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DEUXIÈME PARTIE

Boss.) et non pas conUant et ferme, La eomtanee eontinae et achève l'œuvre de la fermeté, « Servilios se défendit avec la fermeté et la constance d'un homme qui ne se croyait point coupable. »

ROLL.'

2* InébranMle^ inflexible»

Ïfi^&rafi{a51e est plus général. On est inébranlable dans ses sentiments ou dans ses maux, comme dans ses résolutions; on n'est inflemble que dans ses résolutions. On est inébranlable k tout, et, par exemple, aux événements, aux coups de la fortune, qui n'ont pas le pouvoir de faire perdre à l'Ame son calme et sa sérénité ; on n'est inflexible qu'aux efforts des hommes, aux prières, aux sollicitations, aux menaces, qui n'ont pas le pouvoir de faire fléchir y de porter la volonté à céder ou à user d'indulgence.

« Constance inébranlable,* Boaan. «Tranquille conmie Job et inébranlable au milieu des calamités du monde. » In. c Inébranlable aux coups de l'adversité, au milieu des plus grandes infortunes. 3» Acàd. c Inébranlable dans ses amitiés. » Boss. c Les épreuves extraordinaires où on a mis son amour inébranlable pour la vérité.» Rac « Inébranlable dans l'amitié et dans mes sentiments. » Volt.

0 coumge! 6 constance I 6 cœur inéhramlabU/ Id.

c Une fermeté inflexible pour la défense du juste et de l'honnête. » Roll. « En vain les premiers des sénateurs lui demandent grâce? toujours inflexible^ il persiste dans sa résolution. 9 iD. c Que le prince soit inflexible touchant les choses qu'il aura témoigné avoir résolues. » Dbsg. c Ferme et inflexible aux sollicitations du simple peuple. » Labb. « Romultts consent à partager sa royauté avec Tatius ; celui-ci, jusqu'alors inflexible (par rapport au mariage de sa fille avec Romulus) , cède é une offre si généreuse , et lui accorde sa fille. » Lah.

CONTENT, AISE, RAVI. Agréablement affecté.

Ëpicure distingue deux sentiments agréables, l'un paisible, l'autre agité; l'un qui tient l'âme en repos ou tranquille; l'autre qui la met et la tient en mouvement. Le pronier est exprimé dans notre langue par content et contentement^ l'autre par aire.

Dans le contentement , l'âme a cela d'heureux qu'elle n'est plus troublée , tourmentée par des désirs; dans l'aise , elle a cela d'heureux qu'elle jouit d'un plaisir qui l'émeut beaucoup.

I . A eotutani et k ferme Girird ajoute suMe^ beaucoup moins usité dans cette acception figurée. Dq reste, il s'en diilingue aisément; il est relatif, non pas i la sensibilité ni à la volonté, mais à rintelligence. c La stabilité est le caractère d*un esprit éclairé qui ne cbange pas de bçon de penser. » Com. Un esprit stable (Ac&D.) a des principes stahU» (Bounn., Paso.)' ârAtés, certains. Voitairey dana la ffenriade; éii en pariant de Dieu :

Lui seul est toujours stable, ' et tendis que la terre Voit de sectes sans nombre une implacable guerre, La Vérité repose aux pieds de l'Eternel. Et BoBsnet (Usant i*éioge de Marie-Thérèse d'Autriche, reine de France, toujours Juste, innocente et restée dans les voies de la saine doctrine : « Une foi vive, dit-il, est le fondement de la stabUUé que nons admirons.»

Le eontefilemenl est calme, exempt d^inquiétude et tout intérieur. « Adieu, vis content et heureux.» Volt. « Nous n'avons besoin que de Dieu, il nous suffit; en le possédant, nous sommes contente, 9 Boss. « Nous voyons des hommes nonseulement morts, mais crucifiés pour le monde, contents de leurs austérités et de leurs croix. > BouRn. « Dieu sufBt dès maintenant à l'âme religieuse qui jouit indépendamment du monde d'un solide et parfait contentement, » Id. Avoir l'esprit , le cœur confenf (Acad.).— L'aise est vive et peut se manifester par des mouvements du corps : on est ravi (Boss. , 1. J.) ou tranqiortè (J. J.) d'aise; on tressaille d'aise (In.); le ccear nous bat d'aise (Id.); quelquefois on est si aise qu'on ne peut dormir (Mabm.) ; quand la sainte Vierge alla visiter Elisabeth , saint Jean-Baptiste sauta d'aise dans le sein de sa mère (Boss.).

