‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 414 sur 426 · BUFF · texte numérisé non relu

BUFF

irÉaiVIB&, ATiBSE, COISXATKE. S'aaMUar de la certitude d'une chose*

Fm/ter et anérer ont même radioaL Xaiaaé^'fêr aignifie proprement reconnaître si une chose on qu'une chose est véritable; et onértr, reeonnaliie si une chose ou qu'âne chose est traie» Vérifier s'applique à une allégation, à une asseï^ tion, à un récit; avéfryk une chose considérée an soi, indépendamment de noua, de notre croyance et de nos discours. Une accusatiou esti vérifiée {Uu,), c'estré-d ire trouvée exacU, fidèle;, un crime est avéré (Rac), c'est-Mire trouvé aflectif ou réel. On dit d'une parole (Bouan.),. d'une prédiction (Roll.), d'un calcul (Volt.), d'un oracle(BouaD.), qu'ils sont vérifiés f et d'unedette (Eoss., Volt.), d'une qualité ou d'un défaut (Mass. , Laf.) , d'un miracle (Bonaa.) , qu'ils, aontov^^f. Vous «^rt/iejK un rapport; vousaotfrex un fait. L'écriture et la signature d'un billet étant vérifiées , reconnues conformes à la nain du souscripteur, l'obligation est avéré0 , ia conviction de sa valeur est établie. L'action de vérifier a pour effet de montrer qu'il n*y a point eu tromperie; et l'aclion d'aWrer lait voir que la chose est, que ce n'est peint une chose en l'air, une imagination. « Elle me dit que son cœur lui battait aussi par la frayeur de tomber; c'était presque une invitation de vérifier la chose.» J.i, £i J'ai su par mes yeux avérer aujeurd'hiii Le conuaerce 8«cret de ma femme et de lui. Mai^ ConsUUer, s'assurer qu'une chose coasle ou est oofwfanie, veut dire vérifier ou avértr d'une manière authentique et solide. Un fait wnsliM aet devenu notoire par suite d'une enquête formalle. « Les anecdotes de la vie privée des gens de lettres sont quelquefois ce qu'il y a de plus

difficiU à «MibrtiiaMyiiCvdnikri toire.» D'Al. « Tant élil aia» miii,^^ ^pienseBl «aftsf0(tf , «a flièaa les deu oogpib) For-I'£vA^ru«* » ^'^u;* «& ^ s'ea t«« Uîi» iMri>]Ma eteoMMÀala^cUsanbi jBàmmmfiiéL éufcii pont peasle»r ■ lai «plates doniKaraient itaia da pnfll qa'aUesai coAtne da dépanaa » lu m liias amai 4amc qa'oa: n'omit amaia deanefmainltigpna pour o—ainlar «a fhitamit qaadepMerf^ aa canaalî. publia. » Rou» «Hsjduuitfaiia la. quiazaâae; «a devait daaaer nas ssBMtft» préaanlatinai 4a jPsm, qui ceeMttnd lajn da totti la publia la plaia smcà ^kpmîAra. » JL J»

▼FWIWt BtoiUMMii Fan mir a taa porlar aaa liq^naur boa da vmt^ k cfDtàt

C'aat aa qua oapaa^ espaos aa^eaeoLli- {NMtdna a jooaa 4 cetaa Mée islk di M çHf dfiia la iMineaa iléplaaéa-: elle l'éadd, fHadtf.adsperse. reKaaraMtrfiaeflUii^^ftlmAvdifiisioB. Oa aarca ea haa; oa 9ipmà àstmiÊS oAléB.. «ai voua aappaa fH ImlH èoBBas soat paoffna». an vaiato «il «avals tua seo hàfluasoaa» lea ileavtt m via f «raeH a vépamdêmi <ibaa Jaa diwaisMtmfl is fatii^ et ïêbojiàBnêê, » Laaa. Ce «Bemnamiraie encoipa» «aanaa, apcisFactist,oa«idiBr sur utt aaué poia<; oe qas lem ripsÊés se trouve, aprèa racth», épirpiUè,(liiitau«,ieé Qà et là. Auaai dl^KXi «rar da note nnn; etàun,iMaiBM qui porte aaTW|ÉiB,fRBa garde da r^j^tmàrû.

Oavmmê ideasain; ob fftjpoatf pMnak vouloir; r«aa ne sa«fr» pu aUeatae, au elle aa r^pmmd aa tfia f^jMad «ûu foi «i affaire de la lumière dWe taa^aaKÙd'y aeraerdaràuMa.» Bou. cSiliflHudeeeloi qui boit dans celta eoaya aitisftièie,1NtJiiiD répand i tecra* » iJkr.

