SENSATION, SENTIMENT, — PERCEPTION
Modifications de TAme produites par rimpression des objets.
Sentatiwn et sentiment se trourent distingués dans la I** partie , p. 173. Leur différence d'arec percepfiofi est extrêmement importante en philosophie ; car il en doit résulter contre le sensualité un argument péremptoire.
* Suirant les philosophes sensualistes , nous n'avons de faculté essentielle que la sensihiUté ; les autres, celle de connaître, par exemple, n'en sont que des transformations. Et, de même, tous les phénomènes et toutes les modifications dont notre âme est capable se réduisent aux phénomènes et aux modifications sensibles. Un moyen bien simple pour xenTcrser cette hypothèse, au moins en ce qui concerne l'intelligence , moyen qui a été employé par Royer - Collard contre Gondillac, consiste à établir entre la êensation e^ la percepiion une différence si profonde , que de Tune à l'autre tout lien de parenté, toute transformation ou génération soit inconceTable.
Sentir, c'est éprourer du plaisir ou de la douleur : la untation ou le sentiment a rapport au bien-être et au malaise , est essentiellement agréable ou désagréable. Percevoir , c'est apercetoir, aToir une Tue des cho^, une prise, une appréhension, par laquelle on les ]>6nètre en esprit : la perception a rapport à la connaissance, au savoir, elle est essentiellement claire ou obscure. Par la sensation ou le tenU'menl on est ému ; par la perception on est instruit. On dit une sensation ou un sentiment de joie, de plaisir, de douleur; c les objets que je commence à connaître impriment en moi et y font la perception de quelque Térité particulière qui augmente mon intelligence. » FéN. Ce n'est pas à la Térité, mais au bien , que se rapporte la sensation ou le sentiment. « Le sentiment nous affecte bien plus que la simple perceptitm ou la seule intelligence.» D'AQ.
Autre différence non moins certaine, opposée A Condillac par Laromiguière : dans la sensation ou le sentiment notre Ame sent simplement , elle est passive; mais dans la perception elle agit. C'est une remarque déjà faite par J. J. Rousseau dans VÉmile : « Nos sensations , dit-il , sont purement passives, au lieu que^utes nos perceptions ou idées naissent d'un principe actif qui juge.»
1* SENTINELLE, VEDETTE; — 3* OUET, PA- TROUILLE. L'idée commune à ces quatre mots est celle de garde militaire , de surveillance exercée par la force armée pour la sûreté d'une ville ou d'un camp.
Mais la sentinelle et la %>edette sont en faction, restent dans le poste où on les met ; au lieu que le guet et la patrouille vont de côté et d*autre , font des rondes, pour observer ce qui se passe. Ensuite, sentinelle et vedette signifient l'un et Tautre un seul soldat; guet et patrouiUe^ au contraire , désignent chacun toute une troupe.
1* Sentinelle , vedette.
La sentinelle est à pied , et la vedette à cheval;
différence rigonrmisemeiit observée car Tosa^ et qu'il est difficile de tirer de l'étymoto^ t r^i tinelle , italien sentinélXa ^ a été formé de %trA.'> sentir, percevoir, apercevoir, et i«deMe, ei :.i lienoedeHa, dérive sans aucun doute duTeM italien vedere, voir. Buffon a fait de ces d^.j mots, dans Thistotre des oiseaux, rappUci:.; la plus juste. Il dit d'une manière génénl' « Les oiseaux qui vivent en troupes ont une ;.'• tineUe qui veille à la sûreté conunune. » Uzis * : parlant des flamants, qui sont perchés soi :*. grandes jambes, comme un cavalier sur so:: cival, il remarque que»« quand ils pèchent, I2 té.plongée dans l'eau, un d*eux est en vedesu^ j tète haute. » •
V OuetypatrouiUe.
Guet est vieux : fl représentait antr^oîs r: corps armé qui était a« service de la pol c? « Tout le ffuet et toute la police étaient oc:u;o à faire aborder, ranger, sortir les carrosses, > S. S. « Avant Henri IV , le yvel qui veille à :z sûreté de Paris consistait en quiranie-ci-i hommes, qui ne fusaient aucun service. » Yolt. Patrouille veut dire le çuei, Umt ou partie ^ ou un détachement d'une nulice quelconque, actuei> lement occupé à faire une touinèe. LeUeutenant du puel, le chef d*une fNitroialle; des voVeurs craignent ou ne craignent pas Vs g«et, ils rencontrent une patrouUle ou des patrouiMa « Gomme nous cherchions à nous instruire, autant que l'obscurité de la nuit nous le poorait permettre, de l'état où ils se trouvaient, la pseroutUe arriva. » Les.
!• SÉPARER, — 2* DITISER, PARTAGSI.
Faire que des choses cessent d'être ensemble, l'une avec l'autre ou les unes avec les autieSi
!• Séparer.
Mats on séparé différentes choses, an lien qu'on divise et qu'on parta^ les paitîes d'une même chose. La i^paralioM produit un éloignement, la division ou le panâge une décomposition. On sépare de ou d'avec; on dtvtse ou os partage en : les Alpes séparent lltalie ds li France et de l'Allemagne; l'Apenuin dtttsr on partage l'Italie en deux régions presque égalai L'or est d'autant plus pur qu'il est plus sép^ de tout alliage» et d'autant plus difficile à recoGliir qu'il est plus divisé i réduit en parcelles plus ténues. Ce qui n'est pas séparé touche A autre chose, y est mêlé, confondu; ce qui n'est pas divisé ou partagé 'est entier ou considéré ec gros, en masse « sans distinction de parties.
i* Diviser, partager.
