DEUXIEME PARTIE
8*Q (luit i(ae ▼(» booiés tenfllent me eoosoliBry El Josqa*! mon néant daignent m nim/«r.
(Tarture parUnt i Elmire.) Id.
«La licence des opinions des hommes les élève tantôt au-dessus des nues , et puis les ravale aui antipodes. » Mohtaion. « Une secte ravalait si fort J. G. , qu'elle le mettait au-dessous de Melchisédec. » Boss. « Il a fallu que la majesté du fils de Dieu se ravalât jusqu'à la pauvreté d'une étable , jusqu'à l'ignominie de la croix , jusqu'aux agonies de la mort , Jusqu'à l'obscurité du tombeau , Jusqu'aux profondeurs de l'enfer. » In.
Dégrader^ déprûer et déprimer ont cela de commun , qu'ils se rapportent à la sorte de hauteur ou d'élévation d'où on oblige de descendre.
Dégrader , c'est précisément 6ter le grade ou le rang. On dégrade , au propre , un officier ou un magistrat qu'on destitue de son emploi pour un manquement à l'honneur, par exemple. Au figuré , il en est de même : les personnes qu'on dégrade sont élevées en dignité , ont un rang , un ^om, de l'éclat, une haute position sociale ou d'opinion. « Ce serait dégrader l'fivûigile de le
SBgarder comme la religion du peuple et une secte e gens o]>scurs. » Mass. « C'est la mode aujourd'hui de dégrader les grands hommes. » Volt. « Les gens de lettres ne doivent pas dégrader la noble indépendance de leur état. » D'Al. «\Il ne voyait que trop combien l'ignorance dégrade et ternit les noms les plus illustres. » In. « Tibère déclara que la même douleur qui convenait aux états et aux familles ordinaires, dégradait les princes et un peuple roi. » In.
Dépriser et déprimer marquent une action qui attaque , afiaiblit ou rabat , non pas le rang ou la dignité , comme dégrader , mais le prix , la valeur ou le mérite. Une personne ou une chose dégradée est déchue, n'est plus éminente; une personne ou une chose déprisée ou exprimée n'est pas estimée autant qu'elle vaut On dégrade la divinité , la majesté royale , les personnages illustres, nobles, con&idérables; on déprise ou on déprime des marchandises ou toute personne qu'on travaille à décrier, dont on amoindrit la réputation. ~ D'ailleurs , on dégrade par des faits; on déprise et on déprime surtout par des discours : vous vous dégradez par une lâcheté , 'par vos mœurs ; vous vous déprisex ou vous déprimez en ne parlant pas de vous assez favorablement , en ne vous louant pas assez.
Dépriser ^ ôter du prix , priser moins ou peu , n'a pas la même force que déprimer de deprimere, presser ou pousser pour faire aller en bas. On déprise en ne reconnaissant pas aux choses ou aux personnes tout leur prix , et cela quelquefois faiblement, indirectement, sans le vouloir. «Le océrite des plus saintes actions est toujours déprisé dans la bouche des mondains par les soupçons dont ils noircissent les intentions. » Mass. « Je ne parle pas ainsi pour d^prtser le mâle et puissant génie de Corneille. » Volt. « Permettezmoi quelques réflexions en faveur de la langue française, que vous paraissez dépriser un peu trop. » Id. a L'ironie où l'on blâme en louant, où en admirant on déprise , revient à chaque instant dans le langage ordinaire. » Mark. « Ua ne lui
pardonnèrent jamaîe d'avoir, par sa cendute, déprisé hautement , quoique iovotoataireDeat, la leur. » f . J. — Mais on déprime par un jugeou&t formel, avec une intention marquée d'opprisier, de détruire dans l'opinion , avec une grande émis de nuire. « On trouve dans cet écrivain une aiBC* tation d'élever saint Chrysostome pour déprimer saint Augustin.» Boss. «Quand le Deu-ceots travaille à déprimer le Conseil général, il tnvaille à sa propre ruine. » J. J. «Le public sonriait à cette foule d'ennemb obscurs qui s'efforçaient de vous déprimer. » Marm. « Attaché i déprimer Métellus , Marius lui reprochait de prolonger la guerre. » Coicn.
Avilir et humilier ont rapport au sentiment particulier que produit Taction exprimée par les verbes précédents, avilir, de vUts, vil, abject, c'est mettre dans un état d'abaissement, de dé* gradation , de déchéance tel , qu'on inspire aox autres un sentiment ile mépris; et humilier, do latin humus y terre, c'est prosterner., mettre i terre, de façon que la personne ainsi traitée éprouve un sentiment de confusion. Dans le Marickge de Figaro , le comte Almaviva n'est jamais (Wiliy quoique souvent humilié (Bbaum.) : il ne parait dans aucune position déshonorante, mais son amour-propre reçoit plusieurs mortificatioas. Ce qui nous avilit nous diffame, nous courre de honte ou d'opprobre; ce qui nous fciMitZte nous affecte péniblement, nous afflige. Le lâche s*!*!lit ; le pénitent h*humilie.
ABANDONNER, DÉLAISSER. On abandon» et on délaisse une personne malheureuse en s^éloi* gnant d'elle , au lieu de l'assister.
On abandonne ce qu'on a , et par conséquent les siens , ses parents , ceux auxquels on est uni par des liens intimes , ceux qu'on devrait naturellement protéger ou secourir. «J. C. meurt d'une mort honteuse , trahi par un des siens, renié par l'autre , et abandonné de tous. * Pasc. « Ayez courage , ma fille ; votre époux ne tous a point abandonnée dans votre maladie.* Boss «Le prince de Danemark, gendre de Jacques, enfin sa propre fille, la princesse Anne^ Vahandonnèrent, » Volt.
Athaus.
