IS
qai suppose on retoar plus oa hkhos prochaîA Ters mon ami> outre qu'elle n'aimonce pour lui aacune priT&tioa fâcheuse^ •— Dans Britanniems Agrippine , aband<Mmée de tous et réduite à n'être plus rien , s'écrie:
Que dU-je? L'on m'énie , et d^ déUùssiê,,., AhS |e ne pois , AUnne, en souffrir la penste. Mais dans Iphigéme Glytemnestre dit en s'éloignant un moment de st fille pour oourir à Agar memnon et rereoir ensuite :
Auprès de rotre épooi , me fitte. Je tous Uisi», Seigneur, daines m'atteadrey et ne la point quitter.
SÈCBEÊL, IttSSÊGBraL Oter l'humidité, rendre sec
J>e imprime m second mot une signification ablatiTe et complétive. Quand tous séehex «n corps , tous ne lui dtez rien d'essentiel , dont le besoin se fi&sse sentir en loi après votre action, vous faites seulement qu'il ne soit plus humide on mouillé. Ainsi , les vents lédisnt les chemins; on sèche les larmes de quelqu'un. Mais dsss^cfcer indique une privation: c'est ravir à un corps son Jus , son suc, sa sève, de manière qu'il devienne dur, coritce, sans saveur ou sans vie, en un mot, qu'il se dénature plus ou moins. Après la pluie, les herbes sèeketU bien vite , giftce au soleil ; mais si son ardeur est trop grande , elles se dessèdieM et meurent. < Viendra l'été, 6 herbe terrestre, viendra l'ardeur du grand jugement qui te àessëchera jusqu'à la racine.» Boes.
D'ordinaira la différence consiste seulement en ce que la particule initiale dans dettécher est complétive analytique : iécher exprime la sorte de changement; au lieu que destéd^er dépeint le changement s'effsctuant ou représente l'état qui s'ensuit comme complet, comme aussi grand qui! peut i'étns. «Dans le nouveau continent, les hommes n'ont ni borné les torrents, ni »éché les marais. » Butf. « A mesure que l'on a défriché les terres et deuédié les eaux , la température du climat sera devenue {^us douce. » in. «La vertu est comme une plante qui peut mourir en deux sortes : quand on l'arraclw , ou quand on la dessèche.,». U arrivera quelque intem]^rie qui la fera sé^er sur son tronc : elle paraîtra encore vivante ; mais elle aura cependant la mort dans le sein. 9 Bon. Une fleur desséchée est tout à fait séchée et ne conserve pas même l'apparence de la vie. « Bien, dit l'ficriture, dessèche les racines des nations superbes. Vous voyez qu'il les dessèche , <f est-àrdiie qu'il les fiât mourir jusqu'à la racine.» Fis.
BfONIUSR, mbHHmm. Prouver, établir, Cure voir qu'une diose est, ou est telle ou telle.
On aperçoit sans peine dans démofUrer son double caractère complétif analytique et déterminatif . On merort , quand il n'est besoin que d'une indication , ce sur quoi il n'y a qu'à jeter tes yeux pour comprendre ou pour croire; on démontre par des raisonnements ce qui ne se comprend qu'avec effort. Démwtrer emporte qu'on fait passer Tesprit par une suite d'idées. Le physicien mowlre la divisibilité des corps ; le métaphysicien démontre l'existence de Dieu, la divisibilité de la matière à l'infini , l'immortaUté de l'âme. On se sert bien de motUrer quand il s'agH
d'une preuve qui conclut da fidt à la possibilité. < Passez la mer, dépouillez votre père, inontre;r à tout l'univers qu'on peut chasser un roi de son royaume» » Labrutârb (parlant du prince d'Orange). « Dans ma neuvième satire , je pense avoir montré assez clairement que , sans blesser r£tat ni sa conscience, on peut trouver de méchants vers méchants. > Boil. On WMUre qu'un corps tombe, et on démontre selon quelle loi.
D'ailleurs, k démontrer s'attache l'idée d'une preuve rigoureuse , irrésistible , et produite avec appareil, on du moins conformément à des règles dont il n'est pas permis de s'écarter; on ne se sert guère de ce terme que dans l'école et en matière de sciences.
VOUES » DÉVOUER. Se dépouiller de quelque chose pour en faire offrande à Dieu , à la patrie ou à une personne qu'on révère.
