DEUXIÈME PARTIE
elle a beau mer des termes les plus formels , les plus précis, les plus ekkirs, on y trouve toujours de l'ambiguïté. » Booao. « Toute loi.qui n'est pts ckdrey précise, intelligible i tous les esprits, n'est qu'un piège tendu à la simplicité. » Volt.
Évident marque, non plus l'intelligibilité, mais la certitude. Ce qui est évident emporte conyiC' tton, détermine ressentiment ou la croyance , et n'a pas besoin d'être prouvé. Vévidence est une qualité relative , non pas à la Hacolté de connaître ou de concevoir comme la eiarté, mais à celle de juger, d'affirmer et de nier, à la raison. Principe évident ; proposition , vérité ou preuve évidente. « Ce qui est évident est ce qui , étant considéré , ne peut être nié quand on le voudrait. > Boss. c De ces deux choses incroyables , celle qui l'était le plus a cessé de l'être, et est devenue , nonseulement croyable, mais évidente. » Boora. « On ne peut plus en douter après une preuve si évidente. » FiK.
Manifeste j mis sous la main (manii#), mis an grand jour, révélé, n'est point, comme les deux mots qui précèdent , un terme philosophique ou de psychologie. Il exprime une qualité objective plutôt que subjective , une qualité des objets plutôt qu'une capacité de Caire telle impression sur l'esprit. Ce qui est manifeete est exposé ouvertement , à plein. Lafontaine i^^^pelle le milan « un manifeste voleur. » Nous verrons un jour la vérité manifeste (Boss.), c*e8t-à*dire sans voile. L'exi^lence^ d'une chose ou la réalité d'un crime est manifeste, c'est-à-dire, pour employer une expression moderne, patente. Un péril vnanifeste est apparent. « Le premier avènement de J. C devait être caché , au lieu que le second doit être éclatant et tellement manifeste^ que ses ennemis mêmes le reconnaîtront. » Pasc. « Ce qui paraît dans le monde ne marque ni . une exclusion totale, ni une présence manifeste de divinité, mais la présence d'un Dieu qui se cache. » In. En un mot , au lieu que clair et évident font penser au sujet connaissant, au spectateur, manifeste regarde davantage l'objet connu ou qui est en spectacle.
On ne peut pas ne pas apercevoir ou entendre ce qui est clair ^ et ne pas admettre ce qui est évident. Rien ne cache, ne dissimule, n'enveloppe l'objet manifeste i M se produit ou paraît à découvert.
Fythlic et notoire ont cela de tout à fait particulier, qu'ils se disent uniquement des laits, des choses qu'on rapporte , qu'on cite comme s'étant passées. Hais ce qui est publie, connu du peuple ou dans le peuple , est répandu , su de beaucoup de monde. «Ce fait sera demeuré par remarque dans le livre de Moïse comme un fait constant et public dont tout le monde était témoin. » Boss. c C'est un fait constant , prthlic , universel et sans exception, s In. « Tout le monde sait que Yergier avait été assassiné par la troupe de Cartouche...; le fait est public. » Volt. « Il était si pyOdie qu'avec de l'argent on venait à bout de tout dans Rome , que les consuls qui appréhendèrent que les députés ne gagnassent par cette voie quelque tribun , firent défendre par le sénat que personne leur prêtât de l'argent. » Roli. — Jfoloirf , du
latin «oliif , connu, et de la termin^ion ospf, propre aux termes de jurisprudence, nindiqae pas l'étendue de la connaissance, mais n valeur. Ce qui est noUme a un caractère légal, authentique, incontestable, comme un acte de ••totre. Et même encore à présent «olotre convient surtout en parlant de faits allégués en justice ou dans des conventions, de faits qui sont on qu'on prétend rigoureusement constatés. Montesquieu suppose une ordonnance dans laquelle il est dit : « Nous avons reçu plusieurs requêtes de la part de quelques personnes du beau sexe , qui nous ont supplié de faire attention qu'il était notoire qu'elles sont d'un entretien très-difficile. » c Le fait incontestable et notoire est que ces évêques étaient des évêques qu'on nomme tn pa/ni-hus. » Fiir. « Depuis ma réunion autiientiqne à votre Église, et mon rétablissement dans mes droits de bourgeoisie, notoire à tout Genève, et dont j'ai d'ailleurs des preuves positives. » J. J. « Ce Alt à Rome une cause célèbre que eelle que plaida Carbon pour la défense de L. Optimios, accusé du meurtre de C. Gracchus. L'action était notoire » Mabh. « Ces faits , pour être allégués (par Bschinè contre Démosthène), devaient étn nofotref . » Id.