Aa figuré* répmndM s?applifauBlàptaMB choses non Iiquidasv ^ u'eo ae « iuftmttp comme déconlant et tomkaaté'n aupav ou incliné (aarrae), mais osaoi <^^tn^ tous sena, aa différents poioti, ei 4w* lieux, aa dilleranU tea^a».idétlottl«al»

gère au mat araser. BéfaMiM m éanma^ tous aôtâa v réfâfidm partoot ^^^^Vf^ rejMMii la lianièra:; «ae ter *^rr^ parâuBadeoB la eampltfae; laiiMUT^ ses txoupaa daaa tous leatitogu <• «JJ* Oa fépanA m loia «»• **^"*' "* ^; ttna héiésie , la brait, uae vm^) ^ ^ r4»and daaa aan anvragi du r^^JZ maûnes, da la riarté^ de ^yf^ ^^ ^ jouement« ela. « Téléau^ •^f*V n corpe de Pisistiata dssiair» é pwj'J^T^ y aiatttait dea parfiuns eapi^t . ^T«^ larmea amtea. » Féa.< I^ «^"tîTi doai oatterali^oa * ^uidé si Iw^gV^ lee peya oîk aUe ait 9^^^^:^^-^ (ont «ewer dea toaaes; 9t» ^^^^^ nale», qu'eUa mvépmiùttémsii^'^''^ mes , déchireol mss mtniUU' » w&t

Lorsque lea daai ^^rbesfàisOAi»^ choses , twter signifie lu tun couleeoa m^

SYNONYMES A HÂBICAint DIVERS.

clioix et mesure, ou bien sur un seul point, an seul objet; répandre ^ au contraire, an- ;e qu'on les fait couler ou tomber en plus .de abondance, avec moins de réserre, ou un certain nombre de points ou d'objets. «Il se de vendre son sang à un prince étranger, ^ qu'il ne doit le verser que pour son pays, 1 veut maintenant le répandre en désespéré tre Vexpresse défense des lois. » 1. J. — Le □ae auteur remercie le prince de Conti « des afaiis qu'il Sl versés sur Vile Leyasseur. et des as dont U a daigné Tbonorer. » Ailleurs il it : « Les bienfaits du roi de Prusse , souvent fandbus avec plus de générosité que de choir, sont pas une preuve bien sûre qu'on les mée. » Les bienfaits versés sont des attentions, s distinctions , des faveurs spéciales; les bienils répandus sont des largesses. — Dieu verse s gr&ces sur ses élus ; il les répand sur tous les >iiinies. — On verse l'argent en petite quantité, j. par une continuité d'écoulement, une succès* Lon plus ou moins rapide de dons ou de dépenses our le même objet ou pour un petit nombre 'objets considérés ensemble; rfyanàire l'argent ndique étendue et multiplicité de dépenses et de ions, çà et là. dispersés sur plusieurs objets. ~ On roit une chose sans verser une larme , ou on ne peut la voir sans répandit e bien des larmes : kQuoII yo\xs vers/ex des larmes! Hélas I tout ce que je vous ai dit m'en fait bien répandre î » Volt. « Sans avoir presque versé une goutte de sang , ni répandu de larmes , la Grèce.... » Holl. — Un assassin verse le sang d'un homme dont il a résolu la mort ; un prince conquérant répand le sang d'une foule d'inconnus, dont aucun n*est ; tué en conséquence d'un dessein spécial.

J'ai plongé dans son flanc (de Zopire) Ce gUive consacré qui dnt verser son sang.

(Séide daas Mahomet). Votr.

c Que de peuples sacrifiés & Tidole de leur orgueil (des rois ambitieux)! que de sang répandu qui crie vengeance contre leur tête ! s Hass. — On 9trsB d'une main avare ou au moins avec retenue; OQ répand à pleines mains. Que si quelquefois on verse aussi à pleines mains , c'est sur un seul sujet , et non sur toute une classe de personnes ou de choses, ^ Les dons (de ce roi) , persée avec justios ,

Da pâle calomniateur NI da serrile adulateur Ne noorriseent' point l'anviee;

Uors la josfes renommée , Kipandëe an deU des mers^ laïqu'aux deux bouts de l'univers Avec éclat sera semée. J. BL Rooss»

TERSION, TRADUCTION. Reproduction dans une langue d'un discours premièrement énoncé dsDs une autre.

F ernon, du latin vertere, tourner, signifie proprement qu'on discours est tourné d'une langue dans une autre; et tradwtion, de traducere^ transporter,, marque qu'il est transporté d'une langue dans uns autre. Or, comme il faut une moindre action pour tourner une chose d'un

autre côté, que pour la faire changer de place, le | d'^ne fidèle littéralité.

mot version annonce de la part de celui qui fiait ce travail une participation moins grande qu» celle de l'auteur d'une traduction, La version est littérale; celui qui la fait ne se permet d'altérer le sens en quoi que ce soit, ni même de changea l'ordre grammatical du texte et la construction des phrases ; il se conforme an génie et reproduit les idiotismes de Toriginal. «Le latin des Écritures n'est qu'une version littérale, où l'on a con* serve par respect beaucoup de phrases hébraî*ques et grecques.» Fén. « Rédiger un abrégé d^ la Bible en meilleur latin que la Vulgate , dont , les auteurs n'ont songé qu'à la littéralité de Vbl version. » Lab. Le mot version signifie par luimême, dans une autre acception, sens, opinion, manière de tourner ou d'interpréter r il y a sur ce fait différentes vertions.

