‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 222 sur 444 · LAB · texte numérisé non relu

LAB

Tel , en un seeret vsHoo , Sur le bord dNme cade psre,.

Grott à Vabri de Taquilon , Ua jeunelis, ramons ée la natONL

« Mettons notre vaisseau d Ve^ri des ilbts. » As. «Le» montagnes mettent cette côte à l'abri àe^ vents brûlants du midi, s Id. « Cest ainsi que Amsterdam s'est mise à Vabri de toutes les invasiens. » Volt. — « Un amant se mit d couvert de la ploie dans notre cabane.» Las. « Quand on est à la campagne pendant un orage , et qu'on reœo&fin une caverne, on s'en sert comme d'Une maisoo pour se mettre à couvert. » Pair. Matire de ses États , H a pu se résoudre A se mettre avec eu à am^crr* de 1» foudre. Itc*

« Les soldats n'en peuvent jpas beaticoop souffrir (de ce tévi et de ces treits] , étant è csmoert sous leurs tentes. » Roll. « Je mets mes dera\èies fautes à couvert sous VtM de votre charilé. > J. J. « Dieu les met â couvert de toutes les îasuites du dehors sous l'iâie dier sa proteotLon. *

Boss.

An figuré, mêfme dilTérence. Nous sosunesà Vdbri da ce qui vient nous prendre en flâne poor nous jeter à terre ; à Vdbri dé Vbl persécution , de la vexation , des- objections , des coups qui nous sont portés pour nous terrasser; mais nous sommes d couvert de ce qui pourrait tombersernetu et nous écraser , d couvert de la vengeance divise, des traits de la satire , des soupçons , d'une naèe de coups de b&ton, d'une* grêle de pierres ou de balles.

Outre cela, d robrt. marque un« sûïeté moins grande qu'd couvert. Car ce qui met é Vabri pare, préserve d'un côté seulement (vperit)y oppose une barrière; au lieu que ce qui met à eovvert , couina (coopertf) , garantit de tous les cdtés comme un couvercle. À Vabri des poursuites de ses créanciers se dit d'un homme fort du crèifit d'un autre honmie, qui est riebe et qui répon<i pour lui ; on est d couvett des poursuites de ses créanciers, quand on s'est mis hors de leur atteinte en s'enfuyant , ou qu'on léura- fkit Tabandon de tous ses bien* Les yeux placés au-dessous et en arrière des paupières y sont à Vabri; l'enfant, avant de naître, est à couvert dans le sein maternel comme les poissons an sein des eaux , et les oiseaux sous les plumes dont ils sont vêtus.

ABSORBER , ENGLOfTTIR. Ges deux verbes expriment l'action de certaines choses de s'ouvrir pour en recevoir ou en saisir d'autres et les (lire disparaître.

Absorber, du latih ob-, qui marque action àt tirer de, et de *orbere, humer, avder, représente une action successive, quiûdt qu'une cbo» est consumée par* parties et avec une sorte d^^ traction , comme un liquide qu'on boU. «R s'a* produit dans ce temps dës^ myriades de coquillages qui ont ébsorbé dans leur suMstsnee et-

SYNONUnS Al RidlICiàllX DIVERS.

^«Bthé d'eau-, at,dooC las ont aiuail» fooné nos- montagaw calmBawrn^ «Tovte» ott naiMAs eiàmfrhèffemi {MT ip«Bi Je» iMboaMs dts Ronaii»*» MmwMra» cLn Boiiiains»i0iiaik«Blc«8 peuplas la» uns apvis kft awtias nua dâffénots piétailaB. Ainai la Grèce fat enfin absorftëê dans l'empire romain, et •a darâit me psovinee. »Rûu.«

