‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 258 sur 444 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

mille talents. » Roll. « Vous Touliez briller, et vous Touliez être aimée : ce sont des choses incompatibles. Il faut op««r. » J. J. « Forcé de combattre la nature ou les institutions sociales, il fatit opter entre faire un homme ou un citoyen; car on ne peut làire à la fois Tun et l'autre. » In. Presque toujours l'opltofi est un choix assigné ou prescrit entre deux choses; toutefois le nombre de ces choses peut être plus grand , mais il est fixé, on ne peut absolument pas porter ses vues sur d'autres. « Dieu imputa à David le dénombrement du peuple; et sans autre nûsérieorde que de lui donner YopHon de son supplice, il lui

ordonna de choisir entre la famine, la guerre ou la peste.» Boss. — Ensuite , opter représente plutôt une action à Eure , et choisir une action se faisant; le premier la position, le second la conduite. i:option est plus ou moins avantageuse suivant la valeur des choses entre lesquelles elle permet de délibérer; le choix est plus ou moins bon suivant qu'on y emploie plus ou moins de discernement. Lorsqu'on a à opter, il faut bien choisir. « Elien dit que la lionne porte deux mois ; d'autres disent qu'elle porte six mois; s'il fallait opter entre ces deux opinions , je serais de la dernière , car le lion est un animal de grande taille.» -BuFF. Je serais de la dernière, c'est-à-dire je choisirais la dernière. « Me trouvant dans la néeessité d'opter entre deux objets (l'histoire des oiseaux et celle des minéraux), j'ai préféré le dernier comme m'étant plus familier, quoique plus difficile. » In.

Élire signifie l'action collective d'un corps ou d'une société qui par la voie des suffrages choisit un faonmie pour occuper une place ou remplir une fonction. « Jusque vers le milieu du xi« siècle, les empereurs allemands furent en possession de choisir eux-mêmes les papes ou de les faire élire dans des conciles tenus en Allemagne. » CONO. « La révolution eut un autre effet; avant ce temps, le maire (du palais) était le maire du roi : il devint le maire du royaume ; le roi le choisissait,... Mais depuis la nation fut en possession à'élire.n Montbsq. — Du reste, élire ne suppose pas nécessairement, comme choisir ^ l'appréciation ni même la connaissance du sujet. On dit bien élire au sort. Avec le suffrage universel, tous les Français élisent leurs représentants; combien peu les choisissent ! « Les syndics sont des magistrats annuels que le peuple ^iit ou choisit. » J. J.

Préférer signifie choûtr spéculativement, dans

la sphère idéale, là où l'on n'a pas ou bien où il ne s'agit pas de vues pratiques. Le choix a pour but l'usage ou l'emploi qu'on veut faire de la chose ; la préférence ne fait que marquer le cas qu'on fait de la chose et le rang qu'on lui assigne. Chez un marchand de tableaux , je choisis celui-ci ou celui-là pour le placer dans mon cabinet; dans un musée, en présence de tableaux sur lesquels je puis seulement dire mon opinion, je préfère celui-ci à celui-là. On choisit un emplacement; on préfère un paysage à un autre. « On choisit l'étoffe , on préfère le marchand ; on choisit l'étoffe pour l'acheter et l'emporter; on préfère le marchand pour aller acheter chez lui, parce

