‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 229 sur 444 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

faite dans tous les sens'au volume du corps ; avec cette différence q\x*allégir se dit des grosses pièces comme des petites , et qu'amenuiser ne se dit guère que des petites. Le charpentier (Mégit la f outre qu'il équarrit , qu'il rend plus légère (oiietrai) en la dégrossissant; le menuisier amenuise une volige ou d'autres objets aussi peu considérables.

L'action d'aiguiser a cela de propre, qu'elle porte , non pas sur tout le Tolume du corps , mais seulement sur ses extrémités , sur les bords ou sur le bout : sur les bords , quand on les met à tranchant sur une meule; sur le ty)ut , quand on le rend aigu avec la lime , le marteau ou un instrument tranchant. On aiguise un rasoir par l'un de ses bords , un grattoir par les deux , une pique ou une épingle par la pointe.

I. ALLIANCE, CONFÉDÉRATION, COALITION, LIGUE. - II. PARTI. FACTION, CABALE, BRIGUE, INTRIGUE, 'COMPLOT, CONSPIRATION, CONJU- RATION. Union de personnes dans des vues d'intérêt commun.

Il y a d'abord une différence palpable entre alliance , eonfédératiùn , coalition et ligue , d'une part , et tous les mots suivants , de l'autre. VaU lianee, la confédération ^ la coalition et la ligue sont des unions entre des puissances , des Etats ou des souverains pour défendre leur sûreté ou leurs intérêts, pour se soutenir- mutuellement contre, leurs ennemis. Ce sont aussi de tous ces mots les seuls auxquels correspondent des verbes réciproques, s'allier, se confédérer, se coaliser^ se liguer. Tous les autres mots expriment , non plus des unions d'Etat à Etat, mais des unions entre des sujets, des citoyens dans l'Etat ou contre l'Etat.

I. ÀUiance , confédération , -* coalition , ligue. Unions entre des rois ou des peuples.

Une différence considérable sépare VcMiance et la confédération de la coalition et de U ligue. On s'allie et on se confédéré par prudence, par précaution , dans la crainte d'un danger éventuel , pour se prémunir contre ce qui peut arriver , contre un ennemi qui viendra peut-être attaquer; mais on se coalise et on se ligue par nécessité, pour résister à un péril présent. L'alliance et la confédération unissent ou associent; la coalition et la ligue rassemblent. Les Gaulois qui avaient brûlé Rome envoyèrent des députés à Denys de Syracuse pour faire alliance avec lui (Roll.) , sans qu'il y eût actuellement urgence de se réunir ni possibilité de prévoir quand cela serait nécessaire ; mais les peuples d'Italie se voyant en danger, lorsque Denys attaqua ceux de Rhège, formèrent une puissante ligue pour arrêter ses conquêtes (Roll.). — Allianu et confédération expriment un état de choses permanent , constant , qui n'a point de terme ; mais coalition et ligue désignent un état de choses passager, qui ne dure que tant que l'ennemi est debout , qui cesse aussitôt qu'on a atteint le but déterminé , fixe , unique , pour lequel on a momentanément réuni ses forces. Rien de plus évident que cette différence entre alliance et ligue , par exemple : ils ont le môme radical , ligare^ lier; mais ce radical, nu et dépourvu de terminaison significative dans ligue , est suivi

dans alliance d'une désinence qui marque là durée. — L'alliance et la confédération répondsat à un besoin général dans l'avenir , et devant dorer, annoncent un contrat, un traité, une unioD régulière ou revêtue de formes : on contncti une alliance , on lait un traité d'aliionee, ou de confédération. Il n^en est pas de même de la coalition et de la liguer comme elles seformest contre un péril particulier et présent, onditfaire une coalition ou une ligue, et non pas Cure uo traité de coalition ou de ligue,

1* AUianee , confédération. Ces mots signifient entre des rois ou des peuples un état d'union qui leur assure au besoin un appui et des secours mutuels.

