SYNONYMES À
BIVERS.
« Vintréfriêifé est vtte Hrw ffidraonlînidre de i mtfâ p«r nuttlme' de piété et po«r Pintérfit de r&me qui Kélèfe att«deas«8 des tronblei , des | Dieu. 9 Bomo* e Juste peine de Vemportemefit
désordres et des émotions que la Tue des f rends périls povmH eieiter en elle. » liABocOr
GMte ceWe «Insplm Phit €mirépiêtké qt» je nepiÉs vois dbo : Afee oel atUndl j'tà Tktgt f«s noim d* (euK. Bmic ;
c Nbus adOMrftmes la constanc* et VMirépidâté de ces gens aHafitan sttppliee..»!»^— cClélie;ttne jeane fille, étonna PorsenTi» pav sa hawài$s$e» » Boss. « Les païens entfepremyleatdes ehosee dil» fieiles, et hèroiqnes avec }diis de- hardiesse.» BouBJ). « lie fieux loop pan&issah afoii do la hofdieise et dn conrage; car il ne balançait pas à se j.eter sur les cMens. » Butt. « Bratos eut la Tiaf dtesss d'attaquer la fortune de César. » Gom>. « Aftronter la mort avec kaf4i$im k une bcèclie ou dans une bataille^ > P. R; « Aardtesse à 10000.ter à l'assaut. > Agèb. -* « On (Mt que Jeanne d'Ane alla an supplice ayec iitliréfidUfé; d^autres ptéfeudent qu'ello versa de$ bonnes : faiblesse compatible atec le courage ^e celte SUe avait déployé dans les dangers do la goene; car en peut être fiordi dan» ies ootnbats eCaensiUe sur Vécbaf^ud. » 7o&t.
«Je remarqtte, dilVMif«iiafg«esv Iwauedup de sortes de eourafB : un eoaragw contre la Isrtune, qui est p&flesophfe; un eowng* oontr» les
res, qui estpalieneet nn eeurofe contre l'injustice, qui est fermeté; un wmrog^ eoatfe le vice, qui est sévérité; tm coufa^^ à la guerre, qui est râleur; tm eownge dans les entreprises » qui est fcordtetie.... » Xais la hrtnouiN est un douroge à la guerre , aussi bien que la i»<elir> dest elle diffère comme il a été marqué oi^essus; et en opposition à la hordi^sM, qui oee, qui hasarde, qui se Jette en avant , il faut mettie YiniffyiéUé^ qui supporte ott envisage sans émotion et sans trouble les plus gtttkds mattX 0« les plu» grands périls.
VÎT, IftE, BILE. Agtutioft Impatienio contre ce qui nous affecte désagréablement; passion du genre de la haine, mais plos viekûte et plus courte*
Colère y du grec x^>^, Ma, est le mot ordinaire , et il représente la chose ^ dont il est question, subjectivement, dans l'tae, eounse un sentiment dont on est animi : allumer, apaiser la coUre; l'ardeur de la co)éf#| la eeiérs nous trou^ ble, nous rend tout interdiks. fmpoftstnsiil svgnifie la cùlère eitérieure, C^est-à-dire' non pas le mouvement de Fâme , en quoi cousis^ cette passion , mais le mouvement 411 corps qui «n est Teifet. Aussi dit-on bien uA SMiporMiieiit ou des emportentefilf decotjre. «Le feu éela eoiére étincelle dans les vers dTfiomère ainsi bien <f«e dans les yeux dPAgamemnon, diftit il tféorlt l'anpanSe* iiienf.9 BoiL. « tentnlTis, par ttiv emport^mmii de colilTj s'écria qu'Ofi'av«iiplua besoin d'armes que de suffrages pour opiner eoatru un aussi
de mon orgueil et de ma eoUre. 9 Mass. « Ce qui earactériso les 4émèlés de Charles-Ouint et de François 1** , c'est ce mélange bizarre de franchise et de dnpUcité, d'emporfemenlr de ee£Srr et de réooncilialion. « Volt. < Charles XI de Suède était disefamilé quand il ne se livrait pas aux emporMuKfif^ de sa- colèrt, » In. -^ Le mot ceidre nous montre dans tel état ou dans telle disposition ; le mot .en^iortsmefil nous lait voir agissent de leBe masdèr», éclataot, tempêtant. Ce n*oee pas dans la ceUve , à proprement parienr, mais dans Vempmrtêmêt^t (Fâa., Vaw.), qu'A* leiandre tus GliUis, sen ami. On peut être 00 n'être pas empomé dans la colère (I. J.);il ja des personnes si maltresses d'elles-mêmes , que leur eoUre ne va pas jusqu'à l'emporCemenf (Bouan.). «BUe avait de remport^menl dans sa colère. » Hah. c II est naturel que cette colère du misanthrope dégénère en emportement^ et lui fasse élre alors phis qu'il ne pease de sang-froid.» J. J^ — D'autre part, comme l'empertsinenl est la^manifestation de la esZère, il est encore plus passager, œ n'est souvent qu'un feu de paille ^ au lieu ^e la colère , pbis concentrée et moins broyante , peut diirer davantage et dcdt inspirer plus de défiance. « II la justifiait avec tant d'eai* porfsaienlf et même de colère et d'aigreur! » Scaaa.
