PEËFIXES AD IT CON
Àdjuraition, eonjuniion, ÀsserOimerUy coiueneem/ewt, Affirmer, confirmer. Attrister, eorUriiter. Attrition , contrition. Attention , contention.
ADJURATION , CONJURATION. Us signiaent , en tenues de liturgie ,• le^ paroles dont on se sert pour exorciser.
Mais le mot d'adjuration ne présente que la direction d'une action, c'est-à-dire ime sommation de Dieu au démon par le ministère du prêtre. L'idée qui domine dans la cofijurolien, c'est de se faire d'une manière complète , avec les cérémonies d'usage, selon le rite, et parfois avec pompe. Autrefois, quand un malade paraissait pOflSédé du démon , et avait vainement reçu les soins de la médecine , on avait recours à Vadjuration; alors un prêtre venait conjurer l'esprit malin.
D'autre part, et toujours conformément à la valeur d deux préfixes, l'adjuralion n'exprime qu'ua .commencement d'action, et la son/uralûm désigne une action qui s'achève , qui par elle-même est complète. Souvent, en effet, Vadjufatio% consiste en un commandement fait au démon y de la part de Dieu, de faire ou de déclarer quelque cboaa^ et il en est de même bars du style religieux ; on adjure une personne tn la sommant au nom d'une chose sacrée, comme la patrie , d'agir ou de parler de telle ou telle manière; conjurer le démon, c'est simplement le chasser, et non le forcer de taire luimôme telle ou telle chose. Cette nuance se conserve au figuré ; on conjwre l'orage ou la colère céleste en les détoureani, et il. ne resta plus rien kUm.
ASSENTIMENT, GONgBNTEHBNT. Aoquâeecement, action par laquelle on confonne son wmtime&t à d'autres ou à un autre.
L'uQ est pour l'esprit , l'autre pour la volonté ; l'un concerne la vérité, l'autre la bonté dea cboses. Cela doit être e^ effet. Lamci oarefittim»! ne marque qu'une direction , une tendance ou ne adjonction ; vous donnez votre astetàimên^ k une chose faite, établie, existant déjià tndépeadanment de votre voix que vous ajoutes. Le mot eo»rentement marque concours et a^inoace qie^en mêlant votre sentiment à d'autres , vous complétez quelque chose d'inachevé, qui atlMidait Taccession de votre volonté pour se faire ou s'ét^ilir. Vous êtes frappé de la vérité d'une proposition ; vous y donnez votre auentimenl, mais par là vous ne la complétez point. Voue donnea votrc comentement au mariage de votre fils , et il se forme de votre sentiment ett de celui des autces comme un tout auquel il ne manque rien:.
D'ailleurs, en soi l'asMntimefit est un acquiescement plus partiel que le consentement; il ne va pasaudeUde la théorie, de la conceptian; ou bien, dans tous les cas , il n'est pas aussi déclaré. « Il faut^ non. pas Vassentimeni tacite, mais le consentement formel de la nation peur légitiintr les impôts* » Mahic
Si ooneentement se dit bien auaai quelqusTois F par rapport à une opiaicn , c'est quand il thtgiX , I noad'une opinion faite k k(|ueUe on^seJfMBt^iMs d'une opinion établie ou eenstituée par Va fiât même qu'exprime consentement. « L'existmai de Dieu est attestée par le conseaUement^ de ton» les peuples. » Barth.
AFFIRMER, CONFmMSR. Présentor ^ (|fielqu'un une chose ou une proposition conuae vnM.
Ces deux mots ont pour radical comnwn /inrare, assurer , établir quelque chose par loi paroi». Dans le premier , ad n'est point additif ni signe de ptairalité , mais augmentatif, en ce sens qu'il maxxiie la fermeté de l'assertion , car é cet égard il no le cède point à conjirmef : on emploie d'onlinaîre le serment pour affirmer. Mais confirmer Ponchéiit pourtant sur son synonyoke, en ee qu'il oxpsime une réunion , un concours d'assertions, une sorte de renfort opposée au doute et dont on appui» ce qu'on veut persuader.