Les faits pvSblia ne sont pas particuliers ou se* crets; les faits notoi^res ne sont pas vagues, incertains, mal observés ou légèrement avancés. — La publicité répand les faits , fait qu'ils sont sus de beaucoup de personnes; la notoriété les constate, les certifie, les met hors de doute. — Et comme la certitude des faits dépend en grande partie du nombre des témoins, c'est-idire la notoriété de la pvhlieité, notoire se met volontiers après pubUc ; faits publier et nofMrer
(Boss. , 1. J. , ROLL.).
CLARTÉ, PERSPICUITÉ. Qualités qui contribuent à rendre un discours intelligible.
Clarté y formé du latin claritas, est un mot très-commun. Pertpicuitét latin ptripteuitoe , est , au contraire , presque inusité ; c'est un terme didactique , consigné dans les dictionnaires, mais dont ne s'est jamais servi aucun écrivain de poids depuis le grand siècle.
Du reste , les deux mots , quand même ils se diraient également, diffèrent beaucoup, en ce que la clarté est relative au fond, et la perspieuieé i la fonne : la clarté des idées, la perspiemOé du style. La dorf^, comme l'exactitude, tient aux choses et naît de la distinction des idées; la perspicttit/, comme la correction, tient à l'expression et naft des bonnes qualités du style. Dans Condillac , l'auteur manque quelquefois de daerté^ il pèche dans les déductions ; mais jamais récrivain ne laisse rien à désirer pour la perspiemiié, il est toujours grammaticalement régulier et net.
GLOItRB , MONAOTÈRB , GOUVKNl'. Maisons religieuses dans lesquelles des hommes ou des femmes travaillent ensemble et hors du monde à leur salut.
Cloifre, latin claiislr«m, clôture , de elauéere, fermer , se prend d'abord seul d'une manière abstraite , absolue et indéfinie pour tout établissement semblable, et, en général, pour désigner
l'état monastique ou religieux. « Se renfenner, faire rœu de vivre dans le cloître,* Boubd.* Achever dans le cloCfre une vie déjà avancée. sFÉN.c Le serin £ait les délices des recluses; il charme au moins les ennuis du cloître, » Buff. « Une espèce de piété enferma plus d'un prince dans le cloître. 3» Volt. « La dureté d'esprit qu'on puise dans le cloître. » Id. c Le cloître n'avait pas vu de vertu plus consommée. » Mass. Mais, d'autre part, on ne dirait pas, d'une manière déterminée et en laissant au mot l'idée commune, établir ou détruire des cMtres ; le cMire des Bénédictins , des Capucins, des Petits-Augustins ; un supé. rieur de cloitre, les richesses des cloître*^ un doitre de filles; des pauvres se tiennent à la porte du doître. Monastère et couvent conviennent seuls dans ces expressions.— En second lieu, cloître tient de son étymologie une idée propre , celle de ddiure^ On s'enferme , on se oache , on s'ensevelit dans le cloître^ comme dans une prison Tolontaire où on vit séparé du monde. « Cette jeane fille se présente à vous pour être admise dans votre cloître^ comme dans une prison volontaire. » Boss. « Les religieuses ensevelissent dans les cMtres la race dont elles devaient être mères, v Volt. « Je suis décrépite , il n'y a plus moyen de me montrer dans le monde. Il faut me cacher au fond d'un cloître. » Lis. « Faire fortone est une si belle phrase , qu'elle a percé les cloîtres et franchi les murs des abbayes de l'un et de Fautre sexe. > Labr.« Cruels et lAches persécuteurs, faut-il donc que les cloîtres les plus retirés ne soient pas des asiles contre vos calomnies î s Pasc. On appelle cloître , dans un monastère ou dans un eouvent, la partie la plus éloignée du monde, celle où sont les cellules. < Quand j'arrive dans un ûow>ent , la supérieure vient au-de- ?ant de moi , pour me recevoir dans la rue. On reçoit tous les étrangers dans des parloirs extérieurs. Pour moi, en arrivant, on me mène à l'église , au chœur , au cloître ^ au dortoir , enfin au réfectoire. » FÀv,
