‹ Dictionnaire des synonymes de la langue françaiseChapitre 268 sur 444 · IV. Conflii, lutte y combat, ifuerre · texte numérisé non relu

IV. Conflii, lutte y combat, ifuerre

Ces mots sont ici pris métaphoriquement et font image : les oppositions des esprits témoignées principalement par des paroles, ils les expriment en rappelant des oppositions effectives,

4. La distance est si grande entre Yatiereation et la querelU, que la disjmte, prise dans une acecpUon particulière , se place natoreUement au milieu. C'est ordinairement eaU^ gens du peuole une explication trèS'VÎYe, plus Tive encore que Vattervatioa, mais qui n'a cependant pas toute ranlmoiité de la querelle, ni toute la brutalité et la gravité de la rixe. • Cetie discussion foi beaucoup moins une dispute qu'une conversaUon fort peUe. » S. 8.

c'est-à-dire qui se paaseot dans U donaîne des Daits ou se traduisent en actions. Chacun a son idée propre en conséquence de son sans primitiL Conflit signifia d'abord un choc entre deux arméâ qui se rencontrent. Au figuré , il se dit da deux personnes ou de deux partis dont les opl> nions ou les vobniès se rencontrent mdemant et s'entre-choquent. «Puissent naître de ces eonfiiU (entre deux écoles de théologie) des connaîasances plus nettes, des lumières plus distinctes, d« fiammes de charité plus tendres et plus ardentes ! 9 Boes. « câ deux volontés (celle du gouvernement et celle du peuple) quelquelois s'accordent et quelqudbis se comibattent. C'est de Teffet combiné de ce concours et de ce wnfit que résulte le jeu de toute la machine. ■ J. 1. c Les traducteurs s'accordaient rarement. De ce conflit résultèrent enfin des recherches plus attentives. » Id. — . Le conflit , d'ordinaire , est imprévu, r effet d'une rencontre, au propre et an figuré.

Le vautour s'en allait le lier (le pigeon), quand des

nues Fond i son tour un aigle aux ailes étendues. Le pigeon profila du ctm^ des voleurs , S'envola.... lor.

Lutte présente à peu près la même image que conleniton , celle de deux athlètes , de Ipu rivalité violente , de leurs efforts réciproques pour se vaincre et se terrasser ; mais , au lieu d'être relatif à l'école comme contention, lutte s'applique i deux corps dans l'Etat, à deux partis politiqaeB ou religieux, ou bien encore à deux nations. « Il y a, depuis Théodose, une hute perpétuelle entre la Juridiction séculière et l'ecclésiastique.» Volt. « Dans la suite de l'aflaire de la constitation , on verra des horreurs de la* part de Bentivoglio, des cardinaux de Rohan et de Bissy, et des principaux athlètes de cette déptonj^le lutte. » S. 8. « Dans ce morceau , Vessaia présente la rivalité des deux ordres de la r^Hiblique romaine, leur lutte continuelle....» Lab.

Le eomhat est une mêlée, une action vive, courte et générale, qui a lieu dans l'occasion et à laquelle un grand nombre de perMunes prennent part, c Par vos premiers principes, avezvous évité les combaU, d'opinions entre vos disciples? » (Confucius àsôcrate.) Fén. « En publiant cette célèbre dispute, il exposait les vérités de la religion chrétienne à un combat dont ses ennemis pouvaient triompher. > Volt. « Si j'aivais de l'argent , dit un jour Socrate dans une assemblée de ses amis, f aurais acheté un moiileatt. Ce fut un combat entre ses disciples à qui lui ferait ce petit présent. » Roll.

Guerre est un terme collectif : il diflère bien des trois autres par sa généralité ; comme polémique , il désigne une suite , un ensemble d'hos* tiUtés et de combats, c La sotte (guerre de Rousseau et de moi dure toujours. » Volt. « Dsns cette guerre interminable d'auteurs contre auteurs , de journaux contre journaux , le public ne prend d'aî>ord aucun parti que celui de rire-, ensuite il en prend un autre, c'est celui d'oublier à jamais tous ces combats littéraires. * I»m Nous allons voir !!égner , par la faction de ees

STNONTMBS À BADIGAUX DIVERS.

trilNBii, «onune une guerre déolarée entre le eénit 01 le peuple « laquelle se poussera de part et d'autre airec beaucoup de Tivaciié et de violence, qui aura de temps en temps des tpèves , mais qui pendant longtemps n'en Tiendra Jamais jusqu'à prendre les armes. > Roll.