Vous êtes sans parents?
JOAS
Ils m*on{ ehanâMai. KàC
Moi qui , de mes parents toujours ahaniemnee, ' Étrangère panent, n*al pas, même en naissant, Peut-être reçu d'eux un regard caressant.
(Értphile dans Iphigénie.) Id-
— On délaisse , au contraire, tous ceux dent on se retire. « Cette grâce efficace , mise comme eo dép6t entre vos mains, se trouve comme délaissée pour des intérêts si indignes. » Paso. «Ceux qui tombent quittent , dit saint Augustin , et ils sont quittés , ils délaissent Dieu , qui les délaisse à son tour. » Boss. « Nestorius fut si délaissé , qu'a peine il put ramasser neuf ou dix érèques, li plupart flétris , déposés, sans siège, hérétiques, pélagiens , chassés d'Italie , qui cherchaient auprès de lui un vain recours. » In. « Furieux de me voir fêté, et lui délaissé, tout ambassadeur quu étoit, il perdit tout à fait U tète. » J. i. «I^
STNOIfTMBS À RAMGAUX DIVERS.
triste rMé éélmstée att-elle plus chère aux uns qu'an astres? » Id.
D'kotre part, abandonner enchérit sur délais^ ter. Délaisser, c'est laisser seul; ahandùnner, c'est négliger, ne pas prendre soin , ne pas soulager ks maox. On délaisse un favori disgracié , ou un homme qm ^est déshonoré , ce qui prouve qu'on TesUme pec, mais non pas qu'il soit dans un état de besoin et de souflhince d'où on ne se met pas en peine de le tirer. On abandonne celui qu'on laisse dans fai peine ou dans la douleur. Les Grecs éikistèrerU Philoctète dans Ttle de Lemnos et eurent la cruauté de Vahandonner. « Dans cette ëenière maladie vous demeurerez sans secours, jbu ddaissé , plus abandonné que ce paum ^ meurt sur la paille. » Boss. « Imite cet HoDine-Dieu qui , tout délaissé , tout abwidoKné, se rejette entre ces mains qui le repoussent... Olistine-toi , chrétien, quoique d/to»ff^, quoique abandonné ^ à te rejeter entre les mains de 0ica.9 Id. — On laisse là, on évite ceux qu'on éMtse; on laisse en proie à la misère ceux qu'on eèniidoiiiif.
^ AB,iTrEME?fT, ACCABLEMENT, LANGUEUR ; — 2* 9ÉC0UBAGESIENT. DÉSESPOIR. Tous ces termes expriment un état pénible de Time , une sorte de détresse à laquelle elle est réduite par les maux qu'elle éprouve.
Hais les trois premiers ne s'emploient pas seulement en parlant de rftme; ils signifient aussi un état du corps causé par les maux physiques ou les maladies. Ce sont des termes de médecine en même temps que des expressions morales. B'uUeors, le-d^eourageinefU et le désespoir ont trait k Tavenir , supposent une entreprise corn mencée et emportent le jugement que les moyens pour racbever sont insuffisants et que les obstacles sont insurmontables. Ce sont des termes purement moraux qui désignent un défaut de cœur ou de force morale pour atteindre un but qu'on se propose.
1' AbaUemeiU, oecablement , tangtieur, ièslfemail et aeeablemeni diffèrent bien de los^nr. La langueur consiste dans un épuisement de forces qui est l'effet d'une lente consomption: c'est un état dans lequel on traîne , on végète tristement , on agit d'une manière molle et énervée. Vabattement et Vaeeàblement , au contraire, sont causés par un accident, par un mal qui nous assaille ou tombe sur nous tout & coup, et sous lequel nous succombons. La lanptnar se distingue par la durée et l'affaiblisseiBCBt général des forces; Vahatiement et Vacea- ^j*^^ par riotensité de la souffrance et par l'impuissance de résister précisément aux maux ttxquels on est en proie. « Toujours insensibles su avertissements de Dieu, vous demeurez dans lenèoe assoupissement et dans la même lanrver» » BouRO. « L'ftme n'a d'autre marque de *n dérèglement qu'une certaine langueur dans le *ei^ de Dieu. » In. « Excitez ma langueur^ exci- ^ ma foi. 9 Boss. < Souhaitez de changer Totre Ie«9aeiir pour Dieu en une ferveur toute céleste. » ^ «le loisir de Quintilien ne fut pas un loisir ^ lM9«tiir et d j paresse , mais d'activité et d'ar-
deur. » RoLL. «La belle saison ne me rendit point mes forces ; et je passai toute l'année dans un état de langueur, » J. J. — Vabattement et Vaeeàblement sont en opposition avec la constance; la langueur l'est avec la vigueur.
De leur cAté, abattement et accablement diffèrent aussi l'un de l'autre , et font deux images différentes. L'un donne l'idée d'une affliction, d'un revers , d'un souffle ou d'un choc qui renverse , de manière cependant qu'on peut se relever; l'autre, celle d'un poids énorme qui nous écrase et nous anéantit en quelque sorte. Abattement signifie en conséquence un état moins absolu , une simple défaillance , et non une oppression totale, et comme un anéantissement. On dira donc : Avoir des accès Rabattement (J J.) ; il me prend des moments d'a5al(emen( (Id.). On emploiera ce mot au pluriel : Jeter dans des abattements d'esprit (BouRD.); on rencontre dans la voie de la piété des répugnances, des tristesses, des edfottements (Id.). Mais accablement ne s'emploie jamais an pluriel , et .il exprime toujours un état absolu, sans degré ni restriction. « La trahison d'un faux ami portait dans mon cœur Vaeeàblement , la tristesse et la mort. » J. J. « J- C. se soumet au bon plaisir de son Père dans le dernier accablement de l'affliction. » Bourd. Vaeeàblement est un extrême abattement. « Vaeeàblement de cette pauvre cousine ne saurait s'imaginer. Son cœur semble étouffé par l'affliction.... Ses yeux éteints , sa pftlenr, son extrême abattement , me font craindre pour ses jours. » J. J. -^ Outre cela, abattement est plutôt subjectif, et aceablcment objectif; ce que Condillac indique en disant que l'un peint plus particulièrement la situation de celui qui succombe sous le poids des maux ; et l'autre , le poids des maux sous lequel il suc combe. De là vient qu'on dit : Vabattement de l'âme , de l'esprit , des forces , du visage , et l'oecablement des maux , des affaires , du travail , du chagrin , du sommeil.
