OT
Jhiù9$nee aanoftce «foèlqw obo» de ph»
grand, de plys noble et de {dus général : la puitsmneê est d'un ètrefwiffaiU, et la faeulté d'un être qui a fat propiriélè de fmire {(mcan). « La natore, indépendaiMBient de aee baiites puiê- Momeetqni m déploient par des effeta nniversels , a de plus les fmèmiiés de nés arts qu'elle nuoûfeste par des effels partieuliers; elle sait fondre et snhUraer les métaux, eristaUiser les sels, etc. » BuFF. « Il hmt que la pm'i— iwe executive Ti*ait de part à ht législation qve par sa faevUêé d'eBq)èeher, et nen par sa facuM de statuer. j> VoNTBSQ. Dans le etyle ordinaire on dit les /bolté9y et dam le Myte élevé les pMtsatincef de l*Aœe. « La tête est le chef où domiiie la raison, et où résident les plus nobles pmssanesf de rame. » BouRD. — • L'antmohe est privée , par sa grandeur même , de la principale prérog^iv« des oiseaux , je veux dire la pmgtanc» de voler.... Aucun des oiseaux dont la masae appVMlie de celle del'autrache n*ont ni ne peuvent avoir» la faculté de vder. » Buff.
Bn second lieu , puistamee eignifie phitêl une capacité physique , une force , et facmlié une capacité spirituelle. « Les puittaneet naturelles sont les f^evdié» de Vftme ou du corps , Tentendement , la volonté , la mémoire , ks cinq eens , la puissance de marcher. * P. R. « Il faut une cause première qui donne aux objets sensibles la puissance d'sgir sur moi , et qui me donne à moi la facuité de recevoir cette action en aentiments et en idées. * Mark.
PRÉCÉDER, 1NEVANCER. Aller, Venir, se produire, non pas après les autres, mais avant, le premier.
Trétéésr^ de pra cedere, passer avant» marque un avantage de rang ou de place : le chapitre qui préeèdiB et le chapitre qui suit. Detaneier^ aller en avant , marque un avantage d'activité , de diligencb on de progrès : dewLnesf quelqu'un à la course. Celui-là précède qui , sans quitter les autres, est à leur tète, ouvre la marche, a le pas SUT eux; celuiOà éetance les autres qui s'en sépare et s'en éloigne le plus possible, en gagnant les devants pour gagner de vitesse. A regard d'une armée en marche , en dit que les chefs la précèdent^ et que les coureurs lade<NWcent. On précède dans une marche , dans une assemblée, on y a le dessus, le haut bout, la préséance; en devance à la course , au concours , on remporte sur ses concurrents , on les passe.
La chose ou la personne qui en précède d'autres a celles-ci derrière elle, sans faire effort, sans peut-être même agir , sans aller ou se mou- ▼oir proprement, il suffit qu'elle soit : c'est ainsi que dans une église la nef pr^de le choeur, c'esti^ire est placée avant ; et dans une assemblée Tons précédex, quoique assis, et vous ne devanee% pas. Mais la personne ou la chose qui devance laisse les autres derrière elle; elle agit, court ou se développe nécessairement : quand nos facultés entrent en action , Timagination la plus active de toutes, les a bientôt devancées (J. J.). Dans l'ordre de mérite ou de dignité la théorie précède la pratique; mais dans Tordre d'apparition on trouve que c'est la pratique qui a devancé la
I théorie. Crqui ptéMe a la piteilé; ce qui dÉ-
I mnce Ta prise «n gagnée. Le premier en ordre ,
ée droit ou de 4bit, qu'il s'agisse de situation ou
de marche, précède les autres^ qui saitdépassar
les aulree , et aniver avant eux , les devance.
Lorsque cee mots expriment un rapport de temps, pvécéder indique préexietence , et devancer une avance sur des concurrents, une j priorité conquise. Hésiode a précédé Homère; les I Chaldéens oat devance les antres peuples daas Tebservatian des astres. Les ténèiires ont préeéébé la lumière ; l'aurore dexance le spleiL La déoo«verte de l'Amérique a précédé celle des Indes orientales; les Portugais ont devance les autres nations dans la découverte des terres inconnues. Dans racte de la volonté, lorsqu'il est complet, la délibération précède la détermination, y préexiste, a sa place avant; dans «les &mes bien nées, la vertu deeence Tftge, prend l'avance sur l'âge.
PRÉGIPIGB, «ODFFRB, ABImB. Cavitéi ou profondeun considérables.
Précipice^ de pr«, en avant, et de eaput, tète, représente un lieu où on va la tête en avant, oànn est précipité^ jeté de haut en bas. GoufprCj écrit anciennement goalphe ou femlphre, vient peut-être du grec xôXicoc, par corruption xéXç(K, golfe, baie, enfoncement, ou bien de gula^ gorge, gueule, et de vorare^ dévorer; ce qui est confonne au sens très-oertain du mot, ouverture qui dévore, absorbe ou engloutit. AMme, comme le grec dSvffaoc et le latin dbyssus , signifie étymologiquement sans fond : l'abîme est quelque chose qui n'a pas de fond , qui n'a rien qui le détermine eu le borne par en bas.
On tombe donc dans le précipiee, ou s'y jetle ou on y est jeté; le précipice a des bords escarpés du haut desquels on est entrahié d'une manière périlleuse. « Lorsqu^n aveugle en conduit un autre, ils tombent tous deux dans le prtfapice, » Mal. « Il la posa sur le bord d'un Qeuve dont la rive extraordinairement haute et fort escarpée pouvait passer pour un précipice plus horrible que le premier. » Laf.
Sur le penchant des prèeifieât. 1».
