DEUXIÈME PARTIE
une profonde léthargie. Un homme en peine est inquiet , dans une situation d'isprH ilceitaineiou, indécise ; un homme dans là ^eknt Ikt 5>«siti«e'> ment malheureux à cause de sa pauvreté ou de ses chagrins.
A regard du temps, même différence. À marque une épo^uft, «naioinr: |l re^eÉBrd 4'fleuK lieu-? Tes, à nidi, dTtqutt. ^^ £n «t dam dèKgi«nt un espace èa ledits , «m iBmpiicomprisi^enire-fles bornes; seulement en est vague et dans précis. Je reviendrai en deux heures, j'emploierai deux heures à revenir, mais sera-ce aujourd'hui, demain , dans tel mois om 'telle' aiméa , ic'eat oe qui. n'est point spécifié , je reviendtal ^ns 4eux heures , c'est-à-dire après que deux heures se seront écoulées à partir de ce moment-ci. Le mouvement diurne de la terre s'opère en vingt-quatre heures^ mais que ces .vingt-quatre heures soient ou doivent être prises dans telle ou telle portion de la durée , c'est ce qui reste dans le vague ou dans le doute; au contraire, quand on ordonne à quelqu'un de quitter le pays donc les vingtquatre heures, non-seulement on assigne tin espace de temps , et non pas un point , mais encore on détermine à quel endroit fixe de la durée il commence , savoir au Hfiloett «ù rox^ife ttt donné ou reçu.
À, SUIVANT, SELON (CONFORMÉMENT). Prépositions qui expriment un rapport de convenance. On dit également à la rigueur (Acad.) , et suivant la rigueur des lois (Acad.); à la mode de Bretagne (Acad.), et, suifmnt la mode de Bretagne (Heok.); é ma fenNoEisn (Axuik, P. R., Mol.), «t, telm ma ftotaMs (Acikn., Rs6v.)';*d notKe gpé (Acad.), et itkm notre gré (Acad., Bourd); à mon sens ou é mon avis (Acad.), et jvlon Mbn^WDs , ou sêl&n mea avis (Acad.).
iithflèytt de lu nréme nanière et de mtoRi et de êet&n, C^eêi de toutes les prépositieas la pttan vague , la plus indéterminée , la moins spécifleative. (Voy. première partie , p. S4, 5S , 66 et 69.) Comme synonyme de ttitvanl et de selon , on ne l'emploie que dans un petit nonbto de phrasts, et en un sens tout général , au 4iea que tuwmtt et selon sont d'un usage plus fréquent et ne se prennent que dans un sons particularisé. Ainsi on dit traiter à la rigueur (Acad.) , et traiter ou juger tutvant la rigueur des lois (Acad.); à la mode de Bretagne, et 9uivaiU la mode étrange de Bretagne , qui consiite , etc.. ; je me rétracte , A Fexemple , et , suivant le louable exemple d'un tel; chacttn juge et arrange ks choses à sa fantaisie , et tel homme a jugé cet ouvnge et arrangé oette aflhire séhn m fantaisie du moment, ou «elon tine bizarre fantaisie ; on apprécie une chose à «a manière (Acad.) , et telon sa manière de voir an de penser (Acad.); à mon avis, el«e< Um mon avis déjA formellement exprimé, vous aivex mal îaH; chacun peut, à son choix , et sékm son libre «boix, partir ou reeler; à votre compte, et «elonTotn compte arrêté hier, je serais votre débiteur.
n est Ynd qu'on dit tnen â la manière ordinaire , A Tancienne manière , A la nouvelle mode. Mais c'est là le plus baut degré de partkularitation de œs locutions dont à fait -partie -, et , on
le voit assez , la manière et la mode sont bien :ptu)6fé(fiièe!{ fentoifc ))ar les mots qui les accomçâgtiettt. Pcfat 1« Aélerminer davantage, il faut remplacer A par suivant ou par seUm : niifanl ou selon la manière ou la mode si ridicule d'autrefois de faire , etc.
^'èSllttars , ilême quandfna'iMfRtt salDfttiesont pis suÉRris es déterminait, ill |iai4ciiiriseot d^kvanllge ; 41s expriment lino ctn^ninaiceAu une conformité plus rigoureuse. À son tour, dans des phrases comme celles-ci, il faut que chacun parle à son tour, signifie seulementque tou3 ne doiventpas agira la §ai^ ou (fuechaam toit avoir son tour, et ne pas'êtrt prii^ du pouvoir de faire une uttaine chose; swvant ou selon son tour, comme suivant ou selon l'usage, la coutume, la règle. la loi , indique qu'en faisant quelque chose on doit se conformer A un ordre expressément établi : A la chambre des députés, chacun des orateurs inscrits pour ou contre une proposition parle selon son tour. — « Apollon de Delphes, conssÉté sur Ja manière dont on devait honorer le&ditttz, ràpOftAt que chacun devait le faire d la manière et selon les cérémonies qui se pratiquaient dans son pays. » F Air.
