moi sa faax éponvantnble ; Le vieux nocher des morts à sa Totx acconrut.

VotT.

Ces nymphes (du Rhône^ sont de gros rochers^ Aulears de mainte sépulture , El dont l'effroyable figure Fait clianger de visage aux plus hardis nochers*

Rac.

La femme est en tout temps un éminent danger, Un vaisseau sur lequel le nocher le plus sage Appréhende le calme autant qu'il fait l'orage.

Regh.

Ce qu'il jugea de phis flsicile Fut de gagner certains rochers Qui d'ordinaire étaient la perte des nochers.

Laf.

Assez prés du fameux détroit Od le nocher le plus adroit

DEUXIËME PARTIE :

A p«ur fle Charjbde et de Seylle,

On rencontre une petite tle. 8aLi&.

Ttt crois qne mon cttnr t*idore,

Toysnt qne Je parle encore

Des souplrt que J'ai ponesée;

Mais tel , an pert qu'il ééttr*,

Le moekê9' aime i reiire

{•es périls qu'il a passée.

Le nocher qui préfoii l'orsfe Craint encor quand le port eet bon.

Éternisons du badlnage

La aalBon :

On manque , à force dMtr» Sftge , Deiaiaea.

nOCAirr, POIGNANT. Oui perce et niit mal

Ce qui est piquant^ de raliemand ptcken, picoter, becqueter, fait une piqûre^ uo petit trou, pénètre peu arant. Ce qui est poignant^ du latin pungerty piquer, d*où notre verbe poindre y paraître, en parlant du jour qui commence à luire et des plantes qui commencent à pousser, n*est pas nécessairement petit, et ne produit pas une blessure nécessairement petite, légère, superficielle. L'aiguillon de Tabeilleest piquant; un poignard est poignant. Buffon dit : « Les écailles du pbatagin sont armées de trois pointes très-piquantes, au lieu que celles du pangolin sont sans pointe et uniformément tranchantes. » Cependant il attribue au pangolin comme au pbatagin « des écailles si grosses , si dures et si poignantes qu'elles rebutent tous les animaux de proie. « Les orties sont garnies de soies roides'etplquantef qu*on aperçoit à peine; le hérisson est couvert de grosses épines, «armes défensives, poignantes ^ et qui rebutent ses ennemis. > BUFF.

Au figuré (et poignant ne se dit guère au propre), même différence. Las traits de la malice et de la raillerie sont piquants (Rourd.); €eux de la méchanceté sont poignants (J. J.). On est très-sensible à ce qui est piquant. « Examinez quel est le fond des peines les plus vives de Torgueilleux et de ies déplaisirs les plus piquants, » BouRn. Ce qui est pot^nanl cause une grande souffrance. « La perte de M. de Beauvilliers fut pour Mme de Beauvilliers un glaive qni ne sortit plus de son cœur Vivant dans la plus poignante douleur et la pénitence la plus austère.... » S. S. c Qu'on se représente la douleur de Phèdre , sa confusion , sa rage l

Hippolyte est sensible, et ne sent rien pour moi.'... Ce sentiment est-il assez profond et assec amer? La jalousie a-t-elle des traits plus poignante et plus cruels f » Lah. -^ En wi mot, à piquant est attachée l'idée de thaoité : à poignant celle de profondeur.

Outre cela, piquant rappelle le verbe piquer qui s'emploie dans la même acception.; et par conséquent il a rapport à Taction d'une cause, et d'une cause le plus souvent extérieure. Potgnanty mu contraire, correspondante poindre, •qui est inusité aujourd'hui dans le sens littéral de piquer, sert plutôt à qualifier l'effet ou la cause interne, mire des reproches piquants, éprouver tm chagrin pot^anf. Une épigramme est ptquamte^ le remords pot^nanl. Les femmes sont plus piquantes que les hommes dans leurs traits

satiriques et médisants (Botrftn.) ; on dîmîmie se* peines les plus poignante en cessant de s'en occuper (J. J.).

PIRE, PIS. Termes comparatifs qiû emporleni ndée de plus de mal ou d'un plus grand noal.

Pire, du latin pejor, plus mauvais, est ui adjectif, l'opposé de meilleur.

Jugez par le meilUmr (mariage) quel peai être k pire. Lat.

Ptff , du latin pejtu^ plus mal, est on dÂTerU l'opposé de mieux, c Tant pis , tant mi^ug. > AcAD. On dit qui pis est, comme on dit qai plu est; pîi-aller commme fna^étre, etc.

Pire, étant un adjectif, se trouve tonjour?;:.^ à un substantif qu'il qualifie, c II n'y s fin sourd que celui qui ne veut pas entendre.* icii:. c 11 7 a de mauvais exemples qui sont pires qc£ des crimes. » Montksq.

Le pire des éuts , c'est Tétat populaire. Coul c C'est là un aveuglement pire que celui d^ démons. » BouRD. « Les remèdes devenaient servent pires que les maux. » Roll. « Les pir^z des ennemis, ce sont les flatteurs.» ^oss. «L: condition des hommes serait pire qae ceîk des bêtes , si la solide philoso^iie et la vraie religion ne les soutenaient. » Tèb. « Cette profonde sécurité où vous vivez est devant Dieu le pt're de tous vos crimes. « Mass. « Les bcmmes seraient peut-être ptres s'ils venaient à manquer de censeurs. » Labr. — Hais pis, en tant que adverbe, accompagne un verbe, et qualifie ose manière de faire on de dire, c si nous étions ceci ou cela , nous ferions encore pis que doos ne faisons. » Boukd. « J'avais dit pis encon à M. le duc d'Orléans, s S. S. « Quand nous au rions été les dernières personnes du monde ^ on ne pouvait nous fkire pif qu'elles ont ikit. » Mot. c Ne méprisez pas tant Psyché, dit Cérès à Vénus; vous pourriez pis faire que de la prendre pour votre bru. s Laf. c U ne me -saurait rien arriver de pis. > Acad.

Un homme pire qu'auparavant est plus méchant ou moins bon ; un homme qui est pis qu'auparavant se porte, se comporte, se met ou est fait, façonné en quelque sorte, moins bien. « Il se portait un peu mieux, mais il est pu que jamais.» Acad. « Il ne m'en sera jamais ni pu ni mieux. > Labr. Il n'y a rien de pire que cela, voilà une chose très-mauvaise; il n'y a rien de pu que cela , il ne se peut passer, dire ou faire ries de plus mal. La prose est pire que les vers, &gaifierait qu'elle est plus mauvaise, moins esd* mable, inférieure; la prose est pis que lesrers (Mol.) , c'est-à-dire qu'on en vient moins facilement à bout, quand il s'agit de l'apprendre oa de faire toute autre chose par rapport à elle, dt l'entendre , de la traduire , etc.... £tfe pire qu'un démon I c*est être plus méchant; étpe pir qu'un démon, c'est être plus capable^ plus ea état de faire :

Un papier griffonné d'une leHe fkçeo

Qu*il fkudraUpour ie lire être pie qa*an dénoii.

Jfoc.

On dit bien en en^loyant les deux mots substantivement, le pire et le pis , comme on dit tf meiUeur et le misux, liais leptr« a toujours np-

SYNONYMES À RADICAIJX DIVERS.

DTt aux subitanoes, aux choies qui sont; et le is aux actions, aux faits, aux choses qui se font. ottTent qui choisit prend le pire (àgàd.) , sousatendu objet. Le pU qui puisse arriTer (Agad.); lettre les dioses au pli (In.) , c'est^lnlire supposr tout ce qui peut avoir lieu de plus fâoheux. Lors même que pis peut être à la rigueur conidéxé comme un adjectif, il se distingue tou- >iiTS de pirs en ce qu'il a rapport à des faits, et on & des choses. « Ce coup (un coup malheusux au jeu) est pour ma raison pis qu'un coup e tonnerre. » Mol. C'est*à-dirs un aceident, aelque chose de plus mal fait, de plus malheu- Busemeot arrivé. — Ou bien pis, adjectif, se lint, non pas comme pirs^ à un substantif prorement dit, mais à un sujet vague, indéter^ oiné, qui n'est proprement d'aucun genre, omme ce, cela, quelque ûhose, exprimé ou sousntendu. De crainte de pis, c'est pis, c'est en- :ore pu, c'est bien pis^ ce fut bien pis encore orsque...; ce qu'il y a de pis, c'est que....

Oh ! vraiment tout cela n'est rien auprès du flla ; Et si Toos l'aviez vu, vous diries c'est bien fis.

B&ochoB le dédare hérélLqae , •

JEt jsnsénista , qui pis est. 1km».

: De heaux feua qui eapoeeni à àet konHs (GoRir.) »t pu qu'un solécisme. » Volt. C'est-à-dire, cela st pis qu'un solécisme. 11 ne lui a pas dit pis rue son nom (Agad.), c'est4-dire quelque chose Le pu que son nom.

1>1TIÉ , — COlIPASSiOlf , GOMMISiRATIOlf , — insÉaiGOEDE. Sentnoaent ou disposition d'une ime touchée des maux d'autnii et excitée à les kdouoir , à les soulager.

!• Pitié, latin pietas, indique par sa termiuison une qualité ncturelle, inhérente à l'&me, m fonds de compassion ou de commisération, lompassùm et commisération ont , au contraire , me désinence , qui montre que ce sont des subitantifs verbaux , et qui marque des faits , des nanifestations de pitié provoquées par des doueurs ou des misères qui frappent actuellement, fn homme est sans piUé, en général , et , dans ine occasion particulière , il est ou il n'est pas mu de compassion ou de comm^isération. « Ce ont des âmes insensibles, des ftmes sans pitié, ans humanité. Que ne leur dit-on pas pour les Tucher de compassion ? » Bouro. « Les marques ubliques que le publicain donnnait d'une dousur sincère devait exciter la compassion du pha- Lsien ; mais l'orgueil phaiisaîque est eans piHé.v

2* Par leur préfixe cwn, avec, compassion et nmniséraîion témoignent qu'on prend part aux taux des autres , qu'on éprouve de la peine avec tx , qu'on se met en idée à leur place; ce que 'annonce point le mot de piHé, On peut avoir ^^de choses qui n'affligent point la personne i qui elles se trouvent , ni par contre-coup la n'sonne qui en a pitié. Je cède , non parce que li tort , mais pance que j'ai pitié de votre obination. «Ce lutteur rhodien, regardant avec Ifié ma tendre jeunesse, voulut se retirer. » tv. Ou bien on a quelquefois pitié de maux foa ne ressent en aucune sorte, anxqaeU on

est, non pas indifférent, mais insensible, à pro* prement parler. C'est ainsi que Dieu' a piHé des hommes. Lorsque le Fils de Dieu était dans l'éternité de sa gloire, sa miséricorde pour les hommes n'était pas accompagnée d'une compassion effective, parce que toute véritable compassion suppose quelque douleur, et que le Fils de Dieu était alors incapable de pâtir et de compatir. Il avait pitié de nous comme de ses enl^ts et de ses ouvrages. Mais depuis l'incarnation il a commencé à avoir oompassion de nous, à nous plaindre comme ses frères, comme ses semblables, comme des hommes tels que lui (Boss.). « Les cœurs des hommes justes qui habitent les Champs-Elysées ne peuvent pas même être émus. Seulement, ils ont pitié des misères qui accablent les hommes; mais c'est une pitié douce et paisible qui n'altère en rien leur immuable félicité. 9 Tiv. Quiconque a toujours été heureux peut avoir pitié, mais non pas compassion ou commiséraHon , des malheureux; il ne sait pas s'identifier à eux et souffrir de leurs souffrances. — La première partie de l'idée commune aux quatie mots, à savoir le senthnent, l'émotion, est donc plus particulièrem^t exprimée par compassion et commisération.