qu'on lui donne sa confiance. » Coicd. On cfcottil une chose lorsqu'on veut la prendre ■ ; on la préfère à une autre, lorsqu'on ne fait que juger de ses qualités. Nous choisissons ce que nous trouvons de plus utile ; nous préférons ce que nous estimons supérieur. Un imitateur de Racine la choisit pour modèle ; un simple critique le préfère à Corneille ou à Sophocle. Le choix est boa ou mauvais , la préférence est juste ou injuste : le choix est bon ou mauvais , selon que l'objet répond ou ne répond pas à ce que nous nous proposons d'en faire ; la préférence est juste ou injuste, selon que l'objet, relativement aux autres, a été mis à la place qu'il doit avoir, ou bien trop haut ou trop bas. Le choix est un acte de la volonté ou de la liberté après une délibération sur l'aptitude des choses à servir nos desseins; la préf&ence est un acte de la faculté judiciaire après une comparaison tendant à découvrir les mérites respectifs des choses en soi. — En second lieu, on choisit une chose, simplement; on préfère une chose à une autre. Choisir suppose bien aussi des choses ou des personnes laissées, écartées , négligées , mais il ne les montre pas aussi explicitement. Vous dites qu'on a choisi un tel général , lorsque vous ne le considérez point au milieu de ses concurrents ; si vous voulez exprimer qu'il l'a emporté sur eux , si vous voulez le représenter triomphant, vous dites qu'on l'a préféré. « Pedro paraît : votre promesse vous engage à le choisir pour votre gendre.... Vous derez me le préférer, sans avoir égard à mon rang, sans avoir pitié de ma situation cruelle. » Les.

Aimer mieux, quant au sens, ressemble plus à préférer qu'à aucun autre de ces verbes. Mais d'ordinaire on préfère par raison, et toujours on atme mieux par goût. Quoique je ne puisse rien alléguer pour pr^/l^rer Cicéron à Démosthène, néanmoins je l'aime mieux (Lah,).

Adopter, signifie choisir une chose qui est à un autre ou dont un autre est l'auteur, la lui emprunter et la faire sienne. AdopUr un système (Dest.)i les manières de penser de quelqu'un (J. J.); adopter le langage du monde contre la vertu , sans ses mœurs (Mass.) ; les Chinois devraient adopter notre alphabet (Volt.) ; les Grecs adoptèrent les lettres des Phéniciens (In.). « Il a fallu soixante ans pour faire adopter en France ce que Nevrton avait démontré. » Id. « Saint Augustin n'a pas employé pour établir cette vérité d'autres preuves que celles que l'Eglise a formellement adoptées. » Boss.

L'Amérique i genoux adoptera nos mœurs. Vota*.

Trier signifie choisir physiquement, tirer (fro-

here , d'où peut-être trier) une chose ou des cho-

I. Suivant 1* Académie, prendre , dans une de ses nombreuses accepUons, veut dire choiiir.Mais jhtci»dre Indique plutôt l'effet du *^ix , ce à quoi aboutit le travail du discememenl. Après avoir plus ou mou» longtemps choid , un acheteur finit par dire : « Je ne veux pas de ces étoffes. Je prends celle-ci. » On Me» prendre, c'est choisir d'abord, sans examen <^J^ beaucoup d'examen. «Oies les Bomahis en étn*» tontes les sectes de phUosophes à la baie; les elrconstances ne lalsiaienl pas le loUir d'wamuicr. Chacun prU une secte, et personne ne ckowt. »

GOITD.

SYNONYMES À RADICAUX DIVERS

du zniliea d'autres , les en séparer. Et nOD-seulement ce mot ne se dit que des objets physiques , et non des choses morales , abstraites , ott des personnes , mais encore l'opération qu'il margne exige peu d'intelligence et de sagacité. « Une génisse n'a pas besoin d'étudier la botanique pour apprendre k trier son foin. » J. J. « Tous les ans il faut trier dans le troupeau (de brebis) les bêtes qui commencent i vieillir, et qu'on yeut engraisser. > Bopf. Par extension , trier ^ en général, se prend dans un sens défavorable. < Sur un grand champ couvert d'une moisson fertile , mes ennemis vont triant avec soin quelques mauiraises plantes, pour accuser celui qui l'a semé d*ètre un empoisonneur. » J. J. « Gomment rassembler tous leurs libelles? Qui peut aller trier tous ces lambeaux , toutes ces guenilles , chez les fripiers de Genève ou dans le fumier du Mercure de Neufehdtêl? » In. < N'ont-ils pas assez , ces grands , des mille et un feuillistes , faiseurs de btJIetins, afficheurs, pour y Iner les plus mauvais, en choisir un bien Ulche et dénigrer qui les offusque? » Bbaum. On voit par ce dernier exemple que l'action de trier s'applique aussi à des personnes , mais c'est toujours à des personnes sor lesquelles on appelle le dédain. Saint-Simon dit au sujet de gens sans probité, qui avaient été nommés pour asseoir un nouvel impôt : « Ce fut à ces gens si bien triés à digérer Taffaire. *

