‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 406 sur 426 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

V Opiniâtre^ obgtiné (entieft mutin). Trop attaché à ses rolontés , à un parti , qui en poursuit la réalisatioa avecténacité , mordicus.

Opiniâtre exprime une qualité essentielle , caractéristique , et obstiné une qualité de fait ou phénoménale. On est optmdtre , plein d'optntd* treté; on se montre obstiné, on agit avec obstination, c Ces peuples opiniâtres (les Saxons) ne laissèrent pas de se révolter contre Gharlemagne arec un courage obstiné. » Boss. « Il n'y a point de conviction dans toute la conduite de Dieu pour les esprits opiniâtres..,. Nous ne pourons donc convaincre V obstination des infidèles. > Pàsc. Contre un mal opiniâtre il fout employer des remèdes énergiques ; telle personne meurt ou est morte d'un mal obstiné contre lequel on n'a pas employé de remèdes énergiques. On est naturellement optnûllre , on est obstiné dans ses tentatives (J. J.)- Vopiniâtreté est une détermination passive, une manière d'être; Vobstination est une détermination active, une manière d'agir, a Quand la coterie holbachique vit que je fixais enore ma demeure à la campagne, elle soutint que c'était obstination pure, que j'étais rongé d'orgueil , et que j'aimais mieux périr victime de mon opiniâtreté que de m'en dédire et de revenir à Paris.» J. J. Le même auteur déplore « l'invincible obstination de Mme Dudeffand, et l'enthousirsme de déraison où la portait Vopiniâtreté de ses jugements passionnés. » Et quand opiniâtreté se rapporte aussi à la manière d*agir, il en désigne la nature, la force, la persistance; tandis que le mot obstination , tout subjectif, fait penser k la conduite de l'agent. « On m'interroge : je nie d'avoir touché le peigne. On me menace , je persiste avec opiniâtreté..., La chose inéritait d'être' prise au sérieux. La méchanceté , le mensonge , Vobstination , parurent également dignes de punition. » J. J.

Outre cela, l'opint^trei/ peut n*ètre blâmable que par une ardeur trop grande, comme est celle d'un disputeur qui soutient sans démordre son opinion qu'il croit bonne {opiniâtre , d'optnion, et de la terminaison dépréciative ou péjorative âtré). « Quand un homme qui suit ses passions s'attache fortement à son opinion, et qu'il prétend dans les mouvements de sa passion qu'il a raison de la suivre, on juge avec sujet que c'est un optntdfre. » Mal. Mais i'obstiné (du latin ob et stare ou tenere, se tenir devant , faire obstacle, s'opposer) , persévère contre toute raison , quoique à bout de raison , par caprice , par parti pris , par esprit d'opposition , par taquinerie. « Votre vaine constance (à aimer Julie) ne pouvant plus causer que des malheurs ne mérite que le nom d! obstination. » J. J. « Comme vous vous étiez toujours opiniâtre à refuser de dire ce que tous entendex par le sens de Jansénius , je vous ai enfin poussé.... Cela vous a mis dans la nécessité de répondre; car, si vous vous fussiez encore obstiné après cela à ne point expliquer ce sens, il eût paru que vous n'en vouliez qu'à la grftce efficace. » Pasg. >.

1. L'homme entier est opiniâtre on obstiné pour ce qui concerne ses droits ou son autorité, il n'en veut,

TIMIDITÉ, EMBABBAS. Dé&ttt de lardjes:

d'assurance.