En revanche, c'est surtout la seconde, savoir, la disposition à soulager, que le mot pitié désigne, c A considérer l'enfance en elle-même , y a-t-il au monde un être plus fSnible, plus misérable, plus à la merci de tout ce qui t'environne , qui ait si grand besoin de pitié, de soins, de protection , qu'un enfant T • J. J. Au lieu que la compassion et la commisération ne consistent quelquefois qu'à s'attendrir, & entrer dans la peine des autres , et se bornent à les plaindre , à les consoler, à déplorer leur sort, la pitié, plus active que passive, vient & leur secours. C'est une compassion ou une commisération eecourable. On a pris pitié de ses maux , signifie qu'on y a mis fin. « La charité s'attendrit sur la misère du prochain , et , sans se borner à une stérile eom* passion, elle y joint de salutaires effets. ■ Mass. On peut en dire autstnt de la pitié que de la charité. «Ah! seigneur Asmodée, s'écria Leandro Ferez , entraîné par les mouvements d'une généreuse compassion , cédez à la pitié dont je me sens saisi, et ne rejetez pas la prière que je vous fais de sauver cette jeune dame. » Les. Bourdaloue dit, en parlant des âmes du purgatoire qui nous demandent le secours de noa prières : « Vous, si tendre & la compassion, vous qui, sans frémir, ne pourriez voir un criminel à la torture , verriez-vous sans pitié tant d'âmes justes dans le triste état où elles sont réduites? » « Protésllas cherchait avec empressement Phildclès ; il voulait lui faire pitié et l'engager à demander au roi qu'il pût retourner à Salente. Philoelès était trop sincère pour lui promettre de travailler à le faire rappeler; mais il lui parla fort doucement , lui témoigna de la eompomoii et tâcha de le consoler. » F^N. Dans 111e de Lemnos ^ en présence de Philoctète , Ulysse ne peut se défendre d'un mouvement de compassion , mais il reste inacces* sible à la pitié, impitoyable; et Philoctète, non content de Toîr la cempofffoit sur le visage de

Néoptolème , le supplie d'avoir pilié de ses misères. On traite, on frappe quelqu'un sans pitié; on regarde quelqu'un d'un œil de compauion ou de commisération. Un tyran n'a pas pitié de ceux qu'il £ait périr dans les supplices, et ne permet pas quelquefois aux témoins de ses cruautés de laisser échapper quelque signe de compassion ou de commisération (Coud.)- D'ordinaire la fompassion ou la commisération mène & la pitié, comme la bienveillance à la bienfaisance. ^ Mais elles peuveot être éprouvées aussi , à la différence de la pitié, pour des maux auxquels on est dans rimpossibilité de remédier. Les Cretois sont touchés de compassion pour le fils d'Idoménée , Immolé par son père (Fin.). « Mentor traitait Télémaque comme un malade désespéré qu'on abandonne : il jetait souvent sur lui des regards de compassion. » In. « Télémaque, sur le champ de bataille, détourna plusieurs fois ses yeux, élaat saisi d'horreur et de compassion; il ne pouvait voir sans frémir ces corps encore vivants , à demi brûlés, et dévoués à une longue et cruelle mort. » lo. c Emile, au fort d'une rixe entre deux voisines, s'avançant vers la plus furieuse, lui dit d'un ton de^commisération : Ma bonne, vous êtes malade , j'en suis bien fâché. » J. J.

8* La ptlt^ est, comme l'humanité, un principe d'action réfléchi, froid, calme, dépendant de la raison , lequel porte à bien faire par des considérations ou des idées. La compassion et la commisération , au contraire , sont des principes sensibles d'action , des impulsions de la nature , des mouvements du cœur qui nous inclinent en faveur de ceux dont les souffrances nous affectent péniblement. « L'aventure effroyable des Calas n'aura point épuisé la compo^stdn des cœurs sensibles, et puisque la plus horrible injustice s'est multipliée, Isl pitié vertueuse redoublera. 9 Volt. On ne peut qualifier de vertueuse ni la compassion ni la commisération.

Quant à la diiïérence de compassion et de commisération, elle résulte de leur étymologie. La compassion fait compatir, c'est-à-dire souffrir avec ceux qui souffrent , avec les affligés ; la commisération fait prendre part à la misère , ou iiitéresse aux misérables, aux malheureux. La compassion a davantage le caractère d'une passion, elle est plus douloureuse et plus vive; la commisération est plus modérée, parce qu'elle correspond à des maux moins sensibles; elle a mènie ses douceurs. « La péroraison tend à la persuasioQ par des msuvements d'indignation et dô douleur , ou par la séduction d'un pathétique doux et pénétrant sans violence , quand la cause ne donne lieu qu'à la commisération. » Mabm. a Les douceurs de la commisération vous sont encore inconnues.» J. J. « L'homm^ qui ne connaîtrait pas la douleur ne connaîtrait ni Tattendrissement de l'humanité ni la douceur de la commisération. >» 1d. « La commisération doit être un sentiment très-doux. » In. La vue d'un homme à la torture, la vue des mourants et des blessés sur un champ de bataille excitent la compassion ; nous nous sentons de la commisération pour un honune en butte à l'injustice, disgracié, persécuté, ruii^é (J. J., Yolt.)- Le poète tragique

et l'avocat cherchent à ëmonvoir en bvearie leurs personnages , l'un h compunos, VaiiRb commisération. « Il ne f^ut jamaii (daos ooetagédie) tAcher de rendre odieux on personsis qui doit attirer sur lui la conpantaii. • Y:]i.t. « Je crois toujours que je gagn?ni (a prxés);e je ne vois pas que j'aie à craiodre toire dm. que la comm^^uttoii que la famille de li»^ Jouarre tâche d'inspirer pour elle toi j:^. pour les empêcher de lui Ater tout. • Em Os dit les larmes de la com]NitsioR(MAii),platit que les larmes de la eommti^roliai.

Reste miêérioords. Il resseioble teucoop i pitié, dont il a toute la géDiralilé, pvct ({nll n'est pas un substantif verbal, connettRpQistofi et commiscratioti. Mais, pans qa'ù n'et qu'un mot latin, mûerieordîa,fruQst,îlBei dit que dans le langage de l'EciilBR cm «a termes de piété. C'est la ^ de Dieu « ^ Jésus-Clirist pour les hommes, ou c'est ceUida chrétiens, celle qui est inspirée par h reJgisb Que si miséricorde figure (joelqapfdii dan» k langage commun , c'est avec useiecepdoj piifr culière qui le distingue bienacor:<ie«sjoanymes : il signifie alors la filitf qai toB^^ ^ épargner, une qualité voisine 4e \i ('iftiSM' « Quand les députés des Carthigi&ob.à'tston humble et touchant implorèreûl li wéwHe du peuple romain , alors les seBtim:ats fei* geance et de colère firent place à ceu délaie et de clémence. » Roll.

FrrOTABLE , DÉPLORABLE , LiHESUli Propre à toucher de compassion : iM,^> etc. , pitoyable , depIoruMe , kuMsteble.

Pitoyable est le plus faible d» trois. Cef^ est pitoyable est digne de pitié, simpK^:^ qui est dép2ora52e ou lamentaMe doit ii03^ jusqu'à faire pleurer ou jusqu'à amdieto®* et des plaintes. « Une voixytïoîiaèfe^laawlat/e- » Acin. Bt ce n'est pas sêuIcb?-^ «^ rapport de la force, mais aussi soof k nîP de la noblesse, que pitoyable le cède vnw autres mots*. La pitié est souvent on s-mliaei où il entre du mépris et qui a pourobjrt^I^i* chose de bas et d'abject. De là vient quî J«^; hle lui-même n'est guère relevé et roanîïfce qu'il qualifie une sorte de dégoût Il3^<a^ accablé d'iufirmités et de besoin est dus c^ pitoyable (Les.) et meurt d'une mort ptJ¥* Dans un des Dialogues de Féaelon,Césir-j Caton : « Hélasl mon cherCaton^tewîUesr toyab^ eut ; l'horrible plaie ! >

DéplorabU est une qualification de a Jj^' lam^table , une qualification de la ^^f^

Une chose déplorable est regrettable, «* table : telle est la mort de celui qm o*"^'^ l'impénitence finale (Mass.V, teUe f^th^f^^ de Salomon , autrefois sage (Boss.). Une ^^ mentable fait sur nos sens ou sur ^^^^j, forte impression : tel est l'aspect d'unw^ bataille après le combat (Féh); l«^^«' ^ plaintes d'une mère qui a pe-du «^ .^ (Boss.) ; teUe fut la mort de Jésus-Chnil,^ récit compose une histoire lamemii l'expression de Bossuet. On dit ^^^^^ déplorable : « Y aurait-il on ly^W^^

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

àplorahle et moins excusable que le mien, i...? s BouRo. On dil un spectacle lamentable :

« Mes yeux sont témoins d'un spectacle si la- %entàble. » Yauy.

Bnsuite, comme se lamenter ^ c'est pleurer, ion pas en secret , mais en poussant des cris et les gémissements, lamentable se dit de ce qui n spire , non pas une douleur quelconque :omme déplorable , mais la désolation , c'est-àlire une douleur longue, éclatante, plaintive, lémonstratiye et en même temps générale , qu'on tntend partout retentir. On appellera plutôt dé- Uorable un malheur particulier, et lamentable m malheur public. « Les calamités lamentables lui affligent la terre. » Volt, c Si Dieu ne veilait jras sur le monde, si tout se bornait à la erre, quelle condition lamentable^ » Va av. La nort d'un seul honmie , laquelle ne fait aucun >Tuit, peut être néanmoins déplorable. Une mort •amentable est celle d'un grand nombre d'homxies qui périssent ensemble dans une ptfste ou un LTemblement de terre , par exemple , ou celle qui sst fameuse , qui devient le sujet de lamentations parmi le peuple.

Un souTeoir iâcbeux apporte i mon esprit Ces hisioires de morts lamentablesy tragiques, Dont Paris tous les ans peat grossir ses chroniques.

Bon..

Laf^entable a. enfin cela de particulier, qu'il le prend quelquefois dans un sens ironique. m. Milord Maréchal s'amusa surtout de l'histoire (amenlaMe d*un capucin qui, pour entrer dans l'ordre séraphique, avait abdiqué la place de doge, et mourut de chagrin de n'avoir pas été élu gardien de son couvent. » D'Al.

PLAINDRE, REGRETTER. £tre fâché, éprouver du déplaisir par rapport à quelqu'un ou à quelque chose. .

Plaindre vient de plangere , battre , d'où plangi , se frapper la poitrine (dans la douleur) , se désoler. Regretter a été formé de regressus , retour; il est rétrospectif ou relatif au passé. La plainte , comme le gémissement , cvrespond à un mal actuel; le regret, semblable au repentir, est causé par quelque chose qui n'est plus là ou qui a eu lieu autrefois.

On plaint et on regrette les personnes : on plaint celles qui touchent de compassion , dont l'état inspire de la pitié ; on regrette celles qui ne sont plus ou qui ne sont plus auprès de nous, qui sont mortes ou parties. Nous plaignons le sort des indigents ; nous regrettons la perte ou l'éloignement de nos amis. « Un courtisan en fareur est l'objet de l'envie : et , lorsqu'il tombe laJ^ la disgiice, personne ne le plaint. Les princes les plus loués pendant leur vie ne sont pas toujours les plus regrettés après leur mort. »

En pailaut des choses, plaindre et regretter [Jififèrent de même : l'un regarde le présent ou l'avenir , l'autre toujours le passé. Vous plaigfjiex Le temps qu'il faut employer pour faire ceci ou cela; vous regrettez le temps passé ou perdu. ■ Il ne faut pas plaindre les peines qu'on prendra à cette recherche, on en est bientôt récom-

pensé. » Boss. « Cette aflaire m'a coûté trois ans de peine , que je ne regrette pas. » Volt.

r PLAISANTERIE , FAGÉTK , BOUFFONNERIE; — 2« RAILLERIE , DÉRISION , RISÉE , MOQUERIE , PERSIFLAGE, IRONIE , BRO€ARD . LARDON; — 3«> GOGUENARDERIE, GAUSSERIE. L'idée commune à tous ces mots est celle d'un jeu de l'esprit et de propos pleins de sel.