CHOIX , iLECnON . Détermination et nomination d'une personne pour une place , on emploi , une dignité.

Le chots se feit par un seul homme, VéUetion par plusieurs, par un corps, une société ou une assemblée, à la majorité des suffrages : le choix des ministres, d'un général, d'un ambassadeur; Véletiûm d'un député, d'un maire, d'un académicien, c Élection ne peut être employé ponrdurix. Élection d'un empereur, d'un pape, suppose plusieurs suffrages. » Volt. M. de Cormenin s'est plaint autrefois dans un de ses échu de ce que trop de fonctions , en France , dépendent du choix , et pas assez de Vélection, — De celte première différence s'ensuit une seconde, qui a été signalée par le P. Bouhours. Quand on dit le choix d'un tel, cela peut s'entendre dans le sens actif, le choix qu'un tel a fait : Le roi se repentit de son choix. C'est que le choix peut être fait par un seul homme. Hais comme Véleetion résulte d'un concours de voix, l'élection d'un tel se dit toujours dans une signification passive , et a rapport au sujet qui souffre ou a souffert l'action exprimée par élire: tel roi de Pologne fit telle chose le jour de son élection ou après son OeeHon.

^ D^autre part , choix est le terme général , et on s'en sert aussi quand il est question d'une action collective ou faite à plusieurs. Mais alors même ce mot diffère d'élection et ne doit pas partout lui être indifféremment substitué.

Choix est un substantif pur; élection^ un sub- ^antif verbal. Le choix est une chose et se qualifie comme tel : il est bon ou mauvais, louable ou indigne. Vélection est un fait et reçoit des i épithètes en conséquence : elle est calme ou ' tumultueuse , régulière ou irrégulière. On peut '

voir dans l'histoire de VAeadéfnie combien Louis XIY était attentif à conserver la liberté des élections , et empressé k approuver les bons choix (D'Ai.). Le choix ^ ainsi qu'un objet, peut tomber sur quelqu'un; et IVIecfton, ainsi qu'un événe* ment, approche y est retardée, on y procède ou on y assiste. « Après la prise de Constantinople par les croisés, ils procédèrent à l'élection d'un empereur; le choix tomba sur Baudouin , çcmite de Flandre. » Ceicn. Le choix se considère tten à priori ou en droit; l'^^cftonest toujours présentée en fait, comme effective. « Selon M. Jurieu, c'est au troupeau qu'appartient le choix du pasteur.... Mais si» anciennement, le peuple présent concourait à Vélection, elle n'était faite néanmoins que par les évèques et le clergé en présence du peuple. » Vin.

CHOQUER , HEURTER. Donner contre. ^

Heurter^ o'est choquer fortement, violemment; la rudesse du mot lui-même l'indique assez. Ce qui choque donne un coup; ce qui heurte donne un grand coup. On choque les verres à table. « U y a en Perse des œuls qui se vendent trois ou quatre écus la pièce , et que les Persans s'amusent à choquer les uns contre les autres par manière de jeu. » BapF. En heurtant des verres ou des œufs les uns contre les autres , on les casse.

Quand un corps en choque un autre, il en résulte un petit bruit, une petite secousse, ou une simple communication de. mouvement. « Un corps choqué détruit dans le corps choquant autant de mouvement que le corps choquant lui en communique. » CoND. « Rien de plus évident , dit-on , que la communication du mouvement par l'impulsion; il suffit qu'un corps en choqus un autre pour que cet effet suive. » Buff. Mais quand un corps en heurte un autre ou heurte contre un autre , il le brise ou il se brise , ou tout au moins le coup est plus rude. « Holà , porteurs. Je pense que ces marauds-li ont dessein de me briser à force de heurter contre les murailles et les pavés, s Mol.

