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ANCÊTRES, PRÉDÉCESSEURS, DEVANCIERS

Ceux à qui on succède.

Mais le mot ancêtres diffère bien des deux autres. Nous descendons de nos aiie^lrer, leur sang coule dans nos veines; nous tenons la place qu'occupaient nos prédéceuewrs et nos devanctm, nuds de nous à eux il n'y a pas de lien de psrenté. Les ancêtres d'un roi sont les hommes de sa famille dont il est issu ; ses prédéœsseun soot tous ceux qui ont régné avant lui dans le mime pays. L'un est dans Tordre naturel, l'autre est dans l'ordre politique ou social. « Tarente anit bien dégénéré de l'institution des LacédémonieDs, ses ancêtres. > Hontbsq. « Les Marseillais , comme leurs ancêtres , ont toujours aimé la liberté. • CoND. « La naissance n'est rien où la vertu n'est pas. Nous n'avons part à la gloire de nos aneitrti qu'autant que nous nous efforçons de leur res^ sembler. > Mol. « C'était une coutume des, Romains de porter dans les funérailles les images des ancêtres. » Mortbsq. « Dieu permet que vous transmettiez à vos enlànts les possessions qui vous sont venues de vos aneiUes. » Mass. « Quelques aïeux ignorés n'ajouteraient rien à Is gloire du nom de Boilean; c'est lui qui honorenit ses ancêtres. » D'Al. — Que si quelquefois l'idée de parenté n'entre pas dans celle d'onc^irst, ce dernier mot se distingue alors de ses deux synooj- ^ mes, en ce qu'il suppose plus d'ancienneté et s'applique à des hommes qui ont vécu il y a bien longtemps. Bossuet reproche aux protestants de faire remonter la secte d^ Vaudois jusqu'à l'sn 120 de notre ère, et d'en faire leurs prédécaseurs et leurs ancêtres.

Entre prédécesseur et devancUr la différence est légère. Prédécesseur reproduit exactement le latin prxdêcessor , dont le sens est le même ; au lieu que devancier a été formé du mot finançais devant. D'où il suit qjieprédéceueur est un terme noble , de haut style , et devancier un mot commun et parfois dédaigneux. Bossuet, prêchant devant Louis XIV, lui parle de ses prédécesseurs, de ses augustes prédécesseurs, et, dans le Discours sur VHistoire universetU^ il reproche à Ghildéric et à ses devanciers, les rois fainéants, d'avoir laissé attacher tout le pouvoir à la charge de maire du palais. — D'antre part, on a plutôt des prédéceuewrs dans un emploi réglé , dans un poste qu'on a obtenu par faveur ou par élection, et des devanciers dans touta les carrières qu'on court de soi-même après d'autres. Un souverain, un prélat, un magistrat, des académiciens , ont des prédécesseurs. « Sixte-Oaint licencia d'abord les soldats , les gardes même de ses prédécesseurs. » Volt. « Malgré tout ce qu'avaient fait ses pr^d^certeiirv, le prélat que nous pleurons y trouva encore beaucoup à Caire. » Màss. c Je crois pouvoir dire, sans blesser le respect que je dois à nos prédécesseurs (les académiciens) que la critique du Cid est ISautive en bien des points. » Lan. Mais les écrivains et les artistes de toutes sortes ont proprement des devanciers. « Nos devancier^ littéraires. » D'Al. • Les Italiens ont été presque en tout genre les devanciers et les maîtres des autres peuples. » Id. « Velli, dernier écrivain de l'histoire do France, avait tous les matériaux de ses devanciers. » Vox.T« « Montaigne tut le devancier et le maître de Von*

StlVONTMSS À RADICAUX DIVERS.

tesqaieo en îmaginâtioxi. » lo. « Tous sentirez la fintedeeelai (Corneille) qui le premier alla si loin dans one carrière que ses devanciers n'ayaient guère fait qu'entrevoir. » Lab. « H. Dusaulx a fait un très-beau parallèle de JuTénal et d'Horace , ion defoneicr. » In.

ARGuiraaaiisifT , autrefois , jadis. Dans le

temps passé.

