PRÉFIXE PAR
Courir^ parcourir. Venir, parvenir. Faire, parfaire, Setmr, pmrsemer,
fcr, latm-per, à travers, marque Toooupition successire de différents points d'un -espace placé 'outre deux termes , et par ^te une action faite untièrement , de part en part, d^in bout à l'autre. 9i à cette idéio on ajoute «elle ^i 'résulte du rapport existant toujours entre les mots oesiposés, quels qu'ils soient, et leurs primitifs, on arrivera «ans peine & trouver la différence des synonymes suivants.
COURIR, PARCOURIR. Aller, se mouvoir dans *im certain espace. Baivant Vâoadéniie, on dit ■ également : j'ai couru et parcouru teule la ville; tourtr -et jmrcourtr une carrière.
*Hats ctmrir trarde sa valeur originelle , suivant laquelle il signifie aller vile et sans a^rrèter; il ne montre pas le sujet pmsst^ par les diflereats -points intermédiaires d'un terme à l'autre. --Cehii "qui Tourt toute la ville la traverse «ngrande faAte -te» un-ou^euK sens. Celui qui la pareomi fiiit ^us : il ne va point arvec oette rapiéhé, il -visite tous les quartiers , à'enqiiiert et foit des recherches spéciales dans les lieux où il passe.— Dire d'un 'homme qu'il a eowru toute la France , -c^est faire •entendre quil y a pende lieux -«n France- où il "ti^it passé. Celui qui aparpoiiru*tefttte la France '««ua exploré toutes les parties phis à loisir, et -^ans une intention spéciÀ , sciemtlfijQiM on artistique.
On-naditYotrrfrune*«Brrièn qae'dans«n.senB
dbiehi ,*et quand il ne -s'agit de détenttmer'ni sa
'durée, nt ses diffictHftés , '.ni les ûvénements iqui
tn ont signalé les diveraes;partiee; un-commenoB
*apa»e8wfr ou on achève de purcsiiffr une caj-
rière. OwpmemÊti rmam oonèM pftaifalB.
Ouvrir est im nwt pawBeitîfannèl, qiâ prinsapaa j cemae jw w— »ir, nadeassin arnèté.^- « On-paroaurt taute la aille pour trsaver uneiparsoone; OD <& osant aaate la f^iile'saiis'traor^ ' ovi e peiaooiie.» Éaoàn: <^ Ua navigateur parcoar* les aen; «a aveaturiar^iMirt les uiers ou las asanapagoes. « 8ertanns«o«roil las mars, lorsque 'les Lusitaniens l'invitèrent à se tnaltn à
GOMD.
VENIR, PARVENIR. Aller, se rendre àuaanape.
TfNtr est le terme «dinaire, géuéni, f« absolu. Tl se joistpadienlièremcat Inea aax'UBcrts qui délermiBeat l'époque €t le mais de tramsport : quand at eomment atendrus^voust FmnK-utr, c'eat^usatr par, & tralwrs, difficilesseat . lemement, at à quelque chose qu'on ae profoee plus «xpiesséoient , à un but. « Pour porveistr à ne but, Ms «usant pariaitemeut canserver lanrs afliés. 9 Bas.
Ces deux mets se prennant aussi presque «?«e les mêmes nuaBoesdistiaetires dans le sens d'arrîvur , en partent tias ehoses . Fentr se dit dece qui «irive d'eniisaipe , nu tout au moins de kiinoiême , sans avoir d'obstacles à surmonter. Après rfaif«r-«Mfi( le -printemps. Quand ijimU le courrieff v Caa rois ont vécu tlans une telle mèllesse , qu'à peine leur nom est-^iliwmi jusqu'à nous. » Boss. 'One vlmse ne parsienf t^u^avee plusse peine ^ malgré des ^causes qui tendent A l'an empèctier. « La misère des pauvres parvient diffîcilemeat A l'oreille des rots. » Ooifu. « C'est Jiier «euleaient que Totre lettre m'est 'pcN^oefiua r jadis parvenue, «ar ce n*est pas sans peine i;u'an «'est déterminé à me l'envoyer. » BÔoaw.