L'on me Aeiyre d'un sis dont Je suis tout Troissé....

BOXL.

« Le Seigneur sera une pierre.de scandale et une pierre d'achoppement, et un grand nombre de ces peuples heurteront cette pierre , y tomberont , y seront brisés.. » Pasc. On heurte, contre un écueil (BouRD.). Un vaisseau heurte contre un rocher; c'est une trop lourde masse pour qu'on puisse dire qu'il le choque. De même , on ne choque pas à une porte , on y heurte; il faut frapper fort pour être entendu.

< Des troupes qui se choquent préludent au combat ou le commencent; lorsqu'elles se heurtent, le combat est rude et violent au premier abord. Vous choquex par mégarde votre voisin ; un crocheteur qui va brutalement vous heurte, »

ROUB.

Au figuré, même différence. Une chose nous choque l'oreille ou la vue ; elle ne nous la heurte pas : pour une impression purement désagréable heurter serait un mot trop fort. Il suffit de la plus légère offense, du plus léger déplaisir pour choquer une personne ; pour la heurter , il faut la traiter avec plus de rudesse, la blesser griève-

4fS

KUKIlUIE PAvrœ^t

,^t. n est bitfitdlffliBile àenethoquëf pendnne; mais on pêut att moint ne Mnrler pëndana^ Une simple aÎTeetatioii elkofue; fégrisme hemrUé

« Aree èe la finesse, des ienrnures, des adoS'* cissements, veas ehoquêM eelui <|de ve«s ne yocbles p«8 hèUfter. Vous êtes ékôfmé d'une censore dètovmée; une apostrophe peitonnelle' tous heurté. Le malin vons choque adroitement; le brtitel vous hêurîe grossièrement. » Hoob.

On choque et on heurte la nrison, le sens comtenn , le boà lens , les opinions reçues , le goAt p«ibKe, l^mour-pTepre, ki vraisemblanoe , etc. On les choque par des actioDS ou des diseours' qui y sont tant seift pen oentraites; on les heurte lorsfs'on les choque de front, ouTortement, sans znftnagement, sans égard'. ^«Les opinions qu'on produit dans la physique semblent deroir être eonvafneiies de faasseté dès qu'elles choquent tant soit peu les opinions reçues. » Pasc. c On n'a jsoiiaiB hewté- le sens commun plus eflnrontément. s VotY.

Choquer, en parlant des personnes, se dit plutêt au figuré , et heurter au propre; ého^[(Êer est le seul qui s'emploie bien, au figuré, s^ee le pronom personnel : se choquer d'une ehose, se choquer de tout. Tout cela est conforme à la différence des deux mots , dont l'un a une signification modérée, faible, l'autre ime significatian forte , rigoureuse , physique.

CIBL, PARADIS. Ces deut mots, employés fignrément, désiynent dans le style reUgieui le lieu où tont les âmes des justes au eortir de cette Tîe.

Le cte) e^ opposé à la tem, au-dessus de laquelle il s^étend , en forme de Toihe; le parudis est opposé à l'enfer, où, comme on sait, les damnés souffrent toutes sortes de tourments. Par conséquent le ciel est quelque cbese d'élevé, le séjour propro de la gloire, le lieu aà Dieu réside, où les saints le voient faoe à face» le contemplent et l'adorent; et le parttdit est quelque chose de délicieux , le séjour propro de la béatitude, le lieu où les bienheureux «goûtent des plaisirs ineffables , comme en goûtait Adam dans lé parodia, c'est-à-diro dans le jardin où IHeu le mit aussitêt qu'il l'eut créé.