Mais Vallif^nu (du latin ad ligaire , lier à , atta cher à), unit proprement; et la confédération (àe cttm, avec, et de fœdus, pacte, convention), associe. L'alliance est une union d'amitié foodée sur un traité de paix ou sur les liens du sang entre les souverains ; la confédération est une union d'intérêt fondée sur le besoin que divers Etats ont les uns des autres. Les alliée sont des amis; et les confédérés , des associés. Des peuples oUiéi vivent en bonne intelligence, n'entreprennent rien les uns contre les autres , et , en cas d'attaque , sont disposés k prendre parti les uns pour les autres, comme des parents ou lés membres d une même famille. Des peuples confédérés ont des intérêts communs qu'ils défendent conjoiatement , et , en cas d'attaque , ils se sont engagés par des arrangements étroits et forts à faire cause commune comme les membres d'une même sa* ciété. L'alliance ne fait guère que garantir U non-hostilité, la bienveillance, des dispositions favorables , des relations pacifiques ; la confédération fait qu'on peut compter sur des secours effectifs , réglés , certains. « Il y a entre les bonames un commerce de besoin pour emprunter ce qui nous manque: sagesse de Dieu dans le partage des biens, afin que les besoins mutuels fissent VaUianee et la confédératiqj% des peuples. » Boss. « Ces ambassadeurs paraissaient n'avoir d'autre objet que de renouveler les anciennes amitiés, alliances et confédérations.» Goko. — ' Ensuite, et c'est iei la principale différence, Valliance est contractée par deux ou quelques grandes puissances, ou bien avec une grande puissance; au lieu que les confédérations se forment entre un plus grand nombre de puissances, mais secondaires, entre plusieurs petits Btats, entre des provinces ou des villes, qui cherchent dans le nombre une ressource contre la faiblesse, qui mettent leurs forces en commun , afin de pouvoir réunies soutenir leur indépendance, et se défendre contre un ennemi contre lequel elles ne sauraient lutter séparées. « Les Lucaniens sollicités par les Tarentins , avaient abandonné laitance des Romains et s'étaient joints aux Samoites. Les Vestins étaient entrés dans la même confédération; et la république regardait déjà comme autant d'ennemis les Karses, les PéÛgniens et les Maruciniens. » CoNn. « L'arrivée de César n'intimida point les Vénètes , mais le$ lorta à se fortifier d'un plus grand nombre c!'at;.iâ, il^ y réussirent si bien , que tofls les peuples de 1a

STNONTMBS À KADIGAUX DIVERS.

c6ie, dipois Nantes jusqu'aux embouchures du Rbn, entrèrent dans la eonfidéroHon, » Roll.

^(MHUxm, ligiue, Union ou plutôt jonction ansée de souverains ou d'États pour eiécuter, par un concours d'opérations , une seule entreprise commune . pour repousser ou pour abattre an ennemi puissant , qui actuellement menace de ks accabler tous.

CooltfiM est un mot de création récente , formé du latÎD ntlueere^ croître avec, grandir, se joindre, se réunir. Il parait s'être appliqué surtout ta soirièrement de toutes les puissances européennes contre Napoléon quelque temps aranf sa chute. 11 est destiné par conséquent à représenter m Ugue formidable, générale, foiimée entre pfaneors grandes puissances pour s'opposer i ftulntion et aux progrès d'un monarque on dan conquérant qui tend à tout euTahir ou à toot UKTTir. On le dirait bien de la ligue que Brent contre Louis XIY la plupart des grands flats de l'Europe à T^mque de la succession d'Espagne. 11 y a, au contraire, des ligues de tontes sortes , des petites comme des grandes , et peut-être mèose des petites plutôt que des grandes, la effet , la ligue a beaucoup de rapport aTCc la coa/^ddroKon; seulement elle n'est pas durable comme cette dernière et suppose qu'on a présentement et pour un seul exploit les armes à la main. « On a cberché des remèdes à ces inconvénients, la tyrannie et la guerre , par les ligues et tonfédératvm. » J. J. La confédération belyétique a commencé par être une ligue des cantons de la Satsse contre Toppression de l'Autriche. La It^ue a SI peu retendue et la généralité de la coaiUion , qu'elle est quelquefois dans un seul £tat le lait d'un parti qui prend les aimes contre un autre ou contre le souverain. La ligue ou la sainte ligiK, i la tète de laquelle était le duc de Guise , arait pour objet de défendre la religion catholiqiie contre les huguenots en France. « Le pontife ioiiada et les grands firent une sainte ligue pour rétablir Jo3s dans son trône. » Boss.