Aneinmsmeni représente le passé comme recalé et par rapport aux usages qu'on y suivait; AulTê/btf le dédgne comme autre ou différent et suppose des changements qui l'ont modifié ; j'adt'i le peint ««une meilleur et le fait regretter.

Àneiimntwmd , dans les temps anciens , dans les siècles pasMs, sert à rappeler ce qui se faisait ou se pntiqnajt cAez les anciens ou chez nos ancêtres, daos Tantiquité , ou au moins dans des siècles hiai intérieurs. « La ville de Philippes , autrefim Betns, et plus anciennement Grénides. » BoLU ^Anciennement^ on avait coutume d*oindre le eorps^een^ qui devaient combattre dans les spectacles publics. »Fén. « La belle cérémonie qui se hisêix anciennement au baptême des chrétiens ! » Boss. « Le rit mosarabique est celui dont on se semit enctefiiiemeia dans une grande partie de rsspsgne. » In. « Anciennement^ en France, il n'j svait point de condamnation de dépens en cour liie. « Hohtbsq. « L'agriculture était en konneor mmciennement à Rome et dans tout le Lahom. » RoLL. « Anciennement , les habits des Pemns et des Juifs étaient de longues robes qui tombaient jusqu'à terre. » Rac. « Bacchus était ancienntiment représenté avec des cornes. sVolt. «Le titre de Hvet n'a jamais été donné aux sujets d'aucun prince , pas même anciennement dMi Macédoniens, ni de nos jours aux Anglais. » J. J.

Au^efoû, une autre fois, dans un temps qui était autre, dans d'autres circonstances ou un autre ordre de choses , s'emploie quand on veut marquer on contraste entre le passé et le présent , aire sentir que les choses n'en sont pas à présent où aies en étaient à l'époque dont on parle. Il y arait emtrefois un roi et une reine ; autrefois , rest-àHlîre dans un temps tout différent de celuici. dans le temps du merveilleux et des fées.

Les déserts , amirejbit peuplés de séoaieors ,

Ne sont plus habiles que par leurs délateurs. Rac.

r Aiitrefais , on entendait Platon par le nom de place des philosophes , et maintenant on entend Anstote. 9 P. R. c Autrefois , notfe musique était pleine de f redons; présentement , on a commencé i se rapprocher de la musique des anciens. » Fbn. « On dit que l'éducation de la jeunesse est beaucoup ndUenre qu'elle n'était autrefois. » J. J. < Athènes avait alors pour alliés ceux qui avaient été auCrefotff ses plus cruels ennemis. » Roll.

iedis^jam dtu, il y a déjà longtemps , semble exprimer que le temps dont il est question est déjà pmé , a passé trop vite. C'est un terme re> latif aubon vieux temps, au temps de nos bons aïeux. Bon de la poésie , il est très-familier ; les plus grands prosateurs du xvii* siècle ne l'ont junais employé , si ce n'est Bourdaloue , une seule fois : c Bst-ce là cette Église ;adts si florisaute et si belle ? »

Ce n'était ysâjmilt sur ce ton ridicule

Qu'amour dictait les vers que soupirait Tibulle.

Bon*.

Le repos , le repos, trésor si précieux.

Qu'on en faisait ^a^ le partage des dieux. Laf.

0 trop foneste hymen I à ttn\ Jadis si doux! Yotr.

Hélas I de cette cour J'ai vu jadis la gloire. Id. c Ne vous étonnez pas de voir devenir aride et froid sous ma plume un pays jadis si verdoyant , si vivant , si riant à mon gré. » J. J. « Et toi , n'astu point changé ? Combien, je t'ai vu différent près d'elle de ce que tu fus jadis ! » In. « Français , nation jadis aimable et douce , qu'êtes-vous devenus ?» In. « De ce parfait modèle de gouvernement, qyil jadis nous faisait si fort estimer, il ne nous reste plus qu'un vain fantôme de repu* blique. » Roll.

AlSESSR, BOURRIQUE. Femelle de l'âne, de cette espèce de cheval à longues oreilles, qui brait, et dont on se sert beaucoup à la campagne.