La traduction laisse au traducteur plus de liberté; et de là vient même qu'on dit, une tro^- '. duction libre , et jamais une version libre. Si la i^ersfon n'est qu'une copie , un calque, la tradue* tion est une imitation plus ou moins approchée. Le traducteur y ajoute aux découvertes de la versionle tour du génie de sa langue; il s'y conforme aux lois de la correction et de l'élégance; . en un mot, il cherche à rendre. les pensées comme il les aurait rendues s'il les avait conçues de luimême. Aussi a-t-il son style à lui , et une bomiai traduction peut être dans la langue du traduc*teur une belle œuvre littéraire r telle est la tro^ duOion ftangaise des Géorgiques de Virgile par Delille.

< Si lé traducteur s'éloigne trop de l'origiRtf, il ne «foduifeplus, il imite; s*il le copie trop ^ servilement, il fait une version. N'y aurait-il pas un milieu à prendre T» Hakh. « Si la version (du Nouveau Testament) de Uons a quelque chose de blâmable, c'est principalement qu'elle affecte trop de politesse, et qu'elle veut faire trouver, dans la traduction^ un agrément que le Saint- Esprit a dédaigné dans l'original. » Boss. « (^leïque petit que soit le volume de Longin, Je ne croirais pas avoir fait un médiocre présent au public , si je lui en avais donné une bonne traduction en notre langue. Je n'y ai point épargné mes soins ni mes peines. Qu'on ne s'attende pas pourtant de trouver ici une version timide et scrupuleuse des paroles de Longin. > Boil. Gueudevîlle, traducteur deriTfopte de Th. Morus, dit, dans sa. préface, qu'il a fait une traduction libre , et que , si on n'aime que les versions scrupuleuses, il ne conseille pas de lire son œuvre. Pour l'explication du latin, Dumarsais veut qu'on place c au-dessous du texte la version interlinéaîre , et au-dessous de cette f^ersion la vraie traduction en langue française.^. L'enfant passant de la version interlinéaire à une traduction libre., s'accoutumera insensiblement à connaître par le seul usage les tk^ns de parler propres à la langue latine et à la langue fi'ançaise. s D'Al.

Au lieu de version interlinéaire (d'Al. ^ Lab.) , l'Académie dit traduction interlinéaire. C'est à tort : l'adjectif interlinéaire a plus d'analogie avec version qu'avec traduction; car il donne, comme version , Tidée d'un simple mot à mot ,

iOSO

DEUXlEMS PARTIE :

Quand on fait la traduction d*un texte, on en fait d'abord la version mentalement; en sorte que la version est le préliminaire de la.lrodue- ItoA. Et quand la traduction est achevée, on peut y distinguer la version comme une partie spéciale , c'est celle qui se rapporte à Tezacte reproduction du sens. Fénelon écrit à Lamotte : « On m'a dit que tous allez donner au public une Iraduciion d'Homère en français. Je ne doute point ni de la fidélité de la version ^ ni de la magnificence des vers. »

Toutes les versions latines, grecques, syriaques, arabes, etc., de TÊcriture sainte , s'appellent exclusivement versions. C'est que les auteurs, par respect pour le texte sacré, ont t&ché de le suivre littéralement, de remplacer chaque mot par un mot équivalent de |leur langue , laissant à chaque phrase sa construction , et de mettre l'hébreu lui-même à la portée du vulgaire sous un vêtement latin, grec , syriaque , arabe , etc. Mais il ne suit pas de ce fait , comme Ta pensé Girard , que la version soit essentiellement en langue ancienne , et la traduction essentiellement en langue moderne. D'une part, Bossuet parle des saints empressements des évdques de France à donner des livres d'église , écrits en latin, de fidèles versions. Il dit, à propos d'un de ses ouvrages, qu'il s'en fit une version irlandaise , et qu'on travaille à une version italienne. D'un autre câié , le même écrivain dit quelque part que saint Augustin a soutenu la Téritable traduction d'un endroit de saint Paul (de grec en latin) avec une parfaite connaissance de la vérité. Rollin dit avoir remarqué beaucoup de fautes dans une vieille traduction latine de Diodore de Sicile; et il recommande en général, pour la connaissance des écrivains grecs , de ne pas se borner aux traductions latines,

La différence incontestable de ces deux mots s'explique encore d'une autre manière que par l'étymologie. C'est que, comme au mot traduction seul correspond un Terbe français , traduire , ce mot doit seul rappeler la part ou le travail , ou l'action du traducteur. Si bien que la version est comme un objet qui se considère par rapport i ses qualités essentielles : elle est vraie ou fausse , exacte ou infidèle, pleine de contre-sens, ou bien latine, française, allemande, italienne; il existe d'un livre ou d'un passage plusieurs versions, La traduction, au contraire, se qualifie par rapport à celui qui en est l'auteur : elle est élégante, dégagée ou lourde, diffuse, prétentieuse. Une version parfaite est très-fidèle , et rien de plus : une traduction parfaite a toutes les qualités de style qu.'a su lui donner le traducteur conformément au génie de sa propre langue, Fénelon dit en parlant des livres qu'on doit faire lire au duc de Bourgogne suivant le plan de ses études : «Je ne croirais pas qu'on dût se borner à la Yulgale pour la Sagesse et pour l'Ecclésiastique. Je crois qu'on peut se servir de quelque traduction moins imparfiite. »

