‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 257 sur 444 · CHANGEE. ÉCHANGER, TROQUER, PERKDTER · texte numérisé non relu

CHANGEE. ÉCHANGER, TROQUER, PERKDTER

Donner ou laisser une chose pour une autre , sans • qu'aucune des deux soit de l'argent.

Changer est d'abord bien distinct des trois autres verbes. Jl est le seul qui signifie quelquefois une action involontaire : au sortir d'un bal, il peut arriver qu'on change son chapeau sans s'en apercevoir; à la place de mon parapluie qu'on m'a pris, j'en trouve un autre qui vaut mieux, je ne perds pas au change. Il est le seul qui soit absolu : il ne marque pas nécessairement réciprocité d'action entre deux personnes dont chacune donne et reçoit : je tronve mon vêtement trop chaud pour la saison, je le change. Enfin changer est de ces quatre mots le plus général et le seul qui soit de tous les stjks.

Échanger appartient au style noble, et il se dit particotièrement à l'égard du haut commerce, du eommeree portant sur des objets considérables, oa du œmmerce envisagé théoriquement, au pçint de fne de l'économie politique. On échange une propriété contre une autre ; les métaux précieux servent de gages d'échange (Volt.) ; question do fibre échange. Du reste, l'application de ce mot s'étend au delà des choses commerciales, mais c'est presque toujours en parlant de choses eoDsidérables qu'on s'en sert : échanger des prisonniers, des notes diplomatiques, des provinces, les ratifications d'un traité, etc. Voy. Changer, échanger, p. 128.

IVDftMr , au contraire, n'est d'usage qu'en parlant de Véeha0ige des denrées ou des valeurs, et encore de celles qui sont petites ou de médiocre importance, de celles dont on trafique.. Troquer est un terme vulgaire, et souvent familier. « La iemiiie dn patron de la barque de Stockolm était aUée à «ne foire pour troquer du sel et de la Cakniie contre des. peaux de rheimes et de petitsgria; car tout le. commerce de ce pays se tait ordinairement en iroe. > Rbgn. « Les Samoyèdes fanaient apporter au marché des martres et des

SII. FRANC

renards noirs , qu'ils troquaient pour des clous et des morceaux de verre. » Volt. « Au siège de Paris par Henri IV, plusieurs officiers des assiégeants troquaient un aloyau pour une fille. » In. c Cet enfant troque avec joie un cornet de bonbons contre un livre. » L^h. «J'aurais volontiers, dit Sancho, troqué cette massue contre un mor^ ceau de fromage.» Les. «Faisons un troc, Frontin; cède- moi cette fille-là, et je t'abandonne ma vieille comtesse. » In.

Quant à permuter , latin p^rmutare , sa signification est encore plus restreinte et plus spéciales autrefois on le disait uniquement des bénéfices ecclésiastiques ; c'est à présent un terme d'administration dont on se sert dans le seul cas où il est question d'un échange d'emplui.

CHARGE , — FARDEAU , FAIX. Ce qu'on porte.

La différence est assez grande entre charge d'une part, fardeau et faix de l'autre.

Charge est abstrait; fardeau et faix sont concrets. La charge d'un homme ou d'un animal est ce qu'il porte d'ordinaire ou ce qu'il est capable de porter ou ce qu'il doit porter ; le fardeau ou le faix d'un homme' ou d'un animal est ce qu'il porte effectivement et actuellement. « La charge ordinaire des lamas est de ISO livres. » Buff. « C'est une chose étonnante de voir quelle était la charge des soldats romains dans la marche. » RoLL. « Porter à quelqu'un des lettres la charge d'un Ane. « Les. « Y a-t-il quelque crime dont Jésus ne soit point chargé? Tout y est, la charge est complète. Que chacun vienne reconnaître la part qu'il a dans ce fardeau, 9 Boss. Change signifie une qualité Idéale ; fardeau et faix représentent des objets matériels; aussi dit-on trèsbien la charge d'un fardeau , comme la charge d'un poids (Buff.), d'un joug (Mal.). Boileau dit à Louis XIV :

Mais je sais peu louer, et ma muse tremblante

Fuit d'un si gnaû fardeau la charge trop pesante.