« Il faut que je marche par mille sentiers détournés, environnés de toutes parts de précipices fameux par la chute de tant de personnes. » Boss. « Lee chrétiens regardent les dignités comme des écueils , la grandeur comme le haut d'un pr^'ptee. » Mass. « Le sentier par où on monte à la tyrannie est rude et escarpé , mais il n'y a point de chemin pour en descendre.: on n'en sort que pour tomber dans le précipiee. » FÉN . « M. Manlius repousse avec son bouclier un des barbares qui embramait d^à les créneaitx du Capitale et le renverse dans le précipice* »
ROLL
On est englouti dans le gcu/fre; le gouffre est là béant pour saisir et fiiire disparaître tout oe qui y tooobe eu en approche. < Je vois (dans la mer) ces goviffres dont on n'ose approcher, qui semblent attirer les vaisseaux pour les engloutir. 3» BoFF. « Les baleines et les cachalots ouvrent le gouffr9 de leur énorme bouche pour
DlUXttO PARTIE:
engloatir des eoloiuMs de bimgi* > Id. « On a prétendu qu'il y ayait dana le Toisioage de Ki!an deux gouffres où lea eaux de la mer Gaspiciuie étaient englouties. > In. « Quand il tous faudrait être jeté dans la mer et englouti par une baleine, le sein affreux de ce gouffre Tirant sera un temple pour TOUS.» Boss. « Notre nanre devient le jouet et la TÎctime du Tiolent Zéphire : il nous porte dans le gouffre de Charybde. » Fis. c Plusieurs (des assiégeants) tombaient des rochers dans la rifiêre, qui les engloutissait dans ses gougères, » Roll.
Vabime est d'une profondeur immense ; on ne peut le sonder, en trouver le fond, on s'y perd. £tre caché dans les plus profonds abîmes (Mass.). c II parut à Pyrrhon que la vérité était cachée au fond d'un oMme. » Fin. «L'impiété se creuse elle-même un Mme sans fond. » lo. « Fussiez-vous au fond des oMmes, la main de Jupiter pourrait vous en tirer. » In. « Ces vallées de la mer semblent être des oMmet de profondeur. » BuFF. « La lumière du jour (dans les déserts) étend autour de l'homme l'oHme de l'immensité qui le sépare de la terre habitée. » In. Dieu ouvre un chemin aux astres dans l'a&lme immense de l'espace infini (Volt.).
Je (témis quand je vol
les ahtmêt profonds qui s'offirent devant moi. Bac.
Au figuré , mêmes nuances.
Frécipiee annonce une chute, une ruine, une disgrâce, un renversement.
Crois-tu que, toujours fanne aux bords du fréei" piee.
Elle (ta femme) pouifa marcher sens que le pied lai glisse? Bon..
Yois-Je rÉiat penchant au bord du préeifiee? Bac. Lafontaine dit en pariant du malheur de Fouquet dbgracié :
YoUA le prkifioê od l'ont enfin Jeté
L«s attraits enchanteurs de la prospérité.
L'hymen
Poavsit lui préparer des destins plus'propiees
Qu'un rang plus élcTé, mais sur ^xis précipice*.
Volt.
De son malheur prochaitt nous sommes les complices,
Noos l'avons amené an \ot^ des priàpicei. Bseir.
Gouffre' donne l'idée de voracité, de quelque chose d'ouvert, de prêt à recevoir ou à prendre et à consumer sans retour. Le gouffre de l'oubli, du passé (Acâd.). « Les villes sont le gouffre de Tespèce humaine. Au bout de quelques générations les races périssent... » J. J. « L'Allemagne devint un ^ou^s qui engloutissait le sang et l'argent de la France. » Volt. « Ces maisons (les couvents) sont toujours ouvertes comme autant de gouffres où s'ensevelissent les races futures. > IIONTRSQ. 11 se dit particulièrement bien de ce qui absorbe beaucoup d'argent; les maisons de jeu sont des gouffres (Acàd.); c'est un gouffte qu'un grand dissipateur (Agad.). c Le jeu engloatit tout ; ils jettent dans ce gouffre des sommes immenses. » Boss. « Je ne m'étonne paa qu'il y ait des brelans publics, cooune ào% gouffres où l'argent des particuliers tombe et se précipite sans retour. » Labb. Dans un gouffre de malheurs, de maux ou de misères , on est dévoré
ifàm^VB&Mt^ fKfk-
)«t comme anéanti;
;rances, tout y passe.
Ce qui canctérise r«Ume , ^esi raïknitatioa, rincommensurabiltté. < Lea Jnift trowaicnt heu de se perdre dsns un abîme infim àm temps egà semblait les approcher de l'étemteé. » Boes. < L'homme considère avec amosHé les Mma 4)resque infinis dont il est e&vironné de toolei parts. > Fin. « Il y a entre telle et telle conditian un Mme dlntanralle ai immense et si proTond, que les yeux souffrent de Toir de teUes extrémités se rapprocher. » Lan. « Une fidale lévolatioQ entraîne tout dans les ebimes de rétemilé : les siècles, les générations, les cmpies, tout vase perdre dans ce gouffre ;XO(ut y entre et lien n*ea sorL » Mass. — ÀMme désigne ce qu'il y a de plus vaste , de plus étendu , mais sans Yîdèe fikneste de destruction attachée à yenlPre. Les bâtiments sont des Mmee (Acai».), on y dépense énormément, mais non pas toat à fait en vais; au Ueu que dans lé youflVe da jeo les foitanes vont se fondre et se perdre (Mass.). Dans sa aMme de malheurs on est au comble de lin£artune; dans un gouffre de mnlheun.
peut-être l'infortune aoit moine gnodi signalée, on sOuffre davantage* on est en pvoieà des maux plus sensibles, plus dérorants : Marias, à Mintumes , se ti ouve dans un abime de mtséfes (Bou..); le mauvais riche en enfer est dans an gouffre de tourments (Mass.). On dit an eUaie de délices (Fix.), et un çouffn dlionear (Gomi.)* ** D'ailleurs oblme a cela de paftkaliff» qu'il s'emploie quelquefois en perlant de choses difficiles à comprendre, où Tesprit se ped,ne trouve pas de fond. Un oblme de ténèbres (Ifim.), un Mme de mystère (J. J.); l'infini est en eMeie pour l'esprit humain (Acan.). « ToulonsHiens pénétrer dans ces obimet de la métqiÉyiiqse qui n'ont ni fond ni rive ? » J. J.