Te Toilà , séducteur, De ligBês, de eomplots , pernicieux auteur.

(Athalie à Joad.) Bac.

— CceHiion semble ensuite "marquer particulièmnent que les peuples ou les souverains qui se prêtent la main contre l'ennemi commun sont du reste opposés^t le redeviendront aussitôt après l'eiécution de leur projet. Telle fut la coalition de César et de Pompée (Lab.) pour détruire à Borne le gouvernement républicain. Dans nos chambres législatives on dit qu'une coalition se forme, quand des partis très-divers, les plus diven, se réunissent momentanément pour en renverser un autre qu'ils redoutent également.

ll.?arlt , ffution; — cabale , brigue , intrigue; ^eouptol, conspiration, conjuration. Ces mots expriment , non plus des unions entre des puissances ou des souverains , mafs des unions de sujets dans un même Ëtat. .

Xais d'abord parti et faction ont un caractère bien distinctif : ils signifient les personnes mêmes qui sont unies , et non pas leur conduite ou leurs démarches. Aussi , ' à la différence de tous les mots qui suivent, n'ont-ils pas de verbes corres-

pondants. £tre d'un part» ou d'une faction , c'est en être membre , c'est être du nombre des parHsans ou des factieux; être d'une cabale, d'une brigue, d'une tnln^ue, d'un complot, d'une eonsptraftofi ou d'une conjuration, c'est y afolr part , c'est y avoir un rôle , c'est codoier, èn^iier, intriguer, comploter, conspirer ou conjurer avec d'autres. Les partis et les factions sont conmw les parties ou les fractions dans lesquelles se divise un tout , un Etat , une ville , une assemblée , une école; ce sont comme de petites nations dans la grande : les cabales, les brigues, les intrigues, les complots, les eoniptralion^ et les cofijuroftons représentent les manœuvres et les entreprises des parlû et des factions.

Je fuis deê /actions les hrigmes ennemies Qui se glissent parrois dans nos académies. Volt.

< L'auteur sacré présente Nathan comme un homme qui est à la tète d'un parti, qui fait une brigue avec Bethsabée pour ravir la couronne à l'ainé. 9 In. — Ensuite , le parti et la faction supposent un autre parti ou une autre faction, comme une moitié en suppose une autre. On forme une àttiance , une ligue , une cabale , etc. , contre un ennemi; un paru' et une faction ont naturellement pour ennemis ceux qui sont du parti ou de la faction contraire.

t* Partt, faction. Hommes ou classe d'hommes attachés à une même cause , aux mêmes intérêts.

Le parti est plus paisible , plus modéré , moins vif que la facttofi. < Alors l'esprit de faction , qui produit naturellement l'enthousiasme , donne du ressort & tous les partis. » CoNn. Les parlû partagent un Ëtat; les factions l'agitent et le déchirent. La diversité des opinions et des intérêts forme les partis; l'insubordination et les passions exaltées donnent naisssance aux factions. Parti indique seulement de quelle part, de quel côté on est, pour ou contre; faction réprésente l'ani^ mosité et l'acharnement avec lesquels on s'élève contre ceux de la faction opposée. « Rien de plus irréconciliable , de plus opiniâtre , de plus scandaleux que les factions qui se forment entre des personnes religieuses, et que produit la diversité despar(i>. » Bouro. «Il y eut des guerres civiles si furieuses dans l'empire grec, que les deux factions appelèrent divers sultans turcs , sous cette condition que tous les habitants qu'ils -prendraient dans les pays du parti contraire seraient menés en esclavage. » Mortesq. « Les philosophes ne faisaient pas un parti, une /action dans l'empire, et les chrétiens commençaient à composer une faction si dangereuse , qu'à la fin elle contribua à la destruction de l'empire romain. » Volt. -^ Le mot parti se prend souvent dans un sens qui n'a rien d'odieux pour exprimer l'union ou plutôt la rencontre de plusieurs personnes en une estime commune pour un homme ou un système qu'elles défendent dans leurs discours ou dans leurs écrits , sans concert, et quelquefois sans se connaître les uns les autres. « Mme Guyon avait un parti puissant en France. » Boss. « L'ignorance forme à la cour et à la ville un nombreux parti qui l'emporte sur celui des savants. » Labr. « Descartes eut longtemps un parti en France. » Volt.