Quand une chose est affirmée , on n'a pour Is croire que l'autorité de la parole de cohâ qui V affirme , qui l'énonce avec assurance. « Daxis la magie, il y a des faits embarrassants, affirmés par des hommes graves qui les ont vus. v Labs. H Lorsqu'il faut que nous comparaissions , dit le quaker , devant les magistrats pour les affairesfdes autres, noiu affirmons la vérité par oui ou. par non , et les Juges nous en croient sur notre sixa^le parole. » Volt. « Il me parait que M. P. prétend et affirme sans aucun fondement qu'en géitéral tous les Américains étaient destitués de force.» BuFF. liais quand une chose est confirmée^ sa crédibilité se trouve pour ainsi dire accomplie . portée au comble par de nouvelles raisons ou par un ensemble do témoignages. « Vous dîtes d'un grand , qu'il est prévenant, officieux , «t vous le confirmex par un long détail do tout ce qu'il s lait en une affûre où il a au que voua prexiiei
SYNONYMES ftW 6KT Ut Mt«E RADICAL.
îBtérûL » Lasb. « Ce haut est fuix et ae B»«ofr-
/Inw point. » Id.
Ûiii, ione ÊlTire a sa ces nonTelles^senées,.
El du vieux don Loais le* troure •onfirméu. Met»
ft YoUà ce que je vous écrivais il y a huit jeots,
et que je vous con/inML » J. J. < Voiià ce qu'il
me dit et ce qu'il me eonfirma pac ce paisage de
saint Augustin. » Pasc
Affirmer ne seppose point, eomme con^mnêf, une assertion antérieure, à Pappui de laquelle il annonce quelque chose , preuve ou assertion nottmUe-y et de plus, il ne se dit que d»s personnes, parce qa'il n'y a que les personnes qui puissent énoncer une pensée avec assurance. L'action- de confirmer s'attribue également bien aux pefseir nes et aoz choses. « J'admire la faiblesse de mon cœur à douter d'une trahison que tant d'a|^^ lences me confirmaienL » Mol. « Las monuments de Rome avaient une magnificence qui paraîtrait incroyable, si elle n'était attestée par tous las historiens, et confirmée par les xestes que bous en voyons» Boas..
imiSTEB, OOJnVIgEER. Rendre triste ^ causer un certain déplaisir. tw^
• Àttriâté désigne un déplaisir plus apparent que profond, et qui ne fait qu'effleurer, leceaur. CentrùU .marqpe une personne plus touchée .el des maux plus grands ou plus prochains. On est otlmW d'une maladie populaire, d'une continuation de mauvais temps, des accidents- qui arrivent sous nos yeux, quoiqn'à des personnes indifl&rentea : oa ,est wnitisU d'une maladie générale, des ravages que £ait auteur de nous une maladie contagieuse ^ de voir ses préfets manques et toutes ses espérances éianonies. >'Gir.
CetGi diSèreiu» réeUe, la mAme qui' existe en latin entre les synonymes analogues approbare et comprobare, approuver; ampl^cft et complecti, embrasser; ajfeUmre et tempelfkire, adresser la parole, résulte de la valeur comparative des particaiettad et con^ .- fine &'ess qdiaugilHwmive, et l'autre est complétive. Au reste, dans lUirieter, ad exprime moins la force de la tristesse que la part qu'on prend à la chose affligeante : on y pense, on s'y intéresse, on y est tout au plus- attaché. Mais eonirisier indique la plénitude, l'étendue du sentiment, et aussi son intimité; car en latin cum ou œn a souvent ce dernier sens, et, par exemple, dans les mots commeminiy cognoscere^ contemnere, c'est-à-dire fnennûi^,. noscertf tewmere secum ou trUra ammum.