La timidité est subjective ou relatÎTC à De; Vembarras est objectif ou dépendant des iz. I stances. Aussi diton bien la timidité nat^- \ d'une personne (J. J.), et Vembarras d'un rlL- 'd'une réponse (In.). L'air timide annonce oa z | ractère de timidité; l'air embarrassé asL:: qu'on est troublé ou décontenancé par ^nr.. chose, c Le duc du Maine me Toyait dans ii ;-. grande liberté avec le régent, et dans eue c:: fiance qui me rendait un personnage; sa drdité s'en alarmait , il ne savait comment me m:prêcher.... Un matin je le vis entrer di^s n: chambre, n couvrit som embarras d'xui âj aisé. 9 S. S. Mentor dît à Télémaque : ■ Xe p-arlerais volontiers à Idoménée pour le faire co::sentir à notre départ, et je tous épargnent Vembarras d'une conversation si fEcheuse; mal: je ne veux point que la mauvaise hixite et li timidité dominent votre cœur. » Fj^.

' La timidité ne se montre pas toujours i, dehors; l'embarras est toujours extë/Tieffr. /. J. Rousseau dépeint dans ses Confessions « son bumeur f l'mtde et son emharras i parler. » Comme on dit l'embarras de la honXe^l. I.^ , cm potirrait dire , à la rigueur , l'embarras de Aa timidxié^

« On peut être timide sans être ttnbarrass/, et embarrassé sans être timide, exemple : Ceits personne est naturellement ttmtde, par cocsi^ ration et par réserve ; mais l'usage qu'eL^e s du monde fait qu'elle n'a jamais l'air emberros^: au contraire, cette autre personne n'est peint (tmt'de, elle dit tout ce qui lui vient i U baocte: mais elle devient embarrassée quand elle a dit une sottise. » D'Al.

TISSU, TISSURB, TETHmB, GOHTETIUBE.

Termes relatifs à ce qui est tissé, formé ou comme formé par un entrelacement de fils.

Tissu^ primitivement participe de ftstre, vieux mot qui signifie tisser^ désigne seul la diose même qui a été tissée, l'ouvrage, l'êtofe, /a toile : un tissé de laine ou de cheveux. Ttsnrr. texture et eoniesture^ au contraire, exprîmestU façon , la manière dont la chose a été tissée : k

rien rabattre. « Se fialter d'avoir la charité drélicnne, el cependant être toujours ansai entier iusi ses prélenlions, aussi jaloux de ses droits, assà déterminé à n'en rien rabaUre. » Bou&d. c L'a riesi plaideur» inflexible et entier, » J. J. « Le ctar ?iaK et ses gens étaient très-délicats et très-eario^s sur ce qu'ils prétendaient leur être dA on permis. > S. S. « Le roi «psista, sans qae Lonvois, qui était esiifr, brutal et enflé de son autorité, voulût céder. > b. c Le cardinal de Richelieu était si entier dans «ea sentiment que , quand on lui apporta le traviil «Je l'Académie sur le Cid^ il mit en marge, de saiBiin....» Volt. — Mutin se dit des enfants, ou, parbadicsge, de ceux qui leur ressemblent. « Tant que les eoiaoïs ne trouveront de résistance que dans les choses et jimais dans les volontés, ils ne deviendrost mmatias ni colères. * J. J. « Nous sommes une naiion d'enfants mutins à qui il faut donner le fonei el de» s> creries. » Volt, c Celle dame était avec son fils, soquel je trou? ai un petit air mutin. > Lss. Votre plus eourt sera, madame la mâtine^ D'accepter sans Csçon l'époux qn'on vous destine.

Mou

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

^t»re est Iftche ou serrée, égale ou inégale. >y . , dans la I" partie , p. 176, TUtu, tissure.) ensuite , entre tissure d'une part , texture et ttexture de Fautre, la différence tient à ce que 9%sre rappelle un yerbe (Vançais , tisser, ancienment tistre , au lieu que texture et eontexture innent du latin texere et eontexere^ dont le cis est le même que celai de tisser. Tissure se t seul au propre : la tissure d'une toile. Au fiiré , on se sert de texture et de eontexture : la xture des tendons, la eontexture des os; la Tciure d*une période , la eontexture d'un poëme. Texture et eontexture ont été distingués l'un i l'autre dans la 1" partie, p. 118.

TOMBE, TOMBl^U, SÉPULCRE, SÉPULTURE.

ieuz où on dépose les morts.