Sugiaaltr, àa faM, daiur VeMophaga ou la gnaiila^ c'til «râla? comma un glouton» avec aiàdiifty tflat d\m aoup, ea eaveioppaat la chose %n\ «Hièn, r Ja me plonge la. téta i>aisséa' stupidenwatéms U mort coauna daoa une profioa- 4av matm et ottacnre qui m'taplottitt toat d*un coup et m'étouiTe en un moment.* Uditaig. « Il anire des déiNiideiBenti d^eanx qui noient des pnnÛMs entière» et des ti«mblements de terre qai in an^Jovltcseiif . » ILiL. cOn apercarsait FbmoQ avac lea ISgyptions pl^faia de trouble et d'e/troi à la Tue des vagues qui se rassemblaraeal pour lea mtgUmtir. • Feu. «Il y a de- fa- ■OBis caquettes qui dévorent et engioutlUsmU ca pan de teiaps las plus gros patrimoines. » La.

Lm ohosas saocessives ou; composées da parties distinctes pau^nt saules être ditca cbtofhées. « Une mnltitiide da survenants ont c^uortté tout Doo toBpa. » X. 1. < La société humaine a été formée par de petites peuplades qui ont fini par être aiiorbées dans de grands empires. » Volt. lais nos cboaa dont les parties ne peuvent être iépanes sana deatroction et fonnent un- véritable màmdu , tel qu'un homnia , par evmple , ne peit Hre quVn^tottlie. « En arrivant à ThèJses , édrsBte paraissaissait engloiUi dans la terre , qui s'eotr'oiivrait tout à coup pour Fabtmer. » Féik fan aotBB côté , tibmfrber^ signiflcatif d'une action partielle et successive , se dit de quelque eboBt da plue petit : l'éponge dbsofrl)e l'eau ksuf.), Enf^ouMir^ an contraire, annonce un gouffre, un abîma, une large ouverture qui dévore iMaacoap à la fois : On suppose dans le fond ée la iBsr des trous et des abîmes qui tngUnUi^ «ut contiaueliement lea eaux (Bofp.). Les frais du sodlè ont absovhé la meilleure partie de la fQceesmn (Aean.) ; cet homme a mglauii en peu ée temps toute cette riche succession (Agad.). KoDin (fit de Rome considérée par rapport aux conquêtsa qu^elle a fidtes les unes après les au* tRi, que c'^sT une puissance qui a àbtorbé tous ksieyaomes , et aiùeurs, ayant égard à l'importase et â la vaste étendue de ces conquêtes , il ftt qae ifest une puissance qm & êngknUi même les plut grands royaumes. — «La Bfavarreestab- >^e aafonrdliuf dans la monarchie d'Bspa- (çat. » V^T. • Nonr sommes enfin venus à ce gniul* empire qui a engkmli tous les empires de l^nBfers.»^Bosa.

AMmiL (8*), m mnrKIi. on fabâtiem et en *t prisvdeee qv^on se refhse, de oe qu^on ne se P^ntp», de ce dont on se passe.

Ott feMsnr d'Un» anfhm; on h pribe- d^Ine <^ei è'tm ol^et. fie chrétren charitiitle s'ahs tÛRtdeknédisnce*, un pèfe^ ou vue mère le prise de ion softot es ib mariait en pays étnm- I».

On ^àbgtiuU ds fiiire , en s^empèabaat es en s'interdisent une action, une habitude, un usage ; un Juge s'obstienf quand il ne prend pas part au jugement. On te prive d'un bien » de queir que chose d'agréable ou d'avantageux, qu'on s»crifie , qu'on se retranche. Ceux qui ^abitiermenS de communier, sous prétexte qu'ils en sont indignes , devraient d'abord se priver des Joies du monde (Bouiin.). Ons'a&ftiefUde questions (Voi.T.)k c'est-à-dire d'en foire ; mais oussprtvs d'un droit (U>.) , c'est-i-dire da quelque chose dont oajouii. De même , vous vous absUneM de certaines. ¥isir tes,, de certaines démarches, de certains péchés ou désordres , des débauches , de l'adultàxe , ohsh ses susceptibles d'être faites ou commises ; mais vous vous prives d'un plaisir, d'ua secours, du fruit de vos travaux, de certaines commodités, de certaines douceurs, de la société dlune personne qui vous est chère , choses susceptibles d'être possédées et ûtées. Dans la douta, àbetienêtoi; la charité veut qu'on se prive d'une partie de ses richesses pour la donner aux pauvres. SfahMienir demande de l'empire sur soi-même; tê priver du désintéressement, de l'abnégation. V abstinence nous retient ou nous contient; la prtaoisoa nous prive y nous dépouilla, nous fait perdre quelque chose de bon.