Diviser est le latin divtdere, résoudre im t>ut en ses parties. Partager vient de jMirfer agere, faire des parts ^u des portions. IHctser s^isifie la distribution d'une chose en ses parties; et perla- ^er, la distribution d'une chose en parties qui doivent être données A différentes penoanes. Li division n'indique que la rupture de l'union: le partage suppose des parta^nts. On dtcûr le cercle en degrés , Tannée en mois ; on partage le butin , les dépouilles entre les associés , les béaéfices entre les intéressés, le pain entre les convives , etc. Un géomètre divise une terre en taat de parties, un géographe divise un pays en uni
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
provinces; mais un père partage une terre à entre ses enfants, et des puissances coalisées partagent un pays conquis. Vous diviser une nme en plusieurs sommes particulières ; vous rtagex vos aumônes entre certains malheuiz. « L'agneau de Dieu, dit-on, est àiviié et \sX pas mis en pièces : il se partage à ses mem- 9s , et il n'est pas déchiré. » Boss.
Toutefois partager se prend aussi dans le sens diviser , c'est-à-dire indépendanmient de toute §e de distribution faite ou à faire à quelqu'un, lis, comme il a signifié d'abord faire des lots, *mer d'un tout primitif des touts particuliers , elque chose d'assez considérable encore, il ne dit que des grands objets om pour représenter
grandes divisions, c L'équateur partage le 3be. » AcAD. c L'espèce du canard et celle de le sont partagées en deux grandes tribus ou ces distinctes , l'une privée , l'autre sauvage. » JFF. « Un homme qui voudrait diviser son mps par intervalle entre le monde et la solitude i serait bien nulle part II n'y aurait d'autre oyen que de partager sa vie entière en deux ands espaces l'i'un pour voir, l'autre. pour ré- !chir. » J. J. a Les Gaulois partaient leur arèe : une partie demeure avec Brennus, leur roi , lur continuer le siège*, l'autre, divisée par trouis , se disperse pour fourrager la campagne. » OLL. c Romulus partagea d'abord tout le peuple 1 trois corps... ; puis il divisa chaque corps en iz autres.... » In.
Enfin, au moral, une autre différence est à ^marquer entre ces deux mots. Diviser^ c'est lettre la division, la discorde, la mésintellience ; et partager, c'est seulement faire naître ifTérents partis. Des intérêts ou des prétentions 9ntraires nous dtcûent;des goûts différents, es vues ou des opinions différentes nous portaent. Dans les premiers temps de la réforme , la iversité des communions divisait le monde hrétien qu'elle ne fait que partager à présent. Deux partis divisaient alors et partagent encore ujourd'hui l'Europe chrétienne. Le premier est elui des catttoliques , le second celui des protesmts. » Volt. Un pays en proie à la fureur des ictions est divisé; une assemblée où tous les vis ne se réunissent pas en un seul est parigée.
SÉRIEUX, GRAVE, — PRUDE. Qui n'est ni laisant , ni eigoué , mais réservé par rapport à i joie et aux divertissements.
Sérieux, en latin seritis, de sero, au soir, à époque du jour qui n'est pas riante, signifie [actement , qui ne rît pas. Grave est le latin ravis, qui n'est pas léger, mais circonspect, ui s'observe , qui ne choque pas les bienséances e son rang, de son ftge et de son caractère. I homme sérieux ne rit pas, n'aime pas à rire; homme grave ne rit pas hors de propos, ne escend pas à des ris, à des plaisanteries, à n badinage, à des futilités indignes de lui ou e son état. L'un est retiré (Bosb.), concentré >. S.), éloigné de l'amusement (Fbn.), sauvage t mélancolique ( Boubd. ) ; l'autre est composé Hn.), modeste (Lab., Mass., S. S.), décent
tfASS.}.
On peut être sérieux sans être grave : tel est un prédicateur qui , d'un ton sérieux et sans sa douter qu'il manque aux convenances, débite sur Dieu et les mystères des discours impertinents et des jeux de mots. Un enfant peu enclin à rire est sérieux ; mais on ne peut pas dire qu'il soit grwûe, car il n'a point de décorum à garder ni de personnage à soutenir. De même , on peut être grave sans être sérieux; car la gravité ne défend pas absolument de rire , mais seulement de rire d'une manière inconvenante et déplacée, c La véritable gravité est simple, douce, accommodante , et même pleine d'une gaieté modeste. » FÂN. En conséqueace et sous ce rapport, sérieux ajoute à grave; aussi trouve-t-on souvent ces deux épithètes ainsi jointes, grave et sérieux (Pasc.. Boss., Bourd., Fi»., S. S., J. J., Volt.,
ROLL.)
Le contraire du sérieux est proprement la gaieté.
Plus vous paraissez gai, plus je suis sérieux.
Volt.
Il entre de l'indécence dans ce qui est contraire à la gravité; ainsi la gravité ne permet pas qu'on rie ou qu'on badine dans le lieu saint, et elle ne souffre pas la galanterie dans un prélat. « La physionomie de Fénelon rassemblait tout , et les contraires ne s'y combattaient point : elle avait du sérieux et de la gaieté , de la gravité et de la galanterie. » S. S.
Avec du sérieux on est froid et sec. « Les femmes trouvent trop froid et trop sec tout ce qui est sérieux et éloigné de l'amusement. » Fbn. Avec de la gravité on est imposant, « Gomme Claude Anet était sérieux , même grave , il m'en imposait, et je n'osais m'oublier devant lui. » J.J.
Ensuite, on est sérieux par humeur, et grave par système de conduite avec empire sur soimême. Le sérieux est une qualité agréable ou désagréable donnée par la nature et qui ne suppose pas d'idées ; la gravité est une qualité bonne ou mauvaise, fruit de nos efforts et qui suppose la conception de ce qui convient; c'est une partie de la sagesse, celle qui consiste à régler, à contenir l'extérieur. Or, l'humeur étant capricieuse , se manifestant par accès, on est plutôt sérieux dans l'occasion , dans les cas particuliers , et grave constamment. Un homme vous a répondu d'un ton sérieux dans telle circonstance, et il a le ton grave. On dira donc de préférence une contenance sérieuse , et un maintien grave»
Enfin sérieux convient mieux en parlant des choses, et grcne pour qualifier les personnes. «La;légèreté et l'indiscrétion, ce vice si indigne de la gravité du chrétien , si éloigné du sérieux et de la solidité de la foi. » Mass. « Le grand parleur va se jeter dans un cercle de personnes graves qui traitent ensemble de choses semuie^ , et les met en fuite. » Labr.
