‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 247 sur 444 · SB · texte numérisé non relu

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à VégÊîi. en feieni-laindR, is^est-À^^dim de ceux dontoD a ▼entablement le domaine ou la propriété, c Carlbage oratl alors «ne pttiMasitellmte sarles c6tes de Sicile , tt poaédait tuie grande partie de cette Ile. » Roll.

On a lesaT80tagesdont-(m est doué; tm pofièie Vari et les latents qa*oii a ou <|a'0Q fait va- Hû i'im^tegré Bopériettr, dyns lesquels <n excelle. « Jugurtha apait des manières prév*jttnt», et ]PMséîia«r panriûtei&eDl l'art de «'insinaer dans lea ^esprits. » Roll. « GHton n'a jamais fu en toute sa «vie que deux aflRalnn , qui est de dîner le aatin^ Ae souper le soir :il n'n qéNm entretien: 31 dit les entrées^ les potages.... n jMttèdc le langage des cuisinei autant qu^l peut s'étendie. » Labr.

Àwir regarde plutôt racquisitfon, tt f09iééer l'élit qoi J& tait, la oonaerration. s Tontes les oQciptMos^es hovmes sont à ckvoir dn bien , «t Je fiite par lequel ils le ponèdeiyt n'efll , dans con

origine , que la foxilaiâi&de cenic qni ent (ait^les lois. Us n'eot aussi aucune force pour le fMMf^der fliftrement. » Piàsc. « Deux sortes de çeaimesoe parmi les hommes : un conmierce de besoin pour en^MTonter œ qui nous nftancpie; nn ceoMBerGe il*amitièet de bienveillance peur partager avec nos aBÛ oe que nous avons. Dans le premieff » «n m lepUâaird'aoquérir ce qu'on n'aiMMt pae; dans le second , ie plaisir de jouir de ce •qu'yen |MM^ jède. a Béas.

Enfin, pomédÊT enchérit de toutes manières sur avoir ^ puiai^ c'est oeoir pleiaeBieai., en maftse, d'une manière actuelle , propre et absolue. <K C'est dans la religion (dans l'état religieux} que par choix et même par veau, on se liait un bonheur de n'oootr rien, de ne poêsé^ der ciea. » fiouan. «Ces savants auraient été recherchés de ions : chacun se serait empressé pour les avoir f les fiou^r, les retenir chez aoi.si.J.

SIBL, CAQUET. Goût, manie des vains propos, OB ces vains propos eux-mêmes.

Babil rappelle la première articulation prononcée par les enfants, et leur première habitude de langage, qui est de parler sans cesse en répétant la syllabe ta, ou ses analogues, Xocméee de la même consonne. Caquet, comme coque/er (pour eoqueter), s'est dit primltivemeni du bruit produit par le ramage des coqs et des poules. BaJbil est relatif à la multitude des paroles; caquet^ à leur bruit Irec du babil on parle beaucoup; avec dn caquet on parle haut. Le bdbU fatigue par sa continuité ou sa longueur. « Que de babil! Est-ce que vous ne voulez donc pas vou3 taire?» Laf. « Chacun mangeait sans rien dire , à la réserve d'un honune qui, .parlatit sans cesse à tort et à trarers , compensait par son babU le silence des autres, > Les. Le caguel étourdit par son éclat. • Ton caquet m'étourdit. « Laj . « Tu m'étourdis de toncogtiel. » Mol.

£b parlant beaucoup, on s'expose à parler trop, à dire ce qu'on devrait taire ; et de là vient qu'à l'idée du babil se joint naturellement celle d'indiscrétion, m Vous aviez grande envie de babiller ^ et c'est avoir bien de la langue, que de ne pouroir se taire de ses propres affaires. » If cl. De son côté, parler haut peut avoir, au figuré, deux fsignffications distinctes, et d'abord celle d'ébruiter, de publier ce qui est au désavantage des autres; c'est pourquoi le caquet suppose souvent une mauvaise langue, et le goût du scandale ou des cancans. « 11 y a une chose qu'on n'a pas ▼ue lûos le ciel , qu'on ne verra jamais : c'est une petite ville d'où l'on a banni les caquets , le BKiuonge et la médisance. » Labb. Caquet-honbec se dit d'une femme médbanle. Les enfants et les femmes ont du babil ; les commues et les membres d'une coterie ont du caquet. Parler haut, c'est aussi faire l'important, afficher des prétentions; aussi est-ce là une des nuances de

eaquéi: rabattre le caquet; n'avoir que du caquet. Qui n'a que du habtl, parle beaucoup, aisément, mais sans rien dire. Qui n*a que du caquet ^ a le verbe haut, un air de capacité et de suffisance, mais manque de mérite.

Le babil se présente donc sous nn aspect moins mauvais ; il peut plaire , il platt souvent dans un enfant on dans une femme qu'on aime. < Cette petite fille a nn ]olî "babil. » Acad. «ïlle me fit asseoir, conter ma petite histoire.... Bile perut contente de mon petit babil quand je me fiis un peu rassuré. » J. J. Hais le caquet blesse toujours notre amour-propre et n'impose qu'anx sots. « T a-t-îl de la politesse à étourdir tout le monde d'un \Yzmcaquetfvi,J,

Vne tète -éventée , nn petit frehiquel ,

Qui s'admirB lui «etrt etn't que du arquée, Rteir»

BABILLARD, BATARD. Grand parleur, qui a une intempérance de langue.

Babillard ei^prime un défaut moins grave. Le babillard a du &abt7 , ne fait que parler comme les enfants, dit des puérilités, des riens; le bavard, comme l'enfant qui bave, a un flux de bouche , c'est-à-dfre une infirmité ou un vice qui choque davantage , il parie d'une manière inconvenante, déplacée, il dit des sottises. Lthabillard ewatiie, fatigue-, le bcnard déplaît par ses impertinences, n y a un joli babil; il n'y a qu'un sot bavardage.

Le ^bt'Rard n'a qu'un défaut de forme ou extérieur, pour ainsi dire, défaut plus ridkule qu*odieux; aussi ce nom s'applique bien à certains oiseaux , à l'birondelle, par exemple. Mais le bavard pèche par le fond ; il a peu de sens. Dans le Mariage forcé de Molière , Sganarelle trouve que Pancrace , qui ne lui laisse pas placer un seul mot , est un bobi7tord , et qu'on a eu raison de lui dire qu'Aristote , son maître , malgré sa réputation de sagesse, n'était qu'un bo- ' vard.

DEUXIÈKE PARTIE :

Ott ert habiUard là où U loquacité ne tire pas àcon8é<iucnce, ne fait qu*ixaportuner , dans la eontersation , en société , dans une lettre ou dans un récit-, on est bavard là où il s'agit de choses aérieuses, où tout devrait être mesuré et plein de raison, dans la chaire, en philosophie, dans l'enseignement , dans un écrit dogmatique.

Au pis-aller, le hahillard est indiscret, car U n'est pas possible de parler beaucoup sans dire tout ce qu'on sait, même ce qu'on devrait taire, c Aime ton prochain, cela ne signifie pas, confielui tes secrets, s'il est babillard. » Volt.

Le lemnle du temple Est une habUlardeg elle m'a tout oonté. lo. cBabi, la femme de chambre, est intelligente et fidèle, mais indiscrète et haWkurde. » J. J. «taisez-vous donc, petit indiscret; je ne hais rien tent que les InànUards^i» Rkgw. — Quant au tHivord, il choque non-seulement par la déraison ou l'impertinence , mais encore par les prétentions et l'importance qu'il se donne. « Ces messieurs les avocats ont beau faire les importants , •e ne sont que des marchands de crème fouettée. Les sots les payent pour les foire parler, et moi je les payerais pour les faire taire , ces glorieux hafoardM,^ Dest. «Cette défense ne sera composée que de raisons tirées des philosophes ; d'où il s'ensuivra qu'ils ont tous été des hanardt, si on trouve leurs raisons mauvaises. » J. J. « Socrate commence toujours avec ses sophistes, comme il faut commencer avec les sots glorieux et les hawkfd» importants. » Lab.

Bavard enchérit donc en mal sur hçhilUyrd. «Un des écrits de PluUrque le plus spirituel et le plus piquant, c'est celui sur les habillardi. Jamais ce vice de l'esprit n'a été mieux combattu.... Parmi les babti2ard« il comprend les nouvellistes.... Les barbiers, dit-il, sont l'espèce la plus }>atard6 de toutes. » Lab. Voltaire n'aurait certainement pas iq>pelé Homère un bavard; mais il ne foit pas difficulté de lui appliquer l'épithète de hobiWurd dans la strophe suivante :

Plein de beautés et de déftats, Le vieil Homère a mon eBlimé ; 11 est, comme tous tes héros, BaUllard outré , mais sublime.

BABILLER, JASEB, BAVARDER, CAQUETER, lABOTER. Comme eaiaer, et un peu plus que cauivr, ces mots sont familiers; ils appartiennent au langage plaisant et critique , et signifient tenir des propos.

Babilkr^ c'est causer beaucoup; /afer, causer volontiers et à son aise; bavarder, causer hors de propos; caqueter, causer avec bruit et malignement; jaboter, causer sans bruit et à part.

Ce qu'on considère dans haWUr^ c'est l'abondance des paroles. « Préparez- vous à une réponse longue , les vieillards aiment un peu à habilUr,* Volt.

Je veux avoir, et Je raimerai bien, Maîtresse libre et de foçon gentille, Qui soit joyeuse et de plaisant maintien, De rien n'ait cure , et sans cesse frétille ; Qui , sans raison , toujours couse et habilU,

J. B. Rou».

Sans rime ni raison ^ vous babillez toujours;

Hais vous savet quel cas je fiys de vos dlseoon.

Rasa.

C'est vériublement la tour de Babytone ,

Car chacun 7 babilU , et tout le long de raone.

Un boMIIord est un moulin à paroles.

Ce qu'on considère dans ianr, c'est le plaisir

qu'on prend à parler, la complaisance aveeU>

quelle on parle.

BUes étaient (ces nonnes) tontes asses gentiOas, Et volontiers jataieta dès le matin. Làr. n fout sooflHr qu*elle/aM à son aSse. Mol.

Enfin , malgré mes denU, U faut que je me tsise.

Chienne , pour le laisser /a#<r tout à ton aise. Dur.

c Je me divertis à vdtas écrire : ne me lisez pas^ si vous voulez ; mais laissez-moi jattr tant qu'il me plaît.» Dudbfv.