S'abstenir de viandes ou d'autres mets se rapporte à l'actioa, à la conduite , au motif, au méâte; i'm prt«er est tout relatifà la perte du plaisir attaché à la Jouissance de la chose. Une personne qui s*àbstient de vin pour telle ou telle raison est louable ou bl&mable ; celle qui s'en prive est à plaindre. Lea gens qui, pour obéir aux oitlonnances de l'Église, s'abstiennent de chair pendent le carême , font une action assea peu méritoire , s'il leur est moins pénible de te priver de gras que de maigre.

On ^abstient , on se tient éloigné (selon l'étymologie d*abstinere) de ce qu'on n'a pas encore ou de ce qui est à un autre , de ce dont on n'a pas encore joui ; on ne m prive guère que des oboses qu'on possède ou au moins dont on connaît ragpément. S'abstenir de vin donne simplement l'idée de ce qu'on ne fera pas et de œ qu'on n'a peat^-être ^mais fiiit; te priver devin marque le renoncement à une chose dont on a déjà usé et dont on regrette Pascrge. Si nos premiers parents avaient su s'abstenir de manger du fruit défendu , ils ne se seraient pas privée de la félicité qu'il» goûtaient dans le paradis terrestre.

AGARUTRE, HARGNEirX, — QUERELLEUR.

Fâcheux , difficile , qui tourmente les gens.

Acariâtre , légèrement et opiniâtrement dcre , a cela de particulier, qu'il' exprime un défaut petit, mais* continuel, qui se fkit sentira tout moment. Vacaridtre manque seulement de douceur,, et taquine sans cesse. I^ hargneua et le querelkur sont plus durs, ils rudoient, ile injurient, ils maltraitent, ils brutalisent dans l'occs' sion. La femme est plutôt ocand^rs » et l'homme hargneu» ou quereWiur.

La MâsquM.

Dieu merci I vous ariex un bon mari, me semUcv

Mathueihb.

6ai rùalsf «vfonvtotijonnr quelque castffle emainble.

DEUXIËMS PARTIE :

n était si hargneux, ni brutal, si jaloux!

Ll KAHQUXf •

De son côté, souveni il se plaignait de Tons» Vons aviez, disail-i], Ybumenr acariâtre , n Tons tronTait toujours ré lire , (^miâtre , Brusque , contrariante , et mutine surtout. Dut. c La première qualité d'une fetnme est la douceur.... L'aigreur et ropiniâtreté des femmes ne font jamais qu'augmenter leurs maux ou les mauvais procédés des maris.... Le ciel ne les fit pas insinuantes et persuasives pour devenir oeandtrès. 9 J. J. « Ne tous souciez pas d'une femme aoariàire^ des caillettes et des âmes basses.» VoiiTESQ. « Scarron a fait de Jnnon une commère aMindlr#. » Marm. « Un Allemand^ ayant eu une petite difficulté à Blois avec son hôtesse , laquelle avait les cheveux un peu trop blonds , mit sur son album : Nota hene , toutes les dames de Blois sont rousse» et aearidtreg. » Volt. « Peindre Xantippe, femme de Socrate, telle qu'elle étaiten effet , une bourgeoise acariâtre , grondant son mari , et l'aimant. > Id.

Votre baronne est une acariâtre ^ Impertinente , altière , opiniâtre , etc. Is.

Bargn€u» et quereUeur^ de leur côté , dîflèrent entre eux ainsi qu'il suit.