Girard a eu tort de joindre à ces deux mots celui de prude, qui en diffère trop manifestement. Il signifie toujours une réserve affectée, et presque toujours , aujourd'hui surtout , la réserve affectée d'une femme par rapport aux bienséances de son sexe et à la pudeur. Le ifi-
DSOUfaiK PARTS :
éanihrope offre un modèle de pruéniê dans la persûone d'Arsinoé. « Molière attribue A ElmiM dans le TarUkfe uae aagesae indalgente «i laodérée , fort éloignée de la pruderie , qui e'eflaroKche d*une déolaation, et qui faii ua éclat de ms refus. »LiUi.
La pmde Célteèiie , en peblic
Ane eoA iiilurtint est tiés-ipea
fiBBWSfT, IDRUBNT, JnOR. Aolîoa de
pteodre Dieu A témoin.
Serment vient du latin eûBommenimm , etnnent militaire , celui par lequel les «ddalB s'engageaient publiquement à rester fidèles A leur drapeau* Jwremaia est le latin /vramentvm, ÔBJurare , affirmer , protester , en rioni—t Dieu pour garant de ce qu'on dit
Le tertnent diff^ère du jurement de deux iaçona. D'abord il se il^it en public d'une manière solennelle , devant des autorités , dans les affaires les plus importantes , dans les traités d'alliance et de paii , dans l'exercice ou l'entrée en possession des charges , dans l'administration de la justice. Les jwrementt^ au contraire, ont lieu entre particuliers, en société, en eonvemalioa, dans le jeu ; et, comme danaces divers eas il n*est jamais nécessaire de jwrer, le mot juremenl se prend plus ordinairement en mauvaise part , comme un sermeiU lait en vain ou dans l'emportement de la colère : ce sont les jurements (Bom.) , et mm les sermenlt, que saint Louis ^osonrit aviO tant de sérérité.
Ensuite le aermmit a pour objet de confirmer la aincévité d'une promesse , et le iwremma de confirmer la vérité d'un témoignage. Jéaua^biist nous promet avec s ermem son royaume pour un verre d'eau donné en son nom (Bourd.) ; saint Pierre renia son maître avec jurement (BoBS.).Xe serment donne assurance que vous ti«»drez pa-* rôle, et le jwrement que vous ne mentea pas. Le premier est un engagement, lenesond l'affirmation la plus positivu.
c C'est sur ce sentiment (d'un Dieo Tengeur) qu'est fondé l'usage établi en tous lieux, soit de ces juremsnte familiers, pour ainsi dire, qui ne sont que trop souvent dans la boodie de tous les hommes lorsqu'ils veulent assurer la vérité d'un fait et exiger qu'on les croie sur leur paiule , «oit de ee tenrient solennel qu'ils re^çardent comme le plus ferme appui des engagements humains , parce qu'ils y rendent Dieu même garmit de leur bonne foi- et de la stabilité de leurs pnmiesBeB«« D'Ag.
Jwement et juron ont été dictàngués l'un 4e l'i^tttre dans la I** partie, p. 217.
fifiRMEIvr, YQBU. Pnuneese finte «rienneUement eoua les yeux deSteu etavoeJovocatioD de son saint nom.
Serment , de saorameiit«m , serment vililaire , exprime un engagement qielconque, psrtioiilièrement un engagement envers un bomme «u envers des hommes. « Jurer frauduleuesment à eon prochain, et ne craindre point do violer fe«ainteté de son eerment et de ses promesees, itâre servir à tromper ses frères le lien le plus sacré et le plus inviolable de la société. » Kass.« C'était
un usage que diaqoe seignen «tt a gni nombre de clients qui se dérooaiatpoQr lui la vie et à la mort , fusant Mmeii de m a point survivre et de prodlgaer lem nés jes . défendre la sieaae.vRou,. MaiitOK, wam't ! latia«ofiim,d'oùilaétéfonDé,d^iisG.
gagement où on entre dirediiieBt enrenDiia et cela de son pieia pt, saseqneroBiTie is on s'impose roMigitÎ0nseitdepiécepte.«Cîsfs fit vêtu d'smbsasser le dràtiuiime, s'il imçertait la victoisa. » Gom.
DisapndigaeMlieM (tas moîAei) qd iént ««■ Aee siens.
« Le nonea releva deaoa «rs kroi H«si lH (d'An^eterre) , qui anit fait «erwit CsQec fain la guerre «en Palestine. >7«t. « imm àecs aociétés (sectes anciennes) ne osnant cette e^ frayante ooatnme de se lier per scnasat aa gem de vie qu'elles cmbEassueDi, delûre ce qœ &£« appelons des pswr Ce lot saint Basile <^, k premier, imagina ees<Mnts,eeMnKaldel»
davage. » In. C'est ua aeraKit paeenlial et ucite que eelui d'être citoyeaSi le snveruo déclare un ww incompatible auc k umeel saturai, tom sont dès lors ëéUéies cBmâmssâe a fMSii(In.).«Le pape AdriealTpnBitàesoamaner Frédéric Baxberovse, «I Yifaàënc fsrt à conserver au pape la vie, ks aesânes.k s> berté» l'henneur et les biens. Citait ea paieQ m la formule des sermentf.... BJebaid et FUi^ s'étaient engagés à marcher as seman des ârètiens de la Paiestine. Impatiests Sutae^ leur WBU, «8 deux rois firent k fÛL»Cosx «Les Israélites, dit l'abbé FleHrj,éutgDitet religieux à nbsecver isus e«us ai kon jtfments. Pour les vma, VtÊem^eét3iftke*eA que trop fort; pour les sersieRtf,lw0mieia promesse qu!il nvait faite aux QÙÊBàsm,^qu'elle fût fondée sur une trampmemmkâe.»