Ce qu'on considère dans hasarder , c'est Tinopportunité ou l'impertinence de ce qu'on dit. « Avouez que vous me trouvez une grande bavardé. Je suis toujours hors de propos. » Dcdkpf. « n est permis à tout barbouilleur de papier de déraisonner et bavarder tant qu'il vent.* J. J. c Cheverny , homme pourtant fort sage , ne fut pas si discret , et fit une assez longue et mauvaise rapsodie de pareils bruits (sur la mort prochaine du roi). Le roi le laissa bavarder , et n'y prit point.... « S. S. « Nous ne cherchâmes qu'à bavarder pour étourdir une douleur incapable encore de raisons, plutôt par un bruit extérieur que par la validité des choses. » In.

Ce qu'on considère dans caqueter, c'est l'éclat et le peu de ménagement ou d'égards pour autrui. Cest aux femmes, et particulièrement aux commères, qu'il arrive de caqueter. «Deux pies vinrent se poser sur des arbres voisins, et commencèrent à caqueter d'une façon si bruyante, qu'elles attirèrent notre attention. « Les. Le car quel étourdit (Laf.i, Mol., J. J.). Caqueter comme une accouchée (Sév.). « C'est une chose abominable qu'on aille fourrer mon nom dans tous ces caqueff-là; mais il y aura toujours des méchantes langues. «Volt.

Jaboter, comme marmotter, comme chuchoter, signifie causer doucement, dans un coin, en petit comité. C'est le plus familier et le moins usité de tous ces mots. « Madame d'Aubeterre jahott comme une pie, son élocution est celle des filles d'opéra.* Dudeff.

BAGATELLE , BRIMBORION , — GOLIFICffiT, BRELOQUE, BABIOLE. Objet de peu de valear. Acheter, ramasser, donner à quelqu'un ou lui eivoyer des bagatelles^ des brimborions, des colifichets , des breloques, des babioles.

BagaUUe et brimborion se distinguent par u caractère de généralité qui les rend propres à désigner des objets de toutes sortes. Seulement. ba<^at^ile est de tous les styles, au lieu qi» brimborion ne se dit que dans le fauigage familier. . , ., Bagatelle a une cerUine noblesse; ce qui m qu'il s'applique particulièrement bien aur productioD^ou aux ouvrages de l'esprit, et qu'ils prend au figuré pour signifier une chose de peu d'importance (voy. l'article suivant). « Coulange était un de ces esprits faciles, gais, agréables,

snioNYHBS À hadigaux divers.

q« neprodiiisont que da joUas kigoleUM. » S. S.' « Li Femme qui a rûinn est un anniMment de aoetété; mais U fendre que cette bo^oleUe qui a son i TOUS amuser reste entre les mains de nos «Dis. » Volt. « Ne tous faites pas tant Taloir pour m'aYoir demandé cette bo^ofeUe (la SouveUe ffébîfs). » J. J. La Fontaine appelle ses contes des hofoiàki. < Ceux qui ont Tesprit rempli de ces grands et effroyables objets sont-ils incapables d'être toucbés des bagatelUi du monde? » Nie. • Un homme découvre par hasard quelque petit bira dont la douceur le surprend : il s'attache à cette bagatelle. » Mal.

au contraire , bn'mbonoii , tout à fait commun, n*est nsitè qu'au propre et ne couTient que dans les comédies ou quand on plaisante.

Olei, pour feire Uèn , do grenier de céans Cette loogne laneUe à faire peor lox gens, El ceat brimborions dont l'aspect importtme. (Chrjiale dans les femm(s* âowuUeg.) Mob.

« Cespendardes-là, avec leur pommade, ont enrie de me ruiner. Je ne vois partout que blancs d'e j& , lait Tîrginal , et mille autres hrimbonom que je ne connais point. » Gorgibus, dans les Préeieuset ridicuies, » Id. Il y a sans cesse à refaire autour de cette comtesse : tantôt c'est du blanc, tantôt c'est du rouge, tantôt c'est un gros bourgeon qu'il iaut raboter; et que sais- je? cent mille bn'mbonons. » Rbor,

LlaeoDiparable Qéopaire ,

LNiniqoe ioTentrice do pUire ,

De tous fards et décoctions ,

El des antres brimborioms

Dont se sert U femme coquette. Scllee,

« Tai enTOfé au Salomon du Nord, pour ses étrennes,les grelots et la marotte qu'il m'avait donnés.... Il m'a envoyé son grand Dactotum qui m'a rapporté mes brimborions. » Volt. « L'Ingénu tira de sa chemise une espèce de petit talisman qu'il portait toujours à son cou. On m'a assuré , dit-il . que je serais toujours heureux tant que je porterais ce petit brimborion sur moi. a> In. « 11 est juste de vous rendre ce brimbortofi de papier (un billet) qui a coulé de votre veste en tombant. « Bbâuk.

Colilichet, breloque et babiole se rapportent chacun i une espèce d'objet particulière , savoir colifichet aux objets d'art, breloque aux objets de curiosité , et babiole aux objets d'enfants.

Colifiehei , ce qui est feM au col ou an cou , comme collter, fUhUf croix, etc., pour parure, «applique i tout ce qui est travaillé pour servir d'ornement soit aux femmes , soit aux ornements d'architecture ou à toute autre chose, c Douze beaux vers de Ylliade sont au-dessus de la perfection de ces hagatellee (poèmes de Desmarets, de Chapelain et de Pradon), autant qu'un gros diamant, ouvrage brut de la nature, l'emporte sur des colilUheU de fer ou de laiton , quelque bien travaillés qu'ils puissent être. » Volt, c On ne saurait dire que ce soit un mal en soi de porter des manchettes de point, un habit brodé et une hotte émaillée, mais c'en est un très-grand de faire quelque cas de ces cott/lchetf. » J. J.

« Rohinson edt fait beaucoup plus de cas de la boutique d'un taillandier que de tous les coli^^

cheCt de Salde (orfèvre). > Id. « les dames prêtaient à la danphine des palatines, des manchons et toutes sortes de eolifiiheis, » S. S. c Moquezvous devant les enfants des ooHfieheie dont certaines femmes sont si passionnées, et qui leur font iiiire des dépenses ai indiscrètes. » Kitii. c N'avez-vous pas remarqué (dans l'arohitectuie gothique) ces roses, ces points, ces petits ornements coupés et sans dessin suivi , enfin tous ces eoliflehets dont elle est pleine ? « In. « Ces eobifb* chelt, dont l'arehitecture gothique est chargée, ressemblent atix colliers et aux bracelets qu'un mauvais peintre avait mis aux Grftces. » Mahm. Colifichete de verre (VoLt.), d'ambre (In.), etc.

Breloque^ d'une étymologie incertaine, a néaxH moins une signification bien précise et incontestable. C'est le nom donné par dérision ou par mépris aux objets que recherchent les curieux ou les amateurs. « Des estampes , des médailles, des breloques , me semblent tm froid amusement. * DunzFF. « Le comte de Caylus accostait les gent instruits, se faisait composer par eux des mémoires sur les breloques que les brocanteurs lui vendaient. » Mark. Saint-Simon dit du président de Hesmes « que c'était un grand brocanteur, un panier percé qui jetait à tout, et beaucoup en breJoquef . » c Voici une réponse de Mme l'abbesse. Cette réponse était accompagnée , pour ma sœur, de jolies breloques de religieuses. » J. J.

Babiole , de pa6a , premier cri de l'enfant , veut dire un hochet , un joujou ou jouet d'enfant. « On voulait donc, disait Albéroni, tromper le roi d'Espagne, et le traiter comme un enfant : on lui montrait de loin une babiole, et, s'il ne l'ac'* captait pas, on le menaçait de lui déclarer Im guerre. » S. S. « Dans l'ÉnHde traecftie, Hélénua donne à &née

La demi-dent d'un éléphant ,

Et des babioUa d'enftmt

i^our divertir le Jeune Ascaigne. Soaaa.

BAGATELLE, MIKDTIE, GENTILLESSE , NUISE- RIE, VÉTILLE, MISÈRE , RIEN. Termes abstraits qui expriment des choses, et non pas des objets, sans importance : s'arrêter à des bagaHelks^ k des miimltet , etc.

Bagaulle équiv^t primitivement . i petite bague :

Et je vais le donner de quoi faire pour elle L'acluu de qudque bmgmê on de teUe bag^eUs Que tu trouveras bon. * Mol.

Ce mot, quoique n'étant pas ici significatif d'un objet , est néanmoins objectif, repràente quelque chose qui se considère comme un objet. Une faute légère , un bruit frivole , un bien chimérique et vain qu'on poursuit , sont des bagatelles , quelque chose qui a peu de poids ou de%olidité.

jrtfitifte, formé du participe de mmuers, diminuer , rendre menu , petit , est , au contraire , subjectif, rappelle minutieux , fait penser à un agent et à sa manière d'agir, c Le plénipotentiaire tend surtout, par ses intrigues , au solide et à Tessen • tiel , toujoun prêt de leur sacrifier les mtnuftet et les points d'honneur imaginaires. > Labe. c Les plus grands corps s'attachent toujoun si fort aux minuties^ aux formalités, aux vains usages, que l'essentiel ne va jamais qu'après. »

KinuGaiB. FAITS I

HoiiTeflQ* « MHiâ au ftifi4 <t»*eflM6;qiiB tauies^oatmMioéev, ^«e toutes ees praëqueaf Na aoiâ-ca pafrdB* infniifi«#? » Boousl

fies lMi9»t«U<»Miit, au figuré oommaaB propare , âtoscbêoes frifoles qui ne nènteat pas qu'oB les eatime; le^mûmdim sont de petcb faOs , da petits âàHila, éB petiu nsagas qni na. méritant pas qv'aiir a*y applique, qu'oa. s'ex» occupa au qufon las pratiqua. Pourquoi compte-i-mi aniourd'hui tant de bàgottUeM parmir lea Uttcs d'hiatoira, si ce n'eat parae que les histonesa s'attachent aux «tnif^aa?

La gerdiUeae eet une jcdie bagatelle , une bagatelle qui a an moins de l'agrément, mais rien de plusw a 11 faut sans doute un génie bien plus élevé, et plus étendu pour s'instruina datons lea srts qjai ont rapporta l'économie, que pour Jouer, | disceurir sur des modes et s'eiereer à de petites , ffiHiiJiieiset de conversation. » Fas.— Du reste, ce \ mot se preod souvent dans un aaoa ironiquev | Baao laa INoJairuac dts morU de Fénetou Caligula ayantraconté à Néron tous ses crimes, Néron lui dit : c Tout cela n'est que ^enCiiieffa ; pour moi, JB n'avance rien qui ne soit solide. » Et de même, dans le Z>rotC du seigneur de Voltaire» il est dit df UB certain cfaevalier qui a attenté 4 la pudeur d'une jeune fille :

Ii> eroit eu fowt que cette gmiUUste Est paideaaable au: Teu. de sa jeoiiesse .

