‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 371 sur 426 · ST · texte numérisé non relu

ST

DlimieilB PARflB

Vauffure^sa eontnàtB, n*a qae finrattur d'une opiniou , d'une divination ; il est fondé sur éti ciroonstanoes insignifiantes , sur des rapports imaginaires ou yagues. C'est ce qui est confirmé par rdtymologie : présage, prxiagium, rient de ^gsoffire , sentir , discerner s^ttlement les choses d'avance , avant qu'elles w>ient; augure, de avtum garritut, le chant det oiseau, fappetleune manière de pénétrer et de faire counaftre favenir évidemment svparvtitivuse et hcertaiive, savoir par le chant ou le Tol des oiseaux. Le retour des hirondelles est «i prémge du refbur du printemps. « CrassM, pendant «n sacrifiée , ayant laissé tomber son eoutean des mains , on en prit un mauvai* auytw'g. » ■m- TBSQ. •*- lies piamiera svecès d'Alexandre étaient autant de prhage$ de ses saceèa futurs» < Je frémis à ces mots , sans savoir pourquoi, et j'en tirai un mauvais augure. » Las. ~ Le raisonne ment , Texpérience, la science tirait des pré" sages; l'imagination, la supentilSon^ le presstntiment firent des augune.

Ce qu'on considère surtout dm le p^étage, ^est sa certitude; et il peut^ du reste^ se tapiK>r* tes à des dmses pour noua indifférentea. Umuffurt, aw oontvains, d'usé pnibabiUlé très^faifale» est essestiellemsiit bon eo mauvais., relatilàdes eiMMea qui nous intAfessenl. « nessinaaCe ,. qui avait le uez fia, sentitl'ovgeauMitM^ eTsemità heMdr ; ce que don Oaicheete MBUid^comne aa infaillible présage du bonheur de sa sortie..^ Il dit k Saaeho : Tu voie oonme tout se montre iumrable à notre dessein ; nous s'aveas nen va eaoenr dont nous puiesiene tires !• Hawrais msgme. • Las. Oa, préeage plus ou meias sAie- ■MBt; on Ufi^ufe bien ou aul d'une entreprise. Far noe préMuges on peut juger de noe Lumières, de mitre sagacité, de la justesse de notre esprit; et par ooe amgwrti^ de noe espérauces^de nos ennnles^ de nos passions, de notre humeur.

U semble aussi que présage se prend plue vo^lantiers en bonne part, et augure en mauvaise. cLeo anciens, ne voyant qu'un feu soua les ânes, qu'ils nommaient l'astn d'Hélène, ils l'es» tÎBiaient de mauvais ou^urt ; au lieu que lors* qu'ils en voyaient deux , qu'ils nommaient Castor etPoUux, ils les prenaient pour un boa fn^^fo^. » Bbsq. < Lorsqu'Alexandre arma oontre Darius, tout paraissait lui ouvrir la conquête de l'Asie. Il * voyait, comme présagée des sucoèsqui l'atten* dcient, les victoires de Tbémistode, de Pausanias, de Cimoo , la retraite des Dix Mille et les progrès rapides d'Agésilas.... Annibal formait une entreprise plus difficile. On n'avait encore sien tenté qui pdt en Caire prévoir le succès, et la.première guerre entre Carthage et Rome était d'un mauvais augure pour lui. » Cond.

PRESQUE, QDASI. Peu s'en faut, c Le prince est la source de presque tout le bien qui se fait, et quasi toutes les punitions sont sur le compte des lois. » MoNTBSo.

A en juger par cet exemple, il ne parait pas y avoir de différence entre les deux mots. Cependant l'Académie déclare, et avec raison, que qaaei est familier et peu usité. C'est déjà pour rapplication une indication précieuse. Kais il est

poasIMe irt- il peut être u1fi0 &fsù. < tre , tirée de l'étymologie.

