CONTEMPLATEUR , CONTEMPLATIF
Ils diffèrent absolument de même que les deux mots précédents. Contemplateur , qui se livre à la contemplation; eontemplatif j qui s'y abandonne, qui s'y laisse aller. Un contempialeur gouverne ses pensées ; un esprit conUmpUùifM berce dans ses rêves. Un saint personnage est contemplateur, quand il fait des réflexions suivies sur des sujets de dévotion; il est contemplatif, quand il s'abandonne à des inspirations mystiques. Vous donnerez le nom de coMempUUeur à celui qui contemple volontairement, avec ordre et conscience, les attributs et les œuvres de Dieu , et celui de contemplatif à l'esprit qui s'abîme dans des méditations profondes , mais creuses , mais irrégulières.
La contemplation du contemplateur a toujours un objet fixe et bien déterminé , mais non pas celle de l'esprit contemplatif; et c'est pourqiuoi on peut mettre un régime après oontempUikur, mais non pas après contemplatif : contemplatm des merveilles de la nature. « Philosophes de nos jours, de quelque rang que vous soyez, ou observateurs des astres , ou contemplateurs de U nature inférieure , et attachés à ce qu'on appelle physique. » Boss» « Jean- Jacques est indolent, paresseux , comme tous les contemplatifs. > J- J-
C'est, du reste, avec une entière raison qu'on oppose la vie contemplative à la vie active. Dans l'âme contemplative il y a de la mollesse , un goût de far-niente , de mysticité , de quiétude.
DESTanCTEUR, DESTEUCTIF.
Ce qui est destructeur produit ou a produit a destruction; ce qui est destructif est propre à la produire, pourrait bien la produire, renferme des principes de destruction. Ce que l'objet datructevr est effectivement, l'objet destructif V^ en puissance. On dit, un fléau (Tolt.), un tonnerre (ID.) , un fanatisme (Id.) , un fleuve (In) , »» torrent (Bufp.), un glaive (Marm.) destructeur, l'art destructeur de la guerre (Id.) : toutes ces choses détruisent. Mais on dit, un vice (Coko., S. S.), un principe (Acad.), ou un préjugé (MoK- TBSQ.) destructif, une doctrine destructive {KW^ parce que ces choses et autres semblables peuTent seulement devenir des causes de destruction.
GÉNÉRATEUR , GÉNÉRATIF .
Générateur, qui engendre, qui fait l'actioo d'engendrer; génératif, qui est propre à engendrer : principe générateur , vertu générative. w perception , la conscience et la raison sont les fecultés génératrices de nos idées, si on les
I . Quoique ad jcclif, /««a«i signiOe bien aussi cofflO« penseur, qui penae essentiellement et conlinuwi*®'^" ' Mais penseur représente la qualité de penser comm active, comme produisant des fruiU, <^^^y"L nale , comme eonsisUnt dans un travail; '^."fM^^ pensant désigne une qualité pauive , une qua»» J» possède cl qui sert à indiquer ce qa'eal le soiei pw que ce qu*il fait. Un i^enseur esC oo pbUofopli«> être pen^aui est doué de pensée.
SYNONYMES QUI ONT LE MftlIE RADICAL.
considère oomme ayant produit ou comme pro« dnisant actuellement nos idées; ce sont les facultés génénUivet de nos idées, si on les considère comme ce qui nous rend capables d'avoir
TERMINAISONS EUX n ANT,
Même diflérence entre producteur et productif: agent produclntr, force ffoduaiw (Lab.).
PareUkment , ce qui est préiervateur préserre: moyen prtfsmateur; ce qui eit préservatif a la vertu ou la ISKulté de préserver; un remède préwervaiif, des lois préserwUiveM (Mabm.)-
De même encore un parti ou un £tat of^pretsevr (ICasm.) opprime; un pouvoir (1d.) ou un système (Acad.) oppreuif, une politique oppresnoe (Mahx.), n'oppriment pas encore, mais c'est à quoi ils tendent.