Le mot ciel signifie d'abord la principale demeure de Dieu , et emporte ensuite l'idée de réunion A Dieu , de participation à ses grandeurs. « Les vases de boue, entre les mains de l'Ouvrier souverain , deviennent bîentêt des vases de gioiro et de magnificence ; et tout chrétien est né grand , parce qu'il est né pour le cfd. » Mass. Le mot paraâit donne l'idée du bonheur céleste , de jotlissanees incomparables. «Le moindro petit plaisir qui s'offre à ma portée me tente plus que toutes les Joies du pùrnâit. • J. J. Dans le eiel^ on est avec Dieu; daHs le paradis, on est au comble de la félicité. «

Qui g$gne lé eîei sertira dlei-biui en vaindueur. glorieux et triom^nnti qui gagne le paradis Jouira après la mort de la incompensé qu'il aura méritée en vivant saintement ou p«r ses bonnes œuvres.

Ciel indique le Heù , un lieu supérieur ou placé ek haut : les mauvais anges furent précipités du

I eiH; on connaît les paroles qom le eanfeesenv de Louis XVI lui adressa sur l'éohaiaud : < Fils de saint Louis, montés au ciel, m Paradis marque un état ou est relattf à l'eut : être en parodû, c'est être dans une extrême joie , ou dane une siteation qui semble ne rien laisser à désirer de ce qui peut rendro heureux*

QTER , ALLtoUEK^ RAPPORTER, PROMnRB.

Mentîoiiner eu faire cenaaStre , à propos de ce qu'on dit, uU' écrit, un passage, un exem|te, oo autre ehose semblable*

Citer est purement indicatif, et àUé§uêr est probant* Vous etiex une chose en disant où elle se trouve, en donnant son adresse, pour ainsi dire; vous aUégue$ une chose comme une loi qui milite en votre faveur. Une bonne cttolîei» est réelle et exacte; une bonne aUégesHon est décisive. Vous citex faussement ce <^i n'existe pas ou Ce qui est tout autrement que vous ne le dites; vous alléguer à tort ee qui ne peut rien faire pour votre cause.

Pour être irréprochable , un érudit doit ctter (et non pas cklléffuer) le chapitre et la page où H puise chacun des passages qu'il recueille. « Cm accuse Maldonat de n'avoir pas lu dans la source tout ce grand nombre d'écrivains qu'il cHe, * Boss. « Qu'y avait-il à faire lipdessQS, sinon de citer la page ?» Pasc. « On dte^ on commenté, on critique, on néglige, on oublie, mais surtomt on méprise communément un auteur qui n'eet qu'auteur. » Volt. De plusieurs passages qui loi sont favorables , un controvérsiste ou ua dialecticien habile u'tUléguera que ceux qui ont le plus de force de conviction. « H y a de oertainee gens qui , pour fiûre voir qu'on a tort de do pas les estimer, ne manquent jamais d'allouer l'exemple de personnes de qualité qui font ces d'eux. » Pa8G.« Pour prouver ce qu'U avance , il n'a rien eu à nous alléguer que la comnmniaxi des petits enfants. » Boss. « Les juges sont obli* gés de juger selon ce qui est àUégué et prouvé. • Acao.

Je pourrais ValUguâr, pour aSUblir mon crime.

De mon père sur moi le poevoir légitime. Vour.

On etie quelquefois pour foire une allusion, pour s'amuser ou montrer son savoir ; on alUffue to«« jours pour ou contre ce qui a été dit ou avaneé» Et si parfois on dêe également à l'appui d'une assertion ou pour la combattre, ce n'est pas cette circonstance qui frappe dans ce verbe oomiae dans l'autre. — D'ailleurs, on dte plutflc pou» établir, pour s'autoriser, au lieu qu'on aU^wê phitêt pour se défendre, s'excuser ou se jost^ fier. Vous citet quand vous voulez eonflimer votre thèse , quand vous écrivez une histoire cm un traité dognaatique; vous alUffueti quand vena repoussez «ne attaque, quand vous réfutez des objections ou que vous essayez de voua Un? er d'un reproche.

