PREMIÈRE PARTIE
brigand. Eicne sert à fonaer le verbe e»croqmr , loin de lui deyoirson origine , comme escroqueur, et ce dernier rappelle si bien Taction de son verbe radical, qu'il est tout relatif et ne s'emploie guère qu'avec un complément : e»croq^euT de livres.
ÉMULE, ÉMULATEUR. Ces deux mots corciespondent parfaitement aux mots latins , scmulus et xmulatOTt d'où ' ils sont tirés. Ils qualifient une personne par rapport à une autre , dont le mérite , le rang ou la gloire sont pour la première un objet d'envie et excitent son activité et ses efforts.
Hais , comme le païklin et Veteroe ont positivement, absolument, sans restriction, la qualité exprimée par leur radical , au lieu que le patelineur et Vescroquewr ne l'ont que relativement, c'est-à-dire en raison d'actions plus ou moins nombreuses , et plus ou moins marquées du caractère du pateUnage et de l'escroquerie, de même Vémule est absolument ce que Vémulateur est relativement, ou plutôt, l'un est ce que l'autre cherche à être ou est en train de devenir. En elnployant le mot à^émule , vous qualifiez quelqu'un par rapport à ce qu'il est; en employant celui d'émuUàew, vous le qualifiez par rapport à oe qu'il fait , et ce qu'il fait le montre bien en arrière de Vémule dans la voie suivie par tous les deux. Vémule est un concurrent; Vémulateur, un imitateur. L'un a des émulet , l'autre des modèles.
cOn est émule àe ses pairs, dit Roubaud; on est émulateur de quelque personnage distingué. Votre émule marche en concurrence avec vous ; votre émulateur marche sur vos traces. Votre émulateur voudrait acquérir un mérite égal , ou même supérieur au vôtre ; votre émule a un mérite pareil au vôtre , et tâche d'acquérir un mé- .rite supérieur. » Colbert était Vémule de Louvois (S. S.); Euripide était celui de Sophocle (Bartb.). « Dans son Télémaque , Fénelon , heureux émulateur des anciens, s'est rapproché en même temps de la richesse d'Homère et de la sagesse de Virgile.» Lah. « Jacques II d'Angleterre a été un prince catholique et dévot , le plus édifiant émulateur des héros monastiques. »D' Al.
Une autre différence, particulière à ces deux mots, consiste en ce q\x' émule se dit dans tout genre de travail et de concurrence , tandis qu'émulateur ne se dit que dans le grand ou dans un ordre de choses distingué; soit qu'en latin la terminaison çtor fût plus noble que la terminaison us j soit parce qu'en français émulateur ressemble plus au latin xmulator , qu'émule au latin xmulut , dont il ne reproduit en aucune sorte la désinence. Des écoliers , des ouvriers , des hommes de. lettres, ont des émulet : « Si j'étais mattre à danser , je ferais de mon élève Vémule d'un chevreuil. » J.. J. Thésée fut Vémulateur d'Hercule , Lycurgue celui de Minos; Charles XII l'a été d'Alexandre. — De même en latin , suivant Gardin Dumesnil, administer sig^nifie un serviteur subalterne , et administrator un serviteur d'un rang élevé.
CHANTRE, Chanteur. Hs qualifient celui qui chante.
Mai» le ehanire se considère comme ayant têlk qualité, comme occupant telle place; le chanteur, comme faisant telle action, comme exerçant tel &étier.
On ne dit chantre que pour ie chant d'éghie, parce que ceux qui. chantent dans l'église sont chargés par état de le faire, c Les cloches réreiilent les ehantree et les enfants de chœur. «Lau. « Celui qui vous rendra cette lettre est le chantn de mon église. » Boss. c Sous Néhémias , les ehai^ très sacrés y et tous les autres ministres, fpû avaient été contraints d'abandonner le service, faute d'avoir reçu leur juste salaire, furent rappelés. » In. « Les anges rebelles avaient été des (hantres divins^ qui par une mélodie étemelle devaient célébrer les louanges de Dieu. » Volt.