Que sert à mon esprit de pereer ks mUmm
Des mystères les phis siddinesi Uac nÉCISIOM, AB8TBACTI01I. Séparation Caite par l'esprit dans la considération des oMete.
La pr^cmon sépare des choses véritaUement distinctes, et empêche qu'on ne les confonde; c'est «me sorte de disoemement, de distinction exacte, c U ne faut pas s'étonner que Renier nous ait laconté plus exactement qu'aucun antre les différences des sectes de son temps. La première dont il nous parle est celle des pauvres de Lyon, et il en rapporte tous les dogmes jnsquesaax moindres précisions. > Boss. « Il fiant recevoir avec respect ce qu'enseignent les prêtres, sus prendre garde à ce qu'ils font. Mais parce que Je commun des hommes n'est ni assez spirituel, ai assex équitable pour faire cette prtfcûte», en
I juge communément de l'un par l'antre. » Boeaa.
I L'obftroction , au contraire , sépare des chosss
I réellement inséparables , et les examine i part.
j indépendamment les unes des antres ; c'est use
j sorte d'analyse mentale. « Le peu d'étendue de notre esprit foit qu'il ne peut comprendre par&i-
I tement les choses un peu composées « qu*en les considérant par parties , et comme par les diverses
j faces qu'elles peuvent recevoir. C'est ce qu'oa
^ peut ^peler généralement connaître par abslraù-
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
Itou. » P. R. « Ainsi par .une noureUe perfection \ d*oraison il faudrait adorer Diea dans une adstracUon de tous ses décréta, par conséquent i dans une abstraction de Jésus- Christ même. » ; Boss. 1
La pr^eûton, de pr^eidere, retrancher, est un effet de la justesse et de la netteté de Ventendement, qui écarte tout ce qui est étranger ou superflu : elle convient partout, dans les affaires comme dans les sciences. VabstrOiCîion , du latin tOfStrahere^ tirer à soi en arrachant, marque Teffort d*un esprit spéculatif pour détacher des choses, par une espèce de yiolence de la pensée, un point de vue particulier. — La précision opère le dégagement, l'épuration des idées; ce mot ne se prend qu'en bonne part; ce qui est précis est clair. Vabsiraetion produit des idées factices, d'une entente difficile, parce qu'elles ne correspondent pas à toute la réalité, à la réalité telle qu'elle est; ce qui est abstrait peut être subtil, insaisissable à l'esprit, faute de rapport avec les perceptions des sens. Une idée pr^etie est démêlée de toute autre , et par conséquent distincte; une idée abstraite est une idée simple, qui peut être obscure , parce qu'elle donne une eiistenee séparée à une qualité , à une partie qui dans la réalité se trouve jointe à d'autres. Une question précise est énoncée en termes qui ne permettent pas qu'on s'y trompe; une question abstraite est relative à un sujet purement spirituel , comme sont ceux que traitent les métaphysiciens, les mathématiciens, les savants. « Tout ce que vous venez de me dire est furieusement abstrait^ et j'ai bien de la peine à le fixer devant moL » Mal.
Du reste, pr^cittofi n*est plus employé aujourd'hui dans le sens d*abstraetion , comme dési> gnant une faculté ou une opération' de l'esprit : on n'a jamais dit faire précision d'une chose, et à présent on ne dit plus même faire une pr^ctsion ou des précisions , les sciences spéculatives se servent de précisions (Boss.)* En logique nous ne donnons que le nom à'abttraction au procédé de l'esprit que Port-Royal et Bossuet appellent indifféremment abstraction et précision. Le mot précision est réduit à ne signifier qu'une manière de faire ou d'exprimer les choses : parler, écrire , exécuter des manœuvres avec précision, — Et quant à précis et abstrait^ leur différence saute aux yeux : précis marque une exposition , une indication, une détermination, qui montre juste, net, exactement un objet; au lieu que abstrait emporte d'ordinaire l'idée de subtilité, de profondeur impénétrable, ou du moins de dispute, l'hypothèse, de quelque chose de transcendant si qui demande une grande contention d'esprit. B 11 ne s'agit pas ici de disputer si Dieu pouvait ibsolument créer l'homme mortel. Indépendam nent de ces questions abstraites^ et en regardant teulement les choses comme elles sont établies tans rÊcriture, il est certain que la mort y est oarquée comme la peine précise de la désobéis^ ance d'Adam. » Boss.
PRÉDICTION , PROPHÉTIE. Annonce des choses titures.
Prédiction n'igoute. à cette idée aucun
soîre. Les pr^dtcfîont sont faites par toutes sortes de personnes, savants, astrologues, fées, devins, aruspices. La Bible rapporte les prédictions de Joseph à Pharaon (Boss.) , et l'Evangile la pré' diction du vieillard Siméon à Marie (Boss.., Mass.) , ainsi que les prédictions de Jésus-Christ touehant la ruine de Jérusalem et la conversion des gentils (Boord., Fiir., Boss., Mass.). Les apôtres eux-mêmes (Boss.) et plusieurs saints ont fait des prédictions (Boas.). « Les prédic» tions des oracles étaient comme celles de l'almanach de Liège.. ^. » Volt. « Les Chaldéens et les sages d'Egypte, et surtout cette secte de philosophes indiens que les Grecs appellent gymnosophistes , étonnaient les peuples par des prédictions trop précises pour venir purement par la connaissance des astres. » Boss. « Catherine (de Médicis), qui croyait aux astrologues, les avait mis en vogue à la cour, et ne s'en désabusa pas , quoique toutes leurs pr^dtcltofu s'en fussent allées en fumée. » In. « La mère (de la jeune fille) qui comptait sur les prédictions de la fée la re* gardait déjà comme une reine, s FiN.