▼. Prise, — bîs5tUe, noise, gra^ttge^ riote, — fîapt.

Ces mots sont d*on style peu éleré : ils expriment -des oppositions petites , ou bien qui s*élè- TCDt entre gens de petite ou de basse condition.

RtM diflère bien de tous les autres. C'est le htinfiasa, formé de ringi, grogner en montrant les dents , comme les chiens irrités , enrager, être furieux. 11 marque le comble de la querelle, une fuersUe Airiease, bruyante, poussée jusqu'aux menaces , aux injures et aux coups, mais se passant dans la me ou dans la taTerne entre des gens de bas étage , des cochers , des matelots , des femmes de la balle, des compagnons, et poorant constituer un délit, et c'est pourquoi lue n'a longtemps été qu*un terme de pratique. « Pendant que Beaumarchais plaidait en justice réglée, le gouvernement l'avait fait mettre en prison pour une autre querelle avec un grand seigneur qui lui disputait une courtisane, n avait gardé dans cette rixe tout l'avantage du sangfroid sttj^ l'extravagance. » Lab. c Au fort d'une fhe entre deux voisines , Emile s'avance vers la plus furieuse , et lui dit d'un ton de commisération: Ma bonne , vous êtes malade , j'en suis bien Aché. » J, J.

Au contraire, la fniie , la hiebille, la notie, le ^obtigt et la riote sont des diminutifs de la querelle , de petites contrariétés. Mais il y a une différence remarquable entre prise et ses synonymes»

i*riff désigne une petite querelle (ce qui fait qu'il se trouve placé ici), la plus légère, la plus passagère et la plus accidentelle de toutes les querelles , ceUe qui consiste à se prendre de paroles en passant, dans une occasion particulière, c Le petit père théologien avec lequel j'eus une prise chez M. de Lamoignon^ » Boil. « Palissot a eu une prise très -vive dans les foyers .avec M. Ségnier.... Palissot trouvait que VÉcoseaiee était une chose atroce. » Volt. « J'appris toutes les vanteries que le maréchal de Yiileroy avait publiées de la prise,- disait-il, qu'il avait eue avec le cardinal Dubois, et des défis et des inanités qu'il lui avait faits. > S. S. « Un tribun du peuple ayant eu une prise avec M. Bmilius LépUus y grand pontife , dans laquelle il s'était servi de termes injurieux , fut condamné à une amende.» Roll. — Cependant, bien qu'il ne convienne guère qu'à la conversation et aux lettres , il appartient au genre sérieux , au lieu que bis- 6iUe, n(nH, grabuge et riote sont du style nonseulement fiâmilier , mais enjoué et badin , comme signifiant quelque chose de comique ou de lisible.

nisbitie est 1 italien bisbiglio, léger bruit, tel que celui qu'on fait en parlant ou en priant à voix basse , bis bis, La bisbille est , comme la prise, une querelle très-petite { mais, de plus, elle emporte to^jou^8 une idée d'enjouement et

ITH. FBARÇ.

de'badiaage : elle a lieu pour des futilités, pour des niaiseries, entre des personnes qui vivent d'ordinaire en bonne intelligence et dont elle n'altère pas l'union : c'est une petite vapeur qui obscurcit un moment la sérénité du ciel, a C'est , dit Condillac , une dispute légère qui est assoupie dans le moment. »

Noise , latin noaia , de noeere , nuire , est une petite querelle pleine de malice. Deux époux, deux écoliers qui se contrarient ou se tourmentent par de petits propos agaçants , ont noise ou sont en noite.

Parmi de certains coqs, incivils, peu galants. Toujours en mUse, et turbulents, Une perdrix était nourrie. Lav.

Dès que chex lui le diable eut amené

Son épouBée....

Toujours débats, toujours quelque sermon.

Le bruit fUt tel que madame Honesta

Plus d'une fois les voisins éveilla.

