DEU)U£H£ PARTIE
Conjuration enchérit de toutes manières sur foiuptraliof».
ConjuraHon est le latin eonjuratio , formé de €um jurare , jurer avec , et qui désigne une réunion dont les membres se sont liés par serment. Compiration est le latin conspiratio, Tenant de cum tpirare , respirer avec ou ensemble, être animé du même esprit et de la même volonté. Les conjurés ont juré de périr ensemble ou d'accomplir leur entreprise , nécessairement subversive et pleine de péril. Ceux qui conspirent ont toi^s les mêmes idées et les mêmes sentiments; mais il n*y a rien dans le mot qui marque essentiellement le dessein de nuire plutôt que celui de servir. « Il faut que mon cœur aspire à l'unité seule , qui associera tontes mes puissances, qui fera une sainte conspiration de tous les désirs de mon Ame à une fin éternellement immuable.» Boss. On dit bien faire une conspiration pour porter quelqu'un à une place (ACAO.); faire une conspiration en faveur de quelqu'un : la conspiration faite en faveur des Tarquins (Montbsq.). On dit toi:jours faire une conjuration contre quelqu'un. En latin , conspiratio se prenait d'ordinaire en bonne part, et eonjuratio d'ordinaire en mauvaise part.
Mab c'est uniquement en mauvaise part, comme marquant un complot , le projet de frapper un coup, d'opérer un grand changement dans l'Ëtat, que ces mots sont considérés icL
Alors la conspiration n'est pas aussi sanglante que la conjuration y et même n'est pas toujours sanglante; quelquefois elle a pour but de détrôner un prince ou de l'élever au pouvoir sans trouble et sans meurtre.
Ou bien conspiration exprime un projet dont Tacoomplissement est encore éloigné; au lieu que la conjuration est à la veille de l'exécution. Les conspirateurs s'entendent et méditent sourdement plus ou moins longtemps avant d'agir ; les conjurés ont les armes à la main , car ce n'est qu'au moment d'attaquer qu'on s'engage solennellement, qu'on se jure les uns aux autres de vaincre ou de périr. « La fameuse conspiration d'Amboise est la première qu'on connaisse en ce pays.... Il y eut dans cette conspiration une audace qui tenait de celle de Catilina, un manège, une profondeur et un secret qui la rendaient semblable à celle des Vêpres siciliennes et de Pazzi de Florence.... Cette conspiration avait cela de particulier qu'elle pouvait paraître excusable. Le succès semiblait sûr. Le secret fut gardé par tous les conjurés pendant près de six mois. L'indiscrétion du chef fit découvrir la conjuration; elle n'en fut pas moins exécutée; les conjurés n'allèrent pas moins au rendez-vous.sVoLT. «Le dictateur voyant que , le chef de la conspiration (Mélius) étant mort, il n'y avait plus à craindre , ne jugea pas à propos d'informer contre ses partisans , de peur de trouver un trop grand nombre de criminels , et de faire éclater la conjuration en voulant punir trop sévèrement tous les conjurés.* Vert., Roll. — Il faut dans la conspiration de la prudence, et, dans la conjuration, de l'intrépidité. La conspiration est timide et se cache ; la con/urcUton marche fièrement et com-
mence à ne se plus cacher. Une conspiration découverte est perdue, détruite; il faut souvent, pour dissiper la conjuration, battre les conjurés; c'est, comme la ligue, une union armée. Joiada sacra Joas dans le temple et le fit reconnaître pour roi. « Athalie, accourue au bruit pour dissiper la eoNjurolion, fut arrachée de l'endos du temple et massacrée. » Boss. « Toutes les puissances du monde, quoique liguées et conjurées , ne prévaudront pas contre Louis XIV. » Bourd. «Que vois-je? une nouvelle conjuration de cent peuples qui frémissent autour de nous pour assiéger ce grand royaume conune une seule place. Loub seul remporte des victoires et fait des conquêtes sur cette ligue. » In.