Les prophéties sont les* prédictions des pro« pbètes , des prédictions révélées à des prophètes. Les prophètes étaient chez les Juifs, avant la loi nouvelle, des hommes choisis de Dieu pour apprendre d'une manière plus ou moins enveloppée l'avenir & son peuple, surtout pour ce qui réagirdait les destinées de la nation et la venue du Messie. Ils ne parlaient point de leur propre mouvement ; ils recevaient l'inspiration de Dieu et étaient dea instruments entre ses mains. 9 Elle montant au ciel promet à Elisée seul son double esprit de zèle et de prophétie, s Mass. « Jérémie voyait que ses prophéties ne faisaient qu'accroître les péchés du peuple. » Boss. «L'esprit de prophétie ne quitta pKoint Jonas dans le ventre de cet énorme poisson. » In. Quoiqu'il n'y ait point eu de prophètes chez les païens , on appelle quelquefois prophéties les prédictions des personnages, comme les sibylles, Cassandre, qui ont passé pour être inspirés. Depuis Jésus-Christ il y a eu de faux prophètes et de fausses prophéties , d'abord à l'époque de la prise de Jérusalem , et ensuite vers le temps de la réformation.
On oppose très-biq|L les prédictions de Jésus- Christ aux prophéties des prophètes , et en général les pr^dtcttofu aux prophéties , comme quelque chose de plus moderne à quelque chose de plus ancien. « Indépendamment des anciennes propJk^ietet de ses propres prédictions^ Jésus- Christ fait entendre à ses apôtres et leur explique comment il était nécessaire que le Christ souffrit. » Boum). « n y eut de tout temps de tels imposteurs , et non-seulement des misérables qui faisaient des prédictions^ mais d'autres misérables qui supposaient des prophéties faites par d'anciens personnages. » Volt.
Entre les prédieiions de l'almanach, dont quefqués-unes sont fondées sur des calculs certains , celles qui concernent les éclipses, par exemple, y en a-t*il que la crédulité populaire prenne encore pour des prophéties^ comme au temps de Nostradamus f Quand ces mots expriment nos coi^'ectures sur
WmXXÈaK PARTIE :
\m èféMflMnte <m Time an dbàtm éê la tw, pféàùêion l«s rtpréMute comme étasl le flhut de
oerteios calculs, et prophétie^ comme da pun pfwscBtimcols. Les aniepices M lec astrolognet avttieBt fati UA art de la pr^diefia». Les praphètec •raient le don os Tesprit de pro^Hê,
Prédûtwn ayant du rappcNrt à un verbe, prmdterre , prédire , 8>mpk»s bieii avec le Bom de la chose prédite pour rérâic. La prédiiHon d'une iclipse, de l'avenir (Maas.)^ de U dernière catastrophe de runivers (Bosi.)l
PlfiSliEK, niMITIF , nUMOEDIAL. Cm «rais mots ont la même racine , le latin prtmar , et les diclionnairas les définissent l'un par Tautre; ce qui prouve suffisamment leur synonymie. On dit également, et sans différence bien apparente, les yremtfres montagnes , Isa montagnes primfiivsf cl les montagnes prtmordîdkf (Boff.).
Frmter est un adjectif ordinal : il ne ftdt connaître les choses que relatlTcment à leur ordre, à leur rang » sous le pomt de Tue du temps ou de l'espace ; c'est un tenna ahsiAît qui msnnie l'é^ poque ou le lieu. Las jirtawgrsi montagnes sent les plus anciennes, au celles qui aont derani les «itces, celles qu'on rencontre d'abord. « Dès le temps de la pfemièn ohute des eaux. » Bofv. La pcamt^s ville qu'an trauva an antnnt dios le loyaurae (Acad.).
Ptimiiéif et pnaiardtei , au contraira , soatt des adjecli£i qualiftcaSiia, qui ont plus de rapport entre eux qu'aveo le pramisr. dotiu qu'ils se mettent tai^ors après le nom , à la diflérenoe de premier , dont la place d'ordinaire est avant, ils font considérer les ofaoeea, non pas eitérieur ciment, mais en elles-mêmes; ils n'eaprimeut pas aà eUes sont » mais ce qu'ailaa sont*
Ua diffèrent néanmoins.
Pri/ihitif est an mot simple, un radical avec une terminaison qui désigne la ftcnhé, la pro*pffiété , l'état. PrimordiàL est composé de Is racine commune, prtfnus , et d'un autre mot latin , ard/tim ou ordia^ qui signifie commencement ou origine. En sorte que ce qui est pnmièif est tel, a taUes prop'^iétés, est dans tel état, et ce qui est prtmordûi^ est de première origine ou de première formation. Leê montagnes primàsoes, comme les races prtm«(H*e|, comme les Isngnes prtmtiiaee, sont les montagnes natives ou de na* tare , avec les qualités du commencement , les montagnes teUes qu'elles sont en sortant des mains de la. nature , et avant d'avoir été changées ou modifiées. Les montagnes priaiordiâiee sont les premières qui aient été produites. On décrira la forme primitive de la terre (BtrPF.) ; on noautera comment la terre a reçu sa forme prtatordiaie (BuFF.). Le fer, l'argent, l'or, l'aimant prtmtitff (Bdff.), ont telles qualités originelles auaquelles la mot pfn'mttt/' fait peni>er; la Cer, Tasgent, l'or, Taîmant primordiaux (Barp.) sont œun de ces métaux qui ont été les premiers formés au sein de la terre.