Au figuré , charge exprime quelque chose à faire, une obligation, un office , une dépense , et non comme une masse qui pèse sur quelqu'un.

D'ailleurs , la cha/rge ne se rapporte pas , comme le fardeau et le faix , à l'état pénible de celui qui est dessous. C'est pourquoi on donne bien une charge à des choses inanimées , à un mur , à un vaisseau, c Les planètes composent une roue d'un vaste diamètre d<mt l'essieu (le soleil) porte toute la charge. » Buff. « On peut supposer que la tharge ordinaire de ces vaisseaux était de .'*00 hommes. 9 Roll. Le fardeau et le f<Ux sont des charges qui font impression sur celui qui les porte, des charges pesantes sous lesquelles on plie. — Charge exprime aussi bien quelque chose de léger que quelque chose de lourd. «Le cheval s'est blessé, il ne saurait porter la moindre charge, » Les. « Cet état brillant est un engagement au traveil , est une charge , est un fardeau , et un fardeau très-pesant. » Boaan. Du reste^ la charge peut se considérer sous d'autres rapporte que celui de la pesanteur : une belle chargé (Volt. , Las.).

Deux mulets cheminaient, l'un d'avoine chargé , L'autre portant l'argent de la gabelle.

Cehii-ci , glorieux d'one charge si belle ,

BEtnaÈlie V/iMPSÈ :

. ralla»-a trtrerser un torrent, je wus portons , étTwai» Pwa»*- *^«* mes braa tu» M douM «Â^e. » J. J.

Fardwu et /toér diflèrent âusrf.

Fardeau présente IMdéed'un objet unîqae : -Xe précieux fardeau qu'eUe portait dans son sem.» AOD. « C'est un pesant fordeou qu'une couronne. » In. < Regarder la loi comme un fofdeau insupportable. » Boss.

pour mes tristes enfanu quel éXtreoj. hériUge! Le crime d^one mère est un pesant /âr^Mu.

(pkèàfe,) !Ub.

Vmidnis-je de la terre , inutfle fardeau , jktMidre ches mon père une obscim'vieilleise?

(AchlHe.) ID.

Cestun potds bien pesant qa*mi nom trop tôt ftinif» I YeMs ne soutint pas w/ardea» davgerâvK.

Faix, du latin form, foîMseau, fagot, «mas de choses jointes ensemble, signifia le résultat d'une aœumttkation , ime sraltiplieilé de cfaoses réunies. Nous appelons faix ce qui s'amaasa, se «ompiique , s'accrott progressirament : le faix des années (Bon., Lap.), des procès (Bon..), des dettes (3. S.) , des affaires multipliées (Goim.). Suocomber 80US le faû des affaires e«des impôta(a«Ai>.). c Les érudits plient seu le faix (des mots et des paroles), leur mémoire en ett aocablée pendant que leur esprit demeuré vide. » Labb.

lion corps n'est point courbé sous leyUjt des années.

L'amour, dans les béros , tatefMAnp^, imiblé , Sous le /a» des iuuieni est bteaiM aeoablé. Bac. Un panne bfleheron , tout contert de ramée. Sous le faix du fagot auisi bien que des ans Gémissent et courbé , marcbait é paa pesants , Et tacbak de gagner sa chanmine entamée. Lav.

Outre cela, le faix est plutôt une surcbarge, une cbose dont on a mis et dont on a mis encore {ttsqu'à faire fléchir» jusqu'à éomMr. Si le fardeau est pesant , le faix est accablant ; s'il aniva quelqaelquefois de plier sous le fardsau , on succombe sous le faix, « Notre piqueur finit par me suralmrger à tel poini et de travail et de coups , que j'étais menacé de succomber bientôt sous le f«tf. » J. J. « Lorsqu'on excède les lamaa de travail et qu'ils succombent une fois sous le faix, il n'7 a nul mpyen de les faire relever.» Bovv. «Le lama, qui, comme le cbameau, passe sa vie •ous le fardMm , a aussi des calioaités..*. Les callosités des babouins et des guenons ne proviennent pas de la contrainte des ontraves ni du fam accablant d'un poids étranger* » In.