TresqsBevsneoX i près de : pres^iie cent, prb de cent; presque aux portée de la ville, non IaL ou à une pedte distance dee portée de la vuU fiuoMi est le latin ([lÊÊny qui signifie primitive meaf eonude , de même que : gmist firn , ^mi. légitima, comme fou ou comme légitime, eamm s'il était fdv ou légitime, fmque a rapport à h mesure , à l'étendue , à la quantité; et quasi à h manière. Tous êtes pnsque plus grand que votre frère, et quart plus savant. Tous Sirex presçoé adievé , et quosî fini. Bresqur autsfidt après aae chose aa en* fait une antre ; et on se porte qwusi mal : « Depuis cette funeste époque, br eardîsal de IToaHles ne porta quasi plus santé, je v^:x diie qu'il fut presque inoontineol attaqué, et peu k peu poussé sans reliche anx dereièics extrémités jusque la fin dff ea Tier. « S. S.

0n voyageur est presqma arrivé à soa bot: presque tous les philosophes pensent teb chose sur tel point: ff est pmqme minuit Hais en es quatt contraint (Hàl.), quasi Euntanz (To»:. quasi nu (Siv.), on mène queLii une vie pasti. raie (Fout.) ^ dans telle provinor on ae paile qaosi pas français (Lip.). Là H s^f^de distance, de nombre, de durée; ici de nanftR» d%tn sa d'agir, d'états, de qualités.

PVB08ANT, CftGBirr. Ces mots serveBi i expnmer des impressions faites sur n<Ms par qudqae cbose qui nous excite à faire au plus tk astaines actions : affaire pressonle ou uffMiCv; besoin, cas, mal presMua ou urgent.

Pitssant est moins fort qa'urgent; H didK pretfonfe vous fût d^êdier; la cbose wrgenu vous presse Tëpée dans les reins, veut absotaiment être faitie sur-le-cbamp.

On dit pfutdt un pressant beHrâL c ^il y a tm besoin pressant que rexpérience noiB rende sensible, c'est celui que nous avons d'un tel secours. • Boss. c J'ai un besoin pressonr d'être instruit à temps. » Tolt. c Les prolétaires dœnaient au moins dés dtoyens i r£taX, quelquefois même des soldats dans les beecûns prèsjonfff. » J. 1. ^ Hais on dira de préfèreDoe une nécessité urgente, « On payait i0ontien les subsides, parce qu'on savait que ce n'étsH que pour subvenir aux urgentes nécessités de» l'Stat > Boss. « n ne faut pas que vous abandonniez vos amis dans leurs nécessités urgentes. » To£t. « Il faut que les diètes extraordinaires soient rires, et convoquées uniquement pour d'urgeufès nécessités. » i. J. « Ce sont des drogues dont on se sert daos les nécessités urgentes. * ICou < Tai dit avec quelle précipitation M. de TendAme partit de l'Italie, sans avoir voulu donner quelques jours de plus à la nécessité la plus urgente. > S. S.

Ce qui est prenant ne souffre guère de délit; à regard de ce qui est urgent, si on dîBêra, toit est perdu, c Les chirurgiens déclarèrent à Vàhbt Dubois qu'il lui fallait faire une opéradon qni était très-urgente, sans laquelle il ne pouvait espérer de vivre que fort peu de jours» » S. S.

PRESSENTIR, SE DOUTER, WCPÇOIXSSL Avoir idée qu'une cbose pourrait bien être.

8TN0I«TMBi 1 KkmCàSni HVERS;