FAfRB, PARFAIRfi. lExéoutar, produire.
Parfaire est^oomplétif; c'est faire d'un bout à l'autre , entièrement; de manière quil ne manque rien. Nous disons qu'un ouvrage est fa4t et por- /(lt^ «En moins d'une heure, le dèi>ouillenient entrer de la ^naison avait été fait eiparfait, • Las. « Dieu pouvait par un seul trait de sa main , tracer son taUeau, le dessiner et le parfctre.» Boss.
Même différence entre uefceeef at ponieawfr. Affaire entiaremant pamànevee [S. S.}, manage entièrement paraéfcev^ (Id.).-« llyrtis vit, avant que de mourir , le parachèvement da aon 'vaeu (temple élevé à Vénus). « Lav.
•SBMBII, PARSmm. Suivant TAcstfémia, on dit également jerner-^^rremer un chemin de fleurs , c'esV4-dire y en répandre.
Hais le t^omposé ajoute au sens <du -simple Tidée accessoire d'une grrâde ahondance , dHma -sotte de proftision , et c%tt pourquoi on dit, tout porfem<f ;:un banc de pierre tout panemé de «aquiiles (Volt.), une poila toute poriemëe da ulmis d'aisain fScAuHk).
Oe sont peiils efaemtasloal partemé» éfrvoseo.'llea.
Un objet temé de certaines ehoses a de~«es choses , en a quelques-unes. « Le caraeal a les oreilles temées de quelques poils argentés. » BuFP. « Des bords tem^ d'écueils.» Vin. «On s'assit sur Vherhe sv«^ dé violettes. *ln. — €a
SYNONYMES 01» 'ONT ME AME RADICAL
iBl
éiApaÊ9tméàè cartauMB oliMes « de oes cho-
»« fnnde quantitë , en est tout oouTert. « Les
atiuM étaieat parsemés de milleMrtes ée fievrs
qii piifomaient Vsàr. » Lis. « Dtns les fleurs ,
fMtte fntfasioii d'or, de perles, de diamants
parstwrtifec tant d^art sur an fond si fini » P. JL.
Yoteire dit en parlant de VHéraclim de Gal-
dfenia : a L'énoroM démenée de eette pièce n'em-
fIdR pMfa'elle ne soH semée de plusieurs mor-
cetox éloquents et de quelques traits de la plus
pmét boasiè. » Et^illeurs , au st^et d'un poème
latin jatitnlé SarcoHs : « On lut surpris du grand
4a très-beaux Ters dont la SareHis était
PKfinXE PEM.
firtIftfHrticide initiale est la pi'écédente sous «terne latini; eHe en a fout à âdt la s^nifica-
FBSRXBS FJi IT fis.
^sTfswnFt ivcavoff •
L, 'BSBCEfiroiR. Becuefflir ou tdoeher des TCfenus , des droits , des impôts. La racine ciffWiiB est c&ptTt , prendre.
fertemvr représente l'action générale comme noBpseie d*actiotts partielles par chacune des- ^Hes il faut passer; ce mot donne Vidée de ftasteun opérations . de plusieurs démarches suceesâies qu'en est onligé défaire, et, partant, ^aa mn particulier , d'une part considérable prise à TactioD. iteeevotr, rurst» «op^re, c'est toaeher ce <|ui est dû , le prendre dets mains de ceax qui se présentent pour l'acquitter. Le pvrveptnr est un homme toujours en mouvement ^anr taire Tenir ce qu'on n'est pas pressé d'apporter et pour aller quelquefois le chercher. Le reeneur est là simplement qui «tttfid ce qu'on loi apporte et qui vérifie si on lui apporte assez.
nt£nxE PBO.