Mais la plaisanterie ^ la facétie eX la boufTonnert'tf sont simplement gaies et comiques : elles réjouissent sans porter, au moins ouvertement et directement, contre une personne qu'elles tendent à blesser. La raillerie , la dérision , la risée, la moquerie, le persiflage^ Yironie, le brocard et le lardon sont satiriques, tombent sur quelqu'un en particulier , et divertissent à ses dépens. Il y a .dans la plaisanterie de la bonne humeur et de l'enjouement; il y a dans la rat7lerie de la mauvaise humeur, du chagrin, du courroux, du ressentiment, de la sévérité, et quelquefois de la causticité et de la médisance. La plaisanlerie n'est que du badiiiage; la rail» lerie peut aller jusqu'au sarcasme. La plaisanterie piquante plaît par quelque chose de fin et de vif; larat{/erte piquante est faite pour ofienser* Le plaisant manque de gravité ; le rat72etir , de ménagement. La plaisanterie ne convient point au prêtre : « Nous devons soutenir partout également le sérieux de notre ministère; les lèvres du prêtre, dépositaires de la doctrine et de la vérité, ne doivent plus s'ouvrir à des inutilités et à des plaisanteries profanes. » Mass. Les princes surtout doivent s'interdire la raillerie {Boss, , Momteso-, Labr.), c parce qu'ils sont les seuls qui blessent toujours mortellement. > Montesq. — Lap/atfan(en'e est l'âme de la comédie ordinaire : « C'est leMdicule , c'est-à-dire laplaisanterie , quidoit dominer dans la comédie. > Roll. Mais c'est la raillerie qui a inspiré les personnalités des comédies d'Aristophane : « Le talent particulier d'Aristophane était la raillerie. » Roll.

a La duchesse de Berry persécutait son mari sur le maigre et sur le jeûne. Elle s'en moquait jusqu'à lui en avoir fait rompre à force de complaisance et d'embarras de ses a-gres plaisanteries, et comme cela n'arrivait point sans combat, c'était encore sur cela même un redoublement de railleries qui le désolaient. » S. S. a Âvez-vous écarté avec horreur les plaisanteries malhonnêtes, les discouis équivoques?... N'avez-vous point donoé un mauvais exemple , ou pour des paroles trop libres, ou pour des rat7/er/r« piquantes, ou pour des manières indécentes de parler sur la religion?» Fén. «Plutarque préfère infiniment Ménandre à Aristophane. Il aiimire en lui une plaûanterte douce, fine, dûlicale, spirituelle , et qui ne s écarte jamais des règles de la probité la plus austère; au lieu que les railleries d'Aristophane, amèreset mordantes, emportent la pièce , déchirent sans aucun ménagement la réputation des plus gens de bien , et violent avec une impudence effrénée toutes les lois de la modestie et de la pudeur. >• Roll. c Voyez comment, pour multiplier ses plaisanteries, Molière trouble tout Tordre de la société ; avec quel scandale il renverse tous les rapports les plus sacrés sur

DEuxitnn pAittm t

lesquels elle est fcmAée, e^miiieiit il tourne en dérision les respectables droits des pères sur leurs enfants, des maris snr leurs femmes t.... 11 fait rire, il est frai, et n'en devient que pins coupable , en forçant, par un charme inrincible , les sages mêmes de se prêter à des tmlkries qui de- Traient attirer leur indignation, b J. L

La goffuenarderie et la gausterie sont de mauvaises plaisanteries ou de mauvaises railleries, telles qu'on en fait dans le bas peuple. Ces mots sont non-seulement Cimiliers , mais encore dépréciatifi : ils expriment de pauvres bons meta on les bons mots de gens grossiers, dont on fait pen de cas.

V Plaitanteriê ^ fàeftie^ houffùnnerU.

La plaisanterie est faite pour plâtre et pkiU, cause du plaisir. La facétie y du latin faceîus^ très-enjoué , divertit beaucoup : c'est plus qu'une plaisanterie y c'est une platsanlerte très -fine, très-vive, très-comique, très-réjouissante. «Le duc du Vaine raconta l'humiliation deFagon avec ca facétieux et cet art de fine plaimiiterie qu'il possédait si bien. » S. S. « Courcillon était un homme très-singulier, qu'une cuisse de moins n'avait pu attrister, qui s'était mis sur le pied de tout dire et de tout fiiire , et qui en feisait d'inouïes avec beaucoup d'esprit et une inépuisable plaifantme et facétie. ^ Id. < On connut bientôt que le plaisant et le fàcétieus touche de trop près au licencieux pour en être entièrement séparé.» Boss. «Beaumarchais avait la mante des quolibets et des rébus, comme plaisant et facetieuM. » Lab. — Hais de très-plaisant à trop pbisant il n'y a qu'un pas; aussi faeétie sîgnifie-t-il souvent un excès, une plaisanterie trop forte ou inconvenante : c T a-t-il rien de plus ridicule que de voir le grand Condé baiser la ch&sse de sainte Geneviève dans une procession, y fh>tter son chapelet, le montrer au peuple, et prouver par cette facétie que les héros sacrifient souvent à la canaille?» Volt. «L'ignorance du cardinal de La Trëmoille , ses mœurs , Tindécenee de sa vie , sa figure étrange , ses facéties déplacées, ne peuvent être couvertes par son nom, sa dignité. » S. S.

De son cêté , la houff^onnerie n'est pas seulement poussée trop loin, conmie quelquefois la facétie , elle est grotesque , elle touche à la farce et à la turlupinade. Si la facétie n'a pas toujours assez de mesure , la bouffonnerie n'en a point du tout. On dit une facétie boufftmne (Lah.), preuve que le second mot ajoute au premier. < Le génie des pièces comiques est de chercher la bov/Jbnnerie; César même ne trouvait pas que Térenoe fût assez plaisant : on veut plus d'emportement dans le risible. » Boss. Voltaire écrit à Lahaipe : « Je n'ai point eu encore le courage de faire Tenir le fktras de ce Gilles nommé Piron : on ne peut à mon &ge soufl'rir tes plaisanteries de la foire. Je vous sais bon gré de n'être jamais descendu à la platsanferte boK/fonne. >— La bouffonnerie est It plaisanterie des tréteaux, c'est-à-dire, en fait de plaisanterie , ce qu*il y a de plus exagéré et de plus impertinent. « Je disais au régent que , a'il voulait plaisanter ^ je plaisanterais tant qu'il voudrait , mais que de mêler les choses les plus

sérienses d« parties de nain, de MsfbaMrtt cela était insupportable. » S. S.

3«fiftiUem, déritûm, risée, wûfÊSiUyfem.

flagSy ironie y brocard y lardon,

BaHl^rie parait venir de ridât ondendi»

laria : la raiUeris consiste donc à hn de quiqu*UB, à le tcmmer en ridienk. Dérision etrû^^ ayant même origine, panitseat signifier encté^ ment la même chose. Ces trois expieaoas melles d(mc tout à fait équivalentes?

LarotUerte se considère en eUMnéme: elle etf fine, délicate, froide, amën, néciiuti, ete. Déhêûm a le sens actif, tirùkk leDspassiT: tourner en d^rûten montre ua hit stoopiis* sant; dign« de risée revient idigQeâ'ttren, joué , moqoé, siffié. On fait queiitoe cb« pir df> f if ton. «La reine Marguerite ayint&itpnso&niers Richard et Edmond, son second Qs^ks fit décapiter , et elle fit mettre par dériiùM m ont* ronne de papier sur la tête do duc dTotii Boss, « Les croisés se promenaient dsDs les nxs de Constantinople, portant à la nuin one èoh toire et du papier, par ^rinos pour cette ntion, qui avait renoncé i la profession des anoes.! IfONTBSQ. Hais on est exposé khrisémm sujet de risée. « Rendre un homme on sajet da rûéê. » Bounn^ « L'ambition et lasinpliàlédD cardinal d'Amboise furent la risée de toute fforope. » Boss. — « Osez-vous vous abandwuw àe< esprit de d^rmon qui a été si outrapnierain Jésus- Christ? Ne voyez-voni jw, railleiirs I outrance , que d'opprobres et (juelle rWr iw avez causés au divin JésosT» lo.

La moquerie est bien plus grwe et plojwhsanté que la raillerie , la d^riwm et h rWf.-e» consiste, non pas à rire des gens, Buis pwfwment à leur Eure la grimace, «s jraepwi». et par conséquent à leur témoigner do népiaw railleur est un malin critique, ?»«*««»

reprendre en nous des ridiwlei « ds WR^ et ses observations , quoique pli|«Btei^ Pf^ ne pas nous piqner,- nous posfW • nn »

premiers, comme fit Socratt àlawprtenM»

des Nuées y si, comme lui, now eslMdoiis «^ lerie, « Il y a de petits défaits (jte 1 «a» donne Tolontiers à la censure, •*««*"?" baissons pas à être raillés, » Uw, ^Umms des monarques flatte, lorsqu'elle «f "T*; parce qu'elle donne les matées ^^^^1 famiUarité. » Moktm. ^'.^^Z moquerie. Le moqueur est on wf^»^ .f ,■! traite avec dédain. « U •w^H^'l" !T les injures celle qui se pardonna J«/»^^ est le langage du mépris, ^J^^^ dont il se fait le mieux entendre..- ^^^^ dre l'homme ridicule à ses P'^r^/TÛ ûdSii une chose monstrueuse qoe IsjP** ^ ^ qui est en nous de rwUier, ^'^^^^m mépriser les autres; et tout «nsembte b «JJ;

«m« nAiis nMMnftnitt OOStre CeSX (P"*^,..

que nous ressentons contre (

»Uf'

lent y nous improuveot^tnow •*"*; « Tout air de mépris et des de critique et de eioy*'^* -- • niiiardip pleine d'eUe-même, q«i met «•« *" *^ei le mal d'autrui. Rien ^^jj^jffii^ nous humilier que ee ««"• ^"^^

SYNONYMES A RADICAUX DIVERS

édaîgneuz , fier, toujours implacable sur les déluts d'autruî. » Fin. « Comme Romulus faisait reuser le fossé qui devait environner les muailles de la nouvelle ville, Hémus critiqua d'un )n railleur la petitesse de Fouvrage ; et, ajoutant insulte à la raillerie^ il sauta le fossé par méris , pour se moquer de son frère. 9 Boll.

Le persiflage est une espèce de raillerie , qui onsiste à rire de quelqu'un en lui disant d'un ir ingénu des choses flatteuses qu*fl croit slnères, mais qui sont autant de contre-vérités.

