‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 408 sur 426 · URI · texte numérisé non relu

URI

D'ordinaire les choses nous Umehent et nous leuvent : en faisant impression sur nous, elles us provoquent, nous excitent à réagir, nous sttent en mouvement, « Mon &me sera touchée émue. » Mal. « Quand Tâme n'est touchée que r une partie insensible , rien n'est capable de 'mouvoir. Quand elle l'est par une partie sentie , tout est capable de \b. faire sortir hors d'elleôme. » Nie.

Bemuer a même racine qu'^ouvotr et presque

même sens. Seulement, la particule initiale

dans remuer annonce plus d'effort de la part

( la personne qui agit , et plus de résistance de

part de celle sur laquelle on agit , ou de la

irt du sujet. On émeut plus facilement qu'on ne

mue ; aussi dit-on bien qu'un auditoire s* émeut ,

ais non pas qu'il se remue ; le remuer est l'af-

ire de l'orateur seul, et pour y parvenir il faul

Li talent. « Lorsqu'un acteur sent du vide ou de

L faiblesse dans son sujet , et qu'il se représente

ne multitude attentive et impatiente d'être

Tiwe, il veut tâcher de la remuer par une véhé-

tence , une force et une chaleur artificielles, s

ABM.

Que dans tous vos discours la passion émue

Aille chercher )e cœur, réchauCTe el le remue.

BoiL.

D'autres fois remuer exprime une émotion extrardiuaire , à laquelle on ne devait pas s'attendre ilon Tordre naturel des choses. « Quoi I Pauline >t mariée depuis quinze jours , et Sévère n*en a en su ? Cela me parait absurde. Cependant on ) sent remuée .attendri à la représentation; rande preuve qu'il ne s'agit pas au théâtre avoir raison , mais diém^ouvoir. » Volt.

l** TOUCHER, MANIER; — 2« TÂTER, PALPER, es mots expriment l'action, l'exercice du sens Il tact, de celui de nos sens dont le principal rgane est la main.

!• Toucher , manier.

Toucher est général : nous Umchons par toutes s parties du c%rps, et même par Tintermédiaire un objet , tel qu'un bâton ou notre chapeau . ; nous touchons de toutes les façons. Mais on 3 v^anie qu'avec la main , ainsi que l'indique ètymologie , et encore avec toute la main , de )rte qu'elle embrasse la chose. Il se peut qu'on mche légèrement, du bout du doigt, avec le svers de la main; on ne manie qu'à pleine lain , en pliant les parties de la main suivant la )rme de l'objet et en les y appliquant. Je touche ) papier sur lequel j'écris; un enfant manie de \ mie de pain pour en faire une boulette. « C'est &r le secours de ces premiers artistes que nos lains usent du pinceau , qu'elles manient le cisau et le burin, qu'elles touchent des instrulents. > RoLL. ,

Le roi Midas changeait en or tout ce qu'il Km-

chait (J. J.]; pour guérir des écrouelles, au moyen âge, on se faisait toucher par les prêtres (Volt.); le zèbre a les oreilles si sensibles, qu'il rue dès qu'on veut les toucher (Buff.). Mais il ne suffit pas ainsi d'un simple attouchement pour manier; il faut tenir la chose dans la main, ou passer et repasser la main dessus ; dans le Bas-Empire , ceux qui étaient accusés de magie n'avaient d'autre ressource que de manier un fei chaud sans se brûler (Montesq.); on caresse les chats, surtout les petits, en les manianl' (Bdff.). Un musicien touche bien le piano ; uc boulanger mante bien la pâte. Un orateur touchk une matière qu'il ne fait qu'effleurer ; il traite à fond celle qu'il mante. On retouche un ouvrage d'esprit par un seul coup de pinceau ; le remanier suppose de grands changements , même une ref()hte. Toucher les esprits marque une impression partiolle , qui a des degrés ; les manier , c'est en disposer absolument, en maître. D'où il suit que manier est propre à enchérir sur toucher. « Quoiqu'on ait touché et manié les œufs des' perroquets d'Amérique, ils ne se dégoûtent pas de les couver. » Buff. « L'enfant veut tout toucher^ tout manier : ne vous opposez point à cette inquiétude. » J. J. Kous n'osons pas même loucher les serpents que des charlatans de places publiques manient sans la moindre retenue.