Le contentement est relatif à un désir antérieur dont il marque l'accomplissement; Vaise est absolu et résulte d'un événement inespéré. Ce qui remplit notre attente nous rend contenf^; tout ce qui nous arrive de favorable nous raid aises, « Je suis bien aise que vous soyez content de ma dernière édition. » Boil. « Je suis trèsaise, mon révérend père, que vous soyez content des résolutions de l'assiamblée â s'opposer aux nouveautés. » Boss. On est eonfenf de ce qui répond â ce qu'on avait voulu ou conçu; on est aise d'une nouvelle, d'une rencontre inopinée, d'un retour imprévu.

Booi, c'est -^ dire enlevé, transporté, mis comme bon de soi et porté au ciel , désigne le comble de l'aise , l'aise qui va jusqu'à l'exaltation, jusqu'à l'extase. « Formosante ne savait plus où elle en était; elle se croyait tran^>ortée hors de ht terre; tout ce qu'elle voyait ou entendait la pbngeait dans un ravissement qui passait de bien loin celui qu'éprouvent les fortunés musulmans dans le neuvième ciel , environnés et pénétrés de la gloire et de la félicité célestes, b Volt. « Le peuple fut si ravi et si transporté du plaisir d'entendre C. Gracchus, qu'il ne put s'empêcher d'en témoigner publiquement sa joie. 9 Roll.

Ma fol, je sois ran que nous logions ensemble.

LC OOMTX.

J*en suis fort aise aussi. Dist>

Dans le Tartufe ^ Elmire dit à Tartufe :

J*ai voulu vous parier en secret d*une affaire , Et suis bien aise ici qu'aucun ne nous éclaire.

A quoi l'amoureux personnage répond en renchérissant :

J*en suis ravi de même, a Je suis tranqwrté d'aise, je suis content de moi jusqu'au ravissement, » Mabm.

Une preuve que r at^i est un mot d'une singulière énergie , c'est l'usage ou plutôt l'abus continuel qu'on en fait dans les conversations et les lettres pour marquer qu'on ne se sent plus de joie de voir les personnes ou de les servir, ficoutei les faiseura de protestations d'amitié : « Monsieur, votre très'humble serviteur; Monsieur, je suis rooi de vous embrasser, b Mol. « Quelle heureuse rencontre I Monsieur de Pourceaugnac i

SYNONYMES A RADICAUX DIVERS

qne je suis ravi de tous voir 1 » Id. « Théognis l'écoiife favorablement (un solliciteur], il est ravi de lui être bon à quelque chose; et comme ce- Ini-ei insiste sur son affaire , il lui dit qu'il ne la fera point , il le prie de se mettre en sa place , il Fen fait juge. » Labr.

COIITBR, RACONTER, NARRER. Faire connaître des faits de vive voix ou par écrit.

On ctmte pour l'amusement; on roeonle pour rinstruction. On eanu des faits imaginés, fabuleux, des ayentures; on raconte des faits réels, historiques. (Voyez I** partie, p. 162 et 163).

Norrer est le verbe latin narrare. C'est un terme de rbètorique ou de critique littéraire , tout relatif i la mamère ou au style; au lieu que conter •i raconter sont des mots du langage commun qui n'ont aucun rapport au point de Tue de l'art. Quand on conte ou qu'on raconte, on dit des choses plus ou moins intéressantes; quand on narre, cm montre plus ou moins de talent comme orateur ou comme écrivain. On fait un amte charmant, un récit fidèle, une narraHon claire ou élégante.

c Cette lettre est tout i fait ingénieuse, et tout àfkit bien écrite. Elle narre sans narrer,.,. Il y a tant d*art , tant d'esprit et tant de jugement que je voudrais bien savoir qui l'a faite. » Pasc. c Les fables de Lafontaine sont toutes bonnes ; c'est une manière de narrer et un style à quoi l'on ne s'accoutume point. » Sév. < L'historien qui a le don de narrer avec l'éloquence convenable , est plus qu'habile , il est grand historien. » Volt. « Le goût, la naïveté, l'art de narrer , celui de bien entremêler les aventures , valent bien mieux que de l'esprit : aussi Don QuichotU est de toutes les nations. » In. « Pour ce qui concerne l'art de narrer y le seul rapport sous lequel on puisse rapprocher Lafontaine et l'Arioste, leur manière est très-différente. » Lah. « Il y a trois genres d'ouvrages (littéraires), le didactique , la narration, les descriptions : car on raisonne , on narre ou l'on décrit. » Gohd. c Dans le style historique 11.^ faut narrer. » Vaqq. c On peut quelquefois engager une jeune personne à développer un fiait en le racontant plus au long : par là, elle s'accoutume et apprend à narrer. > Roll.

