SI
nitrtyre, tûh» qui êtes U eiMguê iû l«ur apostolat et honoré du même ministère, irom languiriez indolemment dans l'oisiveté? » Mam. « Le eardizul Ouperron et ses coUèguê* (antres memiMres do clergé, députés comme lia aux états gênéraui) persuadèrent à la noblesse qu'on avait be^ sein de kt coar de Rome* » Volt. « Brut w Rit élu pour premier consul , et on lui demia pour e^lègu9 Collatîn. » Ybrt. « Ce tribun reconnut que le sénat et les consuls arrêtaient toujours la publication des lois que proposaient ses eolliffties. 9 In. « Thémistocle se fit nommer parmi les députés , et avertit le sénat de ne pas fkire partir ses eoiziguef avec lui , ni tous ensemble , afin de gagner du temps, s Roll. « Crassus et Seévola avaient été eolUguei dans toutes les charges, excepté dans le tribunat. • In. c Ceux qui ont des collègues, on dans le commandement des années, ou dans l'administration des affaires, on dans quelque conunisssion que ce soit. » In.
Des eonfrètts (frères avec ou ensemble) font partie d'un même corps ou ont la même profes> sîon. C'est le titre que se donnent les prêtres , ou plus spécialement des religieux du même ordre ou de la même corporation, les fmics-maçons , les membres d'une académie, les avocats, les médecins, les comédiens, les artistes en différents genres , peintres , statuaires , etc. M assillon dît aux membres de l'Académie française , dans son discours de réception : s Un de vos plus illustres confrères. » « Ce poëte lit une ode et est interrompu par un de ses confrères. » Les. «c Je suis cocher, et je défie aucun de mes confrères d'aimer le vin plus que je l'aime. » Bbst. «c Martin Luther , reljgieUx augustin , pour ven* ger ses confrères^ commença à invectiter. » Vert. « Jamais les patriciens ne firent tant d'efforts pour sauver un de leurs confrères. « Roll. c GalJen fat regardé par ses confrères jaloux ccfmme un homme qui usait de magie. * In. r&i fort i cœur aussi, dans ce flcheax éclat. Le propre honneur lésé de menalear Tavocat. Que penaera tout l'ordre en voyaol^un confrère Qui prend , aana respecler son grave caractère , Une &Ue A ses yeux enlevée aujourd'hui? Volt. Je plaina le aort de tout auteur Que les autrea ne plaignent gaéres.
Qae des beaux eaprila serviteur Il évite ses cfaers confrères, 1ù,
c V. Crébillon , mon confrère à l'Académie, v In. « Pierre le Grand daigna être un des membres de l'Académie des sciences , et entretint une correspondance suivie avec ceux dont il voulait bien être le simple confrère. » In. « Un de ces augures, dit Cicéron, ne pouvait aborder nn de ses confrères sans rire. « In.
Les évéques sont collègues comme délégués du pouvoir, et confrères comme appartenant au clergé. Les apôtres , envoyés de Dieu , étaient coU- Uguês (?Éif.) ; ils étaient aussi confrères (Volt.), comme formant un corps , une sorte dé communauté, c 11 est mon collègue à la chambre des pain, au conseil d'Ëtat, et motif confrère à l'Académie , an palais. > Acad.
COMPLAISANCE, DÉFÉRENCE, CONDESCE!!- 9ANCB, — FACILITÉ. Tous ces mots sont définis de même par TAcadémie : douceur qui iait qu'on
se conforme, qu'on se rend, qu'on acquiesce aux sentiments, aux volontés d'autmi. Cepen- . dant chAcun d'eux a son idée propre.
La eompteisance est le fait de celui qui eoni» pkilV, e'eità-4ire qui cherche ou ifatladie à plaire. Ce qui la caractérise, c'est le désir de plaire, de gagner la fiiveur, de se rendre agréahle. Elle a d'ordinaire pour principe la bonté du cœur, et suppose des relations d'amitié; elle entretient l'Union parmi les hommes par lesptoétirr qu'ils se font on les services qu'ils se rendent, en leur ftûsant sacrifier les uns aux autres leurs Tolontés , leurs gofits , leurs commodités , leurs vues penonnelles. « Jamais les hommes ne produiront rien qui soit digne de TEvangile, tant qu'on n'aura pas le courage de renoncer à la eomphir sance et de se résoudre à déplaire aux hommes.» Boss. Laisser qudqu'un suivre ses inclinations par uB excès de complaisance (In.). Avoir une compIaMOfice parfaite pour les goûte de quel- ^ qu'un (Vbrt.), une cim/plaiisane» criminelle pour ses plaiflrs (In.). < Des femmes des premières maisons de Kome entrèrent dans la conjuratioa de Catilina "^slt eotwpMsance pour leurs amants.» In. « Charles II , roi d'Angleterre , n'avait bien voulu souffrir qu'on le fit catholique , sur ht fin •de sa vie , que par eoinplaisanoe pour ses maitresses et pour son frère. » Voit. « L'empire de la femme est un empire de douceur, d'adresse et de complaisance; ses ordres sont des caresses y ses maux sont des pleurs. » J. J. « Vous Toyez les adroites cWkplaisances qu'il m'a fallu mettre en usage pour m'introduire au service de votre père, sous quel laasque de sympathie et de rapports de sentiments je me déguise pour lui plaire. • Mol. « L'âme de Louis XIV avait des côtés faibles par où la coinptotfaïuv et l'adulfttion pénétraient insensiblement, a Marm. « L'on est né quelquefois avec des mœurs fociles, de la corwplaiscmoe et tout le désir de plaire; mais, par les traitements que Ton reçoit , l'on est bientôt jeté hors de ces mesures. » Labr. « Combien d'esprit, de bonté de cœur, d'attachement, de services et de complaisance dans les amis , pour faire en plusieurs années bien moins que ne fait quelquefois, en un moment, un beau visage ou une belle matnl » In.
La déférence est le fait de celui qui défère^ c'est-à-dire qui cède à l'âge, à la dignité, à la qualité, au mérite, au rang, à l'autorité, à la vertu. Ce qui la caractérise d'une manière parfaitement nette, c'est qu'elle a toujours lieu de l'inférieur au supérieur. Elle consiste dans un hommage rendu à une supériorité quelconque. Elle a pour principes l'estime et la modestie. Ette entretient entre les hommes la subordination, oh dit une déférence respectueuse (Laroch., Mass). Les mots respect, soumission, égards, accompagnent ordinairement celui de dêfé^ rence comme lui étant analogues. « Votre père est fort disposé à vous accorder ce que vous sou-' haitez , pourvu que vous vouliez vous y prendra par la douceur , et lui rendre les déférences , les respects et les soumissions qu'un fils doit i son père. » (Maître Jacques à Cléante, dans YAvare de Molière.) « Si l'on n'a pas du respect pour les