On dit chanteur de tous ceux qui font l'aetioa de chanter , même par habitude ou par métier, mais qui ne peuvent être regardés comme ayant une qualité ou une fonction qui les oblige à chanter : tels sont les chanteurs des rues(AcAi>., /./.); tels sont aussi , dans certaines réunions d'amis, ceux d'entre eux qui ont coutume de chanter. Si on appelle chanteurs, et non pas chantres^ ceux qui chantent à FOpéra, c'est qu'ils exercent on état temporaire, car ils sont à gages, et qu'on considère en eux plutôt la manière dont ils chantent , que leur qualité , leur état , leur rang. « UUi a dû proportionner les accents de ses chanteunei de ses chanteuses à leurs récits et à leurs vers** Boss. c La musique en France demande des acteurs; en Italie il ne làut que des ehantem.* Volt. « Cette hardiesse (dramatique) aurait nn grand succès , si on avait à l'Opéra des acteurs comme on a des chanteurr . » In.
Les chantres d'une paroisse sont plus ou moins nombreux , reçoivent des appointements plus oa moins forts , sont en fonction depuis tant d'années; parmi les chanteurs de l'Opéra on distingue des hautes-contre, des ténors et des bass»-taill«s: on dit même en parlant d'un acteur d'Opéra, c'est ua chanteur^ c'est-à-dire un acteur qui chante bien, tant le mot chanteur est relatif à l'action et à la manière de chanter. C'est, au contraire, parce qu'il est dépourvu de cette nuance , que le mot chantre se prend , dans un sens large et vague , pour désigner figurément et poétiquement un poète : le chantre de la Thrace, Orphée :1e chantre d'Ilion , Homère.
En parlant des oiseaux, change indique ce qu'ils sont: le coq est le chantre du jour (Volt.); le rossignol le chantre des forêts (Bofp.); <^' teur exprime ce qu'ils font et la manière dont i^ le font : « On donne au chardonneret le second rang parmi les oiseaux chanteurs. » Bufp.
DOCTE, DOCTEUB. Qui a de la science et (» l'habileté.
Le docU est savant et habile intrinsèquement, en soi; le docteur fait profession de science rt d'habileté. Le premier est instruit, le second w instruit et applique son instruction. J)octenr » dit d'un savant qui, promu dans une ^^^^^Jz grade le plus élevé , a acquis le droit <1'««*^. une profession savante ou d'enseigner sa 5^*®"/ par extension^ il signifie un homme doete, o^ qui donne , et en tant qu'il donne des preuves
SYNONYMES QUI ONT LE H&VE RADICAL
M de son savoir-faire. Ou plutôt, le doOnr n'est pas nécessairement àocte; la profeaàaa et la livrée du savoir n'en supposent pas toujours la réalité, comme Tobserve très-bien Labmyère.c Des médecins qui connaissent la natare, de vrais doctei quoicjue dodewrs, » Yqlt. « Si je dis que quelque docteur n'est pas docle , je sépare dede de quelque docteur, » P. R.
TERMINAISONS EUR n ÀNT.
CofuiltsCnir, eondKouU, Séducteur, téduUant. Ctauvfafnr» cofuokmi. Coniradieteur, contredtiMf. Moteur, mouoami, DomiiuMteur, ëomtmrT. Fahrieaieur, fabricant, Argumeniateur , «rfHMitaAf . liMltCeurr, écoukMts: epectcttoure.
Kb s'sjoutant à un même radical verbal , ces àèsnences font naître deux qualificatifs veitauz prtiqae entièrement, semblables ,pour le sens. Tds sont , condliaieur et conciliant , séducteur et â^tsMf , eomtolateur et comolant, dans les ezpresiioDs synonymiques , esprit conciliateur et wneiliuUy discours ou ton téducteur et eédui- Wkl, espoir coneolaieur et espoir contolant. On peat 7 joindre contradicteur et contredisant , moteur et mtomvaeU, dominateur et dominant , fàbrieetewr et fabricant , aTg^menJUUeur et arsrumenf«/, et enfin , quoique ces derniers semblent ne pas ëiflérer seulement par la terminaison , auditewn et écoutants , spectateurs et regardant.