L CONTESTATION , DIFFÉREND , DÉMÊLÉ. — II. DISPUTE, DISCUSSION, CONTROVERSE. — m. CONTENTION , DÉRAT, ALTERCATION , QUE- RELLE. — IV. CONFLIT, LUTTE, COMBAT, GUERRE. — V. PRISE , BISBILLE, NOISE. GRA- BUGE, RIOTB, RIXE. Il n'y a de synonymie entre ces mots , et ils ne sont considérés ici , qu'en tant qu'ils signifient entre les hommes certaines oppositions qui les tiennent divisés, qui font qu'on s'attaque , qu'on se porte les uns contre les autres, sans pourtant en venir proprement aux noana; ou du moins, querelle et rixe sont les seuls qui impliquent paifois l'idée de coups.

Mais, 1* la contes taf ion, le différend et le démêlé sont des oppositions en fait d'intérêts ; 2* la dwpvfe, la dieâtssion et la controverse sont des opfk»itioDs en matière d'opinions ; 3* la contention, le débat , Yaltercation et la quereUe sont des

oppositions passionnées; 4*eon/lit, lutte, combat et

guerre , tous mots pris ici au figuré , représentent de fortes, de violentes oppositions, semblables aux oppositions armées qu'ils expriment au propre; &* priée, hisbUle, noite, grabuge, riote et rixe désignent des oppositions petites, soit en elles-mêmes, soit quant i leur durée, ou à leurs sujets, soit eu égard à la condition des personnes entre lesquelles elles ont lieu.

I. Contettation, digérend^ démêlé. Oppositions en fait d'intérêts.

n importe de remarquer d*abord la différence considérable qui sépare la eonteetation, le différend et le démêlé d'avec la dispute , la discussion et la controverse. Dans la contestation, le différend et le d^m^t^,'il s'agit de savoir qui a droit ou tort, et chacun cherche à faire valoir ses titres, à obtenir un certain avantage qui est en litige : des héritiers et des plaideurs ont des contestations, des différends et des démêlés. Dans la dijpute, la difctieeton et la controverse, il s'agit de savoir qui a raison ou tort, et chacun tend à faire prévaloir «es pensées , sans qu'il doive résulter de ses efforts autre chose que la connaissance de la vérité : les diipvtet, les discussions et les controverses ont lieu dans l'école entre les savants, dans les assemblées et dans les chaires entre les orateurs. On termine la contestation , le différend et le d^in^t^ en réglant Içs intérêts selon l'équité ; on termine les disputes , les discussions et les controverses en faisant voir de quel côté est le vrai. — En second lieu , l'idée de parler, de combattre. en paroles, n'est point contenue dans la contestation, dans le différend et dans le démêlé comme elle l'est nécessairement dans la dispute, dans la discussion et dans la controverse. Des personnes qui ont des contesfo- (tone , des différends ou des démêlés peuvent trèsbien ne se rien dire elles-mêmes , et s'en remettre è d'autres du soin de défendre leur cause , ou même employer pour cela la voie des armes; des personnes qui ont des disputes, des discussions ou des controverses se prennent elles-mêmes de paroles. On esf habile dans la dispute, dans le discussion et dans la controverse , c'est-à-dire puissant dans l'art de parler, de soutenir par la parole des causes , des thèses , des points de science; on n'est pas habile dans la contestation, dans le différend et dans le démêlé. L'histoire nous fait connaître les contestations, les différends et les démêlés des rois , c'est-à-dire les sujets qui les ont divisés; l'histoire nous fait connaître les dispiAtex, les discussions et les controverses des philosophes, des hommes d'Etat et des théologiens , c'est-à-dire les points sur lesquels ils on discouru en sens contraires et les paroles mêmes qu'ils ont échangées là-dessus.