Tombe et tombeau ont été distingués dans la " partie , p. 8. Ils paraissent venir du latin tuultiSf qui signifie primitivement une élévation 5 terrain, un tertre. Sépulcre ne vient pas ulement du latin, c'est un mot latin, <^ix{ttm, dont la terminaison a été un peu modifiée, n conséquence, tombe et tombeau sont d'un >age général, au lieu que sépulcre ne se dit l'en parlant des anciens. « Les sépulcres des iciens Egyptiens subsistent encore à présent. » UFF. « Hercule pria Philoctète en mourant de Lcher son sépulcre. » Fin. « On a imaginé des ésors dans les sépulcres de Cyrus , de Rustan , Alexandre, de Gharlemagne. » Volt. Le sépuU 'e de David (Boss.), de Jésus-Christ (Bourd., oss.). « Notre-Seigueur appelle les hypocrites S8 sépuUres blanchis. » âcad. « Antiochus meiça de faire de Jérusalem le sépulcre de toute

nation juive. » Roll.

SépulturCy en vertu de sa terminaison, est un et collectif, comme armure, par exemple. 11 dégne un lieu d'inhumation pour plusieurs , pour lute une classe d'honmies, pour une famille.

Saint-Denis est la sépulture des rois de rance. « Acad. « La ville de Sais était le lieu 3 la sépulture des rois d'Egyte. » Roll. C'était dans ce palais qu'était la «^pultore orinaire des rois des Perses et des Parthes. > Id. La maison de Saint-Mesmin avait fait de grands iens au couvent des cordeliers , et avait sa sépul- %re dans leur église. » Volt. « Les ruines de ort-Royal et les ossements de tant d'hommes Uèbres insultés dans leurs sépultures par les jélites s'élevèrent contre leur crédit expirant. » ). — D'ailleurs , ce substantif féminin qui marae proprement le résultat de l'action ^ ensevelir^ enterrer, sepelire, exprime plutôt d'une maière vague un lieu qui se trouve servir de tombe A de tombeau , qu'un lieu précisément disposé our cet usage. La terre est notre origine et otre sépulture ^Boss.).

On donne à ce héros (Pompée] la mer pour sépulture. CoAir.

TOMBER , CHOIR , FAILLIR. Être emporté de aut en bas par son propre poids ou par impulsion.

Tomber est le mot commun : il est régulier, site à tous les temps, et se dit au figuré ainsi u au propre.

Choir ne s'emploie qu'à nnflnîtif, au participe, t quelquefois au passé défini. Outre cela, Yol-

taire prétend qu'il n'est plus d'usage. C'est trop dire : il a seulement vieilli. « Choir a vieilli , et la poésie le regrette. » Marm. On ne s'en sert plus que dans le langage familier ou en plaisantant. « Vous avez laissé choir le tripot de la comédie de Paris. Je m'y intéresse fort médiocrement. » Volt.

Il a sa si bien faire, Qu'en descendant vers nous Chariot est ehu par

terre. Id.

Un astrologue un jour se laissa e/io/r An fond d'un puils. Lat.

Un jeune enfknt dans l'eau se laissa dunr En badinant sur les bords de la Seine. Id.

Peste soit du gros bœuf, qui, pour me faire chair. Se vient devant mes pas planter comme une perche!

Mol.

Un monde près de nous a passé tout du long. Est dut. toutVu travers de notre tourbillon.

(Trissotln). Id.

Des larmes grosses comme pois Lui churent des yeux trois à trois. Scahr.