^ prBstent ce qnf doit arriftr (lanflre ^n^c , nr d'arance) : e'est tonjoun rivenir eu les «s f\]ttire9 qv'on prenvfil, et eela d'une m»* « inexpHcabie , par une sorte de éinteation, ispiration, de mmifementinléneur dont oik ne «nd pas compte. « Je suis wûf que vovs prêt* {ex d'ayanoe où j'en vais tettir. • J. J. « ^ » prnsente% (dans votre- élèv<e) ce raisorae* at, TOUS pouvez aisément le pn^venir itani îl le fasse. » Id. c Ce £iit Thémistocle , qui , çant dan r&Tenir, etp9ei$mUtmê de lofai ce on avait à craindre d« la part des Perses, ma toutes les forces d'Athènes du cdté de la *. > HoLL. K Plus le temps est froid, plus les rues abondent; il sembfo même qu'elles en ssentent la cessation. » Boff. « Les oiseaui s'établissent dans un cliaat'qu^après en avoir ^ssenti la température. » ID. « La faction ickiste avait prtnmti iiièrituTenwni que ick ne soutiendrait pas Ift centorreBee sree :cini pour le mérite du ebanl. »Ijlh.

T&tAax.

rai dans le cœur, Hector, un bon ^raiMHHÛMeiil/ Et je dois aujourd'hui gagner assiiréaient.

▼être cour eet^ nmMieuc, teujew iMStlable. Ces iDspiratioBs viranent aewent du diable. Bick.

n nous semblait qm les: ermeUè» déesses ne >us avaient agités que pour aeus ftdre pret> ntir des malheurs auxqueia nous étions destins. 9 MOIITSSQ.

Se douter et eevpfonner se cappettaiK, Ma ims niquement à l'aivenir, Hxm à toutes iee partiss a temps. De phis^, ils exprinMiit vu SMière 9 connaître qui n'a rien dlnstînetif et de mysté* eux : se douter suppose d» l'esprit , d« la lesse; et wwpçtmmr, des indices^ « Ils jonpnnent au fend de If ur ftae le profoné mépris te la philosophie a pour eux, quoiqu'elle ne în vante pas. Mais à force d'esprit ils ^en douni, » D'Al.

Dans te douter h pronom personnel a pour 'et de mettre le sujet en scène , de le montrer li développe son talent ou sa pénétration. « Ce ince n'était pbint si stupide qu'il ne se doutât en qu'une paréHie assenâtlée était une conspition contre son autorité. » Veht. « La physique périirentale étah un trésor caché dont Bacon stait douf^, et que* tous les philosophes, enoougés par sa promesse, s'efforcèrent de déterrer.» tL-ç. c Le fburbe , qsi je douta bien de son desin , ne fit pas semblant de se défier d'elle. » :s. « Il se dit fort habile dans cet art, mais il t l'en doute pas. » Acad.

On «oupfOfme comme on conjecture et comme . présume , d'après certains signes , en se fon^ Bt sur certaines apparences.

On soupçonne aisément, à sa triste figure. Qu'il eberche en vain quelqu'un qui prête à triplé

CEdipe , qui sait qve dans ce temp8>-]à même s'est battu contre deux étrangers en Phocide , it soupçonner àèi ce moment que Laïus a été é de sa main. » Yolt. « Soupçotmant sur plu- !urs indices que mon jeune docteur n'avait stt du tout compris à l'histoire, je.... »J. j;^

I « Pannî ees jeunes gens j'ea rtmirquai m dent j l'heabit m% fit Moup$omMr que k cavalies qui Tarait sur le corps pouvait être l'hemme que je cherdiais. » Lis. c Bn touchant Mes faahits et mon visage , elle wufçouna que je n'étais poiné raBanl obèri qa'elle attendait. > lo. « L'impreo* sion(qm fit la ftmée noire sortie de la botta ooeerte par Psyché) fut si violente, que Psyché sevp^oMia d'aboid qpelqiBB simstse accâdent. s Lav.

Les choses ne nous font pas pressentir; esc le pfeuauimeiU est tout d'inspiration , oa sans cause assignable. Les choses ne nous font pas nous douter; car on se doute en vertu d'une disposition ou d'une ëagaeité propre, subjectire, indépendamment des objets, liais les choses nous font «eup^onfier , le soupfoa est une oroyanee légèrement motivée, qui résulta de ea qui- aaao apparaît.

ntÈÊUMEn, œmscnmioi (FitisoiipnoH,

GOIIJflCnm>f-^ A0€OmBft. Conoevolr 4fuelqae chosad'après tes apparanees, d'apsès da simidas indicea.