Courrotcr , de eoruttare , secouer, brandrr, darder , est nn terme noble qui exprime la colère d'un être divin ou d'un personnage éminent, sur périeur. D'ordinaire même il n'a de distinetif que son caractère de noblesse et son aptitude à figurer en compagnie des mots du haut style.
Un orage terrible tas yeos des raaielott, Cesl Neptone en courroux qui gourmande les flofa.
Bon»
o Oalypso dit à Mentor : Vous sentirea ee qaa peut le conrrsiNS d'une déesse. » Féa»
BON* DiÈaox.
Bnésigne» ea^a» du sœur?
DOR AODUOOB.
Tout autre que mon père L'éprouverait sur tlieure.
DOa DliGOS.
Agrésble côièrêf Je veeenliali nuntsang à ce noble éeurrous. Ootn. Et puisque sans calirg il (mon saaour) est reçu do
VOOSv
En I quoi peut-il du eietméiUer U courroux?
(Héaioa i ABtfgoue dans les Frirêt ennemis») R^a « Fonnosante éuit combattue entre l'envie do pardonner et cette de montrer sa tolère..,, Ama* zan apprend l'arrivée de Fonnosante , le désespohr et le co«ifroiia de la pHnoesse. » Volï . La eolère de Néron ; le «oarroico de l'empereur (Conn.)^ .
DépU y dMpiS, de cfespiotre , mépriser » signifie U petite eoléfo d'une personne piquée d'un manr que d'égards. Le dépU est plus vif que violent, plus sen^Ue qne redoatable ; les femmes et les
graiîd voleur que César. > V«et» « U y a des plus sen^Ue qne redoataWe-, les lennne» w «» amis qui découvriront les paroles d^emporfemenl entente en sobé principalement susocptiwes. « un qtti vous sont échappées dans votreealéfe»» Boa». ' enfant qui jouadans un chemin , et qui »«^«« « On a trottvé le moyen de déeWrer le prochain, pu intendmpro scn jeu pour laisser passer uns nonplnsparhainenipareiii|WH»fwi«ftfdecoMre, obartelie, Mt par d^nt ot par mutiaene ce
BEUXtËHE PARTIE :
qu'un homiûe ue Dût point par raiton. « Fin. « Ne doit-il pas se préparer tranquillement à la perte de son procès , loin d'en marquer d'avance un dépit d'enfant? » J. J. « Je n'ai plus ni humeur ni dépit contre les pagodes au milieu desquelles Je Tis. » In. « Je me suis crue abandonnée , et , dans mon dépit , j'ai reçu la main du connétable que mon père m'a présentée. > Las. « Je fis des réflexions, sans toutefois mépriser moins les menaces de la colère du roi et du dépit de Mme de Maintenon. » S. S.
Ira, nom latin de la colère , nous a donné irê , autrefois usité dans les cas où nous employons à présent courroux. On a dit Vire conune la «uperbe, dans le grand, en parlant de Dieu et des souverains , par exemple : « Vierge sainte , apaisez sur les ennemis de l'Eglise l'tre formidable de Dieu. » Boss.
Qoand quelque Dlea, voyant ses bontés négligées, Noos Dût senUr son ire^ xm autre n'y peut rien.