Le harqnem est un grognon. Dans le Dittrait de Regnard, le Chevalier dit en parlant de Mme Grognac :

Cette maman eneor fail-elle la hargneuse!» C'est un vrai porc-épic. Elle est toujours, grondeuse. « Si j'étais plus hargneux que je ne suis, j'aurais de quoi gronder à bon escient. » Malh. — Le q'MrelUwr est un batailleur. « Quand je suis entre deux vins, je suis diablement qy/treUe/wr. J'ai le vin bas breton. » Les.

On n'osa trop approfondir Du tigre ni de Tours, ni des autres puissances,

Les moins pardonnables offenses.

Tous 1m gens querelleurs, jusqu'aux simples mitlns, Au dire de chacun, étaient de petiu saints. Laf.

Il y a dans le hargneux comme une plénitude de mécontentement qui se répand sur ce qui l'entoure; le qtierelleur n'est pas triste, mais il a la manie du bruit, des provocations, des disputes.

La vieillesse chagrine et la sombre jalousie sont hargneuses. Dans les Folies amoureuses^ Regnard dit d'Albert, tuteur d'Agathe et son amant jaloux, n n'a ri de sa vie : il est jaloux , fâcheux. Brutal â toute outrance, avare, dur, hargneux» Le Bien des morts fût son barbare époux : Il était louche, a?are, hargneux, jaloux. Volt.

« La dame se met 4 plaisanter sur cette ordonnance. Le médecin, animal hargneux^ ne s'est nullement prêté à ses plaisanteries, et lui a dit avec la gravité doctorale.... » Les. ^ Mais la jeunesse fière , hardie, conlentieuse , est querelleuse. « Timides et modestes devant les gens &gés, les enfants étaient hardis, fier» , querelleurs entre eux.» J. J. «Ce qui est à remarquer dans les Alexandrins , c'est leur esprit contentieux et querelleur avec peu de courage. » Volt. « Un jeune homme assez libertin, joueur, prodigue et quereUeur. » Bkaoh.

On est hairpieux par mauvais humeur ou mo-

rosité , et ce défaut se considère surtout dans li personne qui. en est possédée , elle n'est point gaie. On est quereUewr par amour-propre , parce qu'on veut toujours triompher, et le mot se np> porte surtout aux effets de ce défaut à l'égard des autres : le quereUeur n'est rien moins que pacifique.

On n'aime pas à avoir affaire à une personne hargneuse. « Doua Manuela, douairière surannée, hargneuse et bizarre, n'a d'ordinaire qu'un laquais, encore ne le peut-elle garder un jour entier. » Les. On craint le quereUewr. « Toute l'ar* mée craignait Hippias; car il était encore plus querelleur et plus brutal qu'il n^était fort et vaillant. » FéN.

ACCABLER, OPPRIMER, OPPRESSER. Ces moti se rencontrent dans une idée commune, cells d'une charge trop forte imposée à quelqu'oa: une personne auablée, opprimée ou oppressés succombe sous le poids.

Accabler est le terme le plus général II st dit au physique eomme au figuré. « Si la fête était plus grosse, sa pesanteur accablerait le cou.» Féir. Au figuré , il a aussi la signification la plus étendue. Il s'emploie d'abord avec un nom de personne pour sujet, auquel cas il estsponyme d'opprimer : le fort accable le £aible , un parti en accable un autre, un conquérant accable les peapies vaincus.

i* Accabler, opprimer.

Accabler a plus de rapport à l'efEet, et opprimer en a davantage à la cause, à l'oppruseur; l'un fait songer à l'état de la personne qui sooflrs Taction, l'autre aux sentiments et à la conduite de celui qui la fait. Vous plaignez celui qui est accablé , vous voudriez le soulager : vous détestez la violence et l'injustice dont l'opprima est la victime; vous voudriez le défendre. I

Accabler ne fait concevoir autre chose que l'affaiblissement des forces. « Le czar Pierre ne von* lait pas achever d*accabler la Suède.» Volt. « Comme la multitude du peuple fait la force do roi, s'il le laisse dissiper et aceabUrpu leshom* mes violents , il se fait tort à lui^nème. » Boss. «Alexandre ne partit qu'après avoir assuré la Macédoine contre les peuples bari)ares et achevé d'oceoMer les Grecs; il ne se<servit de cet accablement que pour l'exécution de son entreprise; il rendit impuissante la jalousie des LacédéoDOniens. » Montesq. « Charles-Quint se croyait alofs assez puissant pour accabler les luthériens. • CoMD. « Sylla faisait la guerre à Mithridate pen* dant que son parti était accablé en Italie par 1» f^tion de Marins. » Roll.