D'autre part, conspiration signifie seulement un changement au détriment de quelqu'un, un dommage , et conjuration quelque chose de terrible , une ruine totale , une extermination. H en est ainsi au figuré. Toinette dit à Angélique dans le Malade ivMginaire : « Les voilà avec us notaire, et j'ai ouï parler de testament. Votre bellemère ne s'endort point; et c'est sans doute quelque eofuptratton contre vos intérêts où elle pousse votre père. » Moi.. « Le comte de BoulainvÛliers, et l'abbé Dubos ont fkit chacun un système dont l'un semble être une conjuration contre le tiers état, et l'autre une conjuration contre U noblesse. » Montbsq. Voltaire parlant de la eoniptration des poudres, l'appelle d'abord de ce nom comme tout le monde; puis, voulant en faire sentir toute l'horreur, il ajoute: «Tous les autres complots qu'ont produits la vengeance, U politique , la barbarie des guerres civiles , le fanatisme même, n'approchent pas de l'atrocité de la conjuration des poudres. »
Enfin , la conspiration ne suppose de la part des conspirateurs qu'un grand mécontentement ; au lieu qu'il y a dans les conjurés de l'exaltation, de la fureur, du fanatisme. Et comme ces derniers sentiments peuvent se trouver dans des hommes opprimés, exaspérés, poussés à bout, la eon/tifcUion passe quelquefois pour légitime comme un remède extrême contre la tyrannie. Une entreprise contre la vie d'un tyran est appelée par lui et par ceux de son parti conspiration , mais c'est plutôt le nom de conjuration que lui donnent les autres hommes, surtout ceux qui en sont les auteurs. Fénelon fait dire à Henri VIII d'Angleterre , dans un dialogue : « Je n'ai pu éviter de faire du mal. Le cardinal Renaud de La Poule fit contre moi avec les papistes une conspiration. Il fallut bien punir les conjurés pour la sûreté de ma vie. » Henri VII lui lïpond : « Il n'y a qu'à ne pas entreprendre des choses injustes. On pas?e pour tyran ; on est exposé aux conjurations. On trouve des coupables et on les a faits tels.» < Aurélien se fit haïr par ses actions sanguinaires.... Ceux qui se croyaient en péril le prévinrent, et son secrétaire menacé se mit à la tête de la conjuration. L'armée , qui le vit périr par la conspiration de tant de chefs, refusa d'élire un empereur, de peur de mettre sur le trôoe un des assassins d'Aurélien. » Bbss.
AMANT, GALANT. Titre donné à Thomme qni fréquente et courtise une feinme.
SYNONYMES À RADICAUX DIVERS
Mofll ne se dit plus guère. La raison en est qu'il exprime quelque chose de coupable et de désfaonnéte. VamarU aime , est attaché à la per» sonne; le geUant entretient avec la personne un coomeiee de ffoianierie ou illicite. Les femmes sont flattées d'avoir des amonts; elles ne les souffrent souTent que par vanité , et ne leur demandent que de la constance. Les femmes qui ont desgolaiits, mariées ou non, leur donnent sur elles-mêmes, tous les droits d'un mari, et fournissent matière à la chronique scandaleuse.
Les héroÎQes des tragédies et les jeunes filles recherchées en mariage ont des amants. Galant serait ici tout à lait impropre, comme on peut en juger par les exemples suivants :
létal reprit toute sesndalisée lUuw ahbesae : Eh ! que dites-vous là? fi ! Nom disons , repartit à cela la Acullé y que pour chose assurée Vois en BBOurrei, à moins d'an bon gaUmt, Lav. VnM de son galant , en adroite femelle , Fait iàaiBe confidence i son époux fidèle , Lefud plaint ce galamt des soins qu'tt ne perd pas.
Mol.
« Ces femmes pensent être les plus vertueuses du monde, pourvu qu'elles sauvent les apparences; elles crment que le péché n'est que dans le scandale, et elles appellent amis ce que les autres nomment calante. » In. « Tudieu ! quelle galante / comme elle prend feu d*abord I » In. « C'est un ffoianl qui a été surpris par la fonda, dans le temps qu'il montait par un balcon à l'appartement d'une femme qu'il connaît, et dont le mari est aloent. » Les. « Philippe IV avait trois fils. Leurs femmes furent accusées d'adultères : deux turent convaincues. Les galanti furent écorchés tout vifs, traînés à travers lés champs, et enfin décapités. » Boss.