Comme le mot dne a été formé d'a^tntif , asne ^ dne^ de même dnesse dérive incontestablement du français dne^ ou du latin asina. Bourrique , au contraire , doit être un terme de basse extraction.

Anesse est le mot ordinaire , et convient i tous les styles. C'est celui qu'emploie Buffon dans la description de l'âne. L'dneste, dit il, a la voix plus claire et plus perçante que l'âne; le lait d'dnesse est un remède éprouvé et spécifique pour certains maux; l'dnesse ne produit qu'un petit; le cheval avec V dnesse produit les petits mulets , etc. Dans un de ses sermons, Bourdaloue rapporte que a. SaQl , cherchant les dneues de son père , trouva le prophète qui lui déclara les vuer« de Dieu sur lui. » Fénelon , dans une lettre à un évêque, rappelle que, suivant l'Ecriture, une dnesse parla au prophète Balaam.

Mais le mot bourrtque n'a aucune noblesse : il ne peut figurer que dans le style commun , où il représente cet animal domestique sous son aspect le plus commun, comme une pauvre bête de somme qu'on charge sans ménagement ou comme la plus vile des montures.

Eh quoil charger ainsi cette pauvre ftourrîf m/

N'oui-ils point de pitié de leur vieux domestique?

Laf.

« Nos critiques ne cessent de s'étonner que l'ambassadeur de Dieu (Moïse) , qui va faire le destin d'un grand empire, marche à pied sans valet, et metto^toute sa famille sur une bourrique.^yoLt. « Dites à monseigneur don Quichotte que s'il faut aller absolument où les seigneurs alguazils le veulent mener, du moins qu'il ne monte pas sur la vieille bourrique qu'on lui prépare ; car elle eet plus maigre qu'un carême , et elle ne va plus que d'une fesse.» (Sancho.) Lbs. «Je fis présent à mon écuyer de mes armes et de mon cheval , car il était monté sur une bourrique , ce qui n'aurait pas été une monture très-avantageuse pour un chevalier. » In.

Bourrique se prend seul au figuré , et il signifie comme dne, mais dans un langage encore plus familier^ plus populaire, une personne ignare. « A ces paroles , notre petit bossu traita son contradicteur de bourrique; et les disputeurs se prirent au collet. » Las.

0EUXIËMB ?AKT1B :

Alfniilt,«fta,BWBL fiHte doué da vit, de

sensibiltté et de mouvement.

Animal vient d'animtu , âme , souffle , respiration : Vanimal est Tôtra (pii respire. ITAtf paraît dériver du latin «de, €f, e«f, ef<f, ou vesâ, manger, se nourrir : la béte est l'être qui mange. Or, l'action de manger, à la différence de l'action de respirer, ayant rapport à un appétit et à la sensualité , on appelle hétes les animatm qui sont réduits à leur ventre , en quelque sorte, qui sont privés de raison, chez lesquels rintelligence est assujettie aux appétits, c Thaïes remerciait les dieux d'être né raisonnable plutôt que béte, > Tin. a Toute la différence qu'il y a entre l'idée à*animal et celle de béte , est que ridée d^animal n'enferme pas la pensée dans sa compréhension, mais ne l'exclut pas aussi et l'enferme même dans son étendue , parce qu'elle convient à un animal qui pense; au lieu que l'idée de béte l'exclut dans sa compréhension , et ainsi ne peut convenir à Vanimal qui pense. » P. R. — Animal exprime le genre , c'est-à-dire un règne particulier de la nature, différent de ceux qui sont marqués par végétal et minéral >, et U comprend l'homme ; béte signifie une classe à'animausp de laquelle Thomxne est exclu, iiinsi on devra dire, comparer l'homme aux autres a/Umaux, et le comparer aux bétes; de tous les animaux l'homme est le seul qui marche droit, et l'homme est supérieur aux bétes, Diogène disait : Lorsque je vois des devins et des gens enffés de leurs richesses, je ne saurais m'empêcher de croire que rbomme ne soit le plus fou de tous les animaux; et quand je considère les gouverneurs. Us médecins et les philosophes, je suis tenté de croire que par sa sagesse il est fort élevé au-dessus des béies CFén.). — Entre la béte et l'homme se trouve une opposition qui n'existe pas proprement entre Vanimal et l'homme. Aussi dit-on, bétes et gens; il n'y a ni bétes ni gens. « Pythagora tenait que de l'éther, qui est l'âme du monde, sont tirées toutes les âmes particulières tant des hommes que des bétes ;... et qu'une âme sortant du corps de n'importe quel animal entrait indifféremment dans le corps d'un homme ou dans celui d'une béte. » Fbn. Béte, d'où sont formés bétmU et bestiaux y fait partie de beaucoup de k>cutions qui serrent à caractériser diverses sortes d'animaux dont l'homme est visiblement exolu : bétês de somme, bétes de trait, bétfs faroncbes ou féroces, bétes à cornes, à laino, etc.