P^NSmmer, dm latin jmsftMierv, prendre d'avanea, signifie prendra d'avance ua avis, pr^ juger^ Cofiyeelawr, de conjeetare, jeter ensemble deadéa, pour savoir, pour deviner, d'ot cos^ jee$er, interprète dea M»ges , c'est inagiaer oa se p^yrésenler les ehoaes. Qui préwmme se fait pK^emeit uaa opinion; q«i cm^eeture se fait une idée. Ce qu'on préeisme n'est pas toujours certain, et demanda à être eonfinaé par des preavea; et qu'on eoaywairv n'est pas toujours vnr, et devande à être aovftonté à la réalité, vérifié par les fhits. La pfésempiHon est une croyaoae, une afH&mack>n : «a pr^nMue que l'ftme ne meurt point (I. J.). La conjecture est une explication, une maMève de voir, un près-' sentÊnent, une théorie : on cof^'edure un événement (Volt.); ne donner une explroatioa que comme uae conjectittre (Boss.); ne donner ses idées que pour des sof^ectures (Com.). Là où il s'agit de juger, de décider, et, pas exemple, devant les tribunaux et daas les affairas, on pré' sume ; là où iâr s'agit de rechercher , de se rendra compte , de trouver les causes et le comment de ce qui arrive, dans les seienees naturelles, ea particulier, on eonieeiure. — La présomption supplée à'kkeertiiude. « N'inagiaant point comment l'être pensant peut mourir, je présume . qu'il ne meurt pas. » Boss. < Une benne cause ajoute aux autres avantages de la guerre.... On a sujet de présumer qu'on a Dieu pour soi.... » lo. « Lorsqufon arrêta la Brinvillieis dans Liège , on trouva une oonfession générale écrite de sa main:, qui servit non pas de preuve contre elle, mais de prAompêion» > Volt. «Ce ne sont pas là des convictions entières, mais ce sont les pré* somptions les plus fortes. > In. « Qu'oa se pemette de telles préeeWÊptinne dana la chaleur d'une querelle littéraire, eela est très^làmable et très'common ; mais le piuadre pour des preuves dans les tribunaux, voilà une jurisprudanee à fhire trembler. » J. I. La conjecture supplée à la vue. « Oh 1 si je savais mieux tous les détails que j'igncfa- {éet pian da parséaul&aa nivi eentiu

DEUXIÈMS PURTIS :

moi) , si Je Toyals mieux eenz que je n'ai fût que eonjeclurer! » X. J. « Livré à la haine publique, sans qu'il me fût possible d'en apercevoir , d'en ecnjecturer an moins la cause. » Id. « On ne découvre point l'homme sage, tant ses conduites sont profondes ; mais il sonde le coeur des autres et on dirait qu'il devine, tant ses conjecfiiret sont sflres. > B088. « Dieu ne pourrait voir la détermination des causes libres que pai eonjedwn , ce qui est contradictoire avec la prescience infinie.*

MOltTSSQ.

Toutefois conjecturer se prend aussi dans le sens logique et judiciaire de présumer ; mais il annonce quelque chose de plus falbie ou de moins fondé, de moins probable : la c&njecture n'est guère plus qu'une supposition, un soupçon. « Nul n'a droit de conclure positivement que la pénitenoe faite par un homme du monde soit indigne. Mais au défaut de l'évidence, du moin on peut en avoir des eonjeeturet; et ces eof^'ee turet peuvent être si fortes, qu'elles donnent lieu à une raisonnable présompii<m, » Boord. « Les Juges de Toulouse , qui condamnèrent Galas au plus horrible supplice, devaient avoir certai< nement plus de préeompUoni de son innocence que de son crime. Les juges du bailliage de Bar , qui firent périr en 1768 un vieillard nommé Martin sur la roue , le condamnèrent sur les plus fausses conjectures» » Volt. « Le prédicateur ne fait point valoir, comme l'avocat, les violenles conjectures et les présomptions, » Labi.

