‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 377 sur 426 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

tir. « La trop grande chaleur tenait les eaux et les matières TOlatiles reléguées et suspendues dans Tatmosphère. » Buff. « Ces éléphants sont demeurés confinés dans TAmérique septentrionale et n'ont pu franchir les hautes montagnes qui sont au sud de l'isthme de Panama. « Id. — « Pour obtenir un homme solitaire dans la société , il faut ou qu'une certaine philosophie morose le relègue dans la solitude , ou que certaines idées religieuses le confinent dans une cellule. » Riv.

PROSTERNATION, PROSTERNEMENT , PRO- STRATION. Posture d'un homme incliné ou baissé jusqu'à terre.

Prosternation et prostemement ont été distingués l'un de l'autre dans la I** partie, p. 174. L'un signifie l'action de prendre cette posture, l'autre l'état où on est dans cette posture.

Prostration a la même racine, leTerbeprostemer^ latin profternere. Néanmoins, comme il a été formé, non du français, ainsi que les deux premiers mots , mais du latin , du participe prostratus , d'où prosiratio dans le langage de rSglise , il ne s'emploie qu'en parlant du culte pour désigner une marque d'honneur ré'^ervée à la divinité, un hommage d'adoration. Et c'est aussi à sa dérivation visiblement latine que pro-^ sêration, à la différence de ses deux synonymes, doit d'être usité en termes de médecine.

La prosternation et le prostemement sont d'ordinaire des révérences , des témoignages de respect dont on use envers des hommes. Beaumarchais dit d'un brigand qu'il avait renversé et qui s'était un peu relevé sur les genoux pour le supplier : « Je coupai sa ceinture par derrière, acte que sa prosternation rendait très- facile. » « Un prince est-il payé de ses peines par toutes les prosternations des courtisans? » Labr. « Cynis avait été nourri à Tombre du trÔiie parmi les soumissions et les prostemements des gens de cour. » RoLL. « Gomment les autres corps de l'État pourraienl-ils paraître devant le roi? Il n'y a plus que le prostemement et le visage contre terre qui pussent être leur posture. » S. S.

Mais les prostrations sont exclu siyement des démonstrations de piété ; Dieu seul en est et en doit être l'objet. « Le culte extérieur est double. Il y a celui de la parole ; il y a celui de tout le corps, qui comprend les génuflexions, les pro strationsy et les autres actions et cérémonies extérieures qui marquent du respect. » Boss. ■ On avait préparé à l'ambassadeur turc un cabinet arec un tapis pour l'heure de sa prière. Nous la lui vîmes faire très-dévotement avec leurs prostrations et toutes leurs façons. » S. S.

PROVOQUER, HARCELER, AGACER. Exciter quelqu'un en l'attaquant , en se mettant après lui.

Provoquer^ latin provocare, est de tous les styles, et a rapport à un but : on provoque une personne à se venger ou on provoque sa vengeance, on la provoque au combat ou à se battre. Harceler et agacer , sans être précisément familiers, ne s'emploient guère que dans le langage commun, et ils expriment une action d'une ma* nière absolue , sans indiquer où elle tend : on ne dit pas harceler ni agacer à une chose ou à làire

une chose , non plus que harceler et agacer ^ une personne tel sentiment, commeaTeogeiQs; sa colère ou sa jalousie.

Harceler^ écrit aussi d'abord htmlir. cç provoquer par de fréquentes attaques, ea iaq» tant sans cesse; comme la heru par sesdifs rangs de dents tourmente la Van su laqoeU on la passe et repasse. Uq débiteor est hcnAi par ses créanciers (Dbst.), un aroat par s client, qui veut en obtenir on mémoire (Beiui. « Jugurtha, après avoir harteî^ qu&qae teapi Adherbal sans le pouvoir engager à preodr? la armes , méprisa enfin sa faiblesse.! Yest. •L'albatros paraît n'être que sur la déitosiTearecIes mouettes, qui, toujours hargneuses et voraces, l'inquiètent et le harcèlent. ^^zn.tUfA^iyX' elle approcher une corneille, elJe rôle lustiftt à sa rencontre , la harcèle et la poursuit ans Tîiiche et avec de grands cris. > Id. c Tèuis en France, harcelé, ballotté, persécuté par des gsos de lettres et par des bigots. Je me troin ici tranquille. » Volt. < J'avais d'autres cbagrioi, qui n'avaient pour cause que le désir di m'uiacber de ma solitude , i force de m'y toarmeatc. Ceux-ci me Tenaient de la part de Dideroi, qui, depuis mon établissement i rHermiuge^u'&Tu; cessé de m'y harceler. » J. J. « Toujours hanzi^ toujours souffrant, accablé d'ennuis. >lD.r As jeunes gens suivent amoureusement un loasqae, le prenant pour la plus belle femme du monk^H le harcèlent jusqu'à ce qu'ils l'obligent de se découvrir, et de leur Eure voir qu'il estuapetiî homme avec de la barbe et un risage m. > Vadv. c Celui qui fut le premier en bnitem traits de Piron , et qu'il continua de tercffer jusqu'au dernier moment, peut-être d'antaat pins qu'il ne put jamais attirer son atteatiofl, c'est Voltaire. » La h.

