DEUXIEME PARTIE
pourvoir de quelque chose (Boil.); songer aux bienséances. (Mol.).
Voici enfin des phrases où les deux mots se trouvent avec leurs nuances distinctives. « Les complaisants montrent seulement une mine attentive, pendant qu'on voit dans leurs yeux qu'ils pensent à toute autre chose qu'à ce qu'on leur dit, et qu'ils ne songent pas à nous répondre. » Mal. «Les Juifs s'arrêtent au sens littéral, ne pensant pas seulement qu'il y en ait un autre et ne songeant pas à le chercher.» Pasc. «Cette différence provient de la misère du peuple dans cette année 1771; le grain était au double et demi de sa valeur, et les pauvres, au lieu de penser à se marier, ne songeaient qu'aux moyens de leur propre subsistance. » Buff. ail faut que ces grands génies aient bien de l'esprit de pouxokpenser comme ça tout seuls à quelque chose. J'ai beau faire , moi , dès que je veux songer à penser , je m'embrouille, et l'envie de dormir me prend tout de suite. » Beaum.
On pense au passé et au présent.
Je ris lorsque je pense à ce qui s'est passé. Regn. On songe à l'avenir. « Nous ne pensons point au seul temps qui nous appartient, et nous songeons à ceux qui ne sont point.... Le seul avenir est notre objet. » Pasc. « Songer à ce qui doit nous arriver. » Id. « Songer à l'avenir. » Sév.