Le mot traduction rappelle tellement le yerbe traduire, qu'il en exprime quelquefois l'action pendant qu'elle se passe. < L'évêque de Munster faisait traduire l'ouvrage en latin. Mais les guer-

res ayant retardé cette lrioMf«rf»o» » ^- ^^''' de Castorie souhaita de faire imprîmer tinîsion latine que l'auteur araît reçue- » Bcs--

Si on appelle versions les traducH&ms r donne à faire aux élèves dazxs les coIlè^=^, : moins encore parce qu'on lear demande r tout le sens des textes qu'on leur sonne*! parce qu'il ne convient pas d'appeler leur t-qui n'est point encore fait, d'un nom çii prime ce travail comme fait avec les qiialiie» r dépendent de celui qui en est l*antear.

VERTU, PROBITE. lirTÉGRITÊ ; — HC^^t TETE, HONIŒUR. Tous ces mots désignent Tt^. reuse habitude de Caire le bien et de fuir le si

Vertu est le plus général : il s'appliqae à :: : la conduite de l'homme , particulièremect 1 c^. qui ne regarde que lui , qui ne le suppose pc en relation avec ses semblables. I-*liomme tr-tneus est moralement bon sous tons les rzppor^il obéit à la raison, il accomplit le deroir, p/ qu'il lui en coûte , en dépit même de /« sensîh~ lité et des passions. « Il n'y a point de Ttrtu sbtlcombat! Le mot de vertu rient de force/ la. force est la base de toute iTcrt». La «ertu n'appartient qu'à un être faible par sa nature , et tort par sa volonté. 9 J. J. La rerfu est le contraire du -vice/ < Molière a donné un tour gracieux au vice aree une austérité ridicule et odieuse à la cerfu. >

FÉR.

La proMt^ est uniquement relative aux devoirs envers autrui , aux devoirs de la rie civile , et consiste dans l'obéissance aux lois instituées {ar la société. « Les lois empruntent kan ibrees uniquement des moeurs qui sont aatant au-d&sus d'elles que la vvrtu est au-dessus de la f rehité. » Bartb. < L'observation des \<Às naturelles écrites est ce qu'on nomme proMf^; la pra^qne des lois naturelles non écrites est ce qa*QB appelle verXui cette pratique est propTetnenl l'objet de la morale. » D'Aï.. Réprimer les passiois et les mouvements de la sensualité , rester Mn.jours maître de soi, est une partie essentieUe de la verm, parce que c'en est nue de la morsJiç mais la ^rMti se borne , comme les lois écrites, à nous prescrire ce que nous devons £uie ea société , la conduite que nous devons tenir Œfen les autres hommes. « Une religion sans prgèâ^, c'est-à-dire sans une conduite irréprochable devant les hommes , et sans une exacte régalante à remplir les devoirs de la vie civile. > Bouts. « La 'pro}ÀXè est un attachement à toutes les vertus civiles. » Yadv. — Et encore , dans ces limites, la probtl^ est un principe d'action insaffisant, si la vertu ne s'y ajoute pour le caajiléter; purement négative, comme la justice I li. quelle elle dispose et sert de mobile, elle défend, mais elle ne commande rien, elle se contente d'empêcher de nuire , mais elle ne porte pas à bien faire. La vertu , au contraire , en ce qui regarde autrui, nous donne des ordres -positif, nous conmiande même ce à quoi nous ne sonsnes pas extérieurement et légalement obligés , c'està-dire des sacrifices , des actes de libéralité et de dévouement. La ^<^ité nous rend irréprochables au point de vue de la loi, rien de plus; mais ia ver (u nous faisant suivre les préceptes de It

SYNONYMES A RADICAUX DIVERS

ence et les inspirations bienfaisantes da , nous rend respectables. Cette distinction Lrès-nettement développée par Dudos dans .sage suivant de ses Considérations sur les 'S. «c La fidélité aux lois, aux mœurs et à la ience , qui ne sont guère que prohibitives , 'exacte probité : la verfv , supérieure à la té , exige qu'on fasse le bien , et y déter- . La probité défend , il faut obéir : la i^ertu nande, mais l'obéissance est libre, à moins la vertu n'emprunte la voix de la religion, sstîme la probité, on respecte la vertu. La nté consiste presque dans l'inaction; la «erfu . Oq doit de la reconnaissance à la vertu : pourrait s'en dispenser à l'égard de la pro- , parce qu'un homme éclairé, n'eût-il que intérêt pour objet, n'a pas, pour y parvenir, doyens plus sûrs que la probité, » — Il suit il que vertu dit plus que probité, « Le péché un mal plus grand que la perte de la raison, ce que c'est la perte de la probité et de la tu, » Boss.