AMAS ; —TAS, MONCEAD, PILE. Certain nombre de choses mises les unes avec les autres.
imof , de ad motiam, mis à la motte ou en motte , marque seul collection , assemblage , est leul relatif au fait d'aller prendre des choses en diiTérents lieux pour les réunir. Faire atnat de toutes sortes de provisions (Acad.). L'amot se considère quant à son origine et à sa formation successive, et non pas en lui-même comme le Uu, le monceau et la pile. «Tout cet amat de gloire (du conquérant) ne sera plus à la fin qu'un «MMceaai de boue, qui ne laissera après elle que Tinfection et l'opprobre. • Hàss. «Faites, si vous pouvex, unamoi considérable de pièces d'argent et qui s'élève en pyramide. Vous n'avez ni naissance ni esprit, n'importe; ne diminuez rien de votre aïonceau, et je vous placerai si haut, que vouions couvrirez devant votre maître. » Labr. « Ound Rome rassemblerait les cendres que renferment tous ses tombeaux , cet amof n'égalerait peint les numeeaux de cendres romaines que sillonne îd (à Pbarsale) la charrue, ni les tat d'os- Mmenti blanchis que brise le fer du laboureur. » lUaii. Un livre n'est qu'un atnos de citations f>Cin.), et on y trouve un fas de barbarismes et de solédames (Volt.). On dit un amof de toutes sortes de gens, c'est4-dire qui viennent de toutes parts, et un tas de coquins, c'est-à-dire un grand nanbre. — D^aillears, l'amat s'étend en
tous sens ; au lieu que le tat , le monceau et la pile s'élèvent, se composent de choses qu'on peut mettre et qui se trouvent les unes sur les autres ; de là vient qu'ama« se dit seul en parlant de certaines choses liquides : un amat d'eaux pluviales, de pus, etc. (Acad.).
Tat , dont l'étymologie est incertaine , diffère de monceau, petit mont, en ce que le tat est moins grand que le monceau. Il suffit de trois ou quatre pommes placées les unes sur les autres pour former un tat de pommes. « Je ne trouve dans ce tombeau qu'un cadavre hideux, qu'un tat d'ossements infects et desséchés.» Boord. « Ceux qui dominent sur une petite parcelle d'un petit tat delà, boue de ce monde. » Volt. « La femelle de l'oiseau de Nazareth pond à terre dans les forêts sur de petits tat d'herbes et de feuilles qu'elle a formés. » Bufp. Le monceau est une sorte de montagne : monceatis de neige (Làp.); avoir des monceau* d'or (Acad.).
Accabler l'équité sous des monceaux d'auteurs. Boiu Allons, Je trouverai dans l'empire Infernal Les monceaux de Romains qu'a frappés Annibal , Dea victimes sans nombre. Volt.
On passe sur un tat de corps morts (Fén., Volt.) ; la terre gémit sous un monceau de morts (Fin.). On dit un tat de papiers (Volt.) ; on appelle les pyramides d'Egypte des monceau* de pierres (In.). M Là étaient entassés pêle-mêle quatre différentes sortes de grains.... Ce n'était pas proprement un tat , mais une montagne. Il occupait toute la largeur du magasin , et touchait le (àîte. Cythérée dit à Psyché : sépare ces quatre sortes de grains; fais-en quatre tat aux quatre coins du monceau , un tat de chaque espèce....
Le monceau disparaît ainsi que par machine;
Quatre ias différents réparent sa mine. » Lav.
— D'un autre côté , tat désigne plutôt une réunion de choses , dont chacune a une existence à part , et qu'on peut prendre une à une : un tat de gerbes (Acad.) , un tat de paquets et de lettres (J. J.); et monceau s'applique à des choses qui forment une masse, dans laquelle on ne distingue pas d'individus ; un monceau de cendres (Volt. , Marm.), de sable (Volt., Hass.), de terres (M ARM.) , de ruines (Volt.).