Monastère, grec fjLovaadipiov , de ii6voc, seul, est un mot venu de l'Orient , ainsi que l'idée qu'il exprime. Les moines ont été d'abord dans la Thébaîde/la Palestine et la Syrie , de pieux solitaires, isolés les uns des autres et voués à la contemplation des choses divines et aux exercices de piété. Il se réunirent bientôt et formèrent loin des villes de vastes établissements dont chacun était comme un monde à part. C'est ce que nous appelons en style historique des monastères. Ce sont, surtout dans les premiers siècles du christianisme, et an, moyen &ge, des couvents de grande étendue , formant dans l'£tat des ordres tout à bit dbtincts et possédant , en général , de grandes richesses. « Trente-deux monastère dans les principales villes d'Espagne ont été l'ouvrage des mains de sainte Thérèse. » Féiv. c Les évêques obtenaient alors de semblables concessions des papes, parce que les monastères commençaient à être inquiets et à se vouloir rendre indépendants, comme il est constant par l'histoire. » Boas. • Ils voulaient ressaisir des biens que leurs ancêtres avaient donnés pour la fondation de tant de riches monastères dont le royaume était rem-
pli. 9 Ybrt. c Chassons les jésuites, afin qu'on rende k l'Stat des biens immenses engloutis dans tant de monastères, » Volt. « Dagobert passa pour un prince très-pieux , car il donna beaucoup auxmonasf^es. » In. < Le titre d'abbé , qui signifie père , n'appartenait qu'aux chefs des monastères. » Id. c Carloman prit le parti de renoncer au monde et de s'enfermer dans un doître^ après avoir régné cinq à six ans. Il bâtit d'abord un monoelère près de Rome , et quelque temps après il se retira dans celui du Mont-Cassin , de Tordre de Saint-Benott. » Cond. — D'un autre côté, l'idée propre de monosfèrs est celle d'isolement et de solitude. On se retire dans un monastère pour n'être distrait par rien , pour mourir entièrement au monde , pour être tout à Dieu « pour s'occupe» exclusivement de l'aSàire de son salut. « Où se sont confinés tant de pécheurs revenus à Dieu ? dans des solitudes, dans des déserts, dans des monastères, » Bourd. La reine de France , Marie- Thérèse d'Autriche, se relirait de temps en temps dans un monastère pour y être seule et y faire librement une revue de sa conscience (FLécB.)* Monastère est proprement le nom qui convient au lieu où se trouvaient réunis les solitaires de Port-Royal (Pasc. , Volt. , Mabm.). — Enfin, monastère est plus noble ou signifie un établissement plus considérable. « Le roi demanda une bulle au pape pour la suppression du monastère (de Port-Royal).... Toutes les religieuses fuirent enlevées et mises chacune dans un couvent moins désobéissant. » Volt. « Henri VIII détrmsit les moines , parce que une infinité de gens oisifs , gentilshommes et bourgeois, passaient leur vie & courir de couvent en couvent. Il ôta encore les hôpitaux, où le bas périple trouvait sa subsistance , comme les gentilshommes trouvaient la leur dans les monastères. » Montbsq.