GHABHBR, mCEàMBOi, BATIE. Ganier Immcoup de plaisir.

eivarmer et encManésr, qnolquUls «e Tswcrn* ftiinnt «xtrêmemaiit, dMcenl en ce quece qui ufcinin est touobant, et ce qui encAonie sidmftn^ Ue. In effet, on dit efcafiiier»ietnonptts>eiisiUMi^ $9r, la doulmi, la peina, l'ennui de quelqu'un; •t , d'un autre o6tè , ce qui anive cooune par «n^ wkw^UmmU^ étonne <m rarprand par lapnmqitl^ tude ou la facilité de rexécution.

MoB trouvons dtiicienjt «o qui nona charme. « Toutea lea oiéa^na «ounettent l'hoaune par leur force ou le cfcamiefi» par lenra doneaura. »

Paw. « L^ftaa fsvctiée ée Dieu éfnrouva un tnmble qui trttfvrse le repos qu'elle trouvait dans lea choses qui ftiiaateat ses délices. Bile ne peut plus goûter ^eo tranquillité les objets qui la eMomisriéiit.-» ID. « Dieu change le coeur de rboBOBe par une douceur céleste qu'il y ré* pand.... Trouvant sa plus grande joie dana le Dieu qui le cMrme, U s'y porte infaUUblement de lui-même. « In. « Une fille surtout le éhm ma par sa voix mélodieuse et par les grAces qui raccompagnaient. » Volt, • Le mtfqueur (oiaemi) ehamê , comme le rossignol , par les aecoats flaiteun de son ramage. » Buvf.

NoussomBRs énierveillés de oe qui nous m^éhmUe. Les bomBas de génie nous ene^anfenl par leurt chefs-d'oBUvre. « Bn récitant aux Grecs las neuf livres de son histoire , Hérodote les êMhaata par la nouveauté de cette antreprise, par le charme de sa diction , et mrtout par les fabtea. » Volt. «Quand nous lûmes lea ouvragée des Toscans , nous fttmes aussi enchantés que noas l'étions quand nous lisions les beaux morceaux de Hilton, d'Addiaon, de Dryden et de Pope. » Ida Le monde moral est celui qui nous éblouit «t nous enchante. » Boea. « Il fut surpris, ou plutôt cnàhcmfé de ma vue. » L«s. « Je découvre keancoup de talent au travers des défauts de nos comédiennes. Je vous dirai môme que je suis eischortW de l'actrice qui a «ait la luivanto dana las

intermèdes. :» In.

Charmer exprime une impression de dmic^r , qui afléde la sansibiUté. Enchanier marqua vùe impreasionde eurprise , qui dépend d'une appréciation de la raison. Le plaisir causé par ce qui charmé est un agrément; le plaisir cawaé par œ qui enêhêntê est plus sérieux et réfléchi. «Ma que parafant ces conversations de Béliaaift JustlniMi , tout Coostaatinopla an Ait cA ~ La quintième «enversMiOn surtout êHchm esprits raiiomïablM. » Volt. « J'étais dharmé «e la figure d'Alcime, enchanté de son langai^, iéoèàtre daaas vertus. » Uauv.

BBtre cfcomier et mtehamar^ d'une part, ot foeir de l^aotra , ladiflérenae est celle de l'iasao- Mlité.«tt mouvataent. Ca qui choraie ou enekmêe rend ébahi, interdit, «tupéihit, conformément au sans propre de cas mots qui veulent dira assoupir, empèdwr l'acition d'une personne ou l'effet naturel d'une choee. Ce qui ravit, au contruira, mit agir, emporte, enlève, fait vwir i «M. « La gonra sublime rofcU ai transporta. • BoLL. ^ ftaviê àfi la perfection infinie de Dian, l'ftme se laisse «titrataar par une telle beautés » Boaa. Ëpicuiv distingue deux aartas de plaisira^ les uns qui consistent dans le repos , «t Ws aotnaa qu'il appelle tgCtés : aux premiers se rapportent «hunnar at fwcMonar , aux «utna wwîr. La Itatétatura «t les 1>at«x*arts à l'anvi ifcmiwc^tiit et «MjflMeffaéMiflasAIhé&toas; lea chanta 4a Tyiiée VtttfûsuMIlaa^ptttiaiaa. On speottcha ou efsshanif , A sabome à firappari un c ta^kf «1 axcHalasBiOBfainaBiatla rfcM n nroveqnar è reeUon. « Il ttvtit ontowé d*»^ toujours clwmA de la voir , at taujeurs fiwjlMle

reotandro. a KoiiTflKh ^ sfcema etonsasfcinii lea seoa, oapalto aaislamiBt do mommtimi