BdO

BEUXIEKB FÂBIIB

Au «ontratr», \9 niot de facUom emportsttt tonjonra une idée d« râ)eIlioft et dt'Tiolnm, s^mploift très^nrement en bonne paît , et 8'ïq[>plique' d^orciinaire à mi parti politique faoUaa» on sédkifai dont tou» les membFea s'enleadeat entr» em et sont menés par an seul ohef . « Il nY ftvr* ptu& de diyislens dans tes ftnOle», pta* da faeà^n» dtais les Btats , phn dm schisme» dans TËglise. » BeuRD. « Coriotan foi chassé par la foKiwm populaire. 9 Boss. « Saint Thomas de Cantorilèry b^ pas résisté au roi Henri n , en rri>eUe el dans vm eeprit de fcMttais. 9 Iiy. «Yaia, ahbé de Gbrhio, était un h«mme faneoz par sét» ou< par aqirit dlh /adûm. » Vo£T. L'esprit de parti veaè avco^SL^ mais non pas- rebelle , m fiirieiix.

Cependant pèfCi désigne qvelqueieis afaaei , comme fàctian , un parti dans f £taC ou \m parti politique, et c'est toujoiirs dans ee sens ifu/bn l'entend quand o& dit un chef de porli; oat , dnc le sens général et ordinaire qui rient d'être bhbqué , parH ne suppose ni chef ni réunion.

Vais alors faetùm continue k eiprimer mn^porlt inquiet, turbulent, passionné*, violeBt, psffce qu'il « besoin do Fètre», parce quMl est fUble : <?est un poftt qui oomoKnee', qvû eet en tiaxi» dn se foRDer , et commf une corporatioit par ra^ipûrt à un corpt. Le parti y au coatraire, est moins aotif et moins remuant, parce qall est piur fort , ph» nombreux; c'til coanne un eorpo coostitHé et reconnu. Tant que les adhérents de César furent en petit nombt» et obligés de sa rocmtsir , de chercher à s'anioHre par des trooblea et (te séK diiions. César n'eut quf^in& /^Iteit dans Rome; mais eette faetwn devint brôatdt un parCt , et ce porftr engloutit lia république. «Ladislas, fils de Sijgiflnond , roi de Foiogne-, pensait h bina valoir ses droits sur ta Suède j il avait de» jHnrtisaas dans ce royaumes, â pouvait aa moins y sascitar dos faeiimt. » COnn. « Les plébéiens no trouruent plus de protection dans cette aainosité des tribuns contre les patriciens et la noblesse. Ces deux fàcHont, que la naissance tenait toujours opposées, s'étaient tournées en deux parHs^ de pauvres et de riehes , de quelque ordre qu'ils fussent.» YsaT. « Quand l'empereur Charles YI disputait l'Espagne à Philippe Y^ il avait un parti dans ce royaume , et eâin, il n'y eut qu'une faetifm. » YoiT. — Bn conséquence, la fhe$w9n est un faible jMffl , et quelquefois une subdivision du parti. Lorsque après le combat de Blénecu, en ig&S, Gondé se rendit dans Paris, « tous les esprits dans le fond étaient divisée, chaque parti était subdivisé en ^ettetif , ooome il amva dans Ibus Iss troubles. » Y^otr.