La pile est uif tat symétriquement ordonné. Dans un tas de fiigots (Acad.), les fagots sont jetés les uns sur les autres ; dans uneptie de fagots, ils sont rangés les uns sur les autres d'une manière régulière , à la façon d'une pile de bois à flotter : « Jean Chauvin offrit le sacrifice de Michel Servet dans une pile de fagots verts. » Volt. « Le troglodyte se montre un instant sur le haut des pt7ef de bois et sur les lot de fagots , où il rentre le moment d'après. » Boff. « Votre pile de plantes et de papiers , ainsi arrangée , doit être mise en presse, sans quoi les plantes se gripperaient.» J. J. On dit une pile de carreaux , d'écus , de boulets. PHe exclut seule l'idée de confusion.
AMASSER; —ENTASSER, AMONCELER , ACCU* MULER. Assembler, mettre les unes avec les autres un certain nombre de choses.
Mais amatter exprime une action préalable en quelque sorte , qui consiste à réunir ces choses « h les recueillir, à les aller chercher de côté et
DEOUEME PARTIE v
d'autre; eiUofMr, amonceler eiaccumukr^ c'etA^ quand ou les a, les mettre les unes sur tosauCMs «a focme de pyramide. On oimasêe les choses qu'on veut se procurer ; ce mot regarde Tacqui^ sition. On entane, on omonceUe, onaeenÊmàk celles qu'on serre ; ce mot est relatif à la disposF tûm et au soin de conseryer. « Cet avare entanait tout Tor et l'argent qu'il pouvait amaner,* Lia. «Autant il est sage d'atnocfer pour jouir* autant y a-t-il de sottise à se priver de la jouiesanoe puae accumuler, •Gih. Les abeilles amqewl -dans les jardins de la oire et du miel qu'elles anlaeieiil dans kur ruche : « Elles continuent A ramasmr^ k entasser jusqu'à ce que les fleurs du canton soioit épuisées. » Buff. -^ De plus , on amasse toutes sortes de choses, et, par exemple, des choses liquides : amasser les eaua pluviales dans des dtemes (Acad.). On n'enloate, on n'^mo»eeUé et on si'acoumule que des objets qui peuvent se superposer et former une sorte il'élévation.
Entasser et amonceler diffèrent comme ias et monceau. Ce qq'on entasse forme un moindre volume que ce qu'on amonceUe. On entasse àes gerbes, du foin, des pierres; mais l'Océan s'amoneeUe sous l'équateur (Volt.) ; les vents ameii^ eeUeiU les nuages (Id.) ; les flots de la mer Rouge ^amoncelèrent comme des montagnes pour laisser passer Moise (la.). « Les glaçons qui viennent du cBfcé de l'Amérique, au Kamtschatka, sont en si grande quantité , qu'ils f^amûnceUent , et Coiment une étendue de plusieurs milles de longueur sur la mer. » B^fj?. >« Les montagnes du SpHaberg sont composées de gravier et de certaines pierres plates , semblables à de petites pierres d'ardoise grise , entassées les unes sur les autres. Ces collines se /erment de ces petites pierres et de ces graviers que les vents amenceUeiil; elles cvoissent à vue d'ceil, jst, les matelots en découvrent Ions les ans de nouvelles. » In.
Accumuler, latin auumulaire^ combler^ de cmmuiiu, comble, signifie en mettre jusqu'au iiom- 2iie, efUoMer et entasser encore; il marque une addition non interrompue, une abondance toujours croissante.
Un homme aecumulait. On sait que celte erreor
Va scovent jusqu'à la fureuik...
Il enttutaU tooijours. Lav.