Laf.
Puis, passant d'un extrême i l'autre, comme il arrive presque toujours i l'égard des plus belles expressions qui tombent ainsi en désuétude , on ne s'est plus servi du mot ire que par forme de badinage dans la poésie familière ou héroï-comique. Dans l'iimour m^decm de Molière, un marchand d'orviétan dit :
Admirez mes bontés, et le peu qu'on vous vend Ce trésor merveilleux que ma main vous dispense. Vous pouves avec lui braver en assurance Tous les maux qqe sur nous Vire du ciel répand.
On lit dans la Pueelle de VolUire :
Tels La Trimouille et le dur Tlreonel
Se préparaient au terrible duel
Par ces propos pleins à'irt et de menace.
La hiU est proprement le symbole physiologique de la colère : elle ne se prend pour la colère même que dans le discours commun , et encore il est bon que le mot bile soit mis avec d'autres mots qui rappellent sa signification originaire : émouvoir la bile , décharger ou retenir sa bile.
COLLECTION, RECUEfL, COMPILATION (RAP- 80DIE, RAMAS, RAMASSIS). Assemblage de choses qui sont ou qu*on donne pour être belles ou curieuses , propres à plaire ou à instruire.
Collection et recueil ne se disent pas proprement des mêmes choses. On fait eoUection d'objets, tableaux, armes, médailles, antiquités de toutes sortes , coquilles , minéraux , insectes , ou choses semblables, c'est-à-dire qui ne sont pas de nature & composer un tout. Mais on fait un recueil de pièces, d'écrits, d'actes, de discours, d'anecdotes, de chansons, de lettres, de contes; choses qui peuvent être jointes ensemble de manière à former corps. « Collection se dit des choses qui continuent d'être autant de touts séparés , et qui ne sont réunies que parce qu'elles sont renfermées dans un seul lieu ; recueil se dit des choses qui sont plus faites pour se réunir en un seul tout. » Conn. La collection vous présente des objets étalés les uns i cêté des autres dans des galeries , des cabinets , des rayons , des cases; je recueil vous présente réunies en un seul volume, en un seul cahier, différents firagments, morceaux, extraits ou opuscules de littérature
ou d'art. Une bibliothèque est une eoUedioii de livres ; un livre est un recueil de pensées.
Quelquefois cependant on se sert des deux mots en parlant des mêmes choses : coUedûm on recueil de plantes, de livres, d'estampes, de lois, de vaudevilles, des productions d'un auteur. Alors coUectian , en vertu de sa particule initiais eum [coUeetio, de cum légère , prendre ou rassembler avec, ensemble), marque i^ultiplicité, grand nombre de choses; il est collectif on compréhensif. Par opposition , recueil exprime quelque chose de moins étendu ou de plus petit. On donne la coUection des conciles, 'des pères, des canons, des classiques latins; et un recueil de poésies fugitives, ou de bons mots. On donne la collection du tout, et le recueil d'une partie, c Nous n'avons pas plus de temps qu'il ne nous en faut pour rassembler assez de portefeuilles et de papiers pour l'immense coUection (de plantes] que nous aUons faire.... J'ai été assez heureux pour pouvoir insérer dans le petit recueil (herbier) que j'ai eu l'honneur de vous envoyer quelques plantes curieuses. > J. J. « Cela se trouve dans une lettre que j'û depuis insérée dans h cottettUm de mes œuvres.... De là me vint le projet dé fjure cette ode que vous trouverez dans le recueil de mes poésies. » Marm. — La coiOectitm a pour qualités d'être grande, volumineuse, riche , complète. Les qualités du recueil se tirent de la nature des choses qui y sont contenues, ou, suivant la force de la particule initiale re, du soin qu'on a mis à les choisir. « Voilà ce que j'appelle les ruses du comte de La Blache. Mais cette consultation de l'adversaire ne mériteraitelle pas aussi de trouver place en ce recueil ingénu des niseï, puisqu'elle-même en est la plus ample collection? » Bbaum. « Lorsque après la mort de Saint-£vremond on rassembla dans une volumineuse colleUùm tous ces fragments épars qui, séparément, avaient fait tant de fortune ; ce recueil , qui montrait Saint-fivremond tout entier , le réduisit à sa juste valeur. » Un. Voltaire dit au s^jet d'une grande bibliothèque de deux cent mille volumes : « Dans cette immense cotledioe de livres, il y en a environ cent quatre-vingt-dix neuf mille qu'on ne lira jamais, du moins de suite. » Et J. i. Rousseau, dépeignant les Neufchâtelois : « Les paysans mêmes sont instruits ; ils ont presque tous un petit recueil de livres choisis qu'ils appellent leur bibliothèque. » Pour faire de belles coUectûms, il faut du temps, des moyens extérieurs de toute espèce, du savoir, de la patience ; pour faire un bon recueil, il faut d'ordinaire des lumières, du goût, de la critique, du discernement.
