PREMIÈRE PARTIE
ropinion que Ton a de sa sûreté. » — L'Académie dit : « Ils le regardaient, sinon comme leur maître, au moins comme leur chef. » On s'en tient , sinon à la lettre , du moins à l'esprit.
Ces locutions ne sont pas seulement synonymes, quand on les considère dans le discours comme modificatiyes d'une assertion antérieure , mais encore quand* on les emploie pour exprimer dans la réalité une restriction, une réserve, à la suite d'une concession, d'une renonciation, d'une perte. Alors elles diffèrent à peu près de même. — Au moins a quelque chose de plus doux ; il convient au langage d'un homme résigné , qui passe condamnation sur ce qu'il accorde de luimême, moyennant une compensation qu'il demande ou accepte. « Vous voudriez entrer en composition et £adre subsister le principe, au moins pour les justes. » Pasc. « Quand nous ne pouvons pas empêcher l'action, nous purifions au moins l'intention. > In.
Grand Dieu !....
Je l'offre tout mon sang, défends à» moins ma gloire.
Volt.
Vous pourrez rejeter ma prière, liais Je demsnde a» moins que, pour grâce dermère^ Jusqu'à la fin, Seigneur, vous m'entendiez parler. Rac.
J. J. kousseau, après avoir dit qu'il se condamne à un silence étemel sur ses malheurs, ajoute : «Je compte trop sur la Providence pour ne pas espérer au moins le bonheur d'être justifié après ma mort. » — Du moins est plus rude et plus brusque; il marque qu'on cède à la nécessité , et c'est une expression ordinairement propre à la vengeance ou à la colère , qui , contrainte de renoncer à un certain avantage, prend d'ellemême tel dédommagement . faute de mieux.
Dans son perfide sang Mazael est plongé ,
Et du moins i demi mon bras vous a vengé .Volt.
Et périsses d» moins en roi, s'il faut périr. Rac. « Votre parti est, puisqu'il faut porter des fers, d'aller porter du moins ceux de quelque grand prince. » J. J.
Si son cœur m'est volé par ce blondin funeste.
J'empocherai du moins qu'on s'empare du reste. Mol., ÉooU des femmes. Amolphe*.
Il faut convenir qu'on peut dans certains cas fort rares , il est vrai , employer l'une ou l'autre préposition indifféremment , et même supprimer l'une et l'autre , tant leurs nuances distinctives sont alors délicates et peu importantes pour la pratique. En voici un exemple. H a failli tomber ou mourir; il a failli à tomber ou à mourir; il a failli de tomber ou de mourir. C'est-à-dire il a été sur le point de tomber ou de mourir; peu s'en est fallu qu'il ne tombftt ou qu'il ne mourût. D'abord on a dit seulement il a faiUi d, c'est le
4 . Pour là moins et tout au moins ont aussi chactn sa nuance propre. Pour U moins parait mieux convenir quand il s'agit de quantité. « Urne faut jwur le moins neuf Jours de bonne santé pour me faire partir joyeusement. » SÉv. « Les triumvirs n'eurentr-ils pas pour le moins Koiani de puissance que les décemvirs? » Boas, c Gela se monte bien tous les ans à trois mille francs pour le moins. » Mol. « J'ai pour le moins autsnt de colère que vous. » Id. « Le scandsle fut tout aussi grand pour U moins. » J. J. « CeUe femme a pour le moins soixante ans, a pour le moins vingtcinq ans plus que moi. v MoirruQ. Mais tout au
seul tour recommandé par l'Académie jusqu'au milieu du xvizi* siècle ; puis , tout à la fois , t{ a failli àêtila failli de (Acad. 1762). Enfin on dit également aujourd'hui, toujours suivant l'Académie, il a failli à et de tomber ou mourir, et, sans préposition , il a failli tomber ou mourir. Nous croyons qu'il a failli à est tout à fait vieux et ne se trouve plus que dans les livres écrits ayant le xix* siècle , dans ceu^ de Voltaire et de J. J. Rousseau , par exemple ; qu'il a faiUi de se dit bien rarement et a déjà passé, et que l'usage veut présentement qu'on supprime , non pas soavent, comme dit l'Académie ('1835), mais toujours la préposition d et 1* préposition de devant l'infinitif qui suit le verbe faillir. C'est, au reste, une manière d'abréger déjà observée au xyiu* siècle. « Je gagnai une fluxion de poitrine dont je faillis mourir. » J. J. « Il vit des mœurs nouvelles , et faiUit en être la victime. » Id.