Suévam, hU»,"^ e>e ne connais point, dit Roubaud, de synonymes plus indistinctement employés que ceux-lA. »
Suivant , en suivant , rappelle le verbe tuinn- On ne doit sfi servir de cette préposition qu'arec un verbe actif, et en parlant de choses dont on peut dire , qu'on les suit , qu'on s'y confonne. On tSiii oBe ebooe vtMml.lcs pnrojAi, èe dweia,Jgs pensées , les idées , les vues , le coaftii deipM* qu'u» , suioma teUe nastme «u t«lle nègls. Stl»t quelle qu'en bm( mtymologie, nargue 42» ^avettanee quetoonque, et non pas «cûleaiaot v» confonnilé A laquAle on afcleiat ou on s'tfo^ d*atteiiiftne «n aqieoÉnt. On Jait o«>on H^^^ telle ohOffF^ on^eet ou un fait Arrive #rfM» ^ chose. Oo est assis selon son rang (Iat)) *^ selon son déeir (Rbom J; on vttit %ninr ua fut seèon on orafcl» ou une prophétie (Boss.). < ^'^ toute apparene», je passerai l'hiver ici. > J*'- « Les apOtoes ^taiont des hommes, seUm tt ^ proche de lésns-Cbrist , insensés et leftU à cioirtj BoniD. « David, «et homme selm le «œ» » Dieu. » Bofi. Gela est selsn mei soidiaits (UF.^ selon mon goût (F*».). « J'y trouve ime ««^ selon mon oesor. * l, J. Itans o«s deMM»****" pies, suivant serait tout à fait impropre.
On dit plutôt suitant U doctrine, i'opiwWi^ système de tel auteur; ce sont choses ^^^ suit ; et , selon tel awteur, selon Bémdote on "^ Thomas; il s'agit «aota de oitor «>MP**°*°!L point du tout de se déclarer pour ^ ^^ c Selon les libertins , l*horame — Sviva^ «^ '^ tème, en Ôtant toute réelle liberté, on »ja ^ rasse de tout mérite et de tout blâme. »/^^n dit Hlon rbébreu, nlon la Vulgale..l*;j^^i, veut seulement rapporter un **[^* ?'•**?. j^ «oi question d'en suivre un , tuéww»* "fj^ j^ospropfs. Quel^'un qui écrirait la '*•., ^^-gint Christ pourrah le faire suivant 1^^»^^ %rBie Mathieu; mais d'ordinaire ^. ^*^i**^nit !*•• purement énonciative , l'évangile t^*^
STNONBOS jL BAMCMIK l^IVEBS.
MntfniM'«» fiunvs jb{(m la fu)e par «tù mi le» nganÉR. L'<«pnt m kisBant eilcrtMr par la wk kalé i ooDsldèrar la Iwa 401 plnt à celte^, lègla iniwMhImneat «aoroyanae raivflnl rteU- BKîon da la «oloDté. « i^ASc.
Gepndautflftefi «^em^oie aiUH en porClcidÂer, conme MiiBoitf paur iésigner une conformité âe ooDadatte oa diction. On dit égaleneat agir on faifa ^pielffa choso telm «t nmmnt «no loi (Bob., 9m. ^ Boil., Lav., MozfTBSQ.),tui linge (Laf., ftjc. , ¥6lt.) , une «ovlume (Boss« , Tkk. , MoL.)^ noB lègfe (3088., FAn., Pasc, Bcèno., Mal.), un principe (P. R., BocBa.), déslMOoins (Fis. , MoioxsQ.).
Dans oe eas sefon est plus absolu, pins positif, phis rigooreux; et ntivant laisse plus de liberté et d'incertteda. C'est Tepinion de Boi^aiid, oontiaiie à celle de Girard, qu'il a pleinement réfuté sur ae point. •
On agit proprement «la» un ordre, on 7 obéit : cle vauxTOBS gnécir selon l'ordre qui nons a été donné. 9 (Un médecin à M. de Pourceaugnac.) Mol. On agit aatearit un conseil y on le suit : « Et jiitaaal le conseil de son médecin , il demanda à Diaift les foroes qu'il confessait n'avoir pas.vPAsa. Oa agit jsio» la loi, et Êtmaht urne ntaxime qu'on s'impose à sai-méine : < Socrate se fit une loi de suirredans la pvatiqae tout ce qua la <droite raison exigerait de Ini. Ce fut suiocmt oetta maitme qu'ayant été mis au nombre des aénataurs., et* aj ant piété la sennont da dise soa avis selon les lois, il refusa constamment de souscrire i un arrêt injuste. 9 Vis. Notre corps se meut seUm noire volonté, et notre âme est diversement modifiée suitaM les différents états du corps : « Si le corps est mû au commandement et selon la volonté de T&me , l'âme est troublée , l'âme est affligée et agitée en mille manières , ou fâcbeuses on agréables , suivant les diepositions du corps. » Bûss. — On agit selon la raison (Boss.) , selon la natoie (J. J.), selon le devoir (Fin.); Es obligent : on se conduit de telle manièie suivant la rencontre (Boss.), suivant l'occasion (Corn.), ncHMHU ton goût ou son génie (Mol., Rsgn.), mtmal l'exemple ; ils engagent. — A chacun selon sa vertu (Boss.) , se dit absolument , à la rigueur; récompenser cuiranf le mérite (Acad.), indique one proportion moins exacte. ^ « Nous mourrons tous , selon la loi de la nature ; c'est une nécessité inévitable. Un jeune homme doit survivre à un vieillard , futvantle cours oniinaire da la nature.» Rogb.-^ Et comme futoaat revient à, en sMfaat , si en suit , oa dira plutôt félon tel auteur lorsqu'on en adopte les pensées , lorsqu'on en inroqmt Vautarité , et suivamt tel autear , quand on est d'aa avis contraire , ou simplement dans le doate. «Depuis ce temps l'histoire d'Egypte 00m- !, selon Hérodote , à avoir de la oertitude.» c C'est, «utooni Topinion commaoe, un .bel espnt, c'est un esprit fin , c'est un esprit délié.» liàju « De sorte que , suiva/tU cette dactriae , bii die-ja, oetta ^^e est suffisante sans l'être. »Pa8c. «/'avoue , suivant l'histoire qu'on en raconte et qœ je suppose sans l'examiner, que.... » Fân.