La compHaHion est une sorte de recueil littéraire. Mais, au lieu que dans le simple recueil se trouvent réunis des morceaux laissés tels <|aels» intacts , ceux qui entrent dans la compilalvm ont été employés et traités comme des matériaux. modifia, abrégés, fondus ensemble, et il en est résulté , non pas un répertoire, mais un ouvim^. Un recueil est bon , si les pièces qu'il coq tient ont de la valeur et ont été bien choisies; une eomptloltofi est bonne , si elle est bien faite ; « Vhietoire ancienne de Rollin est encore la
SYNONYMES À RABICÂUX DIVERS. «
meilleiirt campiUUUm qu'on ait en aucune langue, parce que les compilateurs sont rarement éloquents, et que Rollin Tétait. > Volt. < Le jugement que TOUS portez sur l'œuvre posthume d'Helrétius ne me surprend pas. Son ouvrage est plus capable de faire du tort que du bien à U philosophie ; j'ai vu avec douleur que ce n*était que du fatras , un amas indigeste de vérités triviales et de faussetés reconnues. On trouve d'ailleurs dans cette eompiUuion irrégulière beaucoup de petits diamants brillants semés çà et Ià.>lD.
Avec ces mots Leroy a comparé , suivant l'indication de Girard , rapsodie et ramat , auxquels CondiUac a joint ramassû. Mais rapïodie, ramai et ramassis ont cela de particulier par rapport à collection y recueil et compilation , qu'ils se prennent toujours en mauvaise part. — Ensuite , pour ce qui regarde les différences à mettre entre eux, raj^odU est purement littéraire , comme eompt- Jation, et familier; sans compter que le délïiut qu'il suppose provient plutôt de l'incohérence et de la bi^rure- des matières que de leur nature ou de leurs qualités. Hamas et ramassis^ ce qu'on a ramassa, pris par terre, dans la poussière ou dans la boue, se disent, au contraire, par mépris, et non pas familièrement et par bidinage , d'une réunion de choses quelconques ou même de personnes, par elles-mêmes viles ou mauvaises» — Ramas et ramassis ont été distingués l'un de l'autre dans la V* partie , p. f92.
COMMANDANT, CAPITAINE, GÉNÉRAL. Dans un sens très-étandu et sans relation au grade particnUer, ces mots désignent des chefs militaires.
Commondamt^ celui qui commande , signifie dans une armée un officier considéré comme un supérieur, et non pas comme un guerrier, cooune un homme qui exerce plus ou moins. lÂen le métier des armes. Ce qui distingue nettement le commandant du capitaine et du général^ c'est qu*on se le représente , abstraction fkite de sa conduite sur le champ de bataille. « Ces troupes campées autour de la ville, se mirent en marche sous leurs commandants. » Fim, « Spartacus fit combattre trois cents prisonniers romains aux Amérailles d'un des commandants de son armée. » Lab. « Ni la marche des troupes , ni le campement des armées , ni les quartiers d'hiver, ni le séjour des commandants dans une ville n'étaient à charge à personne. » Roll. « Cyrus le Jeune se mêlait avec le simple soldat , mais sans que la dignité de commandant en souffrit. » In. « L'éclat des plus grandes victoires ne mettait point A couvert des recherches des tribuns le général qui n'avait pas assez ménagé U vie de ses soldats , ou qui , pendant la campagne , les avait traités avec trop de hauteur : il fallait qu'il sût allier la dignité du comman^ dant avec lit modestie du citoyen. » Vert. ~ Que s'il 7 a quelque chose de remarquable dans le commandant, c'est la tête plutôt que la main, ce sont les qualités intellectuelles, et non pas les qualités d'exécution, a Ce n'est point de cent nulle bras qui composent une année que dépend Ityictoire, mais de la tête du commandant, t
ktêS
RoLL. « Le grand principe de Paul Emile était qu'un commandant , plus que tout autre , doit écouter les conseils. » In. « Les chefs sentent dans le fils d'Ulysse je ne sais quelle autorité à laquelle il faut que tout cède : l'expérience des vieillards leur manque; le conseil et la sagesse sont ôtés à tous les commandants..., U fait le lour en diligence , et tous les. capitaines les plus expérimentés le suivent. » Feu.