Il en est de même de survivre quelqu'un , qui n'a jamais été fort employé, et de survivre à quelqu'un. Survivre quelqu'un ne se dit plus : c'est qu'apparemment il exprimait tout à fait la même chose que survivre à quelqu'un, Roubaud a donc eu tort de chercher à les distinguer.
STNONYHIS DES VERBES PASSIFS DONT LE RÉGIHB EST PRÉCBDé, d'un CÔTÉ, DE LA PRÂPOSITIOR
dey DE l'autre, de la. PRéposiTioN par.
£tre suivi , accompagné , précédé , vu , aimé , haï , honoré , craint , saisi , frappé , etc., de et par quelqij'un, de et pa/r quelcjue chose. — De et par crainte, de et par dépit; de et par force; d'avance et par avance ; de préférence et par préférence.
Les prépositions sont destinées à marquer les rapports des choses, et non les choses ellesmêmes, leurs qualités ou leurs actions. Si le même rapport se trouve exprimé par deux prépositions , il y a entre elles synonymie. Mais cette synonymie n'étant que partielle , puisque les deux prépositions sont alors également usitées ^ quelle différence peut encore fÎBLire distinguer l'une de l'autre et décider laquelle il convient de préférer dans tel ou tel cas? Elles ne sauraient guère différer encore , si ce n'est par la manière plus ou moins générale , vague , étendue , ou particulière , expresse , étroite , dont l'une et l'autre signifient le rapport commun. Le même rapport qui a coutume de lier deux ou plusieurs choses se trouve quelquefois avoir lieu entre objets qui ne le comportent pas d'ordinaire , ou bien qui d'ordinaire ne le comportent pas au même degré. Ce sont là deux vues de l'esprit qui déterminent presque toujours àprendre de deux prépositions, équivalen-
moins est préférable par rapport i l'étal ou à la qualité. « Si les pensées ne sont pas ici tout i fait noires, elles 7 sont tout au moins gris-brun. » Siv. « Qui lui a dit que ce n'est pas là une installation d'un roi déjà établi, ou tout au moins déjà désigné de Dieu avec un droit certain à la snecession? » Boas. Et toutes les hauteurs de sa folle fierté Sont dignes tout au moins de ma sincérité. Mol. c Je le tiens tout au moins pour suspect. » J. J. c Si cela était vrai, Je serais un extravagant, toutats^ moùw.s Id. « Si sa fortune était petite, elle était sûre tout au moins. » Lav.
SYNONYMES QUI ONT LE HEKE RADICAL
tes en apparence , Vime de préférence à Tautre. Or, il est de &it que les prépositions les plus usuelles, comme d et de, employées dans des locntioas qoi ne diffèrent d'autres locutions qu'en ce que céUes-cl contiennent d'autres prépositions , comme par, pour, «kc, sont celles qui expriment le rapport de la manière la plus générale , la plus indéterminée, la moins spéciale , la moins remarquable. A>nr nous en tenir à de et par qui , placés après les rerbes passif , serrent à marquer le rapport d'an agent qui modifie et d'une chose qni est modifiée , nous dirons que de désigne cette modificatian comme elle se fiût à l'ordinaire , ou ce rapport entre choses entre lesquelles il existe d'ordinaire , ou ce rapport sans rien de particulier gui le spécialise , ni de précis qui le détermine.
Uème , à en juger extérieurement à Taide de Voreille seule , il 7 a dans l'emploi de par quelque chose de rude, d'inaccoutumé, de moins coulant, de moins iadle à proncmcer, qui arrête et témoigne qu'on a ea dessein d'exprimer plus fortement, plus spécialement le rapport, et de le taire remarquer davantage. De nous est si fomilier qu'il passe inaperçu. Il était suivi de son domestique signifie un rapport tout simple , un lait qui ne donne pas à réfléchir, qui n'offre rien de particulier à l'esprit, qui ne sort pas de Tordre «unmun. Il était suivi par son d(Mnestique signifie le même rapport, mais en annonçant qu'il n'a pas lieu comme à l'ordinaire, soit que le maUre se soit fait suivre par son domestique de peur de quelque danger, soit que le domestique ait suivi son maître pour l'observer, pour épier ses démarches.