OUnfOH, «OBlOIflQR. Discoim dsitieB pour aononoer et eacpliquer la parole de ttn et pour «miter A la prailBfue de la verts.
Sermm est un substantif por, htin icrm,*p^ dioalBN» est un snkstanftif vefbal, denvé àifiedkan, .préctaer , qui m tanné aussi prtfdaÂir- De là la^ifféienoe.
Le sermon est un objet , la pr^ùottos nki Lessrmonus paend poisr les choses dite ps> prédscBtenr.; etlaipi^MiieBltoii, poorl'éréaaiA ou le fait de le dire, eu moment su ki £^ gnols allaient attaquer les Péruviem, idbc! fit à ceux««i un long mrmon. « Les biitoiiflBX s'aocopdent pas anr la manière dool k«a* fut reçu; mais ils coonennenC tensqueb^ eaUên finit par le^omiiat. • ITolt. « Des«rs« trop firèqsests afilissent la py^tmliesctir^ dicateur. » Jd.
a On 'vvut de Jn momie dans ks «f«B.' Boss. Beurdakme dit dans ua ^smos^-^ mercredi des cendres : « Toiei par se je 0*^ menée le cours de mes ^éêieaHem,^
Réuenr vdans -ses ssi'muw , c%st es fen f^ mérite réel «t qui subsiste : quh)B léesssK as ses pae^dtcoftens, Vest un lait et nés âé piS' « Sérieusement le coadjuteur est bearem «^
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
»ge est soUire, Vous Tomz comme îl réussira Qs les prédications qu'il doit faire. » Sét. Le sermon est quelque chose qui subsiste après prédication ou l'action de le prononcer, et i existe quelquefois même arant. c Dans les nunencements saint Augustin écrîTait ses nrm et les apprenait par cœur. » Roll. On aptle termons, et non ptts prédications^ les disirs chrétiens que nous lisons dans les livres. i. Dubois a donné la traduction des sermons saint Augustin, s Roix. « Saint Ambroise ère dans un de ses livres un sermon entier du M Libérius. » Boss. « Telte est Tayenture que (porte saint Augustin dans son sermon de la idication de Jésus-Christ sur la montagne. » LT. Les prédications, au contraire, ne durent 3 le temps pendant lequel parle l'orateur. \e vous fiez pas à ces émotions sensibles , si 15 en expérimentez quelquefois dans les saintes dtcattoM. » Boss. Dans les. saintes prédicck- M, c'est-àrdire pendant qu'on vous prêche. >ieu accompagna de prodiges les pr^dieaftom saint Bernard. > Boss. , Mass. — « C'est à ses dicaiions que l'abbé de Beaulieu doit la répuon doQt il a joui de son vivant. Elle fut assez Qde pour faire désirer de l'entendre à la r.... On a de lui deux volumes de leru, qui ont été imprimés après sa mort. »
nfin , sermo en latin signifiant lui-même dis* rs, au lieu que pra^dicalto ne s'est jamais en cette acception que dans la basse lati- , sermon exprime un discours plus travaillé lus solennel. « Nous n^ivons point de prédiar en notre siècle qui ait été aussi figuré ( ses sermons les ptos préparés que Jésusst l'a élé dans ses préàtioations populaires. »
AVTABIS, OBIKXBANT, OFFICIEUX. Qui
) ou est porté à se rendre utile on agréable autres, à les aider, à les assister dans leurs 1ns.
rvtcz&Ze, de seirîce, servir, ^ d'abord du servus, «sclave, senritevr, est un terme lier et plus vulgaire que les deux autres. Il •poirt aux petits services qu'on se rend dans ci été, comme de faire une commission, ou même à]ceuz de gens bas placés et qui ont lé lier peu honorable. Ce mot ne se trouve
dans les grands écrivahos du siècle de ( XIV. Molière l'a employé une seule fois. dans YÂTore^ en parlant de Prosme, femnne •igue, qui se définit elle^nême uneentremet- : « Je viens fkire ici ce que je fkis partout ^rs, m'entremettre d'afikires, me rendre ibU aux gens, «t profiter, du mieux qu'il
possible, des petits talents que je puis . 9 C'est à peu près aussi le sens de «enmians l'unique passage où Mme de Sévigné 9t serrie. Au sujet d'une femme infidèle. Lit que le père de cette femme a éclaté, et joute : « Vous savez bien Ffanmeur comnte et même seroiMe de la mère. « « Le 5 Hénou est grand cabaleur, grand intri-
alerte, eeroiabU, ennemi dangereux et
convertisseur. » Volt. « Parmi ceux qui
faisaient les honneurs de la ville, il y avait un petit abbé Périgourdin, l'un de ces gens empressés , toujours alertes , toujours serciahles^ effron* tés, caressants, accommodants, qui guettent les étrangers à leur passage , leur content l'histoire scandaleuse de la ville, et leur offrent des plaisirs à tous prix. 9 In. Cependant ce mot n'a pas toujours une signification si mauvaise. D'ordinaire, U se dit seulement des petits services, ou des services d'un inférieur, d'un secrétaire, d'un homme d'afiaires, d'un messager, d'un homme du peuple par rapport à un grand. C'est le sens que lui donnent souvent Voltaire et Saint-Simon. « Pourquoi avez-yous battu ce chien-là? Savezvous quelle &me l'anime? C'est bien certainement celle d'un homme vigilant, s&nsidble, reconnaissant , d'un ami sensible et fidèle. » Mabk.
Bon homme, ingénu, sernalle.
Tu te fais haïr comme un diable Avecqoe toute la bouté. J . B. Boirss.'