2* Découragement , désespoir.
Le désespoir est le comble du découragement, <x Être dégoûté jusqu'au découragement et jusqu'à la tentation du désespoir. » Fbn. « L'idée du petit nombre des élus peut décourager et peut même désespérer^ quand elle est mal conçue. » Bourd. « Tout pécheur qui désespère après cela , ou même qui se décourage , est un insensé. » Mass. « Si les réparations de la pénitence vous découragent aujourd'hui , que sera-ce au jour où vos crimes seront multipliés à l'infini? Elles vous jetteront alors dans le désespoir, s In. « Se garder du découragement et du désespoir. » J. J. — De plus, au lieu d'abattre notre énergie comme le d^courcH^emenl , le désespoir l'exalte quelquefois; c'est une fureur qui nous transporte. C'est pourquoi on dit bien le courage du désespoir. Le découragement fait jeter les armes. « Ils avaient perdu leurs armes sur les chemins , ou les avaient eux-mêmes jetées de découragement et de lassitude. » Boss. Le désespoir fkit qu'on se sert de ses armes en désespéré , en frénétique. « La fureur et le désespoir leur tenaient lieu de courage, et rendaient superflue toute exhortation »
ROLL
sw
lœnttK VAâiu
JOUB.
Que vonlies-vons qo'H Ht contre Iroif ?
Lb Tim. BoBÂCB.
• Qa*fl isqiirùt« On qa*nn beau désespoir alon'le neourûu Gokh.
1* ABATTRB, RENTKRSER; — %• RUINER, DÉTRUIRE. Faire tomber.
Les actions d^obattre et de rtnvemr produisent un changement de situation; car elles consistent à mettre has ce gui était haut , et à Vewûert ou sur le côté ce qui était bien placé ou debout, droit , sur pied. Vais les actions de ruiner et de détruite produisent une sdtération de la constitution ; car elles consistent à déconstruire , à désorganiser, à dissoudre, à mettre en pièces. La chose àbaUue ou renversée peut rester entière , mais non pas la chose rvdnée ou détruite ; la première n*a plus la même position , la seconde est endommagée , dégradée , ou bien brisée , désas* semblée et anéantie. — On ahç,i et on renaerse un homme , un animal , un arbre , des choses indivisibles ou considérées comme telles, comme étant d'une seule pièce; on ruine et on détruit^ au contraire, tout ce qui est ouvrage ou fait oorps, un édifice, une digue, quelque chose de décomposable. De môme , au figuré , on abaX le courage et on renvfff e l'esprit , c'est-4-dire qu^on abaisse l'un et qu'on dérange l'autre; mais on ruine et on détruit proprement un système , et tout ce qui peut être , non pas afiaibli , mais diminué , démoli , réduit par la séparation et la dispersion de ses parties à n'être plus. — Quand tous ces verbes se disent des mêmes choses, abattre et renverser indiquent la cause de l'efiiet exprimé par miner et détruire. Comme c'est d'ordinaire parce qu'un verre tombe qu'il se casse , de même c'est d'ordinaire parce qu'on oXhU ou qu'on renverse certaines choses , des murailles , par exemple , qu'on les ruine ou qu'on les diSiruit : leur chute amène leur ruine ou leur de^ruclion , leur diminution ou leur cessation d'être. «Les Romains se servirent habilement des Grecs pour abaUre et détruire la puissance macédonienne. » RoLL. a L'idole avait été tenversée et détruite, » Volt.
1* Ahatire , renverser. Faire tomber une chose sans la défaire ou la rompre , une chose qui n'est pas susceptible d'être défaite ou rompue, ou qu'on ne considère pas actuellement comme dé- &ite ou rompue.
On aJbiU en mettant à ba« oe qui est élevé , des firuits qui pendent aux branches, un oiseau qui vole, la tête de dessus les épaules, des plantes on des arbres , etc. On renverse en versant , en mettant à Vewoers, en couchant par terre ou sur le côté ce qui est debout ou sur pied , une personne, une table, une voiture, un rempart. « Télémaque vint fondre sur son ennemi; il le MÎsit d'une maia viotorieuse, il le renverse^ comme le «niel aquilon 4bat les tendres moissons qui dovant la oampagae.* Fin. *.
A« figuré, olMUftw a safiport à la liauieur ; ce
4. Toutefois aftorrrtf se dit aussi, quoique moins proprement, des personnes; auqud cas il âifltere encore Ae renverser d'une manière i peu près .eesH blable.
qui otal flsirie va «boùsoiMIt^ «m éépmài: on aboi le courage , la fierté, la TébcUioD, m parti. tLeweêrmr a rap^wi au aens , 4 Unaaière doot sont iKMées.les chases ou las ptrsaoBes; ee qui les rewoerse les met à l'cnveri, en désoniie, ou ne les laisse pas d^out, en vigaeiir; «nroiveine l'asprit ou le sema, la morale^ les lois, la religioB, dea Aetseina, des obstacles. On dit un ahattement de. e(Bur (Pabc.) et un rensérfoMi d'esprit (Mal.) ou d'idées (J. J.) ; nbeUte les forces ( AcAD.) , et remaereer Tordre (Aaad.).