Si M. de Clermont-Tonnerre paraît avoir loué incèrement son prédécesseur, la réponse da diecteur de T Académie parut à l'assemblée une renie perpétuelle , et ce que nous appellerions ujourd'hui une espèce de persiflage, où Ton se Qoquait finement du prélat en paraissant Tacca- ►1er de louanges. » D* Al. «Vous avez écrit à quelu'un que les Corses avaient seulement prié Jeanacques de mettre leurs lois en bon français : cela ne paraît un persiflage, » Voltaire à d'AlemlEBT. a Sophie aime à être louée , pourvu que ce oit tout de bon , et qu'elle puisse croire qu'on )ense en effet le bien qu'on lui dit d'elle. Tout valant persiflage est toujours rebuté. » J. J.— On st plus ou moins sensible à la raillerie; on est tu on n*est pas dupe du persiflage. « Ce person* lage de la pièce est tout à coup subjugué par le (lus frivole persiflage, dont on ne peut être upe sans être un sot, » Lah,

Iront», grec eîpwveCa, n'est autre chose que le lom didactique delà raûlerie et an persiflage , elui dont on se sert dans la critique littéraire t en termes de rhétorique. « V ironie était la igure favorite de Socrate. » Acad. « La figure de 'ironie tient presque toujours du comique ; car 'ironie n'est autre chose qu'une raillerie* L'élo- [uence souffre cette figure en prose ; mais dans a tragédie il faut remployer sobrement.... Raine met quelques ironies dans la bouche d'Hernione. V ironie ne convient point aux passions : lie ne peut aller au cœur, elle sèche les larmes.» ?^oLT. « L'ironie peut, selon les occasions , apparenlr à la gaieté, au courroux, au mépris;, ces eux derniers peuvent donc Hnlroduire dans le tyle noble et dans les sujets les plus hauts ,mais arement , car il ne faut pas laisser le temps de eQtir qu'elle est voisine de la plaisanterie. L'iroie est quelquefois la dernière ressource de Tinignation et du désespoir, quand l'expression sele use leur parait trop faible. » Lah.

Le brocard et le lardon sont des traits de rafl- 3rie piquante. Familiers et figurés, les mots rocard et lardon désignent des pointes de railîrie, quelque chose de petit et d'acéré qu'on, itte, qu'on lance, qu'on reçoit, qu'on essuie.

Mais broca/rd, dont Tétymologie (de broche, etite broche) n'est pas très-certaine , est moins imîlier, moins commun que lardon , qui signifie \x propre quelque chose de très-peu noble > sa- Dir un petit morceau de lard dont on pique la ande. Sans être du plus haut style, brocard se 3 ut mettre dans les discours et dans les écrits :d inaires, a Heureux ceux qui sont intrépides >ntre tous les brocards des libertins 1 » Fbh.

Braver tous les hrocards de la malignité. V01.T.

Votre honneur m'est cher, et je ne pois souffHr Qu'eus hrocards d'un chacun vons aillez vous oHHt,

(Dorine i Opgon dans Tartmfe), IfoL.

Voue n'entendrez parkoat qo'iBjiirieiix brocard» Et sur vous et sur lui fondre de leutes parla. Bv.. Gandez-vona bien de eei liorome cauiUque ; Bans ses brocards aucun n'est ménagé.

J. B. Bouss.

«Lalande imprima dans le JoumoX de Paris cette lettre qui lui attira tant de brocards eu prose et en vers. » Lah.

Sans être précisément bas, lardon ne convient que dans le style le plua familier, ou est d'un pauvre diable. « On agaça la petite; je pris sa défense. Aussitôt les lardons tombèrent sur moi. » J. J.

Des oisifs de métier^ et qui too^jovs sur eux Portent de tout Paris le lardon scandaleux. Regv. «n court à Paris beaucoup de satires sur l'expédition de la Silésie. On y £ait IThonneur à quelquesuns de vos serviteure de leur l&cher quelque lardon. » Voltaxie au roi de Prusse. « Mme de Pompadour et le bonhomme Toumemine appelaient Crébilloa Sophocle, et moi on m'accablait de lardons, 0 le bon temps que c'était! » îf>. di^ Goguenarderie , gausserie.

Ces deux mots sont aussi familiers; mais ils marquent l'envie de badiner, de s'égayer, pluiôt que celle de frapper; ils n'emportent pas l'idée de critique mordante, d'un trait malin dirigé contre une personne et propre à lui faire du mal* ^ Du reste , entre l'un et l'autre la différence est la même qu'entre brocard et lardon,

Goguenarderie est commun , ainsi que brofosid. « La nuit venue , nous voilà tous i goguenarder , noe violons à jouer des airs tendres, et grande chère partout. Dieu sait les brocards qu'on jetait au pauvre gouverneur et à sa fraise. > Hax. Ries donc, beau rieur. Oh { ^e cela doit plaire De voir un gogusturd presque sexagénaire ! Il<:^ Teutefois n'allez pas, goguenard dangereux, Faire Dieu le sujet d'un badinage aflreux. Boib < Joignez i cela l'air joyeux et content qui lègpe dans tout l'ouvrage , et le ton raiUeur et foUtre avec lequeL..; ce Chinois surtout si goguenard, si loustic, qui le représente, et qu'il noua assure être un honune d'esprit et de sens. > J» J. « Le patriarche est toujours malingre; et, »'il est goguenard dans les intervalles de ses souffrances , il ne doit la vie qu'4 ce régim^ de gaieté. > Volt.

Gfbusserie est tellement commun , tellemept populaire, qu'on ne le trouve guère que daosla bouche de personnes qui parient patois. Ainsi, dans les Femmes savantes , la servante Martine , qui n'a nnl respect pour le bel usf^e et pMir la grajmmajre , dit :

A. note vofiefis une 4'ua hoowua en se gmtst^

QwiBd sa lieiiune chwc loi porte le haatn^*etiaumB.

Dans la JForm du naturel de Destoucbes, uoe

feraièee^ MaihiwtiM» dit, w, pArUnt du sa

fille:

Les gwçMs de ekew noos ne poumient ^af eoql^

Qu'elle m au rillase ha|>illée à la mode; Et défunt mou mari, qui n'était pas fuemode, Parce qu'ils s'en gaussions nous en gaussait aussi*

D£UXi£M£ PART1£ :

Margot, couturière, dans la Coquette de Regnard, grand qu'il ne pouyaH rezprimer. > Bdff. ah répond à Arlequin qui lui demande si elle sait | connais les délices de ton pays , disait Brasiânsi raser : « Moi , raser! Je Tois bien que tous êtes ^ un satrape qui comparait la vie de Sparte à cel-

un gausseur, •

de Persépolis; mais tu ne peux connaître la

PLAISIR , AGREMENT, DiUGE, YOLUPTÉ, < plaisirs du mien. » J. J. Renoncer i la msà!&xi>

SENSUALITÉ, JOIE, JOUISSANCE. Modification ou sentiment de Tàme, qui lui convient, qui la flatte , qu'elle aime et qu'elle recherche comme contribuant à son bonheur.

Plaisir, ce qui plaity est le terme général, le plus communément usité, celui qui a la signification la plus étendue : ce qui concerne Tesprit, le cœur, l'imagination, les sens, la fortune , tout est capable de nous procurer du plaisir y et le plaisir peut avoir toutes sortes de caractères , de la douceur , de la vivacité , de la grossièreté , de la noble se , il peut être petit ou grand , éphémère ou durable , innocent ou criminel. On dit l'amour du plaisir (Mass.), et cela comprend tout. • Par l'attrait du plaisir les bâtes conservent leur être particulier. » Montbsq.

Agrément , ce qui agrée , ce qu'on trouve à son gré, agn'ahUy exprime le plaisir considéré objectivement, c'est-à-dire non dans l'âme qui le sent, ma: s dans l'objet qui le cause. « Dès que ces modes auront perdu ce qu'on appelle la fleur ou Vagrément de la nouveauté. » Labr. < La robe de la fauvette des bois est une des plus variées, et Belon peint avec expression V agrémentée son plumage. » Buff. « Les regards attentifs d'Adam sur Vagrément et sur le bon goût de ce beau fruit, lirent entrer jusque dans la moelle des os Tamour du plaisir des sens. » Boss. « Ce furent les vins d'Italie qui, du temps de Camille , y atti> rèrent de nouveau les Gaulois. Vagrér^efllt de cette liqueur, plaisir nouveau pour eux, fut un attrait puissant pour leur faire quitter leur patrie. » RoLL. — Ensuite , Vagrément a plus de solidité que d'intensité; c'est quelque chose d'avantageux , de confortable , de commode , de propre i procurer ou à augmenter le bien-être, et non pas quelque chose de très-doux qui touche la partie sensible de notre être , et impoiie proprement à notre félicité. « La France est le meilleur pays du monde où toutes les commodités et tous les agréments de la vie concourent au bien-être des habitants. » J. J.

Les délices y car ce mot ne se dit guère qu'au

et aux délices (Bouan.). «Où est-ce que aetrasT: la sagesse ? Ce n'est pas parmi ceux qui mr: dans le plaisir et les délices, > lo. « Quoi qv'e: dise Tite Live, les délices de Capooe n'avaiâi^ pas amolli les soldats d'AnniboL » Con>m

Volupté y latin voluptae^ peut désigner (Tabon le plaisir personnifié. « Quand vous u'arez aimé que vous et votre plaisir^ vous avez foulé D/ca aux pieds; la volupté est devenue votre dieu; vous avez poussé le plaisir ^ comme parle saint Paul , jusqu'à l'avarice. » Fia. « lèsos-Chriit n'établit pas des prédicateurs pour être les ministres de la volupté, de la délicatesse. » Boss. « Si l'amour du pùtisir l'emporte dans les 9QUT^ rains sur la gloire, tout prête des armes i i volupté, 9 Mass. « On est étonné d'entendre sortir cette parole de la boudie du panégyriste de la volupté (Ëpicure), qui fait consister le sosrrain bien dans le plaisir, > Roll. < Un partiu de la volupté^ dans l'école d'Aristippe, pouvaii -il s'abandonner sans réserve à tous les plaisirs dâs sens? » Barth. — Mais d'ordinaire tdepté donnne l'idée d'un plaisir de choix, recherché, exquis, comme le sont en un mot les plai&irs d'un voluptueux» Les raffinements de la xélujoé (AcAD., M.v^.]. • Des ministres de Jésus- Christ raffinent sur les plaisirs , se piquent de plus de goût que le mondain, de plus de délicatesse pour la volupté. » Mass. « Ils mangent délies temei: et avec réflexion ; il n'y a sorte de volupté qïi'is n'essayent, et dont ils ne paissent teo/àn compte. 9 Labr. c Le genre ânacréootique est un genre de poésie lyrique dont la grâce est le caractère , et qui respire la rolupté, » Mabm. — Ajoutez ù cela que volupté i..dique presque toujours des plabirs sensuels, ceux de V amour tà de la table. « La gr&ce s'assujettit le cœur is l'homme en lui faisant perdre par un chasii plaisir le goût des anciennes voluptés, p Rou. « C'est ce plaisir (du vrai) qui a transporté l^ phibsophes, et qui leur a fut souhaiter que la nature n'eût donné aux hommes aucunes roluptés sensuelles , parce que ces voluptés trou-

pluriel , comme en latin délicix , sont aussi quel- . blent en nous le plaisir de goûter la vériié toute quefois des plaisirs objectifs : les délices de la | pure. » Boss. « Ce jour où tout ce qu'il y ann eu campagne (Kléch.); Titus était les délices du j déplus sale et de plus corrompu dans leurs sesgenre humain (Acad.). i timents..., dans leurs plaisirs et leurs brutales

Plaate fut, en. son temps, les i/^/M^i de Rome. \ voluptés sera tiré des ombres qui l'en vélo;-

Rxasr. paient. * Bouro.