Deux différences séparent obligeant d'officieux, D*abord, l'homme obligeant vous attend, et Vofficieus tous prévient. L'un vous recevra bien ; vous ne vous adresserez pas en vain à lui ; l'autre se fait un devoir, officium^ de rechercher les moyens de vous être utile. L'un est très-bien disposé; vous n'avez qu'à demander, il ne vous refusera pas son concours; l'autre est toujours . là , aux peths soins pour vous , zélé , obséquieux, et ses attentions vont quelquefois jusqu'à Pimportunité. La terminaison eux marque abondance, plénitude, ou même excès. Officieux enchérit donc sur obligeant , puisque Thounne officieux va au-devant des occasions , et que Vobligeant se home à les attendre et à ne pas les laisser échapper. L'empressement, et un grand empressement est tellement propre à l'homme officieux, que ce mot désigne quelquefois une qualité.excessifve ou affectée. On fait V officieux^ comme on fait l'empressé.
Ensuite, obligeant est plus ^accidentel , et plus relatif à l'extérieur et au langage : paroles (Mol.), façons de parler (In.) , oflres (Volt.), assurances (Mol.), promesses (Bourd.) obligeantes; air (Regk.), ton (Mol.), accueil (Rbon.), termes (GORH., BouRi).), propos (Volt.), mots (Bouan. , J. J.) obligeants, c Les Japonais sont civils et obligearttSy parlant bien, féconds en complimenta, mais inconstants et fort vains. » Buff. « Celui qui parie est oi%eiint et civil : il a donc raison. » Mal.
Ces affables donneurs d'embrassades frivoles , . Ces Uiigeants diseurs d^faraiiles paroles , Qui de civilités avec ion font eombat. Heb. Officieux exprime quelque chose d'habituel , et a rapporta l'intérieur, aux sentiments : pitié (Mol.), charité (Boss., Botran.), bontés (Volt.) officieuses; zèle (RAa) , amour (Bottrd.) , cœur (Fin.) officieux. « Les Prançais sont naturellement officieux, humains, bienveillants, s J. J. « Vous serez bon ami , poili , officieux, complaisant. > Fâh. c Ami tendre et officieux. -» Boil. A proprement parler , ce sont les manières qui sont obligeantes , et la personne qui est officieuse. « Que tout marque en vous de la noblesse , de l'élévation , un
ou
coeur Ubénl, oflUiêux^ bienftUuit, touché du mérite; de l'industrie pour obliger; de la délicatesse pour assaisonner un service de ce qui peut le rendre obligeani sans le faire valoir. > Fin. « Vous avez vu de quelle manière obligeante Yofficieux Bouret avait débuté avec moi. » Miiaic.
Je vous suis bien teno de ce soin ohUgtami..,.
C'esi être officieux , et très-fort, ou je meure.
Mol.
— Parler de quelqu*un oblt^eammenf (Pabc., Labr.^ , c*est dans l'occasion en parler avec civi* lité. Excuser quelqu'un officieusement (Fin.), c'est prendre soin ou s'empresser de le justifier en ami zélé et affectueux. — Sous ce second rapport, comme sous le premier, officieux enchérit sur obligeant, « Votre père était fort obligeant^ fort officieux. » Mol. « Soyez bon ami, obligeant^ officieux, ouvert. » Feu. « Les Neufcbâteloia sont obligeantt , officieux , hospitaliers. » J. J.
On est serviable avec dévouement, envers un supérieur et pour de petits services, tels que ceux d'un serviteur eùvers son maître. On est obligeant^ quand on prend plaisir à accueillir des demandes , quand on est volontiers secourable ou bienfaisant dans l'occasion. On est officieux avec empressement et affection, quand on court au-devant des moindres désirs.
Ces trois mots peuvent être pris en mauvaise part. Serviable indique alors des services bas, illicites, honteux; obligeani, des marques trompeuses de bon vouloir ou d'intérêt; et officieux, un excès de soins, des empressements outrés, qui fatiguent, des obsessions, des flatteries, des louanges mensongères.
SERVICE, BIENFAIT, BON OFFICE, GBAGB, FAVEUR, PLAISIR, AMITIÉ. Action qui a pour but et pour effet l'avantage ou l'agrément d'autrui.
Le service sert , est utile ; le bienfait vient d'un bienfaiteur^ d'un supérieur , d'en haut; le bon office est une médiation ; la grâce et la faveur sont gratuites ; plaisir et amitié sont dans cette acception des mots familiers qui désignent quelque chose de petit ou de peu considérable.
Le service sert, est utile. Service est par conséquent le terme général, celui qui sigiiifie le plus simplement l'idée commune. Il s'emploie pour exprimer tout ce qu'on fait de bon pour quelqu'un, afin de le tirer d'affaire ou d'embarras, tout ce qu'on lui procure de ressource, tout ce qu'on lui donne de soins, de conseils ou d'assistance dont il peut avoir besoin. « Si nos domestiques osaient nous dire que tous les services qu'ils nous rendent sont pour eux d'un dégoût insoutenable. » Mass. c Thémistocle, proscrit par ses concitoyens , offrait à Artaxerce ses services contre les Grecs. » Boss. « Les services que d'Aguesseau rendit à l'Etat. • Lab. « Homme modeste et laborieux, qui rendit beaucoup de services au théâtre Italien, dont il était souffleur, s Id. a Notre ennemi est jaloux des services que l'abbé Bazin a rendus aux lettres, à la religion et à la patrie. > Volt. Du reste, le service suppose dans celui qui le rend les dispositions d'un serviteur , c'estrà-dire du dévouement et du zèle. « Le sénat ne manquerait pas de reconnaître les
services et l'attachemant zélés d'Attak.a Koii On dit particttlièrement bien les «emeet c; l'amitié (J. J.).
C'est fort mal d*ott ami receToir le sernee. Va.
