‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 241 sur 444 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

!• ATTENTION, APPLICATION-, - 2* RE- FLEXION , MÉDITATION; — 3* CONTENTION. Ces

mots expriment l'action Tolontaire et plus ou xnoins forte de l'intelligence.

Mftis aftentftm et appUcaHon^ par lew prépw od, à, vers , marquent un mouvement de Tesprit vers l'extérieuT ou le dehors. RéfVanon et méditation, au contraire, désignent un* dévelop* pement tout intérieur de la pensée. Les physiciens, les observateurs de toute sorte, et en gé* néral tous ceux qui étudient ou* qu'on instruit, ont hesoin à'attenHon ou tfoppifcafùm ; les» méitephysiciens, les» mathénmticiei», lès trateurs, et en général tous ceux qui , abstraits ou recueillis en eux-mêmes, s'occupent de leurs idées, oaleulent, raisonnent, délibèrent, ne peuvent réussir qu'à force de i¥/fe»ioir ou de médtt<aion. Attention et c^ppUcoHon nous supposent actuellement en rapport avec des objets-, et c'est pourquoi on ne dit guère fiôre attention ou s'AppKquer sans indiquer' à quoi; mass on dit bien rëfiëchit et médISter, absolument , sans représenter le sujet comme adonné ou atthché à quelque chose. Ee travail de l'esprit, dans Yatlention et Vapplieatkm, consiste seulement à' bien- recevoir les manifestations d«9 choses ou lés ' enseignements des maîtres; dans la réflexion et la méditation ^ il crée*» iî produit des résultats , des fruits, auxquels on donne les noms mêmes dtss ikculfés d'où ils proviennent : de sages^ réflexions, les méditations de Descartes. H faut de Yatten- Kon- et de Vapplicafion pour comprendre^ de la r//léanon et de la m^ttoliofic pour inventer ou composer.

f Attention, application.

Par V^xttention nous- tendons vers- ï^bbjét; par VappUmtion' nous sommes étendus dessus, tout du long. ï/applieatton est donc une attention suivie, soutenue', persévérante v ou simplement une grandê-aClenfion'. Ce n^ést pas seulement de Vattention, mais de Yapplication que demande mudlB. « Avec dé-roMefUton on- se corrige de ses msuvtiises habitudes, avec de ri^Kcaeioft on en acquiert de- bennes: 3»^ GoiiB. «Q^est ainsi qu'elle se* conduisait dans le' mondé-, avec peu d'a<lèwKdnpour ses-intétôts pitipres, avec plus d'iapj^ieaHon' pour les' intérêts de 8es> amis. » Kab» . Vattention peut être si faible , qu'elle ne soit pas>même volontairs; maieon ne -saurait en dire autant de Vapplication. Au'jour du jugeaient dernier, il nous faudra penser aux. vérités de l'Evangile : « Prévenons le trouble de cette allanfiéfiiforoée:ponr une appUeoMon volontaire. » Boss.

Légère attlention* (Aein*). G^sst faute d'olw tention qu'il n'a pa» relevé cette erreur (Ib.). Il 7 BrViïxe attention vive, mais peu dùnble , qui m saisît qui» le dehonr, et' qui se' contente de couler rapidement sur la*" surf&ee de son objet (t'As»), c NbtreollènlioK est mêlée de volontaire et d'fmpolontaire; tê Bofls. • Considérer uneobose ,

^évmémtnt^ non pas. avee atiaekemeni, inaii. arec 4/^MM, on trouvera qo'O «'«n dlstingnl conune ^mimektmetu, QUant à la dlIRrence à'affietioH et A*attaehemcni^ yoj. jimour^ tendresse , inclUuUionf ett'. , p; S88^.

c'est arrêter son esprit à la regirter' en élo' même, en peser toutes les' raisons, teuteslSB m- Acuités et tous lés ihconvénicnts-r cHa« « q%i s'appelle attention. » In. «"Il n'y a rien q«i rtsto nos perceptions plus claire» et ptus dlstlflefts que Vatténtion, «Mal. ^ La fatigue de l'appliBStion (Volt.). «Après une vie entière d'étude, et une appfication infatigable. « MaSS. « Une nriadie causée par trop à*applieation. * €o!Id. «J'ai des maux de tête presque contînoeb , ce qui m» rend incapable de toute appHca<*o». »I*'A£. «* n'ai jamas pu supporter l'àppWsolton dn «Mnet.... Cependant je suivais exactement l'hisioirt et la géographie^ et conuiïe cela ne Anaandiit point de contention d'esprit , j'r 11» de* progrte.»