Contestation, différend et démêlé étant ensuite comparés entre eux , la contestation se distingue du différend et du dév^êlé par les caractères suivants.

Contestation, action de contester, est un subsuntif verbal actif, à la différence de différend et de démêlé: il exprime l'action, les poursuites réciproques , le temps et les moyens qu'on y emploie. On est, on entre, en contestation, une conUstation s'élève ou s'émeut; on a des

DEimËME PUBTIE ;

àifénndM on dm dUmOét» hM analeitefioM «e coBsidértat comme faits, les diffénnét et les d^ méUt eomme choses. « S*il arrive des eMMstotioM ati sujet de l'amende, que le pevpk soit juge da différend. • Roll. Un historien racontera les eonstettcOiùnt continuelles qni s'élevèrent & Rome (MoRTKSQ.) entre les plébéiens et les patriciens au sujet des prérogaAives de ces derniers; il remarquera qu'elfes fsappèr«ntsur la constitution sans affaiblir le gouremement (HoKTiflQ.), que quelquefois une amxée eoAiére se passait en coMfestoh'ofw (RoLL.)* qu'on ne parvenait à tomber d'accord qu'après de longues contêiUaiota (In.), qu'après beaucoup de oefUestoftont (Ybut.) ; mais un publiciste examinera en eui-mémea les différends et les démêlée des plébéiens et despatriciens, il en fera connaître le fioodement etlcs caractèns^ il ks jugera. « Ge qnt camctérise davantage las démêlés de Charles^l}uînt e( de François P* , c'est ce mélange bizarre de franchise et de duplicité. » Volt. Un malade meurt pendant la eontesiaiion de ses médecins (KolO; et, les différends et les démêlés de sea médecins hd sont souvent fiinestes. -~ Outre cela, centertaiîefi regarde plutAt le droit en général, les prérogatives, les compétences , le trop ou le trop peu de sévérité de la loi; le différend^ ainsi que le démêlé y a plus de rapport au droit dans ses applications, aux affaires , à ce qui se passe oe s'est passé dans telles ou telles occasions. Des joueurs ont une contestation relativement aux règles du Jeu , et un différend ou un démêlé sur U manière dont on a joué. Une difficulté entre divers jStats ou les divers corps d'un État sur les rang» et les préséances est une contestation; une affiûre d'honneur, des difficultés pour un partage, sont des différends ou* des démêlés, « La division se mit entre toutes les chambres du parlement. Il y eut des disputes pour les rangs.... Maxarin eiMt rendre le parlement méprisable en l'aibandonnant à ses contestations. » Volt. « A l'arrivée du duc de Longueville, les plénipotentiaires ne s'expliquèrent pas davantage, et on vit naître seulement de. nouvelles contestations sur le cérémomal. « CoND. Lors de la réunioni des états généraux en 1789, « la contestation s'éleva entre les ordres sur la manière de se former, v If abu. -** Enfin, la contestation a, d'ordinaire, pour objet des intérêts plus généraux et plus considérables. « Le magistrat n'imite point ces hommes ÛBBtueux dont l'attention se prête avec plaisir k ces oonleslaltoiif célèbres qui leur paraissent faire honneur à leur pouvoir , et se refusent à ces causes légères et à ces détails rebutants en euxmêmes, qui entrent essentiellement dans l'ordre de la justice. » D'Ao.

Les différends sont aussi séparée des d^m^x par plusieurs nuances.

Le différend lait qu'on diffdre. U dirise. « Timocrate commence , dit Idoménée , à n'être plus si bien avec Protésilas ; il a songé à se rendre indépendant : Protésilas en est Jaloux , et c'est par leurs différends que j'ai découvert leur perfidie. » ïéN. « Il y avait dans ce pays deux hommes vertueux et unis : ils n'avaient de différends que ceux qu'une douce et tendie amitié &isait nattre. »