Le bienfait vieatd'un &tefifail«Mr,d'anHipér;er d'en haut. C'est un acte de générosité, le d3L c. l'œuvre de quelqu'un d'éleré , tel que Bie^. c: roi , un grand , un protecleur , un père. En resi le bienfait se trouve avec le semée daos ^i grande opposition; car êercxct se dit, i^r. p uniquement, mais principalement de riLkmj au supérieur, le service étant génénJeoec:/^.: par un serviteur, par un homme pUcéaosjessDUi de celui qui le reçoit. « Entre les aliiés des Romains il y en avait qui leur étaieai ans p^ Iss bienfaits..,. Il n'y avait point de semées fi% les peuples et les rois ne fassent prêts àe rendre pour obtenir le titre de leur allié. * Mostcs: Les bienfaits du sénat romain envers U«si^ ù: n'étalent que la juste récompense des stm.e rendus à la république par le roi nomide ;11:l:.'. « Un homme en place ne saurait pëyer par r., de pensions et de bienfaits les secours et les services qu'il retire des gens d*espni. » Labs. < Ht pouvant pas récompenser toua les vuiis^ts kommes dont on a besoin par de&UeafoiU téels qui égalent leurs services^ on a rendu cette qi^.v. honorable , afin de les attirer au moins p«r et: t sorte de récompense qui ne leur manque }^ni}i5.x Nie. c Je me jetai aux genoux de don alpbi£se. et , plus charmé de son bon cceur que ^ ^t bienfait: Seigneur, lui dîs-je, votre da si'est d'autant plus agréable , qn'il précède la cqslazssance d'un service que je tous ai resda. » f i>^ Blas). Les. Assuérus fait chercher, poor k «n;bler de bienfaits, l'homme, c'est-^re,lbrà:chée , qui lui a rendu un grand streice psi it révélation d'un complot (Rac). Oa ^i les bitnfaits du ciel, les servtcex du ciel senit don: impropriété choquante; et, d'autre put, od peut recevoir des services j mais noa pas èe bienfaits d'un plus petit que soL Au temcf est due une récompense ; c'est de la reoj&iuosance ou de la gratitude que demande k bi»fait.
Le bon office est une médiation. C'est ce çu. résulte de Tétymologie du mot : o/)la«ai, i i^ cere {ob facere), agir devant, en se pUcaas essji, intervenir, s'interposer, s'employer poor qi^qu'un auprès d'un tiers. Les anges noas resJei de bons offices auprès de Dieu (Boss.) « > e!:^^ mettre près d'un monarque et y renihe am personnes que nous chérissons les o/)leesds2Jr ami. » Boss. c Les bons offices que Kse ^ Maintenon a rendus à M. de Beauvilliefs. ' Frf « Personne à la cour ne veut entamer, es. scfrv d'appuyer : c'est une manière douce tà^ ^ refuser son crédit , ses offices et sa nèà^*^ ^ qui en a besoin. » Labr. « L'empereur JBB?Qsa^ surtout ses bons offices entre l'Espagne c'^-j^ gle terre...-. Autrefois il avait employé a oèit tion entre l'Espagne et le Portugal. » ^-^ «Interposez vos bons offices pour me fuitisxrj'' au nombre des souscrivants. » J. J. « Q^ '^ bons offices, je vous en dispense.... Je»^" de n'accepter aucune affaire dont vois s?;« *
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
^diatenr. » Id. « Ma pauvre Claudine (entreîtteuse) , il faut que je te récompense des bons fic^s que je sais que tu m'as rendus. » Mol. >ostrate, rendez cet office à ces princes, de voir de ma âUe vers qui des deux ses sentients peuvent tourner. » Id. « Lorsqu'on demanlit aux Hollandais les royaumes de Naples et de cile pour dédommager Philippe V, ils répondent seulement qu'ils emploieraient leurs bons fices auprès de leurs alliés, a» Cond.
La grâce et la faveur sont gratuites, toutes )ontanées ; elles partent du bon plaisir de celui ai les fait, il n'y était pas obligé, c'est plus ue justice. « La grâce divine se montre grâce en e qu'elle n'est attirée par aucuns mérites. » >oss. a Les faveurs de Dieu , par la raison que ce ont des faveurs , ne nous sont pas dues , et ne iennent pas de notre fonds : nous ne pouvons es mériter; nous en sommes, comme pécheurs, «ositivement indignes. » Bourd.
Mais la grâce se considère en elle-même ou elativement à celui qui la reçoit; la faveur, au :ontraire , se rapporte à celui qui la fait. Bourlaloue (lit en parlant des extases et des visions le sainte Geneviève : « Grâces singulières et aveurs divines qui ne produisirent en elle aucun isprit d'orgueil. » c C'est dans la vie pénitente [ue Dieu répand ses faveurs à pleines mains , et |ue rame, ne pouvant en soutenir la plénitude, lemande à son Seigneur qu'il suspende le torrent le ses grâces. * Mass. « Mazariif retranchait quare années de gages à toutes les cours supérieures , mais il les conservait au parlement, pensant e désarmer par cette faveur. Le parlement méirisa cette grâce. » Volt.
Ensuite, la grâce n'étant pas relative à ceui qui la donne n'exprime rien de sa part si ;e n'est la puissance ; au lieu que la faveur , par a raison opposée , témoigne de la part de celui [ni donne le sentiment avec lequel il donne, un ;oût ou un intérêt particulier, une inclination personnelle. Quand nous différons d'aller à Dieu, : chaque jour diminue quelque chose à ses faeurs et à sa tendresse. » Mass. On peut accorder ine grâce même à son ennemi; on n'accorde des aveurs qu'à ceux qu'on aime. La grâce tire surout son prix de la nature même de la chose et le ses effets; la faveur tire principalement le sien le la personne qui la fait et du sentiment qui la ui inspire.
Et ce sentiment qui détermine la faveur n'est »as précisément l'affection ou l'amour, mais la •rédilection ; car c'est encore une nuance de idée de faveur d'impliquer une préférence, me acception de personne ; si bien que les faeurs de Dieu, par exemple, « sont des grâces lont Dieu nous favorise , en nous leî donnant ou >lus abondamment qu'aux autres ou même à 'exclusion des autres. » Bourd. Quand on vous ratifie, on vous rend heureux; quand on vous avorise , vous êtes un favori, on vous distingue. le que nous envions dans la grâce , c'est la chose nême ; ce que nous envions dans la faveur, c'est a prérérence d'affection.