Hais os M parle pas lonjoun arec cette ri-^ gntvr. Souvent , au contraire , employant ' le genre pour resptet , on donno aux bétes le nom d*ammaux : comparer Hzouime aux amimaux, QMlle diffêrenoe y a-Ml donc entre animal et Mis désignant seulMoent ceux des êtres vivants et seMibles ^ sont irralsouMblesî «- On ne se sert d'animal , en ce cas , que quand il n'est pas boMun d\mie grande préoûnoo , ou qu'on veut relarar ot mmobUr'oes rivaux do notre espèce; au liou que bét$ est toujours le terme spécial, et un tonna dèpréciatif ou méprisant « Rien ne flatte ph» rafpétii d« ces «fituMmc (les moutons) que le sel.... Tous les ans , il Ûut trier dans le trou-

peau lesMtesqVicommeiMWBtàvîdlliretqit'ai veut engraisser. » Burr. « Quoi t tout neait, tout est enterré? Le eeroueil vous égale anxMki, et il n'y a rien eaiMus qui soiâ au-dessus ? Votie esprit est infatué des senlenoes de Monleîgiie, qm préfèrent les animaux k l'homme, leur iastinctà notre raisen...» Mais coDuaUre «m premiers mture , adorer son éternité , n'est-ce rien qui neai distingue des béêesf » Boas. « Sur «es légères ressemblances , les bommes ae eotnperent aoi cmimoua..., lis oublient leur dignité, et eontmli de ce qu'ils ont de commun avec ko b^lei, ils mènent aussi une vie toute hestiale,... L'hoamK, animai superbe, qui veut s'attribuer à luinDéoe tout ce qu'il oonnait d'excellent, fait des efforts pour trouver que les bétes le valent bien, on qa'il y a peu de différence entre bu et elles.* ln.<Oa iâcba un second taureau plus fort et plus méchant que le premier. Ozmin regarda dans la eu^ rière; il vit que la béte donnait bien de l'exercice aux cavaliers qui combattaient contre elle.... Ce fier animal avait déjà mis hors de ooabsl deax cavaliers. » Las.