Le capitaine et le général sont des hommes d'action , des chefs qui dirigent dans les opérations de la guerre et surtout dans les combats. Us différent cependant l'un de l'autre de plusieurs façons.
1* Capitaine est qualificatif et attribue de la valeur comme guerrier; au lieu que général marque plutôt un simple titre. Le général Merci était regardé comme un des plus grands capttaines (Volt.). « Louvois persuadait à Louis XlV qu'il était plus grand capitaine qu'aucun de ses généraux. » S. S. « Ce député (parvenu au Capitole) annonça la victoire de Camille , et il demanda, de la part de tous les Romains qui étaient dispersés, ce grand capitaine pour leur général. » Roll. — 2* Quand général se prend comme copitotne dans le sens qualificatif, il an* nonce du génie, quelque chose de naturel, et non pas , comme capitaine , quelque chose d'acquis , de l'expérience. « La plupart des grands capitaines sont devenus tels par degrés. Condé était né général; l'art de la guerre semblait en lui un instinct naturel.... U n'y avait en Europe que lui et le Suédois Torstenson qui eussent à vingt ans ce génie qui peut se passer de l'expérience. » Volt. — 3» Capitaine dit moins que générai sous tous les points de vue : il exprime une capacité moins haute ou moins vaste , un talent qui s^exerce sur une plus petite échelle , A la tête d'un corps et non de toute une armée, ou bien il s'applique à des hommes dont le nom a jeté un moindre éclat. « Les ministres de Louis XlV étaient alors les plus forts de l'Europe, ses généraux les plus grands, leurs seconds les meilleurs et qui sont devenus des capitaines en leur école. » S. S. « Scipion tenait le premier rang parmi les capitaines et les généraux de la république. » Vert. « C'est dans ces occasions qu'un simple capitaine pouvait quelquefois faire une plus grande fortune dans ces pays (de l'Inde) qu'aucun générai parmi nous. » Volt. « Alors les pirates formèrent des armées; leurs capitaines devinrent des généraux. * Roll. c Ces jdeux capitaineis, Annibal et Scipion, dignes , d'être mis en parallèle avec ce qu'il y avait ja- I mais eu de plus grands princes et de plus fa- ' meux généraux, » Id. « Ces historiens (Thucy- !dide, Xénophon, Polybe) étaient en même I temps excellents capitaines.... Ils apprennent par l'exemple des plus «grands généraux de l'antiquité, et par une sorte d'expérience anticipée, comment il faut faire la guerre. » In.
COMMANDEMENT, ORDRE, (PRESCRIPTION), PRÉCEPTE, INJONCTION. Déclaration de volonté qni détermine ce qu'un autre doit faire.
Commandement est général ; ordre , particu- Uer : celui qui a le commandement donne on
kk»
MQiltK PàRTIË
ordre. « En tain le SaUTear Tcmt imposer A* ience à Ui'mttlUtaâe; malgré le commotidaii^nl qu*il leur tût, et plusieurs crdres réitérés de sa part, ils élèvent la voix. » Boubd. « Le corps est remué et transporté d'un lieu à un autre au comr mandement de Tâme : les yeux et les oreilles se tournent où il lui plaît , les mains exécutent ce qu'elle ordonne.,,. » Boss. Le prince, qui commande à ses sujets, leur ordonne telles ou telles Choses, dans tels ou tels cas. Dieu ou la loi commande certaines choses; le médecin ordonne un remède à un malade. — On obéit au commandemetii^ on exécute l'ordre : le commandement émane de Tautorité, de Dieu ou d'im souverain; et Vordre^t du pouvoir, d'une puissance déléguée et subalterne, qui ordonne ^ arrange, dispose selon ses intentions. Celui qui gouverne commande^ ses agents ordonnent, c J. C. devait paraître dans le temple , comme le flls de la maison , pour y ordonner ce que son père avait prescrit. » Boas. A la place de ^eserU , commandé conviendrait tout autant *. -— Commandement est foimel et a rapport à la manière; ordre est matériel et relatif au fond des choses; on commande rudement, on ordonne des cruautés. — Enfin , le commandement étant plus général est aussi plus vague. L'équité commande^ la justice ordonne. On commande simplement ; on ordonne sous des peines. Oe qui commande Tadmiration ne l'exige pas absolu^ment, n'en fait pas un devoir, une loi.