Les qualificatifii en eur n'ont de rapport qu'avec lererbe. Les qualificatifs en ant tirant leur ori- Siae du participe présent , ont deux &ces , savoir* outre la face verbale, une face adjective. De là Il diflerence des uns aux autres. Les premiers ne Durquent point *tm état, la possession passive à^one capacité ou d'une qualité naturelle, mais U mise en exercice d'une faculté , l'action , et cela dans des circonstances particulières déteraùnées; les seconds expriment un état habituel, uie di^)osition durable , la présence constante d'une capacité ou d'une qualité dans un sujet'.
la désinence eur est une terminaison de subsuntili,et, ceux-ci, comme on sait, signifient les sujets qui agissent , qui font Vaction , qui jooent im rôle dans des cas d'ordinaire indiqués ; ia désinence ant est une véritable terminaison d'adjectifs , et les adjectifs désignent les propriétés qui appartiennent , qui sont inhérentes naturellement et toujours aux sujets. Bn effet , eon- Àtioteiir, séducteur, etc., sont primitivement, et aojoiird'hui encore dans la plupart des cas , employés substantivement; conciliant^ sédui- <Mi etc. , sont de vrais adjectifs, et, s'il en est 9QeU{Qes-uns de terminés ainsi , qui se prennent '^'mntivement , c'est par exception * : les uns se
4* Cfe^roo trouve la même dlfférenee entre amator
^ «Mou, qa*enlre ^tius et Arùnus, qui signifient , ^ai>UiTre,et celui-ci Irrogne.
y Triomfkmttmr eti parement substantif, et triom" f^ poremenl adjeotir : U n'y a entre l'an et Tautre "Koaetyiionyinie, parce qu'ils nepeuvenl se prendre ^ ^nomàhatemr dans le sens adjectif, comme concilia- 'A%MMcf£ur, dominateur ^ ni triomphant dans le sens "^^M^nuif, comme argumeiuani, fabricant, écoutant.
disent surtout des personnes ; les autres , presque toujours, se disent seulement des choses.
Entrons dans les détails , et partout nous trouverons , dans les mots terminés en eur un déploiement actuel d'une activité propre au sujet , mais un déploiement passager et dans des circonstances déterminées; et, au contraire, dans ceux en ant un état constant , une disposition innée , reçue , potentielle plutôt qu'actuelle , ou du moins qui est marquée d'un caractère d'activité plus faible , et sans indication des temps, des lieux où elle se manifeste.
CONCILIATEUR, CONGItUNT.
L'esprit eoncdxateur pousse à la conciliation , il y détermine , il prend l'initiative , il fait les démarches, il est acteur, f^siit effort, se donne du mouvement et se met volontairement à l'œuvre ; l'esprit conciliant est un esprit continuellement disposé à la conciliation , un esprit de tranquillité , de douceur , accommodant , qui écoute volontiers les propositions de paix, naturellement porté à ne point résister aux démarches faites près de lui à l'effet d'amener un accord. En conséquence on dit une éloquence persuasive et conciliatrice (Mahm.), et une humeur douce et cofiet7ian(e(Io.); nommer des commissaires conciliateurs pour accommoder un différend , et être doué d'un caractère doux et d'un esprit conciliant (Id.).
Mais, au lieu que, la conciliation une fois opérée, l'esprit n'est plus conciliateur, à moins de nouvelles querelles & terminer, l'esprit conciliant reste toujours tel. Un esprit fort peu conciliant peut avoir été conctitafeur dans une certaine circonstance. D'un autre côté , il se peut qu'un esprit conciliant n'ait jamais été esprit cofici7tafeur, soit faute d'énergie, soit faute d'occasion '.
SÉDUCTEUR , SÉDUISAirr.
Ce qui est séducteur , l'est par adresse , par artifice , et ce mot entraîne l'idée d'un effort pour sédyire. Ce qui est séduisant, l'est sans art, naturellement , sans qu'on veuille qu'il le soit , sans qu'on agisse pour le rendre tel. Les attraits d^une femme ne sont séducteurs qu'autant qu'elle s'est appliquée à les rendre tels; ils sont séduisants, sans qu'elle le veuille, quelquefois même sans qu'elle le sache.