C*est aussi la différence qui sépare persécuteur et persécutif (Volt.). Quant à peri^cutoia, plus ▼oisîn de persécuteur, puisque tous deux signifient qui persécute actuellement , il n*a pas autant de force , il exprime quelquefois une simple importunité , il ne marque pas autant d'action et d*ardeur, et il se dit bien des cboses. < Aigre, inexorable, armée de reproches amers, te trou- Terons-nous toujours, ô vérité, persécutante?* Boss. « Aucune secte chex les Grecs et chez les Romains oe fut persécutante. > Volt. Persécuteur est tout autrement énergique. « Une secte fanatique et persécutrice. » Volt. < Tous les raffinements de la haine oppressive et persécutrice.» Haak. « L'intolérance tyrannique et persécutrice qu'on zèle outré , un fanatisme aveugle ont exercée pendant longtemps. > In.
TERMINAISON EVX.
Orut, a, un» en latin, ojo en italien, eus en français, est une terminaison qu'on peut appeler répléticûf parce que effectivement elle marque plénitude , grande quantité , abondance de la qualité exprimée par l'adjectif qu'elle sert à former. Elle est presque toujours à base nominale , et répond assez bien à la terminaison anglaise /ul, foMcifuI, quinteux, use fui ^ avantageux, disgneefut, honteux, ainsi qu'aux terminaisons allemandes , isolément , significatives , voll , plein, reûA , riche , et selig , heureux. Ir^eniosus , d'i»ifenium, esprit, ingenioso , ingénieux ^ se dit en allemand geistcoU et getseretcÀ, on'sinnvoll et tiimreich, c'est-à-dire, plein d'esprit, et riche eo esprit, ou en sens^ De même, on trouverait en aUemand , pour traduire industrieux , deux mots à peu près synonymes, liunstvoU et hunstreich, c'est-à-dire, plein d'art, et riche en art, et pour traduire affectueux et urheux, holdselig et redeeliÇj c'est-à-dire, heureux en affection et en paroles, c'est-à-dire qui en a beaucoup. De même, m^gsUrieux, soucieux, ombreux , gracieux , heureux, etc., équivalent à geheimnissvoU , kummertoU , schatUnreich , liebreick ou leuUelig , glûkeeUg, etc. La désinence eux, peut-on dire encore , snuonce que le sujet a beaucoup ou tout plein de la qualité marquée par le radical : l'orgueiUeux a tout plein d'orgueil; le peureux , tout plein de peur; le fti^mrew*, tout plein de ri-
Saigneux , mtîgrnafil. Coûteux , coûtant. Fumeux , fuma/nt. Écumeux, écumant. PkureuXy pleurant. Ennuyeux , ennuyant, Outrageux , outrageant. Radieux ^ rayonnant. Langoureux , languissant. Amoureux , amant.
Les adjectifii en eux Sont la plupart à base nominale : tous les adjectifs en ant ont , au contraire, pour base un verbe, car tous sont des participes présents érigés en adjectifs. D'où il suit d'abtfrd qu'ils doivent représenter la qualité , les uns comme inhérente au sujet, comme possédée par lui d'une manière permanente, les autres comme développée par le sujet, comme se montrant temporairement en lui; d'où il suit que les uns doivent qualifier en raison de la nature , et les autres en raison d'une action , les uns indiquant ce qu'est le sujet, et les autres ce qu'il^ lait.
Ce qui est saigneux a du sang, est taché ou couvert de sang, c'est son état; ce qui est satgnant saigne , fait l'action de saigner : du nez saignetuB ne tombent pas des gouttes de sang comme du nez saignant.
Ce qui est coûteux coûtera , si on s'y livre , c'est son caractère permanent : tels sont les voyages et le goût des tableaux; coûtant n'entVe que dans la bcution, prix càûtant, où il signifie ce que dans le fait a coûté une certaine chose : je vous le cède au prix coûtant.