En conséquence, l'épithèta de- prmit0K/' s'applique mieux aux qualités, parce que d'ordinaire on ne les conçoit pas comme ayant une origine, comme recevant une forme. « L'attoaction. M une i^oBriété primilùft^ » BnrF*.«Lahlaaft pa-
fait èlra la ooalev prîsiaûrésbmiTOqtb cUmat et sa natvre aHènnt et cbis«rt.>b. Par nna raiaen semblable, oi An la dsln prtffiMve du globe (Bdfp.), le fnprmib'f lia.), un devoir primiiif (Mass.), et non pis pria» dM. FfmmêUi caavieat leakaint qiaaA il eat qoaslioii de matières: focbBB.naaapiflMrdtolse (Bwf.). — < UbmièR pcHiedinear an sept ftiseeaaK prisurdieaf dent dacu est la véhicula immuable dTam cootoer fm^ 9kM, » Volt. « L'èmeifl peut ItN sis nioéR des mines prànanlMlie tenêis ftf k fes^ mdUf. > BtTFF.
Onelqueiéis prîaieriier m «e pwd pdm le sens paaséf, pour sigmier depitaimongiM, mais dans le sens actif poor iadi^ a qû eanetaée, aneele ou ex^ique la fnainc inçAi ce d'où les autres choses tirent Ieiirai|nK.*k titre prànerdiel de cette domtien de Cbatah gne au salst-eiége afa jaimii pin. * ^«t « Toutes les couleurs nous naaatdiDéia^ dea sept couleurs priaiardieicf.>]B.<IlM chercher la ftMkdameiit de cettejestiefàBiIils prtméliatde lanailnrsqui veut^ebiiiie»
l'être de son pèna et que le ^remèmM fila. Les lois cèriles ont iiDtiiMilnfRMrdMe. » B0S8. « le uoyaa decitte«tt9««^ sansdouftsde fër prfaînFdtaipnéiiifirbta pnaeOy, duquel fea aatree ncMi fm^M"^ ne sent q«e des etsudstioBs, do esnatt», des alaiactilea. » Buff. « Le neeBa at siip um'que et pFêmordtale deteoteileintHiW' bis. » lo. « De qui les animaux tieesa**** oasfacuUée, sênoudeheaeesimiM^i'' principe d'action , du grand Être quim»**^ la nature? » VbtT. « Le Verbe dim,«*«^ nôsen universetle , renferme daw n «**J les hiées prvnor^Mtt de tous )«<»»<< <^ et poesihlas. » Mal.
PTHmiêr indique oé aeot les dMSi^.j?
le temps où dles se sont passées. '"*Jr * fait connaître quant à toutes leen ^i»»^ prwiwrdtaZ quant à l'origine qu'eu» «*«5" ou qu'elles donnent. ^ '
FRÉTiMIlATIPS, APPtÉTB , -i»'*^ i sures ou dispositioM qui pfWdeat raflP" . d'un projet. ^^
Les pr^wal^* , * pr» p*w, « ^ I d'avance, sa rapportent à un *^«"*"**^| et les ûppv^tf, qui censÎBtffBt à tenir lattjj prêta, en élit pour Tusage <!«*""*^^ annoncent un événement proeheie. *■ ^ . pr^avul»/b de guerre ( Acad., ftw., F».^* ROLL. , S. S. ) , et les appr^» d'un cootaW Las., Lah.). On fiit de loia te f*^ d'une guerre ou d'un siège qui «"f *!| lieu, m Henri IV employa quinae ^^.^t faire des prépeiraJifi/k dignee de lenwpw^ méditail. i^ J. J. « Cyras teurna s» w«^ marche du cOté de Babytose •-" ««^ '* quer encore
sittonsellss,,,»i,w.«..., « . ^
RoLL. Mais on se bâte de faire 1»*^^". guerre on d'ten siège qui va coepoeBCtf^ nent, « Rien ne les embarrassait, P" J^L, munnurat de la Dation, qm«r«rt*^^
son V^^
|.,mai»pourflûredeJoiBl«2^
SYNOnItMES à RADICATJl DIVERS.
«ïl
is apprêti dSine gftrrrre prochafne avec TËs- 1 Bgne. » S. S. « Gfésuà fit dresser ses machines ' 3ntre les maraiHes comme pour Tassaut^ Hais eudant qu*îl amusait les Sardiens par tduff ces ppfêts, la nuit suivante it se rendit maître de la itadelle. » Koll. — Ou bien les prépatatift sont is mesures les phis antérieures à l'événement, \s premières, celles par lesquelles on se procure ïs choses nécessaires', de manière à n'être pas ris au délpourtu , à ne pas manquer de ce qu'il ludra avoir au moment d'agir. Les apprêts , au Dntfaire, sont des mesures voisines de Tévénerent, qui y touchent de près, qui disposent tout our ramener aussitôt. Les préparatifs d'un îstin se font plus ou moins longtemps à Tavance ar Tassemblage des mets et des ustensiles néessaires ; les apprêts se font peu avant qu'on se lette à table par l'assaisonnement et la cuisson es mets ainsi que^par Tappropriationdes astensiss.— Les préparatifs supposent de la prévoyance, rodûisenf tin amas, ixvie provision, q^ielque ;1iose d'Utile; les apprêts demandent et iffipliuent de Pattention , du scia, et aboutissent plu- 6t à quelque Chose d*agréable. Aussi dit-on les uripataxifs d'uire opération de chirurgie (Acad.) t les apprêts d'une parure (ï. J.) ou d'une toietae (J. B. Rooss.) ; des préparatifs de guerre M de Voyage , et des apprêts de noces, c Tous es grands préparatifs persuadèrent â l'amiral "u'on voulait fout de bon fiJre ta guerre an roi 'Espagne.... La reine de l^varre mourut le juin à Paritf , où elle était venue pour faire les pprêtt de la cérémonie (d'u mariage). » Boss. On fit les apprêts (dU mariage) avec toute la lagnificence convenable à la quafité des époux.... es préparaXifs du départ de ces époux furent ientôt faits. * Lbs.