Ainsi, telle est la différence qni existe entre les deux prépositions de et par, alors qu'elles paraissent pooToir être indifféremment employées et se suppléer Tune l'autre. De est plus général, moins caractérisant pour la circonstance; il marque souvent une modification produite sans action précise, sans volonté spéciale, sans intention expresse d'agir : c'est la différence du général au particulier, de l'indéterminé au déterminé, de l'habituel à Textraordinaire , de ce qui arrive comme de coutume , sans rien de plus , à ce qui arrive dans des circonstances et d'une manière spéciale en vertu d'mteintention bien marquée. Des exemples sont nécessaires pour dissiper ce que cette dictinctiicm peut avoir d'obscur ou de douteux.
I3n général est suivi de son armée , et suivi de près par les troupes ennemies. Un homme est suivi de son chioi ou d'une personne , qui marche derrière lui sans aucune intention; on est suivi par des voleurs, par un agent de police.
Accompagné de énonce simplement un fait, celui d'une peisonne , qui , en compagnie d'une ou de plnsieiirs autres, parcourt tel ou tel chemin ; accompagné par réveille naturellement dans l'esprit une idée de surveillance ou de respect. « Télémaque était acc<mipagné par Minerve. »FéN. Un prince marche précédé de ses gardes. On ne doit ae hasarder dans certaines contrées que précédé par un guide.
On se fait suivre, accompagner ou précéder par et non de quelqu'un , au moins la plupart du temps; c'est que la plupart du temps on se sert
de ce tour dans des occasions particulières, où il est besoin de marquer intention, acte spécial de volonté.
Le soleil est vu dé tout le monde ; il est vu par les Américains, quand il ne l'est plus par les Européens ; il y a des corps célestes qui n'ont été vus que par quelques astronomes. Utfe personne est vue de tous ceux qu'elle rencontre; le juge d'instruction, voulant constater qu'elle était en tel endroit à telle heure , recherche par qui elle a été vue.
Un honune, une femme sont aimés de tout le monde. Un homme est aimé de tous les partis ; par ses collègues, par ses adversaires mêmes. Cette fenune eàt aimée de tous ceux qui la connaissent; dans sa jeunesse , elle a été aimée par son cousin.
De même , on est haï de tout le monde ; on est haï par ses proches , car c'est ici une haine remarquable , peu ordinaire , à laquelle dn ne s'attendrait pas. Je suis haï d'un honune qui fut toujours mon ennemi , et ha! par un homme qui a été mon ami. La haine , qu'exprime haï par , peut aussi se faire remarquer en raison de sa force ; de atténue l'idée ou l'ailaiblit en l'étendant, en la généralisant. Tarquin était ha! de tous les Romains, et spécialement par ceux que sa tyrannie avait particulièrement blessés , conune Bhitus.
Honoré de indique un honneur rendu habituellement : un père est honoré de ses enfants; honoré par un honneur particulier , rendu dans Tine certaine occasion : il fut honoré par le roi qui daigna l'aller voir chez lui.
Vous dires d'une manière générale : Il n'y a pas à balancer pour un roi entre être aimé et être craint de ses sujets; et d'une manière particulière , dans un cas unique : Ce roi fût aimé , en même temps que craint par ses sujets.
Une seconde différence , dérivée de la première et plus apparente , consiste en ce que par et de s'emploient plus volontiers, l'un au propre, et l'autre au figuré. Cela doit être. De ces deux prépositions laquelle, si te n'est de, c'est-à-dire celle qui entraîne pour accessoires la généralité et l'indétermination , e]q)rimera un rapport vague , idéalisé, transporté du physique au moral? Toutefois, cette différence n'est pas décisive; il y a, conmie on a pu le voir par les exemples précédents , des cas où l'on se sert des deux prépositions au physique , et d'autres où on s'en sert également au moral. Alors , pour se guider dans le choix de l'une ou de l'autre, il faut recourir à la première distinction.
On est saisi par des voleurs; on est saisi de crainte , de douleur. On est frappé par un maître ; on est frappé de terreur, d'épouvante. « Quand on exerce les sens extérieurs , on se sent actuellement frappé par l'objet corporel qui est au dehors et présent; au lieu que l'imagination est affectée de l'objet , soit qu'il soit présent ou qu'il ne le soit pas. » Boss. Un édifice est consumé par le feu ; un homme est consumé d'amour ou de regrets. Un voleur a été vu par quelques personnes; on est bien ou mal vu de quelqu'un. J'ai été blessé par vous; et j'ai été blessé de vos propos. Une action, chose abstraite, métaphysique , est suivie (f une autre, et non par une autre; la mort de
PBEMltHE MRf m
Géear M tuMt é» gnttdi prodigts. On eit admiré pair tout le monde , quand on reçoit de tout le inonde des témoignages extérieurs d'adQiiration; ^ admiré de tout le monde, quand on inspire à tout le monde le sentiment intime de Vadmira*tion. On dit $aign»r (iu MX, au figuré, pour signifier, manquer de courage dans Vooeasion; on ne pourrait pas .donner ce sens éloigné à sfUgneit pair le tien ^ il représenU trop préoisément le Cait physique.