Movmff. c EUIre nous antres peuples du ■âne pays, et qui parions la même langue, ïtoHens, Acamaniens, Macédoniens, il peut s'élever de légea éHffitendt <pii n'ont point de suite ni de • durée. » Roll. —Le démêlé tût qu'on a qudque chose à démêler l'un «avec l'autre : il met aux prises; il est done de plus gnudu eonséqnanoe. «c C'est ce qui afrira ten le démêlé eut» eeai d'Ardéeet d'Arieie. Ges deni penpiei élesent en guerre peur det terres q«s dncuo d'enx prêts»dait« w Rose, c flaiul Thonias, archevêque ée Cs» torbéry , se trouva engagé dans de longs el de tl» cbenx déenêèêt avee le roi Seori II. » In. « Tooeles rois et toutes les nafioBS avaient lea yeux enrvts sur le fameux éUmêlé (entre Roese et Cartéia0e)qui avait ftH prendiu les aranes aux deux plue pui» sanitt peuples de bb terre. » Roll. « Tout le peu» pleronminiut tâmoin d'un démMé tsès^ccauiiuieBt entre deux censeurs qui s'aduvnaient matmllement à détruire cbaeun la réputation de son cullègue aux dépens-de la sienne propre. » In.— Suas le différend j on serait d'accord ^ uni, bien ensemble : le différend a plutôt lieu entre penonnuu de la même société ou de la même famille. « Il faut conntHre l'union qui règne entre les deux époux dans leut le reste pour concevoir combien leur différend sur ce seul point, celui de U rel»gion, est capable d'en troubler les chaimes. » J. J. sens le démêlé, on ne se serait pas renooa* tré , on n'auniit pas eu affaire Tyn avec l'autvtt : le démêlé s'élère plutdt entre >àes étrangers, différents S tels , par exemple. « Sans liaisons térieures, sans querelles , sans démêlée, nous connattre autrement que par la réputation littéraire, vous m'offrez, dans jues malheurs, vue amie et vcb soiss. » J. J. «e Dès que les aUîéi avaient le moindre démêlé ^ les* Romains ei>> voyaient des amiwsiadeurs, » Mostusq.

A différend se joint plutôt l'idée de ramener la paix , d*accorder les intéressés : régler, accerder» terminer un différend. Le démêlé ne rèreille d'autre idée que celle de son existence mêsM, de la concurrence des intérêts : avoir un déwM, c Les prêtres, qui devraient être autant de médiateurs pour concilier les esprits et ternûner Ise différends, ont leurs démêlés et leurs aversions, v Bon an. « L'Université eut un grand démêlé iteo quelques docteurs à Toceasion de la IstOe f « qu'elte voulait qu'on prononçât comme nu t. Il fallut que le pariement terminftt le «mBdrend. 9

YOLT.

D'autre part , le dêmêU semble êtie nu différend oik il y a quelque chose à déttsilÊry à débrouiller, à éclaircir, un différend sur un elijet conni^iqué et obscur que chacun envisage et pré* sente à sa manière. Bn sorte que le différend de» mande une décision, et le démêlé un dénoduMOt. Pour accorder le différend^ il suffit quelquefois de douceur et de persuasion ; pour terminer le démêlé y il est besoin d'un juge éclairé et pleiu de discernement, c Les rois de Macédoine écuiunt ordinairement des princes habiles. Continuelle. ment instruits par les périls et par les affaires, emban'assés dans tous les démêlés des Grecs, il leur fallait gagner les principaux des villes, éblouir les peuples, et diviser ou réunir les inté*

SYNONYMES k B4IMGAUX WnS,fiS.

rets. » Uaaras^ c tm Aaes d*A«mimt «t d1I«mièves aiawDt de grands éémHés dlalérlts qu'Us reminat à dicidar i r>rchtv4yis ds Raiins, U mtttiit ]ft dflrnlifl» mun à c«t (D!ifKg6«t y trc*- TsiîUUi dtpms sepl heures èaiurtiD , kxrsqne ▼«» UM heutfe aptes ttidî il dit à SOB «eoBéteirsifu'U so tfoovut maL^.. V a. &

IL BUpmte^ éinmdam^ SMMraMivf. (^pesitiOBS d'opîBîins e&tM peiadaBêa ifû caniêneiit eastDibla, qai se battent eft panolss.