Appareil diffère bien de? deux premiers mots, u lieu d'être distributif et de ne s'emplover a' au pluriel, comme ceut-c1) il est collectif et e Remploie qu'av singulier. tX, ainsi qutf tous » mots collectifs , il' est synthétique , relatif à appafenf» , à l'aspect des choses , à Timpression roduite par leur ensemble. Les qu&liècations es préparatifs et des apprêts se tirent des loses préparées ou apprêtées; celles de Vappafil , de Feffet que la vue de leur réunion fait ar le spectateur : les préparatifs sont sufltsants n insuffisants, les apprêts minutieux, reoherbés, faits en plus ou moins de temps; mais appareil' est lugubre, pompeux, magnifique, iperhe, terrible, effroyable, c Cette paix ne issura pas les Athéniens par rapport au roi de erse. Les* grande préparatifs' qufl fanait leur snnaient de* Tombrage, et leur faisaient craindre je le but de ce formidable appareil ne fût attaquer la Grèce. » Roll. — Il suit de là encore le appareil , à la différence de ses deux synofmes, est' un terme poétique, distingué ou de mt style. On dit les préparatifs (Acad.) et les iprêts (La?.) d*un repaar, mais V appareil d'un stin (J. J.); lies apprêts d'une mort (Volt., OLL.) ou d'un mariage (Les.), mais Vappareil un trépas (Volt.) ou d'un hymen (Rac, Volt.).
Il ne mêlera pas Vappareil des feiUni 1 celui du trépas. Votf .
Quel est cet appareil terrible et solennel? Ib. Quel est donc cespeclacle nouveau?
Pourquoi ce ïivfe saint, ce glaive , ce bandeau? Depuis <q\re lie Seigneur n*a re^ dans aen temple, B'un lemblab^e apfdreil fe n'ai point vu d'exemple. (JtoMà lesÉbetâflâe Jikmli^. Rac.
Tréparaixfs de guerre ou de la guerre , est l'expression simple dt commune : « Par une sage prévoyance , on- voyait dans une profonde paix tous les préparatifs de la guerre. > fin. Àppikreil de guerre ou de la guerre, est une expression grande , sensible , propre à relever les chose» et à fVapper : « Mars commençait par Is bruit des armes et par Vappareil frémissant de la guerre à semer la rage dans tous les cœurs, s In.
PBÉI^ARER , APPRETER, DISPOSER. Mettre les choses dans un état convenable pour un certain usage.
Préparer^ de pr«, parare, amasser ou acquérir d'avance, marque un usage futur ou simplement éventuel et possible. Apprêter , accommoder^ rendre ou tenir propre pour, de ad^ vers, pour, et de prxsto, d'où vientprtfl à, près de, sur le point de, marque un usage prochain. Disposer, de dis , de côté et d'autre, et de ponere, poser, marque une multiplicité de choses à ordonner pour un usage quelconque.
Préparera pour accessoire l'idée de prévoyance; apprêter, celle d'attention et de soin ; disposer, celle d'ordre et d^arrangement. On prépare pour un usage qui doit ou peut avoir lieu ; on apprête pour un usage qui va avoir lieu, on dispose pour un Usage qui demande l'ajustement ou le concours d'un cfttain nombre d'objets ou d'opérations.
tes intendants miTiUires préparent des munitions pour une campagne plus ou moins éloignée; U veiUe de la bataille , les soldats apprêtent leurs armes ; le général en chef dispose la camp , les troupes , de% sentinelles. De même , on prépare des subsistances et des vins bien avant la consommation , au moiùent de la récolte ; on n*apprête les mets que quand on va les servir ; on dispose la salle oû le repas en rangeant tout ce qui doit y être employé, y figurer, y trouver place.
Qut veut la paix se prépare à la guerre , la guerre fûtelle encore incertaine et peu probable. Rien de plus fSlcheu^qUe leS visites qu'on reçoit à l'instant même où on ^apprête à sortir. Il y a dei promenades pour lesquelles les femmes* se disposent comme pour le baï.
On est préparé à une chose qui peut arrfver , quand on s'y attend » quand on a pris d'avance ses mesures pour n'en être p& surpris dans le cas Qu'elle arriverait. On est prêt à faire une chose qu*bn va faire , quand on peut Texécuter dans le moment et qu'il n'y a plus rien qui soit capable de reUrder. Disposé à une chose se dit d'nn homme qui s'est intérieurement composé de telle sorte, qui a tellement réglé ses pensées, ses affections , ses désirs , que tout en lui y tend, y incline ou s'y porte.
PRÉROGATIVE, PRIVILÈGE. Ces moU donnent ridée de quelque chose dont jouit à Texclusion des autres un ordre , un corps , une magistrature , on un simple particulier. A Rome les pa-
tricittu • etchez las nations modtrnas U noblasso, le clergé , et les corporations religieuses ont en des prérogatives et des privUéges.
Prirogatlv€y prxrogativa {prx rogare^ demander ayant), est le nom qu'on donnait, à Rome, à la centurie, à laquelle on demandait d'abord son suffrage dans les comices. Aujourd'hui ce mot signifie un titre à certains hommages , une préférence, une distinction , une dignité, une préséance. « C'est l'ordre du monde qui a attaché certaines prérogativet d'honneur et de préférence à la naissance et à la qualité, t Nie. « Disputer sur les préséances, sur les pré^ royattvef, sur la dignité. » Booro. «iBmilius . Scaurus était prince du sénat , c'est-à-dire celui que le censeur, lisant publiquement la liste des sénateurs, avait nommé le premier. On ne déférait ordinairement ce titre honorable qu'à un ancien sénateur qui eût déjà été honoré du consulat ou de la censure; et il jouissait toute sa Tie de cette prérogative. » Vert. « Nous ne tous disputons point , disait aux patriciens le tribun Junlus , les premiers rangs, ni l'éclat de la ma-, gistrature , et nous n'enyious point les marques d'honneur à ceux que la fortune ou le courage' ont éleyés parmi yous. Nous sommes disposés à TOUS céder tout le brillant de yos prérogatives. » KoLL. « Sur le dernier article de ceux qui regardent le gouvernement en général, c'est-à-dire sur lés prérogatives , les honneurs et les distinctions des rois ou de ceux qui gouvernent, yous aurez à observer ce qui regarde les cérémonies , principalement par rapport au rang et aux questions de préséance. » D'Ao. « Il n'y a pas de pays qui n'ait pas ses dignités, et ses grands distingués de tous par leurs prérogatives, • S. S. « L'armure complète était une prérogative d'honneur à laquelle les écuyers ne pouvaient prétendre. » Volt. « Sous Henri U les princes, et les princesses eurent la prérogative d'avoir des habits rouges , soit en soie , soit en laine. » In. « Toute la prérogative des baronnets de Jacques I*' consistait à passer devant les chevaliers. > In.