C'est toujours à ce caractère essentiel de généralité et d'indétermination, d'une part, de parti- Gularité et de précision , de l'autre , qu'A en ftiut reyenir. Si sa réalité avait encore besoin de preu- Tes , il serait facile d*en trouver. Ainsi la préposition de est si bien indéterminée , au moins comparativement à par , qu'elle exige la suppression de l'artiole là où la préposition par exige qu41 demeure : il était suivi de soldats , par les ou poir des soldats. On prend une ville d'assaut, e'est la manière ordinaire ; on la prend por surprise , c'est une manière rare et remarquable par cela inéme. Pareill^aent, on voit de ses yeux, on touche de ses mains, on entend de ses oreillos; mais un aveugle voit par les yeux de son guide.
Une autre preuve résulte du sens évidemment attaché à chacune de ces deux prépositione dans eertaines locutions synonymiques , dont elles font toute la diflërence. Ainsi de et par servent quelquefois à exprimer le motif qui fietit agir : de erainte , pair crainte; de dépit, pwt dépit. Bn pa/ reil cas, de ne convient que dans les phrases absolues, et par dans les propositions où i*on ajoute au mot qui le suit quelque déterminaiif i on recule de crainte , on recule pa^ crainte du poignard , de la mort, de la Justice; on quitte de dépit Une réunion où l'on se trouve , on la quitte par dépit de s'y entendre railler. De crainte et de dépit sont de véritables adverbes , qui ne demandent et ne souffrent rien après eux.
i)e et par ont encore entre eux le même rapport dans les locutions advexi>iales , de forée et par fo/rce y d'avance et par ovoftee.
De/bree implique une force générale, vague, sans précision, sans rien qui la signale : de gré ou de force y c'est-é-dire , qu'on le veuille ou qa*on ne le veuille pas ; j'y vais , mais J'y vais de fores , c'est-à-dire , contre mon gré.
Tu te ûds obéir ou de /orée ou de 'gré. Lav. JPor force annonce une force éminente, remarquable , une insigne violence ; aussi l'Académie lui donne-t-elle pour équivalent, à force ou/verUy de «<ve force. « Labérius fut humilié de son métier, quoiqu'il le ftt par force. » S. J.
lyawxnee ne contient que l'idée d'anticipation; por avance y Joint celle ilPempressement , d'intention spéciale , de prévoyance et de précaution. Un débiteur , qui paye d^aoanee , paye avant le temps , et voilà tout ; celui qui paye par avouée a un motif particulier, il cramt peut-être qu'à l'échéance, il ne se trouve avoir dépensé l'argent qu'il possède aujourd'hui. Dans oette phrase, faire des dettes c'est se priver d^awinee de l'argent qu'on recevra, peur omnee serait tout à fait déplacé, One prévention ou «n préjugé eet une opinion prise d^awxnee (S. S.)$ «n babilo écrivain se, trouve
avoir répondv dPmMmeo , eaia ■'endrater , à tmitee
les ol^ections qu'on devait lui ûdre (J. J.)^ les remords font participer dPmwMe les méchants à la réprobation du démon (Mass.). ICais par o^Mines est de rigueur dans des exemples tels que las sui« vants : « Jésus-Ghriet annonce par aoamee toutes ces choses à ses disciples, afin qu'ils n'en soient pas suipris lorsqn'ellas arriveront. » Bourd. « La secrat de trouver la mort douce et consolante, c'est à» se détacher par emmce de tout ce qu'elle nous enlèvera. » Mass. c Yoler par avotioa était trop de prévoyance pour moi. » J. J.
Pareillement, on emploie de préférence quand on est presque indifférent , et par préférence quand il s'agit d'une préférence expresse. Aussi de préférence est bien plus rarement employé que por préférence , le mot préférence indiquant déjà par lui-même un choix, c'est-à-dire une action réfléchie et volontaire, «c On n'écoute que ce qu'on veut entendre par préférence. » Comd. « Vous donnez votre attention , lorsque vous vous occupez par préf4renee d'une idée qui s'offre A votre esprit. 3» In.