Agacer a certainement du rapport ira acst, aiguille, pointe, et signifie proToqucr quelque chose de petit ou par quelque choie de petit, picoter, ou bien il annonce quelque chose de peu fâcheux, de léger, de folâtre. Oneiemmea^» un homme par des œillades, des souns, dei manières attrayantes. « Ces jeunes créataw étaient si folles ce matin, qu'eD© sebaijâia • Mlle du Plessis agaçait ma fille, ma filieUMi- Uit; c'était la plus plaisante chose du BKffiie. . Sév. « Je voudrais qu'on eût soin deÉurecaiwr les jeunes filles , qu'on les agaçât pour les eiffcer à parler aisément, pour les reùàitmij riposte. » J. J. « On les agaça (de;ejiDes W elles s'égayèrent. La laideur n«K^"\!"!f grâces; Je leur en trouvai. » Id. •^^^IZ lice ayec laquelle vous èles vcnae tf^J pauyre barbon. » In. « Une dame espagnole «S»fait un étranger â la promenade. » l^

Il se croit i Tabri do noa «édnclioM.

Une belle prfmtl, lui sooril el Yagace,

Crac... ; au premier asiaul eUe emporte JJP^

< C'est un petit spectacle de voir lesjaj«^«

s'égayer, s'affocer et se P^^'''''^'^^t quessont légères, et ces ««lU^ 2^^

termment toiijourt par queiquei »*«*^

BOFF.

SYJ^ONYMES A RADICAUX DIVERS.

Le chat était souvent agacé par Toiseaa :

L*iin s'eflcrimait du bec ; Vautre jouait dei pattes....

Jamais en vrai combat le Jeu ne se tournait. Laf.

Un fâcheux , par ses continuelles importunités , t un solliciteur par ses instances , vous harcè- Tnt; ils ne vous laissent pas un instant respirer. »n TOUS agace par des malices , par des traits iquants; c'est un jeu.

PUANTEUR, INFECTION, — FÉTIDITÉ. Mauaise odeur.

Puanteur exprime cette idée sans aucun accès- Dire. Infection, da latin inficerey imprégner, orrompre, désigne la mauvaise odeur d'un orps corrompu , laquelle est propre à communiuer la corruption. La puantpur peut résulter 'un objet à l'état naturel, de la saleté, delà tagnation des eaux, de la combustion de certains orps, et n'être mauvaise qu'en ce qu'elle est jrte et désagréable; V infection s*exhale d'un orps en putréfaction ou chargé de principes déitères , et c'est toujours une odeur mauvaise en e sens qu'elle est funeste ou malfaisante. La uanteur offense Todorat; Vinfection empeste, ttaque la santé.

Ce qui est puant sent bien mauvais, soulève t fait bondir le cœur. « Le même mouvement, it saint Augustin , fait exhaler la ptMnteur e la boue et la bonne odeur des parfums. » oss. « Ces hommes étaient fort sales : il n'y wait dans tout le pays rien de puant ni de malropre que l'ordure de leur nez , et ils n'aaient point d'horreur de la manger: » FiN. Les embarras , les incommodités , la puanteur , ui résultent de sept étages établis les uns sur ;s autres. > Volt, c N'est-il pas bien agréable à £lre des êtres de brûler sur une pierre des oyaux et des pieds d'animaux? Qu'en peut-il réiilter, qu'uae puanteur insupportable? » In. [ais ce qui est infect est dangereux , il faut le lir. a La plupart des geôles en Europe sont des Loaques d'tn/6ctton qui répandent les maladies t la mort. » Volt, c La plus grande partie des lessés mourut par Vinfection de tant de chevaux lés. s Id. « Une &me qui retombe après sa conersioo n'est plus qu'un sépulcre plein à'infic- Ion; elle n'exhale plus qu'une odeur de mort itale à tous ceux qui l'approchent. > Mass. Des maladies se mirent dans le camp par l'tnfctton des corps morts dont toute la campagne Lait couverte. » Roll. « Des maladies mortel- », causées par Vinfection des eaux bourbeu-