Opprimer emporte les idées morales de vexation , de persécution , d'animosité, d'une part, et» de l'autre, celle d'innocence. « Le péché veut nou^ faire régner sur les autres : il nous rend injuste^ et violents; il nous fait opprimer ies faibles e^ persécuter les innocents. » Boss. « Un roi est 1^ père du peuple et le défenseur des pauvres oppr^ mes. » In. « Dieu viendra pour venger les ûitle^ que le pouvoir joint à la violence aura opprimés.^ BouRo. «Hérodote exhorta ses compatriotes ^ chasser le tyran qui les opprimait, » Rou^ c Henri IV assura le repoe et la liberté d'une re*^

SYNONYMES À RADICAUX DlVEnS.

(igioa loq^temiks persécutée, afin qu'elle ne fût iésonaais ni opprimée ni opprivMnte, > Volt.

Fenéeolei eon père, «pprimez son état. 1d.

Il le pUit à Tenger la Tertu qu'on opprimé. Id.

tt de ee«s qa'on pfpriême il prend en main lei droits.

Id.

Pour SiiTcn «fprùmè je demande Justice. In.

Bois, rt veuBm'«>p^iavs. sItos grandeurs dédaignent

Lee pleurs derinnocent, que tous teites eouler,

Von Teagear est au eid. b>.

Oa n'oceoUe pas, mais on opprtme la Térité CVoLT.), eoBine on la persécute : « Le temps est Tenu o \t bon sens ne doit plus être opprimé par la sottise. 9 Volt.

Eosaite, quand accabler a pour sujet des noms de clMses, il doTient synonyme d'oppresser; d'autaatplns que celui-ci diffère comme lui d'op^ primtr(i9f. p. 288). Aeeàbler et opipretier se rapportent i felÈBt , et non à la cause comme o|^pnmer: Us marquent plutôt un état qu'un genre de oonduâe. Il 7 a des maux tant physiques que Doruzqni aieabknt ou oppressent; on est aeca- W oa oppressé de douleur. Sur ce vers de la Séminwtis de Voltaire ,

ie veodiais..*. mais iMitr^l, dans Tétat qui m'op-

Liliarpe fût la remarque suirante. « On n'est point oppnmé par un état; on est accablé d'un état et eppriwié par le sort. Le mot opprimer ne peat se dire que de ce qui peut être personnifié figerément, comme le pouvoir, l'izijustice, etc. Au contraire , oppressé ne se dit que des choses : on est oppressé de douleur , opprima par ses en-

T luMsf, oppresser.

Au pbysiqae , le mal qui accable affaiblit tout le eorps: c^est, par exemple, l'effet produit par la lièm on par une simple fatigue. Le mal qui oppresse Umae comme un poids qui ne se fait sentir que sur la poitrine ou l'estomac , qu'il serre ou presÀ , en même temps qu'il empêche la respiation. c Sur le Calvaire l'amour de Marie pour ton iils fait un poids de fer sur sa poitrine qui la lerre et l'opprefte si violsmment qu'il y étouffe jasqu'aux sanglots. » Boss. «J'éprouve un gonfle* flwni d'estomac qui m'oppresse , m'étouffe et me gêne in point de ne pouvoir plus me baisser. » I.l.

Je ne pois respirer, taot la douleur m'oppretse.

Dut.