Mais les délices onX cela de propre, surtout pari Sensualité signifie plutôt le goût du plaisir, rapport à V agrément ^ qu'elles sont des plaisirs la concupiscence, l'appétit, que le plaisir luidélicieux y suaves, de grands plaisirs, des plai- même. « Le démon inspire la sensualité^ il ensirs d'une douceur extrême, qu'on savoure, et flamme la concupiscence, afin de faire serrii qui, si on n'y prend garde, sont de nature à l'esprit à la chair.» Boss. cUn libertin, dan^ amollir, c Dans cette extase mes désirs étaient la l'emportement de ses débauches, cherche partout mesure de mes plaisirs. Non , jamais les plus une proie 4 sa sensualité. » Bourb. c Satisfure voluptueux n'ont connu de pareilles délices, et sa sensualité, » In. < Les enrôlions de la jnm s:j'ai cent fois plus joui de mes chimères qu'ils ne lité. » Boss. — Du reste, soft au singulier soit ac font des réalités. > J. J. « L'aveugle opéré par pluriel, le mot de sensualité ne suppose ni re- Cheselden disait que chaque nouvel objet était cherche, ni choix, ni raffinement « A notre talle un délice nouveau , et que son plaisir était si règne une sensualité sans raffinement > J. /.

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

On joint un orgueQ de démon à la sensualité es bêtes. » fiv. La sensualité est un instinct rutal , et les sensualités sont des plaisirs prores à le satisfaire, plaisirs bas, charnels, grosers. La volupté peut dégénérer en débauche, L sensualité en crapule.

La joie et la jouissance, du latin gaudium, )nt subjectives. Elles sont opposées, non pas & L douleur , mais à la tristesse et à la peine , et lies dépendent moins de l'extérieur et des évéements que du caractère ou de ce qui se passe ans rame, des pensées, des souTenirs, des réezions. — Leur différence saute aux yeux.

La joie est yive , se manifeste , éclate ; au lieu uela jouissance est intime et calme. Le% joies u paradis , les joies d'une mère , se témoignent u dehors par diverses expressions ; car la joie si proprement un mouvement de l'ftme : épanhement, mouvement, transport, cris, larmes, [gnes de joie. Lsl jouissance est un état de Time étirée, renfermée, concentrée en elle-même, Dut occupée à jouir. « Ces tranquilles jouisatiees ont la sérénité de celles du paradis.» J. J.

Paisible et pure jouissance. » In. « L'intimité e la jouissance. > Buff. « Le plaisir de cette missance (de Thirondelle) se marque par de etits cris de gaieté. » In. « Le secret témoignage u'on se rend à soi-même est une des meilleures )uissances. » Volt.

D'un autre côté , la ;Ote peut être excitée par n bien qu'on n'a pas encore , mais qu'on imaiae et qu'on espère. La jouissance ^ au conraire, implique possession actuelle. « Il y a amour qui jouit, il y a aussi l'amour qui détre; et l'un et l'autre a son chant, parce que un et l'autre a sa joie. La joie des bienheureux, 'est leur jouissance; l'espérance est la joie de eux qui voyagent. » Boss.

fPUISIR, JEU; -> 2«ABIUSEIIENT, DIVER- ISSEMENT , RÉCRÉATION , RÉJOUISSANCE.

ihoses auxquelles on se livre pour son agrément u son bien-être. Un religieux doit s'interdire }s plaisirs , les jeux , les amusements , les dtertissements^ les récréations et les réjouissances u monde; un chrétien ou tout homme sage doit Q user avec mesure.

Plaisir et jeu sont des mots simples; les uatre suivants sont composés. De là il résulte ue plaisir eX jeu sont absolus, et amtuement, ivertissement , récréation^ réjouissance, relafs , relatifs à l'état du sujet dont on parle. Par >ut et toujours le plaisir et le jeu ont leur va. iUT qui est constante ; il y a des plaisirs et des >tix même pour les animaux. Hais on recherche fimiuement, quand on s'ennuie, et afin de passer I temps; le divertissement, quand on a besoin 3 se répandre au dehors, et afin de se distraire ; . récréation, quand on a beaucoup travaillé, ; afin de prendre un moment de relâche; la jouissance, quand on est joyeux, et afin de lanifester sa joie. Les plaisirs et les jeux sont 3s choses dont les hommes se servent pour amuser, se divertir, se récréer et se réjouir.

Y a auprès des rois des personnes qui obsermX tout le temps de leur loisir pour leur four- X des plaisirs et des jeux , et pour faire suc-

céder aux affaires les amusements , les divertissements^ les récréations et les réjouissances (Pasc).

1* Plaisir , jeu.

Plaisir est beaucoup plus général : il y a bien des plaisirs qui ne consistent pas en jeux, ou qui ne dérivent pas du jeu , comme les plaisirs des sens ou du cœur, les plaisirs de la table ou du repos, la plupart des plaisirs de la campagne , etc. Le jeu est un plaisir qui suppose un exercice du corps ou de l'esprit, mais léger, sans rien de sérieux et de difficile , tel que celui des enfants qui n'agissent que pour badiner, folâtrer, s'ébattre. Un homme sensuel aime 4e ' plaisir; un homme actif, qui s'occupe volontiers , mais & des choses vaines, à des bagatelles, aime le jeu. On est avide de plaisir; on est ardent ou adroit au jeu.

2* Â musement , divertissement , rJcréation , réjouissance.

Vamusemeniet le divertissement sont des ressources de circonstance contre certaines situations déplaisantes ou pour échapper à certains inconvénients. }iaiaV amusement fait qu'on miwe. qu'on s'occupe à des riens; il a cela de commun avec le jeu, qu'il est léger et frivole. « On n'écoute plus sérieusement la parole sainte: c'est une sorte û*amusement et de jeu. » Labr. On dit un Tain amusement (Pasc, Boil., Bourd.); être attaché aux amusements et aux bagatelles du monde (Bourd.). « Qu'y a-t-il de plus méprisable qu'un prêtre et un magistrat , dont les journées et toute la vie se consument en frivoles amusements f » Bourd. « Il y a dans le monde des gens dont la sphère est bornée au plaisir ou à l'ennui , qui passent leur vie â de frivoles amusements ^ à y informer de ce qui se dit, & courir après les spectacles , à se réjouir dans les compagnie, à railler sans cesse , sans jamais rien faire ni rien dire de sérieux. > In. Le divertissement dt«er(it, fait diversion, tourne d'un autre côté, arrache â des préoccupations; ce qui suppose quelque chose de moins puéril et de plus fort. « Le logis fournissait pareillement à Psyché ses plaisirs , qui n'étaient tantôt que de simples jeux et tantôt des divertissements plus solides (comme d'apprendi» l'histoire des <âeux et les secrets de la poésie). Psyché commentait à ne plus agir en enJant. » Laf. Vous avez besoin d'amusement pour TOUS empêcher de penser à une personne absente; et de divertissement pour dissiper la tristesse que tous cause une perte cruelle. On va â la promenade pour s'amtuer, et à la chasse pour se divertir. On dira d'une chose qu'on fait ^ pour tuer le temps : cela n'est pas fort divertis- ' fanC, mais cela m'amute; cette pièce m'a assez amusé, mais cette, autre m'a fort diverti. Un conte amuse ; un drame divertit. « On ne peut pas dire d'une tragédie qu'elle amuse, parce que le genre de plaisir qu'elle fait est sérieux et pénétrant, etqu'amuMT emporte une idée de frivolité dans l'objet, et d'impression légère dans' l'effet qu'il produit. » D'Al. — On s'amuse assez bien seul y mais seul on ne se divertit guère. Vamusèment peut être simple, tranquille , languissant (Pasc.) même. « Vous ne sauriez croire combien

DEUXIÈME PAKTIE :

Tétude def plantes jette d'agrément sur mes promenaxles solitaires ; le» plus simples amuseinents me suffisent. » J. J. « Votre lettre a bien tenu sa place dans nos tranquilles amusetnents , et Tau rail bien tenue aussi dans le milieu de Versailles, si j'y étais. » Siv. Le divtrtissemerU est plus Tif, plus animé, plus bruyant « Il faudrait trouyer des diverHsumntt moins emportés que le spectacLi. » Bo8s« « Qui ne voit la vanité du monde, excepté des jeunes gens qui sont tous dans le bruit et dans le dwertissement, » Pasc. La bonne compagnie et les vieHlards s^amusetU; le peuple, les soldats, les jeûnas gens se divgr-

Les récfiùtUmi sont les courts divtriisttmenU de gens fatigués, qui ont besoin de se refaire. Des personnes centiaueUement oisives s'amyuent et se divertUiefU indéfiniment et sans but ultérieur; il n'y a de réaréoUont que pour celles qui travaillent et qui doivent bientôt se remettre à Toeuvre , après avoir réparé leurs forces. « Le plaisir doit être l'accessoire, une r/cr^a(ioft pour mieux se remettre, comme le sommeil qui nous renforce et nous donne haleine pour retourner plus gaiement à l'oBurte. » Oearr. « Que les justes aient leurs reUcbes et leurs réopéations, » BouRD. « Le passage alteraatiT du trsvail à la récréation. » J. J. « Offrir une honnête récréa^ fion à des gens eontinueUement occupés » In. « C'est à Sparte qne les plue rudes tfavauz passaient pour des réarétUianâ, et que les moindres délassements fermaient «ne instruction publiqot* »Xn.

La réjouiMsanee est un divertiuement très-vif, qui se marque par des fétea, des cris , des acclamations de toute une réunion d'hommes. Hais ce qui la distingue par-dessus tout, c'est qu'elle n'est point une ressource pour tirer la sujet d'un état fleheiuc ; au contraire , c'est une démonstration d'allégresse, un efiet du besoin de redoubler une joie déjà existante en la faisant éclater. Si je ne m'oMuse , si je ne me dii)4riû, si je ne me récrée, je suis niai i l'aise; si je ne me ré§Qui$^ je ne témoigne pas, je ne fais pas paraître assez Taise qae je ressens. Par apport au bien*étre, i'anwiêment , le diverUsumenl et k récréaiiom sont des conditions, des moyens; la r4i^ui$$anc0 est un complément et une expression. Un jour de noces est un jour de réjwmwM^ (Lsa., Vbri.). L'Ëglise interdit toutes les r^'euiifaiices pendant le carême; on s'abstient aloffsde célébrer des mariages (Bosa.). « Le gouvecneuf du Milanez était daû Casai, où il IsisaJt le carnefval é la mode du pays, avec des réj»m$mknctÊ extraordinaires. » Isu «C'étaient (lee salurnaks) des jours de réjoutuancet qui se passaient en festins. » itoLL. c Quand j'allais Mir mes p«reBts« on ne savait quelle fête me f^iiie; et lous les jours ^ue noâis passions ensemUe dUient des jours de réjouisâOAce. s Mark.

FLAN(LEV£iL UN), FAJfiB DN HM. Wùmet un plan, en être L'auieiur.

Les deux expiessiene sont distinguées de la manière suivante dans VEnqfehpédie. « On lève iM plan en travaillaot sur le terrain^ o'eBt-éF4ire ea ipiWMBt des «ngles «t aa mesuiaiit des iigaas ,

dont on écrit les dimensions dam un rt^^ afin de s'en ressouvenir pour foire le pies. r«( un plan, c'est tracer en petit , snr du papier, è carton ou toute autre matière seinbUble,ie&gles et les lignes déterminées sur le terrundeK on a levé le plan ; de manière que la figure -acée sur la carte ou décrite sur le papier soittct à fut semblable à celle du terrain, et possèdes petit, quant i ses dimensÎQBs, tout oe qoertoin contient en grand. »

JLa distiDCtion est lusts, nuis trop pea général e. Xei;£r un plan , c'est le preadre ,' ce qui ijcplique toujours qu*on est ea &ce de fobjet et qu'on travaille d*après lui. « Charies XII arait envoyé secrètement plualears officiers en iâe et jusque dans TBgypte , pour leur k p^on des villes et l'Informer des forces de ce» Étais. > Volt. < le sais q/it vous vous anmsnàâesàns: l'arcbitecture , et je vous ai choisi pour me Uttr iM pZ«ii: c'est celui de notre collège: eiaiobez bien l'édifice, et^ après en iToir eiaetaoea: tracé Veoceinte, figurez -en réiérauon. s ïai. Faire un plan , c'est le composer avec ce i^m a recueilli en levant U plan^ comme le ditf!?t bien V Encyclopédie; mais ce peat être aosa \i créer, le tirer de soi-même avask que rotje: existe , auquel cas le plan n'est plus une copi, mais au contraire un modèle, uo pr^ c L'homme sage ne parle qu'à prcpoL Isâie l'appelle architecte. U fait des plans pooibiiçtemps : il les suit, il ne bâtit pas au hasard. > Bosa. <c Faites des plans , voyez Vaksm.; qu'on vous rende compte. » lia.