Il y a entre le français et le latin une grande analogie , quant à la manière dont ces deux langues se comportent à l'égard du complément des verbes passife. Nous suppléons aux cas des déclinaisons latines par les deux prépositiona d, qui répond au datif, et de, qui répond au génitif et à l'ablatif. Le complément du verbe passif se mettait à l'ablatif en latin; aussi le fSûsona-nous précéder en français de notre préposition de , représentative de l'ablatif. Hais quand les Latins voulaient exprimer une modification plus spéciale , plus remarquable , ils avaient recours à une préposition, ab; de même nous, en pareille circonstance , nous ne nous contentons pas de notre de, si usuel, si fréquent, et signe d'un cas, nous nous aidons d'une préposition H>éoiale . por. Seulement les Latins ne trouvaient la modification remarquable, digne d'être rendue d'une façon précise et particulière , que quand elle était produite par un être animé. La règle est différemment appliquée, mais la même au fond.
sYMOHTMiB DB |.A paéFoaiT}ûif d Avsc x»Bs paîposiTioHs mr » par , oiwe , petir , ato.
A cheval, tur un cheval; etc. — Juger d et par (juger sur) ; au moyen , par le moyen ; tomber , jeter à terre; tomber , jeter par terre,— Pêcher d la ligne çt avec une ligne; se battre à Tépée et ovee une épée ; avoir aJOfaire à et avec quelqu'un; rapport à et avec; comparer d, comparer aoec; etc. — Bois d et pouf l^rûler ; table à et poiM* jouer; attentioa, fermeté, attachement, etc. , à eXpour^ propre, bQn, util^, etc., d et povr; etc. — Btc.
Lorsque deux expressions synonymes diflèrent seulement par des prépositions qui en font partie, celles-ci désignent un rapport commun , puisque les deux «cpressioQs sont synonymes; mais elles le désignent , ohacune à sa manière , puisque les deux expressions sont usitées. Or , quant à la manière dont elles désignent un même rapport , deux prépositions ne peuvent di£Eërer. sinon en oe que
SYNONYMES ffU ONT
Ymm h mpt^Bmlsn wmo plot 4a ngamt ot d» prédsion que Taum, «t comme plus étroit Ce £ût, dôii STSBQ4 «t établi prèeédemmeat, T» I6- «eroir ici un aouTew àêgté d'évideoM.
Puvi ks prépoaitiais françftiaes , il en «fl
4eux , 4 et de , que ToBafe a dépouillées pretqoo toukooent de Imr nimr ofigmelle, pour leur bira âgaifiir lei apports les plus générvox, les plus s}»traits, les plus faguos , notamment ceux que iei Istiss et les Grecs rendaient par les eas de leiuB MiosisoQs^ le datif et le génitif. Cette abieeee d'originalité leur drame uns sorte d'aptitude wnrmUe à marquer les rapports des choses, npports indiqués, d'un antre cM, par des prèposàioQS ^léciales. De là une foule de synonymes , pour la distinction desquels une seule chose est d'ordinaire à observer « c'est qu'd et de, quand ils «xprimeatle même rqiport que les autres prépoàtions, Is font d'une manière moins ^éci^, moins rigoorsuae, moins remarquable, ou montrent ce rapport comme ordinaire ou habitueL Cest ainsi , et ainsi seulement , que de se distingue deporapr&e les rerbes passifs. A plus forte raison est^ ainsi qu'à doit différer des prépoeitions stir , par, aese, four^ etc. , quand il lui arrÎTO d'en être qrnonyme, puisque y a dans à encore plus deugue, d'indéterminatMm et de généralité que dans de. Tout ee qui suit nom à l'^qyoi da wtte conclusion et la met hors de doute.
A et sur marquent toas deux qu'on se 89t d'une chose comme ^un sontun pour ihiye une action, avec cetlt difiérenoe quo à ne s'emploie que quand c'est une habitude générale de faire la môme acr tion en prenant la même chose pour soutien. On va ou on vient d pied, d eheval; on transporte dei hêgag» d Ijie ou 4 dos d'âne; les marins transportent quelquofoia d bras les marchandises du port dans la ville. Mais on va ou on vient sur un âae, on monté sur «n ias; des bateleurs marchent pendant plnsienn minutée sur las mains; des soldais tnasporteeit tur leurs bras ceux des leurs qui Oit été bleaaés ; parce que les choses ici représentée! comme fl4NitieBs pour faire ke acr tioos, que ces phranas expriment, n'ont point reçu de la nature ou de rusage cette destination. Par une raison aaalos^) û <»^ emploie comme soutieQ pour faire on* certaine action une chose qû sert ocdinairenwnt de soutien , mais pour ûdre une antre action, swr sera le mot propre. On dira dons mouler d cheval pour partir, pour s'enfuir, pour se promener; et monter siir un cheval ou sur son cheval, quand ca sera pour arriver à d'autres bots, et pu euoaple , pour s'élever an-dessas de la /ooJe qui emptebe de voir un spectacle. 8w est eaoQTs le seul mot à employer , quand on partKularise de quelque façon la chose qui soutient. Qa i^avanee ou on est monté sur un cheval foogaeax. Qa chion &it d pied le voyage que son naître ftit d cheval ou «n voiture; et on Faocou- <oae i marcher syir les pieds de derrière, elo.