La ttûiiame est uae bagatelle puérile , une aorte df enCautillage ou det badinag», quelque diose qui ■mnifue de sérieuxt c M. d'iaUun nous a dit que la plaisaut divertissait quelquefais sur des mar lièaes sérieuse», aussi bien> que sur des enjouées, aC que la badin ne faisait jamais rira que flir des* niatema. M-BusaY. «Hoa héros daigne quelquefois s'amuser de bagatelles. On n'est pas toujours à la tête, d'uae a^mée^ il foui bien descendre quelquefois auBfiÛMsmsf de lavie civile. » Volt. « Les nmkêriêt d« monde viennent troubler ces bmaones daue leurs méditatioouke phis sérieuses. » Mig. « II n'y a rien à» plus ridicule que le aèrieua} dans* lesniasceffief . >- Bosa. « J'ai un estréme chagrin que vous fesaiaa tant de cas de toutes ces niaiseries (comédin- et roman») qui ne doivent servir tout au plus qu'à délasser, quelquefois l'esprit. » Rac.

La véHUa^ de fMare^ défendre*, empêcher*, et de 1» terminaisou éiminutive «UrTCst uo» bagatelle* en fait d'obstacles ou de difiteultés dans les eBttvprisaa^daas les raisonnements , etc. On est proprâmeaâ arrêté par de» véêilUs (Acam.). Les petits scrupules aont de» i>éHUes^ ainsi que , dans les disputes, les objectÎMB» iasignif anles. « Le aorupuie voua re^te dans des. oaufcsstuns pei^ pétuelles de ^éMm qui- doivent casser la tête à uoaa. ei à votée ooufeaseuc. » Féh. « Il avait indôposé le réj^ent par des dispoitea umins iin|M>r^ tantes, peur des ffdrt^sa,av«e les usa* et lesaur traa. » S. S.

La mùire est une ba^^ateUe wdsémhh, une pauvreté , pas graad!cbose ,. quelque choee qui ne mérite pa» l'attention eu général , out eu particu* fier yatteotiou de calai à qui an parie. « Je sens que j'abuse dutemp» etdas bonté» de Voitre Ma* iesté. en rentrelenant de. cas miiéxer. » Û'Al.

« Lfrmaiqiua.d'.^rg»Da sait qne^Jfllii de vaulair portev oa» tutaBr<aauanoceilk»dtt mi, ja..~ v Vocr. «Ne vaus inquiétea pus dar cala, ceu'est qu'une nmèrê. >'A£ai). — La «taira peut étm aussluiia bagatelle ea lait de:maus^ « Je sui» ua peu uni fiuat gnaia.ce ne sont foe «Sos^uMéreti. » AlUBb

Lee iTieB«aea«de»bj(satelIei dont la cancttai diatinetH est lanulMIéi. Us u'ooi pas aauiwneat peu d'importance» ila n'eu ont point; sans compter qu'il» ne sont partieutièrement, ni ebjectift oomme ia iM^aièUt proprement dite , ni aalqectif& comme la «ituulie, ni agréable» comme la ^ tillesse , ni dépourvus de sérieux comme la atatrme, ûd'une nature empéchantaet dif&cultuaase eonsna la u^tUs, ni chétifs et pitoyables comme la misère. Se tourmenter pour dea riens (Fézi.)' cCes impertinences amusent un moment des jeunes gen» oisifs, et tombent le moment d'^rès dans l'étemel oubli oà tous le» riens de ce monde tombent en foute. » Volt. « Il serait inutile de pcodtiire les autousauteisra^s^il ne fallait imntmrcombiea^da fieuaon tâche da faire valoir.» Bosa.

Mou sexe est eonâsauié AsebomeraQsrMwpour JiBsquel»!! esiné«OiB.

BALAIfCn, flA8tVER. -Rester eu suspens, tarder ou ne se porter pas encore à vouloir, à agir.

HUlàncer veut de. boianee, en latin W-laa», double bassin, parce que llastniment à peser, appelé de ce nom , a ordinairement deux bassin» ou deux plateaua. Bnianeer^ c'est donc mettre deux choses dans la balance, en comparer le poids, examiner laquelle l'emporte sur l'autre, chercher à s'édairer sur leur valeur relative.

HéKterett le latia toiilare, fréquentatif di verbe Jia*rfre , être fixé, attaché , retenu , rester à la même place , ne pouvoir en sortir. C'est m pouvoir se résoudae , ne pouvoir prendre sar soi de (aire une chose.

En deux mets ,. baluticer marque riacertitadc, et hésHer l'irrésolution. Quand vous balancent vous ne savex que faire; quand vous fc^tlei^ voua n'ose» pas faire. Tant que vous Munùsx, voue n'êtes pas- encece déterminé , vous ne voyix pas encore le meilleur parti ; tant que vous hésita^ vous ne passez pa» escore k l'exécution , quelque ahoae vou» arrête, von» n'avea pas la force àt vouéoir, vous Basnquex de réselulJoa.

Quoil veine âme McAuva et parait tucettaiBe. Met. tt C'est aléas qu'il seiiût \ULbakinesmsml douteux entra la vérité et la wtepté. » Pa.sc Mai» Athalie; sur le point d'innooler Jaas ,, estirrésoèua et M' sitei

Namo..

Qui (bit cbaiger'alaBi se» voeex Irréselast

Matbmk Ami , depuis deux jours Je ne la conoiis afam. Ce D'est plus celle reine éclairée , hitrépida,, ÉJevéc au-dessus de sou sexe limtde.

Qui d'abord accablait ses ennemis surpris. Et d'en instant perdu eonnaissait tout le prix La peur d'un vain renofd» tnuble cettefraBée ftns: Bile floUe,.ello kêàu; en an mot, elle eat famna

lUc.

Qui Meuse délibère^ encore. « ▲ la vue di rétoile, les mages ne balancèrent point, ils m délibérètpnl point.»» Booan. «Bntre Tonet l'aotn

SYNOBnmS A HADICAUl DIVERS.

i«o«r« argent «t Totrt âoie) 7 t^%^ à hakuteer? Sta Tovs délibères un momnQi, en tiudra-t-il dafttUage pour tous condnmflr iu- J«gKaent de tteuf » Ii>. — Qai hé$it0Tmalie. « Avoirvoefois ncolé iluis kr péril., htca une Ini ft^tW, c'est Ci fii!«n MgtréBnit camme une taebe faieffaçâUtsi »- Bom». • Téiémaquô n'otoH ni rénster à ilniar aï aUertreaver Idoménéê; il était hoDteai. 4» M ctaiAtei, et n*sv«( pai la oouage da la mxmaaHm; il kétUwU^ il fttiBait deusins, eiretaaeit inooityient paor alléguer à Ueator (piel- 9» floovalia caiiaD da différer. » Vém.

Blaaiia b^kmea poim ; il aperçoit tou|(Ntrs et d^iteBà aa qu'il 7 a de aÉeui àlkir». La brava vtàiwSkpÊ^ a ai déshoâowrait.

as hetewfff fi oft fera usa chow. « Il bakmça A «BOiftaail aetta place.» Icad. Ou Vnlie on la fera^ « Ifoaa MKtejr eomment panraas éiiOigder de voua aes parsiMmes dan Hiae.

Jv8D trop ée pnidence ^ an telanca loujaurs ; aa doata tmijoutada la bonté ou de la con^«aaace deaaeliaiia àifoica. avec de la timidité, on hégite tOijo&fs , CD a peur da tout , es ii*a pas l'aeeuimce aa la kacdiewe d'eatBBpdnukre^, de aa mettre ea detoir ou an train*

Obifar enn» WaMoer ^ c'eatabélr mni elaminer , aaaacfcTffiirr et aeia opposer de raiseaa, a'veuglteantL Obéir lana kéêtter^ ^mt9!bé\t auttitOt, MB que ffien puiaie- arrêter , quoi qtf il es coûte, aaao dèvencment^

Bàtmuew a éonai tdujmiri' rapport à> fintellî- QMOK, au^faîl tout iutelleoUiel da la (WlfNhuh'oa (Idmbala&cc). « U oonMltadaDa aaièft, agite, niaonae, MaM«a. » Hol. BUUer ngarde la tolonté , dont il marque d'ordinaire la faiblesse. «CeMe âne ne trowtè ptee <îen q«r rarîété, et aaneàMtef aUeeoart chetefaer aua pieda de J, C. ain «bit ai aa délivranee. » Mmi. « Sblgré ma tinadilê aaiuoellr préa des daannv ja tUMiai pÊ» Cedtier peur pîrler à eellaNcà»» X. J.

^hàkm€e d'abard, on bdate anavité, parce <pie bk.délibéniiQn, préoèda Ja diéteramation to>

UabHooM qaîen aoiprandMtigtl y. Meacr ^

«Oae da aourtîBatteDB IwUmetnrtmit poa sur le pvtiLfu'iJa auiaieiità pfendtae^ edqai eana hértêer ncb«rcber«ieiia.latlbvebrl 9 BevitDi»

Vaeieeonde diAnenoe nan umiaa impartante caDsirta en ce qne bàtamer^ . eautomémeat é^son étymdogia, ae dit pfaitéa lœeqi^ s'agit de^aux choses et d'un elraix à faire entM ellea. Une femme coquette^ eomna la Célônède du Mkan^ tbiape , ftocéa de ae déclarer entbr deux* amants < letieava ambarraaeia et.baîafica(llaiM). «PMit^ii a|t« eaéra lea-gmailaetla peuplef Je ne^fivioactf pat, je vttiaélm pevple. » Lâbe^ « M voua M- Uoboiair emtre la lumièce et la pattiée, fous itaMiMiHeiapea, et.f«upptéfiteariea:leB yaux éeCIma à»aeai6du carpe. * Vat. e On lai dit ^îLfkUaitaortlade rmnoeaualler àla BastSlla; iSa av JuLmêfO' peinte » Sé»^ Ow MiHie» entre les néritea d» deua persennagea* qi/oa oempare fLiia<, Rau*. , Mol.). Oa bakmm antre le ciel et blene(Jlàas4, antiala.8efeGee(la.pasaian(iD.),

autre aa raisou et son amur (âodikia.) , entre la pauvreté et les Ueas de oa monde (In.).

AacontnBM, ^^d oa hésité^ eu il n'y a paa da ehom à flira, d« c^est ttn oboix entre beauoeup de ebeéesy on ce choix eet féît , et il D'y a fLvâ qu'une difflcnlté qui arrête ou retiefine; c Qualqnefbia ceux qui deifem louer cee ittoatias unntB MWtaat, partagés entre pluaieura ahoses qui méritent également qu'on les reléfe. » Lab». «Le» magistmm n'biMrfil peint à se rendre les arbitres de la religion. » Boss. « Qna Dîna rappetts, a n^iMefa paaplas que le prophète laaia L M répondra : »a voici , Seignear, envoyez - moi^ « SoiraD. «r 6n prétend qi^&liaabetb hétiMk signer Jarret de mort du coime d'Esses. » Tolt.