STNONtHISS A «RANGAUX DIVERS.

mus on ravit rame on le tœur , on les liit Im»- (fir, tressailliT, ou en les entraîne.

le Toaft adore, et veus m'idraes , ■on ccBor en est ravi, mes sens en sont tàarmh.

Vol* Ce qui vfcome ou mehmvte -est m&gique, meN veffleuz, fait impression; oe qui ravH est fort.

CHBTAL, COimStBR, H0S9X. Animal -qu'on emploie à porter et à tirer comme l'Ane , mais lui est plus grand, qui a les oreilles plus petites, 4i qd hennit an lieu de braire.

Chewtl Tient du latin eaballus, Wdvzl de bagage ou de fatigue. C'est le nom commun de l'espèce, la mot de ITiistoite naturelle, celui dont on se sert continuellement , et qui ne réveille aucune idée accessoire particulière.

Ctmrfter , qui feit des courses , dont Tofflce est de rourif , représente le même animal, non plus comme utile et comme prenant part â nos travaux pénibles , mais dans sa fonction la plus noble , comme emporté et brillant dans la carrière, comme partageant arec nous la gloire des Joutes et des combats. Aussi coursier signifie-t-il un cberal grand, beau, superbe, et se trouve-t-il ordinairement accompagné d'épithètes qui ne peuvent convenir qu'au roi des animaux domestimies.

Sa main Mt les ^e^u^ laissait Holter lés renés : M sapeii>es amrdérs qu*en voyait éntreTofis^ Plflliit d*UM ttdenr d nMt obéir i sa tOIx» L'eau moïse maintenant..;.

(Phèdre, récit de Théraméne.) Rao.

Taniftt Caire Toler un char sur, le rivage y TantAt, saTsot dans Tart par Neptune inredlé» Hèildfe docile au frein un courtier indompté. 1». • I/)uîa XII fit son entrée dans GênBs , monté siir un eottfftn* tout noir, armé de toutes pièces. » Boas. Dans cette pompe des Perses • venait d*abord nn char consacré à Jupiter, traîné par des éhivaux blancs, et suivi d'un coti«fer d'une grandëtir extraordinaire qu'ils appelaient le cheval du soleil, » RoLL. a Semblable à un coursier fougueux qui bondit dans les vastes prairies. » Ffa. « Alors l'imagination s'échauffe , l'enlhouiîasme agit; c'est im courn^ qui s'emporte dans sa carrière. > Volt. « Déjà George, le Mars de rAngleterre , était descendu du haut de l*empyréé, mbnté sur le coursier Imtoortel devant qui lesplus fiers ehetaui du Limousin fuient.... » In. Jloàie a été pris de l'allemafid Ross, cjûi, dans cette langue , a la signiâcatiOn de notre ihot edurtiér, inais que nous avons dégradé par une sorte de dérision. C'est ainsi que de Land, Buth, Berr, Mappiery nobles en allemand , d'où nous les avons tirés, nous avons fait des mots qui exprinlent quelque chose de peu de prix ou quel(|ue chose M risible : lofidef, bouquii», hétê, rapOrê, Le feit est que rosse , dans la langue fMnçaise , désigne nn mauvais cheval. * Toudriet-vous qu'on tuât tous les chevaux d'une ville, parce qu'il y a quelques ro<Mr qui ruent et qui servent mal? » ▼<0LT. c II y a des peuples à qui l'on a crevé les tan yeux comme aux vieilles rou9i & qui l'on flUt tourner Is meule, a li>. c 8n Fimce les èhe- «ms de polte ne sentent la gaule que sur les épaules du pofetillon.... Rn payant grassement lès goidw, Je cnu suppléer & la miao et au pit>poss

"ee M encore pis. lis me- pnrest pour un pieAplat. Dès lors je nfei» plus que des restes^ et je devins le jouet des postillons. » J. i. < ^a voit bien q«e vous «ves été engendré de deux vieilles rones : veus tvex des saiièess aar ies faux 4 f fourrer le poteg. > Kteif.