TJUNGBEiAiS. Jiorceau de bois pUt^iaificect long.

Planche , étant du féminin, expome la geon. cis^ étant du masculin, désigne noe eipèce. Planche a une plus grande éteadaedes^Qi&:aàiim, forme des dérivés, se ^t as S^réy et entre dans diverses loeulioos phis ou moiai familières-, ait n'est employé, sa plutôt ua été employé (car il a bien vieilli) que dans le xa littéral , et encore aux conditions suiiantes.

Àu lieu que k mot planche représente Téfi comme une matière dont en doit faire qoelipe chose , chez le marchand de bois ou danilaldier du menuisier, l'ats, généralemeot pkspititet façonné, a une destination particulière; différence qui tient encore à celle du gnre. Us relieurs, les imprimeurs, les fondeurs, les ntriées appellent du nom d'nû de petites plseia qui leur servent i divers usages, i séparer, à serrer ou i contenir. -* Ce n'est pas toul : l'ois, latin nasir, du grec iUti ceuper, à'à ài»m , hmhe^ se trouve plutôt placé de dus? dane ks emplois qu'on en faitfetlapis«^< ehomplaue ou plaU, est plutôt Bise i pl^ employée dans ce sens pour servir par la suiwe même, nomme dans une table, m poai,^ pUncher. a 0ans la torture les jambes du patisit sont eersées«ntiedesaû;onen£ucedesca4U de fer ou de bois entre les ats et les genoux, iss ce sent briiéê. » Volt. « Qui donc svggêa > rhsbitant dee rivas de l' Orénoqus !'«««« ^ f eds qu'A applique sur las tempes de ses sakn^''

SYNONYMES À RADIOAUX DIVERS.

in, l« mot ais «st déprécUtif, apparemparce qu'étant vieux il n'est plus bon qu'à ier des vieilleries, des choses de peu de valable où l'on servit le champêtre repa»

d'ais non façonnés à l'aide dn compas. Laf. ss mots il saisit on ^1 InCsrtlat^ t quatre ais mal onls formaient la eonTertare»

BoiL.

en aii désigne , non pat une planche qui nais une pUmche <m une partie de planche servi à queiqpie usage, un débfis. « J. J. eau est un malheureux singe de Diogène -oit s'être léfugié dans quelque* vieux aie 1 tonneau. » Yqlt. < Les Athéniens, jetant s et des portes à l'endroit où le marais étailt ement boueux et plus ferme qu'ailleurs , ils nèrent la plus grande partie-, du fossé, avoir eu l'avantage du combat. » Roll.

au demi-pourris (du loliin), «pie l'Age a relâ«-

chés, il i coups de maillet unis et rapprochés. Bon.. issoBB , 8*il le Cuit; mais de ces «û hiisés (do

iDlria) rainons, en mourant, les restes divisés. Boa. eux ah pourris sur trois pieds inégaux ormaient la table où les époux soopèrent.Vox.'i.

CIN, REMPLI. Qui contient tout ce qu'il :oDtenir; qui abonde en quoi que ce soit, ûi est un a4jeclif : il marque une qua- HifÊÊpli est un participe : il signifie utie é qui est l'effet d'une action. Plein qualîsujet comme étant tel; et rempli le quaomve étant tel par suite d'une modification . lux noces de Cana« les vases se trouvépkifu de vin; c'était un misacle, carcha- » avait vus d'abord remplis d'eau. Piiaraon 1 songe sept épis p2etfu et sept épis vides ; limai voraoe mange jusqu'à ce qu'il soit !i (DuFF.). Des femmes , dont le cœur est de bons sentiments, « s'en vont de la co- ) le coeur rempli de toutes les beautés et de i les douceurs de l'amour. » Pasc. « En vain rait un cœurpietn de justice (qualité natuet un esprit remph' de justesse (qualité ao< . on ne peut parvenir à aucune magistranns argent. > Yolt. Des bergers pleins caDce, comprennent que Jéeos-Christ est iveur des hommes; « d'où leur est venue science de Dieu dont iia aont rem^^lisP »

figuré , être plein d'une chose anoonce la mpation : « Je vous conte tout cela parce en suis plein, » Yqlt. Etre rempli indique ifluence subie et suppose qu'on a été tou- Vappé, pénétré, c Remplis de la mort de Christ qui vient de nous èxre remise devant tix. » Boas. « On n'est louché que de cela,

est rendit et possédé. » Bourd. Des soU ourageux vont au combat pleins d'ardeur; ildats vont au combat remplis d'ardeur,

ils ont été animés par une allocution.

In fixe uniquement Tesprit sur le sujet quanempli rappelle le verbe remplir , l'action iplir et celui qui rempb't. Dire qu'un livre fin de bon sans (Siv.} ou de déf&utSi c'est

le caractériser en lui-même; dire qu'il est rempli d'erreurs et de calomnies (Pasc.), ou de bonnes plaisanteries (Volt.), c'est faire songer à l'auteur, à son action, à son délit on à son mérite. Si les, places sont pleines d'indignes sujets, les affaires se feront mal; si les places sont remplies d'indignes sujets , c'est qu'on a mal choisi.

Enfin , comme rempli marque le résultat d'une action, il exprime plutôt quelque chose d'accidentel. Alexandrie était une ville pleine d'étrangers; <c à l'époque des fêtes dyonysiales, la ville d'Athènes était reitiph'e d'étrangers. > Habu. Un homme est p^etn de lui-même en général et toujours ; il est rempli de lui-même , lorsqu'il vient d'obtenir quelque succès, de remporter quelque avantage. Une rivière est pleine de poissons (Agab.) ; un jour de première représentation on trouve la salle de spectacle remplie de monde (Les.). Dans une ville populeuse, les rues sont toujours pleinee de monde; lorsqu'un prince visite une ville , toutes les rues par où if passe sont remplies,

!• PLOS (DE), D'AIIXEURS, OUTRE CEU; — 2* AU RESTE, DU RESTE, AU DEMEURANT, AU SURPLUSb Ces locutions adverbiales ou ces différentes manières de parler servent à marquer l'addition d'une nouvelle raison , d'un nouveau trait, A ce qu'on a déjà dit.

C'est ce qu'expriment simplement de pluSj d'ailleurs et outre cela. Pour réussir, il ne suffit pas de le vouloir; il faut de plus, (tailleurs ou outre cela, c'est-à-dire encore, être secondé par les circonstances. Mais au reste, du reste, au demeurant et ou surplus joignent i cette idée de (juelque chose de nouveau l'idée que ce qu'on ajoute amène la fin ou la conclusion du discours, de ce qu'il y avait à dire. Ils ne sont pas seulement additionnels, mais complémentaires; ils reviennent, non pas à encore, mais plutôt à enfin. Tel homme est un bourru ; au reste , du reste, au demeurant, au surplus^ c'est-à-dire pour l'achever de peindre, pour ce qui reste ou pour ce qu'il y a de plus à en dire , il a un cœur excellent.

1« De plus, bailleurs, outre cela.

De plus ne se distingue par aucun accessoire , n'a rapport qu'au nombre , sert uniquement à multiplier les raisons, les traits, Us détails, (c Les principales raisons des pyrrboniens sont que nous n'avons aucune certitude de la vérité des principes... ; de plus , que personne n'a d'assurance, hors la foi, s'il veille ou s'il dort » Pasc. « Outre que vos pères Reginaldus , elc. , l'ont permis dans la spéculation , comme je l'ai déjà dit, j'ai à vous dire de plus que vous avez plusieurs auteurs qui l'ont permis en mots propres. » ID. « MontécuculU confessa son crime à la question, et déclara, de plus, qu'il avait été suborné par Antoine de Levé. » Bosa. « Il n'était jamais permis aux marchands de risquer le bien d'autrui , et ils ne pouvaient même risquer que la moitié du leur. Déplus, ils faisaient en société les entreprises qu'ils ne pouvaient faire aeula. » Féw. c Les plantes fournissent des aliments aux sains et des remèdes aux malades.... De plus , les arbres fruitiers , en penchant leurs rameau vers

la terre, semblent offrir leurs fruits à Thomine.» Id. a L'archimandrite roçut un présr^nt fort honnête, et, de plus, sur Tesprit de son secrétaire, des compliments.... » J. J. « Flaccus avait une avarice insatiable...; de plus ^ un commandement capricieux et fantasr^ue. » Roll.

11 est, selon l'usage , Tenu maint créancier; de ylas. un gros fisage, Un maître de Iriclrac qui ne m est pas connu.

Rbo.

jy ailleurs annonce un: autre raison, quelque chose d'espèce différente , et emporte une idée de diversité. « Le chancelier ennemi des supplices, et d'ailleurs assez laTorable aux protestants, conseillait Cjfe douceur à la reine. » Foss. « Ce n'est pas p;ur rabaisser Aristote, que Ton a tiré • ces exemples de sei livres; et il est visiMe cfat^- Uurs que les pjiiits où on i*a repris sont de trèspeu d'importance. » P. 1\. « Travaillez avec coofianq^, et n'allez pas TCus figurer que tous manqu:z de talent; rcus en avez plus que vous ne pensez. D'ailleurs l'amour du bien, la Tcrtu. la gCnércsité, vous élèveront l'&me. » J, J. « Comme je re,,ardais cette condescendance de ma part comme un acte de lAcheté , et que â^ ailleurs Je ne voulais (.as donner au peuple (en ne communiant pas) un nouveau prétexte de crier à l'impie, je refusai net le miniitre. » lo. «On convient que Pyrrhus aurait pu tailler entièrement en pièces les Romains s'il les avait poursui vis plu& vivement. Mais sa coutume n'était pas de poui'ser les ennemis vaincus à toute outrance. D'ailleurs la nuit qui survint arrêta la poursuit" et mit en bûreté les fuyards. » Roll.

Ouirt cela emporte une i^iée d'abondance ou même de surérogation, et indique une raison qui va outre , qui cnchCrit , qui augmenta la force d celles qui suffisaient par elles seules. « Je vous demande si je dois être garant d'autre chose que de ca que je cite d'E&cobard, et s'il faut, outre cela , que je réponde des citations qu'il fait lui même dans les passages que j*en ai pris. » Pasc. c L'anonyme dit : J'aurais souhaité que M. Bossuet nous eût rapporté les termes d'Ama larius. Aussi Tavais-je fait; et outre uîa, j'avais expressément marqué l'endroit où il les aurait pu trouver. » Ross, a M. Despréaux n'a pas seuleme.n reçu du ciel un gér.ie merveilleux pour U satire , mais il a er.core, outre cela, un jugement

excédent qui Rac. « Je n'avais pas un sou

de rente ; mais j'avais un nom, des talents , j'étais sobre. Outre cela , quoique paresseux , j'étais laborieux cependant quand je voulais l'être. » J. J.