Faillir, également inusité à la plupart de ses temps , n'a que l'acception figurée. Faillir» c'est commettre une faute ou donner dans le fiux, faire quelque chose contre le bien ou contre le vrai. Et ce qui distingue nettement ce verbe des deux autres, c'est son caractère de subjectivité, c'est qu'il suppose dans le sujet un défaut , une imperfection , quelque chose de fautif, de répréhensible ou de blAmable. Tomber ou choir est l'effet d'un accident ; mais faillir fait concevoir ridée d'un manquement moral ou intellectuel, d'une faute ou d'une erreur. « Puisque nous sommes en usage , moi de faillir, vous de pardonner , couvrez encore mes fautes de votre indulgence. » J. J. c Vous vous êtes mépris (en faisant un quiproquo d'apothicaire); eh bien! l'homme n'est-il pas sujet à fatUir, et surtout dans cette profession? • Les. « Le sot projet que Montaigne a eu de se peindre! Et cela non pas en passant et contre ses maximes , comme il arrive à tout le monde de faillir, mais par ses propres maximes , et par un dessein premier et principal. Car de dire des sottises par hasard et par faiblesse, c'est un mal ordinaire; mais d'en dire à dessein , c'est ce qui n'est pas sup{M>rtable. » Pasc.

TOME , VOLUME. Noms qu'on donne aux livres matériellement pris comme objets qui ont place dans les bibliothèques.

Tome y de xi\tyt\s, couper, diviser, est une di. vision ou une partie d'un ouvrage : un tome en suppose d'autres, c'est un commencement ou une suite. Volume vient de volvere , rouler. Les anciens roulaient leurs livres et ils entendaient part7o2uf)ie chaque livre roulé séparément. Ce mot signifie aujourd'hui tout ce qui est réuni dans une même brochure ou dans une même reliure. C'est un tout distinct. Quelquefois on fait mettre deux ou plusieurs tomes en un volume : c'est, par exemple, quand il n'y a qu'une table pour tout l'ouvrage. On peut même réunir ainsi des ouvrages différents , des opuscules qui aient peu ou point de rapport. Un tome peut à son tour être publié en deux ou plusieurs volumes.

Dans telle édition de Voltaire il y, a tant de

DSCnUËME f AUTUL

volumeif et tant de tomef pont YttMti tur Us mœurs, ,

Dans tin sens dérivé, tome signifie partie d'un tout , et voXykmt se dit des écrits et dee lettres d'une longueur telle qu'on en pourrait fsire un no- /um^.« Croyait- on qu'on pût toujours ignorer le premier fome de la yie de Mme de Uaintenon?» SÉv. «Beposez-vous, ma fille, et ne vous amusez point â écrire des xoXutms, » Id. — « Voilà des réponses qui t'apprendront à respecter tnon crédit renaissant. Je Youlais te parler de ce pays et de ses habitants, mais il faut mettre fin à ce t7o(ume (très-longue lettre). Comme nous avons encore cinq ou six jours à rester ici , et que j'aurai le temps de mieux revoir le peu que j'ai vu , tu ne perdras rien pour attendre, et tu peux compter sur un second %ami avant mon départ. » J. J.

En général , les tomes ont quelque rapport au contenu, au lieu que les tolumes ne se considèrent qu'exirinsèquement, par rapport ft la grosseur, au format, au nombre.» Honoré d'Urfé fit de YAsitéi quatre taXumts..., Baro, son ami, en composa, sur ses mémoires (après sa mort) un cinquième (orne , qui en formait la conclusion , et qui ne fut guère moins bien reçu que les quatre autres rolumef. » Boil. « C'est bien dommage que ce qui arrive aujourd'hui en Italie ne soit pas arrivé quand vous y étiez. Vous aariez «ijouté un tome bien curieux à vos huit io?um<?«. » Volt. tJn ouvrage qui a beaucoup de fom^x pèche souvent par l'étendue, il est .trop long à lire, il aurait besoin d'être réduit : un ouvrage qui est en beaucoup de volumts e^t parfois embarrassant pouf la place ou pour le transport. Quand on cite , on indique le lome et la page : dans les catalogues des libraires on marque le nombre et le format des noiumts. L'ouvrage de tel auteur sera considérable; il en a déjà publié six volumes : les trois premiers tomes ne valent pas les suivants pour le style. « Vous vous applaudissez de votre livre, parce que vos bévues sont en deuxrolumes.» Volt. « Les derniers tome* de ï Histoire ancienne de RoUin faits trop à la hàle , ne répondent pas iuk premiers. » Id.