« Hétellus, dans son triomphe , était précédé des superbes ornements que la magnificence des rois ^racusains avait accumulés pendant une longue paix. B RoLL. « On ne s'en tint pas à aceumuier sur la tète d'Auguste tout ce que ia condition mortelle peut reoevoir de grandeur. «In. «L'évégue Tressan n'oublia rien auprès des jésuites pour avoir son neveu pour coadjuteur, qu'il farcit de tout ce qu'il put donner de chapelles et de rogatons de bénéfices, dont il amassa plus de trente titres à la fois, qu'il auumula les uns ^rès les autres. « & S. c A force d'accttmv2«r péché sur péché^ rechute sur rechute ^ et d'augmenter par là chaque jour le poids de leur iniquité, ils sont devenus pour Dieu comme de pesants fardeaux. » Rouan. « Depuis que j'avais résolu d'écrire un jour mes mémoires, j'avais oeeumsM beaucoup de lettres et autres pajpiers. » J« J. —Les choses entassées ou atnoiMej^ l'ont été
peut-être en un Ânitaiit, ml 4e sent 4liii«, depuis peu de Jtenqn; les «hoees aeemmuUes IHmt èlé peu à peu, à la langue, on ae iniuven.t depus longtemps dans octétat. «J'ai remarqué^ en eitmioanl de igros jnonoaaux de terre de jardin ds 8 ou 10 |Âeds d'épatasenir^ qui n^vaseot pas éë remués depuis «quelques aniDées., que l'eau dss pluies n'a jamais pénétré à plus de a ou 4 pied» d'épaisseur^ en sorte qu^n t«muant cette Uxse eu prmtemps^ après uu hiver €ort hnmidB, j'ai trouvé la terve de l'inlérieur de oea monoaain aussi eèche qoe quand on l'avait omemel^e. J*ai fait la même observation sur des terres momum^ iées depuis pnès de deux «ents ans. « Bucf.
AHBASSADEOR^ BHVOTÈ, B&POn. Qui ait chargé de parler ou, d'agir auprès d'une puissance.
Député doit d'abord être mis hors de questioD. Les députésranX d'ordinaire nommés , drôisb par des corps particuliers , j)ar des sociétés subalternes, ou bien par des sujets ou desvaineiu, pour aller repoéseuter^ dezoander ou impiorer que]^«e chose. « A l'approche de SenDSchérib, les grands^ les poUtiqnB (de JérusaleaO ^ P^~ lent ee résoudre à «omptar eur la piomaM â« Dieu : ils envoyèrent des éépntésesi joi d'Bgypie pour implimar son seoDonL • Rqll. « Il ne tient qu'à saint .lean4Be|ilis1e d'être ïeêoimtt peor le Meseie; des prêtres, des Lévites, id^pulÀ de h synagogue, sont prêts à le saluer en œtti qaalité. » Boimn. «Lors de ia eonjumtinn de Caûlina, il yavaitê home éjtsidépwùs dssAildbfoett. Ils y étaient Tenos pour demander justice dsB vexatiooB sous leaquàles iis gémJBsaiwat. » Coia.
On 'jour au dêvoi personnage (le sut qd «'«t
[Mtké'du mnsde) Des députés du peuple rat S'en vinrent demander qnelqae aamêoe léfèn. Us.
c Les BoiBBins étaieixt fort irritée centee las CaEthaginoie , quand kdVLTsétépeÊés parureat dans le sèiat en qualité de suppliants. » Aea. « Piètres, nous sommes les interprètes ^es voeux de r£gtise et de ses soupirs, et comme sas d^pultfr pour représenler à Dieu les scandales qui raffiigent , les plaies tiui la défigurant , ou obtenir des remèdee à ses maux. » iCASS. « Dans œs fiUes de Pierre le Grand, à chaque arc de triomphe o& trouvait des dépvtée des diflSftrents ordres de r£tat. « ¥oLT. « Des évêques de France en disouMion sur dus pomts de doctrine envoyaient des d^l^f au pape. • Rac. — c Péridès songea à fiùre montre de la paissanee des Athéniens. Il fit os décret par lequel on Jt^ertât tous les Greo de l'Europe et de l'Asie dtevttjyer à Athènes leers députés pour y déiifcéarer sur lee snlérêts généra4ix de la Grèce z et aaasitéit on nenaa desesiboasadevra quialIèfenteigniBer ce déoraft 4 testes les villes. » ComL c A 2a guecre de fê67. Louis ZIV distriàma plus de lOOiêOO écus de prisenis aux 4épntés des villes iOt aaz eiiveydi das princes qui venaient le eomplîmêaler. » Volt.
Au contraire , Hes «mboeMulaurr ait tas aiiMf^ tiennent leur mission d'un fiouvenin, <t ila ont pour objet de taaiter, 4e aiégecier , ou même de déclarer les volontés de leurs madtsat.