2« Htiifier, éétrmre, Fain tomber one chose qui en tombant se déC»it ouae rompt.
HwMwr, de ruer^, s'écrouler, s'en aller par morceaux, annonce une action leate, successive ou partielle. « Il faut du tempe pour miser uu monde. » Fort, c Une longue aégligeDDC avait laissé ruiner toutes les défenses de la ville. • Boss. « Vous n'ignoraz pas le siège de Troie qui a duré dix ans, et sa ruine qui a coûté taot de sang à toute la Grèce. Ulysse, mon père, a été un ^es priaoipaux fois gui ont ruiné cette TiUe.» FÉN. Détruire f destruere^ déconstruire <m débâtir, marque une action vive, forte , ordinairement soudaine, d'où résulte une ruine ou uïie^T\e entière. Dans un tremblement de terre le eolosse de Rhodes fut abattu et dormit (Roll.) ; Brennoi s'étant emparé de la ville êie Rome la déirvisit (Vert.). « Rome en détruisant Corinthecmt devoir donner cet exemple de sévérité. D'aiHeon la situation avantageuse de cette ville, où despeeples révoltés auraient pu se cantonner, lesdéter* mina à la miner absolument, -a Koli. Lesphi*» ruinent un mur peu à peu ou un peu ; un tottent , un grand coup de vent , le détruit tout d'an eoap et ne laisse pas pierre sur pierre. — Tv conséquent, d^rufre est propre & enchérir sur wsfl*' « La troisième guerre punique se termina par la ruine et la destruction de Carthage. > lieu.
Au figuré , miner signifie dégrader, ftiw ^périr, faire éprouver du déchet : latenq)ê!e fw»e les campagnes, la guerre les provinces, la concurrence les marchands; on fuine 11ioiiinur,le crédit, la santé, une doctnne, otc, \MÊm les choses qu'on lait tomber en mine , dont an «i^ lève une partie, auxquelles on iait essayer quel* ques pertes. Mais détruire , c'est siipprimer Tsnion des parties , anéantir , Dure casser d'étve : on d^rutl des objections qu'oa puMrise, «ne fortune qu'on dissipe trtnlôaeat , uaedAOtriae qs'oo ruine de fond en comble.
jUIDIQUfiB , SB BfiHSTVRB. 0«iitler dsgré ou de force «ne digwté , une pkoe éminents.
Abdiquer , veosnt d'un fliot latin àbdiem^ ^ a le aséflOB sens, astq^lua noble eCae se dit q«s àe rantorité sosmeraiDe ou 4'mM oounmns. Usa comme se démette «st ub mot toat fnn^t ^ s'en sert «laai en parlant de postes moiat eemdéosMea, d'une Tégeoce {Volt., Go»d.), dNsi emploi (BouBD.) , d'une ohio^e (Roll), du gé^ Mtet (CWD.), d'un •èvécké (Fan. , Volt. , v'Al.).
du tribunst (Bull.) , d'une tutelle <IjM » ** ' mandement (in.). -~ H senÉble «nssi que l'fN»colwn te lÉ*t ^ctôt d'ans manière p^M^i édstante. « Le «onsul Hénala monU à U Uibam axa tamagucs, et fit sotonneliement defsit to
SYNONTlflB k BABIC&n m VERS.
déqùa «flttm^aBMin Vempire , «omme fit Aepoia C!iai1et-<Qvift. » ¥olt.
Qm autre tfîAi cimor tfieiil à'célle â0s ^pRiMM, Aiiidiy qvi entrait (tens la tmmpoRlîvD ^e «m (temfwlici. lèdtqiiér eiprime on acte brusque , ^wàjKntÊL «n VB aeol ooop , au lien que ee d^ «lettre dèsigM quelque dioee de eueœssir, une âélSbèntleB, me «SisofMBion de raiMms pour armer i une moneiatioB et quiiwrfbiB n'y aboutit pas. « DiDS cette eoène ieriaionette , âogutte délîbta« A tB âëmenra de I<empire. » YdLT. « Fènadre Trahit ee MntUn en latenr 4e Lytei^umm de \h ptriisance flonveraine au préjudice de m aM. a» Mh. 'Sylla , insaM par un jeune tause , après son nbéicaHon , M « que , si quelqu'un après lui parvenait au même degré depnônaee, 8 ne t^m démeifraiU pas aussi tieitemoL Y yÉMT. « La reine (Catberine de Védtds stifpndia dn trdne du roi (Charles DC), et wahA 9e mettre à genoux pour «e démettre entre ses mains du gouTerneinent de TËtitt; mas il la ppréviot, et lui dit en rembnissant ffi\i Ttt reeeTTaît sa âémistinn , que dans respémce qu'elle hri continuerait ses bons consefls. « Boss. tt OHcftin V dbdiqué,., CTétaH une gnnde qoeitioD de^savoir si un pape peut se dirheître. •»
COKS.
AbiiqHtT signifie le fait; se d^fliefTftleYepréaente s'aocompliasant on dépeint le travafl qui y
flfBDC.
î* iOMini , ARlOGBll ; — 2* RÉTOOim , cnn , flVlJUilfll , ANnmjrai. Tons ces ^rerbes etpiteettt la mise hors d'usage de ce qui fait autoritià , de ce qui est reçu ou tenu pour valable psnni KSiiottiBies.