Un livre peut contenir quelque chose de séducteur , que l'auteur y a mis afin de séduire : les éditeurs ont donné à ce livre un titre séducteur (Volt.) , les attraits séducteurs de la poésie (J. J.) : et il peut s'y trouver quelque chose de séduisant des défauts, par exemple, que l'auteur aura laissé échapper : c Fontenelle est dangereux pour les jeunes auteurs par les défauts séduisants de son style. » D'Al. Le sophisme est un argument séducteur , étant fait et employé pour tromper; le paralogisme est un argument séduisant , car de
3. L'esprit de conciliation est constant ou habituel , comme l'esprit conciliant, mais porté à un plus haut degré, et, en outre, U éal actif, comme l'esprit conr eiliateur, il réunit les deux qualités. « M. de Vaoréal présida viogtrsU ans aux étaU de Bretagne, où il fit usage plus d'une fois de son talent pour la parole , et de son esprit de conciliation. » D'Al.
MtmCRS fkKttE, :
kii-même il trompe Jus^^à la personne qtii tel pnfssaiïce motrkè imit^rsefle, et non une puis
commet.
On dit nne ttiollesse géduUarttB (J. Jf.), et des soins sëâutfteurs et insidienx (Id.). La fable dlSsther a tin côté séduisant (Voit.); il y a dans Corneille des défauts qne les acteurs ne peuvent guère pallier par une fierté étndiée et des éclats de voix séducteurs (Td.). — Les sciences et les lettres sont par elles-mêmes des arts séduù(trAs, Combien 4e citoyens aujoard'htii prêyenat Ponr ces tans sèdmsOrttt que f Anbe celtivel Ybcr.
Mais séducteur se dit particulièrement bien de Tart d'un homme adroit qui cherclie à tromper.
tJn regard de Tallie , un seul mot de sa bouche l'eut plus , pour amollir cette vertu Cirouehe , 'Que les subtils détours et tout l*Brt tédueuvor D'un ehefée conjurés €ft d*ufi ■nihiiisMwn . Tolt.
/ tONSOlATEUR , CONSOLANT.
Cn espoir coasolaXeur est un à-propos; il & par lui-même le pouvoir de consoler, il agit par lui>même , mais il n^est fait que pour la circonstance. tJn espoir cxmsol(a\X est un lieu commun; c'eSI quelque chose de propre à consoler tous ceux qitt Tiendront à se trouver dans une certaine situa*tion ; mais, pour qu'il soit efficace, il faut qu'on Tapproprie aux temps, aux lieux , aux personnes g <ûn peut y trouver de quoi se consoler , mais en^ core faut-il savoir l'y trouver.
En général, ce qui est consoXoXeMr Console ^ fait îâction de consoler , agit pour consoler: îimagination est tme faculté consoUArice (J. 1,); ce qui est consolar\X offre seulement matière à consolation: idée cxmsolanXe. — Kéme diSërence entre bienfaiteur et Inenfaisant : l'un annonce un agent , l'auteur de certains bienfaits , et Tau^ tre une qualité d'où peuvent sortir des bienfaits, « Montrez-moi le soleil comme un astre bienfait sant , ouvrage d'un Dieu bienfaiteur. » Làh. Divi-^ nité, providence bienfaitrice (Îd.).
CONTftADÏCTEUK , CONTREDISANT, les cofrtro* âicteurs et les contredisants sont ceux qui -contredîsent. *•
Vais les eofÛraâJicteurs contredisent actuelle-» ment , dans un cas particulier : cette proposition a trouvé des contradieteurà ; et les coniredisants sont ceu x qui d'ordinaire contredisent , ou bien qui pourront ou pourraient contredire. « Gomme les coiUredtMfiU prennent pour vrai le contraire de ce qu'on leur dît, les complaisants semblent prendre pour vrai tout ce qu'on leur dit. » P. R. c Cette preuve est incontestable, et il la faut défendre contre tous les contredisants. » Boss. MOTEUR , MOUVANT.