Plus d'une fois on courut à la noite, Id.

c Monsieur était soupçonneux, défiant, semant des noises dans aa cour, pour brouiller, pour savoir, pour s'amuser, s S. S. c On fit une grande dissipation du vin de Ragotin , dont la vertu fut telle , que la débauche fut sans noise. • ScARH. « Je n'aime pas à voir de noise dans un ménage. « Rxgh. Il y a une petite méchanceté dans la noise, un peu de rancune, quelque chose de sournois qui porte à faire des niches , à causer de petits désagréments; c'est une taquinerie. Ce mot figure très-bien dans les scènes de la vie privée et domestique.

Le grabuge , de l'italien garbuglio , confusion , désordre , est une petite querelle comique fondée sur une méprise ou un malentendu. C'est une sorte de chamaillb , un petit démêlé , un démêlé plaisant sur des bagatelles : il suppose de petites intrigues à dénouer, quelque chose d'obscur à éclaircir.

Mon Dieu ! non. Sans sujet vous en venex aux prises. Tous deux TOUS avez tort, et vous avez raison.

Tout ce petil grabuge

Entre vous excité va finir en deux mots.

(Les Méneehmet,) Reon.

Hioie parait être le nom d'une petite querelle d'enfants, d'une dispute sur un sujet peu sérieux, à propos de joujoux , laquelle tourne à la plaisanterie et donne à rioier, c Le duc de Bourgogne . le duc de Berry et le duc d'Anjou, enfants, étaient tendrement unis « et si la vivacité et l'enfance excitaient quelquefois de petites rioies entre le duc de Bourgogne et le duc de Berry , c'était toujours le duc d'Anjou, naturellement sage, qui les raccommodait, b S. S.

Tous cet fréquents dépits font peu pour ce regard. Riotes entre amants sont Jeux pour la plupart.

Lav.

!• CONTINENCE, CHASTETÉ, PURETÉ; — 2* PUDEUR , PUDICITÉ; — 3* SAGESSE, VERTU, HONNEUR. L'idée commune à tous ces mots est celle de retenue ou de réserve par rapport aux plaisirs charnels.

1* Continence , chasteté, pureté,

La eonJlxnence est un fait, le fait de s'abstenir, indépendamment de toute idée de moralité. Les vieillards (Ezcctclopâdix) , les eunuques (Volt .

BEOXrËMfe PkfkTIt

et les femmes rénferffiéès Aam liti sénitt (Wtnh- TEâQ.) gardent la conUnetux, i{t20iqtie peut-être iU ne règlent pas convenablement lears pensées , leurs sentiments, lenn discours. Bams TantiquUé, rathlëte atait recours i lA WftHhewce ^ pour augmenter ou conserver ses forces : Jlbsftnut'l vino et venere^ dit Horace. La thastefé, au contraire , est une verta , une qualité morsAe. « La loi de Dieu commande thasteti, « Cbarr. « Une yietge consacrée à la chatteté religieuse. » Boss. « Les corps des vierges sont pnrlfîéB et ennoblis par la chasteté, » In. « La thfuteté de Xénocrate était une vertu qu'il soutenait par Ses opérations violentes. » FiN. « L'image honteuse du dérèglement ne -sert qutà redoubler Tamour de sainte Agnès pour la chasteté et pour Tiimocence. » HAts.

De plus, au Uoa ^ue H ôontêMtwe -etclut la jouissance absdlament , mais n'«Kol«Lt que cela , la chasteté interdit la jouissance des plaisirs illicites seulement, mais elle étend sa vi«* gilance sur tout ce qui s*y rapporte, sur les pensées , les discours , les lectures , les attitudes , les gestes , le chorx des aliments , des occupations, des sociétés, Au genre de vie par rapport au tempérament , etc. Nul n'a de eontinencv , s'il ne vit dans le célibat ou comme dans le téltbat. a Platon passa toute sa vie dans le célibat, et se tint toujours dans les règles de la continence et de là sobriété la plus exacte. » FéN. « Saint Jean a voulu tracer quelque chose des prérogaitives de ceux qui ont vécu dans une perpétuelle continence , parmi lesquels les saints pères lui ont donné le premier rang. » Boss. Mais une personne mariée peut avoir de la dhasteté, en n*usant du plaisir qu'autant que la loi le permet et comme la loi le permet. Bourdaloue reconnaît trois espèces de chasteté , savoir celle de la virginité , celle de la viduité et celle du mariage , et il déclare avec saint Jérôme « que la chasteté conjugale est la plus difficile, parce qu'il est bien plus aisé de s'abstenir entièrement que de se modérer. » Or , la âiaitëté de la virginité et celle de la viduité , qui consistent à s'abstenir entièrement , c'est la continence. Banâ Vliistoire des variations y Bossuet soutient contre M. Burnet que, dans Tl^Iise, on a toujours soumis les principaux clercs à faire profession de continence y c'est-à-dire de célibat, et non pas seulement à observer cette Chasteté qui se trouve parmi les gens mariés de même que parmi ceux qui ne le sont pas, et qui nous apprend à nous abstenir de tous les plaisirs illicites.