Vais Jes deux premiers se distinguent des antres par leur généralfté. Ce qu'on oboM 'et ce (fifon cAro^e se rapporte à une société tcnrt entière, «eM tutti ou observé par elle, fait règle poorelle; «n lieu qve ce qu'on réwtme , ce qu'en eoK f ce qu'bn ^itf^fme , ce qu'on cmniile est nn acte, <fe8t-à-din une diose ifni oblige quelques lAïUcifliers senlement.
t* AoHTy ébrouer,
ibolJr,il^oiere, détruire, îidre passer ou dis-
panltre, ^flbcer, nblîtérer, se dit des modes,
As eoQtames , de tmn ce qui a coure , de tout ce
(pn e^admis , usité , pratiqué , en vogue ou en
^fi^uvr: tm. dboHt une TeHgion , f idolâtrie , les
tel diB«x, la Toyavté, des cèrémmiieB, des
^UKOTB , des traditions , des usages y des fran>
âns«, des impdts, des dettes, des noms, des
i>Mts, la vésxalité des ehafges, etc. Mais on n'o^
^py jnnais que des lois. c'Par la puissance
MgiilMife, le pitoce tm le magistrat Mt des lois
¥«wini tnsps ou pour toujours, et corrige on
*jy «elles qui sont Ikites. » MontESO. «Le
g^\4Ttome) avait seul le droit dMtabîir et
^A'o^des lois.» BoiL. iUbroger, abrogarèy
5*^ eortiraire de ^offore iltegenij , proposer tme
Jjjp^ttrla ikire examiner et adopter, et le mot
™ç*,xomme le mm hrtin correspondant, est
i"» eifiieufon tmiquement applicable aux lois.
*^ i^^ibliqtie , ipÂs avoir àbfAi la domination
^toisTetint quelque temps les 9ois royales:
malB eHes furent enuite eipresiénevt t^ngén par la loi IrdMmtteiMce. •» Roli..
Ensuite, quud même odoNr se dit spécialement des lois comme (abroger, il ne signifie pas esictement la même chose. Pour ébéHr il suffit du non-tna^, de la désuétude, dm temps, de la négligenoe, en un mot d'une aolion lente «n indirecte, a So«s Tarqnin , le non-usage paminsit apfoir dboH tontes les lois. » Goifo. « Ne «euffiez pas qu'un Tàglemeni si utile s'eflkce jamais par l'oubli ou s'abolûse par l'inexéontion. « D'Ae. «Tant de lois «Mîm, ou par l'oubli, ou, œ q«i est plus cvinrinel, par le mépris. » D* Al. liais pour abroger il faut un acte unique , positif, Ibrmel , une déoisîon législative qui firappe diieoiement et en un seul coup ce qu'une décision législative antérieure avait établi, ail ne faut jamais souflPrir qu^cune loi tombe en désuTétade. fïltelle indifférente , fût-eîle maiivaise , il fiiut Vàbro" ger formellement eu la maintenir en viguevr.^» J. 7. « Après l'expulsion des déœmvirs , presque toutes les lois qui avaient fixé les peines furent ôtées. On ne les nbrefgea pas expressément ; maiis. . . . elles n'eurent plus d'application. » VowrasQ. «l^a loi Oppia fût abrogée sans difficulté par ie -suffrage de tous les tribuns: oe qui arriva vingt «M après qu'elle eut été tobIie.*R0LL.— Suivant fitcadémie , abroger s'empieie avec le pronom persoft* nel; c'est nne eneur. 8Ile donne pour exemi^ : Cette loi s'est -aibrêgëe d'elle-même , par "diàttétdde ,'par le laps de temps. On ne wumit s^expfimer d'une manière plus impropre et 'pins tontraire à la pratique des bons écrivains. — La loi abolie a cessé peu à peu d'être observée ; la loi abrogée a été légalement condamnée, déclarée désormais sans Taleur.
2» H^rôquer, âuser, infirmer^ annuler.
^éwquer , de rerocare , rappeler , faire revenir ce qu'on a envoyé , reprendre ce qu'on a confié ou donné , a cela de particulier que la chose réwquée a été établie par celui même qui la Té" vogue.
Grsnd Dieu , (pie ta bonté rém^ue tes srMts. IbMc. fc Galérius révoqua ses édits. » Bo9S. « Cesanries étaient sur son testament , qu'elle n'a point r^éHf^ que. y» DuoEfr. Ije roi a réioqué son nrdonnanœ (ACAD.) ; r^foqtier une donation (Acad.) ; ftiire m^ voguer une lettre de cachet (J. J.). — 0««Iqnef6is aussi la chose révoquée a été anciennement établie . mais en yertn d'une autorité qrri a passé et réside actuellement dans la personne qui la relire. Cedt pourquoi on dit bien que Louis nv urihoqué l'édit de Nantes. « Le pape Beneft XI rt^eoqua quelques bulies de son prédécesseur , ii^ rieuses à Philippe le Bel. x> Boss.
X'action de corser et celle ifinfitmer diffèreMt essentiellement de l'action de révoquer, en t» qu'elles sont toujours faites par une antvrité étrangère, par quelque autre que tsehn qui a établi la dhose.
ît pour ce qui regarde le rapport de easeer à infirmer , n'est-il pas évident que le premier est plue fort que le second; que eos^er, du hctin qttiusafe, secouer, ébranler, briser, désigne une 'action plus décisire, plus souveraine qu^in^ prmer , du latin irÉfirmare , aiftnblirT La cour de
]>EUXIfiME PARTIE
cassation casse en dernier ressort et sans appel les arrêts ou jugements; mais la cour d'appel infirme seulement les jugements du tribunal de première instance , c'est-à-dire qu'elle les désapprouve et les défait de telle façon que ses résolutions ne sont pas définitives. Infirmer^ mot rare , du reste , presque inusité hors du palais et ailleurs que dans le langage de la jurisprudence , est si peu énergique , si peu péremptoire , qu'il se dit même de l'improbation d'un inférieur à l'égard d'un supérieur. « Innocent III excommunia en vain le père et le fils (Philippe Auguste et son fils Louis) ; les évêques de France déclarèrent nulle l'excommunication du père. Remarquons pourtant qu'ils n'osèrent infirmer celle de Louis.» Volt.