2» Béftexion, méditation,

«Lorsque la réflexion est pTOfbnde fAloap^ fixe, elle s'appelle méditettion. » Mabm. € mater , c'est réfléchir longtemps et profondtot sur un sujet. » Cown. D'où- il suit que la mmtion esta la réflMion conimea'flppti««*if* ^^■

tenvion\ ^, .

Mais» en outre, la médit^ition seùûkps créatrice que la réflexion^ phis itrfépcodMtte de données expérimentales. Ainsi , dais une cef^ Uine acceptron, la rn^carfon n'est aat» cho» que la conscieQce ou le sens- intime sous lemprre de la^T)lonté , et alors efle ne crée pas plw^j YattenHow et Vapplieation : elle recaedte ô» faits; seulement, c'eet au dedans de nws.w même, lorsqu'elle consiste, comme la méikmfm, non à* acquérir des idée* , mais à «ttpwW' » modifier, ârcombluef ceRosquejnoûs^tew^^»* est moins originale. La ré^/fe»io« est la n»«t « la prudence et de la sagesse. «L'esprtt ofû*^* connaissances utiles-, et depuis lofigiemp» ewrce à la réflexion , Xénophon écrivit pour naàTêm hommes- meilleurs- en les- éeUiflWt. »» »«"^ «Selon les habiles d'entre les andeM, iâ« « l'éloquence consiste dans les moyens <!«« i»^ flexion et l'expérience ont fait W^^f^J^l dre un discours propre à P«wiJft<*«*'^r"^ri. en exciter l'amour.» FÉw. La w^***2fe oti mère de» gtmndes conceptions , de ^«^ J^ dépendent plus du génie que de IJ^^T^ « L* méditation a produit les Arctai«W«^ Ntfwton, les- Pascal: les lois, les ^f?JrLj toute» les grandes conceptions ^^^^^^.m existence. » MAE». « Montesquieu m^û»wi^"T vingt ans l'exécution de V esprit des ^Ji;>^;L, tôt toute sa vie en avait été la f^^^l nueUe. . D?Ai.. L'homme réfléchi est m^^ stMiit que le méditatif, moins retiré « ]"'?2f ' moins étranger aux rtaMtés , moins «P^^^Z^^^

Enfin, nun^ulement la r^/TeaKo» * ^Jf^ue plutôt à quelque chose d'antérieur v^r» h ^ marque un retour, avec quoi ou -sur q j^ opère, mftis en gtnérar elle ^^^^J^^rà»

passé' et la' m^tfflatton l'avenir. *jf.^.8tfr natt delà riffferton: . Boss. ^^V'^'^rciei^ ce qui a été dit ou fait; vous ^^^^^ii^èm une vengeance. La* miédittttion'i «a u ^^ rétrospective, est t)rtparatoire. '^.^^JJrs ptf genstpii n'apprennent po^^ ^7#îtS5t *W* co6or ne se préparent patfttiei; U »'"^

SYNONYMES A àÀDICAÙi bïVÈftS.

éii

dierMii sujet par imë ^^ofocide tn^dt'tottpn, préparer tous les mouTei^ents et donner de l'ordre à tout c^. » Fin. « TQUt était 3i familier et si présent à DiderQt, qu'il sepihlait toujours préparé à tout ce qu*(m avait à lui dire^ et ses aperças les plus soudains étaient comme les résultats è'une ioiq^e m^dttctlton. > Mabx.