BALUmift r Bas A¥SR , -^ BREMmim , prononcer e« articuto mal, d'une manière btintelligible.

Qaabiua-lFaliiifMf et Mj^Myer se soient dits primitiiMmsntl'unetraatre des enlMttr, c'ért* surtout boJbnltsr qui mppeUe un dèfiMit de l'enftooe , détet passager, destiné à se oorrigw de luiméma avea le tempa« « Bst-oe une chose bssn agréable pour un père que*de balbigUerées demimote avec sea^ fila pour bii appi^ndre à parler? » RoLL. «Qaaad i'enCant c(»amence à balbutier, ne VOUÉS touittaniea paa ai fort à deviner Ce qu'il dit > J^ J. Bégf^eTi au ootttrave , anmmoe un vice qui dépend de'VoiifaBe 1 qo se manifbsteà tout ftge , quiesidurable'; b^^sr, c'est être hègtrt, cDémoathène bégOifaU k un point, qu'il ne- pouvait exprimer oertaibe» letires« » Roll. « Cet homme è^gpaye si fort , qu'on a toufeales peines du monde à reaiendre. > Aca.9.

An figaré, la diflérence est à pen près la même. On èoibniiav paroi qu'on commence , parce qu'on n'esta pas encore sufiisnnmenrt instruit on exercé, c Marceilus avait beauoeup de goût pour les lettres gincques; les liKines haiJMiaiênt encore. » II0L&. Mais on- bêgm^ parimputssanoe ou inoapaotté, sans laisser éSpérer cm entvevtHf qu'un jour on' parlera bieU; « liaorobe, étsnt Grec , n'avait paa une enlièfe fkoiKtè i ^exprimer en latSn. On prétend <^, dans les* endroits oè il parle de lai-^ênMr-, on voit «tt ^tbO' qui Wgaft en httbt »

HOLl.

On balMtll^dans un moment (fémottoa , de trouble au dfembarMs; «-le vdi» à l'air embarnissé da> dbdeorr qu'il a hûMuHé des mots dont il' n^ aucune* idée. *" Vott. * Ce rof saisit monseigne«r dmas» sou cabinet ott il hti proposa le mariage.... Monseigneur bésiu-, haUmiia^ le roi pressas profitbtrt de son. trouble. #s. 9. rl^oban fut étrangement étourdi d^uu cemplimenit sf net. n M6»k'«, et, dàms son trouble^, il ne- put rien tirer éo luf-mème que de» compUment^ et tout ca que rinocMîtude'at FétonaeiMi» peut «ouvrir socn les pins- gvaodeiB peiiiessef . i» In. Mais ou UégofÊ eanstammem , par une ignoranoe otf «ne fmperfeetien esMmSeile. «L'homme , fbi et grobsier, bégaye toujours quand il parle de Fètre îbtoS et infiniment simple. a> Féif. cVoiUf, «oftant qu'il est permis aux bomnses de^ Jfégayef,, f(AVk^ dis^je, ce que c'est que sortir db DfeUv #BoBa. c Les< plua gtawlBpbiloaopbes mribnf qm-b/élfoyÊT

BEUXI&IB PARTIS :

quand ils renient parler de ce qui eet inaecessiMe à la raison humaine. » Acad.

BredouilUr diffère beaucoup des deux mots précédents. Qui MbuHê ou bégayé^ hésite; qui bredoutUêy n'hésite et ne s'arrête jamais, parle précipitamment, avec une grande promptitude, une grande volubilité. C'est un délkut tout autre. Les bâillements et les étemuments sont d'un comique facile et vulgaire , comme les bégaiements , les bredouillemetUi ^ et autres charges semblables.» Lab. cVoilà Théodecte entré : il rit, il crie, il éclate.... Il ne s^paiie et il ne revient de ce grand fracas que pour bredotitUer des vanités et des sottises.... Il mange, il boit, il conte, il plaisante , il interrompt tout à la fois. > Labr. — Le bègue parle trop lentement, et ne fait entendre que des sons décousus et saccadés; le bredouilleur parle trop vite , et ne fait entendre que des sons confus et indistincts.

BARBAftIB, GftUADTÈ, FiBOOTft, INHUMA- NITi. Ces mots , ainsi que les adjectifs qui y correspondent , servent à qualifier les personnes et les actions des personnes qui en traitent d'autres, non pas avec douceur, mais, au contraire, avec une excessive dureté.

La barbarie est d'un siècle, d'un peuple ou d'un homme barbare^ c'est-à-dire ignorant, grossier , brutal , qui n'a point été poli par Téducation. « Gomment tant de peuples ont-ils passé tour à tour de la politesse à la barbarie F » Volt. Les Grecs dans l'antiquité, et les Italiens au moyen Age , appelaient barbaret tons les étrangers , parce qu'ils se croyaient supérieurs à eux dans les arts et la civilisation. La barbarie est indépendante du caractère des individus : elle tient à l'état des mœurs. Cette expression ne s'applique point aux animaux parce que, n'étant pas susceptibles d'instruction et de lumières , ils ne peuvent recevoir une qualification qui les supposerait capables de s'éclairer et de se perfectionner. Par une horrible borbortè , les premiers peuples immolaient aux dieux des victimes humaines , et des sauvages mangeaient k chair de leurs prisonniers. « Le duel est une coutume bar^ bore. » Boas. , Mass. « Les combats des gladiateurs étaient un spectacle barbare, » Boas. « Quelle horrible barbarie que de voir un peuple (les Lacédémoniena} qui se Joue de la vie d'un autre (les Ilotes). > FÂH. « N'éUit-ce pas (chez les Lacédémoniens} une brutalité et une ba/rbarie dans des pères et des mères de voir de sang-froid couler le sang de leurs enfants , et de les voir même souvent expirer sous les coups de verge? » Koll. « Sans les lois de la guerre, la guerre ne serait plus qu'un brigandage inhumain, qu'une suite perpétuelle de trahisons, d'aasassinats, d'abominotions et de borbortet. « Boas. « Les Portugais crurent obtenir la clémence de Dieu en faisant brûler des Juifs et d'autres hommes dans ce qu'ils appellent un Aoro-nA-FÂ , aete de fin , que les autres nations regardent comme un acte de borboné. 9 Volt.

La cruauté est d'un tyran , c'est-à-dire d'un honune qui se plaît à verser le sang (cnior) , qui est sanguinaire. « Les Juifs étaient eruelt et sanguinaires. > Boaa. * Il n'y a guère eu de prince si

perdu de débauche que Physcon, et en même temps si eruel et si sanguinaire. » Roll. « L'ardeur de Pie Y à^redoubler la sévérité de l'inquisttion, le supptioe dont il fit périr plusieurs citoyens , montrent qu'il était superstitieux , crvei et sanguinaire. » Tolt. « Ainsi , cmel , tu aségilement répandu le sang de tes frères et celui de tes aUiés. » (Xichol à David.) In. « Les eombits des gladiateurs n'inspiraient à la populace de Rome que l'amour du sang et la cnuHil/. 9 J. J. Le eruel aime à verser le sang, ou tout au moins à faire souifrir, par caractère, nataiellemeBt. « Henri VIII était eruel par son caractère. > Volt. < Le duc de Bourgogne était natoreUemeat porté à la cruauté, » 8. 8. « Impatient de satis- Caire son humeur cruelle ^ Marins laissa tomber le. masque. » Veet. Les tyrans dans l'antiquité. les Juifs qui firent mourir J. C. , les persécuteurs des chrétiens, les Espagnols, lors de la déoooverte et de la conquête de l'Amérique, se signalèrent par des cruaMl^s. — La cmaifl^tottnDeDle de gaieté de cœur; elle agit avec réflexûa et en connaissance de cause; quelquefois, elle invente des supplices nouveaux. On dit un raffinement de cruauté (J. J.) « Tout ce que la cruauté des tyrans a jamais su inventer. » Bonan. « J. C. iastruisit Moise et £lie des cruautée inouïes qu'il devait endurer par la malice de ses envieax. > Boas. « L'exercice, le plaisir de l'envie, c'est la cruauté, » lD.~ Ce mot a particulièrement rapport à la violence des peines entre lesquelles le erwi prend par choix la plus forte ; si bien qu'oia dit : la cruauté de mes maux (SAv.). « J. G. a éproeré toute 1a emoMlé du supplice de la flagellatioa. * BooRn. c La eruaiuté du crucifiement de J. C. > lo.

U férocité est d'une bête féroce (fmi) , c'est-édire farouche, sauvage, furieuse, indomptable, se précipitant sur sa proie avec ardeur et avidité. Tous les animaux carnassiers sont féreea par cela seul. « Daniel prie , et les lions perdent toute leur férocité à ses pieds. » Bounn. • Oa parrient à se faire obéir des animaux sans raison, qai n'ont point encore été domptés , mais d'une obèis' sance forcée qui leur lusse toute leur féroâti. > Mass. Ce mot s'applique par extension aux hommes pour marquer chex eux on de leur part une borbortè ou une cruauté fougueuse et pleine de rage. C'est tout le contraire de la modération. « ivoîr l'audace d'Achille, sans en avoir la férocité.» fiM, cLes soldats musulmans ne furent pas tous modérés : le vulgaire en tout pays est féroce, 9 Volt.

Ajoutes vos nireurs à mon lèle intrépide. Ange de Mahomet, sage eiterminalear.

Mets U/enàté dans le fond de mon cour. b.

c Cela montre en eux une affreuse fùreor et férocité, » Boss. « Une colère violente, et qv va jusqu'à une brutale férocité. » Roll. • Ce prince était emporté et violent jusqu'à la fincité, » In. « Les Carthaginois avaient une sorte de férocité qui , dans le premier feu de la colèrt, n'écoutant ni raison ni remontrance, se portait brutalement aux derniers excès et aux deniièrei violencea. » In. « Quand l'homme se venge, îi s'abandonne à la férocité, il ne garde dans sa vengeance nulle proportion. • Beuan. -* Si la

SYNONYMSB À RAIMCAUX DIVERS.

hmAêitk «t igoonnto^ et !a enuiulé réttiiàâe^ la féntiié est bouillante et emportée : Vest sod oalaetère distiiictif. « Uh peuple intrépide , graTe et ermt, veiil des fHea meurtrières et périlleuses , od briUeiil la râleuse et le sang-froid. Un peuple féroce et bouillant Teut du sang, des oombats, éa passions atroces. » J. I.