2* Tàter, palper,

Tàter et palper sont par rapport à toucher et k manier comme regarder et écouter relativement à voir et à entendre. Ils impliquent l'idée d'attention, de direction volontaire du sens, afin de connaître, de découvrir par son moyen les qualités des choses. Mais tdter , d'une origine incertaine, est un mot commun; au lieu que palper, latin palpare^ est plutôt un terme de science. Ce n'est qu'à force de marcher, de palper^ de nombrer, de mesurer les dimensions, qu'on apprend à les estimer. » J. J. D'ailleurs , on téUe avec attention simplement y d'un seul coup; et on palpe avec une grande attention , à plusieurs reprises et d'une manière en quelque sorte passionnée. De là l'expression familière , pa^er de l'argent, c'est-à-dire le recevoir et le savourer, ou le toucher après une vive inquiétude. « Je tenais ce paquet avec une inquiète curiosité dont je n'étais pas le maître ; je m'elTorçais de palper à travers les enveloppes ce qu'il pouvait contenir. » J. J.

TOUJOURS, — CONTINUELLEMENT, — CON- STAMMENT, ASSIDÛMENT, — INCESSAMMENT, SANS CESSE, SANS RELACHE. Tous ces adverbes signifient qu'une chose est ou se fait d'une manière suivie, non interrompue.

Toujours se dit des choses qui sont : un homme est toujours à Paris, toujours malade, toujours chagrin. Ce mot s'emploie particulièrement bien avec le verbe être et ceux qui mar* quant repos, ainsi qu'avec les adjectifs et les adverbes.

Êludiei la cour, et connaisses la ville :

L'une et l'autre est toujours en modèles rertile»

Bon..

« Ce qui produit de toute éternité est toujours, » Boss, « Le sénat s'opposait toujours constam-

DEUHffiXE PARTifi :

ment i ces lois nri Denses à l'État. » Id. < La volonté de Dieu est toujours sainte, toujown droite. » îd. «Vous avez toujoitrs été avec moi.» Id. c T7ne créature est quelque chose qui n'est pas de soi , qui est toujours k Temprunt. » Id. « Un philosophe (Socrate) qui a toujours vécu au milieu du paganisme. » In. « Le terme où TOUS tendez est toujours infiniment éloigné de vous. » Féw. « La multiplicité et la diversité des biens sensibles sont cause que l'on est toujours dans Tespérance d'y rencontrer le vrai bien. », Mal. « On ne s'imagine d'ordinaire Platon et Aristote que comme des personnages toujours graves et sérieux. » Pasc. « J'essaye d'être fanjour* véritable, sincère et fidèle à tous les hommes. » In. « Seigneur, j'ai toujmirs été sourd à vos inspirations. » Id. « La maladie est l'état naturel des chrétiens, parce qu'on est par là comme on devrait toujours être , dans la souffrance des maux. » In. — Il n'est pas rare de rencontrer towjour* en opposition avec ses synonymes, qui, eux, se trouvent joints à des verbes actifs et se rapportent, non, comme foiijours , à l'état ou à 1^ qualité , mais à l'action . « L'hiver, les alouettes étant presque toujours à terre, mangent pour ainsi dire continuellement.* BD77. c Toute la suite des hommes , pendant le cours de tant de siècles, doit être considérée comme un même homme qui subsiste toujours et qui apprend conttJiuellement, » Pasc. « Les effets du raisonnement augmentent sans cesse, au lieu que rinstinci demeure toujours dans un état égal. a> In. a L'homme garde toujours dans sa mémoire les connaissances qu'il s'est une fois acquises.... Il s'instruit sans cesse dans son progrès. » Id. « Les chrétiens doivent toujours être en joie, comme saint Paul le leur dit sans oesse.i» Boss.