Au figuré , l'àme aeeahlée a perdu toute énergis, elk est abattue, découragée, et comme éenaée ou anéantie; T&me oppressée éprouve ■ne sorte d'anxiété et de détresse qui la gêne beaucoup et comprime un moment son énergie , mais ttas l'énerver. On peut être oppressé^ mais non pis aeeablé par l'inquiétude. « Son inquiétude étût si vive qu'il en paraissait oppressé, » I. ]. — Pour un homme absolument malheureux la Tie est un poids qui V accable (Volt.) ; à la vue ie cert^nes injustices l'indignation nous oppresse JLah.).

y MXÈUSXBR , PRESSER , HÂTER; — 2* DE PCCm, EXPÉDIER. Faire en sorte que quelque cbose ne tarde pas.

!• ÀetiUrer, presser, Mter.

Àttélérer s'applique à une action qu'il suppose

iTH. rnAMç.

commencée, et signifie igouter à sa célérité, la faire aller plus vite. On accélère un mouvement ou un travail (Acao.), la ruine de quelqu'un (J. J.)t la fusion d'un métal (Boff.). c L'énorme pouvoir des éphores, qui fut sans danger tant que Sparte conserva ses mœurs, en accéléra Isl corruption commencée. » J. J.

Presser et hâter se disent plutôt d'un projet, de quelque chose qu'il s'agit de mettre en train; avec cette différence que presser annonce quelque chose de plus près ou de plus pressant , de plus urgent, de plus prochain. « Mon livre (B^iiatre) était enlevé , la première édition en était épuisée : je pressât la seconde, je hâtai la troisième.» Marm. ~ c Fressex vite le jour de la cérémonie , j'y prends part. » Mol. « Avancez , ô mon Dieu , à leur égard , l'accomplissement de vos promesses : hâtes l'avènement de ces temps heureux. • Masb. — Boileau n'aurait pas pu dire,

Prcf Ms-vous lentement, comme il a dit,

ifa/ex-vous lentement; c'eût été une contradiction dans les termes.

Mais entre presser et hâter se trouve encore une différence tout autrement considérable. Vous presses des hommes ou des animaux; vous hâtes des faits ou des événements. On presse des fermiers pour hâter le payement d'une rente. On dît proprement se presser. Que si on dit aussi se hâter, c'est quand on a égard à l'événement, au but, à la fin. Se presser, c'est s'exciter, se donner une nouvelle ardeur, au lieu de se ralentir ; se hâter^ c'est se porter de bonne heure vers la fin , au lieu de rester en arrière. L'homme impétueux se presse; celui qui craint d'être en retard ou pré- Tenu se hdte. Qui se preste trop s'empresse trop , se fatigue; qui se hâte trop, finit ou arrive trop tôt.

En général , accélérer se rapporte à une action ou à l'action; presser, à un agent ou à l'agent; hâter, à un événement ou au temps. On accélère un mouvement ou un travail ; on presse des ouvriers , des bétes de somme ou de voiture ; on hdte le supplice de quelqu'un, le jour, le moment où un fait doit avoir lieu. En accélérant on augmente la vitesse ; en pressant , on augmente la promptitude; en hâtant, on avance l'époque.

2* Dépécher f expédier.

Dépécher et expédier, outre qu'ils sont familiers, ajoutent à l'idée commune celle de dégagement; car ils signifient tous deux, suivant l'éty- I mologie, accélérer, presser ou hftter de manière à tirer les pieds de , à faire qu'une personne ne soit plus en peine , empêchée , inquiète ou impatiente. Seulement dépécher est relatif au sujet de l'action, et c'.est à cause de cela qu'on dit bien se dépécher; et expédier est relatif à la personne sur qui tombe l'action, aussi ne dit- on point s'expédier.

Si vous dépêches une besogne , vous vous déli* vrez de souci ; si vous expédies une besogne , vous délivrez de souci telle ou telle autre personne. Dépêcher un homme, c'est s'en défaire; expédier un honmie, c'est le défaire ou le délivrer de quelque chose de ttcheux qu'on termine dans peu ou aussitôt.

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