2* ^u reste , du reste , au demeurant, au surplus,

La différence entre au reste et du reste a été établie dans la 1** partie , p. 67.

iLu demeurani est familier; circonstance suffisamment caractéristique et qui rend superflue toute autre détermination. « C^t honnête homjsie m'avait ci-devant escroqué dix louis. Il fut chassé de la maison. C'est au demeurant un homme d'honneur, loué dans- les journaux, et à qui Rousseau a , je crois , adressé une épître. » Volt. « Mme Giot, bonne femme au demeurant , était

bien la vieille la plus grognon que je coan: ? ma vie. » J. J. « M. Le Maître , bon compoiiinfortvif, fort gai. jeune encore, assez bien :: peu d'esprit, mais au demitirant Xns.i homme. » In.

Or bien, dit^il, qui Ta fait si se taise : Au. demeurami , qa*]f n'y reioanie plos^^Ur ToiU quel est en bref le compagnon.

Att demeurant, assez bant de autare. Large de croupe , épais de foamitiire , Flanqué de chisir, gahionn^ de Jaid. J. B. Bon.

Marot termine ainsi le portrait dé son valet : Sentant la hart d'one lieae à la roade ; Am dêmeurcau , le meileur Ih dn Boade.

Ruffon se sert de ce mot, non pas famïlièreniect miis pour exprimer la fSuniliaâtè à la. fin dt ' description qu'il fait de Toisean apv^\è par h. . mogueuf : «ilu demeicranl , c'est on. oiseau asae: familier qui semble aimer rhomme, s'rpfro::^ des habitations et vient se percher josqoe sar ^j cheminées. »

ilu surplus s'emploie surtout quand il er. question de choses qu'on compte on qu^ca ifpr.'. cie. c Je fis l'amant (le héros de la NouteUi Ei- %ïse) aimable et jeune , lui donnant an sv^.i les vertus et les défiiuta que Je me sentais. 9 J.J Don Diègue, sûr du courage de son fils, âqi^ vient d'apprendre son afir.'ont et de oo&uuaoJer:. vengeance , poursuit :

MeuKS, ou tue. Am surplue^ pour ne le poinilbik', Je le donne à combattre un bomine à redooier.

Après avoir fait connaître extérieurcmenl par li date de l'impression, ainsi que per les noasde! imprimeurs et des auteurs , deux réponses fahc à l'un de ses traités, Bossuet dît à la fin : « ii surplus^ j'avouerai que ces réponses sont touis deux de bonne main, toutes deux nres, touij deux savantes. » « Il a quelques défauts, nii< au surplus il est honnête homme, s Acjld.

PLUS , MIEUX. (Aimer FUS, aimer MDKn Pluf et mieux sont des particules comparatirei Aimer phu et aimer mieux emportent aussi ïïjî idée de comparaison et (juelquefins de préLrence.

Maispluf a rapport à la quantité, et suai & la manière; de là une différence souvent tr^ remarquable. « Jamais injustice ne fut plus heireuse ni mieux colorée. » Volt. « La musîq&e si la poésie par excellence, c'est la poésie ou j. musique qui peint le plus et qui exprime .i mieux, > Marm. c L'amour qui se cache le flu n'est pas toujours celui qui se cache le mieui. > /D. a II faut s'enquérir, non quel est le phs sir vaut, mais le mieus savant. » Mohtugi.

Vous témoignez en tout une bonté proToade, El joignes aux bienfaits on air si gracieoi.

Qu'on ne vil jamais dans le monde De roi qui donnât pl»i, ni qui sût donner aÛKx.

Ur.

Aimer pitff et aimer mieux dîflerent de mén:^ La mère aime plus , le père aime mieux : u mère a plus de tendresse ; le père a une affeclica mieux entendue, il aime bien, et qui aime ï'ti bien châtie, emploie au besoin les correcticfi. Dans les Fâcheux de Molière , ^raste, somme àt

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

prononcer sur la question de savoir si l'amour j

jaloux yaut mieux que l'amour de celui qui !

si point jaloux , s'en tire par cette adroite et

ite distinction :

[^ jaloux aime plus , et Vaatre aime bien mieux,

>i , ayant acquis la connaissance d'eux-mêmes ,

' bommes ne s'en aiment pas plw , ils s'aime-

Qt beaucoup mieux, plus utilement pour eux-

'i^es , et plus agréablement pour tout le

>nde. » P. A.

B.n fait d'amour , la quantité ou le degré

pend de la sensibilité, "ûm cœur, et la manière.

i'esprit ou de la raison. De là une autre diflënc^ entre aimer plus et aimer mieux, quand 3 deux locutions marquent une préférence. Aimer plus indique une préférence de goût , i plus grand attachement, c Elle a perdu son s aîné qu'elle aimait plus que sa Tie. » Set* Je me sens pour tous de la tendresse; et, après es chevaux , tous êtes la personne que j'aime

plus. 9 (Maître Jacques à Harpagon, dans ivare). Vol. c J'aimais l'auteur de cet artie , mais j'aime encore plus la vérité. » Volt. On dit que les mères aiment pZvi leurs derniers : fants qu'elles ont dans un ftge avance. 9 Eoll.

Diane de Poitiers fit donner la charge de rand maître de l'artillerie à Charles de Cessé de rissac, celui de tous les seigneurs qu'elle aimait

plus , et qui avait le plus d'agrément. > Boss. Plus d'une fois Mithridate, au moment d'un L.iger ou d'une défaite, fit périr celle de ses mmes qu'il aimait le plus. > Lab.

Aimer mieux signifie une préférence d'option , èterminée, non par le sentiment, mais par l'in^ :lligence, par des raisons, et qui consiste à rendre une chose et à rejeter l'autre, au lieu ue, quand on aime plus, on préfère l'une, lais on ne rejette pas l'autre , on accorde seulelent à celle-ci une place inférieure dans son PTection. Aimer mietuc la mort que l'esclavage.

Ces peuples belliqueux aiment mieux la mort ue la paix : les autres aiment mieux la mort que [ i guerre, toute opinion peut être préférée à la ij dont l'amour parait si fort et si naturel. » ASC. « Est-il permis de s'abandonner à une phi- >dophie sauvage , de se préférer à tout le reste u c^enre humain , et d'aimer mieux son repos ue le bonheur de ses concitoyens? > Fén. Dans École des femmes, Chrysalde et Amolphe dispuiut sur les avantages et les inconvénients qu'il y à épouser une femme d'esprit ou une femme êie. Chrysalde dit à Amolphe :

Une femme stupide est donc votre marotte? quoi l'autre répond :

Tant, que j'aimerais mUux une laide bien sotte , Qu'une femme forl belle avec beaucoup d'esprit. PLUS , DAVANTAGE. Adverbes comparatifs, qui larquent une supériorité.

Mais plus sert à établir explicitement et dire&îment une comparaison; davantage ne fait que onner l'idée d'une comparaison implicite , qu'il brége , qu'il clôt , qu'il renverse ou qu'il rapelle. Plus est pour l'ordinaire suivi de la con- )nction corrélative ^tie, qui amène le second >rme ou le terme conséquent du rapport énoncé ans la phrase comparative ;, davantage s'emploie

d'une manière absolue, et après lui il ne faut jamais mettre de que , parce que le .second terme est sousentendu ou énoncé auparavant. L'aîné est plus riche que le cadet ; le cadet est riche , mais l'aiiné l'est davantage, « T a-t-il plus' de perte que de gain? U y en a davantage. »

CONO.

On ne dit pas ou du moins on ne dit plus davantage que. Davantage ne se prend point dans le sens relatif et développé. Mais plus s'emploie très -bien d'une manière absolue, tout comme davantage, auquel cas les deux mots diffèrent encore.

Plus est précis ; davantage , vague. On se sert de plus pour exprimer une supériorité d'espèce appréciable , ou d'une mesure fixée ; et de davan^ tage pour indiquer une supériorité indéterminée par sa nature ou de fait. Les Scythes disent à Alexandre dans Quinte-Curce : « A mesure que tu as plus, tu désires davantage. » Lab. « Ce qui se rapproche le plus de nos mœurs est toujours ce qui nous plaît davantage. » Volt. « Le climat a quelque puissance; le gouvernement cent fois plus; la religion jointe au gouvernement encore davantage. • In. « Selon l'oracle du Sauveur, celui à qui on remet le plus aime davantage. » Boss. De mes deux campagnes l'une me rend plus, l'autre me plait davantage.

On dit avec la négation , je n'en dirai , je n'en veux , ne m'en demandez , etc. , pas plus et pas davantage. Alors plus est matériel , et davantage formel. Je n'en dirai pas plus^ je ne donnerai pas de nouveaux détails , je ne ferai pas d'autres révélations; je n'en dirai pas davantage, je ne parlerai pas plus longtemps. Je n'en veux pas plus , j'ai assez de la chose dont il est question , j'en possède une assez grande quantité , un assez grand nombre; je n'en veux pas davantage, je ne continue pas i en vouloir. Ne m'en demandez pas plus, TOUS en avez ce qu'il vous faut, ou il n'en reste rien ; ne m'en demandez pas davantage, cessez de m'en demander. — Les yerbes neutres exprimant une action pure , sans rapport aux choses, aux matières, et pouvant être relatifs , au degré , mais non à la quantité , ne se disent qu'avec davantage : ne restez pas , ne courez pas y ne dormez pas davantage.

PLUSIEURS, MAINT. Un Certain nombre de choses ou de personnes.

Plusieurs a été formé du latin plus : c'est le mot ordinaire, de tous les styles. Maint a une origine vulgaire, comme l'indique sa ressemblance avec l'allemand manchet , manche , dont la signification est la môme ; aussi ne s'emploiet-il que dans le langage familier. En plusieurs occasions (Acad.), est une expression qui convient partout; mais dans une simple lettre J. J. Rousseau écrit : « J'étais à Genève , gai comme pinson, pensant d'ici avoir maintes occasions de vous assurer de mes profonds respects. »

Outre cela , l'idée de plusieurs est moins étendue que celle de maint. Plusieurs veut dire plus d'un; pas davantage. « A choses égales, un vaut toujours mieux que plusieurs. » FiN. « Aristote soutient que l'État monarchique est le plus parfait de tous les Ëtats, parce que dans les autres

DEUXIËHE PARTIE :

il y a plusieurs persoimes qui gouTerncnt. » Id. «: Plusieurs faibles, ligués contre un puissant, lui imposent la nécessité de modérer son ambition, et ses violences. » Va or. « Saint Paul exhorta Timothée à laisser & des personnes fidèles ce qu'il avait oui de lui en présence de plusieurs témoins. Ces plusieurs étaient très-peu de gens.» Boss. Mais maint est presque l'équivalent de beaucoup y de moult ^ et même de milie pris indéfiniment. < Il m'a dit maintes belles paroles , m'a fait mille protestations d'amitiés. » Dudeff.

Le devoir d'une femme engage i mille choses ;

On trouve mainte épine où Ton cherchait des roses.

Rbbx.

A^ièt mainu qoollbeu eoup tor coup renvoyés....

Lâv.

« Aristote a, comme tous les autres hommes,

mêlé maintes erreurs avec quelques vérités....

Hélas! il en a tant mêlé, que.... » Voit, c II est

selon les statuts de dégrader un chevalier de

Tordre pour certains crimes, surtout de félonie,

dont il y a de grands exemples , et en nombre ; à

plus forte raison est-il en la disposition du roi

de ikire défaire un officier de l'ordre de sa

charge» dont il y a aussi maints exemples. » S. S,

^ On dit «Mn'ftt ti mait , comma on dit mille et

mtlCe.

De U natlront engins i vous envelopper,

£t lacets pour vous attraper,

Bnfln maiute et mamte machine. . .. LàP.