». 9 ID

L'idée de contagion est si particulière à infecon , que ce mot signifie quelquefois Iç venin , la latière pestilente, tandis que puanteur se dit de >deur qui en sort. « On a beau blanchir le ipulcre plein de pourriture et d'tn/ection, la tanieur se répand. » Mass. « H faut voir sortir ) votre cœur toute cette infection; il en faut ntir toute la puanteur. > Fén. « On se pare de odestie et d'innocence, tandis que le dedans t plein d'infection et de puanteur. » Mass. Quant au degré , infection dit évidemment plus le puanteur; aussi Vinfection a-trelle pu être ifinie une grande puanteur, « La reine tomba alade d'une maladie qui la rendait si pu4»,rUe et

si infecte que ses femmes n'osaient apjprocher d'elle pour la servir. » FéN.

Et quant à la noblesse , infection , venant seul du latin, convient mieux pour le style élevé et figuré : Vinfection de votre cœur (Fén.), de son âme (Mass.). « Saint Victor ne connaît pas de cachot plus rempli d'ordures que le monde, par Vinfection de tant de péchés. » Boss. « Tout se sent de Vinfection de nos dérèglements et de nos exemples. » Mass. « Les sociétés populaires étaient les cloaques de la population , d'où Vinfection et la mort se répandaient dans toutes nos provinces. » Lah.

Fétidité et fétide sont des mots empruntés du latin et introduits dans notre langue au xviii* siècle pour l'usage des sciences naturelles : ils expriment la puanteur propre et inhérente à certains animaux ou à certains corps. « L'odeur du putois est si fétide qu'on l'a d'abord distingué et dénommé par là. » Boff. « Des marécages couverts de plantes aquatiques et fétides» » lo.

PUBLICAIN, — FINANCIER, PARTISAN , TRAI- TANT, MALTÔTIER. Noms divers donnés autre* fois aux receveurs des impôts.

Puhlicain^ latin puhlicanuSy doit être mis avant tous les autres; car c'est le seul qui s'applique proprement, d'abord à l'antiquité latine , puis par extension à l'antiquité grecque. « Les pu&/tcatn# ou receveurs d'impôts étaient fort odieux au peuple juif. Jésus-Christ met ensemble les femmes de mauvaise vie et les publicains. » FÉN. Saint Mathieu avait été puh^tcatn (Bourd.). Les publicains appartenaient à l'ordre des chevaliers, et ils prenaient à ferme les revenus de l'État (MoNTESQ.). Dans son Histoire romaine^ RoUin a consacré un article aux publicains , chargés du recouvrement des deniers publics , et qui répondaient à ce qu'on a appelé chez nous fermiers généraux, receveurs généraux. Labruyère se sert aussi de ce mot en parlant des Grecs. « Homère est encore et sera toujours : les receveurs des droits , les publicains ne sont plus , ont-ils été? Leur patrie, leurs noms sont- ils connus?»— Quand ce mot se dit par rapport aux temps modernes , ce qui arrive quelquefois , il se prend toujours en mauvaise part, il emporte l'idée d'avidité et d'extorsion. « N'avez-vous point été frappés de l'énergie avec laquelle VÀntilinancier peint la misère du peuple et lés vexations des publicains ? • Volt. « Cette égalité serait tout à fait détruite , si les publicains étaient autorisés à vexer impunément les peuples. » Gond.

Des quatre mots suivants financier est le plus ' noble, et mo^t^tter le plus bas. « Si vous en croyez des personnes aigries l'une contre l'autre, et que la passion domine, l'homme docte est un savantasse, le financier un maltôtier, » Labr. Financier est aussi plus général que ses syno* nymes , et plus relatif à la théorie , à la science. C'est la dénomination honorable de tous ceux qui prennent part aux finances , à l'administration des deniers publics. Les financiers forment un ordre dans l'État, c Si vous autorisez le luxe, les gentilshommes voudront être comme les seigneurs; les ]^nanciers surpasseront les seigneurs

DEOXIËMK fAKTm :

mêmes; et tons les bovrgeoii roadront nnveber

sur les traces des financiers, * Thu, Interrogeons mBrch^àB^Jinaneiers, ge&i defaerre. Courtisans , magistrats. Bott.