Le vin fumeux a toi^'ours et par sa nature U qualité qu'exprime l'adjectif; des tisons fumants, des cendres au des viandes fumantes, fument ou jettent de la fumée un instant. Il en est de même au figuré. On dit d'un homme , pour le caractériser en général, que c'est un cerveau fumeux (BiAUM.), un étourdi; et Harmontel dit d'Helvétius : « U nous arrivait (à nos réunions) la tête encore fumante de son travail de la matinée.»
Ce qui est écumeux écume toujours et par nature : les ruisseaux bondissants et écumeux (Féiv.); un fleuve impétueux qui roule avec précipitation ses flots écumeux (1d.). Ce qui est écu^ mant écume dans une certaine circonstance, il lui arrive accidentellement d'écumer. « L'onde était écumante sous les coups des rames innombrables, s Fin. <c Les rouqs du char de Bocchoris, dans cette bataille, étaient teintes d'un sang noir, épais et écumant. » lo. Avaler une jatte de lait écumant (Mahx.).
Une seconde différence tient à la valeur propre de la désinence eux, eV consiste en ce que les adjectifs qu'elle termine désignent la qualité commo possédée à un haut degré , en abondance ou même avec excès. Eux va jusqu'à marquer l'affectation. On est pleuronl.*
Madame voire fille est pleurante en un coin. Laf. On lait le pleureux, comme on fait le piteux, ccmmie on fait le langoureux :
Quelles naiions , quelles Tilles , N'iras-tn faisant le pleureux.
Et parlant d'un ton doucereux , Prier de l'être secourable?
(U Sibylle à Énée.) Scass.
f nHËMS PARTS
c L'obstinatfcm die fermer WM, part* aus quidams cajoleurs et plewreux. » J. J.
EÇïNtlYEUX , BÏWOYATfT. Quî eimuié.
L'un énonce une qualité de tiature, l'autire utte qualité de fait; le premier qualifie I« su]et en raison de ce qu'il est, et le second en raison de ce qu'il fait ou dit.
Gondillac en juge ainsi dans le passage suiyant: c II me semble qu'on dit ennuyant en parlant d'une chose ou d'une personne au moment qu'elle ennuie, et qu'on dit ennuyeux quand on parle du caractère qui la rend propre à donner de l'ennui, n est mmuyant sigmfie , il ennuie actuellement; il est ennuu.eux signifie,, il est foit pour donner de l'emiui. >
Ce qui proave biea, d'ailleurs» que ennuyeux exprime une qualité inhérente au sujet, c'est qu'on le Caiit quelquefois substantif; ce qui n'a jamais lieu pour ennuyant.
Ajoutez que ennuyeux marque plus d'ennui, ou un ennui plus profond, plus fort, qu'ennuyant, a Fatigué de l'excessive longueur d'une marche pompeuse , Vespasien dit qu'il était bien puni, par cette ennuyante cérémonie, de la faiblesse qu^ avait eue de désirer à son âge l'honneur du triomphe. » Boll. « Soyez sûr qu'il n'y a rien de plus ennuyeux , de plus fastidieux que tous les écrits et tous leurs auteurs. 9
DUDBFF.
OUTRAGEDX , OUTRAGEAIH*. Qui outrage.
Ces deux termes qualifient en faisant connaître, l'un ce qu'est le sujet, l'autre ce qu'il fait. Roubaud les a parfaitement distingués en leur applix{uant la règle de distinction ci^dessus établie.