TONNERRE, FOUDRE. Ces mots représentent le phénomène électrique qui se produit dans certains orages.

Mais il y a d'abord entre eux une grande difTérence, déjà remarquée par Ciceron entre leurs correspondants latins, tonitru eiftUmen. Leton^ nerre est un bruit, une explosion terrible qui se (ait dans les airs: et la foudre est la matière enflammée, le feu du ciel qui s'échappe de la nud d'une manière rapide et impétueuse, et quelquefois tombe à terre où il embrase, tue et détruit. « La poudre exterminante imite parfaitement les éclairs et la foxkdre. Elle a même de bien plus terribles effets; elle embrase et elle détruit jusqu'aux plus solides remparts.... Célèbre-t-on les noces d'un prince , c'est au feu des éclairs et au retentissement du tonnerre, v Volt. Il U)nn$ quand la foudre éclate : « Le tonnerre gronda, les foudres éclatèrent. » Las. Dieu fait gronder son tonnerre, et il lance la foudre. On entend un coup de tonnene; on est atteint ou

frappé d'an coup éefomdre. — X« ^trah àm i» nerre étotms, est eSrayaxxt; les effets t\ foudre s«nt fsnesles, elle re»v«ne t\ \r « Les prèdicotemn docvent rechercher des «cj qui percent, tn tonnerre qui é»e«ve, une*. dire qui brisé le» ecears. a Bo«s. « Êf^csre 'a premier lever oonlre k nlîgiioix féteo^aid u . guerre, sans qie in ramorïté dos di«ax. m crainte des fntdfes, si le del ^ arec le brrti frayant et ses tomwmss, fii«âeot capaU^^ v l'arrêter» * RoLt. — Le tons^erre est une ^ ; par laquelle le ciel vanifesle ses rolostes. i . fin de Y(^dipe de Yollam , le çrziKi jttcîfait connaître en ces termes la cesselion àz } peste:

La mort fUit, et le élem êtS t\A et 4e le mve Aenonee ses bostée paf le veis da ShmÊfrt. Le même poète dit ftiOears :

Déclarei-vous, grands dieux , par le toxx au tm^

nerre, ÊeoUieE : le ciel parie ; eatcuig son tommerr^. b Î^CT arrents ressemblaieni à reo» de ce trmmrrre. Quand, du fisont Sinal, Mee parlât à Is lerre. I0 a S'il a falln effrayer les conscieoces csimsueilea , la parole de Jésutf-Christ a été le fofuwrrr. » Boss. ITn tonnerre effroyable dèclen. le ToVanté des dieux. * Piw. Vais la fmiàre est im Iteau, un instrument de inett dont le ctel se eert pour nous châtier : le foudre putiîsseor (Mol.). » L« foudres de Dieu sont tonjours prêts . el sa cchK toujours enflammée. » Bose. « Rerètas des livrées de Marie , serofis-nons à courert de vms les arrêts de la justice divine et de toes \m foudres du cielf ^ BoUR». « Tos gtÊces. à nos Dieu , sont tombées sur eettx sor ^i veus fee deviez faire pleuroir que vos foudres el rené hdignation. » Vass. « Des maHiears sendAins et inattendus, comme des coups de fimàrs dntitiplies, ont terrassé les mécbants. » Id. Dienx des inforlonéfl, rennrrser nos tVTsat Dans Fabtme oA Xsifoudtt a plongé le» tiums!