« n n'y a pas encore longtemps qne les finath dêts ne Toyaient qne des protecteurs dans les gens de condition , dont ils sont aujourd'hui les rirauz. » Docl. c Ayant le système de Law, il ïk'Y ayait que quelques fnanciert qui eussent des idées nettes de tout ce qui concerna les espèces» le crédit public... » Volt.

DAym.

« Gomment yeuz-tu que j'aie amassé ee trésor dans un aussi petit pays qui n'a jasuis bit le moindre commerce? *

lOAB.

c Je n'en sai s rf en , je ne s«is pas ^iMiMÊtt, 9 10, Les partisans et les traitants ont été ehtt noss ce qu'étaient les pvblicaiHs chez les anciens , les fermiers de l'impôt , des gens arec lesquels les ministres passaient des marchés pour le retomynsment des revenus publics , et auxquels ils éemcnâaient quelquefois des ayaaccs dan» les hêsoins pressants de l'ÂUt.

ftsuisment les partissms étaient en grand, et les traitafUs en sous- ordre. Suivant £iienne Pasq«ier, partûan^ dans cette acception, fut ûyentésous Henri lU, si on la trouve défini dans les anciens dictionnaires, celui qui £tdt des partis^ des offres aux rois on aux princes pour la levée des impôts. Le traitant traite ou fait des traités pour des portions moins considérables, pour la rentrée des droiU d'un petit pays; c'est piutôt un sous-fermier qu'un fermier principal ou général, on a^jent, un employé » qu'un grand entrepreneur. — Au mot de partisan s'attache l'idée d'énormes richesses gagnées illicitement. s N'approfondissez pas la fortune desi^artûoiis. » Labs. « On achète A deniers comptants , comme une métairie , la splendeur des partisans. > Id. «Y a-t-il eu dans la Grèce des partisant? Que sont devenus ces importants personnages qui méprisaient Homère, qui ne lui rendaient pas le salut ? » lo. « Il semble qu'il ait A sa disposition la bourse d'un partisan. » Les.

TAlAsK.

Ce Umtxix partisan, par exemple, pourquoi..., (Ne le prendriei-vous pas pour gendre}?

MADAME GaOGNAC.

n est trop riche

Gtgne»t-on en einq ans «n miUen sans ertnsr

Lalsees^raol carpe devenir :

Je serai par vous repêchée; Quelque gros partisan m'achètera bien cher. (Le petit poisson et le pécheur). LÎtr. Traitant a bien aussi ce sens défavorable , mais à un moins haut de^Té, et il se rapporte A un moindre personnage. Racine écrit A son fils : « Ménagez cet argent , et souvenez- vous que vous n'êtes pas le fils d'un traitant ^ ni d'un premier valet de garde-robe. » Dans le prologue des Mé^ nechmes de Regnard , Plante dit A Apollon : Bt si j'avais i reprendire naissance,

J'aimerais mieux être portier

D'un traitant ou d'un sous-fennier,

Hat Bfignon de votre ExceUence,

« Le roi enrfclLîssait ims année bSm 4e u tdfOs et d'émployésicei divsn gares d^miDAti S. S.

MaUôfier et tMUtU viennent àsmiitf^ mal tollir^ comme on a dit autrefois, lever ,z impôt) A tort, indAment iaimier est une apression de dédain; il désigne les fi\is pe^te gens occupés A la perception des impôts, il l'avait me A Paris , où eUe était soudoyée par m maitdtter, et l'avait souillée à rboouDe fû' fitires. « Lbi. < Plemoeuf élsit IMelot, trts^ dire de oea gens du plos bas peop'e, (^'s'enrichissent en le dévorant , et qui , des pJtis ii^ commiasronB des fermes, trriTeot peu i peo,! force de trayail et de talents, nx presiien êuga des maitâtiets et des financiers par la nùtei 9. S. c Ahf fi, m'affitmrf ne (nrloas point l'apdt : c'est quelque nouveau renti de fialWier qui voua a soufflé cet avis-Ii. 1 (Proseipine i Platon dans }â Peseeme éCÀrkqmavxtii^ RSGir. « On obBgea tous les aobies(}S96;iËDit enregistrer leors armoiries. Des sM/^^fùn traitèrent de cette aflkire, et svanoirenfi'ir^i Volt. Bu reste, si ]6 maUàtitr est méprisait par la bassesse de sa oonditioB, ses leniieBs sont moins odSetises que ceSes dn psdiitaM, <l il ne fah pas de gains nsà sendilefli^lf pattfsois et le traitant, MMHer est quelqueiob un terme parement comique, dsm la cteéà de Démoerite de Regnard, Thaler, k tiéi prince Agélas oflre une récompefiseieimir, répond :

Mtes-mof mahitier (oqjomi peureomeMer.