A et sur sont encore synonymes k la suite du veri» eetHcr, dans ke expressions vtUUr à et «iUer tur; maia «etUer sur implique l'idée d^uae vifliliBee particulière, extraordinaire, et c'est poorquei aenl il se dit Men el ptinaipaleweiit,
LE MtHE RADICAL. T1
lorsque l'action da «s^er a pour ébttt wm pei^ sonne. Quand il exprime comme MtUsr d une vi« gilance relative aux chmeê , il U représente oomme plus spéciale et plus attentive. Dans cette phrase de J. J. Rousseau : «Vous m'offires quelqu'un de votre choix pour vêiOêrà mes efSets, a àla place de «eîHsr d, v$iU$r tmr marquerait pina dasoin, une vigilance qui tiendrait de |dus prés son objet On osiUe d U santé et à l'éducation de ses sn- Ihnts (MAaM.);on«eiUestir leur pudeur(lloHTi8Q.). *• YeÙler sur se rapproche sous ce rapport de «etUer pour; il s'en éloijpAe cependant en ce qu'il signifie une vigilance d'en haut, d'antorité, une sorte d'inspection on de protection , au lieu que «eiUer pour ûgnifle une vigilance de prévoyance, on plutdt de pourvoyance, qui entoure, qui écarte les dangers, en âiveur et à la place de celui pour qui on veille. « Les deux yeux sont égaux , placés vers le milieu et aux deux côtés de la tète, afin qu'ils puissent veiUer commodément tROHr la sdr veté de toutes les parties du corps. * FdH. Tons cependaai tel 9êilimpotir mon repos. (MiUiridste à Xipharts.) &ao.
Cest ainsi que s'attendrtr tm quelqu'un marque un sentiment qui tombe sur une penonne mialr heureuse; et s'attendrir pour un soitiment favorable à une personne pour laquelle on s'intéiesia.
rAyPÀR.
Ces deux prépositions servent à srrprimer eo à l'aide de quoi on forme une induction.
A s'emploie de préfé'renoe, quand il s'agit de tout un ensemble de signes apparents et d'une intorprétation généralement si (hcile, que leur seuls inspeotioa suffit pour en ftiro apercevoir Is sens; por, quand Tinterprétation des signes, en ce cas bien particuliers , offre des difScultés et demande plus de finesse, un travail plus sxprés, plus spécial. On juge, ou plutAt cm voit d l'air d'un homme, d sa contenance, d sa voix, d sa démarche, d ses manières, qu'il set en colère; mais on juge aussi qu'il est en colère poir une contraction instantanée de sa physionomie, por un mot qui lui échappe en passant; un magistrat habile sait découvrir par les réponses embaciassées d'un aocuaé qu'il est coupable.
A l'oeuvre on conniat l'sriisaa. Lav.
Je vois à votre mine Que vous voulez dormir. Id«
Si Ton en peut juger a l'air de son visage, Elle se platl ici bien mienz qn'en son village. Rio*. Reconnaissez, Abner, è ces traits édatanis, Un Dlea tel aoleord'hnl qo*» flht daas tous les tempe.
cJane poisxeecnnattre Fesprit français d tant de barbarie, ni soupçonner un honnèta homme tur des imputations en Pair.» J. J. «Ne diriex*vous pas que ce magistrat Juge des chœes par leur nar turet» Paso. « On ne juge point les hommes par leurs pensées , on Iss juge m» tours actions. » J. J. Ce dernier passage , comme to premier dn même anteur , montre qu'en ce sens sur peut passer pour synonyme des dsux avtrea prépœitions à et par. Mais sur a cela de particulier qu'il ne s'omploie que quand il s'agit de signes extérieon, superficiels, et par cela même propres à tromper, an moins le plus souvent. Juger sur les appûencoii êm l'étiquette du saob