Le précepte est d'un précepteur , d'unhotntne qui enseigne. Ce mot n'appartient pas , comme les deux précédents , au langage ordinaire , mais au iltyle doctoral, n signifie une maxime , une règle de conduite. On cède ou on résiste au commandement et à Vordre^ ils sont plus ou moins absolus ; on se laisse ou on ne se laisse pas guider par le précepte^ il est plus ou moins sage. On est sous l'empire, sous la domination du maître qui commande ou ordonne; le précepte suppose un maître qui instruit et dirige. Les préceptes de la religion et de la philosophie nous apprennent à nous soumettre aux commandements et aux ordres de ceux dont nous dépendons.
Vinjonction est un commandement ou un ordre exprès, auquel il faut indispensablement obéir, et qui s'éloigne le plus d'un simple conseil, d'une
I . Prwserire slgnifle eommamder ou ^Nkmner ivee précision, en déctiTtat ou en aseignut lé eomnent» iet Umitot, le degré. «Juger teloD les formes près* erUês. > Pak. a La nelure ne veut pas que les animaux passent les limites qu'elle leur Sl prescritet. » to.
Bcfpion ne fait rien que Rome ne vàHUnanA, Hlen qui ne soll prêtent par nos oemmuns IrilMI.
« M plénipolenâelre a son Ikit digéM pair la oow^ jet moindrea aTaooes qu'il fait lui sont prwcrkêf. * liABa. Il faut fûre docUemenI ce qui est commaulé on ordonné, et exactement, i la lettre, ce qui est pi'^ru. On suit un régime ordonné, et On le suit tel qu'il e%i prescrit: «Quand tous êtes malade, est-Il unrégime que vous ne suiTiéi tel qu'il vous est P*'***»* ^ » BovED. On peot eoihmahdér on ordétmèt^, mais non pas prucrirs, eo laissant Indécii en ind^ terminé le lien, le temps, la aaiMre, les mefBns. « Noos Urnes les libations ordonnées (par Gifoé) «i Im vœux prescrits pour les ombres. • fix.
simple invitaiimi. c Meu ne conseille ptt aeiûe^ ment au li^he d'entretenir le pauvre , ne l*y exhorte pas seulement , mais le lut en/onir, et lui en fait un devoir rigoureux, a Bourd. < L'Sglisi commande expressément aux enfants baptisés de garder inviolablement ces dispositions ; et eQt en- /ot'nl, par un commandement indispensable, aux parrains d'instruire les enfants de toutes ces choses. > PjLsc Au reste, injonction et enicfindre se disent surtout en termes de jurisprudence et d'administration. « Philippe de Talofa eiyoïnt, dans son ordonnance , aux officiers des monnaies de tromper les marchands de fkçon qu'ils ne s'aperçoivent pas qu'il y ait mutation de poids. > VOLT. « Le 23 février 1771 , six parlements nouveaux furent institués soUs le titre de Conset7< supérieurs , avec tnjoncfton de rendre gratis la justice. ' In. « Si j'avais été juge, j'aurais donné toute raison à Ëeaùmarchais , mais j'aurais supprimé ses llémoires avec tnjonottoti d'être plus circonspect. 3» LAb. « Saturnin fit rendre un décret par le peuple portant tn;onc(ton aux consok de faire publier qu'on interdisait le feu et l'eau i Hétellusi. » KoLL.
