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TERMINAISON AIL

TERMINAISONS AIL et EME.

Bercail , bergerie.

BERCAIL, BERGERIE. Lieu destiné à renfermer les moutons.

La tenninaison ail , comme la terminaison otr , semble désigner l'usage ou la destination des choses. Un gouvernail est un instrument qui sert à gouverner le navire ; un éventail , un instrument dont on se sert pour s'éventer ; un épouvantail , quelque chose dont on se sert pour épouvanter les oiseaux; un attirail ^ une grande quantité de choses nécessaires pour certains usages ; un soupirail , une ouverture pratiquée à une cave pour lui donner du jour et de l'air, pour lui permettre de respirer en dessous ; un tramail , un filet pour prendre du poisson ; un f ^rat7 , un lieu destiné chez l«s Turcs à être habité par les femmes. Bercail doit donc aussi exprimer simplement le lieu où l'on renferme les brebis ou les moutons.

Erie, marquant un lieu, signifie celui où les artisans travaillent , comme fonderie , raffinerie , brasserie, apothicairerie , et, par conséquent, bergerie doit rappeler les soins et les opérations du berger, tout comme boucherie et boulangerie , par exemple, rappellent les opérations du boucher et du boulanger.

La bergerie est le lieu particulier où le berger . exerce son état, c'est-à-dire donne ses soins aux troupeaux confiés à sa garde. « Ils virent une bergerie solitaire , et un vieillard assis à la porte de la cabane. » Mark. C'est , dans une ferme , le quartier destiné au berger et à ses troupeaux ; tandis que le bercail est seulement l'étable où sont renfermés ces derniers. On ramène les brebis à la bergerie , et on les fait entrer le soir dans le bercail.

TERMINAISON JSME.

Roubaud et Butet s'accordent sur le sens de cette terminaison. Elle est grecque d'origine, ainsi que le prouve l'étymologie de sophisme , d'aphorisme, de syllogisme, etc. , en grec aoçiaiMi, àçopivpkè;, ovXXoYKiito;. Aussi est-elle très-relevée , et ne s'emploie-t-elle guère qu'en matière de science et de spéculation, pour exprimer un système ou une doctrine qu'on professe, une méthode que l'on suit. C'est le sens qu'elle donne , par exemple , en philosophie aux mots matérialisme , sensualisme , idéalisme , stoïcisme , épicurisme, cartésianisme; en religion, aux mots christianisme, mohométisme, jansénisme, molinisme , jésuitisme; en politique , aux mots républicanisme , libéralisme , absolutisme; en grammaire, aux mots idiotisme, gallicisme, barbarisme.

Ces sortes de substantifs se prennent assez sou-

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