Annuler^ rendre nul, frapper de nullité^ est de tous ces verbes le pfus relatif à l'effet. C'est d'ordinaire parce qu'un acte a été révoqué , cassé ou infirmé^ qu'il se trouve annula, réduit à être comme non avenu. Aussi annuler se met-il bien après les trois autres verbes pour déterminer précisément le résultat de l'action qu'ils signifient, c Je caue et j'annule ce décret du peuple. » RoLL. — Au surplus, il se peut que Y annulation ne provienne d'aucune action proprement dite , volontaire, faite afin d'annuler , tandis que révoçiier , casser et infirmer marquent des actions très-expresses. Si un serment est criminel, c'en est assez pour V annuler (J. J.}. « La conservation du codicille (de Louis XIV) eût anntUé par soimême tout ce que le duc d'Orléans venait d'obtenir. » S. S.
ABORDER, AVOIR ACCÈS, APPROCHER. Ces mots donnent l'idée d'un certain rapport de communication avec quelqu'un dont on ne reste point éloigné.
Mais aborder marque un fait : avoir accès , une &culté; et approcher, une habitude.
Aborder quelqu'un , c'est , dans un cas particulier, le venir trouver, se présenter à lui : on aborde les personnes à qui l'on veut parler ; on aXtorde hardiment ou avec crainte. « II faut étudier les moments favorables [tonr aborder les grands.» Hass. « Les nécessiteux ne se montrent que pour solliciter les largesses de ceux qu'ils abordent, > lo. « Les Ames que Dieu aborde font étonnées de sa présence inespérée. » Boss. — Avoir accès auprès de quelqu'un , c'est être admis auprès de lui , pouvoir y venir sans obstacles , et , pour ainsi dire , avoir auprès de lui ses entrées. On a auès là où on ne trouve point la porte fermée. « Le riche ne peut point , par luimême , acotr d^accès auprès de Dieu; la porte de la miséricorde divine semble lui être fermée.» BouBD. c Ce prêtre avait accès à la porte de Constantin. » Volt. « U (allait être bon pour avoir accès auprès de lui; ses oreilles étaient fermées à la malignité des délations.» Ha8s.« Je veux vous '.introduire auprès du frère et de la sœur, et vous m'en serez d'autant plus redevable qu'il n'est pas facile Savoir accès auprès d'eux.» Dbst. Nous n'avons ckccis auprès de Dieu que par J. C. notre médiateur (Boss., Hass.).— Approcher quelqu'un, c'est d'abord le voir habituellement , et par suite , avoir habitude avec lui , être son familier, lui
toucher de près, c'est, en quelque sorte, être plus particulièrement son prochotn : Ceux qui approchent les rois et les grands sont appelés leurs courtisans ou leurs favoris. « Ces esprits pernicieux semblent n'approcher les grands et n'aioii part à leurs faveurs que pour les corrompre.! BooRD. «Ceux qui par leur rang ou par leurs devoirs avaient l'honneur d'approcher U reioe étaient touchés de ces bons exemples.» Flscb. c L'éclat qui rejaillit de la couronne doit se répandre sur ceux qui approchent le prince, sur ceux qui touchent de plus près à sa personne. > Boss, « Vous savez quel/Crèdit avaient auprès des empereurs les domestiques qui lesapprocKaterU.i lo. L'enfant s'aime d'abord , puis il aime ceux qui Vapprochentf sa nourrice, sa gou?ernante (J. J.).
L'abord se qualifie en raison de la manière doot on accueille ou dont on est accueilli : il est rude ou gracieux. Vaecès est facile ou difficile. Le mot approche ne se prend pas dans l'acception présente du ver^ approcher.
Il faut aborder avec civilité ou avec respect les personnes auxquelles on a affaire. Il faut se servir de ses connaissances ou chercher des introducteurs pour avotr occèf . U faut avoir un esprit souple pour approcher les gens, afin d'entrer dans leur intimité et de s'insinuer dans leon bonnes grâces.
1* ABRÉGÉ, SOMMAIRE, PRÉCIS, lESDIB, RACCOURCI, EXTRAIT, ANAITSB ; — f MAMIEL, BRÉVIAIRE ; — 3* ÉPITOMB, GOMPBfDIUM, S(MIM£. Quelque chose d'écrit en peu de mots, d'une manière peu étendue , peu ou point détaillée.
1* Abrégé, sommaire, précis, résumé ^r^' courci, extrait, analyse.