L'idée accessoire de Yinhumoniiéy c'est qu'on ne se laisse pas émouvoir. Non pas que rtn^M- VMùi soit, comme le barbare , incapaUe de compassion et d'attendrissement, Haute d'éducation; mais il réprime ou repousse tout sentiment d'humanité ou de tendresse. On a de Vinhumamié envers les pauvres (ICass.). Le mauvais riche de l'Evangile est un riche inhumain (Boas.). Les enfimts exposés sont les malheureux fruits de VvÊhmmtmUédm leurs parents (Mass.). Bourdaloue traits d^imhumaint les parents qui conânaient leurs enânts malgré eux dans les dottres. Joseph œ reproche point à ses frères leur inhumanité (BovED.). Philoctète. dans Tlle de Lemnos est la ncttme d'une horrible inhwmanHé,(?±v,).nVin' kneumil^ de Pharaon envers les Israélites était monis. » Boas. «Il y a de la bassesse et de Vinh^ mamié d'insulter à l'infortune des malheureux , et de vouloir écraser ceux qu'on trouve déjà abattus aofos ses pieds. » Roll. -* Ou bien , d'une manitee pins générale , Vinhumaniié est un crime delèse-hnmanité, consiste à manquer à ce qui eit dû à llwmme. « On en est venu Jusqu'à immoler son semblable , par une inhumanité dont saint Athanase allègue beaucoup d'exemples , et il serait aisé de montrer cet usage barbare parmi presque tous les peuples de l'univers. » Boss. «Le vainqueur, devenu plus fier et plus inhumain, ne laissa aux M esséniens pour ressource que l'esclavage on la fuite. » Coiin. < Spartacus exhorta ses camarades de sacrifier leur vie plutAt pour la défense de la ïiherlé que pour servir de spiectacle i l'tfii^iiMitttt^ de leurs patrons. » Virt. « L'on a soin de nourrir les chevaux et les bœufs pour en tirer tout le service qu'ils peuvent rendre; au lieu que ces riches inhumaine redisaient souvent à leurs esclaves les besoins de la vie les plus nécessaires et les plus indispensables , sans parler des eomps et des mauvais traitements dont ils les accablaient.» Roll. c Dans les lois de tous les peuples, le refus des derniers devoirs aux morta est use inhumanité punissable. » Volt. Sur ces d^ vers de YOrute de Voltaire :

Noos venons fad porter des nouvelles heureuses.

BIcs sent donc.pour nous înhmmMmêM^ tttrmueê^

Laharpe (kit la remarque suivante : « Quoique des ttouvdles puissent être cmettef, elles ne sauraient être tafcifmatfies; iethamainu ne se dit des choses que quand elles blessent l'humanité : un traitement tnàaiMitn , un supplice ûiMiiiiata , etc. »

MUE, BANBB, USIÈRB. L'idée commune à ces trois mots est celle d'une chose qui a beaucoup de longueur, avec peu de largeur et d'épaisseur. I

Mais la* borrv manque surtout de largeur. On tire une barre, c*est4-dire un trait de plume sur un mot ou sous un mot pour l'effacer ou pour le souligner. « Je commencerai par tracer un homme comiDe les laquais les tracent contre les murs ;

une barre pour chaque bras, une barre pour chaque Jambe, et des doigts plus gros que le bras. 1 j. J. Bu reste, la barre peut avoir quelque épaisseur, et, dans ce cas, elle est capable de faire résistance, à la manière des bamoud; ou d'une borrt^e. « Une barre de bon fer a nonseulement plus de durée pour un long avenir, mais encore quatre ou cinq fois plus de force et de résistance actuelle qu'une pareille barre de mauvais fer. « Buvf. « Cet homme est roide comme une barre de fer. » Acad.

La bande manque surtout d'épaisseur. Bile est toute en superficie, et peut av<^r quelque largeur. Un long mdrceau de fer arrondi ou carré est une barre de fer; mais s'il est aplati, mince, beaucoup plus large qu'épais , c'est une bonde. « Si on destine le fer qui vient d'être forgé à être fendu dans sa longueur pour en faire des clous et autres menus ouvrages, il faut que les bondef n'aient que de cinq à huit lignes d'épaisseur sur vingt-cinq à trente de largeur.» Bufv. Les bandée sont comme des lames , des rubans, de larges barrée ou de larges raies. « Il a vu dans cette pierre les mêmes lames, les mêmes taches et bander de quartz que dans le basalte noir antique. « BuFF. « Ce quart! forme comme une bande ou ruban de quatre doigts de large.» In. «On trouve dans un basalte antique» brun ou noirâtre, des bandée ou larges raies de granit rouge. » In.

La lieière est une bande , mais une bande considérée pur rapport à un objet qu'elle termine. La bande peut n'avoir fait partie d'aucune pièce y ou elle a été prise dans une pièce ; la Ueière est toujours prise effectivement ou mentalement sur les extrémités d'une pièce ou d'un tout, et non pas dans cette pièce ou dans ce tout. Une bande de toile , la lieière d'un bois ; une baiide de drap , la lieière d'un drap.

Une barre de fer ou déchois; ime bande de papier ou de cuir; la lieière d'ui^ étoffe ou d'une province.

BAS, va,— ABJBGT. Peu élevé.

Bas et vil diffèrent d'abord sensiblement l'un de l'autre.

Bas, qui est au-dessous, dans la partie inférieure, a rapport à la place, et vil, latin vtlts, du grec çatOXec, diétif, misérable, insignifiant, frivole , est relatif à l'opinion. On est bas et rampant, vil et méprisable. On dit un bac étage , un bae emploi , C'est-à-dire qui est au dernier degré, et un vil métal, un vil animal, une vile créature, c'estrà-dire qui est de nul prix. L'objet bae n'est rien moins que supérieur et excellent; l'objet vU n*est rien moins que précieux, de grande valeur, on en fait peu de cas *.

L'homme bas descend, déroge à sa dignité; l'homme vH est dans le décri ou doit y être. Ap-

4. Quand U est question de prix, ni est Je mot propre el par conséquent le plus signiflesUf : ce qui est à vii prix est i un prix chétif^ misérable, presque nul. «Combien de pécheurs, aussi sacrilé#s que Judas, Tendent comme lui i un vil prix le sang du juste? 9 BoDikD. « Maiarin achetait à ni prix de vieux billets décriés » et se faisaU pajer la somme entière.» Volt. «Ce déserteur fUt condamné à être Teodn an plus vil prix y comme étant de moindre valeur que le

I L-IIV*''

PAKm

pliquée au» couttàsmïYYé^ëiB ée M»lui.as' signe «I rang, la dernier , donaar. use idée de won abftieeeneiit, de ses petiteaMB, d* sei^dtt&Mdes ; dette de «il est une ez|>reMiea de dédain qui le. nétrit. Une proleaeion est b«ue, 4|iii est Hbexidoiiiiée aa petit ois an bar peoqple; inîe^.s'il ^f «ttsdieqndque idée d'infkmie. Un nntiiDent hmi est aassi loin d*\u grand homme ,.qn'un.eentimeat vil d'an homme d*homieisr.

Tom i<ice est da#, pnieqiie^tinit ntb dégrade. On appelle vils ceux qui^ cemmela-lfteketé et un iofdM& ou hontevr intérêt, aaUinemii déahono* nnt, font perim la, coneidéMitiDiK Desi pasaeites do» ei flatteurs (7^.); de tilê eooDibattaats (Ben..), «e Pare (fnelqoe chose par de» wtei bas* aer et chameUes, par de «il» intérêts.* Boobd. Ce qai est hm est d'une nature peu relevée; ce qui est vii^ ne mérite ou n'obtient aucnne estime.

Abjeoi , dn latin ol^eolttr, jeté à bas on ioin de eoi , areo vne s«rte de bruaqpene et de vi^nee , Mjeté ayeir dédain ^ est le supeaiatK de uk Si on oonsidèce' peu ce qui eel.«ti, oa. ai de l'aremion peup ee cpsk es| abjsei y ojk la rejatteivO» le tepoiiaee, ott le réprouve ^ on le rebute» Aassi oiyeot se met-il d^ovdinaise après «il ; wi^etabjesL c Gette ftme^ saioo le mondée, ai viU et si a^eeU , ne laisse paa, dan» ridée de Dieu., d'être d'iui prix iaflni. » Batuah. « Tout. est bon.àl'arah fiee, dspais lai matière la phia préciaaee jusqu'à la plus tniret la plus sii^esU^mJk)»^ « Tout est merresUaax dans le corps fasunaift, >ieqn'aaz orftneanrfaMBdesfoDetions les plus vUes et les phis àhieetst qu'on ne nomme paAi » Fan. « Xi pacaît (fUB lea «pèœa le» plue «s^, le» phis«&f estes ,. les piuV'paliteB à.nos yeua^ sont les plan abondantes en. îndiTidas^s» Bufi. «Pierse le^Gniei esl l'être la plus as^, k plus abjed^ le pla» indigna da la scène. » Lab.

UA9êE6S&j ABAIBSBBHNT. €ea moto signifient par lapportvà la cooditieii et ài ïàma un.délaut d'élération.

B<usesse est nn^aubstintif pur^ oMesemenl un subalHitii vedtial. La; basanée est un état; l'a6atV sèment , un état qui résulte d'une action. On est dans la boeeeMe; on s^esl mis olfc^o■fa été. mis dans robaistenterU.. A bosseara eat attacbéa une idée: de permaBonoa, à. abatsssaisfil L'idée de quelqua eheee d'aacidentieL On dit.bienila Inistesse natavelkeda l'homaae, at^ea pariant d'un hoamie ^ la bms$$sê de sa aaiesancar ow de son arigiBe ; mais on qipeUe obaiiaeMMaA Uétat auquM il arriva à un beamet de flfttqemift aojantairenentea malgré lai«

« Ce* secaitae pas cennaitaela ftaeruna naturelle de l'homme. » Bouad* « Quoi amugiadMnt. pevr uff homna qui ^ dans son ari^^y est la HkosaMte mêaie^daTOttlairae faiie graaL » In.