Mais ensuite rgtnhwwiaurrepréeeatiinn iêU'
SYNONYMES À EANCAtOC DIVERS.
im
mtéAj m 1km qae VwKipo^é im parait qDacoKma ^mik fliiiiialgB «atorâé. Leprôuar est doae lupÉtear aa jwand. «La ëignilé à*emof^ est inlèciNTi A cate d'«»basMifeiir. » Acad. « Raoaeillaz ttataè qni vagarie la imiia des tcailés^ lo'cataeiiriilii tfwJMiaaifiWi ,des>w;ayrfi>t4es<geata.» D'As. « Moas n^vona jamaia dVnnèanaéknn à Winna, yatae goB i^Hapagae aanât la paa camme ârtant âa Sa nâma loaisoii. if. le joarquia de Séle- 'wiUe était pour fam wnoêyi aoctcaordinaiFa. » ^RiOR. c IL le duc d'Orléana^ étant «^et 4m roi , ^aeiqaa rigant y Be peovait nvof er an aoa mm iîag aaitanadwirt , jn méam daa awopy^. »S.S. Xaa mmofU xiol une aoindie aûsaioA ou ao&t «h YoyésaQ^daaoïnBraiQa moins eanaidénblas.
K AstioeiBa aaUiâta plunaon villas <ni par aes taooyér aa ^lui-saÉDaa à «atrer dans son alliance. > BoLi. « liOaia XIY dftfendit à k répn- Uigot de GAnes par son wÊ9oyé Saiat-Oion , l'an de su yntitahirmaftHa eadinaina, da laniwr à ^'ma Ib gsiirea. :» Tolt.
fiBOs k langage ordinaÎK, ce qai distiagaie \ 'antacsaifeiir, c'aat, d'une paît, la augnift- «ean, de Tastra^ J'inviolalniité de la peraonne. « Qu'on donne pour sojet à na peintre iesnmbof jadtart dTon goand roi demaadiaat an mariage poar l«Br maHra la HUe d'an r<H voisin, et cntaarjs de toute cette magniûoence moderne qn piiaît une si Imlle cboae. » Ljuh. « Tu seras par- ! itîlsBieEit bien cbec on seigneur; il est riche, etj tti i Madxid nae dépeaae d'cm^iuaadewr. « Las. « Peut-on arrêter «n omAunaâtur pour dattes î s Vour. « La peraonne des ombosaadnirf eat sacrée nt imialable ; l'injwa qu'on lesr ftiit n est pas ntaloneni ina perfidie, mais nue espèce d» aa< Aâége. B Boas. Ce 'qui distingue Venvêyé^ c'est rtethantîcilé de «on camctère , c'est d'Atre bien f^^t du souverain au nom duquel il se prêtants. « Qui éte»-<vou8 , disait Pbamon à Xeîse , atqii est le Dieu dont vous vous autorisez? Où Msties preuves et les signes de votre nàissian ? ~ 'Vras niiez en étie témoin , i^Uquait Vetwoyé ds fiisn, > Boim». « Z.orsque l'envoya d'un pnnoe pantt refétu de rautcdté du souverain qui l'en^ ^^. > Vass. « Les tondateuns de onite se sont diti ks snvey/ff de Dieu ; oda peut être et n'être l"L • j.i. « Uickel Cérulariuafit un décret contre ^ iégtta qu'il iôgnst de as paa reoonnaUre pour '^^iftê du pape. » Conn. « Boofifaoe VIII vem 9*1 l'anptiwir JLibflrt comparaiase devant lui f^ des emooffA suffisamment aintoriste et munis ^ >ièBea juaaifieatrvea de ses droits. » In.
MDUXJ, ÉQOIYOaUE, LOUCK, ASPBIBOLO- ^*KtlIB. Qni œ présente pas un sms amiqua , et t^ ^ par «naéiïneQt , n'est q;ins olair.