TsX servf volontaire ua sa dios b oariai; Il me seataol le eœw enclio à \à ispiDt, Apits an^ir été dix-hatt moli ftboaicr, Ua mieB pvent a» it vf^n^msltUtr, (Grtapiii dMM les f oJMf MWMtfj. ^ Sous JLatiaas , soui ce beo oaitre, Chacun , heureux comme no bon ((tiiet Sans cfaiodre impét ni mdébet^ TWaft fort Wcn de son nrftier. Son PDBLin , DIVCLGOKR. Porter me chose i b connaissance du monde, de bnmllitirie, « gnmd nombre. ^.

rablier, c'est doimer de U^^ite*', ^ notoire, annoncer partout î ce mot « »^ point en mauvaise part, et tfa rapport (pfàu diffusion, A rétendue de la maflifesîitioa.«W cieux publient la gtoire de Dieo. » lïf • 'jf hérauts dénoncent la guerre et psbîirtMesiMw» du génértl. . Bahth. « Notre eDgâgemcfll dn n^ Ume doit être ratifié par un aveu de U Ikhwt déclaré , publié, notifié à tout le œonde fiB^ tien. » Bootn. « Ces compilatears swt m imbéciles pour croire partager la g»it»w anciens, puisqu'ils la piélient. » Voit. «^ momunenu (ex-wto) pvbHent la rerta »»»

qm sont ensevelis dans ces tomlwaai, ^ leur vertu p^Ue que leDico P^r ie^w»

sonfl'ert est le vrai Dieu. » Id- • 7^**rS publiait le bonheur de Galbslb^. ^JT tous les Jours à tâin hou» ebé»**»' d'Alexandre. > Féa.

De la reine et de md qw dft to lO'ïP*'" Ptfles : qu'entories-TO*?

SYNONYMES A RADICAUX WVERS,

Wi

FAOUIC.

J'entends ée totn cAté»

PuèUer TM teit», •eiffMur, et mb b«aalé8< R*c.

rais divulguer , c'est faire connaître une chose e cdté et d'autre, en la tirant da secret où elle evrait être laissée, et, pour employer les termes idmes de Condillac , c'est rendre publique une hose qui devait être secrète. « Auguste se reentit d'avoir lui-même divulgué les désordres e sa fille. * Roll. « Divulguer des Cuts que le ublic ne doit jamais savoir. » J. J. < Les mys- ^res de Milhra ne doivent point être divulgués.* OLT. « Il court dans Paris la copie d'une lettre e moi sur cette affaire ; cette copie est fort infièle, et celui qui Ta divulguée n'est pas discret.» >. « Bien loin d'exagérer les défauts des autres 1 de les divulguer , l'honnêteté les couvre et les ccuse. 3» Nie. « M. de Heaur drra-t-fl que c'est loi ou mes amis qui avons parlé indiscrètement, ; qui avons divulgué le secret qui était impénéable de sa part? » Fén. « Albéroni ne manqua 15 de dire que Leurs Majestés Catholiques raient regardé avec autant d'indignité que de épris le libelle infâme divulgué contre lui. » S.

Je sais fort bien qu'Élise a l'esprit trop discret IPonr aller diimlgaer cet entretien secret. Mol. En publiant on répand ; en divulguant on révèle al à propos. « Joseph est témoin d'un si grand y stère (d'un Dieu-homme), et il le goûte en seet sans le divulguer. Les Mages et les pasteurs ennent adorer Jésus-Christ, Sîméon et Anne Mient ses grandeurs. » Boss. « Les disciples i Jésus-Christ puhlièrerU l'Evangile (FéK.); il s faut pas divulguer le secret d'un testament l'on vous confie (Boss.]. Un homme i bonnes rtUDes d'ordinaire est vain et pubUe ses conlétes, il veut que toute la terre en soit inculte (L'es.); un amant babillard divulgue les veurs qu'il obtient, il ne peut s'en taire (Mol.). Au reste, on publie toutes sortes de choses, ême de celles qui n'ont d'existence que dans sprft» des imaginations, des idées, des opi- 3ns; on divulgue seulement ce qui est réel ou éctif , quoique caché jusque-là. Aussi se sertbien de publier^ mais non pas de divulguer, ec que, « Les frères mineurs se déchaînèrent atre Jean XXII : ils publièrent ^ulL n'était pas pe....s COND.