Couvent y au moyen &ge covent ou convent^ du latin eonventr«, s! assembler, a été d*abord le nom vulgaire des monastères. On ne le trouve même guère employé au xvu* siècle que dans le style de la conversation. Bourdaloue ne s'en sert jamais, ni même Massillon; on le trouve trèsrarement dans Fénelon et dans Bossuet. Il s^applique aux monastères modernes, lesquels n'ont i point de revenus considérables et conservent beaucoup de rapports avec le monde. Les frères mendianU, les franciscains et lès dominicains appartenaient à des couvenU; ils se livraient à l'enseignement et à la prédication. Il y a encore de nos jours , en France, des couvents de femmes qui, comme au temps de Louis XV, s'occupent de l'éducation des filles. « Ce fut le couvent de Saint-Cyr qui ranima le goût des choses d'esprit. Hroe de Maintenon pria Racine de faire une tragédie qui pût être représentée par ses élèves. » Volt. « Confier aux cotfvents le soin d'élever ses filles.... Je craindrais (pour elles) un couvent mondain encore plus que le monde môme. »
FÂM.
n nous (eodralt toutes dans des couvents
aaqaemorer jusqu'à notre hyménée. Laf.
Quant à l'idée commmune , elle se montre dans
couvent moins rigoureuse, comme désignant
moins d'austérité. Le couvent n'est ni une prison
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MAJX&mL PARTIS :
cQBSie le eJoMre, ni un dèMrtxçouae le menas*' lèr«, c'est un lien dt. retsaite où. on sf met pour vivre en eommun sou3 une même règle avec d'atttres personnes qui vous édi&ent ; on évite par U le tracas des afialres , les enkbanras du ménage, les inflnenoea du mondo et ses exraiples fnnestest. • L'enthousiason et la sottise firent des fondations immenses. Coml»en d*offi* ciers blessés sont venus demander l'auméne à la porte des opulents moiMut^es fondés par. leurs ancêtres 1 On nous cita les emmunù de rfiglise grecque.... Les comvmts, cfaes les Gsecs, font les séminaires d'où Ton tire tons les pfétres , les curés et les évêques. fitant curés, iksemanenl.sYoLT. COEUR, COURAGE, YALBIIRs VAILLANCE, BRAVOURE, RfTRÊnDITÉ» HAlDfflSfflS. Chacun de ces mots représente , contre les dangers et les accidents, une disposition de Ffime fenne^ assurée , exempte de faiblesse et de craints.
CcBwr et eourag€ ont été distingués Tun de Tautre dans la V partie , p. laa. Ils diffèrent des mots suivants par leur génèraUté, coskt, d'où vient courage , signifiant l'organo ou 1er siège de tous les sentiments , de toutes les passions : on a du cœur ou du courage dans tous Ins événements de la vie , et par rapport & tonte espèce de maux ou de dangers. Au contraire, «o^eur , vaiUanee et bravoure ne désignent qu'une sorte de o&wragê , le courage guerrier, celui qu'on montre dans les combats. « II n'est pas vrai qu'Auguste- manqu&t absolument de ifoleur : il fit voir en plus d'une occasion le courage guerrier, et, ce qui est plus rare , le cotirage qui dicte une grande résolution dans un grand danger.» Làh. c Mazarin ne manquait pas de valeur k la guerre, mais il manquait de cowrage , de fermeté et de grandeur d'Ame dans les affaires. » In. « Louis XIII avait de la bravoure , mais n'avait nul courage d'esprit. » Volt. « Il faut du courons; et il ne suffit pas d'avoir celui d'affronter la mort : c'est la bravoure d*un soldat. > Marit.
La différence entre vàkvr et^Nititoiwea ététndiquée dans la I** partie, p. 316.