Rapporter , c'est apporter de nouveau, cîfsf ou àUéguer après d'autres. « Si je ne rapporte point les passages qui ont été tant de fois ciêés en cette matière, on me le pardonnera facilement. « Boee. Mais la différence qui sépare le plus ordinairement ce mot des deux premiers, c'est qu'il exprime une exposition, et iton «ne simple

STNONmS A BABICA1IX BIYERS.

tion* Ott cfito et m aUèguê «nr antevr; on b» rmffmÊU poi un •«teur. Ùitm et aiM{flpii«r va exanfie, c'est dim qu'il existe et en général »'eB prévaloir; le rappeitfr , c'est le mettre 8008 les yeu. cil y a des meeeeaaK très^èlo- 9Hits qui ne peranadent rien; il esnit inutile dCen ropperCer des exemples. » D'Aï.. On derrait forcer les IÛ8evr»de certains libelles calomnieux à.Wipperter tom an long les passages qn'ilese ooBlentent de ctlsr ou d'ott^Mcr;

.ArodUtrs, mettre- an jow, c.'estioîfer'ett oXU" f^ur quelque ebose de secret, œnviedes lettres (RaoïL., Bsivis.), os bien quelque chose qu'on a gaidé en réserve JusqoeJà. « Noue en avons vu le décret exprès mpperltf par H. Jurieu. Et si un sevl décret ne anffit pas, le ministre en a une infinité d'autres à nous pteiduàre.» Boes. « K. Burnet a làveriaé la teiénûioe univenelle; et nous prodMàrûnê bientftt d'autres preuves inoootes. tables de son sentiment. » In. c II tient ses réponses secrètes jusqu'à ce qu'on lui ait aeoordé de les prodwVe. » in. -.. C'est toujours quelque cèose de noureau qu'on produit; ce qu'on ct'le, ce qu'on àUègite et ce qu'on repporte peut être quelque chose d'ancien et de connu qufon rappelle.

CrvanÉ, MUgA, P<UiI. On «ppeUe ainsi un peuple parvenu à un certain degré de pes&otimmemeot»

CicUM^ du Utin a'etKf , civile formé de eitêiê^ citoyen, d'où vient «usai ctetfor» ville, dbmie ridée de toutes les qualités d'un peuple réuni en cité ou vivant dans des vi&lM. De ces trois mots, c'est le plus général. Un peuple est cMiiÊé quand il s'est âevé plus ou moka haut au-dessus de la condition animnle par aes lumières, ses institutions, ses arts, son itidustrie, son oommeree, ses mœurs, sa religion, quand il a'est pour ainsi dire amélioré sous tous les rapports par la «ulture. c La nature humaine était plongée dans un état approchant de celui des bmtes. Il a iallu beaucoup de temps pour que l'homme s'élevât aoi-dessna de la vie animale. Voua avez i«isen de vouloir, dans l'étude de l'histoire, passer tout d'un coup aux nationa qui ont été eitUUées les premières. » Volt.

FoUU rappelle police et ne qualifie que sous UB seul rapport, celui des loir et du gouvernement. € On ne trouve aucun peufle sans rehgion^ de oeus du moins qui n'ont paa été absolument barbares, sans timliti et sana poMee« » Boas, s On a trouvé au Mexique et au Pérou dea hommes civilité, des peuples poliedi , soumis à des lois, et gouvernés par des roia : ils aivaient de l'industrie, des arta et une espèce de reli|pMn ; ils habitaient dans des villes où l'ordre et la peltee étaient mamtenua par l'autonté du aou* Terain. » Burr. « Cléomène s'en va vers la Thrace chercher quelque peuple savvaga let ains loie, qu'il puisse assembler, peltcer et gouverner. * Fén. a Les France, au temps de Glovis, n'étaient qu'une troupe errante et Ihnmcfae, tneaque sans lois et aana pottce. » In. Lm abeilles, les fourmis et les caatora forment des républiques réellQBient pdicte (Volt., Fin*): «Tout y cet ordonner distdbuéi,réptKti;iihAiiei