Intégrité y du latin tnteorer, intègre^ intact, tier, qui n'a point été entamé , touché , souillé, té , est le nom de la vertu qui n'est point enre corrompue ou qui ne peut l'ôtre. A ce mot Lttacbe l'idée particulière de pureté ou de conance à repousser les sollicitations de l'intérêt 1. les efforts de la séduction. « La disposition >ur recevoir la pénitence comme remède des ichés passés , c'est une fuite des occasions dans tsquelles nous savons par expérience que notre itégrité a déjà tant de fois fait naufrage. » Boss. L'homme encore chaste , et dans la première ntégrité de ses mœurs. » Boord. < Une incoruptible intégrité. > In. « Vous supposez donc upiter moins intigre (qu'un magistrat) et plus Lise à corrompre? > In. « Je cessai de regarder l'un œil de cupidité le coffre-fort du vieux mari^hand; je crois même qu'il n'eût tenu qu'à moi d'en tirer des sacs, que je n'en aurais rien fait. J'avouerai pourtant qu'il y aurait eu de l'imprudence à mettra à cette épreuve mon intégrité naissante. » Les. « Rome avait des généraux assez désintéressés pour conserver leur intégrité au milieu de leurs conquêtes. * Vbrt. « En Perse les rois veillaient avec grand soin à ce que la «ustice fût administrée avec beaucoup d'intégrité et de désintéressement. » Roll. c Intégrité parfaite et qui se maintint toujours à l'épreuve de la corruption. » Id. « Vintégritéj l'incorruptibilité, sont des vertus qui méritent à peine d'être relevées dans Scévola. » In. « La crainte salutaire de la censure était comme la gardienne de la modestie , de la pudeur , de la justice y et en gé. néralde ^intégrité des mœurs. » In.

Honnéieti et hofineur viennent tous deux du

latin honor, qui signifie ornement, parure,

beauté , estime, considération. Les principes d'ac«

tion qu'ils expriment portent à faire , non pas ce

qui esi moralement bon , mais ce qui est morale-

. nent beau, non pas précisément ce qu'on doit,

mais ce qui convient ; ou ils portent à faire ce

qui est bon et ce qu'on doit, considéré conmie

décent, distin^né, ennoblissant. Bn faisant ce

que demandent la vertu et la probité y ons'ac*

quitte, on mérite, on satisfait au devoir; en suivant les règles de Vhonnéteté et de Vhonneur, on s'honore j on s'élève, on grandit à ses propres yeux , on gagne en dignité , on devient à un certain degré admirable, ou au moins comme il faut, on orne, pour ainsi dire, sa vie et son Ame. On commet une mauvaise action, on se rend coupable, digne de châtiment , en manquant à la vertu et à la probité; c'est une honte , une bassesse, une dégradation, de manquer à Yhonnété et à Vhonneur^ on doit en rougir.

Quant à la différence de Vhonnéteté et de l'honneur, elle est palpable. Vhonnéteté est subjective et réside dans Tftme; Vhonneur est objectif et dépend de l'opinion des autres à notre égard. « Couvre ma faute de Vhonnéteté de tes senti* ments ; que ton mérite efface ma honte. Le seul honneur qui me reste est tout en toi ; et , tant que tu seras digne de respect , je ne serai pas tout à fait méprisable. » J. J. « Il est temps de sacrifier au devoir et à l'^nn^fel^ une passion honteuse. Ecoutez une fois ce que l'honneur d'un père et le vôtre exigent de vous. » Id. Vhonnéteté d'une femme, c'est sa manière de sentir, de penser et d'agir; son honneur ^ c'est la réputation dont elle jouit. Qui agit par honnêteté tient à l'estime de lui-même; qui agit par honneur tient à l'estime du monde. 11 se peut que l'honnêteté exige le sacrifice de Vhonneur. On ne perd Vhonnéteté qu'en se dépravant; il suffit quelquefois d'être calomnié pour perdre Vhonneur. Les règles de Vhonnéteté sont essentielles et fixes comme celles de la vertu; les règles de Vhonneur sont variables et sujettes aux préjugés, comme l'opinion. •— La crainte du mépris est si puissante, qu'elle nous porte souvent à des actes de délicatesse et de générosité dont nous serions peut-être incapables sans ce motif ; aussi , dans l'esprit des hommes , l'honneur l'emporte suc l'honn^et^, il marque plus de loyauté, de magnanimité , de noblesse.

YESTHvE, TRACE. Marque du passage d'un animal et particulièrement de l'homme.

Vestige^ latin vestigiumj signifie, dans les deux langues, l'empreinte des pas. Trace ^ du latin trahere, traîner, tirer en long, d'où tractus, traînée, sillon, suite, exprime quelque chose de long ou d'étendu : une voiture , la foudre , un reptile , tout insecte qui rampe , et l'homme qui glisse laissent une trace ou des traces. '

Les vestiges sont formés par un animal ou un homme qui marche sur la terre molle, le sable, la neige , où ses pas restent imprimés ;- et si ces vestiges ou ces pas sont sur une ligne plus ou moins prolongée , ils font une trace.