Il y a d'abord une différence remarquable entre V abrégé et le fommatre. L'un suppose des développements antérieurs , c'est la réduction d'an plus grand ouvrage ; l'autre, au contraire, suppose des développements qui peuvent ou doirent être donnés ultérieurement , c'est une espèce d*ai:gument, d'en tête ou de préparatoire. — V abrégé esi un livre qui en reproduit un autre dansdemoindres proportions, en le resserrant, en le faisant tenir dans un plus petit espace. « Conime on ne jogei pas les logiques ordinaires assez courtes ni ^^ nettes , on eut la pensée d'en faire un peut abrégé,» P. R. «J'ai parlé de cet ouvrage plus étendu, dont le livre des Maximes det ist"^ n'est que Vabrégé. » FAii. a V Histoire des orodff de Fontenelle n'est qu'un abrégé très -sage et très-modéré de la grande histoire de Yan-Daie.» Volt. « Le marchand libraire ordonne à l'ccrivaifl un abrégé de l'htftotre de Baptn Tho^rai, uo obr^^^ de l'histoire de l'fiijlise....» Id. «Le trésor latin de Robert Etienne, et le dictionnaire de Charles Etienne, qui est Y abrégé du trésor.» RoLL. — Le sommaire n'est point un livre, ^ l'indication préliminaire ou préalable des princi* pales choses contenues dans un livre à la téie duquel il se place : sommaire vient de fi*««»tf ■ le haut, le sommet, la tête. «De cette sagesse u faut ici avoir une briève et générale peintuit, qui soit comme l'argument et le loaMn»*"* *
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
touteet CBom.» Gharr. « Voici en peu de mots la peuitnre de sagesse et de folie humaine , et le ANMMtrt de ce que je prétends traiter en cette œurie.» Id. «A Tégarà des sommaires qui sont à la tète de chaque livre , les savants ne crpient pas qu'on puisse les attribuer ni à Tite Liye ni à Florus.» Roix. «Il y avait dans le livre du Droit royal un chaintre dont le Mommaire était proposé en ces tenues....» Boss. « Je me suis enfoncée depuis deux mois dans la vie de Louis XIII par Le Vaâor.... Comme il y a des gommaires marginaux qui m'avertissent de quoi il va être question, je passe tout ce qui ne m'intéresserait pas. » DoDETP. «Table des iommaires, » Acad.
Le prM se distingue par sa rigueur. Précis, de prx^dtrtt couper, supprimer, signifie un abrégé dans lefsei ne se trouve rien de superflu. Un odr^ d'histoire a Tavantage de n'être pas long; un pf^ d'histoire ne contient que les faits impoTtiBîs. Le premier est commode; le second, sohstaiitiell Dans Vahrëgë tout est contracté ou resserré; dans le précis ne figure que Tessentiel oa le principal. «Elle me demanda fort comment cela s'était fait . Je lui contai le pr^cû et le plus oécessûie de ce que Je viens de rapporter. » S. S. « Les bons livres sont l'essence des meilleurs esprits, le fréeis de leurs connaissances. > Viuv. « Fiusoas, pour notre usage particulier, un précis de cette vie (celle de Henri IV) qui fut trèscourte. • Volt. < Ma thèse , dit l'abbé de Prades , n'est que le précis d'un ouvrage que j*ai fait en ^venr de la religion chrétienne. » In. — Pr^oi est propre à renchérir sur abrégé , à marquer quoique chose de plus court. « Voilà Vàbrégé et le préàs du concile de Trente. » Boss. « On fait l'abrégé d*un système en en exposant les principes et les conséquences; on en renferme le précis ^XDs une seule proposition ou dans un petit :^embre.»CoiiD«
Le résumé est un abrégé , non pas séparé de .oarrage plus étendu qu'il reproduit en petit, 3isis mis à la fin en guise de conclusion ; c'est , pour la place , Topposé du sommaire. Ou bien en- ^re, c'est un abrégé qui reprend (rerumt'O ce lui été pris déjà, qui rappelle oe qu'on sait, in abrégé destiné aux personnes qui n'ont besoin lue de reroir, que de se ressouvenir.
Bacamrei est un terme de peinture. Au figuré , il exprime l'abrégé d'un grand tableau. « L'Iliade et l'Odyssée sont deux grands tableaux , dont IlDétde est le raccourci. » Roll.
L'extrait a pour caractère propre d'être partiel. C «t on morceau détaché ou une suite de morceaux détachés. « Si un homme éclairé rassemblait dans les livres de saint Augustin toutes les Térités soblimes que ce Père y a répandues, cet extroij fait avec choix.... » Ftn. « J'avais voulu iBettre dans ce recueil un extrait des plus beaux endroits (de Jacite) que J'ai tâché d'imiter; mais j'u troQTé quîe cet entrait tiendrait presque autant de place que la tragédie (de Britannicus).» Rac. •Pour le détacher de sa vie oisive et vagabonde, illuibjsait tkire des extraits de livres choisis. » J. J. cOn pourra en seconde (aire expliquer quelles extraits des Vies de Plutarque.» Roll.« Ce fMi lait la partie la plus essentielle de l'éloquence
manque nécessairement à des e^aits détachés du corps de l'ouvrage entier.» In.'.
L'analyse est une exposition raisonnée. Au lieu de donner idée d'un écrit , conune l'extrait , par un échantillon ou un spécimen, elle le fait en décomposant l'écrit dans ses éléments , dans ses parties , en signalant son' objet , son plan , son ordonnance , sa méthode , ses fins et ses moyens. Vextrait demande du goût ; V analyse , de la netteté et de la justesse d'esprit. L'extrait choisit et cite; l'analyse explique et rend compte. «Le défaut de méthode (de Ti^sprit des lois) n'est qu'apparent, et Vanalyse du livre, faite par d'Alem* bert. a prouvé qu'il ne manquait ni de plan ni de liaison. » Lab. « La plupart des gens de lettres ! qui ont parlé de l'Esprit des Uns , s'étant plus at* tachés à le critiquer qu'à en donner une juste idée, nous allons tâcher de suppléer à ce qu'ils auraient dû faire , et d'en développer le plan , le caractère ut l'objet. Ceux qui en trouveront l'analyse trop longue....» D'Al. «En philosophie, on accoulume les écoliers, après qu'on a vu avec eux quelques traités, à en faire l'analyse; à réduire des raisonnements , souvent fort abstraits et fort étendus, à quelque chose de précis et de net; à mettre les difficultés et les objections dans tout leur jour, et à y joindre les solutions qu'on en apporte; comme, après qu'on a expliqué une harangue de Cicéron , on les oblige d'en rendre compte, d'en exposer toutes les parties, d'en distinguer les différentes preuves et d'en marquer le fort ou le faible. > Rou..
2* Manuel^ bréviaire.