I^ftis sa cinquième eatiro^ Boileaa a trèAeo^ reuesnent oppoeè «ousvier «troere comme indiquant, l'm ce^'ily à de)»lus relevé, fantfaee qu'il 7 « de plus vil «a fait do tktomm : Entfo tant d'siftnenx qui Mit «sax quHm eitimeT ^n lut cas dtn ^etmreier qni^ fier «t plein de eenf» Fait paraître en eonrant sa beolUante vigeeury Qui jamais ne se lasse , et qui dans la carrière S'est eoovert mille fois d'ane noble poussière. . Mais la postérité d'AITane et de Bayard, Quand ce n'est qu*tine 7t>r», est vendue aulisMtdy Sans respect des aïenk dealeUe «et desceuiue, Et va poiter la malle ou dreria olurrae. C&iufsier se dit particttlièrémnnt bien daaé la poésie noble , tandis que roae a sa pince lé^^time dans le plaisant ou le comiqoe. ^

CHOISIR , OPTER , ÉLfRR , PRÉFÉRER , AIMÎÎR VIEUX , ADOPTER , TÉIER. Se déterminer ^ faveur d'une chose plutôt qu*en faveur de totÂe autre.

G'^t l'idée pdroittent et simplement éxprinlde par choigir; chacun des autres mota la préàënle modifiée d'une oertaine façon.

Opféf signifie choisir, étant contraint de eo décider, étant ^ilacé dans ^ne ahemâtite où il faut nécessairement stdvre tel parti ou tel kuti^. Aussi ce verbe se trouve presque tbujours avflc falloir. Dans le cho^ la liberté est isntièrO; dans YopHàn^ elle est limitée, on vous offre à éh^^ ceci ou cela) ptdnonoéx-vous , il n'y a i^de fhiliéd. tJnè jéune flRe é^t todt à fait maîtresse d'elle-même quslhd on lu laissé tHoisir un épotit; c'est toute aut^e chose quand elle n'a qtxe Yefp^ ftbft , éUe est «ïbligge de iè donner d Pun des deux ou troià prétendants qu'on lui désigne. Un candidat à la députktion c^oût'l le départetneiit du les dépàrtefnënts dbnt il bri^e les suffrages; ail est élu dans plusièuts, Il faut qu'il hpte, « Loth sur le point de se séparer d'Abfahain et maître de choisir de la droite ou de la gauche, levât lès yeui avant (juè A'bptèr, vit à l'elntour uliè contrée fertile et laissa à Abraham feéllès qui Ini parurent moins délicieuses. > Mass. Voilà le Vrai sens d'opter, choisir entre li droite ou la gaiichë, entre le oui ou 16 non , entre telle chose ou telle autre, entre partir ou rester, etc. Quand on a & choisir, on hésite qiièl^éfdS; quand on a à ope^r, quelquefois On balance. « Faut-il opter (entré les grands ëi le peu^ile]? je ne balance pas , je veux être peuple. » LABâ. < Qu'on est à plaindre , quand on se trouve en 6ertainès situations où il faut opter entre àa fortune et sa conscience! Il est rare alors qu'on ne s'aAaiblfsse pas. « tfAsé. « Les Achéens se trouvaient dans ûde liitùation où ils ne pouvaient éviter vêl fnèonvénient que pour tomber dans tin autre, h n'y avait pas de milieu : il fallait âVoif lès Komafns pour amf^ ou pour enneinis; il ftillait opter. L'alliance des Rdmains fut acceptée. » Coirn. « On donnait aux Ëtoliens l'opeion , ou de s'abandonner à la discrétion du séô&t , eu du payèt att p^fl^ tmêbk

Page 1