c QuBttA noifr amoas aonâdévi la faaadear infini» de DiesLy at^. d'antre pa«t^ notre pco^ baaieaie at. satra néaab. s* Id. « E sembla qae aatia painrnatà saBtait ua mojren pea aAr pear reiafeB la ^eusesêê da notra natunei* •• Boit. « L'éaM tDsmUaata et canfiusa 4e.sa Balnrelle baueue,,,, » In. c Qae l'êma doit êtw pénétrée de satbaafeaas et de aàa aéaatt » la. « Cas dreaasfaaaes décaafreaft tante U tassaiif de ws peDoiiaafa. » lÊêSS*-^^ &a leligion aerriga l'or^ darbomma , en. lui.laiaoAb eentir aa misèie et u haisafafc» »*iB. « âanasoatir da labassssrt de son était lAum (0lla publique) f montrait uae awte dadignité* » J(. 1. « C'est par orgueil que bous semmaa. polie* ^. noua nena» 6eBtona>(latléa d'avoir des taaniena qui paoum^nt i|ue aouar ne sowbk pa» dajaa* k, boaresa», et qoe noua n'avons pis Tiauiavec eette aenta de gens «luaron a abandoonéadana tdua laa à^sa»» Maiii«sQ.-«« Daoaqoalqiaa.élat d'abaûaamaalc <iu'il ait plu à la fivtofie da me placer. » J. J^* Apiès l'abaûiffliarf^ ^ Gartbagiaois , Eoma n'eut presque plus qus de patitaa gaarrea. » MoiiVBao»* Avant L'aèaiaww't da la poiasancadf Btpagne , les catbaliquesêtaicnt beaucoup pbia fonta- ^ae las pioiastaota^ » l»- « L»palitiq;aB de ee BÛnistffe a'avatt poar ohj^ que l'oboiaMmanl deagranda*. » Vbbt« » Appieaeft-naua quel aialbsiir a pa rana réduirn éeet étrange obateanMal* » Mauc. « Leaaboineaniiff que Marie avait soufieots sur la. terre. » Mas- « C'est aaaa raison qu'on raaaifattait au dahois, par la pastusa du eorps, l'aboMsemaitf de Tasprit. » Boaa. « Lss têtes humiliées par un aèotisamanl^ valoQtaira. sarant eialtéea avec J^ C. » b). • Begaiderles grands aveo des sentiments mléneasa- de^ cfaiola>. da raapaa ei d'obate-

Bnaafw# eat abaalu: ; il aa prend tougnua en ■aavaiaa past , comme espiimant uaa di^Mxitioa ouunemanièaad'^ir eaaenl&eHeneat viaieuse , mandement r^éheiisibley ou* bien eodmie désignant un état dans- lequel on na jeait ^socane eoaaidération.iâbaûMaieaa est relatif : il se piand an^banaa an en maina manvaiae paitf. aornne iodâquant un.aata d'bnmiUté ou une humiliation paHagièm ^'aa aottfihreméBîtaiBameatpeuMire, ou» bian ooamia'Bepoéaentant une simpda diminution da canaidéfeatian, da arédit au de fertaoe. Oa eananra 1» baasaasa an kn baeaaasar dai iitteurs; on loue les obaimsaiantr^ da la via tâxgiauaeit at an a^ffioree de. abéâr y à Paiem^ d« /. G. av sevétaeiplea, roMmaaiani e» leaiooffiranaaa» Un banana plaoé an darniar degré de

ptos vU de loua ka esebifeBi^ » Bouu Mmg prii dit mofau, dMgne un pria ilmplMieat moéévé, peu bant, au^eseous de roidinaire. Ce qni est è m/ prix eat pÉir rien; ee qui est à ém prb enàbon narehé. « ZéaoD sliabiRiaÉt toi^oars d'une éteaétrés-légèmei du plus bat prli qu'il la pouvait trouver. » Pitr. « lies ehoMs communes étaient èlvolereis meilleor maNhé à Ispaban que panai noua. Gè èmê pria est k demande rabondaace, » l^acs.

l'ériiolfe aooiale, né daaa la lia. du p^ùfèù, est dans labosssasaj ma bammaou nxta nationdait la-proapérial mi; la. pniaaaaae n été aMnér, a reçu quelque: allainterv même légèaaf est 4ma

« dua da baareiasf poar parvaoiri w Xass. «1 Las mîBistres flattent la.passian dn- mattie, ea adoucissent l'borreur , en iUustrent la baais et la. bossoMf . » b. « Vatiniua, persaana^e mépriaabla par la kMesa» de aon basa etvpar l'iadigoiti da aes mcsnrs* » Raix.. « Ahl. queUebasasveast la vôtre ! Ne mngiasea^veaa patnt de aéritar « pan. vatra'naiaaanca t alioa.

sYNONvms 1 Kâincàm divers.

AjwDt chmssé iet rois , pense être mi luiHnêBw:.

¥oiar.

«ne coQdftscttdance* » Boss. « Adirer 2. C «woHii a5«MMiiiMil pcofoiidd'«^nit6ide «orpB.» Ibw « Cette haute di^té de. mèu de IMeu ne (ûl qf»e rahaifleer davaotsge (Marie) ; mai» ce! aboiestment fait sa gloire. » Ijx « Se^ préparer à. la cwTUrtimioa par VàifetissenmU^ éa ecBar..a Kass- «Dieane bous faii trouTeruAtre salué que daiM kakiniliatiaos et VabaisumenL » fi». « ia leli- 90a ■eus- porta à VabaxMemêni et à rbumiliar tiou. 9 BouRD. « Tiens*tQi daas un. prefoAd MUriuemeRt aupr^a de ceUeaqjuipAEtageBt Bon anoHr. » Vshù, aa premiec eunu^fie: dansi las Uttru i^saneê (Mon tb8Q.V

BàBOSSa&y JMBGiiOfk Gmd et CMeunlnia- Ëmatùt. gmve défiMit ^élàynâkmL

Que la èocMMr soit pire q«a L*«MMemeiil,. cfest œ qae le piésédflttt arâelr fUt ?oir ireo éfideoBe. Bi ^obpMiien^de sMioôli, dieeptea quToiflisifiiwif , reDOhériaM sur Iw, e'eet eei ^lœ démentreat rètymologie eu lee< emnples. Vûbitctim estyéttt d'une choie mbftete, e^eeC<4-^ éiresDu paaseulemest abaméé ounieepUuhaB^ JMieîelée à bas (air jecle), à tBim^ au plus iMs. Mùm pefwinn qm entra dei» !• dette okercke EeMlueeMna et Uodjtcltom dan» la maiMii de Sien (Boee.)- HemareauBait de au oententer da dans Vàlfoimemem^ le héros de l^Odyasée; en n« saurait hii pardonner de-Favoit reprèdans rab/«€ttofi (Lab.).

la (uflMiM ei Ytàfjêcfêon , ^ diffèrent Ftene et itaitiv de YabmiÉmmmU pur le degré, diflèreat IHuie dur Faulra, el mési^de

!• Bmmmm , qualité dTitre bar oU' A» ee qui est %es, eiprime quelque chose- d'hihérent aux per- SQBOMS et non de surrenu en elles. A^fjetliim , au uonlraH», du lèein aéjy'ccice, action' ou résallatde facfien de jeter à bas (oli jaeer^ srgnffie un état ■ccièRitet auquel on s'esl réduH eu on a été réduit. On ae troure uatarallement dans la banette par son peu de naissenoe , de mérite , de fhrtune , de eeuditien; on tombe dans VabjttHon soit vofentaârene&f , par sa' faute eu de ton plehr gré, soîtpopFeffet d'uae^isgrftce éprouvée. Quloonquet éhiM» Mieiney déeouffrr «■ lur beaucoup de gfaiiiem' et beaueoup'de I«s«ss<Pa8&); Diea a fMlu de eertaîBee pevoonaeo iUostces une àbf$e' féRv ▼olontaire et> un» emtièMr abnégaHoB des hoBoean (Boa».); et, cen'^stpaa daaa la preepé- «M Bt dsns l'élAralion , maii dans Yttbjwtion et WaHirtune qu'on a bosoin dkEppiemdR à aôner la. ^wtu (»^Ài..).

T La iniieesi, queiqaoa«B^gtande qso IVrt^ec- Itou, flfexoite pae-aiMant de wépm* Daav hiteasese»- oor est au plus boa degré", on rumpe ; dansypé/iiirsii on eet t^, ou^ est ua objets de dégoût ot ée MhuU La basauar du laBgi|^ eidooaeutimots iidt qu'ils Manquait dr grandeur ot de dignial; YàBfeetêon dir hiàgage ei des-eentiMients d'âne personne les rend honteux, repoussants, ignonrinteux , inlolèfables dans Festhne de9honi»<

1 ^iwsnm-, — iwnvni AfililU OV Oh»

gagemeat de deux partis ennemisi»

JMoéttr et seoibarong !« mâBonBciiii , boflre. Batoitfo, ou «ovta de sa termiiiaisoa oolleatifr^, signiae qu'Hue! nuUitudo do gène aobaUtent^; et par aa partiaiile- iailiaia com.f eaaeiable eu aTe<E, ODflibaAniarquo simpleaient qne 4euxou phisiean poraonoea se baltenà ensomUe ou: L'our contre rautm. Ba seata quula haùiiUe oal génén^, ot le^eoeibBi pavtiouAiBr.Jt* MatUoa lieu ontraHleuK anaéee^ eUe: auppooe. un grand dépkiemeat de troupes^ ot é'oidiaaiBS etie est ptea déoisifo. U ûwt BoinadoooabattBBta et d'appoKil.pour qu'il 7 ait ODoibai: : il afy es avait que qaelques-ttas dans losembaf doefiaiacea, otttauttt 91^1.7 en ait^deux dna lacoaibal.siBgidier.

« Le manquia de Feuquiècee veut qu'os .ne denue à. la boftisUe de Sénef que la noait de coair bot, parso qm Taotioaae se paaMpas eutcodeux anoéea rangées^ el que teoi les eorpe n^agimat point; Ottis- il parait qu'en s'aocosde à. nommer hatuiUê cotte journée- si vèf e et si meartrière. Le choo de trois nlle hommei raugés^ doattaaales petits corps agtraiaat, xm aenit qu'un enataf. C'est toujouf» l'importMee qui décide du nom. s Volt. «Mille petite combals suivirent l&boioéie de Boocantorar. » Id. «Mos combatii euBuiopo, pavaisaent de légèoea escanuoualiss eu oempacaé son de ces bataiUes qui ont ensan^anQàquelqae- ^ fois FAaie. Le sultan Mobaved aubrche^ anrec quafire ceat mille oombattantaeontre Geagia qui en aacpt cent mille. » Id. « Oa a vu dana oe siècle des bolottt«a de poès de ceat millo homaies <fu» n'ona paa eu-de* gnadea suites* Iftis , à CuUoden , une action entre onze mille hommes dfnn côté et aept à huit atlUe es Fautas, décida du sDst dei trois nyauanow 11 b.'j eut paa daaa œ etfmbM neuf ceata heauaes de tués panai lee ro> belles. » iBL « Il a fallu doimer trois grande» liatoclica dans la. Peme,. sans parlée de cefles dea Indes ,. etdeqrvaatilB de osaiteli particuliers.aI.At. « Il ^ tnsait tous ]m joaia (daaa ces petites lies) do l(«iias eaeamouAhes à la. laa dos deux roia, qai étdent bien aîns de proseeiitirpar ces petite eeaiMi os qu'A» devaiest espérer da la MMle générale;. » Rau. eLea aesiégës ftiaaat des sorties continueliea pour ruiner les ouvrages, il se livra>de»ee«i&oat pins sauglauto que dea kk laîilit raagées, 9 Gond. «^Ob ocnpte qu'il a ftllu livrer aux Baurea 3100 eoaibaia pour reoeifoiar FEspagns, éent il» itttaiaat laadus attîtass par une aetrte boIoéUe.» Is.