2» Cahale, hriffuê, ^^intrigwe. Conconrs et m&noBuvres plus on awins seorètes de personnaa envieuses , mécontentes ou' ambitieuses , pour suppléer au mérite ou au droit dans oertaÎBes poursuites, pour élever ou poar abaisser, pour faire gagner oo pour faire perdre , pour parvenir eu pour porter quelqu'un au pouvoir, à la faveur du souverain, aux honneurs, à une place, ou pour renverser oeux qui y sont. «Un roi doit avoir une puissance très-absolue, qui ne kisse point d'occasion aux briguês , à Vintrignê et à la roèalr. » Labh.

JtrtrifM dniitefr écarté d*alnBd; iriû*%iie ttt plua eaohéa, phn adsmte et plus ooaB^qaèeqaB la hrigve et que la «afial*. lalrigMe vàBAd^tnartfiore» enbatBasser^ «mbrauillar: Iftatv^gae tit un Joa da reaasrts habikamni ioMBlé et cet* oertét qa'oft ooadiiit da&a Kombra. hm surtout ea aontoapiUat.

Quoi ! vous auries déji gagné Tibéritaai?

Yeix.

«Ob n'a gnèior vu dloismi' qm fH pios babils oavrkr d» rasooits el d'tnln'dpase; » liaa. « A p«^ çait dans tous- les aeeveta^ démêlait tantes te «nfri^iMs, déooiirtait les entreprises tes pluscaoikés» et. les plus sourdes machioaticnk «^fiott. «iilaeour (de Perse)» Initsaeonémiaaitparles âilrî0«fade8 AaQMeseiparleeeaMsaiiea lave- DIS» » HoLL. Philippe Y d'SspaiiM fal exposé au aabaln de la caur et aux intrigues' de la prta* MSBedea trains (YoLx.). (Pouir plus da déiaib, voy. «alirifues et 2>riig«eaà l'artieîs Benétt, fr^ tiqa9ij etc.V —bailleurs tnCrtftff est lasesl de oes traie mota qud sigaiâe aaiqaemeat: ks ■nar vementa et les effNta des persosnea réames^el jamais caa personnea mémee^ oonima parti, d jMsoa. De même qu'en dit les. coèaJar et les hv (^aeedfuii peitî ou (^«aa foetsea, on. dit bien les tKArign» d'uae eain^ ou d'une M^ae. « le ninietèM a été indigné de aeltaaboninahée «atrijpM de la cohafl; qui faisait agit Jbce& » Yqv.t. «Ob vaut qua ee fila parviemie , et poux cela ^uSè» imtrtg}Êt$r n'imagÊDe^t-on pas? queUea oMsi m fonne-t-oa pas?* Bouan. L'talft^af est ftxt dont oa fait usagS' dans les eoMc» eidans lei brigyka eu dont se servent les coMat et lea ki- ^HOff. Yivre d'tntrtfae (Aoad.)^ un esprit fertile en. tiilniguer (Moi..). Trosiiae dit dans L'ieere: «Aux personnea comme moi le eiel a^s deaaé d'aatres leBEteo que rtafri^iif et que l'iadMlne. » In. «Un honnae qui a véea. daiB Vii^tri^ un certain temps ne peut piut s'm passer; taule autre vie pour bai estlaagiHesante. a Làia.

CahaU , bri^ae.

Cabale a pour radical sob, «apt, <pusigaîieprfndre , rassembler , accaparer, capter. Brigué vient peut-être du latin precon, prier, ou debr^xwt ifalien et de la basse latiniité', qui veut dire ijotrelie, disputev contestatioiL La eoboleapearkut et pour effat de s'emparer des espfUa, ée réoair les personnes pour las porter contre quelquHiB»alB de le renverser. La \iipm se propose et produit plutôt rélévati<m que la chute. On fait on oa emploie ime OE^N^e pour chasser celui qui est en possession» afin de se mettre à sa place ou simplfift*"* afin de le perdre et sans qu'on ait l'idée de loi succéder, c Yous soutenea que Pert-Boyal famc une tabaU pour ruiner le mystère de l'ieeaiaation et pour exterminer la religion chrétienne. * Pasc. cLa eaboto sacrilège qui a crucifié J. C.> Boss. Mazarin se défendit contre les cabôhm des courtisans, contre le parlement déchaîné et oontie la Fronde (Féa.). On fait ou on emploie une bngue pour parvenir préférablement à oeux qui » pirent au mémo but, ou même quelqaefoia aflfl d'obtenir un bien pour lequel il n'y a pu éi rivaux à écarter.