— On dft d'iin homme qoe c'est un fo*i«ww, quand il a une voix très-forte et trè»-^ jtaîa : mais on dit que c'est un foudre., xm ft*uàffit guerre, un foudre d'éloquence, si, daus te j combats ou â la tribune, il agit ou il parie d'os!? < manière forte, soudaine et victor^euîse. I

Toutefois, tonnerre se prend aussi shumreimx dans le sens particulier de fondre^ c'est-s-iiri? ' pour exprimer le fluide électrique et les ^ti j qu'il cause. Vais ce n'est que dans le cas où cette idée n'est pas séparée on sépara ble de celk i^ bruit. j

Lo bruit croft, 0 Tedouble, (1 tient coffior sa tmnerre.

Qui 8*approcbe en grondant, et qut fond sar hi ierre.

Volt.

L'Académie prétend que les canons sont appeiéi poétiquement les foudre^ de la gaerre*, Voltairs les a mieoi dépeints en les appelaal

Des tonnerres d'airain, grondants sur les mr^ru. Et il a dit en prose : c Les hommes savent détruire les villes avec un tonnerre artificiel phs terrible que le tonnerre véritable. » — Le brJt étant la partie du fait la plus sensible, h pius

SYNONTSES A RABKAUl DIVERS.

'opre à faire ûopresBioD*, c'est surtout dans le iuple , ou quand on Teut frapper rimagination, l'on dit tonnerrt au lieu de foudre* « Suivant ^icure , ce n'est point du tout par mauTaiae imear que Dieu fait tomber la fMrê à Babycie, tandis qn'il ne la lance jamais sarMemlis.... L'idée qu'un bomme frappé du tonnerre t puni par les dieux, n'est qu'une pusiUanimilé iicule. a» Volt. • Voa lennems sont bons à 'ignan; ils ont un éclat et une majesté aussus de toutes les autres. Lucien n'aurut pas ô appeler cette foudre un yain èpouvantail de ènevière; c'est un Jupiter tonnant. » Siv. Dieu , armé de son tonnerre, se présentera luième à nous comme un Dieu irrité , eomiae un eu ennemi , comme un Dieu Tengear. » Bonan. TORT, INJURE, -- 6RIEF. Lésion, atteinte »rtée à autrui , action ou discours qui le blesse. Le tort attaque la propriété et nuit; Vii^re taque la personne et offense. L'un veut un déimmagement, l'autre une réparation. Qui fait rt ravit ce qui est dû ; qui fait it^ure ou une jure impute des défauts ou des vices. On est autant plus fâché d'un tort qu'on éprouve, l'il est phis considérable Sit qu'on est plus attalé à ses intérêts ; on est d'autant plus sensible l'tnjure , qu'elle est plus sanglante et qu'on a lus d'amour-propre et de fierté. « Nous faisons

nos amis plus de tort que nous ne pensons , )rsque nous défendons leurs opinions sans dissrnement; nos applaudissements ne font que jur enfler le cœur et les confirmer dans, leurs rreurs ; ils deviennent incorrigibles. » Mal.

Que vient demander au juge le solliciteur? e l'attention? Ce serait une offense; de la faeur? Ce serait une ifijt«re. » MikRH. -— « Le lensonge est un mal en soi , non pas précisélent par le tort qu'il fait à la société, mais par injure qu'il fait à Dieu. » P. A.

Le grief, anciennement grevance suivant Niot, est le tort éprouvé par un bomme qu'on rêve ( de gravis , pesant ) , jqu'un souverain harge ou foule , le tort qui est &it par un supé- Leur à un inférieur; et plus généralement le :)rt qui excite ou qui est propre à exciter des laintes. On fait ou on reçoit un tort , une tntire; on a contre quelqu*un un grief ou des riefs , c'est-à-dire un motif ou des motifs de lainte. » Les mêmes griefs dont on s'était plaint eus la monarchie espagnole , renaquirent dans 2 sein de la liberté. » Volt. » Dites-moi s'il est ossible de vivre parmi des gens qui veulent ssommer un homme sans griefs sans motif, ans plainte contre sa personne. 3> J. J. a cisar aande Divitiacus, lui expose tous les griefs qu'il . contre son frère, et le prie de ne point trouer mauvais qu'il fasse lui-même ou fasse faire lar la nation des Ëduens le procès à Dumnorix. » lOLL. K Depuis que le bruit s'était répandu que ;eux qui allaient à Rome porter des plaintes contre Philippe y étaient écoutés , grand nombre le villes y vinrent proposer leurs griefs, dans 'espérance d'être soulagées des torts qu'elles prétendaient avoir reçus. » In.