Daa cetteaooaption, étendue de svaeaiK à setouj
suivatéM aelen Kmt fienr ainonfinB ^mfMmément; car oa dit bien agir eonfmmémm^ & un usage(LAF.), à nue Tègle (Féw.), à sa raison (In.).
Hais asn/apmdwpfrt^ asi sahfeotif : 41 a «apport an soin qu/oa.'pcnnd et an mérbe^qn'an <k oa sa oenfbsmer, de a'^asafettir à quelque abaae* Il est yrtncipalament usité an falais. il na Remploie qufea parlsat d'actions volanlaises at mandes. XiM miaéiaïux ortslallisait^ nan pasieon- /brmtfmem à certaitias régies, nuis selon ou mdvont certaines règtee. Qa agit, non pas een/ianiitfment àia néceasité, maie selon la aioossltéf «k smvemt les besoias éA moment. Sslon Tasage ou smvani l'uaBge, mais non ceaf ormdmeaf à l'usa^a, las ouvriers s'enirneBt le dimanche. Agir eonformémmU A an «isage, à uaa règle, à la saison, c'est le fiure par dioix, avec soumission, afin d'être et dé mamère à être irréprochable.
ABAIfifiSR, -* RABAISSER, RAVALBR, ^ DÉGBABBR , DÉPRiflER , DÉPRIIIEB , — AVOIR , HUMIUBR. C'est , en parlant des personnes au figuré ou au moral, en diminuer la bautear, les laire descendre , les mettre dans un état inférieur ou moins élevé. ^
L'action d'aboûser est douoe, modérée, lente quelquefois. De tous ces verbes obataser eift oeéai qui exprime l'idée commune de la manière la plus simple , la plus faible et la plue géaéraia. Condé était toujours égal à lui-même, sans sa hausser pour paraître gnand , sans s'alwisser povf être otvil et obligeant (Baes.). Pocsanna, pratoC" tevr «de Tarvpain, oèoiisa sa hauteur devant la sénat de Rome en demandant à traiter avae loi (VotT.). Le peuple de Rome put aba«sser les patriciens sans se détruim lui-même (Montbi^). Dans un diakigua, Fénelon fait dire par Richeliea à Haaarin : « Avea-vons achevé d'abaisêer les grands?»
Rabamer et rawUer signifient Vun et l'aotia abaiiBser beaucoup, mais l'un quant à l'action, i'autte iinani A l'effet.
Jlatetfssr, «'est abaisser beaucoup, c'est-àdire avec force; car c'est, selon la valeur de daparlioale re , abaisser encore davantage , de^^as en plus y avec effort on redoublement.
Que sait-'Jer J*a4 peut-être avec trop de chaleur
Rah^iué «es préaentt , ou blâmé sa doaleer. Rm:.
« La passion de robo««r l'orgueil et l'itisoïcnoei des Tyriens engagea Sésostris à prendre lefur ville. » Feu. « Elle affecta de rabaisser ma pièce.» J. J. « H y a mille vertus que vous tâchée aialij^nement de rabaisser. » Bourb. « Tout oe qae Dieu élève , le monde se plaH de le rdbaissefr. * Boes. fVoy. dans la première partie , Almisser, rabaisser, "p. les «t 109.)
Rat?aî«r, c'est abaisser beaucoup , c'est-â-dir» jusqu'au dernier degré ; car c'est mettre , nonpaa seulement & terre , mais dans la vallée , non pas seulement bas , mais très-bas , aU'-dessous dn sol.
Quoi ! tu ne vois donc pas jusqu'où l'on me ravale P (Agrippine dans Britannicus.) Bac Marlez-vouB , ma sœur, i la philosophie , Qui donne i la nrison Tempire sonvofahi , SeoBieUMit à ses lois la partie animale, Dont l'appétit gremier aux hèles noas ravale, nos..
MB