'MÊtlikig»^ é^ivoqme» ^Jimbi§u difftred'dgvt-
ao^ne «onana V^mbiptiUé de iVqwteof ne. «dm-
^i» est plus généralfiet ne convient pas seule-
failli sut écrits atamdésoonra, aaais aux penaées
al à dTanlrea ohoses enoam. « Avistot» a dit que
la pboqaeètait d'une natttis tmhigui elAoynane
«aAre ks aaimanz aquatiques et taireatres» j»
^m. « tas nemldablaa à œt animai amphibie
^ ^ &bis qai aa tenait dans «n état mmbigu
**^ 1h foisaons «t les oiseanx. • Pasc. Tenir
nmcoaAaisa^MiWîpftw (fioas.}^ nnn conduUe flot^
tanla et «m&tynf (RciL.) « Le landgrave ftrt œmtraint de faire un accotd honteux et ambtyv , que l'eapiereuT interpréta A «on «vantage. Sur Td^iitvoqiie d'un mot allenumâ , qui ne décidait pas bien «i le landgrave serait absolument exempt de prison, eu s'a aertit «efulement exempt d'une prison ^rpétuelle , l'empereur le fit arrêter. « BosB. Se plus, tM qui eaA mnhigu se prête A toutes softee d'interprétationsp et ce t;ui est tfqvieeqne n'offre que deux sens : on bésxte -sur ce qui est-omAtpn , on balance sur ce qui est équivoque. — Bous oe dernier rapport, i^^'voqne se rappfQche plQe^qu*ombt(jr« de ioncAe et d'omp^tbo2o- 9»qiie , «ar eeuxHsi impliquent aussi l'idée particulière de docd)le sens, et non fidée généinle et vague d'un nombre indéterminé de sens.
MqytivoquB , >ioii€^ , ùwplhilfoîoçiiiw . *'- 'Ce qui eet ^quiveqUB a eoovent -été rendu tel A dessein , afin de tromper^ an lieu qœ ce qui est lotiefee on nmphibtA&ffiqm a 'été fait ou est devenu tel par distraction, par négligenoe cru par peu d'usage dsoas r«rt d'écrire. ^ Sn xyutre , ë^ufco^ve annenw'un défaut relatif -anx mots et qui provient de leur indétenntnation ; mais le défaut représenté par l6wehe at par nmphibéhpique ee rapporte plntêt eux phrases et e^ causé par leur mauvaise construction.
Loiic^ , awphibohgiifue. -* Awiphibelùgique ne se dit pas aussi exclusivement des phrases et de leur arrangement défectueux. Voltaire dit à propos d'un vers de CornaîUe : a H faut éviter ces phrases louent, ces «vipfrîMo^ttff de construction. » — Sais supposez que nés deux mots signifiassent toBJoura l'un et l'antre des fiante^ contre la syntaxe , ils seraient encore eéparés par des difSérenoee. lonelie est du langage commun, et ampMbol&ffiq»B du langage des savants , des grammairiens : l'un est plutdt considéré relativement au fond de la pensée , au sens essentiel , et l'autre relativement au sens grammatical. Vanîni fut condamné comme impie et crimînri A cause de -quelques phrases lovdies qu'on trouva dans ses éants (Volt.). Voltaire , •critiquant les poésies de J. B. Bcusseau, lui reproche d'avoir âiit bien des vers am|^>o2ojf»q<ies. Ce qui est iomOii n'est pas juste ou confonne au vmi; ce qui est ampAtb^legique n'est pas correct «ou conforme nux lois du langage. — Etwnite, c'est toujours par l'arrangement q]ie pèche la 'phrase ninphibiÂoffique : Tournures «mjÀtbok^tques (J. J.). La longueur seule send>le sulire quelquefois pour rendre une pltfaae lùwhe , peroe quelle suffit pour y produire de l'embarras. « L'habitude de n'employer pour noms des plantes que des phrases iouckei assez longues tiendaît la nomenclartufe traînante et em- Ittrrassaiite. • J.<J. « Il t tt des choses cfaarmantea dans œ livra; il y a pourtant des Imh goeuM , des répéifitiona , et 'quelques endroits un peu losiehM. » Volt.
AMM00IT6, ÉQUIVOQint, 9001»-gBRS*, ^ AWIWPOliOGME, Oéùittts d'un itykou dhm disnours ^ manque Aa «larté , paroe qu'il «^ pas un sens oaique^ pance qn'U laiase on Adi aanoevoir phisieurB ohoassA la IMa»
Aiibt|ni(l^attunanbBtaDllif qû pareafonntnai-