ContinueUcmnit se dit d'une série d'actions qui se rêpètciit et se succèdent sans intervalle, de manière à former un continu ou une continuité^ de maniLre que l'une est aussitôt remplacée par une autre nouvelle. « Ainsi les morts et les vi\'anls se succèJent et se remplacent continuellement. 9 Mass. «Je Tais continuellement de nouveaux cfTorts. » Fén. « Les petites parties du bois, que le feu pousse cond'nud/cmenf.» Mal. « Les accidents de la fortune se ré]»arent aisément ; m,iis comment parer à des évé.iements qui naissent continuellrment de la nature des clioses? » MoNTE-SQ. flc Contre ces discu>sions domestiques le sénat ne trouvait point de meilleur remèiie que de faire naître contimidlement des occasions de guerres étrangères. » Boss. L'ê:>lise protestante ne cesse de produire continue Ueme ni de nouveaux dogmes (Id.). Je reçois continuellement d^s ballots de lettres (J. J.). « J'aimerais mieux de plus vives douleurs et des intervalles; mais souffrant continuellement^ je ne suis tout entier à rien. « Id. « Les expériences que Tintelligence nous donne des effets de la nature se multiplient continuellement. » Pasc. « Mithridate allait continneUement acheter de nouvelles armées de Scythes. » Montesq. a II semble que la chimie soit un quatrième fléau qui ruine les hommes et les détruit en détail , mais continuel-

lement, tandis qm la guerre, la pesle, hfr raine, les détruisent en gtos, nais par m- 1 valles. » Id.

Constamment et omMment se ââsaâ f*i|

genre habituel d'actkm dont on ne se éépart ?t ' qu'on observe d'me mamère rnvicAsme. • L? couve eofisfammenf et si ontdâmenf , qv'dk? * oublie le boire et le manger. • Buff. |

Bourdaioue a indiqué ia. diiiéreDce de ces é^ mots dans le passage suiTant. « Votre ftété ■? I renfermée dans vos devons ccnsîawsmsnt Replis : avancez toujours dans la même rpote s-ii vous détourner d'an pas; et nmlgré Yenmi q:= peut causer une longiie et fatigante codiziDie. n'ayez pour mobile q[ae la raison et la fgti. ?ui chaque jour sont les mêmes , et tpiî cfaaq^e p^ vous appliqueront aux mêmes œuvres. Elle assiste dans vos devoirs assidûsneni prati-ir!$: ayez dans l'ordre de votre vie certaines rèd« , qui distribuent vos aioments, qui partagent tos soins , qui arrangent vos exercices selon la nature et rétendue de vos obligations ; tracez-les vous-mêmes, ces règles, eu eng3gee un sage directeur à vous les prescrire, et faites- vous une loi inviolable de vous y soumettre. » ^ "En d'autres termes , conslamnient donne ridée d^ime loi qu'on suit invariablement, sans s'en laisser détourner par quoi que ce eoit ; an lîru que fBsidûment suppose une règle que d'ordinaire on se fait à soi-même et à laqurfle on a soin de se conformer. Les astres suivent conKammest^ et non pas assidûment, la route qui leur fut tiacèe; mais un chrétien se rend eaÀiûwtent à VésUsc pour prier, un médecin tratte ossidûmtnS son malade. La vertu sacrifie con^foeun^t à Vcrûre et au devoir les inconstances d^une xœagxnatioQ légère et variable (Mass.); en fait de root, il faut consulter ceux qui fréquentent CBÎdûwunt les spectacles (Volt.). Les êtres partScufiers imelÊgents ne suivent pas constammetX "leurs lois primitives (Montesq.) ; il en coule à un boiass de mérite de faire cissidûment sa cour (Lisil). L'oie couve constamment, éUe ne quitte pas m instant ses œufs , nen ne peut f en éloigner; tlf couve assidULment , elle s*en fiât un devoir pviiculier qu'elle remplit d'une manière ponctwQ?. On fait régulièrement ce qu'on fait co«ieciiment; et règlement ce qu'on fait assid&meiû.