3* CofitmlioA*

0CMiftiilû>n renchérit enTSore siir ap|>Ztctflton et sur m^ditotibA : il marque une actK)n de l'esprit , non^seolemetit forte et trèsrforte , moais tiolente. lyaffleun, ce mot tout relatif au sujet, est le seful propre à lepréseûter l'effet , même physique « produit sur Ib sujet .par le ttop grand effort de Finteliisence. cL'ambitieui travaUlô beaucoup, fth dé rkieiites canttntiùnt d'esprit et de corps , et » coosotae de veilles. » Boann, « L'intérêt dflmie de la santé aux faibles , et leur fait soutenir des travaux , des veilles , des t&nXeuMaM d'esprit^ capables de ruijier les tempéraments les phis robustes. » Id. «Ce xi'est jpoiut par des léfièdoDS pénibles et par une ûwXeidiJtM continuelie qa'cm se renonce. > Fés . « Que des plaisirs purs réparent les forces du magistrat , épuiséeâpar mlong travail , et détendent les ressorts de SOS ftne, fati^és par unô' tirop graade dbnfftttfon.» D'Ab. ...

.iTTBrnoif , sont , vigilance , EXActmiDE.

Chacun deices mots signifie le contraire de la négligence » à savoir june certaine diligence; ou un effort deTesprit afin de bien fidrel Là plupart des a&ii;ps demandent, pour être traitées çonven^lement, 1teauCi>up d*aMefi(ton, de «otn, de vijjftlaÂc^ ou d'fsàcKlude. Sans €UI«nttbii , sans twù • dans «^ftlance et sans «ofoclitude on., né. peut guÀre réussir daiâ ce qu'on entreprend. « L'esprit d'aïlefuNoR, de vt^ritonce , d'eaNicttltide^fait le caractère essentiel du sous-principal. » Roii.. On peut y Jlfooler Fespyit de toto. . . «

avec de l'ôttenlion (d ocf l€nder«, tendre vers , afappliquer à) , on pçnse , ou on a l'esprit à ce qu'on £iit, 00 prend garde à ce qui arrive ; on n'est pas dSitrait/étburdi, .léger, malavisé. Avec du fom (de sesium, vieillesse, sévérité, ennuis, peines, soucis), on songe et on a cœur à ce qu'on fait, on. s'en soucie. A^vec de la laigilAtiù (de «tj^ttore, veilier, ne pas dormir), on ne s'endort pas, on a les yeitf sans cesse ouverts , oi\ est continuellement sur ses gardes et précautionné. Avec de Fesaeh'liide (d'ex cwere, agir pu faire, d'aprj^s, tout i £ût, parfaire) , on n'omet rien , on fait tout à p6iat , d'une manière fidèle , complète , juste , rtgulière.

Il £iut de l'o^enlton pour bien entendre ou Inen voir, ^our découvrir ou. remarquer, pour éitrScT des fautes de langage. 1\ faut du lotn pour polir, pour finir, pour perfectionner, pour cultiver et Eure fructifier. Il l^ut de la et^tonce pour nfêue pas surpris , pour être ou mettre en sûreté , ârrabri, pour conserver ou préserver. Il faut de VeapoctftKde pour bien exécuter, pour bien rapporter, pour obéir ou se conformer comme il UxA i des ordrer^ à' une loi ou & des co&vea-

tiOQS.

Un observateur est proprement aflMtf; ui^ ou- ▼vitr, seigiietup; on garde, viqiûifÀ} un ministre.

un historien, un témoin^i un commissionnaire,

, Il faut ètre.âilenti/à la prière ««M leçonf Ji tout ce qui exige de.Ja présence 4 esprit,^ Qu.à.pe qui demande qu'oA y ai.t égard, qu'pu.ea.tieftue çpmptQ. Il faut être fofsnejix d^ tp.ut.cQ.q^i^n^érite qu'on .s'en mette en.pçii)(B ,.Q\i'onye|i çftçuEe sérieusement, Il fa^l être . i?tfliVte»t...i ta .V.uê.§t dans la crainte du.dana8r.,ll.(aut/èjrfe ws^t ^ «es devpirs, à ses. promesses , à ui). rgnde^z-VQuSs .,,