La pureté eàt la chasteté la plus pure , la plus entière, la plus parfaite, une exemption de toute souillure , une sorte de sainteté. « Quand nous vous enfermons, ô Koxane, ce n*est pas que nous craignions la dernière infidélité, mais c'est que nous savons que la pureté ne saurait être trop grande,» et que la. moindre tache peut la corrompre. 9 Moktesq. « 0 céleste Julie , comme vous avez la beauté des anges , vous en avez la pyreté. » J. J. « Pour garder la virginité de Marie, quelle vertu est nécessaire à Joseph? Une pureté angélique qui puisse en quel-

que «DiWe >époii4f« t te "pmmé ate lik épouse. > BD9S. « Cdtui qui avait m dé^ da choses sacrées devait, phisiturs Jmirs wnM •qva d*y touclier A te tes distribuar a«a «iatgaa albè* nienne», avâlr gardé une «eiaeta MmUsiemê^im

plutôt toute sa vie et toiHe aa oDndvit»

avoir <été im iHDdàla pasHail éa^efia «1 «A» pit-

retë. » RoLL.

'2» Pudeur, ^^kW,

fHolaar 0i puêiciié^ de pmâm, «voir koHto, rougir , ont pour accessoire l'idée de AéÊndw^^ La emtlnence , la fâuuteté «t la pw0té eaqtèalMnt de Taire la mal; la pudnnr ^ la jwdtcM -m^ pèchent d*y consentir et d*ycéé&ty mofpmmà des entreprises, des proposHioBs, et ka M» peuseent. (Ht dit le %hêatê toMçhy ea de l'épenx ^ la sainte Vierge; et le aepfa (comme la pudique Lucrèee), ^uand il ail question du ^Is de Jaoob qui fttt eaclane 4b Pi» tiphar. On vanle la «hortal^ d'JLlesandre i^ASO^ et la sévère ymdeiir de Virginie (IU>li..). Dea jeanee gens comnapua n*0Bt plos ni eauftiiciiea, ni chasmé, ni pureté; daaa on pUlaRa. la piidi* cité^es flammes «et des filiea est ezpeaée à la ht^ talité des aoldats (Vnr,).

B*aatre part , i^udaur et pudieiié oat leur sens quelque chose de relatif et de L'bomme ôMitmmt^ chaste ou pvr est tal lui-même; l'honune pudique ne fait rien dift» décent ou d'immodeste. On dit an coear cli»tti ou p«f , des pensées ekmsiês ou fnirec , et na regard pudique. Une personne sans conlintfliea^ sans chasteté y ou sans pwreté, n'est liaa nuains qu'innocente ; une personne êaas pmiemr ou sans pudiùité est une effrontée.

Pudeur et jmditité difljreDet IHui de Ymkte comme il a été indiqué dans la !■* partie, p. 216.

d« Sagesse , vertu , tonneur.

Sagesse^ loertu et honneur ont cela de paiHeaK lier, qu'ils ne sont pris dans l'acception dies xBots précédents que quand il est queslion d mes , les femmes ayant pour priaeipal méRte qualité dont il s'agit ici.