« OutragetuB^ dit-il, formé du substantif outrage, espèce particulière d'offense, désigne la nature de la chose , sa propriété ou son caractère, l'effet qu'elle doit par elle-même produire ; elle est faite pour outrager, c'est le propre de la chose d'offenser cruellement. Outrageant , participe présent du verbe outrager , converti en adjectif verbal , exprime l'action d'outrager , le fait, reflet de cette action; elle outrage, on en est outragé , ofliensé cruellement. Ainsi , un discours, un procédé outrageant f^it un outrage : le discours , le procédé ouCroi^euâ; &it outrage. »
Outrageux qualifie en soi , quant à la nature ou à l'idée, et s'emploie bien dans le dogmatique, c II est de la bonté du prince de réprimer les médisances et les railleries outrageuses. » Boss. < Ne nous laissons jamais emporter à des dérisions outrageuses, « Id. « On appelle zèle ce qu'il y a dans la médisance de plus outrageux et de plus calomnieux. 9 BouRD. « Est-il un crime plus outrageux au Saint-Esprit que le scandale?» Id. «U faut savoir douter, et ne jamais s'exprimer avec une insolence outra^euse.^o Volt. — Outrageant qualifie un fait ou en raison d'un fait , et est surtout d'usage dans les récits, dans f historique. «Souvenez-vous des outrageantes paroles dont a usé M. Jurieu, en m'appelant déclamateur et calomniateur. > Boss. « U fallait que la main ( de Wiclef et de Calvin) traçAt sur le papier tout ce que le cœur avait con$u de plus wUrageant et de
plus iimdlMtit {oooÉn l'BaAaviatie). » Bouvu «L'ottUf^eoMle- lettre qn^il m^& éonte , qiie Jstom ai* ssnvoyés. » Your.
Qià pev^at'kpair était oa lllieU« omàrm^Êam-? Bmt. « Pourquoi me tenez-vous cet outrageoÊU dis» cawst» LBb
Du re^ , outMi^Mur, plei» ^ovtngv, dit plas qtfontmffeamt , qui outrage -,• «usai Va pMeaior estil seul appUoi^Ib aaz peraomiei : iaftees et mttretgeu» ohevaliers (Lia.) ; un enaeuu iosoleat et outrageux (B08S.>. OwtrogeaaU ne convieiit qa'am choses, parce qu'il est pltts ftiblo, et que fes chose» n'ont pa» h» plénitude de* Tbiitrage, ot peuvent MiU' la souiua âe l'ooÉrage, mais ptu* vent seultaflMnt Pwoip paFCêmDuiiieation.
RADIEUX , RAYONNANT. Qui je«te dto rayons.
Aodteur marque phie d'éclat: le corpe radieu est tout raiyonnant de hnaièfe. L'effusion abondante de la lumière rend le corps radieux; et l'émission de plusieurs traits de huniëre le rend rayonnant. Le soleil est radieux i son midi; i son coucher il est encore foyonfumf.
En second lieu , le mot radieux marque la pn>priété , la qualité de Ik chose , et le mot rafmnantf le fait présent. Xïn corps lumineux par luimême est plus ou moins radieux; et quand il répand sa lumière , U est plus ou moins rayonnant. Radieux exprime l'état ou la nature^ quelque chose de constant. « Boufilers , au comble des honneurs , de la gloire , de la conilance , n'axait qu'à demeurer en repos , à jouir d'un état si ror dieux. 9 S. S. Dans le LutriH , Sidrac raconte qa'aotrefois il y avait dans le chœur un vaste tatrio qui cachait le chantre ,
Tandis qn'i l'antre banc te- prélat radieux. Découvert au grand Jour, ailicaU tons les yeux.
«La tête et le cou. du paon se dessinent avec grâce sur ce fond radieux ( formé par sa qneoe qu'il relève). » Buff.— Rayonnant désigne un &it, \m accident, quelque chose qui arrive, c Tel Ait le discours de JuÛe à son Ht de mort; ses yeux brillaient d'un feu surnaturel, elle paraissait rayonnante, » J. J. « Il délivra l'âme du purgatoire : l'Ame lui apparut rayonnante et en habit blanc. » YôLT.