Daaa aae kaiotUa os paai quelqueicHa distiBgaer |Ausieur»Maiball , comaio ceux delà cuvalevio et de FinlànierieL Â la fia do la iNiiaillo de Malplaquet, la. cavalerie ettnemie, qui n'arait pohit encore donné , fit uae charge , et de battue qu'elle fut d'abord elle derini viotorieuae. « €e ftit le dernier vrai eoaibor «s eefto flitaie journée, w 8. &. Dans un» 5a«aiU# des Gieca oldes Troyeno, Homèro décrit le tambmt des dieox (ROLL.). A la hal&Hle navale de Solbaie, Pasdral hollandais Bayfer attaqua le vaûseav aaiml d'Angleterre, et ce* ftit à Ruyter que demeura la gloire de ce eombof particulier (Volt.). «Toutto cette hataiUe était dirieéoea trois pastiea, qui

DEraiÈMS PARTIE :

faisaient autant da combafi fort éloignés Ton de Fautre. » Roll.

Snsuite , eombtU est on substantif ▼erbal,.car il a aTec le rerbe «omboUre un rapport très-prochain et facile à sentir. Aussi est-il plus propre <iue iHUaille à marquer le fait ou raction, La bataiUê est comme un objet; on la donne, on la litre , on la dispute, on la présente; on l'accepte ou on la refuse ; on la gagne ou on la perd. Elle se considère aussi , comme les objets , par rapport à Tespace ou au lieu : le champ de Salatttê ; placer tel corps au centre de la InUailk, Maie le €omh(U est un éTénemMit; il se considère plutAt par rapport à la durée de raction et à la manière dont on s*y comporte. cComboto soutenus, batailUi gagnées. » Tlècr, « La reine fit donner le signal du combat et gagna la bataiUe. « Boss. « Il va se présenter à Fennemi, et leur offre la hataille. Les ennemis s'avancent contre lui et engagent le eomb(U. » Roll. On commence, on^ finit, on fait cesser , on rétablit ou on reprend le cornbai. « Animer des troupes au eomba$, » Volt. Combat à outrance , long, vif, opiniâtre. Au fort du combat; le combat s'étant échauffé. « Condé savait conserver son sang-froid dans la chaleur du combai, » Bourd. « L'émotion que donne Tardeur du combat, > FLécH. «A Pultava, après deux heures de tombai, les Suédois furent partout enfoncés. » Volt.

C'est aussi par ce dernier caractère que Vaetùm diffère de la bolatUe et ressemble au combat. On engage l'oc^'ofi ou le combat, une acHon ou un combat. Un jour é'a^ion ou de combat. VacHon ou le combat dure plus ou moins.

Mais le motd'acfîo» est général et indéterminé. Il convient proprement quand on ne veut pas ou qu'on no peut pas exprimer si l'affaire estgénénle ou' partielle, si c'est une batatUe ou un combat , ou même une escarmouche , un coup de main , ou toute autre opération de guerre. Féne- Ion écrit à son neveu , qui se trouvait dans un régiment près de Cambrai, de venir passer quelque temps auprès de lui , «s'il n'7 avait pas d'apparence à uneoclûm. » «X. le vidame esta quatre pas de l'armée pour se trouver à une action y si par malheur on s'y engageait. » In. Un jour de combat, c'est le jour où un combat a lieu; un jour à' action est plus général, c'est le jour où l'armée n'est pas inactive, ne reste pas jen repos, quelles que soient d'ailleurs ses opérations, ou bataiUe, ou combat, ou escarmouche, ou sortie , ou attaques de toutes sortes. « Le duc de Vendôme était d'une grande mollesse , mais un jour d'ocftof», il réparait tout par sa présence d'écrit et par ses lumières. » Volt.

D'ailleurs, action exprime l'action d'une manière plus pure, plus indépendante du résultat. « Par cette disposition , le dessein d'fipaminondas était de ne point hasarder le succès du combat par ce qu'il avait de plus faible , et de commencer l'odûm par son aile gauche , où était l'élite de ses troupes. 9 RoLL. « Vaetion fut des plus vives , et dura au moins dix heures. Hais enfin la fureur et le désespoir des Juifs, qui voyaient que leur salut dépendait de leur succès de ce combat , l'em*

portèrent sur la valeur et sur l'eipèrience des. Romains, b In.

Il semble enfin que Vaetion doit se considérer avant ou au commencement , et le combat peadaot. « Arsinoé ne se contenta pas d'exhorter la soldats avant Vaetion; elle ne quitta point soa mari pendant le fort même du combat. > Roll. c Le consul ayant passé le Sens , Vaetion s'engagea. Le combat fut opiniâtre. » Comd.

BAtIR, CœfSTRDIRB, — ÈDIPIER. Ces mots expriment une action de Findustrie humaine, consistant à former par FassemMage de certains matériaux une maison, un pont, une digue on autre ouvrage semblable.

Si bâtir vient du grec ou du latin , ce qui est fort douteux , il ne conserve certainement rien de la noblesse de son origine; an lieu que 00»ttnUrê , latin conttruere , est un mot qui annonce quelque chose de grand ou de distingué. On bâtit une maison , un vaisseau , un temple ; on «ositruit une ville, une flotte, un beau temple. «Les abeilles, dans un lieu donné, tel qu'une ruche ou le creux d'un vieux arbre, bàticcent chacune leur cellule; mais les mouches de Cayenne eon- Hruisent même la ruche. » Buff. « Une galère carthaginoise échoua sur les côtes de F^talie; les Romains se servirent de ce modèle pour en Mltr: en trois mcHs de temps leur flotte fut coiwfmile, équipée. » KoirnsQ. « Un jour , comme Spiménide bdliciatt un temple qu'il avait résolu de consacrer aux nymphes , on entendit une voix du ciel qui lui cria : Dédie ce temple à' Jupiter même.... Avant que de quitter Athènes, il fit cmttruirê un beau temple en Fhonneur des Furies.» Fin. « Les Ptolémées attirèrent ce trafic dans leur royaume en bâtistant Bérénice et d'autres ports sur la côte occidentale de la mer Rouge.... Le commerce de FOrient fat la principale source des trésors incroyables que Salomon amassa, et qui servirent à consfrutf e le magnifique temple de Jérusalem. 9 Roll. c Servius abandonna ce terrain, pour y bâtir, k ceux qui n'avaient pas de maison , et il s'y fit lui-même consirutre un palais dans le plus bel endroit de FEsquilin.» In. Le maçon bâtit , l'architecte construit,

D'aiUeurs, bdltr a particulièrement rapport i l'élévation, et conttmirc à la flnicCure,i l'arrangement. On bâtit en entassant des matériaux; on cotulfiMl en disposant des matériaux avec art, soit en hauteur, soit dans un autre sens. On bâtit un amphithéâtre; on conslrtttf une roule. Le castor bâtit sa cabane; Foiseau cofuimtl soa nid. « Les vainqueurs (les Romains) bdUrent pour les vaincus ces vastes thermes, ces amphithéâtres, et eonifnsmrefil ces grands chemins qu'aucune nation n'a osé depuis tenter Dèoe d'imiter.» Volt, c Le castor se peint la cabane qu'il veut bdNr, l'oiseau le nid qu'il veut cosstruire,» Cono. « Le castor bdltl sa maison et les oiseaux d'aujourd'hui comtruiicnt leurs nids, comme aux premiers jours de la création.» Lab. c Les Romains songèrent#pour la première fois à bâtir une flotte ; mais ûs n'avaient point d'oùvriers qui sussent construire des bâtiments...* Leurs s^lères, construites grossièrement et àU hâte , n'étaient pas fort agiles ni faciles à manier.»

SYNONYMES A AADICAIIX BIYERS.

RoLi. «Jotèphe noQs parle d'un fameux édifiée que Duiel arait hâH à Suze en forme de château, et liai était si admirablement eMitfrvtf, qu'il «mbiait ne Temr que d'être tcheté , tant il coDserrait eon premier éclat. » In. —On hàtit sur, et avec plus ou moins de solidité; on construit arec plus ou moins de talent, c Quel tfchitecte I enseigné aux oiseanx à choisir un lien ferme, et i hAtir sur on fondement solide? Quelle sagesse 1 marqué A chaque espèce une manière particulière de eoMffrutre les nids , où les mêmes précautioDs fassent obserrées , mais en mille feçons différentest » Roll. On Mfti un système sur de bons ou de mauvais principes ; on se montre plus ou moins habile à oontfrut're une phrase ou un poème. •

téifer, latin màifiean , «te» fattr9^ fiûre un :empk oa nn palais , est peu usité au propre ; il ne se dit qu'en parlant d'ouTrages considérables , tels que temples, palais, monuments, sans être tocuneiaent relatif à la fiaçon. « C'était la fée Fébosile qui avait édifii oe palais. » Laa. — On remploie particulièrement bien au figuré et d'une manière absolue par opposition à détruire, c Je fai établi, disait Dieu à son prophète, pour arracher et pour détruire , pour planter et pour é^^m. > Bouan. « Les ouvrages du grand Ar- Auld sont comme autant de plaidoyers où il a toujours eu en vue d'éublir ou de réfuter , d' jdt/ler on de détruire. * D'Aa, — C'est aussi un terme spécial dHiistoire naturelle, c Ramper ou fuir ^ ne rien édifier, ne rien produire, ne rien transmettre, tel est le sort des animaux solitaires. * Bon. « Si les éléphants iï*édilUrU rien, ce n'est peut-ltre que Haute d'espace et de tranquillité.... Partout où les hommes se sont habitués , le castor perd son industrie et cesse d'édifier. > Jo.

RATTIB, FBAPFER. Porter la main sur quelqu'un, le maltraiter.

iat&$, latin balf uere, qui se trouve dans Plante, flgnifie rosser , charger ou accabler de coups. <Ib lui tombèrent sur le corps, et, quand ils furent las de le btUirê, ils lui dirent qu'il éuit mon receleur. » Les. Frapper, du latin alapaire, aouffieter, ou du grec ^anciCtiv, dont le sens est le même, veut dire donner un soufflet, un coup de la main sur la joue : c Jésus-Christ reçoit un ionfllet.... Il n'a qu'à prononcer une parole, et le feu du ciel descendra pour foudroyer cet audacieux qui l'a frappé, » Bodri).

linsi hatêre , c'est frapper à plusieurs reprises : dans VAmphitrym de Molière, Sosie dit à son maître:

Je Tiens, monsieur, subir à deux genoux LeJQstB châtiment d*nne audeee maodile.

Frappez^ haiUz^ charges, accahlermol de coups.