Brute, quelle qu'en soii rét7molegie,reachèrit sur béte, c L'amour charnel «destifl et «bmtiil toute la sagesse. » GHA.aB. « La brute est une héte tout à fait béte, > Gonn. De là vient que , poer porter au oomble la qualifieation de bitê, nom disons béte brute. • 0 homme , qui que ta sois, qni te fâches de n'être pas une béte i^le, i qui la lumière de ta raison et l'homieur de ta liberté est à charge....» Boss. C'est le mot propre peur exprimer la plus grande distance entre l'henae et les autres êtres animés. « Il y a probableneot une distance immense entre l'homme et la bmlr, entre l'homme et las substanees supéiieines. » ToLT. « Le singe et le pemquci ont pam à rhomme des êtres privilégiés» intermédiaires entre lui et la brute, » Bitpf. « Su mettant l'honme dans la classe des anteioiiff , nous ne dérogeons point à sa nobleese , nous n'ôtons rien i la sapèriorité de la nature humaine sur celle des&mtee.» In. c Cette espèce d'intelligence des brulei , quoique infiniment inférieure par son pf«»cipft à celle de l'homme , suppose cependant des projets oom* muns et des vues relatives. » In. ~ Mais brute ae dit pas seulement plus que béte, il dit aussi antre chose. Béte ne regarde que l'intellectuel: èrufes également rapport au moral, aux sentiments, i la conduite, aiAsi que les adjectlfii brut et tentai. T«a béte manque de raison, d'esprit, de capacité; la èmls en manque absolument; ce^ qualités sont chez elle enmvelies, étouffées (ebrenr), et, de plus , elle se livre d'une manière gromièm» violente, effrénée, à la aatialaotion de sesappi* tits , à ses instincts et à ses penchants ignoUsi « Les Juifs étaient plus bruÊauz que les bmus mêmes.» Boes. « Quant aux moonrs des Moscch viles , ils vivaient en brûler, ayant ime idée ceafuse de TËgiise grecque , de laquelle ils oroyaient être. 9 Volt. « On ne trouve à l'origine que des hommes plongés dans la plua affreuse barbarie, et conduits par des passions brutalea dont ils étaient les victimes. Ces sauvages, pareils aox brutes , paraissaient n'avoir comiM elles qu'as instinct grossier. > Cowk « L'bomme annlesias

SYN0NTMS8 L tANCAIIX BlYERS.

de la bèift par le don d'isMicpesee «i far le rayon de la kimiëre de Dieu qui lui a été eom?* nmikiqiié, oi^Uant le caractère de sa grandeur. s'est honteosement dégradé lui-même , il l'est ré* duét an rang des hmies inseoséet par un honteux asasrriwemeQt à sa chair, en ne lui refusant rien rie tevl te qui la peut remplir. » BoiraD.

Lorsque ces mots se prennent comme termes ii^ioxieux q«*Qn applique aua hommes , les difierenées «ont ciactement les. mêmes antre héte et brefte. Quaat à ùmwuU , il semble exprimer, mai» 4 «n moindre degré, «t par rapport aux formes seulement, la sens de héts ou celui de hruU , ou tons ks deux à la fois ; en sarte qu'on appelle oftmal un homme quelque peu stupide ou grossier, on bien quelque peu stupide et grossier.

AHTÊSIECR, PRÉCÉI^NT, ANTÉCÉDENT. Adjectîft qualificatifs d'une chose par rapport à une antre qui Tient après.

Pour mettre antéeéderU hors de question, il sniBft de remarquer que c'est un terme didactique on d'école, et non pas un mot qui appartienne, cDOume les deux autres, au langage commun. Voy. premîèie partie, article ÂfUécééetU^ préeédémt , p. 1&5.

Onant à tmUriewr et à précédimt^ l'un est relatif, l'autre absolu. Antérieur exprime une com' paraisoa fonoelle et s'emploie bien avec un régime : un érénement anUériewr i un autre. Précéd£9U implique aussi une comparaison, mais il ne la marque pas d'une manière aussi précise , et de JA Tient qu'il ne prend pas de régime : le chapitre précédent^ cet hirer et le ftéêéderU. £tant aelatîl; oal^'etir peut recevoir différents degprés: nne chose est plus ou moins wUérieute à une antre, elle lui est ontiriewre de tant de mois, de tant d'années; mon droit est bien aal^iewr au rAUe (Volt.). Précédent se dit d'une manière absolue, sans aucune addition, sans aucune indicatâofi de quantité.

Seul, antérieur annonce une priorité vague, qui suppose entre les deux choses plus ou moins d'intervalle ; précédent désigne une priorité immédiate , yqui ikit concevoir les deux choses i»A«»wMi se touchant. Aussi, antérienr se dit seulement avec l'article numérique u», et précédent se dit plut64 avec Tarticle défiai le : dans un siècle aal^rteur , dans le siècle précédenL Un événement aniériewr est arrivé auparavant ; l'événement préeédent est le dernier arrivé avant celui dont on paris. Pour découvrir l'origine de notre ÔTilisation, il iaut renàonter à des ftges oel^rieun , et même jusqu'à des tges très-reculés ; les âgea précédente ont ignoré l'usage de la vapeur.