Us correspondent de tout point aux moti latins vovere et devo^oere^ dont le second, en vertu de sa particule initiale, est ablatif et complétif. C'est une remarque que font expressément Cardin pour le latin, et Roubaud pour le français. Vouer annonce un simple renoncement , et dévouer un sacrifice; celui-ci exprime te détachement sur tout ou un plus grand détachement. Voiser a rapport à l'engagement , à la promesse qu'on fait de céder , d'abandonner telle chose ; ce qui caractérise dévouer ^ c'est la plénitude du renoncement , la totale abnégation. C'est pourquoi on ne dit pas se vouer , mais se dévouer à la mort, le sacrifice n'admettant ici aucune réserve. « Stméon et Marie , au jour de la purification , se dé^ vouent à Dieu comme des hosties. » Boas.
On voue ses services à un prince, en se mettant à sa disposition ; quand on est dévoué à quelqu'un , on est tout à sa disposition , on lui est entièrement soumis, jusqu'à ne plus s'appartenir. « On se voué à Dieu ou au pubÛe , dit Gondillac , lorsqu'on s'engage à donner tous ses moments à l'un ou à l'autre; <m se d^fxwe à une personne à qui on se donne entièrement, de sorte qu'on n'a plus d'autres intérêts que les siens. »
Une femme qui quitte le monde pour entrer dans le cloître se voue à Dieu (Boubd.). Mais « Marie s'est dévouée sans exception à Dieu , dans les plus rigoureux sacrifices qui devaient être les épreuves de sa vertu. » In. Et les religieuses de Port-Royal s'étaient dévouées d'une manière pleine et oitière au mystère de rBucharistte (Pasc.). D'autre part, les prêtres sont spécialement voués au Seigneur (Bourd.). Mais « combien y a-t-ilde prêtres qui veuillent soutenir les fatigues du sacerdoce , y consumer leur vie , s'y déwmer et s'y ssxsrifierf » In. On est voué à Dieu par le baptême , d^tTOU^ par le martyre. Deux personnes se vouefd l'une à l'autre par le mariage; Eustache de Saint-Pierre se dévoua pour sa patrie.
OOULER, DÉCOULER. Se mouvoir, OU piuseir avec fluidité , se répandre.
De dans le second mot est dégradatif et analytique. L'action de découler se fait de haut en bas d'une manière lente et continue; elle a trait à un point de départ, à quelque chose d'élevé d'où tombe le liquide ; ainsi l'eau d^eouls d'une voûte , du linge étendu ; la sueur, du front ; le sang» d'une
PREHIfiRE PARTIE
plaie. « On voit découler des eaux vires et des ruisseaux du sommet des Tolcans , comme il en découle des autres montagnes élevées. » Buff. « Les fentes se sont dès lors peu à peu remplies du suc lapidiflque ^ui découlait des bancs supérieurs. » lo. Couler exprime le £&ii simplement, sans rapport au lieu d'où descend le liquide , ou d'une manière synthétique , sans montrer le mouvement s' opérant successivement et passant par divers degrés.
PÉRIR, DÉPÉRIR. Tomber en ruine, prendre fin.
La nuance distinctive du second tient au caractère dégradatif et analytique de la particule de. Il est relatif à un état antérieur de santé , de prospérité ou d'éclat d'où la personne ou la chose déchoit , et il marque un affaiblissement long et graduel. « Périr se dit des choses qui finissent par quelque accident ; dépérir , de celles qui tendent naturellement à leur fin , parce qu'elles perdent peu à peu leur force. Un vaisseau périt par la tempête; un bâtiment dépérit. Les troupes périssent dans un combat; et elles dépérissent^ faute de vivres. Quand on se sert de périr , au lieu de dépérir^ c'est une expression figurée, pour présenter la chose plus près de sa fin. «Tels sont ces tours , périr de faim , de misère , d'ennui. » Gond On périt d'un coup d'épée , de mort subite; on dépérit quand on est consumé par une maladie de langueur et qu'on s'éteint lentement. Dépérir représente l'affaiblissement successif de tous les principes de vie , et montre toutes les phases de la ruine. « Un arbre ou un animal qui prend en peu de temps son accroissement périt beaucoup plus tdt qu'un autre auquel il faut plus de temps pour croître. > Buff. « Le corps croit, se développe , se fortifie ; il dépérit , il se courbe , il dessèche. » Id. Un édifice périt dans un tremblement de terre ; il dépérit , faute de soins et de réparations , quand il s'écroule peu à peu.
PEINDRE, DÉPEINDRE. Décrire ou représenter quelque chose par le discours.