tJne force motrice est celle qu't)n considère par rapport à un mouvement particulier , qu'elle prodiiit effectivement. « La machine dont les fbrces wu>trices se trouvent à tout moment sans action , se lasse d'elle-même. » Montes^. TJne force mouvante a naturellement et toujours la propriété générale de produire le nouvement; mais elle n'est point spécialisée, appliquée actuelteaient à ])roduire tel effet dans teUes circonstmces. L'eau ^'ordinaire demeure stagnante et immobile ; ce^ Ipsndtint Pénelon a raison de l'appeler Tune des plus grandes forces mouvantes que l'homme sache employer. Les théologiens attribuent à Dieu une
sance mmi^anié.
Mlûteut* suppose un moaTefiient actuel: cLi Torce motrice eSt dans toute la substance du corps en mouvement.» VoLt. Mouvant ne suppose gu'un mouvement idéal ou possible : « La force moutante n'appartient point à la matière.» Mialf. «Vous ne troiiverez jamais dans i'idée d'un corps qu'il ait la foiee mowjontê sur iul autre corps indépendant de lui. » T4n.
JKWHNAtiNA, Bmmâm.
Ces ^dsKK- sois âifftcsM «hsoliMMtit comme préiommntim «K ppédomnmnce^ l'im se ra|i^rte À VwA^m , «t i'aatre à T^état. Jhmimitwrwptim «HifiiaMté éév^jppée par éeiiujet et eowiéérée par rapport aux faits qui en émanent; 4iMitiiaK( désigné plutôt une qualité soufferte par le sujet et considérée en lui : pouvoir domtnafiruf , force dominatrice; pass&on domînjante^ humeur dosHnante.
TOmCAtECk ,TABRtCA}IT.
Fabricant est une expression gènèirale et vagtie qui désigne l'état sans application présente : do distingue parmi les industriels des fûhrieanU et des artistes. Fabricateur montre le fùhricant (pi exerce actuellement sa profession. Aussi dit-en bien un fabricant tout court et sans plus de d*termhiation, au lieu qu^on ne se sert de fàbrialeur que quand il s'agit de la fabrication (Tqdc chose paxticulière qu'on indique ou qui est Ikile à sous-entendne. Lafontaine dit du cheval de bois:
Stratagème tnouT , qui àetjabrieateurt
Paya la constance et la peine....
a L'ardeur d'acquérir des actions (de Law) donnait à peine aux fabricateurs 1# temps de les maltipliet. » Mark.
n est bon de remarquer ici, en cohfîrmatioQ de la règle posée en commençant , que les adjectifs terminés en e«r^ à la diflerence des autres, soit en continuant à en être synonymes, soit eo passant à une autre signification , désignent des qualités moralement imputables par la seule raison qu'ils supposent de la part de Tagent déploiement d'activité, intention de parvenir à un but et moyens employés pour l'atteindre. 11 y a ^ rite ou démérite à être, non pas conciliant aa séduisant , c'est l'affaire de la nature , mai^ ^^^' liaUur ou séducteur. C'est afin de rendre cette idée étrangère aux mots en onl , que Pascal a ous et dû mettre trafiqueur^ au lieu de trafiq^^ dans la phrase suivante : « Giézi et Siaion le nugicien, ces deux premiers trafiquêurs des choses saintes sont exécrables partout.» De même,** mot fabricateur s'emploie seul pour signifier un défaut moml : /ahricaleur de faux actes , fobruor teur de nouvelles , etc. On peut même dire d une manière plus générale que fabricateur ^J^^^ au s^jet, qu'il en marque toutes les qualités i)0»nes ou mauvaises, morales ou inteilectueUes « Tel qui sera toute sa vie un mauvais '*'?rj] teur , serait peut^re devenu un grand fàM^' teur d'étof es. » î. J. « Il y a là immensité et «mw de dessein qui démontrent un fabricateur ioi^*"' gent, immense, unique, incompréheûsiP«- Volt.
SYNONYMES 1^ tf^t VÈ lËME RADICAL.