TÔT , VITE , PROMPTEMENT. Dans peu de temps. Allez tôt^ vite^ promptement.

Hé! parlez. ïiéféebeKjVÙû^prwniftement, t6t. Mol. T^ âiifère beaucovpi de ses deux synonymee. Aujourd'hui on ne le dit plus absolument, allez tôt , mais on l'emploie en l'opposant à tard , tôt ou tard , ou avec un advaebe de quantité , assez tdf , troptdl , plus tôt y bien tôt , si tôt , aussi tôt. — Mais ce qui le distingue surtout, é'est qu'il est relatif à l'époque , au lieu que vite et promptemenê se rapportent à la durée. On part ou on arrive plus tôt que les autres; on marche plus vite ou on achève plus promptement un ouvrage. Si vous partes ou si vous arrivez trop tôt,^ le moment de votre départ ou de votre arrivée est inopportun; si vous allez trop vite, ou que vous exécutiez trop prom/j^ement quelque chose, vous n'y mettez pas assez de temps , vous vous précipitez»

T serona-Bouabiani^

Si vous aHez bien pîts. Rsoii .

• Ce seaa bienfdf que tu seras avec mei dans mon paradis, nous dit Jésus-Christ comme au bon larron , cette vie se paase bien vil». • Boss. « Toutes les jouirnées finissent trop tôt, toutes les heures s'écoulent tn^> vite» » In* « Nous approchons si iôtéo notre fin, et la vie passe si vite. » Sév.

Vite exprime le mouvement, et se dit très-bien des choses inanimées ; aller , eouler , passer etic; la terre tourne vite autour du soleil. cU y a dans ce jugement un raisonnement caché que nous n'apercevons pas à cause qu'il » fait fort vite. » Boss. « Le temps va vite, > Volt. < Gela partit plus vite qu'un trait. » Sav. « La vision de Mbm de Soubise a passé plus etie qu'un éclair, a Id. Promptement désigne la manière d'agir d'un être prompt, expéditif, c*est-à-<lire la maniète dont un bomne s'aequitta d'une œuvre, d'un dessein , d'un ordre. « Se disposer à la communion sérieusement, promptement, efficacement.» BoURO. a Je suis revenue promptement deLivry , pour ne pas perdre un moment de Ceux que je puis employer encore à voir notre cardinaL » Sév. c Faire des projets pour remonter promjnlement des rivières sans chevaux. » Volt. « Trouver le mo3ren de composer de la poudre à vingt fors meineur marebé et beaucoup plus promptement. 9 Id.

Mais comment ferlonff-nons dans ce hsrdi dessein Pour mettre pramptemtmt cette afl^re en bon train?

Rcxsv.

Voyant !« porte euverle, J*ai saisi prmmpiememi reccam» offerte.

Tant pour prendre le fntis, que poer flauev l'espoii Qm pourrait «Itirer Eraste pour me voir. In.

Pour arriver bienidl, iïfaut marcher rtte; pour ' avoir bientdt fini , il fout agir promptement,

TOCCHAHT, PATHÉTIOUE. Qxâ pwduit «ne impression sur T&me.

Towhant vient du verbe <o«cJ^, atteindre jusqu'à, entrer en contact avec; pal^l»^ea été formé du grec irdtOoç, souflirance, passion. De sorte que pathétique enchérit- sur teûehant, » Ce récitatif est un exemple de modulation touchante et tendre, sans aller jusqu'au pathétique. » J. J. « M. de Bernex fit à ce sujet un discours trèstouchant et trës-paf^lfqtie. » In. Il me semble

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