Incessamment, sans cesse et sans relâche s?!i: relatifs à fagent qu'ils représentent comme ne prenant pas de repos, comme ne i&rhant pss pied. On ne mnnqne jamais à faire, on fait d'uiîe manière réglée ce qu'on fait constamment et assidûment; on ne se lasse pas de faire . on fiit d'une manière soutenue ce qu'on fait iwtssfrmment, sans cesse ou sans relâche. D'an côù, point d'écart ; de l'autre , point de répit.

Incessamment et sans cesse diflêrent comme l'adverbe et la phrase adverbiale. Incessammeni est subjectif, relatif au sujet, à ce qu'il éprouve, à ce qu'il fait intérieurement.

Mais 14iomme, san» arr^t dans sa coune în^ecséf ,

Voltige incessamment 4e pensée en pensée. Bon.. Sans cesse, au contraire, est objectif, relatif à h conduite , à - des actions extérieures. Thaïes croyait que l\miveis était animé et lempli

.SYNONYMES &*RADi€Ara DIVERS.

;res invisibles qui, suiraut Texpressioa de ^elon , voltigeaieoit fom ceue de côté et d'au- • — Travailler iaeet»amment à augmeater la xaaissance qu'on a de soi-même (Mal.); tralier sans cesse a augmenter ses richesses , à Lêliorer les routes , i dessébher les marais. — Du a rexLoacé aux vaines pompes du moade , on les désire uniquemeot , on y aspire inceswitnetu , on l«s recibençhe $ans relâche, on ne ivaille que pour cela. » Boord. « Les vains efvXs des puissances européennes sont comme » ftois de la mer , cjui sans cesse agitent sa surce sans jamais M changer le niveau; de sorte lie les peuples sont incessemunent désolés sans icun proiU sensible pour les souverains. » J* }. Sans cesse et sans reldeke ne se disent pas on plus iadifTéremment. Sans cesse signifie sans asser , sans finir, sans suspendre l'action , et uppose ime action quelconque ; sans relâche , ans reldcher au se relâcher ^ sans détendre ou « di' tendre , annonce un» action pour laquelle >Q est tendu ^ attentif , appliqué, animé, plein l'ardeur. Notre ombre nous suU sans cesse; un snnemi xk>us poursuit sans relâche. Dans i'inaocnnle on veille sans cesse; le seul m^oyen d'évitar la surprix, c'est de veiller sans relâche. m Télasco, qui croyait voir les Castillans comme destijgres aÎTamés, prêts i déchira son amante. se tenait près d'elle avec l'inquiétude de la lionne qui garde ses lionceaux. Ses yeux étincelants étaient sans cesse ouverts sur ^x» et les observaient sans relâche. » Uarm,

Xes Bomalns , toi^'our; avides 4e butin et de gloire , étaient toujours sous les armes , et entreprenaient contÎMÂteUemeni de nouvelles conquêtes. -<- Fermement attachés à certaines maximes de poUUque, ils les suivaient eonstamment, malgré la diversité des temps et des conjonctures, malgré les changements de la fortune ; et, comme tous les citoyens étaient exacts à prendre part aux délibérations de La place publique , de même les jeunes gens se rendaient assidûment aux exercices 4u champ de mars. — Ce peuple, d'une activité infatigable, méditait incessam^ ment l'asservissement du monde , travaillait sans cesse à augmenter ses forces , à étendre sa puissance, et combattait sans relâche ceux de ses ennemis qui pouvaient et qui usaient lui disputer l'empire.

1» TOUR , CmCONFÉRENCB , CIRCUIT ; — 2" ENCEINTE , SNGLOB. Ce qui embrasse un objet , un espace , rond ou à peu près tel , et le limite de tous les côtés.

