TERMINAISON ANT
Fécùndy féconàani. Infâme^ infikmMi.
Tous les adjectifo de cette désinenoe ont pour base tm verbe. Ce sont, à vrai dire, des participes présents devenus a<jyectilii et proprement appelés adjectifs verbaux. Pour les di^nguer des autres adjectifs avec lesquek ib peuvent avoir des rapports de synonymie , 11 est besoin et il suffit de se rappeler leur double nature ; comme participes, ils tiennent de l'adjectif et du verbe. En tant qu'ils tiennent de> ra(Jijectif, ils marquent une qualité inhérente k un sujet « tme propriété d'où émane un certain effet; en tant qu'ils tiennent du verbe, ils représentent cette propriété, non pas comme virtuelle ou potentielle, comm« une disposition plus ou moins éloignée, mais comme actuelle , conune effective. Or, c'est tantôt à leur nature verbale , et tantôt à leur nature adjective , que le synonymiste doit avoir principalement égard ,'suivant que les mots avec lesquels on pourrait les confondre sont de purs adjectifi. ou que l'idée de l'action exprimée par le verbe radical est en eux prédominante. Bn mettant l'a^ jectif verbal en comparaison avec un adjectif i terminaison indifférente, les exemples suivants feront comprendre combieh le premier adjectif, à cause de son rapport avec le verbe, diflèredn second.
FÉCOND, FÉGOIfDAIIT. L'Académie définit Z^* coftd, pris dans une de ses acceptions particu- Uères, par fécondasU, qui fertilise; et féconàeni par, qui féconde. Pour exemples elle donne: pluies, chaleurs /ifcondes et fécondantes, La synonymie des deux mots n'est donc pas douteuse; leur différence ne l'est pas davantage.
Ce qui est fécond a ou possède la propriété de féconder ; ce qui est fécondtuU l'a et k développe- Ce qui est fécond a de la fécondité ; ce qui est /»• condanê opère la fécondation. Des pluies et des chaleurs fécondes sont considérées dans leur nature; des pluies et des chaleurs féconàantst» sont dane leur action. C'est-àrdire , en deux mots,
STNOimiES QUI ONt LE MUK RADICAL.
q» fidjeetir v«rbil t pour canetère dîstinctif CD npport AQ Terbe qui lui sert de base ; et de là wAi qu'il mootr» comme appliquée , comme effectiTe et phénoménale la qualité que son synoïïjmé nptéseata comme inhérente à un sujet. Le pistil est Torgane par lequel la fleur reçoit Tintromisnoa féeomdamie de la poussière Uconde appelée jolka (J. J.)-
ovin, flVFAMAlIT. Avilissant, qui déshonore. «Il morale législative examine si on doit infliger des peines infamaïUei aux actions qui ne tout pa mfâmês en elles-mêmes. » D'Aï..
Mais tsfdme se dit des choses qui déshonorent absoisDCDt, en elles-mêmes; et infamant des choses qiâ déshonorent par convention, que' les boDoei ont établies pour produire le déshonneur. Ce qfâ est infâme rend infime de sa nature; les koocs ont attaché Tinfamie à ce qui est infaanf. Trahison infâme; condamnation infa-