‹ Dictionnaire des synonymes de la langue française avec une introduction sur la théorie des synonymes, ouvrage qui a obtenu de l'Institut le prix de linguistique en 1853 et en 1858 (volume 2)Chapitre 96 sur 426 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

seulement en nison des biens des contribuables, mais en raison composée de la différence de leurs conditions et du superflu de leurs biens. » J. J.

Les choses départies sont de purs dons , des grâces; elles sont sans relation par conséquent aux titres de ceux qui les obtiennent ; en cela tout à fait différentes des choses réfMtiiet qui ne sont assignées qu'en raison et en proportion de ce que chacun est en droit d'attendre. Un bienfaiteur laisse une sonmie pour être déparUe aux pauvres d'une commune ; le maire la répartit selon les besoins des uns et des autres et le degré d'intérêt qu'ils doivent inspirer.

D'ailleurs, les choses départiet sont toujours des biens ou des avantages, parce que ce sont toujours des dons; au lieu que les choses réparties peuvent être des charges, des taxes, des pertes.

DÉTENIR , RETENIR. Ne pas se desnisir d'une chose, la garder; ou ne pas laisser aller une personne , la faire demeurer.

Hais dans les deux sens détenir reçoit de sa particule initiale un tel caractère de détermination, qu'il n'est usité que dans le langage de la jurisprudence. Détenir une chose se dit au barreau pour la retenir injustement, contre le droit; et détenir quelqu'un , c'est le retenir on prison.

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