II n'était point d'adresse é mon aâre«e égaie.

Et J'ai baUQ le fer en maimtê et maimU sdie. Mob.

Flutieufrs fois signifie plus d'une fois, c'est-à-dire peut-être deux ou trois fois; mainUfois revient à bien des fois, mille fois, souventefois ou souvent.

Enfin, il se peut que plùstaif», comme son primitif plus, et à la différence de maint, soit c^xAparatif , c*est-à^ire ait rapport à un autre nooâire. « De toutes ces choses , 11 y en a plusieurs à rejeter. » âcad. « J'en ai donné divers exemples, outre pUmeuts autres qui se trouveront dans mes remarques. « Yâuo.

POISON, VBlflN. Au propre, ces mots désignent certaines choses qui peuvent attaquer les principes de la vie par quelque qualité maligne ; au figuré , ils se disent de choses capables de blesser l'Ame ou qui tendent à détruire les principes de la morale ou de la religion.

Powofi, de pofto, potion , boisson , signifie primitivement un breuvage préparé pour donner la mort, et ensuite toute substance végétale ou minérale qui , étant avalée ou même appliquée extérieurement , est capable de causer cet effet.

n saora que ma main lui devait présenter

Un foison que voU-e ordre avait fait apprêter. Rac.

De la céleste rosée

La terre fertilisée ,

■Qeand les frimas ont eessé,

VaU éealemem éelore

£t les doux parfums de Flore

Bt les/oMOM de Gircé. 1. B. Boom.

« Nous Toyemi des plantes dont le suc est pour l'homme un poison mortel. » Booed. « En ré» gale, en fleurs, ea chaux, l'arsemc est toujours poison. » Bvrp. — 7mm exprime feulement une

liqueur formée dans le corps d'vn aiùiDal, t^ peut lui nuire i lm-mftmÎ9,(mplQssoiiTêiit; blesser d'autres en s'insinuBntdaasleQrsck par une morsure ou autrement. Le mtn dis; pent, de l'aspic, de la ripère, du scorpionc Fuyez, me dit Mentor; ici la terre se pc^ pour fruit que du potfoa, et les hommes co^' gîeux ne se parlent que poursecoimnujiiqueri] venin mortel. » PÉir.

Lorsqu'il est question de ce qaî peot ahén plus ou moins la vie d^ kmoe, fmniM\(s^ toujours quelque chose d'extérieor et de reçu , a lieu que parfois vema âgoifie quelque cbos d'intérieur et de produit dans Itunuoe iQi-mêmt Le duc de Bourgogne étant mort, des mèdecii procédèrent à l'autopsie, et préteBdirenUpera voir le pitis violent effet d'an poim tiis4fcti] mais Karécbal soutint que ceqm&vùttuél pnnee était un venin naturel de la corruptiîs; d la masse du sang (S. S.]. < Le gtind crédit ^ pécheurs est un fléau qae Dieu leur met c'est donner le moyen i un malade de jetff i poffon sur une plaie déjà mortelle -, c'est bbo le feu i une humeur maligne dont le «mii oci dévore dqjà les entrailles. ■ Bc6S.-ParEiIleaa au figuré , une passion dont le principe est )sa de rftme est un poison, et une paswa con^ dans rime même est un venin, t L'effmteri porte toujours un poîron plus sûr daas les cssi que toutes les grftces d'une beanté dusted pa dique. » ICass. « Les succès de sos frères foiiBea un potion secret dans notre cœur, qui ré^ l'amertume sur toute notre rie. » I». te Rw»<fe la hame (Boss.), de U malignité (lD.),d£l'a!n mosité (J. J.) , de l'eiinui (Pasc.), de iïrpocrbi (In.). « L'enfer m'a soufflé son poûM,» dite jaloux dans Volière. « Le jaloux est toujours oo cupé à se remplir de flcl et de fw* » Boss.

D'aiUeurs, le poison napettww.û piodi^ actuellement l'effet marqué pu ce mot : et i venin est la qualité d'une chose ««twwe. cetâ-dire qui a seulement la faculté d'empowia»^: En conséquence , le poison est plntôt mortel, ei souvent le venin n'est que dangereux. • Coie le serpent Uiite un venin dangereux sur w fruits dont il a goûté, le prenrif ^^f usant, contre l*brdre de Dica, des Ineiis « a terre, les infecta, et en fit pour miii»^

poison morteL . Mjlbs. ^scme em^.^^ poison comme équivalent à mortel «mn dffi »

vers si connus de Bitivriâoie:

J'ai pria soin de m'aimer conW lonj ^«F^ J'ai su par une longue et péoible tajujine De» plus mortels i«iwpiéT«iirit«nf.

-Le poison est plutôt considéré wmiwj^ comme exerçant présentement «es ""f '.

po^ lent. Nous nous représenm ij^ J venin comme une matière contenue m> chose souplement, et qui ne ^J^T^ taB«« bernent sa fonce ; avoir du m» , «»

sans «emn. « C'est par jous (grands de b»^ qui protégez le théâtre et ^^^.SH^^ptent) que'^ce Poi^i^}f^^m vinces.... Les livres de nos jwétespaaoo"^ les mains de nos nereni. et ros^f^es se tipUeroot avec la venin i

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

ec eux. V Uass. — Des regards portent dans les mrs le poison de l'amour : i

D'un regard enchanteur connatl-il (Britannicus) le poison? Rac.

De beaux yeux renferment le venin de l'a-

)ur. »

[)ai, fit-elle, vos yeta, pour cancer le trépai,

Ha filie, ont un venin que vous ne ssYez pas. Hoi^

^NTIFE, PRÉLAT, ÉYÊQUB. Chef ou prince

s prêtres.

Pontife y latin pontifes, est de ces trois mots le

il qui ait été employé avec ce sens dans Tanti-

ité païenne. C'est encore aujourd'hui le seul

l se dise en parlant des grands prêtres de tous

peuples anciens , y compris les Hébreux. Apque aux chefs du culte chrétien, il exprime elque chose de grand, d'auguste, de majes- 3UX, et ne convient guère qu'à Fégard de Jé- 5-Christ et du pape. « Jésus-Christ est le pone étemel d'une nouvelle alliance. « Mass. « Je is ce que je dois à la sainte horreur du sancaire où le ponti[e éternel est toujours vivant, XX d'intercéder pour nous. » In. « Il faut consirer Jésus-Christ comme le pontife de la loi tuvelle, le grand prêtre assis à la droite de eu. > BoDRn. a Dans la consécration des papes, i fait passer devant les yeux du nouveau pon* 'e quelques étoupes que le feu consume. » In. Les Espagnols reçurent ordre de l'empereur de ettre le pape en liberté; mais ce pontife se délisaen marchand.*..» Boss. Que si on se sert quellefbis de pontife pour désigner un cardinal, un chevêque ou tout autre ministre de Dieu moins lut placé que le pape, c'est en termes de liturgie L dans le style relevé , dans l'oraison funèbre , XT exemple , et quand on veut présenter le perinnage dont il est question sous son point de le le plus illustre, le plus glorieux. Uassillon, ins l'oraison funèbre -de messire de Villeroy, -chevêque de Lyon , dit : « Il est glorieux , je 3. voue, à un pontife sacré, d'avoir été, ce ;inble, formé des maina du Très-Haut, pour énager les intérêts des rois et la fortune des >yaumes : c'est sans doute un endroit éclatant, . l'on peut en faire honneur à sa mémoire. » t un peu plus bin .* « Telles étaient les ruines de maison du Seigneur., quand nous y vîmes ener notre nouveau pontife. Quelles forent nos xlamations et nos tendres réjouissances! » Prélat^ du latin ,prmlatw\ porté ou placé ant, distingué par sa place, n'est usité que ir rapport au christianisme et même au catholinne. H désigne un des hommes qui composent conseil, et , pour ainsi dire , l'état-major de la ligion , sous la haute direction du pape , à qui t réservé le nom de pontife. « Aussi voit-on les uTerains pontifes vêtus de leur habit de oéré- 3Die, qui les fait reconnaître entre tous les élau de l'Eglise. » Boaan. On appelle prélatg i patriarches , les cardinaux « les primats , les chevêquea, les évèques, les légats, les chefs ordres religieux, les abbés ou prieurs de cou Dts, tous ceux en un mot qui possèdent une g^nité con«dérable avec une juridiction spii^ elle, et, de plus, tous ceux des ecclésiastiques

la cour de Rome qui ont droit de porter ]e

violet. « La foi de TËglise étant suspendfue par le spectacle nouveau de deux pontifes dont chacun prétend être l'oint du Seigneur..., saint Bernard paraît au milieu des prélats du royaume assemblés à Etampes pour prononcer sur ce différend ; tous les pères du concile respectent en lui je ne sais quelle autorité. > Mass. a S'il y a dans l'exercice du ministère des confesseurs quelques abus à réformer, laissons -en le soin aux prélats et à ceux qui ont autorité dans l'Eglise. » Bouan. — Quelquefois le nom de prélat se donne en particulier à im évêque ; mais c'est dans le style ordinaire, et quoique ce soit un titre honorable, il n'a pas l'emphase de pontife, il ne marque pas tant de grandeur et d'éclat. «Six évêques firent des remontrances au roi Jacques. Ils furent conduits à la Tour.... Les soldats finirent par se jeter aux pieds de ces prélats qu'ils conduisaient à regret. » Coirn. « Payons les dettes d'un vieil évêque obsédé par ses créanciers. On veut qu'il fasse des délégations qui le réduiraient à vivre bourgeoisement. — - Bourgeoisement 1 aht quel afiront on veut faire à un pré» lat ! » Les.

Êvéque^ du grec initfxoicoç, inspecteur, surveillant , intendant, est le nom propre et vulgaire des prélats chargés de veiller au gouvernement d'une Eglise, comme les curés, de cura, soin, sont les curateurs d'une, paroisse, pourvoient à ses besoins spirituels. « Si les affaires étaient jugées à Rome, les évêques étaient dans la nécessité d'abandonner leurs églises. » Cono. c M. de Villeroy endura plus de sollicitations pour ae résoudre à subir ce fardeau sacré , que les autres n'en emploient pour l'obtenir; il sut être évêque après l'avoir refusé. > Mass. « Nous remerciâmes Dieu d'avoir donné pour évêque à cette ville celui que le prince lui avait déjà donné pour goi^ vemeur. » Id.

« Ainsi vous êtes pontife par la puissance et par la hauteur des fonctions que vous exercez dans l'Eglise ; vous êtes prélat par la dignité et par le rang que vous occupez dans la hiérarchie ecclésiastique ; vous êtes évêque par la consécration et par le gouvernement spirituel que vous avez d'un diocèse. Le pontificat est une domination; la prélature^ une distinction; Yépiscopaty une charge. La domination du pontife lui donne le droit de commander et de présider; la distinction du prélat lui attribue la préséance et des prérogatives honorifiques; la charge d*évêque impose le devoir de veiller et de pourvoir aux besoins spirituels d'un troupeau. » Roub.

P0R1SR, POUSSEE, MOUVOIR. Ces trois verbes sont pria ici au figuré, en tant qu'ils signifient agir fortement sur la volonté de quelqu'un pour le déterminer à faire quelque chose.

Mais porter annonce une action facile, et pousser une action faite avec effort. Celui qu'on porte à faire une chose n'oppose point de résistance. « Voilà ce que la nature nous inspire (selon Zé^ non), à quoi elle nous porte, l'honnêteté et la vertu. » ROLL. « Son caractère le portait à la réflexion. » Bartb. « Plus je considère ce qui me porte dans ce cas à tel mouvement plutôt qu'à tel autre, plus je ressens clairement qu'D n'y a

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