Le vestige indique qu'il a passé là un homme ou même quel est cet homme. « Que ne ferait point un homme transporté dans une île déserte pour y chercher quelque marque d'habitation, quelque vestige d'homme? » Feu. On sait quelle fut la joie de Robinson, lorsqu'il découvrit des vestiges d'homme sur le rivage de la mer. On confronte quelquefois la chaussure d'un accusé ' avec ùes vestiges remarqués autour de la demeure ' d'un honmie qui a été tué (Volt.)- Mais la trace

Ittt

DEUXIfiXE PAAXK.*

iodlqvt la voie <pi'a «îria un hamaiA : ètPt ou marchtf sur les trëcm de quelfu'ua. Lorsque U Uouue qui a mis bas craiia <mtre dAcoufierte, elle efbce see Iraces- avee m queue (Buif.). -;- « Un satyre , qui suivait une nyo^e qui fuyait tout éplorèe , n'arrêU et dit : Je passe ma vie sur les tracêê d'une betg/Oe tooucbe, maUMUieui qttand je la peursoie, plus malheurenz encon lorsque je l'ai atteinte. • MomsQ. — On reconnaît, on constate des vuÈigm; on suit une trou ou des froMt. Ce qu'on ooneidtoe dans le ««sfi0C^ c'eel son existence néoie nu «a Ibisa; dans la ffwes, c'eet sa direetion.

Vmtigey qui désigne an pn^pie «M marqua pmfonde et distinoU., pfoduite |iar l'impression dHin corps, signifie a» tgooré quelqiw cbese de Téel on qui a de la eoasistnDQe, un xests ou une partie qui reste d'un olyel qui n'est plus. La iracê est plus légère, pkisauperfioieUa, plua ebs^ traite; c'est un trait, une ombre ou je ne sais qnui de vague. Il ne reste d'iue chose réelle aucun vettigey et de son existenoe ancune Hwee. c Les cailloux creux se fonbent, dit-on, autour d'un noyau. Mais on ne voit aucun débris, auoan vuUge de cette prétendue matière du noyau .« .. Doit-en supposer qu'un aussi grès noyau te fût anéanti, saus laisser anenne Ime» de ton existenoeT » Bnrr. « On fait aemer da isin aux tous les eodroits laboorés, et llherbe oaahe bientôt les vetttgesdu travail...; et an ne vuit nulle part la moindre Iraes de ouHum. » J. l. Un finit n'a laissé dans l'histoire aucun «esli^ , quand il n'est consacré par aucun monument bietofiqne; il n'a laissé dans rbistoira aucune tmes, quand lien d'historique n'y fait allusion. U ne reste plus de vestige d'un édifice (Mass.), d'un bourg (Laf.), d'une nation (Mass«), dHae couleur (BoFF.); il ne reste plus de imm d'ardre (Fte.), de liberté (Cottd.), de certaines doctrines (In.), de certaines vérités (Boss.), d'une querelle (VoLT.)i on regarde les aouvenirt CGnase des Ptûus ûtites dans l'esprit ou dans la mèmoice.

Du reste, comme veMift est le eeul 4e ces deux mots qui reproduise exactement un mot latin de même signiflcatien , Il ne diflète quelquefois de (rocs qu'en ce qu'il eet plus noble : selon l'Académie, on l'emploie surtout dans le style soutenu. MassiUon dit dce eroisés qslls allaient en terre sainte adorer < les traem des pieds du Bauveur , « et quelques lignes plui lein , «usa aacrés vestiges. »

YÊTEMENT, HART, «nCLBinmT, AQQOU- IHEMENT. Ce qui sert A couvrir le corpa.

Le vêtemefU ne se considère que par rapport à cette destination eeramune. 11 est ooomode ou gênant, large on étroit, chaud ou léger, dur ou délicat. Bt cette destination , le met véîemênt la marqua bien d'une manière absdue. « Suivant les stoïciens, quand nous laissons notre corps, nous ne taisons que poser un vétefMmt incommode. » J. J. « Qu'était-ce que le vêUmmU de sainte Thérèset un rude citioe. » Bouan. < Saint François Xavier était aussi peu attentif à sa nourriture, à sa demeure, à son vêkmwmi. » In. « Fournir à quelqu'un la nourriture et le «Itoment. » Id. « Pourqtioi voua mettez-voua en peine

pour la «IfsMeul? » P« S«

veiller iœ que l'esdave ait ^ véiêmad. » MoirnsQw « I-es ▼Acîtobl» ^. sans e^femenl et sans noarritora. • Voix » . trouvé dans plus d'une Ile «!«■ pci^les x. iTfînntisiaitnl pas laa nlleaa#eaCK. •* Ia. * I^ ^'maisoQs, de bons ^iUmemts , d« la ban&e câ avec de bonnea lois et de la lilaerté. > Lu *. ùài de religion ona eu une conitaïte dâreâfs contraire à celle qu'un a eue «aa lait de wésr%r de logemeiA oi de nourritiwa. » ^» ^ Les rn:: palea ofiaupationa de notre aaptea soat js i»^ Bant,la nouiriUfu at la sHi— flaïf * 1^