Dans dépeindre , de apparaît conmie une particule complétive analytique et déterminative. c Le premier de ces mots , dit Condillac , est plus général; le second ne se dit que des peintures où l'on représente plusieurs choses , ou une chose avec ses détails ; c'est proprement décrire avec des couleurs, peindre une chose en la développant. Tous deux se disent au figuré : les passions sont bien peintes dans cette tragédie , et les caractères y sont parfBdtement dépeints. > Ainsi , on f>etnf en grand, d'un seul trait, ou tout au moins •brièvement; on dépeint en particularisant, en représentant sous toutes les faces , en indiquant toutes les qualités, soit extérieures, soit intérieures.
Ensuite , dépeindre est plus caractéristique : on dépeint avec exactitude , et même avec une exactitude rigoureuse, trait pour trait; car ce verbe marque un rapport à quelque chose d'où part l'action et qui sert de modèle. On dépeint en faisant le portrait fidèle , en rassemblant tous les traits qui caractérbent , de manière qu'il ne soit plus possible de confondre avec autre chose , et qu'on reconnaisse infailliblement. C'est presque un terme réservé au langage de la police,
tant il suppose d'attention à bien retracer l'inuige de la personne. Dans V Avare , le commissaire dit à maître Jacques , au sujet de la cassette : « Hais dépeiffnez-là un peu , pour voir. » Et dans Jf. de Pourceaiignac , l'Exempt s'écrie à la vue de ce ridicule personnage : c Ouais 1 voilà un visage qui ressemble bien à celui que Ton m'a dépeint. « «A la façon dont les voisins dépeignirent un homme qu'on avait vu sortir de l'hôtel , etc. > J. J.
Peindre n'est relatif qu'à la vivacité de la représentation : < C'est , dit Fénelon , non-seulement décrire les choses , mais en représenter les circonstances d'une manière si vive et si sensible , que l'auditeur s'imagine presque les voir. » Dépeindre exprime de plus la fidélité de l'image , et par conséquent des détails.
Il suit de là, qu'on dépeint toujours ce qui est et d'après nature , au lieu qu'on peint quelquefois ce qu'on conçoit et d'une manière imaginaire. « Lorsque vous peignex des héros , vous faites ce que vous voulez ; ce sont des portraits à. plaisir. » Mol. « Cet homme, tel qu'il fut réellement, et non que d'injustes ennemis travaillent aie peindre. > J. J. cNi Cinna ni Maxime n'ont dû être tels que Corneille les a peints. » Volt. — Fénelon a bien observé cette différence. « Le poëte , dit-il , ne fait jamais mourir personne , sans peindre vivement quelque circonstance qui intéresse le lecteur. 9 Et ailleurs il parle « de la modeste simplicité avec laquelle Suétone nous d<petnf Auguste dans tout le détail de ses mœurs. »
HARGHE, DÉMARCHE, itouvement des animaux et particulièrement des hommes , en tant qu'ils vont ou s'avancent.
Marche signifie le fait, et démarche la manière; l'un est indicatif, et l'autre caractéristique. On observe , on épie la marche d'une personne , c'està-dire l'événement ou le fait d'aller de cette personne; une personne a telle démarche , on U reconnaît à sa démarche , on décrit le comment de sa démarche ou ce qu'elle a de particulier.
Au figuré , ces deux mots se disent en parlant de la conduite. Mais marche^ radical pur, se prend d'une façon générale et tout abstraite pour marquer la simple direction ou le cours des actions , la route qu'elles prennent ; au lieu que démarche les caractérise en elles-mêmes , matériellement, les fait connaître comme bonnes ou comme mauvaises. En conséquence, on dit la marche, et non pas la démarche des passions, des affaires , de la nature , du coeur ou de l'esprit humain, des événements, d'un gouvernement, d'une langue, de la poésie; et, une démarche bonne ou mauvaise , louable ou blâmable, scandaleuse , impertinente , généreuse , hasardée , funeste, honorable, honnête, de quelqu'un. >- Et lorsque le mot marche se rapporte aussi à la conduite d'un homme , il n'en détermine pas les caractères essentiels, ainsi que démarche; il en exprime seulement le sens ou le cours , la vitesse , l'assurance et la qualité d'être plus ou moins aperçue , en un mot tout ce qui regarde la forme et non le fond : une marche tortueuse , rapide, incertaine , cachée.
Yoy. pour plus de détails, Marche, démarchr, otture.
NIER, DÉXIBR. Ne pas accorder oa ne pas dejnenrer d'accord , ne pas conyenir.
D'abord d^ter est ablatif; car il signifie Cure êprouTer une priTation à quelqu'un , lui enlever quelque chose , c'est-à-dire refuser.
Loi-mènke, applandiMant à son nudgre génie, Se donne par set maios Tenoens qu'on lui Jénié,
Bon..