Privilège, privati ou de privis Uxy désignait à Rome une loi faite pour des particuliers ou les particuliers pour qui cette loi était faite. Il exprime dans notre langue un avantage réel et positif qui met en dehors de la loi «commune : c'est, par exemple, l'exemption des charges imposées à tous, ou des grâces , ou le droit d'être jugé autrement , ou par un autre tribunal que le reste des citoyens. « Nulle exemption de la loi ne sera jamais accordée. Les citoyens mêmes qui ont bien mérité de la patrie doivent être récompensés par des honneurs, et jamais par des privilèges. > J. J. «C'est à vous que ce commandement s'adresse. Ne vous flattez pas d'avoir un privilège qui vous en dispense. » BouRB. « Il n'y a rien à perdre à être noble : franchises, immunités, exemptions, privilèges, que manque-t-il à ceux qui ont un titre?» Labr. «Ilditque, biéh que les magistrats lui aient permis tels transports de bois qu'il lui plairait sans payer de tribut , pour éviter néanmoins l'envie du peuple , il n'a point voulu user de ce privilige. » Id. « Tous les privilèges de la noblesse sont anéantis , et elle paye la taille et
tous les autres impôts avtuil et ptas i
que les roturiers. *> S. S. « Les protestants volaient avoir des privilèges , des cours de jast» érigées exprès pour leurs afiaîres. > lo. « Is princes du sang ayaient le privUége de n'Ia jugés que dans la cour des pairs. » Yoli « Henri IV accorda le privilège ezcJnsîf du ce» merce dans les Indes à une compagnie de bus chands plus intéressés que riches. » Id. « le Dictionnaire encyetopédique ^ au mot e^écuiem, détaille tous les privilèges du bourreau de Paris. > In. « On a par de petits privUégei eoeoiuagé la profession des hommes quitraTailleatanz nmies; on a joint à l'augmentation du travail eelle du gain. »MoHTESQ.
La prérogative est un honneur , et se tvpporte au rang ; elle relève ou met au-dôsusdes aatrw. Le privilège a plutôt rapport à rintêrèt; c^estua avantage dont on est fayorisé parmi les autres et contre le droit commun. « Plus saint Jean a ea de distinction, de Ikvear et de coosidératîoa aa> près de son maître , plus il a éproiiyé les rigneas de la loi de Jésus-Christ. De sorte que cette préngoHve , dont le flb de Dieu rhoaara, ne fat poifil un privilège pour lui. » Bouan. Après la watl de Louis XIV, ses en&nts naturels et lègitiDés furent dépouillés des privilèges que leur père leur avait accordés solennellement en 1714. n ne leur resta que la prérogative de trayerscr^coiBBe les princes du sang, ce qu'on appelle an pastoment le parquet (Volt.). « Les prèrogeitives kèréditaires éteignent l'émulation, restreigneat k choix pour les places, et rendent inutiles les talents de ceux qui manquent de riUustratka nécessaire pour arriver aux places : les privilèges en argent sont une des principales cauMs de la mauvaise administration des finances et de la misère du peuple. » In.
Ensuite , les prérogatives yienaent de U naissance ou sont essentiellement inhérentes aueorps ou à l'ordre. « Dans les Mémoiiea de l'Académie des belles-lettres se trouve une dissertatioa sur les prérogatives de la main droite sur la main gauche. » Volt. « A Florence , les nobles étaient ambitieux de commander , et regardaient mène la souveraineté conmie une pr^o^ottee de leur naissance. » Conn. — Les privilèges ^ au contraire , sont le fruit de certaines concessions : on ne Us a que par bénéfice. « Les monarchies se corrompent lorsqu'on ôte peu à peu les pre'ro^oittesdes corps, ou les privilèges des villes. > Moktkso. c Vous me direz que cette innocence si pure, c'est la prérogative du fils de Dieu. Hais, ô moi maître , vous êtes innocent par nature , Karis ne l'est que par grâce ; yous Têtes par excellence, elle ne l'est que par privilège. » Boss.
La prérogative est plutôt permanente et essentielle; le privilège^ accidentel et yariabJe. «Un de nos critiques a écrit que saint Léon avait poussé plus loin que les autres les prérogaticm de son siège : mais ce critique parle-t-il de la prérogative essentielle, qui est celle de la primauté , ou de certains privilèges accidentels qui peuvent croître ou diminuer avec le temps 7 > Boss. « Quelques-uns (dans le parlement d^Angleterre) étabb'rent le droit d'accorder des pri-^
STMONTMEft À RilDIGAUX DIVERS.