Au figuré, on dit un visage , un air radieux on rayonnant , pour signifier qu'on voit éclater sur le visage, ou dans l'air, la joie, la satisfaction. Mais l'un indique une satisfaction plus solide, plus pleine et plus constante, cooune celle qui résulte de la santé; l'autre, une satisfaction plos vive et plus passagère , comme celle qui provient d'un accès de joie ou d'exaltation.
Enfin radieux est un terme absolu qui s'em* ploie seul et se comprend de lui-même ; au lien que rayonnant est relatif et ordinairement sain d'autres mots qui le déterminent : rayonnaini de lumière , rayonnant de gloire , de joie , de grâces et de beauté (FéN.) , Une femme rayowMUde de diamants (Kaiim.). '
LANGOUREUX, LANGUISSANT. Qui est dans on état d'abattement et de faiblesse.
La Itmgomreux est tout plein de langueur; Is kuH/uMAiitf languit. On dira d'un convalescent qu'A est encore un peu languissant , et d'un sa'
SYNONYMES QfH ONT LE UtOK RADICAL.
JWfiVK
Sus QQBuaftloi^roiifwitfr «t pem ostté aapropre^ e*tft Ml figuré sartoat qju» l«t «kux mots cnt btasift d^trt dialinginèe^
Or, dans cette acc^^a, lanfomnciMB, en ▼erta de U tenninaison de son radical , langneur, signifie jnsque toujonrs. qui Q9tr« ou affecte la langueor: d'aotantphis qn» à» lldé» de plénitude i celle d'eieès et d'alTectaticn le passage est tout natarel.0iia Tair tanguistant, et on prend Tair IflNfowHi/na nalheuNux qui aouffira tous de- HBBde aaistaiiM d'im ton îanguisumt; im nntetrasé Toua demande rauio/infi d'un ton fasfHiMis. Un écriwn et des vers languiMonU soot Mis, manquant de Tignonr : «H. Huet tnsiv Itoek» trop kuijjriitffafiC «YqziT. Un toir iiiaet disTer» langimrtmx sont &daa et pkina d'BM tsadiessfr feinta ou exagéoée. La parasse est lgM§mÊanU (Labogo.) \ F^D^lon repnche à Biàne ses bèros tangmureux, s KâsM tifficence eiatre Jan^aurettsemeni et J«i-
atXUOJT.^ AXANT. (Miû q^ aijDO une femme.
VeaioMiiir aat plei« d'ampur; Vomami iai Taction d'aimer, aime ouvertement, au. su de toot le aonda. Qa qu'on, considère dans l'un , c'est la plénitndA du sentiment, la réalité de la passon; et, dans Tautre, c'est le &it notoire, piteat, 4e s!attaclier par choix à telle personoQ. inonreiw désigne une qualité du tezo^rament, a peocliant dont le t^cme amant ne réveille pûiiu ridée. On ne peut empêcher un hcname d'itre oaioicrsiiff ; il ne prend guère, le titre d'a- «8Rt qu'on np le lui permette.
iniMontiu rappelle davantage le substantif MttMr, et représente avec plénitude cette, qualité comme inliéctnte aus^jet; amant se rapproche pbs du ve^ aimer , et marque simplement le âitdB prendre telle femzae, qui y consent, pour olsjctde son amour et de ses.aasiduités ,^ ou de ses «ridailiH seulement.
Daoa beaucoup de tragédies on voit une hémÎDa aiméa tout A la fois par deux personnages : l'an qui aspire ou'vertement à sa main, et dont aUe coonalt et aocepte la tendresse^, c'est son ouRi; Taille qui soij^re en secret,, et dont die rqettc les sentiments ausaitôt qu'elle en «t ioatmit^; ce denoiec est ramoursttSw Ainsi dans le Cid. Bodrigua est ramatrf de ChJmène , et doa Sanche en est omoufeioi; c'est même ce fû est fionneUemenl ixkliqué dans la liste des pwaannages. De même , dans Borace ^ Curiace et Valèreper rapport à Camille; dans CirniA, Cinna et Xuime par rapport A Emilie ; dans la BéréwedeRacûie, Titus et Antiochus par rapport à Bér^dce ; dans Britannieus , Britannicus et Néron Ptt E^port A Junie; dans les Friru eoiiemû, H&aeB «1 Créon par rapport è Antigona; eto.