Plaisir et amitié sont familiers et annoncent [uelque chose qui coûte peu et qui n'est pas
STV. FRANC.
d'un grand prix. Nous disons dans la conversa* tion ordinaire : faites-moi le plaisir ou Yamitié de faire, de dire telle chose, d'aller en tel endroit. Et ce qui confirme le caractère attribué ici à ces mots , c'est qu'on dit très bien un petit pluisir, une petite amitié, c Je fais de petits plaisirs à ces quatre jésuites , et ils me disent la messe quand je veux bien l'entendre. » Volt. « En vous envoyant le Siècle de Louis XIV, ce n'est point du tout un petit plaisir que je veux vous faire , c'est un grand service que je vous demande. » In. « Nous avons fait toute la journée des visites , Mme de Vins et moi ; elle n'a plus Mme de Villars ni vous; je me trouve heureuse de pouvoir lui faire ces petits platitrs. » SÉv. Et, d'autre part, la même Mme de Sévigné, écrivant à Bussy-Rabutin , lui dit : « Il faut que je vous fasse une petite amitié, mon cher cousin.... »
Du reste , le plaisir diffère bien de Yamitié : on ne fait d'amitié qu'à un ami , qu'à une personne avec laquelle on est lié , et ce mot exprime plus de familiarité encore que celui de plaisir; on fait un plaisir à tout homme qu'on oblige, fût-ce un étranger ou un inconnu ; c'est souvent un terme dont on se sert par modestie pour atté- . nuer un service qu'on a rendu soi-même.
SERVITEUR, — DOMESTIQUE, VALET, LA- QUAIS. Homme qui est à la disposition d'un autre, et qui lui consacre son travail et ses soins.
Le serviteur fait l'action de servir; le domestique , la valet et le laquais sont en service. Ser^ viteur marque le fait , la conduite ; domestique , valet et laquais expriment la condition, c II me dit que , si je voulais le prendre pour mon valet , je pouvais compter sur le serment qu'il pe faisait d'être le serviteur du monde le plus fidèle. » Les. Vous êtes le serviteur de toutes les personnes pour l'utilité ou l'agrément desquelles vous travaillez ou êtes prêt à travailler; on n'est le domestique, le valet ou le laquais d'une personne qu'autant qu'on est à ses gages. « Nous ne lisons point que les parents de Jésus- Christ aient jamais eu de domestiques , semblables aux pauvres gens dont les enfants sont les serviteurs. » Boss. Un voyageur a pour serviteurs les domestiques de l'hôtel où il est descendu. « Enfermé dans le château d'Alméda, le vice-roi n'a pour tous serviteurs que deux de ses domestiques. » Les. — Le serviteur n'étant point engagé, ce mot annonce une moins grande dépendance. « Les rois choisissent plus volontiers leurs ministres parmi les bourgeois que parmi les nobles. Ils savent que ceux-ci ne les serviront qu'en «crviteurs, tandis que ceux-là presque toujours les serviront en dovMstiques. > Cormenin. En général, comme il n'y a que les gens du peuple qui entrent en condition, serviteur est plus noble que domestique, et équivaut presque à ministre.
N'est-il pas juste que le Verbe de Dieu ayant pris la qualité de serviteur, que l'ayant ennoblie, l'ayant comme divinisée dans sa personne , elle soit honorée parmi nous? Dieu nous ordonne, à quelque degré de supériorité que nous ayons été élevés, de nous y regarder, et surtout de nous y
va
BEUXIÊME PARTIS
comporter comme d«s âtrvUenn «t des miDÛties. • BooRD. « Il a'est pas honteux à Thomme de servir Dieu; le titre de ssmlsur du Très-Haut est mille fois plus grand et plus réel que tous les titres vains et pompeux qui entourent le dtadème des souverains. » Mass. « On compte en voyant Turanne les ennemis qu'il a vaincus, non pas les tervitewrt qui le suivent. » Flâch. « Les citoyens que le roi paye se croient ses sarotefurs.» GoHO. Les officiers de la couronne sont des terwieurs, et non des domesltquet.
Domestique, valet, laquait. Serviteurs à gages, servant un maître.
Le domesitque est de la maison , domiu. Le «a* îe§ est attaché à tel ou tel genre de service, à telle ou telle personne : un valet de chambre, un vaUt de théâtre, un talet de charme; \m valet de laboureur, de bourreau, de chiens, etc. Ensuite, soit pai^ que le mot valet ^ à la différence de domestique, a une origine vulgaire, soit parce que les va /ert ont un emploi particulier, et par conséquent restreint , de peu d'importance, valet se prend d'ordinaire en mauvaise part Suivant la première édition du Dictionnaire de l'Académie , le valet est un domestique qui sert dans les bas emplois. De valet on a fait voleter et valetaille , termes de mépris, c Achille dit qu'il aimerait mieux être sur la terre le valet du plus pauvre laboureur que le roi de tous les morts dans les eolerfl. » Roll. « L'âne abandonné è la grossièreté du dernier des valets, * Bupp. c La tête de Gftlba, défigurée par les vaifte et goujats, fut trouvée devant le tombeau de Pat rode. » J. J. « Si c'eût été du moins un gentilhomme! mais
Ces cairossee smis eeese i l& porte planiÉs , Si de tant de lafaais le Inyani asecnL^tut Font un éclat fâcheux dans tout le voîâul:.'.
