DEUXIÈME PARTIE
' AGCIDENTELU3aiERT, VOtCtVTTOfEÎXT^ Par
hasard , sans cause^
Àccidefitéllemefa , c'est-àHlir«i par aeddent; Yacciiênt est un fait*étrange , qu*oo ne peut rapporter à ancnne cause physique connue. Fortuitement , fortuito , c'est-i-dire par fortune; la fMune est un principe d'action capricieux et ayeucflç, opposé a la volonté lU^re et intelligente.
Accidentellement exclut Tidée d'une cause naturelle; fortuitement^ celle d*une causa intell!gente. Ce qui arriTe occidenteSUmeni est irrégulier ^ non conforme aux lois connues , au cours de la nature; qe qui arrive /brruttement ne dérive pas d'un desseixi , n'est paa fs^it avec choix. L'événement accidentel n'est rien moins qu'ordinaire ou constant ; Tévinement TartuiX n'est Hen moins que volontaire, électif, éclairé.
'Cèst accidentellement que les ffeuvea débordent, qu'il tombe des pierres du ciel; z\sX fortuitement, suivant fipicure, que les choses de ce monde ont été produites et qu'elles continuent à être ou à se passer encore aujourd'hui. A peine peut-on citer quelques exemples de petits morceaux, de fonte ou régule de fer trouvés dans lê sein de la terre , et formés sans doute accidentellement par le feu des volcans (Buff.); c'est fortuitement qu'on rencontre une personne qu'on ne cherchait pas (J. J.), ou qu'une chose vient tout à coup à l'esprit (LapJ. C'est accidentellement que vous tombez malade , dans la force de l'&ge , avec une excellente constitution et au milieu de toutes les circonstances les plus favorables à la saDté ; c'est fortuitemetU que vous vous enrichis- « ses , quand la fortune vous vient en dormant.
AGGPMPAGNEH , ESCOIlTER ; — 3UIVRE. Aller avec.
Accompagner j de ad, auprès , et de eompagnont se mettre auprès , a'ajdjoindrâ à quelqu'un pour compagnon ii^ route, est le mot général : on accâmpagne pour toutes sortes de motifs, pour honorer une personne, pour jouir de sa société , pour partager son sort^ etc. J^scorier, italien scortiore^ dérivé peut-être de cohorte cohorte, troupe, est, par rapport à accompagner, un terme significatif d'une espèce : on. eicorte , quand on accompagne pour protéger, pour mettre à couvert d'une attaque , d'un coup de main , pour surveiller pendant la marche* V escorte est un accompagnement militaire. Le cardinal Fleury donna un nombreux accompagnement au duc de Saint-Simon allant en ambassade en Espagne, et, entre autres, une quarantaine d'officiers. Saint- Simoo représenta: «qu'on n'avait jamais fait ^*ac£ompagnement militaire à aucun ambassadâujp, excepté le marquis de Lavardin, parce qu'il allait à Roma soutenir ^ vive force les fcanehises que le pape avait supprimées; et que, quant à lui , il allait exercer une ambassade de padxr, qui n'avait aucun besoin à! escorte, » S. S. Compoignie peut recevoir une foule d'épîthètes ; on dit surtout une forte et une bonne escorte. Tout homme accompagne; des soldats (Les., YoLT.), des archers (Lbs.), des gardes (Id.), des sateUitea (Gqn]).)> des Ucteurs (In.) escortent. cJ. G. fut conduit au Calvaire, accompagné de deux voleurs, et escorté de soldats, de gardes,
de bourreaux.» Bonn», c A la- journée de» Air
rieades , le chancelier Séguier put à peine s^eofuir avec sa fille, la duchesse de Sutty, qoi malgré lui, l'avait voulu accompagner,,,, U lieutenant civil vint le prendre dans son carrosse, et le mena, au Palais-Eoyal, escorti de denx. oomiMi^ies suissea et d'une eicottade de gendarmes. » Volt. Lorsque la duohflsse do Maine Ait arrêtée comme cempliee de CeUanart , on lui fit l'honneur de lui donner pour Poeeompagner Jusqu'i Essoime le duo d'Anoenu ; mais on y joignit, pour empêcher tonite tentative d'évasion ou d'enlèvement, un lieutenant et un exempt des gardée qui devaient Vênorter jasqu'au ch&teau de Difen (MAii«.)k
Mais, d'une part, aecémpagner 9epraiid=liwi aussi dans le sens propre d'et carter. Il eo diffère alors en ce qu^ evppose un danger plus éMgné et plus incertain , et marque Bne habitude- platOl qu'une pTécaution prise dans «n cas partiênlier. « La coutume de veir les rets aeeempuyadr de gardes, de tambours, d'officiers, et de toatee les choses qui plient la machine vers la nspeet et la terreur. » Pasc. « Antoine feignit deeniedre pour ses jours. Il demanda des gardes, et on lui permit de se fkire aceompttgner par quelque soldats vétérans. » Cond. — D'autre part, eftOT' ter n'emporte pas toujoun l^dée d'hommes a^ mes , mais seulement celle d'hommes nombreox qui accompagnent en troupe. « J. G. entre à Jérusalem au milieu des acclamations et éesa^ plaudissements publics, escorté d'une fonk de peuple. 9 BouRD. «La plupart des sophistes erraient de ville en ville, partent eseofiés d'an grand nombre de disciples qui payaient chèrement leurs leçons. « BAam.