Outre cela, aal^'eur est plus abstrait, se rapporte proprement aux actions et signifie primiii- ^«■Mat une priorité de temps; un acte (BaAiru.), un engagement (J. J.), un contrat (AcAD.)aiU^rsewj une découverte (ACÀD.)t une alliance (J. J.}anl/rieure. Précédent est plus concret, se n^porie davantage aux objets et è leur ordre, c rai votre numéro^ et tous les pir^c^enls. » J. J. Cala se trouve dans un des précédents chapitres de oe livre. Des prétentions, des liaisons, des habitudes, des idées anJ^rieuref (J« J.)} j'ai supposé dans «ae préeéànUe lettre qasw«. (In.)«

ANTinUtASE, GOMTRSVÉSIÎlfc. Façons de parler qui ne doivent pas être prises au pied de la lettre , parce qu'elles sont employées ponr laii^ entendre le contraire de oe qu'elles signifient ordinairement.

Vemiiphmny dn grec &vtCf peetç, contradiction, ou plutôt confrv diction , contre locution , se rédait à un seul mot , à une souple dénemiaation : c'est par anUpktêie qu'on impose tel ou tel nom à une chose on à une pereonne , qu'on l'appelle de tel ou tel nom. « Le nom de bontf que le roitelet porte dans plusieurs provinces lui est donné par anéiphroee k cause de son extrême petitesse. » Bvfv. « On oroit que Ptolémée Philopator avait empoisonné son père, et c'est ce qui lui fit donner le surnom de Philopatar (amateur de son père) , par antiphrase. > Roll.

Et le doux Gaveirac , et Nonnotte, et tant d'ntKs. (Vers d'une satire de Voltaire. )

« Le doux Gaveirac est ici par antiphrase. Il n'y a rien de si peu doux que son Apologie de Ist tévù^ cation de Védit de Nantes et delà Suinl-Bariké* leaty. a Volt. — Mais la contrevérité est une proposition entière : on dit (Sév. , J. J.) , on débita (J. J.) des contrsvérités et non des antiphrases, « Les louanges, dans le style du monde, sont souvent des eontreeérités déguisées. » Boubs.

Tant que son âme é son eorps est soomlse ,

Un d€nDi-dieu peut faire une sottise;

El tout d'un temps ses éloges vantés

Se cooTerlir en e^nUw Wrii^. J. B. Rooss.

«L'éeriteau où vous me louez sur l'amitié, qu'an dites-VK>us f J'entends Totre ton , et je comprends que c'est une satire suivant votre pensée; nuis vous serez peut-être le seul qui la preniez pour une eonlrevériié, n Sév. « Le langage vulgaire , en fait d'astronomie , n'est qu'une contrevérité perpétuelle. On dit que le soleil chaque jour tourne avec les étoiles autour de la terre , etc.. Rien de tout cela n'est vrai. » Volt.

Touteftns, contrevérité peut se prendre ausd dans le sens individuel et solitaire d'antiphrase^ c'e8t-à*di» pour représenter une simple qiialiftcation on imposition de nom. Abrs la difiérenoe qui sépare les deux mots tient à celle de leur origine. Antiphrase est savant et plus particulier rement usité en termes de rhétorique. « Kochamoreyous aillait furie, mais c'était par asdi* phrase , comme disent les doctes. » Volt. Il en est tout autrement de contrevérité , c'est un mot du lainage commun. « Hector Boétius , dms son histoire de l'Ecosse < rapporte que l'on conserm encore quelques os d'un homme nommé, par contrevérité, le Petit-Jean , qu'on croit avoir au quatorze pieds de hauteur. 9 Burr.

itf AiaEE , €AUEBR , — PACIFIER. Faire CSSMV un trouble, empêcher un mouvement mauvais^ désagréable ou dangereux.

Apaiser, de à pat», signifie, à la lettre, induire ou ramener à paix eu à la paix : on apaèn proprement la guene, et des combattants au des ennemis. Calmer, c'est établir le calme on la tranquillité qui règne sur la mer , quand les venta ne soufflent pas : on caime proprement la mer et ses agitations. De là résultent les différences soi* vantes*

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