La pr^ompu'ofi est objective, donnée par les choses. On dit, non pas mt présomption^ mais la présomption t conmie on dit la vraisemblance. « Il n*y a que de l'avantage pour celui qui parle peu, la présomption est qu'il a de l'esprit. » LAB.a. c Si Sésostris construisit ce mur pour n'être point volé, c'est une grande présomption qu'il n'alla pas luinnême voler les autres nations, et conquérir la moitié du monde pour son plai sir* » Volt. La conjecture ^ an contraire, est subjective ou dépendante du si^et, arbitraire; aussi dît-on, non pas la cot^ecture, mais ma con;eeli«fe, comme on dit mon sentiment, ma pensée, mon goût. « Voili des soupirs qui veulent dire quelque chose, et ma conjecture se trouvera véritable. » Mol.

VAiiuu

Ergasie, que dis-to d'une telle afentore?

■MMSTS»

Selon ma eonjeetun^

Je tiens qu'elle n'a rien de déplaisant pour vous.

• J*ai vu avec la plus grande satisfaction mes oonjectures confirmées par les fiuts. » Bqff. c L'esprit critique rend les hommes déterminatlfii et leur fait préférer leur goût et leurs conjectures à toute tradition et à toute autorité. » B088.

Augurer se dit seulement en parlant des choses à venir, qu'il fait considérer comme devant être bonnes ou mauvaises, heureuiei ou malheureuses. « Les plaisirs de la table avec quelques étrangers ne firent pas augurer que le czar Pierre serait un réformateur. » Volt. « Ces ftoilités du régent firent augurer en loi une biblesse

fort nuisible à l'filatetaiixlMmiiltei|eDs.iU « L^ ennemis de César n^eu^wèmt pas jvk des Baltes que eon faste devait e&tnlner. > F:^ « Pendant que Platon était «Dcore tu mh un Jour qu'il dormait mis na myrte, oa4 qu'un essaim d'abeilles se poa sar ses lèna. d'où Ton euêgura que cet eafant deneiidnitii homme éloquent, dont le ityls senit ûu grande donceur. » &>•

L'effet en sera prompt et me lenlkliL

Pourquoi de mes dessehii «{va-Trai s jbiI.'

Dot.

PftÉTALDn(88), 8B GUAffa&,SEîllGim Tirer avantage.

Il existe d'abord une grande difemce tntn seprévaMr et se glori^. Onsefrécavtà'Boi chose qui Cait qu'on préMvl, qu'on osut are! (prjs) lee autres on plos que les intrcs. p donne de la prépondérance; o&»glm^i& chose glorieuse^ d<mt on fiât §kire, qui Hm l'amour-propre. Vous wnu ^pfécalex de cekî vous tirez profit; vous wmt gWifefiectégi vous tirez vanité. Qui ne aeprimt^, le {vivant, est désintéressé on lopl; ({une te gM pas, quand il 7 a lieu, est modeste. D 7 ipi» que toiqoura injustice ou asorpatioii i k fréter 2otr, et assez souvent ofgneiUieslen^.OE se préwut de son autorité oo de h ûfblesseti'ia adversaire pour obtenir qael<iae chose d Btik. pour se rendre le plus fort, pou l'esponer ssr les autree; on se glorifU de u nobksserade son saioir eomme de quelque chose de bean . oa se glorifte d'avoir fait une action qo'oa estioe honorable et digne de louange.