Quant à celle qui les sépare l'an et l'autre de bravoure , elle consiste en ce que la voter tient ^lus au désir de l'estime et de la gloiro, et la bravoure au tempérament : la i>aiiwr est plus éclaUnte, c'est la qualité d'un hères ; la bravoure est plus impétueuse, c'est la quitté d'un soldat. — « Le héros est jeune, entreprenant, d'une haute valeur. » Labh. « Christian IV éuit brave ^ actif, entreprenant, mais phis soldat que capitaine. » Gond. — L'homme ixaisureux, suivant l'expression de Saint-Simon, «a une extrême envie de faire et de se distingaer. » Un homme brave est naturellement portÀ à affronter les périls de la guerre. -* Il entre un peu de vanité dans le caractère d'une nation vaUwruee, telle qu'est la nôtre (Mass., Volt.); tmo nation brave ^ comme celle des Spartiates (Moimso.), comme celle que commandait Attila (In.) , est bdU- 1 queuse. — La valeur se possède davantage, la ' bravoure est plus emportée. — On dira plutôt foire des prodiges (MovnsQ.) mt des merveiUes (Siv.) de valeur j et ua exoès de bravoure (Lu., Sev.),
c Spaminondas avait l'extrême valeur jointe A l'extrême bénignité. > Pàsc. « Philippe fut vaincu à la journée des Cynocéphales; et cette victoire fut duo à la valeur des EtoUens. > Moscteso. « Ua soldat nouvellement arrivé dans l'armée des Bactriens fit des prodiges de valeur, » In. « On dit que M. de Gcignan , dans le passage du Rhia, fit encore des surveilles de valeur et de prudeDoe.» SAv. « Charles XU assit une valeur personneUe do^t aucun prince n'approche. » Volt. « Ces témoignages solennels et perpétuels d'honneur , d'estÔBe., de reconnaissance envers les soldats morts pour la défense de la liberté , contrihnaient à r^ever k mérite de la valeur et des services rendus à la patrie. :» Roll. < L'amour de la gloire , la crainte de la honte , le dessein de &iie fortune, sont souvent les causes de cette tfoieur si ctièbre parmi les hommes. » Laboch. « Un certain esprit de gloire et de valeur se perd peu à peu parmi nous. » IfONisaQ. — « U« de Samt- Gasiin poussait la bravoure jusqu'à la témérité. » Las. c Le libertin incrédule est un l&che qui cache sa peur sous une fausse ostentation de hravourv, » Hass. « Une pareille générosité ressemble fort à la bravoure des fanfarons^ qu'ils ne montrent que loin du péril.» J. J. « L'excès de bravoure de M. de Longueviile lui a causé la mort et à beaucoup d!autres. > Sév. « Croonw«lI était brave, sans doute; les loups le sont ausû : il y a même des singes aussi furieux que des tigres. » Volt. « Ainsi fut pris la roi Jean^ après avoir fait le devoir plutôt d'un brave soldat que d'un capitaine prévoyant. » Boss. « Micipsa ae flattait que Jugurtha , brave comme il était , pourrait bien s'engager mal à propos dans quelque action périlleuse, et y laisser la vie. » Rolu — « Cyrus était à peu près dans sa seizième année lorsque le fils du roi des Babyloniens, a/ant ûiit une partie de chasse, s'avisa, pour faire montre de sa bravoure^ de faire une irruption dans les terres des Mèdes. Ce fut pour lors que Cyrus fît soa apprentissage dans la guerre. Il s'y comporta ai bien , que la victoire que les Mèdes remporterait sut les Babyloniens fut principalement due à sa valeur. » Roll.
Intrépidité et hardiesu exprimait aussi uoa sorte de cotifa^e, savoir :tfi(r^jndtV, un coisrai^e passif, celui de la défensive , celui d'un patieni, d'un homme qui a à souffrir, et hardieeet^ un eourai^s actif, celui de l'offensive, celui d*uu homme qui entreprend ou attaque. llintrépiéUé ne tremble pas, elle est tranquille; la h<vdteise n'hésite pas, elle est résolue.
< On am)elaities chrétiens des hommes d'airain qui ne sentaient pas les tourments.... One n*y aurait-il pas à craindre , dit TertulUen , de si iniré^pidee? » Boss. « Pour Ulysse, il sait aussi tranquille contre mes flèches que oontr* mes ligures; je me sentis touché de cette intaré^'dite et de cette patience. » (Philoctète). FAn. « M ncius Scévola, par son intrépidité^ étonne Por* senna, qui lui accorde la vie et la liberté. » Cbim. «On admira le courage intrépide avec lequel Jf arie Stuart avançait au supplice. > In. c Les condanmés, catholiques ou hérétiques, marchaient au supplice avec la même in/trépidilé. > Vqx.t«