0& eib plus eu moÎBs aiMNreiMi, paic»que ce *(* exprime une qualHé; «a n'est paa jHus ou ooiiis amant, comme on n'est pas plus ou moins ^01» , larce quA. cas denx derniers nmts signi< Sent des titres.'
. TERMINAISONS SUJ n IF.
Miiur, éitif. Iniféviêttt ^ impétatif»
EtuB marque la possession pleine , abondante , permanente, habituelle, d'une qualité, et if la simple possession d'une propriété active ou passive. Il' sait de Ni que ka une qualifient en caractérisant, et les autres saaa caractériser; c'est-Adire que les uns expriment une manière d'être constante, et les autres un état actuel, passager. Be son cd té, t/ rappelle toujours de quelque façon l'idée d'activité et de puissance, soit qu'il ait plus de rapport que son synonyme avec un verbe correspondant, soit que, comme lui, il ait un nom pour base.
OtSEDX, OISIF. Termes qui annoncent également l'inaction des êtres actifs, et TinutUité des choses.
En parlant des êtres actifs ou qu'on regards commo tels , oiiif s'empbie proprement pour exprimer que, au lieu dagir, Us ne font rien, ils sont actuellement sans occupation ou dans l'inaction. Quand on leur applique la qualification d'oiseia , ce qui est plus rare , on les représente comme ayant l'habitude , le goût de l'oisiveté , comme croupissant dans l'inaction. De sorte que avec du loisir on est oisif, et avec de l'oisiveté oifsuJB. Oin^ rappelle par opposition, de même, que passif, une puissance d'agir dont on ne fiait pas usage; oiseux , étranger à cette idée, désigne , en vertu de sa terminaison , l'habitude , le goût, la qualité ou l'état permanent, l'inertie.
En parlant des choses , oiseux à son tour est le mot propre ; il se dit de toutes les choses pleinement inutiles , qui ne sont bonnes à rien ; et oisif, toujours pourvu de Fidée de puissance, se dit seulement de celles qui ont un principe d'activité , qui sont propres à quelque chose , qui ont la puissance de servir à quelque chose , et qu'on néglige pourtant d'employer. Goûts, ornements otfetiâp; disputes, questions, occupations, considérations , paroles , épithètes oisetues, La valeur est oisive pendant la paix ; il y a bien des talents oisifs; l'argent est oût/dans un coffre. Lafontaine dit au sujet des richesses :
Quand ces biens sont oùi/s, je tiens qu'Us sont frivoles. La vie oiseuse est stérile , ne produit rien de bon; la vie oisive se passe à ne rien faire au lieu de se passer à agir; l'inutilité fait l'tme et l'inaction l'autre.
IMPÉRIEUX , IMPÉRATIF. Ils se disent du ton et de l'air d'un homme qui commande. Impérieux , d'tmpenum , empire , plein d'empire ; impératif, du verbe imperare, impera$um, commander, qui a la force ou la puissance de commander.
Donc, d'une part, impérieux marquera un empire plus plein, plus absolu, plus habituel, plus despotique ; et , de l'autre , impératif exprimera simplement la signification , la valeur , la force des gestes et du ton. Un maître, un supérieur, ont d'ordinaire l'air et le ton impérieux. Les domestiques et les enfants doivent savoir comprendre l'air impératif des maîtres et des parents. « L'éléphant distingue le ton impéraiif^ celui de la colère et de la satisfaction^» Bufr