M^bit^ (tu latin bebiHia, mumâére dâoC 3 i {hàberé^ son ooipa, dona na me Uemt ^suxwcment, alginfie le u^ifumnf <|aa^ à «a ferme si sen apparenea : rfcaM^et de «all>» oa aeiie ex. kettr,ricbaoupB0vm« boUaat aa ^uj^eate.tJ mode aa sumaé, loag oa oeort. X. X dans son JAnOt , reoomaBandB «la aeaiir 2i fanu au laage dans leur udaaipwr» mt ii d'insensés gouverneurs qui menacent iaoïu éiàm' d'un kahit plua flraeâsr et plus afmjadv cosacr d7utt cb&tîment. Ceat pomfnei, asr isea ^ae « vétemitU n'est que peari^a^ et la mommoffUé, Vhàbit est ansâ {uwr ïnaananÉ, et ^ee ne*. ooflspaaé à oshii de 'iilriiaf, est fnpra &. éémgner qudque diaae de fÉss dimnigiiè an di moins commun, flobdà la made^ k la trawniTy, à respegnole, à Tanliqns (Acàn.). Ia «aané d« kùbits (Botmn.). « Ua nanlean de BBen qmi n'a de sa profession que le caiaetère et l'fteètl, en «voir la sainteté et le aèie.»ln. «Stre dans oes hebjte. » In. < âe monirar à rd«rlme aw dce kobftf magnifiqaes et InUame. » ia. k Ik bebù de beurgaoia. » Boea» «la bai souvent oeua un hahù de piéié. «Isl

mie poU et rAeiii dégoieent <Dèa lige de douaeaas, «ara Imèèa prit rte- Mt de pbileeopbe. » Rou.. k Aaxav* et xvr siècles, le pourpoint et la petit maamau èaiea rfceWI de toutea laa ooura.« Fecr. « U pôm fidaaaid et aes comyagimua ufseam aor k nr vafe n'ayant peur àoèék que dee Jambesur d^ chinés de e^iemsntt d l^si^o daa mnatagmida* In. « li vous cbangeraa ma edtwasafr de aavages en Mbii9 royuas. «la. « Uyase dit & A»> mée : je vous demande qae vaoe vêtmnmOt déiafcréa en magaiftfi

«nsnlta, comme fcsM aa rapporta i Pexlérieur, 1 exprime les drrarsca feimea de «É»eieem que l'usage et la mode eut fût a^ftor suivant les temps , les lieux, les eens, les «adiUoas, les élals« les exercices comme ia

divertissements, ua bal , une aoce , ee psar des fêtes et des cérémonies, eu pour deuil à la mort d'un pamnt.

VhabiUemmi^ maniera de alisfaaisr eu unniére d*Aebtt, est pr^ne à une personaa, el sa pas distinctive d'une nation, d'un sièda, d'aa condition ou d'un mxt, « Soua Simea le Hao* dmbée la feunesse prenait plaisir à m psrer é ricbm MbHUmesat^ et portait VèabU aitilaira» C'est aenuant un Mbât de fiastmâe. cXi

SYN0NYHB8 l ftAJUeàUX 9IVERS.

ixmxt «le Moto fàitpvr )iiî-nte«^ft me grocso 3 avec une barbe horrible, une physioBOfoie taaque et im haïbHlemtni qwi l'art «aoore ks. 7» FâM. « An Ue« 49 chaptaa, il u*vwx 'un boxuiet de nuit, «atortUlédoJimretièrcisde rérca&tas oonleuai, et Mt Acri»UaMM( 46 Uto dt une manière de turhaiL » Scabr. Boordale , dajis un de aea eermona, s'^èvse contre riains habilUmênU immodestea. fue ai la coame ni la mode n'autariagrooi jamaia, iaîvant i. XJhabiî mX xéglé par rmai^e, VMbiUem$nt i^^ikd 4u goût oa de la fantusie de chaeun. &UX personnet portant le mlaie ktM pea^ent banmoias difléner par Vhabiikmentt eiÛTant iUT Tiwmijkre de e'ajusier , aaivant ^«^elles eavaat ispoaer leur MM ai ec plua ou moÎDe de soin a <le n4^li0cnoe, ou suivant qurelles enaf loient a n'empiolant paa, oa fu'eUee eai|iloieQt bien « nuJ oartaine aecessoire» arbitrairee, daetinéa jnehansear XhaHt sans en Jeûre eeeentielleoMyoi Mutie, ceoune deataUea, tubana, .niaaolKitas, abot, ornements de tète» coUiers» boudes et kiffàrenta bijoux plaoée lar différentes parties du :orpe. « te jour de la aopvésentation venu, cbaqua auteur ne s'oecupa que de aon hobUU' ment. » Laai « Pourquoi ne sais-je pas distingoée des auirea par Tor et la pourpre ^ue je auia en état de faire briller dans aon ^oMliameat? > KotLi» Mme de Sév^aé dit au sujet d'une femme qui ne aavait pas s'aiuster : « Son htMkmnu m'a paru une mascarade, e

QuelquefMsl'bafrt^JeaMal, aa lieu d*ètve pvopre àuae eeaie pessoaae, oovrient & une espèce daas \e genre : parmi les soldats qui tous poatent ràoM sûlilaiDa, lea buseerds se dislioguent par la rickeese de leur AaMileiaeHt. La .toge était Vbobtt des Aoniains, et le latietaae (loite de loge à laiige bordure de poiirpM>, VhMU$mmi des sèoalaujs (ftou.).