« Les anciens Romains ne « fonlaieat jtrivaloir en leurs guerres quede h wiu «inpie et naïfve ,... En la guerre contre AriowtM, il soiveint quelque remuement entre ksdem Mmee»: sur ce tumuHe, César se trosnaTOif fort gna advantage sur ses ennemis; touteifMs il m jg voulut point prévaloir, de peur qu'on jnypeia reprocher d'y avoir procédé de œaunise/oy.. MoHTAiOH. « A Rome, les esprits amMieiua remuanU excitaient tes jalousie» pour fap' valoir, » Boas. « Vous ne pootex eow p«w«»' des passages de Vasques que wui m'opposa. • Pasc. « Cette faiblesse qu'on lent ^ ^^ fait que chacun ne songe qu'à l'en pr««^ " les presse, on les ixïM»rtune,onl«»6tt^M on réussit en les accablant » ™'.''î,i^ pouvait donner sur moi bien dei prises, u avec joie; mais cotimeat it ftMwJ^ avantage sans se wmpromettref Ko "bm"^ cette lettre. U s'exposait ^^^^f'^^'^én la confiance de son anu. » J. i-^^ ^"^^ à d'auties dans Moliéw : « Prêtons ««^^^^ des hommes le plua doucement que nous ^ rons; nous ne ^nmesi^slesseubj^^^^ A nous prévaUnr de U ^^^^m « Il fàutîi\l y ait un étrange t^'^^ U nature de l'homme pour ^^^^^^a (de négUgence du salut), «*«? ^^J^^^^»

kireiUé....Cerepo.bjjt^^P de l'enfer et du néant seahUtimf^

STNOMYVKS A RADICAUX DIVERS.

iment ceux qui sont TéritablemeDt dans ce e malheuceuz, j'en glorifient, mais que

même qnî n'y sont pas croient qu'il leur est eux de feindre d'y être. » Pasg. c Les soci* 5, les indépendants, les trembleurs se glori' de leur simplicité : ils se vantent tous de ne croire que le symbole. » Boss. « Ne Tante

pas ta science, qui ne sert qu'à te rendre coupable; ne te glori^ pas de tes dons, ne font que t'obliger A un plus grand >te. »lD. « Il vit i l'égard de Dieu dans une 26 d'indépendance d'autant plus criminelle

bien loin d'en rougir, il semble encore ent s'en glwi^er, » Bourd.

targMer ne vient pas de la langue latine me les deux mots précédents ; son origine est iinement vulgaire. Aussi appartient-il au a;e commun. Il sjoute à l'idée de te pré^ ir et à ridée de te glorifier celle d'une outreance rare ; en sorte qu'il signifie se ffrévàloir e glorifier avec un excès, un emportement ^ux ou ridicule. C'est, du reste, un mot qui trouve à sa place dans des écrits tels que les lédies de Molière et deRegnard, et les Coniont de J. J. Rousseau, c Se targuer de la se de gouverneur et de cbargé de la perae du roi pour empêcher le régent de parler l au roi dans un cabinet, c'était (pour le 'échal de Villeroy) porter l'audace jusqu'à r des soupçons les plus fous et les plus ineux. » S. S. c Pour imposer à l'ambition , il

riatimider. Doitron donc affecter de l'oril , vouloir dominer chez ses voisins , prendre airs insolents et menaçants de hauteur, se s un point d'honneur de ne ppint reculer, nd on a tort, et te targuer de ses forces T

l. » COHD.

nrtet, toqs vous iarguen d'on bien faible avantagey ; vous faites sonner terriblement votre ftge. i que de plus que vous on en pourrait avoir esipas un li grand cas pour s'en Uuit prévaloir; : je ne sais pourquoi votre âme ainsi s'emporte, adame , à me pousser de cette étrange sorte.

Mol.

PRIER; — 2* SCPPUER, CONJURER; — EVOQUER, IMPLORER. Demander en grâce ,

auprès de quelqu'un pour qu'il veuille bien s accorder quelque chose.

Prier,

s tous ces verbes prier est le seul qui soit »lu : il désigne le genre d'occupation, une ipation religieuse , un exercice de piété , qui ;iste non-seulement à s'adresser à Dieu dans »esoin, mais encore à lui rendre grâces, à le r , à le louer, à tourner vers lui son esprit et ccBur.

Tout ce peuple enfermé dans ce lieu, quoi s'occupe- t-il?

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