Pou frapper , au contraire , un seul coup suffit. Au ftgué, les vagues hatterU le rivage (Volt.); c'est une action continuelle , sans cesse répétée , comme est celle de hafire les murailles d'une ville avec le bélier (Boss.); mais que la foudre fnppe un édifice , une balle un soldat , il n'y a là nulle succession d'actes , c'est un accident qui i^opère tout d'un coup. On se sert de haiire dans tontes les occasions où pour faire une chose on ttt obligé de frapper plusieurs fois : haître le ier ,

le tambour, du blé, du plâtre, des ouCi, les murailles d'une ville assiégée , l'armée ennemie ^ etc. ; on a les oreilles bathieê d'tme chose, à force d'en entendre parler. On dit d'un homme qui a l'habitude de frapper sa femme, qu'il la bot: « Cette femme l'épouse , oe garçon est brutal , il est fou ; il la èollra comme plâtre. » Sâv.

L'idée accessoire de boMre est celle de quantité , du redoublement ou de la répétition de l'action. L'idée distincte de /Vopper est celle d'agression , du commencement de l'action , celle d'entreprise ou d'attentat. Le plus fort bot le plus . faible ; le plus violent fnxppe le premier. On eet bien baffu ou las de^ battre; on ose ou on n'ose pas frapper, on est poursuivi pour avoir frappé quelqu'un. Un lutteur ou un chien en bot un antre qui n'est pas de même force , qui a le dessous ; Surybiade lève le bâton sur Thémistocle et menace de le fraipper , s'il ne se range â son avis. Il ne Ihut ni battre â outrance ni fraipper sans raison.

Avec battre on ne détermine Jamais l'endroit du corps où sont appliqués les coups : c'est en donner de toutes aortes et n'importe où. Mais avec frapper on désigne très- bien la place précise qui reçoit l'impression : frapper k la jambe i â la tête , etc. Si vous voulez baUre les ennemis , dit César â ses troupes la veille de Pharsale ) frappejr-les au visage.

Entre battre et frapper se trouve la diflérance de la multiplicité â Tunité , quand ils sontprono* minaux. 5e battre se dit de deux personnes on d'un plus grand nombre, qui échangent des coups; c C'est ici le même verger où vous vous baliies avec ma cousine à coups de pêches. » J. J. Mais se frapper s'entend , pour l'ordinaire , d'une seule personne qui Ihit sur elle-même l'action exprimée par frapper : « Si l'enfant se frappe , il ne se cas* sera pas le bras. » J. J. — En un mot, se battre est un verbe réciproque-, et ,«e frapper, un verbe réfléchi.

BÉATIFICATION, CANONUATIOlf , actes émanés de l'autorité pontificale, par lesqvtels le pape déclare que l'âme d'une personne défunte jouit du bonheur étemel, et détermine Fespèceda culte qui peut lui êtra rendu.

La b^alt/lcolûm est une sorte de préliminaira â la eanoniioltbn , un privilège accordé ordinaire* ment â un ordre religieux , qui se trouve ainsi autorisé A rendre au personnage dont il s'agit des honneun provisoires en quelque sorte et limités. Elle n'a été introduite que pour satisfaire l'empressement de ceux qui n'auraient pas voulu attendre la fin des longues procédures que nécessite la cafionisafion.

La eofumiaalûHi a une valeur définitive , absolue : le pape y parle, non en personne privée, mais en juge , ex cathedra, après un examen juridique approfondi. Ce n'est plus seulement une permission donnée â quelques particulière par dérogation aux lois communes de l'Eglise; c'est une décision générale qui s'adresse â tous les fidèles et signale â leur vénération la mémoire d'un pieux penonnage, dont le nom se trouve dorénavant inséré dans le catalogue invariable des sainte de l'Eglise , dans le Mtvév.

•EQXIÊVS FARTIK :

9n% fdâiifitttûm ott imiàit ^nicultcr et dHntèrieureB ^^rnalque sorte.; «ae^miomKAtoft esl ua àvénattent «qui inlfértHe tmu \m cftlèoliqiies et qu'on célèbre avAC ËolmiûÊé, « Gettfl céiéai(mie est ane cafiMifoltoii é*\a Boi^, jéiuito : tente la muiqne^e i'Opéca f dût fl«fe; il y a des 1k* mières jusque dans te nie Baîat*Antoine ; on s'y tuBu-v Sév. Saînt-Sincn neenle que retenaat de son uiftassade en Espagne , il dtea etea àm reK* gienses d« bourg 4'Agreda, où ayail vécu et était BMrte la CMQseuse Harie d'A^da^ dijà tdaii^rfe» et qne la geni quiétiste fit enfin oanemer depnia. à "loato peine , à l'appui -de la -oenflitatiAn Cm^

iln déorel d'Alexandi» ¥11^ de l'année WA^ défend eipi«saésieat d'étendie aui béaUfA ko honneurs rendus am senantsdi. 11 faut un indvlt dn pape penr ériger ées antelsÂii leur nom , ponr eaposer leum images ou iews mlAques dans une é^ise; mais jaiuais il ne f\Ét pcoais de ies.porter en procession.

CoBBie hëai^lier n'a pas la signevr de eanootfsr, il se dift bien dans île langage coMmnn ponr sigmfier lotion d'un particulier qni attcilnia à quelqu'un une f^ce dane le aégour des bienheureux, s àii temps des dragouasiles^ le monarque ne doutait fas de la sinoértté de cette foule de convenions qu'on hii annomgaât à» toutes parts; les convertisseurs avaient grand soin de l'.en per> suader , et de le Mati^^r par «vsnoe. s S. S. « On voit comme le moine Jacques Clément Ait béoHfié^ comme on mit son portrait sur l'autel , comoM on l'invoqua. ^ Volt. C0inmi4Ê0' Remploie aussi quelqueftris en oe sens; mais c'est ponr Penekérir lUT béatifier. « Sainte Geneviève n'était paeeneore en possession de cette gloire inunorteUe dont elte jouit, que la voix puUiqne la mit an rang des saints, la héali^ et la «uiontca. » Bocmn. c Jésus-Christ a héaHIU et eonenéi^ la pauvreté. • Id.

BEAU, JOLI. Ces deux mots se disent de clmses dont la vue nous phlc par eUe-^taie, indépendamment de toute idée d'utilité.

Hais Je b^ou est dans les choses une perltctiott , etle/eK un simple agrémeot : on admire fun, on goûte l'autre. Différenee extrêmement importante, puisqu'elle nerîent A oelle de rndmtraUe à Vagréàhlw,

Le bea«, comme l'adintraM^, ^^^?^y étonne, transperte; le joli, €00010 Ycçféàbh, séduit et amuse. Un beau génie, un4»ea« poème, une belle tragédie ; un joli peysege , une jeiée okanson , tm jeH madrigal. La vue des mers, qui nous Ikit conoevoÎT l'infini , et l'aspeet de la voûte immense des cieux , excitent en nous le eentimenrt du beau; mais une prairie émaillée de flevrs n'^est que folie. L'idée du bso» comprend celles de grandeur, de régularité et de noblesse; l'idée du joli représente plutôt quelque chose de *petit, de peu velevé , mais de fin , de délicat , de oharmant. Vn beau château, une jolie maison de campagne; une belle femme , une jo<ie petite fiUe. Le même objet que nous avons appelé beoi» nous parattrait joitsimpleaMnt, s'il éteit eséculé en petit. « Le nom de belle pensée , si en prend le mot de beau dans sa propra signiflcalion^ emporte gnndenr,

s^en Ariatete, quiadéddé ^ae les petila bommes n!étaieal point hsaua» quelque bien flaias qu'ils fussent., et qu'ils étaient seuiementjeJtf .» Boos.

Kn littécature et da4as les beaux^rts, il fut de i'Ame et une haute raison pour traduire et pnar s^réoier le beau; il anffit d'»voûr de raq)nt peur iinduire et ponr sentir Je jelù Ce qoisit beau tet ^dn de vériié, de ems, d'ékhnsisa, toneba an eublfane; ee .qui est ibU n'^ert qa'élégant, brillant on ingénieux. « Veitairt n'est pas beau^ il n'eet que jolt. » HonrasQ. « ieai'iasals en Uâa oontce la lettre où vous aseuErea qne j'ai dit qne les îmagimiree (lettres de bKc^el) étiiest /ottsi; }e nTai jamais dit oe mot^ c'est une sapfssiâion. rai dit heUee et tiès-bslieff z la jnsaeasB ée leur raisonnament emporte cette louange. « fiév.

Une bette lemme ae dislingue par le isint, h taille, la pioportion et la régularité des ttails. Uae|oUs tamme peut n'anreir aucun de ces amatages et ne laisser pas néanmoins de plaire béascoup. « le trouvai ik Mme de Velbac , plutét/ofe qne bette, ayant dans la figure cette pêpanle irrégularité, gui semble être un capriœ ée la astare et <fui aompoee «e qu'on afipnUe naiinige delbntaisie, mais bien plus sédoisante sncoRpai son «sprii et par son oaractèce. » Xaum. k Les femmes de Berse sont plus bettes qne eellei ée Franoe ; aaais celles de Fmnce aont pins jelià. Il est 'difficile de ne point aimer les premières, et de ne se point plaire avec les secondes : Us aos sont plus tendres et plus modestes , les auteessest plus faisait plus eoiouées. » Mohxbsq.

Le beau noua cause «n plaisir d'estime , n ee peut parler ainsi, plaisir plus grave que vif; kms avons de oe -qui est beau une haute idée, bs0 ne poovnns lui reftiaer nos hommages et nos applaudissements. Mais levait nous eanse un plaisir d'attrait^ plaisir auquel on est plus sensible ou qui fait plus d'impression sur le coaur. Quelquefois une bette personne impose , Ait l'effet d'isne belle statue, d'un chef-d'œuvre de l'art, on se sent comme foroé de s'incliner devant, elle enlève les éloges ; mais une joHe personne, sans être aussi bien, a }e ne sais quel charme qui toaoiie davantage notre sensibilité , nous gagne et ao« inspire une véritable passion. « Deux jeunes fiUs furent présentées à Pbilocharès, roi de Lfiie, qui vonlait prendre lamme , Hégano et Mjnrtis. Mégano était fort grande, de heUe taille, \» traits du visage très-beoua et «i bien proportioo^ nés qu'on n'y trouvait qne reprendre; l'esprit fort doux. Avec cela , ses qualités ne tonchaseet point , faute de venus > qui donn&t le sel à on choses^ Myrtis , au contraire , excellait en ce pointr là, n'ayant pas une beauté si parkite, mais n'ayant si petit endroit sur elle qui n'eût savénui. JiO roi choisit Myrtis , et voulut qu'on la aoBUsIt Aphrodisée À cause de ce charme. Mégaaoes mournt de déplaisir, et on mit sur son tombeen: Si les rois ne m'ont aimée, œ n'est pas que je» fusse assez belle pour mériter que les dieux la'ttmassent, mais je n'étais pas, dit-on, assai je- He. nltàw.

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