L'aecautpaaieal est an hMIUmmi «iagalier^

bixarra , ridisula. Veltaiie éH au enjet dea|»èni-

tents :« Ce serait un beau iqpeetaele que r&ar(4>«

en capaeboa et en masque, area deux petits

trous rends dera&t les yeuxl Peaee^V-on de

bouse foi qne Dieu préllèM oet aeeeirtwsweat 4 un

}Q8tauoorps? • Il se peM aussi que l'aeeeuIrsaMni

soit qiHlqus cboae de misérable. Sertorius s'atta-

ebait les barhana de VBepegae en leur donnant

des tnniqaM et des cottee d'armes des plus

belles étoffes; « a* aela ebanaît aes peuples,

qui n'avaieot Jamais oonmi qftt'ttaavie presque

sauvage et les pbn tUs aeeeatremealf. > Aou».

YÈin, i£vïkn], uàmuiy Awcmi, ja-

MrA. hovi le oeqpo est amiTsct «ftemralaipè de

oartaintt cboses.

TttH^f9ciHè oêA m distiagaés rua de l'autre âuBshr*pavtie,p. lil.OoiastaMtideee qu'en perle d'antinaife poar le besein et la eemmodité; oa est reutflii ée ee qu'en porte par>dea« sus le Tètement comme un insigae, une aarque d'boaneiir ou de 'dignité. Le pritre et le magistrat, vétut plus ou moins légèrement saivMit la nisoB, M nontrent dans l'exeiatce de leur ebarge nHt%t de tels ou tels babha^ eemme il oenyieDt va hottBMO de leur ordre.

HoèiOtf , du latin ftoMiff, extédauc» a xappott

à la forme, iTair, & la manière dent on est mia» au point de rue du goût^ de la mode, ou relatl« vement à oartaines circonstances, comme une cérémeoie joyeuse ou funèbre, un bal, une zuKa. ou un enterrement. Vêtu ou revêtu^ on est con-f yert ; bobtlU. on est «juste <m mis de telle façoou « Par un progrès ultérieur et révolutionnaire^ les Xemmes en sont venues à t'habiller sans ae véiir^ grâce aux tissus légers qui, en dessinant les formes de leur sexe , ne refusent aux yeux qne la nudité absolue. » Lab. Un bomme bien vêtu , c'est-à-dire commodément , de façon à braver les intempéries, peut être mal habillé y c'està-dire sans élégance, comme on ne s'habille plus» ou comme on ne doit pas s'habiller dans le cas où il se trouve. On est différemment habiUé chez les différentes nations, et dans une même nation suivant les caprices de la mode. U y a des personnes toujours mal hahUlées faute de soin ou de goût pour la toilette.

Affublé et fagoté signifient étrangement babillé« Mais ce qu'il y a d'étrange dans VaffiiblnMtU, c'est la obose même , elle n'est point faite pour être portée par celui qui en est couvert; ce qull y a d'étran^ dans U personne fagotée, c'est U manière dont elle est ajustée. Aussi afftilénB se dit-n qu'avec indication de la chose, et fagoté^ avec indication de la manière. « Le dronte a des ailes et une queue disproportionnées ; on le prendrait pour une tortue affublée de la dépouille d'un oiseau* » Buff«

Vous voilà fa^ioié d'une plaisante sorte. (ICoscarifle « Lélie » dégoisé en Arménien, daaa YÊtourdi), HoL.

— « Quelquefois les chasseurs, pour aurprendne les oies sauvages, se présentent affublés d'une peau de vache et marchent en quadrupèdes» « BuFF. c Ah 1 mon Dieu I miséricorde 1 Eat-il temps d'aller en masque? Qui vous a fagoté comme cela?» (Mme Jourdain à M. Jourdain, habillé en Turc, dans le Bourgeois gentilhomme). Mol.

YICIBDX, CORROMPU, DÉPRAVÉ, PERTERS.

Qui a des dispositions au mal ou à mal faire, qui n'est pas inoralement bon.

Vicieux, plein de vice, exprime une disposition naturelle; corrom/pu et dépravé, qui a été corrompu, dépravé, annoncent , au contraire, un défaut acquis , l'altération d'une situation antérieure, qui a été changée de bien en mal. On est ou on n'est pas né vicieux (L^br.). On dit propre* ment des inclinations wcieuses (Agau. , J. J.). Mais on dira, en ayant égard à l'état primitif, d'où le péché originel nous a fait déchoir, que nous sommes corromptu et dépravés, « Tout nous est occasion de péché ; tant nous sommes dépro' vés et corrompus. » Boss. L'homme vicieux est mal né ; l'homme corrompu ou dépravé a dégénéré. T^'eua n'a rapport qu'au défaut et à son degré; corrompu et dépravé se rapportent aussi à la formation du défaut et au temps de sa formation : on n'est pas assez vicieux, et pas eacore assez corrompu ou dépravé, pour faire telle ou telle chose. Vicieux qualifie plutôt un individu, l'individu pouvant apporter en naissant des dispositioae contraires au bien ; on se servira plutôt de conmapa et de dépravé en parlant d'un peu-

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