Le manuel et le bréviaire sont de courts traités qu'on lit ou qu'on doit lire continuellement. Jfo* nuei, ce qu'on a toujours ou ce qu'on doit toujours avoir à la main , est l'expression ordinaire. Bréviaire y latin breviarittin, signifie proprement le livre contenant l'office que les ecclésiastiques sont obligés de dire tous les jours. Dans le sens de manttel, c'est un terme figuré qu'on accompagne assez souvent d'un correctif. «Ces ordonnances générales et particulières doivent être comme le bréviaire d'un bon avocat général.» D'Ao. « Le Traité des déliU et des peines de Beocaria mérite d'être , si je puis m'exprimer de la sorte , le bréviaire des souverains et des législateurs. » Q'Al. — D'autre part, les manuels s'adressant à toutes sortes de gens , il y en a pour toutes les conditions , pour tous les arts et métiers; témoin les manuels Boret. Mais on n'emploie bréviaire qu'en parlant des professions les plus hautes et les plus nobles. «Horace estlehr^aire
I. Au xTin* siècle, on a donné te titre d'esprit et qoelquelois celui de génie k un extrait dans leqael se trouve recueilli ou ramassé tout ce qu'an auteur a écrit de fin, de spirituel, d'ingénieux. «Ces morceaux (réunis par l'abbé d'OUvet] parurent sous le titre de Ptnsies de Cicéron.... C'est une espèce d* esprit de cet orateur philosophe; esprit infiniment plus digne de ce nom que ces extraits infonnes et mal choisis de tant d'auteurs modernes , compilés aussi sous le nom d'esprit et quelquefois de gème. — On nous a donné le Génie de Montesquieu , le Génie dfi Hume, VEsprU de Vollaire, celui de Fomenelle, celui de MonUigne , etc., et jusqu'à celui de l'abbé Desfon* (aines ei des journalisles de Tréronx. • D'Al,
sot
ftfiUldWBr YAltTir
dlB»- pkiloiophes. » D'Al. « Be» lettres pleine» d'éloges disaient que mon ïvne [BéiisairÊ) éHaài le<0r#etatrr &m rois: » MÀim. « Le livra de Montaaiuiett derratt être le ^éffiaire de oeux qui sont appelée à gouverner les autres, i Tolt. «Le» Commtnitrires. de César sont le Irnfviavre , dit-K» , des ^n» de guerre. » Ib. « L'es livrée de l'abbà Duboa doivent 6tre le hréviaire des gens de lettres. »ID4
a* ^pifome, eompendium^ somme,
ÉpiUime , mot grée , compendium, mot latfai , et fomme, du latin ««mma, sont des titres anciennement donnés à des dlirégésdont on faisait usage dans les écoles. Ils ne s'emploient plus qu'en termes d'érudition.
L'j^'lomeestun abrégé d'histoire. «L'^ptAmie de Th>gue Pompée , par Justin. » Acad. «Photius cite un abr^ que Denis d'Halicamasse avait iait de son histoire , en cinq livres.... Il ne fait point de difficulté de dire que cet historien, dans son ^pttofM, s'était surpassé lui-même.» Roll. ~ A^ reste , dans son unique application aux histoires écrites par les anciens , épitome veut dire , non pas toujours abrégé , mais quelquefois aussi sommaire on tête de chapitre. «On doute- avec Ibndement que les ^ptïomef ou sommaires qui sent & la tôte des livres de Tite Live soient de Pîbrus.» RoLL.aL'^ptlome de Tite Live, où il est parié de la loi Voconienne , n'en dît pas davantage: » Moivtbsq.
^'compendium est un abrégé- de* philosophie. « lï s'en étut bien que la philosophie des collèges mérite ce nom : elle ouvre par un eompendiwn, qui est le rendez-vous d'une infinité- de questions inutiles. » D'Al. « Je voudrais savoir s'il y a quelqu'un (chez les jésuites) qui ait fait un eompendium de toute lar philosophie de Fécole , car cela m'épargnerait le temps de lire leurs gro» fivres. » Dbsc.
La lomme est un abrégé de tfaéblogie. «Ce livre de théologie morale est un abrégé de tontes les sommes de théologie. » Pasc. « Nous ne chargerons point cet abrégé de toutes les superstitions indiennes.... Nous ne prétendons point fkire là somme de la théologie des Gangarides. *• Volt. «La Somme de saint Thomas. » Acad.
ABRI (A n. A COUVERT. Eu sûreté contre quelque chose qui attaque.
On est à Vàbri derrière une muraille ou une haie , à couvert sous une tente ou dans une maison. Des assiégés sont à l'abri du canon derrière les murs de la place, et d couvert du canon dans des casemates. Quand on est à l'abri^ on a devant soi un rempart; quand on est d couvert^ on a sur SOL une cottoerfure, un toit ou un vêtement qui enveloppa. Vous vous mettez à l'abri contra ce qui vient de q^té et t«id A vous renverser, à eoth vert contre ce qui tombe et tend à vous accabler ; à l'abri du vent, d'une inondation, à couvert de la pluie , de la grôle , de la fbudre. Les vaisseaux sont à Vc^ri dans une rade, les poussins à couwrt sous les ailes de leur mère. Les soldats de Parus se font tuer et le mettent à l'abri, da leurs oacpa eiqpiiaiUs (Rac); les tuiles d'une maison BelfeHrt à wwÊtn le bois de 1* charpente (PÉw.). On peut, k certaines heures, se promener au pied d'une eolUse d l'abri du soleil (J* J) ; le pa-
rasol est utt petit panrdlott portatif' qwrlut étsni au-dessus de la tête* pour êtn d eowterfim selaU (Acad.).
« Stiis^je mieux nourri et plus lourdement veto , suis- je dans ma chambre- è falfri ds