JXi]Mte, de dteerw'tt os évonm IHilMre, penser dlrenemeol ea des ohesea diftrass, est k terne gteèial : il se dit daaos tous les eas où de» persennes •QmfemiBat diflkenlsaiiis eernamtee sujet. La ^it^^U a plus pvtkuttAremeni sappert à réeole et se ooasidèra d%x» manière spéeala^ tive et formelle , comme vb moyen géiécal d'instraotlon. « On mme à Toir dans les disputer le combat des opinions. » PAiSC.<« H bm esmble, par FeipèriSDce «pie f ai de inconftiBion des dtrpnîsi, qu'on ne peut trop entrer dans cet esprit de nettetéb » In. « L'entêtement, joint au défaut d'attention à la juste yaleur des termes, est ce qui prolonge ofdJammneiit les dàjpnfir. * Gia. c Pounu qu'on use bien des dtiîwler, il n'y a rien qai serre davantage à donner dÎTerses ouTertores , ou pour trouver la ▼èrit& ^ <>■ P<ntr la persuader aux aBtna. » F. K. € n y a deui sortes d'instnetions, rune peor la dtipiils, et raulre par la Toie d'autorité. » Tèk, « QÔe de taiaes dâpnler, que de questions sans fin, qne d'opiniens difflventes , ont partagé les éeoles de la pbflosophte païenne 1 Bi nedoyea pas que ce lût sur des matières que Dieu semblB avoir Mfiées A la éiifuU des homxaee. ^ lUsa.

La dîKtMsioii, de dSsNievfv^ mcooer, agiter datts %>ns les inns, est une dùpms séfléchie, exacte , soignée , qui a rapport aux affaires, c IHwcuttr, dit rAcadémîe^ c'est esaminer, débattre .une question , une afltf^e, avec soin, avec eiactitnde, et en bien peser le pour et le contre. » « Au lieu de diâf/uÊer^ éhcwtonsf après avoir dit des raisons, .donnons des faits. » Boff.

lA eenirofgrfe, coitfffHPiiita, de œnlra verterr, tonner contre, est une diipnte niivie^ réglée , soit de vive voix, soit par écmt^ laquelle a rapport aux doctrines surtout reUginises, et dans laquelle on pèse avec calme le pour et le contre , ou les raisons contndres. « Ce mystère n'est ignoré d'aueon de oeuz qui, dans les traités des eeftlror«net, ont entenda expliquer la notion do l'figlise avec toute son étendne. s Boss. « Ceux qui sont tant soit peu versés dans les lonInKwrsce savent bie&qne e^est là leptinmpal fondement des prétendus réformés, a In.

Aujourd'bui que beanconp de monde a part à l'eiamen et à l'administration des aflaires, le mot cKseiitttofi est continuellement employé même dans des eas où ses syaonymes conviendraient mîettx. Controverse, p^^ une raison contraire, ▼ieillit de jou^ en jour et prend une teinte pédantesque. Il n'est pas Jusqu'à dûpule qui ne soit un peu désnsfté dans le sens général ob il vient d'être considéré ci-desens.

in. CeiilenltoA,dAal,--akiMallo»,qiierins.

échange de paroles vif et animé.

Mais la conteiifton et le d^ol supposent de la chaleur seulement; au lieu qu'il y a de l'aigreur dans l'oilercafioA et dans la querelle. D'ailleurs, c'est phttêt le hasard <qui amène les«2terailiOftf et les qiiersibf , et on s'y attaque davantage aux personnes elles-mêmes.

Co»lenlMNi,d^bat.

Contentton, de OMilendsvtf, tendm aveo quelqu'un vers un même but^ y tendre avec effort , répond exactement au mot dtsputo pris dans le sens général e& il se rapporte à Técole. C'est In rivnUté acharnée de gens qui disputent moins par le désir d'arriver à la Tétité, que pour ThoDnenr de l'emporter sur un «oflMendafil eu un an» tagnniste; c'qst souvent une vaine disfuU d'école soutenue par des discoureurs qui font assaut de dialectique et se défendent avec opiniâtreté, on . bien c'est cette opiniâtreté mtaie : esprit de ^ontenMofi ; esprit contsnlteno. • Rien ne serait si aisé qne de confondre cet ouvrage; mais l'écrit de cêMUnUm n'est pas celui d«s enfants de Dieu. » fin. « Us raisonnent sur la lumière qui les frappe, et font de la yérité un sujet de con* tentton et de vaine philosophie. > Mass. « Nous ne venons pas tous porter id nos opinioos, nos préjugés, nos pensées. Ce n'est point ici une chaire de conteniilmt c'est le lieu de la vérité. » In. « La Vérité n'est pas le fruit dsa eontraltons et des diipia«r , mais des larmes et des soupirs. » In. « Que voie-je dans tes écoles, A pauvue philo» . Sophie , que des eontentionr inutiles qui ne seront Jamais terminées T » Boss. « Ce point est celui sur lequel les eonUntiofu ont été de tout temps le plus échauffées. » In. c II y n plus do conlsnliofi que de vérité dans leurs discours.» In. — Cependant , eenlentton se prend aussi en bonne part pour une louable émulation parmi gens qui disputent arec ardeur. « Faites déclarer les enfants sur loi différents caractèree de ces saints» pour savoir ceux qu'ils goûtent le plus. L'un pré» férerait Bsther, l'autre Judith, et cela ferait entre eux une petite confailion qui imprimerait pins fortement dans leurs esprits ces histoires et formerait Leur jugement. » Fàv.