Lorsqu'un carrosse fait de anperbe maiûèiVy El comblé de laquais et devant et derrière. S'est avec un srand bruit devant nous mrtt\à.
b « Voilà un laquaU qui demande si tous êt^ •logis, et dit que son maitre tous reut r«: voir. » Id. « Pourquoi croit-on que Ton ch: r^ les carrosses de ce grand nombre de laquùj?- P. R. — Le laquais a pour fonction wcdi^^- r celle d'échanson. c Les vieillards se souvenuii: d'avoir vu Bachelier, laquais de M. de LarL-..efoucauld, leur donner à boire à sa tahJe. en livrée. » S. S. c Pour commencer à m'acqaitter de mes fonctions de laquais , je m'appro<±ai d ar buffet sur lequel il y avait une bouteille ie ride Portugal et une carafe d'eau; et, toutei Ih fois que mon maître demandait à hoin, je hi portais son verre sur une soucoupe, s Les a Point d'importun laquais comptant aos m:zceaux d'un œil avide , et s'amosant à nous f^irv attendre â boire. » J. J.
SERYnUDE, ESCLAVAGE, filai de soumission absolue , de dépendance extrême, ou. on ne \û\ni plus de sa liberté.
Le mot de serfttfuds n*a pas la même toroe q ^^ celui d'esclavage,. L'un rappelle servtr et serviteur , l'autre esclave. La serritude restreint notre liberté, Vescla/vage la détruit. La servitwie est une sorte âCesdavagé; Vesdavage est la pi os dure des servitudes. Dans la serriduie on a Jci
\m valet, un gueux.... . Volt. « Menteur comme ^^"^'^^^ * remplir; dans VesdoMfogeaa ne sap-
un valet, * Laf. « Il fallait être bien esclave, bien valet à tout faire, pour oser se charger d'une pareille insinuation. » S. S. « Les gens rustiques s'entretiennent de leurs affaires avec leurs domestiques, jusques à rendre compte i leurs moindres valets de ce qui aura été dit dans une assemblée publique. » Làbr. « Pour réussir il fallait n'avoir autour de soi que des domestiques intelligents et bien intentionnés; un seul tniit'r brutal ou flatteur eût suffi pour tout gâter, b J. J. c II est vrai que j'ai été domestique de M. de Montaigu, ambassadeur de France à Venise, et que j'ai mangé son pain, comme ses gentils
hommes étaient ses domestiques et mangeaient D'Al.
partieut plus. « Le préceptorat n'est pas m^ condition pleine de douceur : c'esZ plutôt uzt servitude. J'ai élevé le fils d'un alcade Je cour; j'ai passé huit années dans un esdoKage plus lude que celui des chrétiens en Barbarie. •» Les. c Lb titre d'allié des Romains èiûl une esr^ze de servitude. » Montesq. Ghei les BomaiLs, comme ailleurs, on n'était dans resetoo^ pn>-
, promeut dit que lorsqu'on était tellemeot aa pouvoir d'un maître, qu*on lui serrait c^sme d'instrument , comme de chose , qu'on n'ari^t aucune existence civile. « A côte de Ytscl&rû^
I civil on peut placer la «errtlude domestique.»
son pain. Mais , bien qu'eux et moi fussions ses domestiques ^ ii ne s'ensuit point que nous fussions ses valets. » In.
Le laquais est un domestique ou un valet qui est moins pour l'utilité que pour l'ostentation. C'est un homme de suite : il accompagne son maître dans ses courses ou ses visites, ordinairement monté derrière son carrosse et portant sa livrée. « Quand vous voudrez aller en visite ou à la promenade , il y aura toujours deux laquais et un carrosse à vos ordres, j» Les. « Tous les domestiques de l'archevêque de Tolède . et même tous ses laquais J cochers, posUilons, étaient tous vêtus en ecclésiastiques. » S. S. s II ne vou-
Le sens de servitude est affaibli au point çi'ctl le dit de 1 état de simple domesticité : c La irr^ vitude et l'honnêteté sont-elles si compatib.es. qu'on doive espérer de trouver des dQmestiq\.t;> honnêtes gens ? a» J. J.
Esclavage enchérit donc évidemment sar servitude : s'affranchir de la servitude et de lepiiarage du monde (Bonan.) , du corps (Id.). « Le caractère propre des peuples d'Asie était Is «mtude et Vesdavage. » Roll.
Il peut y avoir une servitude assez douce, une servitude qu'on aime ; au lieu que ïeselacage est toujours cruel et abhorré. Télémaque dit à fiazaël , le maître de Mentor : « Vous vovez le fis
lut que sa chaise de poste, un iaguots derrière.» i d'un roi qui est réduit à demander la^serritvà iD.Lafontaine dit des savants : 'comme son unique ressource. Autrefois jJ
Qu'ils ont pour tout laquait leur ombre seulcmcnU ; voulu mourir en Sicile pour éviter Vesdavage:
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
ûntenant je cnins de ne paaroir être reçu Tmi Tos esclaves. » Féif .
L»a servitude peut être Tolontaite , mais jamais mclavctge. « Ceux qni se sont soumis à une sertude Tolontaire et ceux qui gémissent sous Ves- %vage forcé d'un tyran. » D'Al.
Quelquefois même servitude exprime un cerin goût pour cet état de bassesse , nne disposiyn à s'y mettre de soi-même, «e Le maréchal de oailles plaisait au roi par son extrême servi- \d€, » S. S. c Les lois ne veulent pas que tant hommes servent, par leur mtsénr et parleur rvifude lâche , à flatter Torgueil et la mollesse un seul homme. » FAir. « Un Grec , né libre , tait ennemi de la hauteur des rois barbares, es servituâMs et des vices des courtisans. »
lOLL.
Lear prompte servitude a fatigué Tibère. Rac.
Enfin ridée de Faction marquée par le verbe ervir est naturellement reproduite par servitude lutôt que par escktooge : le premier de ces aots fait concevoir des services^ des occupaions, des ^avauz; le second signifie uniquement m état. « Pharaon et ses ofGTciers , en poursuivant les Israélites , songeaient à les forcer de «ntrer dans ïêsctcnage, et de retourner aux rarv&ux publies de leur ancienne servitude. 9