Birticale ftançaise, latine et grecque, ijol, dans ces deux dernièries langues, est d'abord prépofitioB et signifie, devant, en avant. Dans IttBots cosqiosésdoBt elle fait partie , elle garde fe même sens*, elle indique l'action de mettre devint , en avant , quelquefois en tirant dehors , et eUe a une grande analogie avec l'adverbe grec Il latin porro^ en avant, au loin : profcere, l'amfiar, j^orro /àcere, agir en avant •«.fifwii»evc, iMvr» spU$re^ voir dewmC soi, daas fe
U Celui qdi donne le «Btiemeul à une chose , -celui par qui elle va. leiear , de movere , mouvoir ; promoteur , de pro ■ewre., mouvoir on pousser en avant, étendpe.
leaMleNT d'une affaire en est l'âme ; «ans iui «Oen'iraift point du tout : k fnwnolaiHr «n est le pe^agaleur^ «sans iui ^eUe ne pnndnit ni ébnkppemeat Di^Aènsion.
Ôtez le moteur d'une chose, tous «opprimez la
idwse eHa-méme; DteK'-en le promoteur y tous ne la «supprimes pas , Vous en empêdiesE seulement l'aeeroissement et le progrès. Le moteur est plutôt l'auteur et le soutien essentid; aussi dit-on souwnl le pNmier moleiir. Le ffometeur est plntdt oelui qui fait croftre , valoir ou prospérer , et , «tt lieu d'être Tautew lui-même , on l'oppose très-èien A rauteur. « Il n'est pas le ifondateur de cet établissement, l'auteur de cette entreprise, il n'en est que le promdVaiir. » Atun. « Saint Augustin est le premier auteur de œ raisonnement ; le P. Valebrancfae en m été le promoteur. .» P. A. Le iii#le«rdomie la vie ; et le promofeur , la vogue. D'autre part, le molewr peut être caché ou i'ftme de choses secrètes , d'une intrigue , dHme -conjuration; lepromotenresten évidence, on41est à la tète de choses qui se produisent , qui paraissent au dehors , qui édalent. — « Il est le moteur secret de ees intrigues. » Acad. « n 1^ le promofeur de la guerre , de cotte querelle , de fat réforme, s ACAO. •— c (% t si je Gonnaiesais ceux qui commandent œs éorils , voici ce que J'eeerais dire à ces moteurs oMfaés. «> B«Aim. « On s'obstine à voir en moi nn premoleicf de btnlevenementa et de tfD(â>les. » J. 1.
JPwBwencWy • ^toficsr.
9M1I01VCBI, ÉHOIIGER. Exptimer ees Idées par le diacouia d'une mai^ère plus ou moins nette.
fro signtte devant, en avant , en i)ubftc. On prononce donc comme on profère, comme on proclame , comme on professe , comme on proteste , en public, devant le monde ou devant des auditeurs , hautement. E ou e» signifie hors de et a rapport au point de départ , c'est-à-dire ici à la pensée. On énonce donc en exposant plus ou moins bien ce quV>n a dans l'esprit. Prononcer regarde le dehors , et énoncer le dedans : on pronenee 'ctatrement , -quand on est entendu de toute l'assemblée, de toutes les parties de la salle; on énonce Clairement quand on fait bien connaître ce qu'on conçoit. Tel ne sera Jamais orateur, parce qu'il a la prononctolion mauvaise et l'i^onodCton conftise. Dans la sentence que j'ai entendu prononcer j'ai mal iiaisi ce qui était ifnono^p^r le premier article.
PREFIXSS PAO BT àD.
J*rolafi|0r« otton^fr. .Fffotmtir^ attesttr.
PROLOTIGERy ALLONGER. Rendre plus long.
Allonger, ad Umgare, modifier la longueur en Y ajoutant. Prolonger est le même mot, sauf la première syllabe pro , du grecic^^yi», en avant, au loin; c'est foire aller au deÛ, pousser en avant. Ces mots , quoique l'un se dise ordinairement des objets etTautre du temps, sont synonymes et quand on les applique aux choses éteii* dues et quand on.les applique à la durée.
1* ÀUongsr ne se dit que des oljets qu'on tend plus longs. Prolonger est un mot abstrait qui M ;Be dit que d'une portion de l'étendue qu'on continue. On aiUmge et on ne pràUmge pas une table ,
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