SYNONYMES À KABIGÂUX BIYERS.

B fH estpir Ik Brigfte xm rang- 1 ditpater, 9vle ptot hoanête konme oo 1» Toi» Tei

foLT. «li» peuples é'mUn, oa psimitTvnir à bnt dllm BonniiM pir iMBi &rif«et/et pir l«Rs prièrQS, ptiitit la ipoi» dM arai». » Boss» te. cfltrii coBtrefnelqu'uii; on dripw qna ckoM (m poar Q^lnr ibm etete.— -«Je coMMac* par l'albiftdB PtaociBs, aceasé de kriffm du» la. pooRoAedtrédSitè cmla.... Son copop^titMr, M. ivfote Latèrenna , Ait trto pkpiè de la pré- (éreaee luardée à PhncnKy tt il racam^coMuaa l'ayant sappUnté par mMw tt nv laf^waaa. »

ROLL« SbMHV) ^IIQMpta IHPiHB' SawMB KJtW 1 Wln^^|ttP ^

la eoMf rm poortaitf plus qae la Mfs». lUa se caàeaa moins dans lea commeiiceiuslsy «t ee BWqwqaHid «ne s'eal fortiiéeparlli oonhiv, 9iind tUe a aeqnia quelque* importanee, qnte^ adopte des signes- de ndlîemant et se mentre an gnnd jkKcr.

E&ibj la aAtUe est pttw tAc que I» Bn^ar: etie eH fbmiAe par des borames Inqniett , brourl- Ions, tntelcnts, qui n^aiment qne le bruit et le9 tracasseries. «tTta6 brigue puissante peut «reir quelqae ebose d'imposant; H Ji'y a dams une eo- ^ qne de la petitesse et du ridicule. > Otria.

Lorsque ces deux mots, à là difRrenos d'^ffiCrtg^y se prennent, ainsi que parH et /hc^tbit, pour les personnes mêmes qui eaJbulènt ou (rtgiwal, et non pins pour leurs démarches, Hs dilR^ reat èabord de parti et de fadicn en ce qu'ils rappenent sa moins ces démarches ; rhomme de td parte ou de telle faction appartient à tel corps, k telle classe; l'homme de telle eab<Ue ou de telfe brigue ùh tril» chose, traTaille & telle tâche, agit contre ou poor telle personne. A quoi il faut ajouter que parti et faction sont seuls corrélatifs , c'e&t-i-<Ùi^ donnent nécessairement l'idée d^m ^QDe on d'une troupe de personnes opposées ou cootnires: l'un et l'autre porft, l'une et Tautre /adtoa; ceux de TOtre parti ou de votre faction , fiî\ concerotr ceux du porlt ou de la fbiction co&tniie. De leur côté , cabale et Jfrigwe, dans ce ^ns, différent entre eux comme ci-dessus. Les fwisomies qui composent une eahaie cherchent '«crètement i renverser ou i abaisser; celles qui composent une Irig^e s'efforcent ouvertement (félerer, dé Caire parvenir. De plus, il n'y a gnère dans la cabale « qae des gens méprisa&les pv état ou par caractère ; c'est le mot de dénigrement qu'on attache à. un parti qu'on veut décrier, avilir, a Vabk.