n'était paa mieux conduite ni mieux peits^e. » Burr*

ToU^ qui a été po$i, adeuoi, exprime comme la- fleur de la etotlàfalîofli. c Ce n'eet que panni les naèione tMMm jusqu'à la poUlesie q]ae les femmee ont«btenul'*égalité de ooMiition. » Bonp. « Les peuples pkia^éoifWf et piuspoUt sortentils par Ut de la ofanir et du sang? » Boaa. PoU indiqn»anrtOttt lei pvogvèe dans les> beani^erts, la délicatesse du tout,, l'aménité, la douceur dana le cemm^nM,. le sentiment des bie»* séances. « Dea dieux. hKnfûsant» desoendMent sur la terre pour peUr des peuplée sauvages et faire fiennr psnni. eux les acienees et les arta. » HoHTCSQ. « Il (ant espérer qu'on les cMitJtjero un jour.U y a toujours. daas: oells nation de barbares deux ou troin mille personnes teès-aimar blés, d'un goût dèliect et de tpès-boone compas gai» qui à la fin pojmkniI les autras.» Volt. « Cette poUtutet à laquelle je donne le nom d'élégance, éHait encore bien grossière» » Cîoim*

Le contraire d'un peupla cUmUM est un peuple encore brut, qui croupit dans l'ignoranoe et se soucis fart peu. de rendx» sa^oondition meillMuni et de développer ses fscultéa. « Les Moscoaitee étaient moins cwiUatéB que les Mexicain» : iià* croupissaient dans rignorance et dana^le heioin de teua les arta, et dans rinsensibiAtté de: oee bewins qui étoufiait toute industrie — Daan l'abtme de son ignorance et de sa misèrct cette notion dédaigoeit tout cenmieree avec Ifs nOr* tiens étrangères. » Volt. -*» Le contraire d'us peiiçle policé est un peuple sauvage, erraaii une multitude ^|MMBse« indépendante. « Les Persans, les Turcs, les Maures se sont peUcé» jua* qu'à un certain point; mats les Arabes. sont demeurés dana une indépendance qui suppose W mépris des kis : ils- vivent oomme les Tartares, sana rè^, aans péH^^y et presque sans sociéiéé 9 BvBF. -*- Le contraire d'un peuple poli est un peuple groesier. < Dans un siècle devenn. plus poli, le théâtre gardait sa première grossie* reté. p J. J. < On se lait dana lea siècles poiia uns espèce de religion d'admirer ce qu'on admirait dans lea sièdes grossiers. » Volt.

GLàlB, ÉVIDSKT, UàJ^WESTEy FCBUC, 110- TOIBB. Ces meta servent à qualifier des cheees telles, qu'à leur égasd notre eiS«itn'4M«nf#ni embarras ni indécision.

Ce qui est skiif as conçoit aiaémfiiit» est intelligible, sans obscurité, sans nusipe, sans équîr voque, n'a pas besoin d'éclaircissement ou d'en* pUcation , pour être saisi. Idée ou eapresaion cintre , commentaire ou style clair. « Que les ap^ très n'aient pu concevoir les choses que le fila de Dieu leur dit aujourd'hui en teonea si clotrj , j'en suis surpria.... Je vous demande en quelle pam de ce discours voua trouves de l'obscuriié ; ne par ralt-il pas que tout y est fort intelligible^ A spécifie tout fort distinctement. * Boss. c J'ai un sentiment ckitr de ma liberté.... Toutes les lan« gués ont dea mots et des façons de parler très* doirse et très-précisea pour l'expliquer.... ïtou» avons une idée très-clatre et une notion très^d^a^ tincte de la liberté dont nous parlons. » In. « 3i VJiigli«e entreprend 4^ a'eipliquer de nouvoMt^

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