Quant à suivre, qui a quelque ressemBlasce avec accompagner y il ne signifie pas, comme celui-ci , marcher auprès ou à cdtA , ma/s après ou derrière. Vot il résulte que suivre, c'est ae^ compagner quelqu'un avec qui on ne traite pas de pair à compagnon , c'est-à-dire un ehef ou un maStre. Des généraux de Napoléon l'aecompo^ii^ rent dans l'exil : quelques-uns de ses senrifearsl^y suivirent, « Le roi (Gustave Wasa) fit seo entrée , accompagné de tous les sénateurs , et smei d'un nombre infini de seigneurs , de gentilshommes et d*officiers de guerre habillés magnifiquement. » Vert. «J. C. avait appelé les apôtres pour le suivre et l'accompo^yner. » Boss. Pour le suivre d'abord; la familiarité et U camaraderie, si on ose parler ainsi , ne naissent qu'ensuite.
ACCORDEE , CONCILIER. Arranger, faire eadiet ou faire aller ensemble des choses qui sont ou semblent opposées.
Accorder , t&m qu'il y ait accord , se dit dsos l'ordre des idées, et suppose des contrariétés; concilier , opérer une conciliation , se dit dans l'ordre des foits , et suppose des contradictions, «t On ne peut accorder l'esprit de l'Évangile avec celui du monde. » J. J. « Ce théologien avait pendant trente années essayé de conct7t«r les fivan* giles. j^ Volt. « Comme on ne peut bien foire la caractère d'une personne qu'en accordant toutes les contrariétés...; aussi, pour entendre la sens
d'un anteur, il tant concilier tous les passage*
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
coDinIrai. » Pasc. On actotdê ensemble des théologieiis; OB mntilie leurs assertioiis ou leurs écrits : «Ce tliéologiân «Tait pendant trente innées esssyé de concilier les BTangileS) et tftchè ^êumûer eosembl» les Pères. * Volt.
Ce sent ke eboses considérées eesentiellelM&t , les qualités, las sentimente, les ^pertns» Tes vérité» , lesnaiimet, ks lois, les idées , qu'on accerdef oa sont les foits, les choses quant à leur manifestation, les proposilioiis , les textes de lois, les passages des aeteors, les Torsions , les orades qu'on eon» ciHe. Si, es parlant de ces dernières choses, on dit ausa Isaoceonter, e^est moins pioprement et en ayant plus égaid au fbnd et au sens qu'A la fonse it i Feipresslon. H fkut pour être oapable de les êUêHer , avoir beaucoup d» justesse dans l'esprit, et, pour savoir les coneilhr, il flmt bien cooBsItK la justesse des mots.
< Geh peut serrir à ooeorder les diflérents sentittUùtB de ceux qui disent qu'il n^ a rien qu'on comiiisse mieux que Tâme, et de ceux qui assurent qu'il n'y a rien quils connaissent moins. » V\L. «D'un côté, je suis libre, etdePautreJe sois dépendant, examinons ces deux choses pour Toir i^Â est possible de les oeeof der. s Féii. «Spinosa admet «ne substance infinie qui accordé dans ses étr« simple et indivisible les modifications Iss plus opposées. * In. c Ne pouvoir oeecrétr l'esprit de FËvangile avee celui du monde , si la foi avee les œuvres. » Boss. rNous avons be&u prétendre a€cof der la loi de Dieu avec les lois du monde, son esprit, ses maximes arec %Ues du monde. » BooRD. «Impossibilité absolue d'accorder jamais l'esprit de sainteté avec ces sortes d'attaches. » I0. « Une jfemme ne sait comment «lorder son mari et Dieu. » I». « Je tflcbe d'oeeofdrf l'esprit du siècle et l'esprit de