On dit plutôt un visage attristé et une âme coniristée» « Le sage observe le désordre public et montre sur son visage attristé la douleur qu'il 2uî cause. » J. J. « Si votre mari est digne de cet area, son âme en sera contriitée. » In. — c rallonge les yiaages de ceux qui atlristaierU le mien. » Volt. « Vous me faites enrager, monsieur : j'avais résolu de rire de tout, et vous me eontrûtex. > Id.
ATTRITION, COKIttlTION. Termes de dévotion on de tbéolog^, qui servent à exprimer la doutenr qu'on ressent d'avoir offensé Dieu.
Us ressemblent de tout point aux deux précédents, et diffèrent de même. La contrition est la donkur profonde qu!ua ooeur ressent d'avoir
commis le péché, m. tant qu^I oflhDw Otea. le mot aUriêùm désigne une êomnlùm- îiHpaHUii^, inspirée par la difformité même ém péché «vp» la cniate des peines de l'enfer, avee em m» coffimeneemem d'ameur de Dieu. Dans l»s« de ses Lettrm d wi pnsemM, Pascal repi«Bb*avK jésuils» d'avoir enseigné que r«(triiioi>,, mMe sans quelque amour de Dieu , suffit pour méflMr ao pécfaeur le pardenr de se» fiautas.
« Si mon legrel ne v« pas jnsque-là, û m piot être suffisant^ et dès lors je mi suis peint daas l'étal d^HAe vraie osnlHIte'on, ni mêoae de «tie auritiotk parfaite, nécessaire an monm&olt de pénitence. » Booan.
> ATTEKTION, OMITRHTION; AetiOD de V^split qui se porte ver» ou sur tel on tel ebfel^
Le praaiei de ces mets est velatif et pelât la lenéiofi, ott la irnston de TiateUigence pair np.. port à la chose vers bupuRe on la dirige; i\ pi# sente le sejet sortant de lui-même. Le second eft intensif; il désigne la eenrton comme forte, oomm -aohevée, et montoe le snjeft sa repliant, se Obncentrant sur htinnéme. Oa donne ou on fait, mm. oom»ei^êion>^ mais câtentien k un obiot. On diMt donc, en a3pant égaed à Vobjetr qa'il demande' de l'ollenltea pour être compris ou connu. «Onae peut rien découwir sans mttentien. * Mai« « Vtttm choisit l'objet qui hii platt pour en faim le sn^ :de son «tienften. » Boss. Mais, easehoniaità eensidérer le sujat, on dira qœ la cofilmaiett le .fotigue. « Celte cmtentém de Vftmer trepvbeiidée>et tnop tendue k son entivprise , la aet an rouet, k rompt et l'empécbe. » MonTAuma. <« Faira d» vi»^ lentes caatsnitoiar d'esprit et de corpsu » Bemo. ,m La €onU9êion du- travaiL a HàRUt « Udssons aux érudits la conlention et la fatigise^de téte^ » LAtt. « Vous pourres aii^i peisévéMs dans IViraison sane trop de eontettiion et de gêne. » Fâvi-
L'intensité, l'intimité et l'énergier distingueat si bien k contêniiony que oe mot* signifie projpve»ment effort de tsute sorte, ou inteUecéuel oa volontaire. « On fait pareilles chose» avec divtts efforts et différente «ontenlton de volonté, s Mon*- TAiGK. « L'espoit des Orientaui n^est capable d'aucune action, d'aucun eAort, d'aoeune ce»teniion. » MoNTBSft. « U fiant <|u'on puisse vous lire sans ennui , aussi bien qpe san» conf^nltoii. » B€F9. Contention ne se prend guère dans le sento spécial A*attenîion que quand on le détermina A {joutant & esprit (Bo4Jrd.) ou de tête (Fém^)» Alokn il exprime une atfention^ forte, epiniàtre,(raèflie fatigants et pénible ,. qui suppose dans la matiésa, sans s'y rapporter aussi expressément qi^ûtiemtton,de la complication et de grandes difficultés.