}iumd je ne serais pas au rang de vos amis ,. re publierais partout 4fue Ton ne trouve guères >'lu>mm«: pbu entendu que voua dans les affaires.

Riair.

le sont eux qne l'on voit, d'un discours insensé, ?ublier dans Paris que tout est renversé. Bon.

PUNIR , CDiTlER. (SÉVIR, FATBR]. Faire subir slque peine à quelqu'un qui a commis une te.

A punition peut venir de nous-mêmes , d'un i, d'un inférieur, ou même du seul événe- [it des choses. Un gourmand qui éprouve des igestions est jittnt par où il a péché (Acâd.). h0Z les Carthaginois , les armées qui avaient battues mettaient quelquefois en croix leurs léraux, et les punissaient de leur propre lâté. > MoNTBSQ. Le cMtimenX est toujours în-

ffîgé par un supérieur. Les pères et les maîtres sont assez souvent punis par l'ingratitude des enfants et des élèves, de la faiblesse qu'ibi ont eue de ne point les châtier.

Lorsque pum'r, et c'est le cas le plus ordinaire, exprime aussi, comme châtier, l'action d'une personne sur une autre qui lui est subordonnée, il n'annonce d'autre intention que celle de faire expier le crime par la souffrance. C'est tout ce qui résulte de l'étymologie de ce mot : punire pourposnire, depcsna, peine, tourment, expiation. Mais châtier ^ latin castigare, de castum agere^ rendre pur, irréprochable, bon, marque le dessein de rendre bon ou meilleur celui qui subit l'action. Qui aime bien , chdti> bien (et non pas punit bien) , dit le proverbe ; nouvelle preuve de l'intérêt que porte la personne qui châtie à la personne châtiée.

On punit en rendant le mal pour le mal, afin de tirer vengeance, de donner satisfaction à la loi offensée , de faire un exemple , mais point du tout afin de corriger la personne punie, « Diefs* n'est pas moins Dieu quand il afflige et quand ii pwMt, que quand il console et ose d'indulgence. » Pjisc. « Dieu read le mal pour le mal, le Bupf»lice pour le péché, quand il punit les pé^ cheurs impénitent»» parte qu'il est juste. » Boes. « Die«. condamne k zèle qui cherche à punir ptutôl qu'à corriger. » Mass. c En imposant la retraite comase une peine publique à certains prêtres impénitents , nous voulons les punir ^ nous n'espérons pas d» les corriger. » In. « Les hoBBines ont oidriié Dieu..,. Ils sontinniM, ^na être corrigés. » Fbs. « 11 fallait essayer dô corrii' ger ce jimne benime, a« lieu de le punir, » Volt. La oorrectien, au contraire, est le but unique du dkdtimmU. « Vous avez besoin de croix aussi bien que moi. Oh ! qu'il est bon de nous châtier pour nous corriger l » Fin» « On châtie m» homme qui a liilii , parce qu'on veut lui faire connaître sa faute pour la corriger. » Bosa. « Seigneur, vous ne cessiez de châtie% mon coeur, y opérast sens cesse par une sévérité miséricordieuse des remords cuisants. » Mass. « Dieu , pour fléchir mon cœur rebelle , et pour me faire rentrer dans ie devoir d'une obéissance filiale, m'a châtié par des adversités et des souffrances.* BouRD. < Le Seigneur, notre Dieu, pour DOtts châtier et nous corriger , s'est mis pour un peu de temps en colère contse nous. » Roll.

c SoufTrons avec amour et conffance ce que les impies souffrent avec révoUe et désespoir. Quelle différence entre ceux que le père châtie comme ses enfants bien-aimés, et les ennemis qui sont punis WM consolatioa et sans espérance l » Vàsu « J'ai mal «se de ma saaié, ô mon Dieu, et vous m'en avez justement ptm«. Ne souffrez pas ^ue j'^se mal de votre punition. Faites que votce grâce me rende vos châtiments salutaires, a» Pasg» Il faut savoir châtier à propos, et ^ usitr en proportiim du crime»

La ten<fnesBe châtie, la jastiee punit, Voii II suit qu'eu général châtier signifie quelque chose de moins rigoureux. « Il faut lui apprendre (à J. J. Rousseau) que, si on châtie légèrement un

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