Le d^ot est à la discwsion oe qu'est la eo»> tentiùn à la diêpvU : c'en est la forme paseionnio et quelquefois bruyante , même tumultueuse. La dtscusriofi s'engage; le d^at s'allume (Mol.). La disoamontend à gagner les suffrages, et le d^hol à les emporter. Au reste, le débat ^ comme la dtscvmon, roule plutêt sur les affaires que sur les opinions, et c'est moins dans l'école qu'il a lieu* que dans les assemblées de toutes sortes et devant les tribunaux. Les débate du parlement d'Angleterre sont quelquefois bruyants (Conn. , Donir^.). Esope sait que la langue est la pire chose qui soit au monde, « parce que c'est la mère de tous les d^afr, la nourrice des procès, la source des divisions et des guerres. » Roll. c Le succès de l'assemblâe montra que ce peuple (de Rome), si fier lorsqu'il s'agissait de défendre sa liberté et son honneur, devenait un juge équitable , dès que la chaleur des débaU était passée. » In.

ÀUer Cation y queréUe»

l Querelle enchérit sur (Otercation. « Nos gardes

BEUXIËME PARTIE :

se chamailleront, et peut-être les maîtres : foilà des altercations , des guereUes , des haines , des procès tout au moins. » J. J. S'il y a de l'aigreur dans Valtercation , il y en a beacoup dans la querelle , qui touche de plus près à la hAine , comme on le voit par cet exemple.

Valtereaiion est, à la lettre, une alternatire de paroles, un dialogue tout composé de phrases courtes , mais énergiques , d'apostrophée , de mots piquants, de répliques, de ripostes, de saillies ; elle n*a Jamais de sujets bien graves et ne produit guère qu'une brouUlerie d'un moment, c La dispute entre le régent et le duc du Maine s'échauffait et se morcelait par phrases coupées de l'un à l'autre. Je fus en peine de la fin d'une aitercalion qui devenait indécente. > S. S. « On appebit altercation , au barreau de Rome , la discussion dialoguée et contradictoire des faits, des témoignages, des moyens, qui succédait aux discours suivis et préparés. » Lah. c Euripide fait arracher le billet par Ménélas i l'officier d'Agamemnon. Cette conduite est peu noble dans un prince , et produit ensuite une altercation ^ qui ne l'est pas davantage , entre son frère et lui. » Id. — La quereUe est, à la lettre, une plainte, querela^ de queri, se plaindre : c'est l'expression haute, emportée» d'un mutuel mécontentement; elle rappelle des motifs de haine, des torts, des griefs ; elle éclate en reproches, en accusations, en vociféra^ tions ,en injures. Elle est plus forte en elle-même que V altercation f plus personnelle et plus ^heuse par les suites;» car elle va quelquefois Jusqu'à l'effusion du sang. QuereUe sanglante. « La querelle d'Orphée avec les femmes de Thrace qui le massacrèrent. » Fin. « Qui le peut porter à raconter tant de faits calomnieux qui ne font rien à notre dispute, si ce n'est qu'il la veut changer en une quereUe d'injures ? b Boss. « Les parties en vinrent aux gourmades , fin ordinaire des querelles de café. » Lbs. c De là naquirent des querelies , des contestations vives , des combats qui troublèrent toute la ville. » Roll. « On conteste, on s'emporte, la querelle devient sanglante : Rémus est tué dsùis la mêlée. » in. c Sous prétexte de quelque différend que ces officiers feraient naître entre leurs soldats et les bourgeois de la ville , ils engageraient la quereUe plus avant, et feraient ensuite main basse dans les principales maisons, s Virt. — La quereUe suppose aussi plus de caprice et de mauvaise foi que Valtercation : faire ou chercher quereUe; quereUe d'Allemand '.

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