Avec -de la 'sapessfi, une fesmie bien; avec de la vertu ^ elle trioaiphe dea tan^ tations, elle lutte avantageusement eontre même et contre les autres. aBlandine B*a. risquer; elle a de la sagetse, et mon fils est timide ponr être capable d'alarmer sa Les. Une femme sage a de la prudence^ 4b réserve , n'a garde de faillir. « Je oroyuis U de dmi Manuel trop sage pour s'écarter de devoir. « Les. Une femme vertiteuse est font, a du Courage. « Quelque bonne opinion q«e 1I.4e Clèves ûûi de la vertu de sa femme. Il vjfiix bien que la prudence ne voulait pas qu'il t'ttposât plus longtemps à k vue dtiti bcauDe qu^elle aimait. » Delap. c On se trouve pluiMr le visage de tes femmes cette vertu mftie et «^ vère qui y régnait autrefois. » Moictesq.

Avec de Vhonneur , une femme dépend* de l'Opinion ou du monde, craint le déshonneur, la. honte , le mépris. Une femme d'/lorritewr eat éâicate sur ce qui regarde les moeurs, sur 0e ((Ui* pourrait seulement effleurer sa réputation. tJk femme qui n'a pas de sagtstt oa de «erav oaMie

SYNONTiffiS A mAITOAUK DIVERS.

les SeTOîrs cm est adonniée atiMce; tme 'femme sans konneuT est perdue , e^est une intftme.

G0KXtNUE3t» PERSISTER, PERSË^RER. Ces trois verbes ^Ignifiectt ne pas cesser d'figtrâ'ane certaine insnrère, de i^ire ceitaines (Arases, ou d^trt dans un certain état.

ITast ce que 'feut dire , ni -phïs ni moim , leofiftnuer ; continuer à vÎTre , & se bien porter , & donnir, à parier, à décrire, à Jouer, etc. ilals pffsvstffT et pvnMrer ajoutent dhactm i Vidée commune mue nuance partieuKère.

L^adion de perrister suppose de la fermée tm

de Vénergie ; celle de jTers^vtfrer , de là eonstanee.

un persiste opiniâtrement-, on persévère jusqu'à

la fin. Avec de ia persistamee , ' on emporte

presque tout ce -qu'on veut ; avec de la penM-

ranee, oo vient à bout de presque tout ce -qu'on

entreprend. -Qui persiste ne faiblit ni ne oëde;

quiperMfpAre ne se 4asse pas. On persfrfeen f^

tâtoMt, malgré les obstacles et les -oppositions;

on persévère par une assiduité d'assez longue

durte , en agissant longtemps de même. Vous

yttnigUx dans votre déposition avec force et

malgré les contradictions, les prières ou les

menaças ; vous 7 persévérex , en vous j tenant

invanablement , en la reproduisant sans relftohe.

Qui ;persttfe dans la rébellion y reste obstiné-

ment, résoldment, en dépit de tout; qui y per-

s^vlre y demeure, y tH, est en état perpétuel

de rébellion.

«Les pharisiens voyaient les miracles <3e Mus- Cbiist; et cependant, par une obstination in- 1iexîble,ils pers sfatene dans leur incrédulité. j> BocsD. c L'opinifttreté de saint Thomas panftt en ce qu'il ptrsuta et s'obstina à ne pas croire la résurrection de Jésus-Cfarist, malgré le témoignage de tous les autres disciples, d In.^On m'interroge : je nie d'avoir touché le peigne. K. et Mlle Lambercier se réunissent, m'esbortent , me pressent , me menacent : je persiste djec opini&treté. » J. J. a Gicéion -persifla fermement dans son avis -sur rimpossibHité de la paix. » KoLL. «Xe tribun trouva des obstacles à «on projet ; îl perrtsfa néanmoins. » h). — « Celui qiû persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » ACAn. « Quand nous soyons un juste , après avoir longtemps pert^v M dans robservation de la loi de Dieu , mourir saintement , nons ne nous en étonnons point. » BoTTRD. « Tous déclarez que vous ne pouvez rien demander à Dieu pour vous , pas même de persévérer dans le bien jusqu'à la fin de votre vie. » Boss. « Rdie de pacificateur dans lequel ticéron eût bien fait peut-être de persévérer jasqu'à la fin. » Holl. ^Pompée e?Ût été bien aage et bien heureux de persévérer jusqu'à la tn dans cette résolution. -» In.