Tour, circofrféfeaee et tùrcuit expriment quelque chose d'abstrait, une ligne; enceinte et enclof désignent, au contraire, quelque chose de concret, une borne, une muffSille, une haie, un fossé. Le tottr«. la eircfwférsms$ et le circuit terminent l'objet; VenceitUe dV^nclos l'enferment. Une chose a tant de métces 4>u de lieues de tour, de ctrcon/'^enes, de circuit; une esieeiiue ou un endot est de bois, de pierre, ete. « Il paraissait difficile de sortir de cette prairie. Elle avait quatre lieues de tour; et ce qui en faisait l'enceinte n'éuit qu'une toile de fiÂlin^ qui semblait tiQdue d'elle-même tout aotonr. » Lis. On me-

sure le tour, la circonférence et le circuit; on entre ou on se renferme dans Venceinte^ 4ans Venelos, ou bien on en sort. Babylone avait, diton , vingt-quatre lieues de circonférence (Volt.)- Son enceinte enfermait tout un grand pa^s {Boss*j. « La colline de l'Aventin, d'une médiocre hauteur» et de douze stades de tour^ était renfermée dans Venceinte de la ville. » Roll.

l'Tottr, circonférence^ circuit. Périmètre ou étendue. circulaire.

Tour y mot simple, s'appliqua à des objets plus petits que circonférence et circuit , composés Tun de circum et ferre ^ porter autour, l'autre de ctrcum et ire^ aller autour. On dit bien le tour du cou (ACAD.), d'une colonne (In.), d'un arbre (In.) , d'une bûche (Bufp.). Le corps de ce sarigué avait quinze à seize pouces de circonférence j et la queue trois pouces de tour h son origine,? Jd. «c Ce phoque avait cinq pieds de circonférence à l'endroit de son corps le plus épais, et seulement un pied neuf pouces de tour auprès de l'origine de la queue. » Id. Si quelquefois, comme on le voit dans ces exemples , on se ser^ de circonférence en parlant d'objets de peu d'étendue, ou c'est en l'opposant, & tour qui marque plus de petitesse encore , ou c'est en termes de science^ ou enfin c'est par hyperbole et en plai- [ sautant. ik II faut un roi qui soit gros et gras . comme quatre; un roi qui soit entripaillé comme il faut { un roi d'une vaste circonférence, et qui puisse remplir un trône de la belle manière. » Mol. « Il portait une grande épée dont la garde avait pour le moins trois pieds de circonférence^ » Le5. — Pe son côté, circuit signifie un long tour, au propre comme au figuré. Au passage des Alpes, Annibal voyant, dans un certain endroit, qu'il était impossible de passer outre, < songea à prendre un long détour et À faire un grand circuit, » Roll. Dans un chapitre de VEsprit des lois, intitulé, Du tour de l'Afrique, tfontesquieu dit : « Sans £aire ce grand circuit, il était plus naturel de faire le commerce de l'Afrique orientale par la mer Rouge , et celui de la côte occidentale par les colonnes d'Hercule. »

Circonférence est un terme de géométrie , de théorie , significatif de la périphérie, de retendue circulaire qui se calcule; au lieu que circuit est un mot eommun , de pratique, relatif à la mesure itinéraire, A celle qui s'obtient en allant autour de la chose « en en faisant le circuit On ne dit point le circuit, mais la circonférence, d'un cercie, de la terre , de l'orbite de la lune ; « £catosthène fit à Alexandrie des observations du soleil , qui lui servirent à mesurer la circonférence de la terre, x» Roll. Mais on dit proprement qu'un pays a tant de pas de circuit» « Tout le pays de Romulus n'avait pas trois mille pas de ctrcutt. » YoLT. « Il faut croire que l'auteur a entendu par soixante journées de marche le circuit de toute la province. » In. En parlant d'une ' ville, circonférence a de la noblesse , ou convient pour exprimer le résultat d'une estimation rigoureuse ; pour circuit , c'est le contraire. « On ne doit pas être surpris si Pékin a près de six de nos * grandes lieues de circonférence. » Volt. « Poi- < tien est i$e qu'on appelle propremwtuaa villace,

iOOO

Page 1