Il est inutile d'ajouter à ces mots, comme Ta fait Girard, celui de juMtOn, qui n'est plus usité aujourd'hui et dont les dictionnaires donnent tfn« définition qui ne laisse rien à désirer.
f COMMENCraENT, NAISSANCE ; ~ S* Oftl- GINB, SOUttCE. Ces mots se disent des choses en tant qu'elles viennent à être, et en marqoeat le point initial ou le point de départ.
Mais commencement et naissance représentent les choses elles-mêmes arrivant à l'existence, ctmmençanlt ou naissant; tandis que origine et sofuru indiquent d!où elles viennent, d'où elles sortent, d'où elles découlent. Le commencement de la guerre est un acte d'hostilité par lequel elle débute; son origine, c'est quelque chose d'antérieur qui l'a amenée, hecov^ meneemenit de nos fnaux en est la première partie; leur source est ce d'où ils émanent. La naiffance d'une personne donne l'idée de cette personne elle-même venant au monde ; son origine fait concevoir le lieu d'où elle est issue. Et, dans lo sens d'extraction , la «aûianee d'une personne exprime la noblesse de la feunille où elle est née ; son origine fait connaître l'antiquité de sa race. L'homme né à Paris y a vu le jour pour la première fois; celui qui est oriptnatrvde Paris descend d'ancêtres qui étaient Parisiens. Nous tenons à hos parents par la nowuonce, A Adam et i Dieu par notre on^^tne. « Gomnle le sang des rois fait passer avec Itii dans leurs enfants le courage et la magnanimité de leurs ancêtres et des sentiments dignes de leur naissance , on voudrait que le sang de i. C. , en coulant dans vos veines au pied de l'autel , vous rendit les images vivant tes de J. C. et vous inspirât des sentiments dignes d'une si haute ori^itna. » Mass. — Une chose prend çommeheement ou naissante comme elle prend fin ; une ohosé tire son oriytne oa sa source de plus ou moins haut ou loin.
1* Commeiscement, naissance. Première partît ou premier apparitioBi premSer acte de préseiiot, des choses qui viennent à être.
SYNONYMES k RikDICAUX DIVERS.
Ccmmewùemêfit est génér&l*^ néiuanee n« se dit ijue des animaux : le eomiMneement d'une maladie , la naissance d'un enfant. Le commence^ «Mfif est opposé à la fin , la naissance à la mort.
lonqne naissance "se prend au figuré , Il diffère moins , mais il diffère toujours de son synonyme. n ne convient qu'en parlant des choses qui peu- Tant être considérées comme ayant une sorte de vie et comme étant susceptibles , non pas seulement de durée et d'extension, mais d'accroisse-^ ment : la naissance d'un fitat (âcad.) , de l'Eglise [Pâsc.), d'une sédition (âcab.), d'un Incendie (BouBD.) , du luthéranisme (In.). On dit le etmr meneemenlt et non la naissance d'une pa^. — D'ailleurs, au lieu que commencement est nn terme abstrait, qui si^^e, et n'exprime pas, naUtance est un mot concret , qui dépeint un événement , qui parle à fimagtnation. Commencement du monde ou du printemps désigne une époque : naissance du monde ou du printemps fkit assister en esprit au débrouillement du chaos et aux premières circonstances, aux premières scènes, par lesquelles la nature ouvre la belle saison. On fait on voyage au commencement du printemps; un poète décrit la naissance du printemps.
3* Origine ^ source^ Ces mots servent à faire connaître d'où procèdent les choses qui viennent kèire.