Le ciel m'k Jàtiê tkub pliilosopliie. Mol. c La sépaltore ecclésiastique est déniée aux comédiens. 9 Boss. Nier désigne bien aussi quelquefois cette action de refuser, mais c'est d'une manière moins propre, moins expresse, et simplement en paroles; en sorte que lUer c'est dire qu'on n'a pas , et non faire qu'on n'ait pas. «gtraton accordant VinteUigence aux opérations de son chien de chasse, la niait aux œuvres merveilleuses de la nature. > Yolt. « Il est probable que les Grecs connaissaient cette harmonie que nous leur niùnt avec beaucoup d'impudence. » In.
D^autre part , d^iuer est déterminatif ; c'est d'ordinaire un terme usité seulement en jurisprudence, où ii exprime le négation formelle d'une dette, d'an crime ou d'un dépdt , et plus spécialement la négation d'un aveu, par laquelle on défait ce qu'on a fait , on se dédit de ce qu'on a dit , on le rétracte. « Au premier interrogatoire , il avait &it plusieurs aveux, plus tard il a tout âénié. » AcAD. « A l'aspect du bûcher, à la veille de paraître devant Dieu, les Templiers revinrent contre les aveux qu'ils avaient £siits dans les tortures : ils les datèrent tous. » Lbrot. < Aulu- Gelle ne put se résoudre à mettre ainsi les parties hors de cour; jugeant l'un très-capable de dénier ce qu'il devait, et l'autre incapable de demander ce qu'on ne lui devait pas. » Roll. «Le fait concernant l'audience prétendue accordée à M. Falconnet est étranger au suppliant; mais M. Falconnet le d^ite formellement. » Bbaum.— « Le ministre , dit Bossuet , parlant de Jurieu , ne nie pas que les Grecs niaient avec nous le culte des saints. Il ne dénie pas qu'il n'ait accordé le salut aux Grecs , aux jacobites et aux nestoriens. »
NOMITER , DÉNOMIIER. Désigner une personne OU' une chose par un nom.
Le second est déterminatif. « Ifom , dit Condillac, mot choisi arbitrairement pour être le signe d'une idée. Mais si, d'après les qualités connues d'une chose , on se détermine à lui donner un nom, cette manière de la désigner se nomme dénmninatiùn. Chaque chose prend sa d^omtnofio» de la qualité qu'on y remarque plus particulièrement. » Ainsi , on nomme pour distinguer dans le discours; on d^omme en taisant connaître parle nom; on d^hofnme comme on déptini à la police, et ce veri>e composé marque le soin qu'on prend d'arrêter l'esprit sur la personne de façon qu'on ne s'y trompe pas , qu'on en ait le signalement. C'est une de ces expressions de légistes, dont on se sert surtout dans les actes. Le substantif dénomination , quoiqae d'un usage plus étendu , a le même caractère.
«On donnera à chaque pièce de monnaie la déwominaiion d'autant de livres et d'autant de sous que l'on voudra, parce qu'il est aussi aisé de donner on autre nom à une chose qu'il est difQcile
de changer la chose même. » MoirnsQ. « On a donné le nom ou plutêt la dénominaUon de demimétaux à l'antimoine , au bismuth et au zinc. » BuFf. « Il ne faut pas ôter à U molybdène son ftom pour lui donner celui de piomda^tne; car cette dernière dénomination n'est fondée que sur un rapport superficiel. » In.
« Les choses sont dénommée» par ce qui prévaut en elles. « Boas.
]f OMBRER , DÉNOMBRER. Faire le compte pour savoir le total.
Nomibrer appartient au langage commun, et il marque si peu l'exactitude et la rigueur du calcul, qu'il se dit surtout en parlant Sb choses qui ne sont guère de nature à être comptées , à cause de leur grand nombre. « L'arithmétique ne suffit pas pour nombrer les sottises et les calomnies de ce misérable Fréron. > Volt. « Je ne pus nomhrer les mets qui s'offrirent à ma vue , tant la Providence avait soin d'en pourvoir l'archevêché. » Lia. Quand d'une voix de fer Je fnipperais les eieux , Je ne pourrais momhrtr les charmes de ces lieux. Lat. « Qui voudrait nowdtrer tous les gens de loi qui poursuivent le revenu de quelque mosquée, aurait aussitêt compté les sables de la mer et les esclaves de notre monarque. » Momteso.
Dénombrer est un terme d'administration qui signifie faire le compte détaillé , déterminé , précis des habitants d'une ville , d'un empire. En logique , le mot dénombrement désigne une sorte d'argument par lequel on conclut du particulier au général , et qui n'est juste qu'autant qu'on n'omet aucun cas particulier; car, alors, il y aurait dé^ nombtement imparfait, et partant sophisme.