Hëges^ comme fJBlnal partie de la ^éroçaiivê '
)yale. » Gond. I
Il suit enfin de la distinction précédemment ablie que la prérogative appartient d'ordinaire ^ quelqu'un de plus élevé. « La paix de West- .. kaXie fixa enfin les pr^ogative$ de l'empereur, ' l les privilèges des états. » CoiCD. • On Jugeait \ie , moins on secourrait le roi (Charles I**) dans »s besoins pressants, plus i) serait facile de uiner les prérogatwei de la couronne, et de établir les privilèges de la nation. » In. « Ce roi es Indes éclatait de rire au récit des états énéranx (de la Hollande), des états particuliers, Bs prérogatives de la noblesse, des pnvtl^Oief es villes, etc. » In»
PBES, PROCHE, AUPRÈS. Prépositions qui larquent proximité.
Près est l'expression ordinaire, celle d'où on oit partir pour déterminer précisément les uances et l'emploi légiUme des deux autres, elle qui a la signification la plus étendue; car 'est la seule qui se dise du temps aussi bien ue du lieu : se voir près de sa dernière heure, rès de mourir , pris du temps de la moison , etc. (Acii).).
Proche est proprement adjectif, et, s'il y a rop de rigueur à dire avec Gondillac qu'il n'est unais bien que lorsqu'on l'emploie comme ad- »ctif , il est certain qu'il ne convient comme réposition qu'avec le verbe étre^ et dans les as où on peut à volonté le prendre pour une iréposilion ou pour un adjectif. « Le fer étant roche de l'aimant s' y vajoindre. » P. R. Proche ^ *est-à-dire ou près ou voisin, c Ohl que ne uis-je couvert de cheveux blancs, courbé et roche du tombeau 1 » Fixt. « Quand on est éloiné de cette haie, on s'imagine qu'elle peut lettre à couvert; maiis quand on en est proche, Q trouve que c'est un faible secours. » Laroch. Dans toutes les conditions le pauvre est bien roche de l'homme de bien, et l'opulent n'est uère éloigné de la friponnerie. » Labr. « Le aprice est dans les femmes tout proche de la eauté, pour en être le contre-poison.» lo. Sur ette dernière phrase Karmontel remarque « que yjiiprès n'eûU)as été si bien, qu& tout proche résente mieuxlïmage d'une plante à côté d'une utre. • C'est qu'en effet proche pouvant être onsidërè comme un adjectif offre & l'esprit , non as comme près y l'idée d'un rapport abstrait, lais ridée du caprice comme de quelque chose e concret, de réel, de semblable àuDO plante. Les Alpes et l'Apennin régnent bien plus près e la Méditerranée que de la mer Adriatique.... aligne du sommet de la Grande-Bretagne est ien plus proche du bord occidental que de oriental de l'Océan.» Bufp. On arrive jfré* d'un eu; on est proche d'un lieu, ou un lieu est roche d'un autre.
Auprès^ contenant l'article, est moins vague lie près, et signifie tout près : on ne dit pas tout uprès, ce serait un pléonasme. La rivière qui isse près d'une ville peut en être encore & une îFtaine distance; la rivière qui passe auprès une ville la touche. — Mais ce qui par-dessus lut distingue auprès ^ c*est son caractère moral;
il se dit principalement des personnes et de leurs rapports : être bien, mériter, se justifier auprès de quelqu'un. Il suppose d'ordinaire entre les hommes des relations d'attachement, de bons offices ou de protection. £tre près d'une personne , c'est n'en être pas éloigné. « Le fils d'Aïcinoûs, Laodamas, était assis près de lui. » Fév.
A la table d'Eslher l'insolent (Aman) près du roi A déjà pris sa place. Rac.
Maison est auprès d'une personne qu'on aime, dont on est aimé, de qui on attend secours, estime, appui, c Ulysse va se présenter à Pénélope : il s'asseoit auprès d'elle; il lui reproche son air d'indifférence. » Fax. « Clytemnestre dit à Achille dans Iphigénie :
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Son père, son époux ^ son asile, ses dieux....
Amprèi de voire époux, ma fille , Je vous laisse.
Dans Imphttryon, Mercure dit à Amphitryon lui-môme qu'Amphitryon
Est auprès de la belle AIcmène A )onir des douceurs d'un aimable entretien. Mol.
« Etre avec les gens qu'on aime, cela suffit : rêver, leur parler, ne leur parler point, penser à eux, penser à des choses plus indifférentes, mais auprès d'eux, tout est égal, s Labr. « Enivré du charme de vivre auprès d'elle, je voyais toujours en elle une tendre mère, une sœur chérie, une délicieuse amie, et rien de plus.» J.J.
PRÉSAGE, AUGURE. Signe par lequel on juge de Tavenir, ou induction relativement à l'avenir. Les premières démarches d'un administrateur et les premières actions d'un enfant sont par rapport à leur conduite future un bon ou un mauvais présage y un bon ou un mauvais augure; on en conçoit ou on en tire un bon ou un mauvais présage , un bon ou un mauvais augure^
Cependant, à le bien prendre , présage exprime plutôt le signe, la chose d'après laquelle nous présumons ; et augure notre présomption même , ridée que nous nous faisons. Tel événement nous paraît un heureux présage ; on dira plutôt qu'il nous semble d'un heureux augure , ou que nous en tirons un heureux augure. Une chose présagelt succès, et le fait augurer; les choses n'ati^urent pas, il n'y a que les hommes qui augurtnt, preuye que le mot augure est plus propre à marquer l'interprétation , le travail de l'esprit. Le présage a une existence hors de l'entendement, c'est un indice; V augure est quelque chose de purement subjectif, c'est une conjecture. Chez les Romains, la foudre tombée àgauche était un présage favorable (Cokd.) , ou bien d'un bon au^re (MoHTESQ.). L'injustice d'un plaideur n'est pas un présage infaillible de celle de sa cause ; mais la prévention du juge veut presque toujours en tirer un augure certain. (D'Ag.).
De là suit une seconde différence pour les cas où les deux fnots signifient l'un et l'autre I ce sur quoi nous jugeons ou notre jugement même. Le présage a une valeur propre , indé-* pendante de notre estimation; il est fondé sur des rapports réels ou des raisons f raisemblables