3* Complof , cofuptrafton , conjuration,

n 7 a quelque rapport entre ces trois mots et ce- M it cabale; c'est pourquoi Roubaud les a traités aveccobate dians un même article : ils signifient , ceoBiie eabok , une union entre particuliers ou ^jcts^ pour nuire, pour renverser, pour frappv m coup '. Mais ib supposent des vues , des

*' Gteaari le wtaa de Hg"^, fait* émt une ae> f«ptioa particulière, ànmà l'Acadéiéo déAiéi^eUe * Boi (igM» dans ocUe acception:, far*«iéa^ ei covi- M- Mail ta ligu^ ne suppose paa le aeerei, commet la ea&«ic ei le complût g elle est puissante , déclarée

mofiffr et des effets bien plus graves : iti masquent des projets cachés et sinistres , qui ont d'Kirdt* naire un dénoûment tragique , qui ne vont pas à moins qu'à se défUre d'une personne odieuse, en nmmolànt, sll le faut; et ils annoneent dans ceux qui forment ces desseins coupables des ssBh timents de vengeance, de haine profonde ma de patriotisme eialté. Par la eaMe un lenuae est harcelé ou décrié , ou tout au plus chassé de ses poste; mais il tombe victime d*un comptée, d'tna compt'nrttoft ou d'une con;«niftoii. Ge» demien mots expriment des attentats à commettre t aussi dit-on tremper dians un comptot, dans une co»» spiration et dans une con/itmtibf», comme on dit tremper dans un crime.

Complot se distingue- aisément de ses synonymes : â a moins de généralité ou d^étendue. Le complot n'a lieu qu'entre deux ou quelques personnes , et il est ordinairement dirigé contre u» seul homme. Ce mot vient do> cwit^ avec, et dn français pêloie; en sorte que complatety c'est Adrci une pelote ensemble , c'est- l^dire à peu près e«rdrr ou Ifomer. seulement il ftiut moins d» monde pour eomploler, attendu qu'il n'y a qu'un 111 à disposer et non pas un grand nonÂre-. Deux jmabins de Flandre formèrent le complot d'ttssassîDep Henri IV (Tetr.). Deux ou quelques maHuteers forment le complot d'assassiner un passant pour le dépouiBier. Mais on appelle eontpitatioin, oi> conjuration de vastes projets partagés pw- beau*coup de monde , et tramés contre Pfilat , oontre tout un ordre d% choses à fexistence dtaqwel beaucoup d^ gens sont intéressés : La soajp^reUtoia ou la con/uralion d'Amboise; la conspttuilfSR oui la conjuration des poudres. Le tompiiot est pte9 restreint, plus élémentaire, pour ainsi dire. « Le cardinal de Retz faisait dans ce comjpiol (do cxmite de Soissons contre Richelieu) son appresi^ tissage ëa eonspiratiant.* Volt. — Ensuite, !• complot est plus noir, plus odieux , plus Mche; il rampe dans les ténèbres , c'est un véritable guetapens. Pour concevoir et exécuter une oonfpîhir tion ou une conjuration^ il Aut de l'audaee eft une certaine fermeté ; le complot ne demande et ne suppose que bassesse, médumceté, scélératesse. < Un camploi d'assassinat. » Boas. « Ce»^ plot d'assassiner. » Volt. Complet inAme (Acait.); lâche (S. S.), noir (Rac), détestable (Acad., FtN.). Voltaire partot d'Une espèce de conjptmetonde La Truaumont, gentilhomme normand, contre Louis XIV, dit: « Il n'entra dans ce compfof qu'un chevalier de Préaux.» Et il ajoute: « Ge fut plutdt une lâche trahison mal ourdie qu'âme cotuptrafion. »

CèfUptratto» , eonfuraftofi. Ubion ou complot d'un assez grand nombre de personnes centre l'Etat ou le souverain , pour le renverser par la force et se soustraire ainsi à sa domination.

et a^t i' force ouverte , sans coraptor qa'eUe n^^ssl pas ridieale-oo vile comaie la eabmlt, m aneai mire, aussi eaeenlieaenient méolkante «pie le.oam/rfar. «Selon vous, c'est là un sf sléme de- bienfaisance envceon scélènH (]. 1. Bousseau) ; selon loi, c'est un coma pUt d'impeaiure conira un ûmoceot; scloamoi^ c'est une Ug^ dontie ne déiermioe pas Tobiet, msis dont vous ne pouvez nier l'existence. » J 1.

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