Origine est pris au propre , source au figuré. Origine se dit à l'égard de tout ce qui s'élève ou se produit, oritur^ oomme les astres s'élèvent en partant de l'Orient : Vorigine d'un homme, d'une guerre ; Tort^tne d'un mot , de la civilisation. Source , en conséquence de sa signification primitive , qui ne doit jamais être perdue de vue , peut être employé uniquement quand il est question, non pas de choses individuelles ou abstraites, insaisissables k l'imagination, mais de choses propres à être représentées comme se succédant ainsi que les eaux d'une fontaine , et comme ayant un cours. tJne source de misères (J. J.). « La tradition est la vraie source de la vèfité. 9 Pasc. « Il faut remonter Jusqu'à cette origine de la guerre de la Hollande..., Cette guerre est la vraie source de tous les maux que la France souffre. » FéN. « Jésus-Christ montrait clairement, par les livres sacrés, que. son origine remonte jusqu'à la source du genre humain. » In. — De plus, l'oH^tns a un caractèce théorique : on cherche à la connaître, elle est plus ou moins obscure, plus ou moins difficile à découvrir. La lource a un caractère pratique, on y puise , elle est plus ou moins abondante. L'historien doit s'enquérir des origihee, et puiser dans les sources. On remonte à Vorigine^ on i«coort à la source, « La.providenoe de Dieu, étant rmûque et véritable cause de nos maux , l'arbitre et la souveraine, il est indubitable qu'il faut recourir directement à la «Mires et remonter jusqiJTà Vorigine y pour trouver un solide allégement. 9 Pasc Origine , substitué à source dans la phrase suivante de Uassillon, serait d'une impropriété sensible : t Si la justice et la piété d&ns les grands prennent la place des passions et de la licence , qu'elle source de bénédictions pour les peuples l»
GOmiEft^, NÉOOCB, ntAfK. Ces trois mots expriment une sotte d'indnstrie qui consiste à procurer des denrées ou ées valeun pour d'autres ou pour de l'srgeBt.
Commette, eemmercium^ tsi le seul traduit exactement d'un mot latin dent lé sens reproduise l'idée oommtme. H est ftmné de cwn, avec, ensemble, et de msfv, merees, marchandises : il signifie proprement édmnge de marchandises. Dans toutes ses aoceptions figurées se retrouve cette idée d*éehange, de communication réciproque : commerce d'idées, de ientiments, de lettres; le commerce de ht vie, le eoffimercedu monde; le cemm^ree dessavants, de deux smis, des époux. -*' Commierce est le terme général, le seul fréquemment usité, celui qui peut presque toujours remplacer les detix «utres, et auquel souvent les deux autree ne peuvent être substhtués. U se dit seul d'une manière absolue en termes d'histoire, d'administration ou de législation pour représenter simplement et sans aucun accessoire, par rapport à l'humanité tout entière, ou ànne nation, ou aux individus, ce développement de ractivité de l'homme qui fait passer et circuler les choses des uns aux autres par échange.
Négoce vient du latin nei^oftufii {nec otium^ privation de loisir), occupation, affaire. Il ne désigne pas le fait de l'échange, mais les soins, les occupations, les démarches, les calculs, les combinaisons pour arriver à cette fin. Les acceptions dérivées de ce mot le témoignent comme son étymologie. Négocier y négociation , négocia^ teWy marquent Taction de traiter, de manier, de conduire avec art , avec travail , des affaires publiques ou privées, on négocie un traité , ime alliance , un mariage , un accommodement. — Au lieu que commerce exprime simplement le mode d'industrie en général ou en particulier , négoce fait concevoir k profession qu'on exerce avec plus ou moins de talent, et montre la pratique, le détail et le tracas des affaires commerciales. On s'enrichit par le commerce; ce qui fait entendre uniquement que ce n'est pas par tel ou tel autre genre d'industrie; on quitte le soin de son né» 90ce(|[0L.); on est exercé dans Unn^aoce (Mass.); on est engagé dans les soins d'un légitime négoce (BouRD.); où voyage pour les affaires de son négoce (Pâh .).« Après avoir acquis dans Son commerce une fortune honnête, il quitta sur ses .vieux jours le négoce et les affaires et mit un intervalle de repos et de jouissance entre les tracas de la vie et la mort. » J. J» « Cdibert étant sans lettres , élevé dans le négoce^ et chargé par Iflazarin des détails d'affîsdres , ne pouvait avoir de goût pour les beaux<ertB; ses grandes vues pour la finance et pour le commerce ne s'étendirent pas d'aberd Jusqu'aux artâ aimables» » Yoiv. « Ctmme, en Suisse, les si^ets en générai ont très-peu de commercé ^ le négoce n'est eMujetti à aucune chargOt excepté de petits droits d'entiep6t. 9 IfoNTBSQ. < Les Phéniciens étaient nés avec un génie si heureux pour le négoeo^ qu'ils furent regardés comme irâ inventeurs du loe»merce de mer. » Roll. — €omme négom ei^aifie [rexercice du commerce ^ ceux qui sont voués par