. i(<en(ion semble .être plut^), Ig teme général, avec un rapport. particulier ^ la,ppé.culayQ^, ?Jix choses à .conna!ii:e^ J^ «oû^ est^ui^e attentiqnji faire , attention mêlée d'intérêt, ^ goût, (^t d'ijp peu d'inquiétude ou. .de. peine. .M t?t>7anc«^est une attentiqn çoptînuell^ et relative 4 de^ choses ou 4 dçs persoppes qui qqu« ^x)t .cçnj&^es, dflnt nous avQn% 1% ga|r46. VtgtatXiUki».^^ une attent^n à ne pi^ s'écarter, d^ï jça^, dij jps.te., 4ç ^^^^ ou des ordres^, de (a jrègle.ou.de.p^ .qui ^ été réglé. « Avec .quelle exaaitude vp ço;)v^sc^nt o)>éit i toutes les ordonnances di; n^éd^in l.||vpp.qm9lle attention il preiidgard§ a\ix, temps.,, aux h^i^es, aux mauières, à Jout.ce qui lui ,e^t, Riarqjjé l.» BoDRo. Ayec quel fotf\ Jl. Qntret|en^ ce cpmmence^od^nt. d^ s^n^é \ et avep qpejlle v\gilflncê i^,^ tient. constamment en garde contre ce qui avait cau^é §^",m^a4ie I , , -a .., . re

J* ATJÉWPL»,I|ULVE^IS^R;. r-,2^ PUf», BROYER , TRiTÇ^R. Rçduire^de fyrçe un corps en t|^-petite^ pfi^ties'pu en n^oléçules^ „ , ^

. Atténuer , re,Qdr9 ténu , et pulvérùer,, piçltre QU pQudre , jB jpriipent |'çfle|^ d'ujje ppératippi ^e la A.alture, filer u^oy^ et ^ritux^ ^é^jygneftt^fjfi contraire.,. de# açtiops del'indi|str^e fiun^ûne qui,, par. là, /npdifient. les sunstances suivant ses desseins ç£ses besoins. ^ ^„

!• Àtténuet, Jf^lv4riser,' * .,. ... /.

Àtténuçr ^^dit .e^i.Qlusivem^nt en parlant ,ita fluides, soit qu'ils produisent ,^oit/iu'ils ép^uvent l[atténuc^tiqn ^ Iç phénomène .qui résout un corps en particules, f^h^ ^lémQpts^.dji fer. et des autres minéraux. donq^nV 4e. 1& . 4.^^^^. ,&ux matières liquéfiées ou Alf/nu^e^^.pAr. Veau., » BuFF. c Le fer entre dans la compositipn. 4es êtres vivants,. et lor^u!il est suffis^xQpiçpt âj^ténv^par des acides copvenables» U se volitili^e^et acquiert. une tend^pe.à végéter ,^j)Our aiQ^i dire. » In. « Les exhalaisons, les vapeurs, c^i>t nous sommes. continuellemeui.. environnés, forment un ciel bleu dans un temps .serçin , q.UAQid elles sont assez hautes «t.a^ez a^énuées pour ne nous envoyer que des rayoïv? bleus. » Yoxj. c Le vent emporte ces exhalaisons, les sépere;, §lle^ s'otl^nuenl , elles deviennent ^alut^rçi , ^e mortelles qu'elles étaient. > In. jEn.X9édeçii>e,.pQ apr pelle atténuante lei remèdes qui semblent augmenter la fluidité des humeux^s* . . .^ ...

Puïvérûer n'est, u^ité que p^ rapport, jftu^ corps solides. « Cette substance tirée dps .pyrites est cassante, presque firj^bje^ et ae.pulv&ù^. aisément. 9 BqpF. « J^fd pris. ce falun pour une ef pèce de pierre calcaire.,, friable ^ jmltis^rWe. par le temps. > .Tolt. « Je .viens de yçif i 4&n4. 1* GaxêtU de itance^ un article du tonnerre qui a pulvérisé une femme. » In.

Page 1