On persiste dans les choses où il y a lieu de montrer de la fermeté , dans une résolution eu dans Mmt slfirmation; on persévère dans celles nù patience et longueur de temps font tout, dans l'étude , dans le travail , dans tout un plan decondiite, dans tout un geoMre d'occupation ou de Tîe. On perstsfe dans un refus , un refus est un seul acte de volonté ; on persévère dans le bien ou dans le mal, le bien et le m al sont quelque chose d'habituel. Un jeune homme persiste

%, vouloir «nlrer -flans '«ne oarriirt , «Mlgvè ^le ^rœu et les remorAnnoes Ae ses parettta ; >essaiie i^ pert^êre à la*Yotfloirparoourir'0iflièw«ieirt on ^u8«^^anl)ou!t.

"QGITinnHnt , POVRSOItVE. ' Faire «en aorte que -ce ffài est -eonimenoé <nW reste pas M, soit 'quHl y ait «I ifiOit -quHI n^ «ait >pas «a ûatas- *nip1^mi.

' Oeiftfniiermarqne efm^emeiit rddéftioD 'd%nie nouvelle tMlion : Ite «ot continue ees^sattisci (Ifoi..), un vole«r ses volsXif. J-)' one imadadie oentitme ses progfès (tfoNTiee.). Ha|sipoii«siii«re indique ^m but qu^on pûvmuit , «un dessein <f»ïm eiiit , jqoelqve «chose quV>B 8^t<piropo8é)Ae.iBire, -et ^^ travaille "à achever : «n fMHirvutt ^pvopMment «ne enlrepnse.

' Pennmoi , l'ai vépola de /MtniaiKmmasttcba. Jaiv.

'Banpaffême^tet^urs jpoMrfiMr41«es!p»Dett>?il]>.

On«)fil»n«e>un4>iifvage >qiieiconq«o-, on ^^Micr- <t«tfe son ouwage , ^elni «qu^on a prqjaté , 'dont on s'est «fait une tâ(Àe. On sontinme >la gneere; on potmu^ son pian de campagne ou la g^erte qu'on a «réecAu de (aire à ^el peuple. (L^'ennmni q«i «ranoe ^rnsHnise sa marche ; l'ennemi qui «e porte vem «tel lieu suivant son projet lèrmel poiiriii#«a <marebe. Un mendiant , un iragabeiid, qui va sans savoir où, ou bien un passan t , dont tm ignore ou dont on ne oonsidèrepas aclueilenieat le but, eontinue son chemin ; <iin voyageur qui te pend à tel lieu p9>wrttàt son chemin. On ooattntie laoenversationen ne la laissant pas tomber; on poursuit son récit en exposant jusqu'au bout ce qu'on-a>de!«ein de raconter. Un orateur eenfinue telle ou telle matière , et poursuit son diaoours. « Je me taisais moins par le dessein de l'engager àc0firtn«er cette matière , que par la surprise de voir des livres de religieux pleins de décisions si honribles. H pemnmvit donc -en liberté son discours , dont ht condusion fut ainsi. » Paso.

De ce dernier eiemple .résulte une autre diflérenoe qui consiste en ce que continuer se rapporte davantage à la matière, et poumiieM à la 'forme : 'On cofMsriMe le (Louvre ; on en potirstef Texécution.

De plus, potNVUtvre a eela de particulier, qu^il suppose quelquefois dans la personne qui agit de la vivacité, tde l'ardeur, ou>dans ce qui est à faire de la difliculté , ou bien les deuot obèses à iafois. «Vous savez combien Rousseau m'a outragé depuis quinze an^, avec quel acharnement il a poursuinH contre moi ses querelles commencées, il y a quarante ans , avec tant de gens de lettres.» Volt. « On a commencé , il fiiut :finir , on veut fournir toute la carrière. II. serait mieux de chantier ou de suspendre; mais il est pins ^rare et plus difficile de poursuim'e; on ipoxir^tfsf , on s'anime par 1«6 oontradictions. » Labr. « Dès les preméères difficultés qui se rencoiitrent , l'esprit se révolte : on demeure sans poursuivre ce 'qu'on avait oommencé. > Bourd.

GONTR&POISON, ANTliK)TE. Remède pourempêûber Teffet du poison, de ce qui attaque ou tend à attaquer les principes de la vie par quelque qualité maligne.

(Hntre-poifon, des deux mots français contre et •poison, est le mot ordinaire ou de la langue

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